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Voix Mediator

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1 Voix Mediator le Ven 1 Avr - 13:16

chico.

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Vioxx Mediator Vioxx : Le médoc qui a fait 40 000 morts aux Etats-Unis... et aucun en France ? vioxx le medoc qui a fait 40 000 morts aux etats unis et aucun en france 8786
30 décembre 2010 10:54, par Napakatbra
Le Vioxx, bourreau des coeurs... Le chiffre vient d'être revu à la hausse. Si aux Etats-Unis, le scandale fait rage, en France, personne ne bronche. L'affaire pourrait pourtant ravaler le Mediator au rang de simple pastille Valda...

Vioxx VS Mediator
Le Mediator a tué entre 500 et 2000 personnes. Scandale ! Que penser, alors, du Vioxx, ce médicament anti-douleur et anti-inflammatoire largement utilisé contre l'arthrite entre 1999 et 2004. Il aurait, selon la FDA (Food and Drug Administration, agence de régulation américaine des médicaments) provoqué 160 000 crises cardiaques et attaques cérébrales et 30 000 décès, rien qu'aux Etats-Unis. Chiffre récemment réévalué à 40 000 par une nouvelle étude. En France, c'est le flou artistique... y a-t-il eu un seul mort ? On ne le saura peut-être jamais...

Coeurs sensibles s'abstenir

En 2007, le géant pharmaceutique Merck (commercialisant le Vioxx) a négocié un règlement à l'amiable concernant 95% des 26.600 plaintes déposées contre lui, pour un montant de 5 milliards de dollars. Mais certains plaignants ont refusé l'arrangement, et les procès qui suivent leur cours dévoilent régulièrement quelques cadavres, bien planqués au fond des placards. Le bimensuel Archives of Internal Medicine a notamment révélé, l'année dernière, que Merck n'avait pas publié les résultats d'études cliniques effectuées après la mise sur le marché du médicament. Un oubli, sans doute. Fâcheux, puisque ces études montraient dès 2001 que le Vioxx augmentait nettement le risque d'attaques cardiaques et cérébrales. Un accroissement estimé à 35% en juin 2001, à 39% en avril 2002 et à 43% en septembre 2004, au moment de son retrait du marché. Malgré ces études, le laboratoire a toujours nié tout risque

2 Re: Voix Mediator le Ven 1 Avr - 13:53

Josué

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Administrateur
Il en était question aux infos aujourd'hui .

3 Re: Voix Mediator le Mer 31 Aoû - 14:58

samuel

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Administrateur
DÉPAKINE, MEDIATOR: LES ASSOCIATIONS RÉCLAMENT UN FONDS "POUR TOUTES" LES VICTIMES DE MÉDICAMENTS

avec
Une taxe sur le prix de vente des médicaments pourrait financer ce fonds pour les victimes
Après les "scandales" du Mediator de Servier et de la Dépakine de Sanofi, un regroupement d'associations et de juristes réclame la création d'"un véritable fonds ouvert à toutes les victimes d’effets indésirables graves de médicaments".

Ce fonds pourrait être financé "grâce à une taxe minime sur le prix de vente des médicaments", estime lundi ce Collectif d'associations et de collectifs inter-associatifs.

Figurent dans ce Collectif, l'Apesac (victimes Depakine/épilepsie/bipolaire), le réseau DES France et les Filles DES (distilbène), la FNATH (accidentés de la vie), le CISS (collectif regroupant 40 associations), le Cadus (défenses des usagers de la Santé) dont le Dr Irène Frachon, qui a dénoncé le scandale du Mediator est présidente d'honneur ainsi que le Claim (contre les affections iatrogènes médicamenteuses) et le grand Collectif Europe et Médicament dont fait partie la revue Prescrire.

Pour de nombreuses victimes du Mediator, l'indemnisation n'a pas été à la hauteur du préjudice, relève le Collectif qui dénonce également le "déni actuel à l'endroit, entre autres, des victimes du Distilbène", un médicament qui était autrefois prescrit pendant la grossesse avec de graves conséquences (cancer, problèmes de fertilité...) sur la descendance des femmes traitées.

La mutualisation d'un risque collectif présenterait "un double avantage : garantir aux victimes une indemnisation rapide, mais aussi, inciter les entreprises du médicament à promouvoir une politique efficace de transparence, de prévention, d’information, de responsabilisation vis-à-vis des produits qu’elles fabriquent et commercialisent", souligne le Collectif dans un communiqué.

L’Oniam (Office national d'indemnisation des accidents médicaux) aurait la gouvernance de ce fonds, ajoutent ces associations en précisant qu'"un tel dispositif, qui pourrait être voté dans l'un des textes budgétaires de l'automne, s’insérerait sans difficulté dans le droit existant".

Selon ces associations, "l'industrie pharmaceutique, comme en son temps l’industrie automobile, mais aussi les victimes du médicament (...) ont, aujourd’hui, besoin d’une loi Badinter !", la loi de 1985 d'indemnisation des préjudices corporels après un accident de la route

Le Collectif indique avoir proposé, sans succès, ce projet de fonds d'indemnisation ouvert à toutes les victimes d’effets indésirables graves de médicaments, lors de la discussion de la dernière loi de santé,
Selon lui, "il manque une seule chose pour qu'un tel fonds existe : une volonté politique".
http://www.medisite.fr/revue-du-web-depakine-mediator-les-associations-reclament-un-fonds-pour-toutes-les-victimes-de-medicaments.1162502.41633.html?xtor=EPR-56-1137280[Medisite-Info-Sante]-20160831

4 Re: Voix Mediator le Sam 19 Nov - 13:23

samuel

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Administrateur
Mediator 150 mg, combien de morts
Quelques mots sur le livre

« Le livre d’Irène Frachon a tout du thriller médical. Mais tout y est vrai… » Le Nouvel Observateur

« Le récit d’Irène Frachon prend des allures d’enquête : identifier l’arme du crime. » Le Monde

« Ce petit livre tombe à pic pour ébrécher ce silence. » Libération

Le Mediator 150mg est un médicament antidiabétique souvent prescrit comme coupe-faim, dont l'autorisation de mise en marché a été suspendue par l'Afssaps (Agence du médicament), en novembre 2009, en raison de sa toxicité avec risque avéré d’atteinte des valves du cœur que sa consommation entrainait pour les patients. Les valvulopathies sont des maladies qui peuvent être mortelles. Deux millions de personnes ont consommé du Mediator. Et 300 000 encore tous les jours au moment où l'interdiction faite aux pharmaciens de le vendre a été prononcée. Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, a été l'un des médecins dont l'enquête a conduit l'Afssaps à faire retirer le Mediator du marché. Elle est l'auteur du livre Mediator 150mg combien de morts ?. À l'issue de son enquête serrée, scientifique, son livre se termine par cette phrase : "Il me reste une question : combien de morts ?". Cette question est donc la question prospective, et légitime, d'un médecin soucieux de ses malades et des politiques de santé. Le laboratoire Servier a attrait en justice les éditions dialogues, éditeur du livre, et demandé que soit retirée de la couverture cette mention : "Combien de morts" au motif qu’elle risquerait de lui causer un préjudice grave. Action judiciaire en référé vu l'urgence et l'imminence du préjudice allégué. Par un attendu ahurissant, le juge a fait droit à cette demande. Il écrit notamment : "la défenderesse (les éditions dialogues) en effet minimise l'impact de l'intitulé de son ouvrage en soulevant le fait que la diffusion du produit est aujourd'hui suspendue, et que le dommage serait en conséquence peu important. Or cet argument peut être retourné. S'il advenait finalement qu'après analyse la suspension soit levée, et la diffusion des produits à base de benfluorex rétablie, le dénigrement provoqué par la mention litigieuse se révèlerait alors grandement source de discrédit tant pour le produit que pour le fabricant du produit." En somme le juge nous dit : si un médicament qui est un poison était demain considéré comme un bonbon inoffensif, alors demain il y aurait préjudice. C'est reconnaitre qu'aujourd'hui il n'y en a pas. Et d'imminent non plus. Dès lors, la décision du juge brestois s'analyse clairement et simplement en une censure d'un sous-titre, légitime s'agissant de la toxicité avérée, reconnue par l'Afssaps, d'un médicament qui peut être cause de valvulopathie. Une censure du sous-titre. Une censure du livre. Dont la couverture doit être modifiée sous astreinte de 50 euros par exemplaire distribué. Le métier de libraire consiste avant tout à se dresser contre la censure. Je fais appel. Ce livre sera de nouveau en vente la semaine prochaine. Son sous-titre sera désormais "sous-titre censuré". Il me reste une question : qu'est ce qui est préjudiciable ? Le sous-titre : combien de morts ? Ou les morts ? Charles Kermarec

Quatrième de couverture

« Le 25 novembre 2009, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé - Afssaps - annonce la suspension de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament. Il s’agit du Mediator, commercialisé depuis plus de trente ans par le laboratoire Servier, alors consommé quotidiennement par près de 300 000 Français. Cette décision fait suite à la révélation d’une toxicité grave directement liée au médicament : une atteinte des valves du coeur, aux conséquences parfois mortelles. Les premiers éléments laissant suspecter la possibilité d’une telle toxicité remontent à 1997, date à laquelle un médicament proche et commercialisé par le même laboratoire, le coupe-faim Isoméride, est interdit pour les mêmes raisons. Médecin, j’ai été pendant vingt ans témoin puis acteur de cet épisode dramatique. La transparence est une condition de la qualité de la politique de santé des populations. C’est pourquoi je témoigne dans ce livre de ce que j’ai vécu, de la manière la plus factuelle possible. Mon objectif est de permettre à chacun de comprendre comment sont prises certaines décisions de santé publique en France et de contribuer ainsi au débat public, constitutif de l’exercice de la démocratie. »

5 Re: Voix Mediator le Mer 25 Jan - 15:48

Josué

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Administrateur
NFO LE FIGARO - La chambre de l’instruction étudie le 22 mars deux recours du laboratoire Servier. Après six ans de procédure, le dossier est résolument embourbé.

Y aura-t-il un procès Mediator avant 2019? Avec la clôture de l’instruction au printemps dernier, il était attendu que le parquet parisien rende son réquisitoire au cours de l’été ou en septembre. Mais le ministère public est confronté aux délais d’audiencement des appels de Servier devant la cour d’appel, lesquels sont gérés par le parquet général. Le laboratoire avait déposé deux recours auprès de la chambre de l’instruction. Le premier pour que les sociétés du groupe échangent leur statut de mises en examen contre celui, plus enviable, de témoin assisté. Le second pour obtenir un complément d’expertise informatique concernant la clé USB saisie chez un ancien membre de l’Agence du médicament. Selon nos informations, les deux appels de Servier seront examinés le 22 mars. «Autrement dit, la décision ne sera pas rendue avant la présidentielle, comme cela tombe bien!», ironise un avocat de partie civile.
«Il n’y a pas d’éléments objectifs pour expliquer que ce dossier se soit embourbé à la chambre de l’instruction, ajoute ce conseil, Servier a encore un réseau d’influence, c’est un gros laboratoire français employant 21.000 personnes dans le monde avec, pour marque de fabrique, une proximité avec les politiques de tous bords.» Le procureur de la République de Paris, François Molins, estimait lundi soir lors de l’audience solennelle: «Un constat objectif s’impose: on ne peut que déplorer que, sur six ans de vie de ce dossier d’information, qui a été ouvert en février 2011, moins de trois ans aient été consacrés aux investigations et les trois années suivantes aient été exclusivement consacrées à la procédure à la suite des multiples demandes et recours faits par la défense des mis en cause, sans d’ailleurs que ce soit encore terminé. D’aucuns diraient que si la procédure est la sœur des libertés, elle peut devenir la cousine de la mauvaise foi.» François de Castro, le conseil de Servier, répond: «Je n’ai pas à me positionner sur les moyens de la justice. Les délais d’audiencement sont trop longs, bien sûr, et chacun sait que la justice est surchargée. Il appartient au pouvoir exécutif de la doter de moyens adéquats. Ma préoccupation est que ce dossier soit instruit tous azimuts. Or l’instruction concernant l’Agence du médicament a été enterrée.»
«Tri judiciaire sélectif»

En février 2011, le parquet de Paris avait ouvert deux informations judiciaires. La première pour «tromperie aggravée par la mise en danger de l’homme ainsi que ceux d’ingérence et de prise illégale d’intérêts», la seconde pour «homicides involontaires par violation manifeste d’une obligation de sécurité ou de prudence» et de «blessures volontaires aggravées». C’est la première procédure qui est bouclée.
Le dossier totalise une trentaine de mises en examen dont 11 visent des personnes morales parmi lesquelles les sociétés du laboratoire et l’Agence du médicament. Jacques Servier, décédé en 2014, avait été mis en examen en décembre 2012 pour homicides et blessures involontaires et, en septembre 2011, pour tromperie aggravée, escroquerie à l’assurance-maladie et aux mutuelles. Des professeurs de médecine de renom ont également été mis en examen pour prise illégale d’intérêts. Ils sont accusés d’avoir été, en même temps, conseillers du laboratoire et membres de l’Agence du médicament (qui délivre l’autorisation de mise sur le marché) ou du Comité économique des produits de santé (qui fixe les prix des médicaments). Le Dr Irène Frachon, qui a révélé la toxicité du Mediator, explique: «J’ai apporté à la justice les coupables d’un crime industriel en lui donnant l’intégralité des preuves. Or, sept ans après, aucun coupable n’a été inquiété ni mis hors d’état de nuire.»
Un avocat de partie civile conclut: «Le quinquennat de François Hollande a été pire que celui de Sarkozy en matière d’affaires. Tous les dossiers avec en jeu de nombreuses victimes - hors terrorisme - comme le Mediator ou le déraillement de Brétigny sont enlisés. Les seuls qui ont abouti sont ceux pouvant nuire, de près ou de loin, à Sarkozy. Dans la fameuse boîte à outils dont nous parlait le président normal, il y avait surtout un outil de tri judiciaire sélectif.»
http://sante.lefigaro.fr/article/mediator-pas-de-proces-avant-2019


6 Re: Voix Mediator le Jeu 25 Mai - 16:48

Mikael

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Mediator, procès en vue pour Servier et l’Agence du médicament
Pierre Bienvault, le 24/05/2017 à 18h28 Envoyer par email
13 0
Le parquet de Paris a demandé mercredi 24 mai le renvoi devant le tribunal correctionnel des laboratoires Servier et de l’Agence du médicament dans le volet principal du scandale du Mediator. Le procès devrait avoir lieu en 2018 ou 2019

Le procès devrait avoir lieu en 2018 ou 2019.
ZOOM
Le procès devrait avoir lieu en 2018 ou 2019. / Fred Tanneau / AFP
Quand aura lieu le grand procès pénal du Mediator ? « On espère que cela sera pour 2018 mais il est plus vraisemblable qu’il se tiendra en 2019. C’est certes un délai très long pour les victimes et leurs proches. Mais c’est quand même une étape très importante. Car on sait désormais que ce procès aura bel et bien lieu », souligne Me Charles Joseph Oudin, qui défend environ 200 victimes du Mediator, cet anti-diabétique utilisé comme simple coupe-faim pendant plus de 30 ans.

L’avocat se réjouit de l’annonce, faite mercredi 24 mai par le Parquet de Paris, de demander le renvoi devant le tribunal correctionnel des laboratoires Servier et de l’Agence du médicament.

« Tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d’influence »

Le ministère public réclame un renvoi du groupe pharmaceutique pour « tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d’influence ». Il demande dans la foulée un procès pour l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour « blessures et homicides involontaires ».

Il demande enfin que soient jugées dix autres personnes morales, essentiellement des sociétés de la galaxie Servier, ainsi que quatorze personnes physiques : l’ancien numéro deux du groupe Jean-Philippe Seta, des fonctionnaires, des médecins ou encore une ex-sénatrice, Marie-Thérèse Hermange (UMP), soupçonnée d’avoir rédigé en 2011 un rapport favorable à Servier.

À lire : la vie plus forte que le Mediator

Un médicament retiré en 2009

Mis sur le marché en 1976, le Mediator était au départ un produit destiné aux diabétiques en surpoids. Mais en pratique, il a été largement prescrit comme un simple coupe-faim à des personnes non diabétiques qui voulaient juste perdre du poids.

Le médicament a été retiré du marché en 2009. Mais un rapport d’expertise, rendu public en 2013 par la justice, indiquait que le laboratoire Servier ou les autorités sanitaires auraient dû suspendre le médicament dès la période 1998-2003.

Ce rapport confirmait que le Mediator est bien à l’origine de deux types de pathologies : des valvulopathies (atteinte des valves cardiaques) et des hypertensions artérielles pulmonaires (HTAP). Selon les experts, le Médiator pourrait provoquer entre 1 300 à 1 800 décès à long terme.

Cette demande de renvoi par le Parquet est une première étape, évidement très attendue par les parties civiles. « Maintenant, c’est aux juges d’instruction de confirmer ou non ce renvoi. Mais il ne fait aucun doute qu’ils vont eux aussi demander la tenue d’un procès. Il reste juste à savoir le nombre de personnes physiques et morales qu’ils vont renvoyer devant le tribunal correctionnel », indique Me Joseph-Oudin.

« Ensuite, il faudra attendre de voir à quelle date le procès sera fixé. Ce n’est pas simple à Paris où l’agenda judiciaire est toujours très chargé », ajoute l’avocat.

À lire : quand Servier coupait l’herbe sous le pied des syndicats

Les premières plaintes en 2010

C’est en décembre 2010 que les premières plaintes ont été déposées au pénal. « La toute première victime à avoir saisi la justice est une de mes clientes qui est aujourd’hui décédée des suites de sa valvulopathie », indique Me Joseph-Oudin, en déplorant la lenteur de la procédure.

« L’instruction a duré trois ans et ensuite, il s’est écoulé encore trois ans en raison de très nombreux recours juridiques de Servier, ajoute-il. Six ans et demi, c’est quand même interminable. Et il faudrait que la justice puisse avancer plus vite dans ces dossiers de santé publique où les victimes sont parfois gravement malades et n’ont pas toute la vie devant eux. »

Avant l’annonce du Parquet, plus tôt dans la journée, la cour d’appel de Paris avait rejeté les derniers recours déposés par les laboratoires Servier, qui avaient notamment demandé l'annulation de leur mise en examen pour «escroquerie» et «tromperie aggravée». L'avocat des laboratoires, Me François de Castro, a annoncé que le groupe pharmaceutique allait former un pourvoi en cassation.

Contacté par La Croix, le laboratoire indique ne pas vouloir s’exprimer pour l’instant. « Nous n’avons pas eu la notification officielle du Parquet », précise une porte-parole.

Ce procès se tiendra en l'absence du principal protagoniste, Jacques Servier, fondateur du groupe, décédé en 2014 à 92 ans.

Pierre Bienvault

7 Re: Voix Mediator le Mer 6 Sep - 8:47

Mikael

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Après six années d'âpre bataille judiciaire, la perspective d'un grand procès du Mediator se concrétise : les juges ont renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris les laboratoires Servier et l'Agence du médicament dans l'affaire de cet antidiabétique tenu pour responsable de centaines de morts. Le groupe pharmaceutique répondra de « tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d'influence », selon une source judiciaire, confirmant une information révélée mardi par France Inter. Au terme de leur ordonnance, les juges d'instruction ont également renvoyé devant le tribunal, pour « blessures et homicides involontaires », l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui n'a pas souhaité réagir. Au total, 11 personnes morales et 14 personnes physiques seront jugées.
Prescrit pendant plus de 30 ans à 5 millions de personnes en France, cet antidiabétique était largement utilisé comme coupe-faim. Le Mediator avait été retiré du marché en novembre 2009, deux ans après les révélations du Dr Irène Frachon, à l'origine de la médiatisation de l'affaire. Le réquisitoire du procureur de Paris du 24 mai, confirmé en tous points par les juges, « déroule implacablement le récit de ce crime industriel hors norme au terme d'une instruction exemplaire, constamment entravée par les manœuvres dilatoires des conseils de Servier », a réagi auprès de l'Agence France-Presse la pneumologue brestoise. Durant six années d'information judiciaire, trois ont été « exclusivement consacrées à la procédure à la suite de multiples demandes et recours faits par la défense des mis en cause », avait déploré en janvier le procureur François Molins.
Source Le Point.

8 Re: Voix Mediator le Mer 6 Sep - 11:17

Marmhonie

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La 1ère fois, ce fut ce jour jeudi 22 octobre 2015, que le Laboratoire Servier fut reconnu responsable dans l'affaire du Mediator, en procédure civile, pour la mort & l'handicap de milliers de victimes.


La Laboratoire Servier sera obligé de rembourser les milliers de patients touchés par les dérives de ce dangereux médicament dont le Laboratoire Servier en connaissait les dangerosités.

C'est le plus grand scandale santiare de l'histoire de France, impliquant l'Etat.



Voici maintenant l'historique du plus grand scandale de santé français, dans les messages à venir.

9 Re: Voix Mediator le Mer 6 Sep - 11:18

Marmhonie

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Entre 1976 et 2009, plus de 500 patients seraient morts en France d'avoir pris du Mediator, un antidiabétique utilisé comme coupe-faim. Et plus de 3500 auraient été hospitalisées pour des lésions des valves cardiaques. Introduit en 1976, le Mediator, fabriqué par le laboratoire français Servier, a été retiré du marché français en novembre 2009, bien après les autres pays développés, malgré des alertes sur ses effets dès la fin des années 1990. "500 est un très beau chiffre marketing, mais il ne s'agit que de 3 morts." Lors de ses voeux au personnel, Jacques Servier, 88 ans, patron du laboratoire qui porte son nom a contesté l'ampleur des décès attribués par les autorités sanitaires au Mediator. Le laboratoire Servier préparerait une contre-offensive pour discréditer les études incriminant le Mediator.
http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/photo.aspx?cp-documentid=151889865

10 Re: Voix Mediator le Mer 6 Sep - 11:19

Marmhonie

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le groupe SERVIER.
deuxième groupe pharmaceutique français après Sanofi-Aventi.
3,7 milliards de chiffre d'affaires en 2010.
20000 salariés dont 5000 en France.
85% des médicaments Servier sont consommés à l'étranger.

11 Re: Voix Mediator le Mer 6 Sep - 11:25

Marmhonie

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MODERATEUR
MODERATEUR
11 personnes morales et 14 personnes physiques seront jugées en France


Après six années d'âpre bataille judiciaire, la perspective d'un grand procès du Mediator se concrétise : les juges ont renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris les laboratoires Servier et l'Agence du médicament dans l'affaire de cet antidiabétique tenu pour responsable de centaines de morts. Le groupe pharmaceutique répondra de « tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d'influence », selon une source judiciaire, confirmant une information révélée mardi par France Inter. Au terme de leur ordonnance, les juges d'instruction ont également renvoyé devant le tribunal, pour « blessures et homicides involontaires », l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui n'a pas souhaité réagir. Au total, 11 personnes morales et 14 personnes physiques seront jugées.
Prescrit pendant plus de 30 ans à 5 millions de personnes en France, cet antidiabétique était largement utilisé comme coupe-faim. Le Mediator avait été retiré du marché en novembre 2009, deux ans après les révélations du Dr Irène Frachon, à l'origine de la médiatisation de l'affaire. Le réquisitoire du procureur de Paris du 24 mai, confirmé en tous points par les juges, « déroule implacablement le récit de ce crime industriel hors norme au terme d'une instruction exemplaire, constamment entravée par les manœuvres dilatoires des conseils de Servier », a réagi auprès de l'Agence France-Presse la pneumologue brestoise. Durant six années d'information judiciaire, trois ont été « exclusivement consacrées à la procédure à la suite de multiples demandes et recours faits par la défense des mis en cause », avait déploré en janvier le procureur François Molins.

À l'annonce de leur renvoi en correctionnelle, les laboratoires Servier ont dénoncé une instruction « tronquée » qui a minimisé, selon eux, la responsabilité des autorités administratives. « L'action de l'Agence du médicament, de ses hauts fonctionnaires et de sa tutelle ministérielle a été occultée alors que le Mediator était sous enquête nationale de pharmacovigilance de 1995 jusqu'en 2009 », ont accusé les laboratoires dans un communiqué.
4 129 parties civiles
« Même si Servier indemnise les victimes, les personnes malades et les proches de personnes décédées sont dans l'attente d'un procès pénal pour identifier les responsabilités, du côté des laboratoires, des agences étatiques comme l'Agence du médicament (ANSM) ou parmi les experts dans les commissions de contrôle du médicament », a réagi Charles Joseph-Oudin, avocat de parties civiles. « Il reste à organiser ce procès dont on espère qu'il se tiendra en 2018 », a ajouté le fer de lance de ce combat judiciaire. Une porte-parole de Servier a indiqué mardi qu'« aucun recours » n'était envisagé.
Le procès devrait alors réunir, dans une configuration exceptionnelle, 4 129 parties civiles, mais il se tiendra sans le principal protagoniste : Jacques Servier, fondateur des laboratoires, mort en 2014 à 92 ans. Parmi les personnes morales renvoyées devant la cour, figurent des sociétés de la galaxie Servier. Quant aux personnes physiques, on trouve notamment l'ancien numéro deux du groupe, Jean-Philippe Seta, des fonctionnaires, des médecins ou encore l'ex-sénatrice Marie-Thérèse Hermange (UMP), soupçonnée d'avoir rédigé en 2011 un rapport favorable à Servier.
Dans son réquisitoire, le parquet estimait que les laboratoires avaient mis en place une « stratégie » pour dissimuler son caractère anorexigène et n'avaient pas signalé les risques d'hypertension artérielle pulmonaire, une pathologie rare incurable, et ceux de graves lésions des valves cardiaques (valvulopathies) qui lui étaient imputables. La dangerosité de certains types d'anorexigènes proches du Mediator était documentée au moins depuis 1995.
Le parquet, en se basant sur la dernière expertise judiciaire, avait chiffré entre 1 520 et 2 100 le nombre de décès à long terme causés par le Mediator. Selon les magistrats, il y a « une volonté délibérée de ne pas faire apparaître la norfenfluramine », molécule toxique à l'origine du retrait en 1997 de l'Isoméride, autre coupe-faim de Servier, comme entrant également dans la composition du Mediator. L'affaire du Mediator fait déjà l'objet d'une procédure pénale au tribunal de Nanterre, saisi par le biais de citations directes. La Cour de cassation devrait avoir à se prononcer sur une éventuelle jonction au procès parisien.
Source : http://www.lepoint.fr/justice/mediator-grand-proces-en-vue-pour-servier-et-l-agence-du-medicament-06-09-2017-2154832_2386.php

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