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La rue, territoire d’une jeunesse coréenne en détresse.

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Josué

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Administrateur
La rue, territoire d’une jeunesse coréenne en détresse.
Frédéric Ojardias (à Séoul), le 06/06/2016 à 8h56 Envoyer par email
Dans des proportions alarmantes, les adolescents sud-coréens fuient la violence de leur foyer pour vivre dans la rue. Ils y deviennent des proies faciles pour les réseaux de prostitution et de banditisme.
Métro Yatap, Seongnam, banlieue sud de Séoul. Au pied des tours de verre bardées de néons multicolores, une foule affairée se presse dans la bouillonnante nuit coréenne.

Garé sous des étages de restaurants, bars et karaokés, un bus jaune résonne des bavardages de lycéens en uniforme. C’est le centre d’accueil « Agit » (« le bus qui prend soin des jeunes ») fondé par le P. Vincenzo Bordo en mars 2015 pour venir en aide aux enfants des rues de Corée du Sud.

On estime à 250 000 le nombre d’adolescents fugueurs, un nombre alarmant pour une population de 50 millions d’habitants.

« Génération smartphone »

« La plupart des jeunes que nous rencontrons partagent une histoire similaire : des parents divorcés, des beaux-parents hostiles, des violences verbales et physiques. Ils finissent par fuir, explique le P. Bordo. Leur nombre augmente et le problème s’aggrave. »

Ce missionnaire des Oblats de Marie-Immaculée a construit un premier refuge pour sans-abri à Seongnam, en 1994, puis un foyer pour ados fugueurs en 1998.

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« Depuis quelques années arrive une ”génération smartphone”. Ils sont plus introvertis, tournés vers leurs amis en ligne. Ils ne veulent plus vivre en communauté. Il a donc fallu trouver un autre moyen d’aller à leur rencontre. »

Des jeunes vulnérables face à la prostitution et aux réseaux mafieux

Le P. Bordo et ses bénévoles en veste fluo ouvrent leur bus trois fois par semaine, de 19 heures à 1 heure du matin. Devant le véhicule, une tente, des chaises en plastique, des bols de nouilles instantanées, des jeux de société. À l’intérieur, une pièce pour les consultations.

En réalité, la majorité de ces jeunes en fuite ne dort pas dans la rue : ils trouvent refuge dans les cafés Internet, saunas ou fast-food ouverts 24 heures sur 24.

« Beaucoup forment des ”familles de fugueurs”. Un nombre égal de garçons et de filles vivant ensemble après être entrés en contact sur Internet. Certains louent des petits appartements », raconte le P. Bordo.

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« Mais ils ont vite besoin d’argent, continue-t-il. Les garçons vont dire aux filles : “J’ai un ami… tu ne pourrais pas passer la nuit avec lui, juste une fois ?” Et c’est le début de la fin. » Selon le quotidien Hankyoreh, la moitié de ces mineures en fuite survit grâce à la prostitution, un fléau en Corée. Les garçons, eux, sont des proies faciles pour les réseaux mafieux.

Les autorités aveugles

Le soir, le P. Bordo et ses bénévoles patrouillent dans les parcs, terrains de sport et postes de police à la rencontre de cette jeunesse déscolarisée, abandonnée à elle-même. Des activités financées par des donations privées.

« La municipalité refuse de reconnaître le problème. » Si la presse progressiste et quelques écrivains, comme Kim Young-ha, abordent la question tragique de ces ados fugueurs, beaucoup ferment les yeux. Les difficultés n’arrêtent pas pour autant cet enthousiaste missionnaire de 60 ans, aux cheveux frisés et à la générosité communicative.

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Alors que la soirée avance, son bus se remplit. Nombre de visiteurs sont des habitués. « La première étape est d’instaurer la confiance et le dialogue. Ces enfants ont été blessés par les adultes, ils ne leur font plus confiance. Nous attendons donc de les laisser parler en premier. »

« L’argent est devenu le but ultime »

« Une fois cette étape franchie, nous avons une structure pour les aider : des équipes de médecins et de psychologues, des centres d’hébergement… », détaille le P. Bordo.

Pour lui , ces fugues en masse sont le symptôme d’une société obsédée d’hyper-consommation : « Beaucoup de leurs parents travaillent de 7 heures à 22 heures. Il faut beaucoup d’argent pour vivre ici. Les tentations sont nombreuses. L’argent est devenu le but ultime, et les enfants l’ont bien intégré. Quelque chose s’est cassé dans cette société, il n’y a pas d’espace pour les êtres humains. Vous devenez une machine à faire de l’argent. »

La porte coulissante du bus Agit a été désignée « Porte sainte » par l’archevêque de Séoul ; l’une des nombreuses portes ouvertes par les diocèses du monde entier à l’occasion de l’Année jubilaire de la miséricorde.

http://www.la-croix.com/Monde/Asie-Oceanie/La-rue-territoire-d-une-jeunesse-coreenne-en-detresse-2016-06-06-1200766595?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=welcome_media&utm_content=2016-06-06

chico.

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Voilà où cela mène une société de consommation à outrance le pays a perdu ses valeurs ancestrales.

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