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Virus Zika.

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1 Virus Zika. le Ven 29 Jan - 16:17

Josué

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Administrateur
Virus Zika: l'OMS annonce une réunion d'urgence le 1er février

L'OMS a annoncé jeudi une réunion d'urgence le 1er février sur l'épidémie de Zika, soupçonnée de provoquer de graves malformations congénitales, alors que le virus se propage "de manière explosive" sur le continent américain, avec 3 à 4 millions de cas attendus cette année.
Inquiète de "la possibilité d'une propagation au niveau international" et face à une "association probable de l'infection avec des malformations congénitales et des syndromes neurologiques", l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a convoqué un comité d'urgence pour le 1er février afin de décider si l'épidémie constituait "une urgence de santé publique de portée internationale".
"Le virus a été détecté l'an dernier dans la région des Amériques, où il se propage de manière explosive. Le niveau d'alerte est extrêmement élevé", a déclaré à Genève la directrice de l'OMS, Margaret Chan.

Read more at http://www.medisite.fr/revue-du-web-virus-zika-loms-annonce-une-reunion-durgence-le-1er-fevrier.1009125.41633.html#dHETmljDp0hTIobq.99

2 Re: Virus Zika. le Ven 5 Fév - 11:43

Josué

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Administrateur
Le géant français de la vaccination Sanofi Pasteur a annoncé mardi qu'il s'attaquait au virus Zika, pour lequel on ne dispose à ce jour d'aucun antidote. Des équipes internationales y travaillent également.
Au lendemain de «l'urgence de santé publique de portée mondiale» décrétée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Sanofi Pasteur a fait l'annonce mardi du lancement d'un projet de développent d'un vaccin contre le virus Zika. À ce jour, il n'existe aucun vaccin ni traitement spécifique contre l'infection, qui ne donne lieu à aucun symptôme dans 70 à 80% des cas mais qui est fortement...

3 Re: Virus Zika. le Sam 6 Fév - 11:24

Josué

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Administrateur
Zika peut tuer: la Colombie annonce trois décès attribués au virus
Actualité Société Santé
Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 05/02/2016 à 19:48 , mis à jour le 06/02/2016 à 08:14
La Colombie a attribué vendredi trois décès au virus Zika, en pleine expansion en Amérique latine. Il s'agit du deuxième pays le plus touché par l'épidémie après le Brésil.

Avant cette annonce, le virus Zika n'était pas considéré comme mortel. Ce vendredi, la Colombie a rapporté trois décès de patients ayant contracté le virus. "Nous avons confirmé et attribué trois décès au Zika" et "les trois morts ont été précédées du syndrome de Guillain-Barré", a déclaré la directrice de l'Institut national de la Santé (INS), Martha Lucia Ospina, lors d'une conférence de presse, alors que le virus est soupçonné de provoquer cette maladie neurologique pouvant mener à la paralysie définitive. C'est la première fois qu'un responsable gouvernemental attribue des décès au virus, qui se propage de manière exponentielle en Amérique latine via les moustiques de type Aedes.
La Colombie est le deuxième pays, après le Brésil, le plus touché au monde par l'épidémie du virus Zika, fortement soupçonné d'entraîner une grave malformation congénitale, la microcéphalie (réduction du périmètre crânien, néfaste au développement intellectuel).

Six autres décès à l'étude
L'épidémiologiste a ajouté que "six décès" étaient par ailleurs "à l'étude". "D'autres cas vont apparaître", a-t-elle averti, soulignant que "le monde se rend compte que le Zika est cause de mortalité. Pas très élevée, mais oui, il est cause de mortalité".

LIRE AUSSI >> L'ONU demande aux pays touchés d'autoriser contraception et avortement

De son côté, le ministre de la Santé, Alejandro Gaviria, a souligné la "préoccupation" des autorités quant à ce risque de mortalité, chez des patients contaminés par le virus Zika, qui se manifeste par des symptômes grippaux bénins, et atteints du syndrome de Guillain-Barré. Selon le dernier bilan de l'INS publié le 30 janvier, 20 297 cas confirmés de Zika ont été recensés sur le territoire, dont 2116 femmes enceintes.

La semaine dernière, les autorités ont décrété le premier niveau d'alerte dans le pays, verte, afin que les hôpitaux se préparent à répondre à une expansion de la maladie, et ont recommandé aux femmes de reporter de six à huit mois leurs grossesses.

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4 Re: Virus Zika. le Dim 7 Fév - 15:16

Josué

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Administrateur
LA CHRONIQUE DE BRUNO FRAPPAT
Le relais des menaces
Aussi loin que se souvienne l’histoire des humains reviennent en mémoire des frousses, des terreurs déraisonnées, des témoignages sur les épidémies, le sale travail de la mort à l’œuvre dans la civilisation, lèpre, choléra, peste, tuberculose ont marqué les siècles.

Aujourd’hui les craintes sont plus diffuses même si leurs noms paraissent plus simples. De la vache folle à la tremblante du mouton, du sida à H1N1, de la grippe aviaire à Ebola et maintenant à Zika, ce sont toujours d’étonnantes dénominations qui sont utilisées pour symboliser nos paniques collectives. Comme si des noms d’oiseaux pouvaient atténuer la crainte.

Le processus est éprouvé. Se glissent soudain sous la porte de l’information, via les médias, des petites nouvelles inquiétantes à propos d’une maladie inconnue et insoignable survenue dans un pays exotique. Les autorités ont le premier réflexe rassurant et affirment que les zones touchées par le fâcheux intrus sont limitées. On ignore les détails du diagnostic, presque tout du pronostic et absolument tout des thérapies ou des vaccins possibles. Pour éviter la panique dans les régions touchées, les autorités scientifiques qui en savent à peine plus que le commun des mortels, multiplient les propos rassurants sur la manière dont le virus se transmet. Avant de convenir qu’on n’en savait pas grand-chose.

C’est ce qui s’est passé, naguère, à propos du sida après les périodes du grand déni et du pesant silence. Au sujet de Zika, le méchant virus qui a choisi l’Amérique latine comme terrain d’exercice de ses funestes menaces (il y a des morts et des enfants malformés), les réflexes traditionnels ont joué avec les séquences : pas de panique, on s’en occupe puis attention aux femmes enceintes.

La science ne peut pas nous protéger de tout même si elle a contribué à éloigner d’anciennes menaces (qui parle encore de la vache folle ?) mais tout se passe comme s’il existait entre les virus et les humains une course-poursuite. Chaque apparition appelle une réaction qui n’était pas prévisible. La science est toujours en retard d’une guerre sanitaire. Après chaque victoire la malfaisance va s’essayer sur de nouveaux terrains. Ce va-et-vient, ces répétitions perturbent l’humanité. Pace que des malades subissent le pire. Mais aussi parce que la confiance dans la science y perd à chaque fois. L’orgueil humain butera longtemps sur les mystères de la vie et de la mort.
http://www.ledauphine.com/sante/2016/02/07/le-relais-des-menaces

5 Re: Virus Zika. le Ven 12 Fév - 16:19

samuel

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Administrateur
Zika : « Il faudra être vigilant à l'apparition d'autres anomalies du développement »
Mots clés : Zika, pédiatrie, bébé
Par figaro iconPauline Fréour - le 11/02/2016
INTERVIEW - Le Pr Alain Verloes, coordonnateur du centre de référence sur les anomalies du développement à l'hôpital Robert-Debré à Paris, revient sur les anomalies fœtales attribuées au Zika et les inconnues qui subsistent à ce sujet.
La microcéphalie est une anomalie du développement qui se caractérise par une petitesse excessive de la tête par rapport à la moyenne d'une tranche d'âge donnée. Pour un bébé né à terme, cela se traduit par exemple par un périmètre crânien inférieur à 32,5 cm.
C'est au Brésil, touché pour la première fois par le Zika en mai 2015, que le lien entre le virus porté par les moustiques et le risque de microcéphalie chez l'enfant de la femme contaminée durant la grossesse a commencé à être soupçonné. Depuis octobre (moment où l'épidémie a pris de l'ampleur), 404 cas de bébés nés avec une microcéphalie ont déjà été recensés, selon le ministère brésilien de la Santé, contre 147 confirmés sur l'ensemble de l'année 2014. Et ce chiffre pourrait encore beaucoup gonfler, car 3670 autres cas suspects restent à analyser pour cette même période épidémique.
LE FIGARO. - En quoi la situation observée au Brésil est-elle anormale?
Pr Alain VERLOES - Ce qui frappe, c'est la fréquence des microcéphalies sévères. En temps normal, la microcéphalie, tous degrés confondus, concerne 2 à 3% des enfants qui naissent, et la microcéphalie sévère, 1 à 2 pour 10.000. Or au Brésil, le taux de microcéphalies sévères est passé en 2015 à près de 25 pour 10.000 dans les régions ou le Zika sévit. Ces données chiffrées sont toutefois à prendre avec prudence car on manque encore beaucoup de recul. Et il n'est pas impossible qu'il y ait des biais dans le recensement de ces anomalies: par exemple, comme les microcéphalies sévères sont plus faciles à détecter car plus frappantes visuellement, elles pourraient avoir été davantage signalées que des microcéphalies moins spectaculaires, avec un périmètre crânien à la limite de la normalité. Tout dépend de la façon dont le dépistage et surtout le signalement sont réalisés dans les maternités brésiliennes. Il faudra aussi rester vigilant dans les années à venir sur l'apparition de complications détectables plus tardivement, comme des surdités ou des troubles des apprentissages et du développement, qui pourraient résulter d'infections intra-utérines moins agressives que celles que l'on détecte par la microcéphalie.
Les microcéphalies observées sur les bébés dont les mères ont été infectées par le Zika sont-elles particulières?
Oui et non. Les microcéphalies décrites dans la littérature scientifique portant sur le Zika sont importantes, avec souvent des calcifications intracérébrales qui se forment à la suite de petites hémorragies qui se nécrosent. Elles sont parfois associées à des malformations du cortex. Ces deux particularités ne sont pas spécifiques à l'infection par Zika - on observe par exemple la première en cas d'infection à cytomégalovirus, de toxoplasmose ou de rubéole. Mais ce qui est un peu inhabituel, c'est d'avoir les deux en même temps. Selon une étude récente [du Jama Ophtalmology, ndlr], certains de ces enfants présentent en outre des lésions au niveau de la rétine pouvant générer une cécité.
Qu'induit la microcéphalie pour les compétences intellectuelles de l'enfant atteint?
Deux paramètres sont à prendre en compte: l'architecture du cerveau, c'est-à-dire son organisation, et le nombre de neurones, qui détermine le volume du cerveau et donc le périmètre crânien. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la désorganisation du cerveau aura davantage d'impact que son volume absolu. Dans certaines formes génétiques de microcéphalie, par exemple, le cerveau est petit (il a moins de neurones) mais bien formé: ce sont des enfants qui peuvent avoir une intelligence normale. Mais si le cerveau n'est pas bien développé, on observe une déficience de l'intelligence. Dans les cas les plus sévères, l'enfant peut ne pas acquérir la parole ni la marche et développer une épilepsie sévère, ce qui peut réduire son espérance de vie.
Quelle est la prise en charge pour ces enfants?
Il n'y a pas à proprement parler de traitement pour la microcéphalie en elle-même, mais une prise en charge éducative et rééducative. Pour les cas modérés, le risque porte sur l'acquisition des compétences mais si l'enfant est bien sollicité, il sera rééducable et scolarisable. Il s'agit donc de lui proposer un accompagnement spécialisé: rééducation, psychomotricité, orthophonie
 Pour les microcéphalies qui s'accompagnent de troubles neurologiques sévères, l'enfant peut avoir du mal à déglutir ou être sensible aux infections. Ça ne semble pas être le cas des bébés microcéphales attribués au Zika, mais les données publiées sont peu détaillées sur le devenir des nouveaux nés microcéphales, et l'on manque de toute façon de recul. La prise en charge médicale éventuelle concerne les pathologies qui accompagnent fréquemment la microcéphalie: épilepsie, surdité, atteintes de la rétine.

6 Re: Virus Zika. le Dim 14 Fév - 22:55

Josué

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Administrateur
Brésil confirme l'infection Zika d'une transfusion sanguine
Les autorités sanitaires brésiliennes ont confirmé jeudi un cas de transmission de Zika lors d'une transfusion de sang provenant d'un donneur qui avait été infecté par le virus transmis par les moustiques qui se propage rapidement à travers les Amériques.

Le département de la santé de Campinas, une ville industrielle près de Sao Paulo, a déclaré un homme avec des blessures par balles a été infecté par Zika après de multiples transfusions sanguines en Avril 2015. Les fonctionnaires ont déclaré qu'ils ont déterminé que l'une des personnes dont les dons de sang a été utilisé dans la transfusion avait été infectées par Zika.

Zika est généralement contractée par les piqûres de moustiques, de sorte que la transmission de la maladie par transfusion sanguine ajoute une autre préoccupation pour les efforts visant à contenir l'épidémie. Certains pays ont renforcé les procédures pour les dons de sang, afin de protéger l'approvisionnement en sang.

Zika a été signalée dans 30 pays depuis son apparition dans les Amériques l'année dernière au Brésil, où il a été lié à des milliers de bébés nés avec une microcéphalie. Ceci est une condition où les enfants ont anormalement petites têtes et ont souvent des cerveaux sous-développés.

responsables de la santé Campinas a déclaré que le donneur des symptômes sanguins contaminés développé ensuite qui étaient pris pour la dengue, un virus porté par le même moustique qui transmet Zika. Un test sanguin a montré qu'il avait Zika ne fut achevé que le 28 janvier de cette année.

Le centre de transfusion à l'Université de Campinas a dit une deuxième personne qui a donné du sang mai développé des symptômes et ont été testés positifs pour Zika, si le destinataire du sang contaminé n'a pas développé les symptômes du virus.

Ministère de la Santé du Brésil a déclaré que le premier récipiendaire est mort de ses blessures et non de l'infection Zika. Il a déclaré qu'il renforce instructions aux banques de sang que les personnes infectées par Zika ou la dengue ne sont pas autorisés à donner leur sang pendant 30 jours après la pleine récupération de la phase active de l'infection Zika.

Mardi, la Croix-Rouge américaine a exhorté les donateurs potentiels qui ont visité Zika zones des foyers d'attendre au moins 28 jours avant le don de sang, mais a déclaré que le risque de transmission du virus par le biais de dons de sang était «extrêmement» bas dans la zone continentale des États-Unis. L'agence a demandé aux donateurs qui donnent leur sang, puis se développent des symptômes compatibles avec Zika dans les 14 jours pour aviser la Croix-Rouge de sorte que le produit peut être mis en quarantaine.

Également préoccupé causant est la possibilité de transmission par contact sexuel. Les autorités sanitaires du Texas ont rapporté mardi qu'une personne à Dallas est devenu infecté après une relation sexuelle avec une autre personne qui avait voyagé au Venezuela, où le virus circule.

(Reportage par Anthony Boadle , édité par Daniel Flynn , Will Dunham et Frances Kerry )

http://www.reuters.com/article/us-health-zika-brazil-blood-idUSKCN0VD22N?utm_source=twitte

7 Re: Virus Zika. le Lun 15 Fév - 11:25

Josué

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Administrateur
Les voyageurs qui reviennent de toutes les zones d'éclosion du virus Zika devront attendre au moins 28 jours avant le don de sang afin d'éviter tout risque de transmission, ministre français de la Santé Marisol Touraine a déclaré dimanche.

Zika, qui se propage rapidement à travers les Amériques et a été déclarée urgence sanitaire mondiale par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), se transmet principalement par les piqûres de moustiques. [NL8N15G48M]

Toutefois, le Brésil la semaine dernière a annoncé deux cas de transmission par transfusion sanguine provenant de donneurs infectés. [NL2N15J1QH]

"Quelqu'un qui vient d'une zone où il n'y a Zika ne peut pas donner de sang pendant 28 jours," Touraine a déclaré dans une interview à la radio Europe 1, chaîne de nouvelles iTele et Le lundi quotidienne.

Elle a également conseillé aux femmes enceintes d'informer les autorités si elles avaient voyagé dans toutes les zones.

Zika a été signalée dans plus de 30 pays depuis son apparition dans les Amériques l'année dernière, où elle a été liée à des milliers de bébés nés avec une microcéphalie. Ceci est une condition où les enfants ont anormalement petites têtes et ont souvent des cerveaux sous-développés.

Il n'y a pas de vaccin ou de traitement pour le virus.

Dix-huit cas ont été signalés chez des voyageurs en France, Touraine dit.

La partie continentale du pays a été épargné par le virus, mais il a frappé certains de ses territoires d'outre-mer comme les îles des Caraïbes de la Martinique et de la Guadeloupe, la Guyane française et dont les voisins Brésil.

(Reportage par Sybille de La Hamaide et Myriam Rivet, édité par Raissa Kasolowsky)

http://in.reuters.com/article/health-zika-france-idINKCN0VG0MB

8 Re: Virus Zika. le Sam 27 Fév - 16:03

samuel

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Administrateur
C'est une première en France. Un cas de transmission du virus Zika par voie sexuelle a été détecté dans le pays, annonce la ministre de la Santé, Marisol Touraine, à l'AFP, samedi 27 février. La malade n'a pas été piquée par un moustique de type Aedes, habituel vecteur de la maladie.

Ce cas de transmission par voie sexuelle, détecté il y a quelques jours, "a eu lieu chez une femme qui n'est pas enceinte" et qui "a été contaminée par son compagnon, qui revenait du Brésil", explique la ministre, en déplacement en Guyane. Le couple réside en Ile-de-France et la femme, qui "n'a pas été hospitalisée", se "porte bien", précise l'entourage de Marisol Touraine.

"Un virus compliqué"

En France, plus de 7 600 personnes ont été touchées par l'épidémie en Martinique depuis la découverte des premiers cas en décembre 2015, a indiqué la ministre vendredi à Fort-de-France. Les derniers chiffres disponibles faisaient état de 790 cas en Guyane et 221 en Guadeloupe.

Début février, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a élevé l'épidémie de virus Zika au rang d'"urgence de santé publique de portée internationale". Elle "pourrait empirer avant de s'améliorer", a averti mercredi à Rio de Janeiro (Brésil) sa directrice générale, Margaret Chan : "Nous travaillons sur un virus compliqué, rempli d'incertitudes et nous devons donc être préparés à des surprises."

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9 Re: Virus Zika. le Dim 28 Fév - 11:56

chico.

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Une chose et sur c'est que ça fait la une des médias ce qui prouve que ce n'est pas un virus anodin.

10 Re: Virus Zika. le Mar 1 Mar - 8:36

Josué

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Administrateur
Il ne s'agissait pour l'instant que d'un soupçon, c'est désormais scientifiquement prouvé : le virus Zika peut déclencher un trouble neurologique grave, le syndrome de Guillain-Barré. Des chercheurs de l'Institut Pasteur, à Paris, le démontrent dans une étude publiée mardi 1er mars par la revue médicale The Lancet (en anglais).

Les chercheurs ont étudié des données recueillies en Polynésie Française, où une épidémie du virus Zika a sévi entre octobre 2013 et avril 2014, touchant les deux-tiers de la population. Selon le professeur qui a coordonné l'étude, il s'agit de "la première démonstration d'un lien entre le virus Zika et le syndrome de Guillain-Barré".

Le syndrome de Guillain-Barré provoque une défaillance respiratoire chez 20 à 30% des patients atteints. Dans les pays riches, cette maladie rare entraîne des décès dans 5% des cas. Il peut aussi être causé par une infenction bactérienne ou par d'autres virus, comme la grippe, le virus du Nil occidental ou la dengue, mais les chercheurs estiment avoir écarté leur responsabilité dans le cas des patients étudiés.

Des cas rarissimes

Le déclenchement de ce trouble neurologique reste rarissime : "Le risque (...) a été estimé à 2,4 pour 10 000 infections par le virus Zika", soit 0,00024% de chances de contracter le syndrome de Guillain-Barré, estiment les chercheurs. Dans la majorité des cas, l'infection par le virus Zika est bénigne.

Si l'étude française a été saluée par une grande partie de la communauté scientifique, certains ont émis des doutes. "Il faudra encore beaucoup travailler avant que les mêmes conclusions puissent être étendues à l'épidémie de virus Zika en Amérique du Sud", a notamment estimé le porte-parole de la Société britannique pour l'immunologie.

11 Re: Virus Zika. le Mar 1 Mar - 14:17

Josué

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Administrateur
VIRUS ZIKA : QU’EST-CE QUE LE SYNDROME DE GUILLAIN-BARRÉ ?

Le lien entre une contamination par le virus Zika et le développement d'un syndrome de Guillain-Barré est désormais établi. Mais que faut-il savoir de ce syndrome ? Est-il mortel ? Handicapant ? Medisite fait le point.

D'après une étude publiée le 29 février 2016 dans The Lancet, le virus Zika peut être responsable du syndrome de Guillain-Barré. Appelé aussi "SGB" ou "polyradiculopathie démiélynisante idiopathique aigue", ce syndrome affecte la myéline, une substance responsable de la transmission des messages nerveux. Elle permet de véhiculer les signaux électriques entre le cerveau et la moelle épinière, les muscles et les organes. Lorsque la myéline est détruite, on parle de démyélinisation. Son origine est auto-immune. Les défenses immunitaires se confondent et s'attaquent aux nerfs.

Les symptômes d'alerte : fourmillements et picotements

Les premiers signes du SGB se traduisent par des fourmillements et des picotements aux extrémités, normalement de manière symétrique. Certains ressentent des décharges électriques ou de vives douleurs au dos, aux cuisses et aux fesses. La paralysie s’empare peu à peu du sujet : elle commence au niveau des pieds pour gagner progressivement les muscles de la respiration, le cou et la tête. Selon les nerfs touchés, le sujet ne parvient plus à bouger les yeux ou à avaler normalement, il peut même s’étouffer.
Deux traitements efficaces
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En cas de Guillain-Barré, le patient doit être hospitalisé d’urgence pour limiter les dommages nerveux. Il existe deux traitements tout aussi efficaces : la plasmaphérèse et l’injection d’immunoglobulines intraveineuses (IgIV). Le premier consiste à laver le sang du malade en substituant le plasma afin d’éliminer les auto-anticorps responsables de la démyélinisation. L’IgIV permet d’introduire dans le sang du sujet des anticorps d’autres donneurs qui vont lutter contre les auto-anticorps responsables. Ce deuxième traitement est plus simple à réaliser que le premier et n’entraîne pas d’effets secondaires. Dans la majorité des cas, aucune séquelle n'est à déplorer, les rechutes sont rares.
Les risques : la paralysie et parfois le décès Le syndrome de Guillain-Barré peut conduire à la paralysie, voire au décès dans 10 à 20% des cas.
image: http://preprod-img.medisite.fr/sites/all/themes/at3_medisite/images/avatar_redaction.gif
La redaction
Publié par Aurélie Blaize, journaliste santé le Mardi 01 Mars 2016 : 12h45

En savoir plus sur http://www.medisite.fr//a-la-une-virus-zika-quest-ce-que-le-syndrome-de-guillain-barre.1028566.2035.html?xtor=EPR-56-1024960[Medisite-Info-Sante]-20160301#oQYuJPgqblWi4kHr.99

12 Re: Virus Zika. le Ven 4 Mar - 15:43

samuel

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Zika était considéré comme bénin»
Mots clés : Zika, Guillain-Barré
Par figaro icondamien Mascret - le 18/02/2016
INTERVIEW - En 2013, les médecins de Polynésie française ont dû faire face à la première épidémie de grande ampleur due au virus Zika.
Le Dr Sandrine Mons, médecin réanimateur, est responsable de l'unité de réanimation du centre hospitalier de Polynésie française à Tahiti. Elle a dû faire face, en 2013, à la première épidémie de grande ampleur due au virus Zika. Au cœur de l'océan Pacifique, les médecins français ont découvert les dangers, méconnus jusqu'ici, de complications neurologiques graves, sous la forme du syndrome de Guillain-Barré.
LE FIGARO.- Comment l'épidémie de Zika a-t-elle commencé en Polynésie française?
Dr Sandrine MONS.- Initialement, des patients de tous les archipels ont présenté des symptômes proches de ceux de la dengue (virus endémique en Polynésie), mais les sérotests de dengue étaient négatifs. L'Institut Louis-Mallardé à Papeete a fait le diagnostic d'infection au virus Zika. Le réseau de veille sanitaire est bien développé en Polynésie française : à la mi-décembre, 5 895 patients avaient été repérés par les professionnels du réseau, médecins généralistes, dispensaires des îles plus éloignées, pour une suspicion d'infection au virus Zika.
Quand avez-vous repéré la gravité potentielle de l'infection?
Au début du mois de novembre 2013, les services de neurologie et de réanimation du centre hospitalier ont commencé à recevoir un nombre anormal de patients souffrant du syndrome de Guillain-Barré, qui décrivaient tous des signes compatibles avec le Zika dans les 15 jours précédents. Nous avons tout de suite fait le rapprochement et alerté les autorités sanitaires, locales et métropolitaines. Le Zika était jusqu'alors considéré comme provoquant une infection bénigne, mais avec les cas de Guillain-Barré de plus en plus nombreux, tout le monde a commencé à avoir peur. Ceci a été médiatisé localement. Nous avons fait face à 42 syndromes de Guillain-Barré, dont 16 hospitalisés en réanimation.
Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une complication redoutée?
Oui car c'est une tétraplégie évoluant de façon ascendante (des jambes au haut du corps, NDLR), pouvant toucher les muscles respiratoires et les nerfs faciaux (empêchant de déglutir). Le patient peut rester tétraplégique avec nécessité d'un support artificiel de ventilation et de nutrition pendant 1 à 2 mois. L'évolution peut être plus courte et moins grave. Si le patient a un syndrome de Guillain-Barré peu sévère, il sera hospitalisé dans un service de neurologie ou de soins continus, traité par immunoglobulines ou prélèvement de plasma sanguin et sortira dans un centre de rééducation selon le degré de l'atteinte et les séquelles.
Si le cas est grave, le patient est hospitalisé en réanimation, sous ventilation mécanique pendant le temps nécessaire pour qu'il recouvre une autonomie respiratoire (durée médiane au cours de l'épidémie: 41 jours de ventilation mécanique, 45 jours d'hospitalisation en réanimation). Dans ce cas, les séquelles sont parfois lourdes, et un séjour en rééducation est indispensable. Évidemment, le séjour en réanimation est la plupart du temps émaillé des complications classiques, voire de la mort. Heureusement ça n'a pas été le cas en Polynésie.
Zika fait-il toujours peur à la population de Polynésie française?
Non...Zika est plus ou moins oublié. Entre-temps on a eu le chikungunya. Mais peur de la dengue, oui. Car elle fait d'autres types de dégâts non négligeables.

13 Re: Virus Zika. le Mar 8 Mar - 18:18

samuel

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Administrateur

La myélite, une affection rare qui peut laisser de graves séquelles motrices, peut être déclenchée par le virus Zika. En Guadeloupe, un cas de myélite aiguë, soit une atteinte grave des quatre membres, a ainsi été attribué à Zika.
« C’est le premier cas publié avec une preuve (...) en raison de la présence du virus dans le liquide céphalorachidien neuf jours après le début des signes cliniques », a déclaré ce mardi Annie Lannuzel, chercheuse à l’Inserm et dont les travaux ont été publiés dans la revue spécialisée The Lancet.
Les autres virus, tels que varicelle, zona, herpès, etc., susceptibles de causer des myélites ont été écartés, les tests sanguins s’étant révélés négatifs, a expliqué Annie Lannuzel.

14 Re: Virus Zika. le Mer 9 Mar - 14:55

samuel

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Administrateur
chercheurs américains montrent, pour la première fois, quel mécanisme biologique peut être en jeu lorsque l'infection d'une femme pendant sa grossesse entraîne de graves anomalies cérébrales chez le fœtus.
Ce n'est qu'un début, mais un de ceux que tout le monde attendait: des chercheurs de l'Université John Hopkins, de l'Université d'État de Floride et de l'Université Emory à Atlanta (États-Unis) ont, pour la première fois, trouvé un lien biologique entre le virus Zika et la microcéphalie. Dans une publication sur le site internet de Cell Stem Cell, ils fournissent une possible explication des processus par lesquels le virus longtemps considéré comme bénin peut, lorsque la mère est contaminée durant la grossesse, provoquer chez le fœtus de gravissimes anomalies du développement cérébral.
«Cette étude ne prouve pas de façon définitive que le virus Zika cause la microcéphalie, mais elle montre clairement que les cellules qui forment le cortex peuvent être sensibles au virus, et que leur croissance peut être perturbée», nuance toutefois Guo-li Ming, professeur de neurologie, neurosciences, psychiatrie et science du comportement. L'étude a en effet été menée in vitro, et le processus à l'œuvre dans un organisme vivant peut être plus complexe et, notamment, les cellules moins sensibles à l'infection.
Travail ultra rapide
Depuis que le Brésil a alerté sur la hausse du nombre de naissances d'enfants microcéphales concomitant avec l'épidémie de Zika en Amérique du Sud, la preuve formelle de la responsabilité du virus manquait. Outre ce lien épidémiologique, des équipes avaient trouvé des traces du virus dans le liquide amniotique des femmes enceintes, ou dans les tissus cérébraux d'un fœtus mort-né. Les chercheurs américains franchissent un pas de plus en montrant, in vitro, par quel chemin le virus s'attaque au cerveau en développement.
Les chercheurs ont réalisé ce travail avec une particulière célérité (moins d'un mois) qui reflète bien l'urgence mondiale dans laquelle s'est lancée la communauté scientifique. Ils ont exposé au virus Zika plusieurs types de cellules cultivées in vitro, puis ont analysé leur expression génétique. Cible principale du virus selon les auteurs: les progéniteurs neuronaux corticaux, des cellules clefs pour la croissance du cortex. Trois jours après avoir été exposées au virus, 65 à 90% de ces cellules étaient infectées et «piratées» par Zika pour en produire des copies. En outre, les gènes normalement mobilisés pour combattre les virus restaient désespérément muets, chose très inhabituelle.
Une grande majorité des cellules infectées sont mortes (le nombre de cellules était réduit de 30% après 66 à 72 heures) et les survivantes exprimaient mal les gènes chargés de leur division cellulaire.
Perturbations génétiques
Prochaine étape pour les trois laboratoires impliqués dans cette découverte: comprendre comment le virus entre dans la cellule, examiner le lien entre les progéniteurs neuronaux et la microcéphalie grâce à des modèles de cerveaux en trois dimensions et comprendre pourquoi le virus s'attaque spécifiquement à ce type de cellule.
«Maintenant que nous savons quelles sont les cellules vulnérables, elles pourront être utilisées pour tester rapidement l'efficacité de possibles nouvelles thérapies», a expliqué Hongjun Song, l'un des auteurs de l'étude. Au Brésil, 5909 cas suspects de microcéphalies ou d'anomalies cérébrales ont été rapportées depuis fin octobre 2015 selon l'Organisation mondiale de la Santé, contre 163 en moyenne les années précédentes; 19 cas avaient été diagnostiqués en Polynésie française lors de l'épidémie de 2013-2014 en Polynésie française, contre une moyenne annuelle habituelle de 0 à 2 cas.

15 Re: Virus Zika. le Ven 11 Mar - 11:41

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Le virus Zika pourrait provoquer une grave infection du cerveau chez l'adulte
Mots clés : Virus Zika, cerveau, Adulte, Zika
Par figaro iconClémentine Maligornefigaro iconAFP agence - le 10/03/2016
Déjà menaçant pour les femmes enceintes et les nourrissons, le virus a été retrouvé chez un homme de 81 ans hospitalisé en janvier à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil pour une dangereuse inflammation des méninges.
Soupçonné d'entraîner des malformations du fœtus, Zika est maintenant fortement suspecté de provoquer une grave infection du cerveau chez l'adulte. D'après un rapport publié dans la revue médicale américaine, le New England Journal of Medicine (NEJM), des médecins français ont en effet pu constater la présence de ce virus dans le liquide céphalo-rachidien d'un homme âgé de 81 ans. L'homme, atteint d'une méningo-encéphalite, une dangereuse inflammation du cerveau et des méninges, a été hospitalisé le 10 janvier 2016 en neurologie à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne). Il a été transféré le lendemain en réanimation en raison d'une aggravation rapide de son état. Tombé dans le coma, il a été placé sous assistance respiratoire artificielle.
Dix jours auparavant, ce patient rentrait, «en parfaite santé», d'une croisière dans le Pacifique Sud (Nouvelle Calédonie, Vanuatu, îles Salomon, Nouvelle Zélande). Puis il est tombé malade. D'après les médecins, il avait 39.1°C de fièvre, présentait une hémiplégie gauche (une paralysie du côté gauche du corps) et une atteinte motrice du bras droit.
«Le premier cas de ce type»
Dengue, chikungunya, herpès, varicelle, zona... Les médecins ont recherché tout une série de bactéries et de virus susceptibles d'être impliqués dans l'état du patient. Mais c'est le matériel génétique du virus Zika qu'ils ont trouvé dans le liquide céphalo-rachidien de ce patient. «C'est le premier cas de ce type décrit, à notre connaissance», d'après le Dr Guillaume Carteaux, co-auteur du rapport. Finalement, le patient s'est réveillé et il va mieux. Il a retrouvé toutes ses fonctions intellectuelles 38 jours après sa sortie des soins intensifs. Il conserve néanmoins une légère faiblesse du bras gauche.
Les spécialistes français estiment que devant une atteinte neurologique de ce type, il faut penser au Zika si le patient a voyagé dans des régions du monde où le virus circule. Ce virus, transmis par un moustique, est en effet à l'origine d'une grande épidémie en Amérique latine, avec des symptômes (fièvre, maux de tête...) le plus souvent bénins. L'infection peut aussi passer inaperçue. À l'Institut Pasteur à Paris, d'autres travaux ont en outre établi un lien entre ce virus et le syndrome neurologique de Guillain-Barré. Ce dernier peut entraîner à la fois une paralysie des membres et une atteinte respiratoire, notamment chez l'adulte.
Jusqu'à présent, le virus Zika, quand il touche une femme enceinte, est soupçonné d'entraîner une grave malformation congénitale du fœtus: la microcéphalie, néfaste au développement intellectuel. Depuis le début de l'épidémie en octobre 2015, quelque 745 nourrissons brésiliens sont atteints par cette malformation et 157 bébés en sont morts, selon le dernier bilan du ministère brésilien de la Santé, publié mercredi soir. Le virus peut aussi se transmettre par voie sexuelle.
Début mars, le géant français de la vaccination Sanofi Pasteur a annoncé qu'il s'attaquait au virus Zika, pour lequel on ne dispose à ce jour d'aucun antidote.

16 Re: Virus Zika. le Mer 16 Mar - 16:11

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Zika: une guerre de tous les fronts contre les moustiques
Mots clés : Zika, moustique, Aedes, Culex, Vecteur
Par figaro iconSoline Roy - le 15/03/2016
Anna-Bella Failloux, responsable du laboratoire Arbovirus et insectes vecteurs à l'Institut Pasteur (Paris) parle des recherches qu'elle mène dans l'ampleur de l'épidémie en cours.
Dans toute bataille, avantage est donné à celui qui connaît le mieux son ennemi. Pour combattre Zika, et en l'absence de traitement comme de vaccin, il faut donc débusquer l'intimité du virus avec ceux qui sont considérés comme ses vecteurs principaux: les moustiques du genre Aedes.
«Vu l'ampleur de l'épidémie en cours, nous pouvions penser que les Aedes des régions concernées étaient hypercompétents pour transmettre Zika», raconte Anna-Bella Failloux, responsable du laboratoire Arbovirus et insectes vecteurs à l'Institut Pasteur (Paris) et premier auteur d'une étude publiée dans la revue Plos Neglected Tropical Diseases. Les chercheurs ont donc récolté des moustiques (Aedes aegypti et Aedes albopictus) dans les Caraïbes, le sud des États-Unis, au Brésil et en Guyane française. «C'est mieux que de travailler sur des moustiques élevés en laboratoire, car cela nous permet de nous approcher au plus près de ce qui se passe véritablement dans la nature», explique l'entomologiste, qui convient cependant que le «cocktail» proposé aux moustiques (sang, virus et produit attractif) «ne représente pas exactement l'hôte naturel: la charge virale ou l'appétence du moustique peuvent être plus grandes dans la réalité». Après ce repas sanguin, le cheminement du virus au sein des moustiques a été scruté au fil des jours.
«Les Aedes ne sont pas très compétents pour transmettre Zika»
Le résultat s'est révélé
 «bizarre», glisse la chercheuse: «Comme attendu, les moustiques étaient facilement infectés et génétiquement capables d'assurer la multiplication du virus.» Encore fallait-il que celui-ci atteigne ensuite les glandes salivaires des insectes, pour pouvoir être excrété dans un nouvel hôte. Or cela a pris beaucoup de temps (14 jours, contre 2 ou 3 pour le chikungunya), et ce chez à peine 10 % des moustiques infectés. «Avec la même manipulation en laboratoire, 70 % des moustiques sont capables d'excréter le virus de la dengue», compare Frédéric Simard, directeur de l'unité maladies infectieuses et vecteurs à l'Institut de recherche pour le développement (IRD, Montpellier).
«Les Aedes ne sont pas très compétents pour transmettre Zika», conclut Anna-Bella Failloux. D'autres éléments expliqueraient donc la flambée épidémique, notamment le fait que les Aedes aegypti, qui ne piquent que l'homme (contrairement à Aedes albopictus, qui se nourrit aussi du sang d'autres mammifères), sont très nombreux dans les zones touchées. En outre, «les villes brésiliennes sont très peuplées, les gens vivent dehors et de multiples points d'eau offrent des sites de ponte», explique l'entomologiste. Qui insiste: «Il faut tirer profit de ces 14 jours de délai pour mener une lutte très efficace contre le moustique, en désinsectisant tout de suite les lieux où de nouveaux cas d'infection sont diagnostiqués.»
Certains chercheurs émettent l'hypothèse que d'autres moustiques participent à l'épidémie. Une équipe de l'Institut Oswaldo Cruz (Rio de Janeiro) aurait ainsi découvert que Zika pouvait infecter et être excrété par une autre espèce de moustique, Culex quinquefasciatus. «J'attends de voir l'étude qu'ils publieront, mais Culex est très peu vecteur des flavivirus hormis le West Nile, s'étonne Anna-Bella Failloux. On ne l'a par exemple jamais vu véhiculer la dengue ou la fièvre jaune.»
«Culex, une piste solide»
«Culex est une piste solide, estime pour sa part Frédéric Simard, et cela aurait d'énormes conséquences en termes de contrôle de l'épidémie.» Car Culex quinquefasciatus est selon les chercheurs brésiliens vingt fois plus présent qu'Aedes aegypti en Amérique du Sud ; il est aussi un très proche parent de Culex pipiens, le moustique commun en Europe.
Une guerre contre deux fronts est toujours plus complexe. Déjà testé au Brésil, le lâcher de moustiques génétiquement modifiés pour limiter la prolifération aurait un effet limité à une seule espèce. Quant aux armes plus classiques, «Culex pique la nuit et est bloqué par les moustiquaires, contrairement à Aedes. Il est donc plus facile de s'en protéger, note Frédéric Simard. Mais il cohabite avec l'homme depuis que nous vivons en ville. Il est devenu résistant à tous les insecticides.»

17 Re: Virus Zika. le Mar 22 Mar - 11:18

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La Corée du Sud a confirmé le premier cas du virus Zika
Publié: Mar 2016 03:08 22 GMT
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Les autorités sanitaires de la Corée du Sud ont confirmé mardi le premier cas du virus Zika dans le pays, rapporte l'agence Yonhap . Il est un 43 - ans qui a contracté la maladie lors d' un voyage au Brésil à la mi-Février et début Mars.

L'épidémie du virus au Brésil et d'autres pays d'Amérique a été décrite par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une urgence mondiale. En Chine, le Japon et d'autres pays asiatiques ont été confirmés à ce jour, peu de cas Zika.

18 Re: Virus Zika. le Ven 1 Avr - 8:45

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WEST LAFAYETTE, Ind. - Une équipe dirigée par des chercheurs de l'Université Purdue est le premier à déterminer la structure du virus Zika, qui révèle des renseignements cruciaux pour le développement de traitements et de vaccins antiviraux efficaces.

L'équipe a également identifié des régions au sein de la structure du virus Zika où il se distingue des autres flavivirus, la famille de virus à laquelle appartient Zika qui comprend la dengue, virus du Nil occidental, la fièvre jaune, l'encéphalite japonaise et les virus d'encéphalite à tiques.

Un document détaillant les résultats a été publié jeudi (31 Mars) dans la revue Science et est disponible en ligne.

Toutes les régions à l' intérieur de la structure du virus unique à Zika ont le potentiel pour expliquer les différences dans la façon dont un virus se transmet et comment elle se manifeste comme une maladie, a déclaré Richard Kuhn, directeur de l' Institut Purdue pour Inflammation, Immunologie et maladies infectieuses (PI4D) qui a dirigé l'équipe de recherche avec Michael Rossmann, Hanley professeur émérite de Purdue des sciences biologiques.
http://www.purdue.edu/newsroom/releases/2016/Q1/researchers-reveal-zika-virus-structure,-a-critical-advance-in-the-development-of-treatments.html

19 Re: Virus Zika. le Mar 5 Avr - 9:51

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un autre virus la dengue.

20 Re: Virus Zika. le Jeu 14 Avr - 8:06

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Le lien entre virus Zika et microcéphalie du fœtus ne fait "plus aucun doute"
Selon des chercheurs des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le virus transmis par le moustique est bien à l'origine de graves malformations du fœtus.
Des chercheurs américains ont établi pour la première fois avec certitude que le virus Zika peut provoquer la microcéphalie du foetus, selon une étude publiée mercredi 13 avril. "C'est désormais clair, le Zika provoque bien la microcéphalie", a déclaré le Dr Tom Frieden, directeur des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), en présentant les conclusions de cette étude publiée en ligne dans le New England Journal of Medicine (en anglais).
"Il ya encore beaucoup de choses que nous ignorons"
Les autorités avaient une forte présomption que le Zika, surtout transmis par un moustique, pouvait provoquer des malformations chez les fœtus des femmes enceintes infectées, mais n'en avaient pas encore l'absolue certitude. "Il y a encore beaucoup de choses que nous ignorons mais il n'y a plus aucun doute : le Zika est une cause de la microcéphalie", assure Tom Frieden. Par exemple : quel moment de la grossesse est le plus sensible ?

Selon lui, cette étude "marque un tournant dans cette épidémie" qui frappe surtout l'Amérique du Sud, plus particulièrement le Brésil où on a dénombré plus de 1,5 million de cas, dont de nombreuses femmes enceintes, et une forte augmentation des cas de microcéphalie. En temps normal cette affection est plutôt rare. "Jamais avant cela nous n'avions connu une situation dans laquelle la piqure d'un moustique pouvait provoquer une malformation dévastatrice chez le foetus", a souligné le Dr Frieden.

21 Re: Virus Zika. le Lun 18 Avr - 12:03

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Zika : l'inquiétude grandit aux États-Unis
Mots clés : Zika, moustiques
Par figaro iconPauline Fréourfigaro iconAFP, AP, Reuters Agences - le 13/04/2016
Le pays se prépare à l'arrivée du virus dont les effets sont jugés plus « effrayants » que prévus.
«Tout ce que nous observons avec ce virus semble plus effrayant que ce que nous pensions initialement». Même si les autorités sanitaires américaines réfutent tout «alarmisme» sur le virus Zika, c'est bien l'angoisse que traduit cette déclaration du Dr Anne Schuchat des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), intervenue lors d'une conférence de presse de la Maison-Blanche en début de semaine. Trente des 52 Etats américains hébergent le moustique vecteur du virus et avec l'épidémie qui s'étend sur le reste du continent américain, et le pays se prépare activement à la survenue de contaminations locales qui paraissent difficilement évitables.
«Nous avons appris que le virus est associé à un panel plus large de complications pendant la grossesse, pas juste la microcéphalie mais aussi des cas de prématurité et des problèmes ophtalmologiques, (
) nous avons aussi appris que le virus est susceptible de poser problème tout au long de la grossesse et pas seulement au premier trimestre», a détaillé le Dr Schuchat.
Transmis par les moustiques de l'espèce Aedes, le Zika a longtemps été associé à des symptômes légers, voire à une absence de symptômes, chez les individus infectés. Mais l'épidémie de grande ampleur qui balaie le Brésil depuis l'automne et, dans son sillage, toute l'Amérique latine et les Caraïbes, a mis en lumière un lien probable avec deux maladies graves: une anomalie cérébrale chez l'enfant (microcéphalie) lorsque sa mère est contaminée pendant sa grossesse, et le syndrome de Guillain-Barré chez l'adulte, qui peut donner lieu à une paralysie progressive, potentiellement réversible. Les liens de cause à effet restent toutefois à démontrer avec certitude.
300 cas importés
La Chambre des représentants dominée par les Républicains a adopté hier une loi visant à inciter les industriels pharmaceutiques à investir dans la recherche contre le Zika. Une mesure désirée par le président Barack Obama (démocrate) mais qu'il juge insuffisante car elle ne prévoit pas de volet financier. Les besoins pour faire avancer la recherche et préparer le pays à l'arrivée du virus ont été évalués par la Maison blanche à 1,9 millliard de dollars et Barack Obama a réclamé que ceux-ci soient alloués au titre de fonds d'urgence. Peine perdue. La loi prévoit de motiver les industriels qui chercheraient des remèdes ou des vaccins au Zika en accélérant l'examen par l'Agence du médicament (FDA) d'un autre de leurs produits en développement potentiellement plus rémunérateur. En réduisant la durée de la procédure de 10 à 6 mois, cette mesure d'exception peut faire gagner des millions aux industriels. En attendant, la Maison blanche a annoncé la semaine dernière qu'elle allait revoir l'attribution de 589 millions de dollars pour les rediriger vers la recherche contre le virus.
En attendant que la recherche progresse, les autorités américaines déconseillent aux femmes enceintes de se rendre dans des régions où le virus circule. Des cas de transmission sexuelle ayant aussi été relevés, les CDC recommandent également aux partenaires de femmes enceintes ayant voyagé dans les zones à risque d'utiliser des préservatifs ou de s'abstenir jusqu'à la naissance du bébé.
Plus de 300 cas importés ont déjà été recensés aux Etats-Unis (sur une population de 318 millions d'habitants, NDLR), ainsi que trois contaminations par voie sexuelle par des voyageurs revenus malades d'Amérique latine. En revanche, aucun cas de contamination autochtone par un moustique infecté n'a encore été relevé sur le sol américain, à l'exception de l'archipel américain de Porto Rico (Caraïbes), où le virus progresse. Ce territoire rattaché aux Etats-Unis, qui se trouve dans une situation économique très difficile, pourrait compter des centaines de milliers de personnes contaminées par le virus d'ici la fin de l'année car la saison d'activité du moustique Aedes va bientôt commencer, selon les autorités sanitaires américaines. «Des centaines de bébés pourraient être affectés», met en garde le Dr Anne Schuchat.

22 Re: Virus Zika. le Mer 27 Avr - 13:40

Josué

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Des scientifiques ont réalisé une carte des régions où le virus pourrait se propager. Si l'Europe est épargnée, de nombreux pays tropicaux doivent rester vigilants.
2,17 milliards: c'est le nombre de personnes vivant dans des zones potentiellement exposées à la menace Zika dans le monde. Le virus, qui s'est fait connaître en 2007 lors d'une épidémie en Micronésie, puis en 2013 en Polynésie française, sévit actuellement dans la plupart des pays d'Amérique Latine. Mais il pourrait ne pas s'arrêter à ces frontières et poursuivre sa route vers d'autres régions. Pour la première fois, des scientifiques ont réalisé une carte des régions du monde les plus à risque.
De quoi le virus a-t-il besoin pour se propager? Il faut que ses deux vecteurs, les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus, aient des conditions optimales de survie. Une température suffisamment élevée, des précipitations importantes et des zones urbaines: voilà ce qu'aiment ces espèces de moustiques. Dans ces conditions, ils se reproduisent plus rapidement car le réchauffement accélère l'incubation des oeufs. Ainsi, si la température de l'air passe de 25 à 28°C, le temps d'incubation passe de 14 à 10 jours. Le virus lui-même prospère mieux lorsqu'il fait chaud: présent dans le système digestif du moustique contaminé, il remonte dans la salive de l'insecte plus rapidement. La ponte est également favorisée par la présence d'eaux stagnantes, laissées par la pluie et l'activité humaine. Par ailleurs, une densité humaine importante attire les moustiques Aedes car c'est le sang humain qui attise le plus leur appétit.
De la pluie et des villes
À partir de ces critères (température, précipitations, densité urbaine, mais aussi humidité et végétation) et des données épidémiologiques déjà connues, des chercheurs de l'université d'Oxford (Angleterre) et de l'Institut de métrologie sanitaire et d'évaluation à Seattle (Etats-Unis) ont identifié les régions où les moustiques pourraient le mieux se reproduire. Ils ont alors modélisé la progression du virus sous la forme d'une carte du monde. Une initiative qui pourrait s'avérer très utile, dans un contexte où l'épidémie de Zika est qualifiée d'«urgence de santé publique de portée mondiale» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis le 1er février. Entre 3 et 4 millions de cas sont attendus en 2016.

23 Re: Virus Zika. le Lun 9 Mai - 11:45

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Vaccin contre le paludisme : où en est-on ?
Mots clés : paludisme, Avis d'expert, vaccins
Par figaro iconBenoit Gamain - le 02/05/2016
AVIS D'EXPERT - Le docteur Benoît Gamain* fait le point sur l'avancée de la recherche dans la lutte contre la malaria.
3,2milliards de personnes dans le monde sont exposées au risque de paludisme. En 2015, environ 214 millions de cas nécessitant une hospitalisation et 438 000 décès dus au paludisme ont été enregistrés. Même si le renforcement des mesures de lutte et de prévention a fait reculer les taux de mortalité de plus de 60 % depuis l'an 2000, il n'existe toujours pas de vaccin efficace contre le paludisme. Depuis des décennies, les chercheurs du monde entier travaillent au développement d'un tel vaccin pour sauver des centaines de milliers d'enfants en Afrique subsaharienne. Ils sont, avec les femmes enceintes, les principales victimes du paludisme.
La possibilité d'induire une protection efficace contre le paludisme chez des volontaires sains vaccinés avec le parasite rendu moins virulent avait été démontrée dès les années 1970. Mais cette piste est toujours en cours de développement.
En 2016, Mosquirix, le vaccin expérimental le plus avancé, est développé par GlaxoSmithKline (GSK). Il a reçu l'an dernier un avis scientifique favorable de l'Agence européenne des médicaments (EMA). Cependant, suite à des résultats modestes quant à la protection qu'il confère, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a préconisé la mise en place de projets pilotes afin d'acquérir plus de données sur son efficacité et son innocuité. Un essai clinique dit de «phase 3» mené dans sept pays africains a montré que ce vaccin est efficace dans la prévention du premier ou du seul épisode clinique de paludisme chez seulement 56 % des enfants âgés de 5 à 17 mois et 31 % des enfants âgés de 6 à 12 semaines. De plus, l'efficacité diminue drastiquement après une année. C'est pourquoi poursuivre d'autres stratégies vaccinales est encore d'actualité.
Femmes enceintes
Mon équipe à l'Inserm se focalise sur le développement d'un vaccin contre le paludisme de la femme enceinte. Les femmes vivant en zone d'endémie au cours de leur première grossesse sont particulièrement vulnérables et les conséquences d'une infection peuvent aussi être importantes pour leurs fœtus et leurs bébés à naître. Le parasite peut entraîner des avortements spontanés, des retards de croissance ainsi que des naissances prématurées. Selon les estimations, le paludisme de la femme enceinte serait ainsi responsable de 20.000 décès maternels et entre 200.000 et 360.000 décès de nourrissons chaque année, principalement liés à une insuffisance pondérale à la naissance. En effet, les bébés de faible poids à la naissance sont beaucoup plus sensibles aux maladies infectieuses et ont ainsi un risque hautement aggravé de mourir durant leur première année de vie. Par ailleurs, les études montrent que les enfants nés de mères atteintes de paludisme sont plus à risque de souffrir eux-mêmes de la maladie. En protégeant les mères, on espère avoir un impact plus large sur la mortalité infantile.
Vacciner les femmes avant leur première grossesse préviendrait de façon efficace le paludisme gestationnel et ses effets néfastes. Au début des années 2000, plusieurs équipes, dont la mienne, ont identifié une protéine du parasite présente à la surface des globules infectés qui lui permet de se fixer et donc de se développer dans le placenta et perturber les échanges entre le fœtus et la mère. Or, alors que le paludisme gestationnel est fréquent au cours de la première grossesse, les risques diminuent au cours des grossesses suivantes. La raison provient du fait que les femmes développent naturellement des anticorps contre la protéine qui permet au parasite de se fixer dans le placenta. Pour la première fois, les chercheurs ont donc clairement relié l'acquisition d'anticorps contre cette protéine et la protection acquise au cours des grossesses suivantes, ce qui fait de cette protéine un candidat vaccinal de premier choix.
Avant la première grossesse
L'enjeu a donc consisté à produire un vaccin qui pourrait induire cette protection et qui serait administré chez les jeunes filles avant la première grossesse. En collaboration avec European Vaccine Initiative et grâce à un financement du ministère de l'Éducation et de la Recherche allemande (BMBF), nous avons initié en 2010 un projet de développement vaccinal «PRIMALVAC» visant à protéger les futures femmes enceintes du paludisme.
Le candidat vaccin issu de ce projet sera testé pour son innocuité et son efficacité dans les prochains jours dans le cadre d'un essai clinique de phase 1 en France au Centre d'investigation clinique (CIC) Cochin-Pasteur dirigé par le Pr Odile Launay, pour lequel un appel à volontaires est lancé (femmes, non enceintes, entre 18 et 35 ans) **, puis il sera testé au Burkina Faso au Centre national de recherche et de formation sur le paludisme dirigé par le Dr Sodiomon Sirima. Si les résultats obtenus sont prometteurs, un essai de phase 2 pourrait être rapidement initié.
* Benoît Gamain est directeur de recherche au CNRS, unité Inserm 1134, équipe «Pathogenèse du paludisme sévère».

24 Re: Virus Zika. le Ven 20 Mai - 19:57

Josué

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Premier décès lié au virus Zika en Martinique, annonce l'Agence régionale de santé
L'homme de 84 ans était hospitalisé en réanimation depuis une dizaine de jours

Francetv info
Mis à jour le 20/05/2016 | 19:52, publié le 20/05/2016 | 19:52

Un premier mort lié au virus Zika a été enregistré en fin de semaine dernière en Martinique, a annoncé vendredi 20 mai auprès de l'Agence régionale de santé (ARS) de l'île. Selon le communiqué, repris par nos confrères de Martinique 1ère, "le patient, âgé de 84 ans, était hospitalisé depuis une dizaine de jours en réanimation pour un syndrome de Guillain Barré".

25 Re: Virus Zika. le Ven 27 Mai - 11:45

Josué

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Zika responsable de troubles oculaires chez les nouveau-nés
Mots clés : Zika, Microcéphalie
Par figaro iconThomas Delozier - le 26/05/2016
Deux études brésiliennes rapportent cette semaine que le virus Zika est responsable de maladies oculaires chez les fœtus.
La recherche continue de dévoiler de nouveaux effets délétères du virus Zika. Le mois dernier, une équipe slovène établissait avec certitude un lien entre le virus et l'apparition de microcéphalie congénitale, caractérisée par un périmètre et diamètre de la tête inférieurs à la normale. Selon deux nouvelles études brésiliennes parues cette semaine, cette anomalie survient rarement seule, confirmant des hypothèses datant de février dernier. Elle serait dans plus de la moitié des cas accompagnée par plusieurs désordres oculaires allant de l'altération du nerf optique à l'hémorragie rétinienne.
«Des directives de dépistage ophtalmologique doivent être mises en place pour mieux prendre en charge les enfants touchés», préconisent les auteurs de l'une des publications.
Des symptômes au premier trimestre
La première étude, parue aujourd'hui dans JAMA Ophthalmology, dévoile deux conditions favorisant l'apparition des désordres oculaires. La plus importante est la sévérité de la microcéphalie. Sur les 24 enfants étudiés, les 14 qui présentent des problèmes ophtalmiques (58%) sont ceux dont le tour de tête est le plus petit, inférieur à 30 centimètres.
Vient ensuite la présence de symptômes d'infection par le virus Zika chez la femme enceinte dès le premier trimestre de grossesse. En effet, sur les quatorze mères, dix (71%) affichaient des signes caractéristiques du virus à ce moment-là. Les auteurs écartent d'ailleurs les autres pistes de pathologies génétiques: «Aucun des parents ne présentait de pathologies oculaires comme la conjonctivite ou l'uvéite avant ou pendant la grossesse».
La deuxième étude, plus modeste et parue dans Ophtalmology, corrobore ces résultats. Les trois enfants examinés souffrent de microcéphalies et de troubles oculaires tout en réunissant les deux conditions présentées ci-dessus. Cette publication permet de compléter la liste des désordres possibles. En plus de la rétinopathie pigmentaire et de l'atrophie, viennent s'ajouter la maculopathie en torpille, des modifications vasculaires et l'hémorragie rétinienne. Ces pathologies ont des conséquences variables, de la simple gêne à la cécité complète mais cumulées, elles sont beaucoup plus handicapantes.
Un cas en France
Selon le système brésilien de recensement des naissances, la prévalence de microcéphalie a été multipliée par 20 entre 2010 et 2015, passant de 0,05 à 1%. Environ 4000 enfants sont nés avec cette malformation ces derniers mois au Brésil. En France, un premier cas de microcéphalie lié au virus a été identifié en Martinique fin mars. L'île a également été le théâtre le week-end dernier du premier décès sur le sol français à cause de Zika.

26 Re: Virus Zika. le Jeu 9 Juin - 17:23

samuel

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une invasion de moustiques. Les eaux stagnantes de la décrue offre en effet un environnement optimal pour le développement de larves dans la région francilienne.
Températures douces et humidité, voilà le mélange parfait pour attirer les moustiques. Ainsi, les zones touchées par les crues exceptionnelles ont de grande chance d’être envahies par ces insectes dans les semaines à venir. Tous les critères sont réunis pour leur prolifération.



En effet, les récentes crues vont maintenant laisser place à des eaux stagnantes, ce qui est l’environnement idéal pour le développement des larves. De plus, l’hiver a été très doux ce qui a permis aux larves de mieux résister. Du côté des températures, les prochains jours seront déterminants. "Il suffit qu'il y ait dix jours de suite à 23 °C le jour et 15 °C la nuit pour que le cycle complet de l'œuf au moustique adulte se termine", explique Stéphane Robert, président du site Vigilance-moustique, indique le site de TF1.

27 Re: Virus Zika. le Dim 12 Juin - 8:44

Josué

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La lutte anti-Zika s’intensifie à Miami, porte d’entrée vers les Etats-Unis
LES ECHOS Le 11/06 à 08:29Mis à jour à 08:36
Larvicides et pesticides en main, les équipes sanitaires de Miami tentent d’éradiquer le moindre moustique vecteur du Zika pour éviter une propagation du virus aux Etats-Unis. Mais le manque de moyens et les blocages politiques font craindre l’installation de l’épidémie.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/0211019999396-la-lutte-anti-zika-sintensifie-a-miami-porte-dentree-vers-les-etats-unis-papier-d-angle-2005605.php?AjhhCGhd0tSxLhBf.99#xtor=RSS-2055

28 Re: Virus Zika. le Lun 13 Juin - 12:25

Josué

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Zika : un cas de transmission sexuelle sans symptôme
Mots clés : Zika
Par figaro iconSoline Roy - le 10/06/2016
Un Breton revenu de Martinique sans symptôme a contaminé sa compagne. La vigilance s'impose même sans signe de maladie.
Décrite depuis 2008, la transmission sexuelle du virus Zika est désormais bien établie et a été observée d'homme à femme ou d'homme à homme, toujours chez des patients présentant des symptômes de la maladie. Mais pour la première fois, l'équipe du service de médecine de reproduction du CHU de Nantes décrit dans Eurosurveillance, le cas d'une femme très probablement contaminée par son compagnon alors que celui-ci ne présentait aucun symptôme de la maladie.
En février, un couple dont l'homme souffre d'azoospermie (son sperme est dépourvu de spermatozoïdes) se présente au service de médecine de la reproduction du CHU de Nantes. Mais le couple prévoit un voyage en Martinique la première quinzaine de mars, or, la veille de cette première consultation, de nouvelles recommandations ont été émises : en cas de voyage dans une zone où sévit l'épidémie de Zika, il faut s'assurer de l'absence d'infection chez les deux partenaires avant toute assistance à la procréation, et ce au moins 28 jours après leur retour. Rendez-vous est donc pris pour la fin avril. «Nous étions assez incrédules et trouvions que les autorités prenaient des précautions exagérées», témoigne le Dr Thomas Fréour, premier signataire de l'article.
Lorsque le couple se présente pour les tests, personne n'est vraiment inquiet : aucun des deux n'a présenté de symptômes de l'infection ni là-bas, ni une fois rentrés. «Par principe nous avons appliqué les recommandations, mais sans trop y croire», explique le médecin. Or les analyses leur réservent une surprise…
Protection nécéssaire
Des anticorps anti-Zika sont retrouvés dans le sang de l'homme, mais pas le virus lui-même, qui est en revanche présent dans ses urines et son sperme. Il a donc très probablement été infecté durant son séjour en Martinique ; rien là de bien étonnant, on sait que jusqu'à 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme de la maladie. En revanche, du virus circule dans le sang et les urines de la femme et tout suggère qu'elle n'a été contaminée qu'après leur retour. Or le moustique Aedes, principal vecteur du virus, n'est pas présent en Bretagne où vit le couple. Hypothèse la plus crédible: bien qu'asymptomatique, l'homme a contaminé sa compagne par la voie sexuelle probablement entre le 21e et le 36e jour après leur retour.
Pas une véritable surprise pour Arnaud Fontanet, directeur de l'unité épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur de Paris. «Des cas de transmission sexuelle par des patients asymptomatiques ont déjà été observés, bien qu'ils n'aient jamais été publiés. Il est d'ailleurs assez logique de penser que si le virus circule dans le sang d'un patient, il est également présent dans son sperme.»
En France, dès janvier, Marisol Touraine déconseillait aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse tout voyage dans les zones où sévit Zika, et certains pays concernés conseillaient aux couples d'attendre la fin de l'épidémie pour mettre en route une grossesse. Après un voyage dans les zones touchées, les couples doivent être vigilants en cas de grossesse ou de projet de grossesse en raison du risque de malformation congénitale pour le fœtus, même en l'absence totale de symptômes, insiste Arnaud Fontanet. «Le vrai message à faire passer, c'est que tout homme revenant d'une zone où le virus circule doit s'abstenir ou se protéger s'il a des rapports avec une femme enceinte, et ce pendant plusieurs semaines, ajoute l'épidémiologiste. Quant aux projets de grossesse, ils doivent être repoussés d'au moins deux mois.»

29 Re: Virus Zika. le Mer 29 Juin - 11:51

samuel

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bon modèle pour l'étude de Zika
Mots clés : Zika, Virus Zika, Singes, Macaque
Par figaro iconSoline Roy - le 28/06/2016
La développement de la maladie chez ces singes est très proche de ce qui s'observe chez l'homme.
Telle une star, #598248 a vu sa vie privée étalée sur le Web. Son dossier médical est consultable en temps réel, sa grossesse racontée en ligne en accès libre. #598248 est aussi le symbole de trois nouveautés d'importance dans la lutte contre le virus Zika.
Femelle macaque de son état, elle est d'abord l'un des huit premiers primates non humains offrant un bon modèle animal de l'infection par le virus Zika. Dans Nature communications, l'équipe du Pr David O'Connor, virologiste à l'Université du Wisconsin-Madison montre que la maladie chez ces singes est très proche de ce qu'elle est chez l'homme. Une étape essentielle de la recherche: les souris, jusque-là seul modèle disponible, n'attrapent pas Zika quand elles sont en bonne santé. Pour les infecter, il faut «éteindre» leur système immunitaire. Pas idéal, en virologie… Autre qualité du singe, il est physiologiquement bien plus proche de l'homme.
Premières pistes
Les macaques sont donc «un modèle animal pertinent pour étudier la pathogenèse de la maladie et évaluer de potentielles interventions contre l'infection humaine, y compris durant la grossesse», écrivent les chercheurs. Ils esquissent déjà quelques pistes. Preuve que leur modèle est bon, comme chez l'homme la plupart des singes ont éliminé le virus de leur sang en une vingtaine de jours, et une seule infection a suffi à les protéger des suivantes, même avec une souche différente. En revanche, les femelles enceintes mettaient bien plus longtemps à éliminer le virus (57 jours en moyenne). Cela pourrait être dû à l'immunodépression naturelle des futures mères, qui rend leur organisme plus sensible à certaines infections, mais lui permet de tolérer le fœtus. Autre hypothèse esquissée par les auteurs: si le virus traverse le placenta et infecte le fœtus, rien n'empêche qu'il fasse ensuite le chemin inverse. Et les chercheurs américains d'imaginer que le temps mis par la mère à éliminer le virus puisse être un indice diagnostique pour savoir si son fœtus est infecté.
Gagner du temps
L'équipe américaine a aussi eu recours à une nouveauté intéressante: la mise en ligne, dès les débuts des travaux, des résultats obtenus sur le site zika.labkey.com. «Cela fait gagner un temps précieux, s'enthousiasme Étienne Simon-Lorière, de l'unité de génétique fonctionnelle des maladies infectieuses à l'Institut Pasteur. Le reste de la communauté médicale n'a pas besoin d'attendre la publication pour lancer ses propres travaux.»Mardi, dans Nature, une équipe américano-brésilienne a annoncé l'efficacité d'un candidat vaccin contre Zika. «Mais ils ne l'ont testé que sur des souris, non gestantes, note Étienne Simon-Lorière. Si leur vaccin marchait aussi sur le modèle macaque, ce serait bien…» Les équipes de Pasteur, qui développent elles aussi un vaccin contre Zika et ont suivi les travaux d'O'Connor, le préparent pour les semaines à venir.

30 Re: Virus Zika. le Mar 5 Juil - 13:49

Josué

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MOUSTIQUES : 19 DÉPARTEMENTS PLACÉS EN VIGILANCE ORANGE

La saison des moustiques a commencé sur une bonne partie de la France. 19 départements français sont placés en vigilance orange après l'enregistrement de proliférations inhabituelles.
©Istock
En raison des inondations de ces dernières semaines, la saison des moustiques commence fort, avec une prolifération inhabituelle de l’insecte dans 19 départements "placés de ce fait en vigilance orange" indique le site d’information spécialisé Vigilance-moustiques.

Parmi ceux-ci :

- 4 départements d’Ile-de-France : Essonne, Val d’Oise, Yvelines et Seine-et-Marne.

- Aube

- le Cher

- la Côte d’Or

- l’Indre

- l’Indre-et-Loire

- le Loir-et-Cher

- le Loiret

- le Maine-et-Loire

- la Marne

- la Haute-Marne

- la Meuse

- la Nièvre

- la Saône et Loire

- la Vienne

- l’Yonne

3 facteurs multiplient les risques

Selon le site, 3 facteurs déterminent la quantité de moustiques dans un régions :

- Un hiver doux (les œufs pondus avant l’hiver survivent jusqu’au printemps),
- Des pluies abondantes et des eaux stagnantes (toujours pour que les œufs puissent suivrent au mieux leur processus d’évolution),
- Des jours de chaleur (23° le jour et 15° la nuit) après les pluies pour que les œufs se transforment en larves puis en moustiques adultes. Selon la température, ce cycle est plus ou moins long.
Dans 62 autres départements, la saison des moustiques a officiellement commencé et parmi eux, 50 sont concernés par le moustique tigre.

31 Re: Virus Zika. le Lun 18 Juil - 17:05

samuel

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l'épidémie «d'ici deux à trois ans»
Mots clés : Zika, virologie
Par figaro iconMarielle Court - le 14/07/2016
En rappelant qu'une personne ne peut pas être infectée deux fois, des scientifiques estiment que la prochaine grosse épidémie ne devrait pas survenir avant au moins une dizaine d'années.
Après l'OMS (Organisation mondiale de la santé) en juin, c'est au tour des CDC (centres américains de contrôle et de prévention des maladies) d'estimer que les risques de propagation du virus Zika sont très faibles dans le cadre des Jeux olympiques qui débutent le 4 août à Rio au Brésil. Selon les autorités sanitaires américaines, les 350.000 à 500.000 visiteurs attendus représentent moins de 1% de tous les voyageurs internationaux qui se rendent dans des zones affectées par Zika dans le monde.
Ces interventions répondent à 150 experts de la santé, de 10 pays, qui avaient fait part de leurs craintes au printemps dans une lettre ouverte à Margaret Chan, la directrice de l'OMS. Le virus agit «d'une manière que la science n'a jamais observée auparavant», maintenir les Jeux revient à «exposer inutilement un demi-million de touristes étrangers au risque de contracter le virus et de le ramener chez eux, où il pourrait devenir endémique», écrivaient-ils.
«Il n'y a pas de raison de santé publique de retarder ou de changer les Jeux», il est seulement «déconseillé aux femmes enceintes de s'y rendre», a donc répondu jeudi Tom Friedman, le directeur des CDC, qui rappelle en outre que les Jeux se déroulent en hiver, saison moins propice au moustique.
Mise en garde
Dans le dernier numéro de la revue Science, une équipe de chercheurs de l'Imperial College of London conclut de son côté que si les pays ne savent pas contenir la contamination et lutter contre le moustique vecteur Aedes aegypti, l'épidémie devrait néanmoins «disparaître d'ici à deux ou trois ans». Pour obtenir ce résultat, les chercheurs ont construit un modèle à partir des épidémies passées de dengue. Une personne ne pouvant pas être infectée deux fois, les scientifiques parlent d'immunité collective: «L'épidémie atteint un seuil où il y a trop peu de personnes qui peuvent encore être contaminées… Sur la base de notre modèle, nous estimons qu'une nouvelle grosse épidémie ne devrait pas survenir avant au moins une dizaine d'années, avec l'arrivée de nouvelles générations au sein de la population», commente le professeur Neil Ferguson, principal auteur de l'étude. «C'est ce que l'on a constaté avec le chikungunya.» Un laps de temps qui, espère-t-il, devrait permettre la mise au point d'un vaccin.
Il reste néanmoins beaucoup de questions autour de ce virus, mettent en garde les scientifiques qui n'excluent pas non plus que, dans «un scénario pire», Zika devienne endémique en Amérique latine avec des foyers d'infection de moindre importance mais plus fréquents. Il reste encore beaucoup de questions autour de la transmission du virus, soulignent-ils en appelant à renforcer la recherche.

32 Re: Virus Zika. le Dim 31 Juil - 16:46

Mikael

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Il existe plus de 3000 espères de moustique à travers le monde ( 47 en France) , seul 4 s'attaquent à l'homme .Mais un seul moustique peut piquer plusieurs fois de suite .
Seule la femelle pique .

33 Re: Virus Zika. le Mer 3 Aoû - 20:23

samuel

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virus Zika s'installe aux États-Unis
Par figaro iconCécile Thibert - le 02/08/2016
Après la découverte de 14 cas de contamination locale dans un quartier de Miami, les autorités sanitaires appellent les femmes enceintes à la prudence.
C'est une première: en Floride, les autorités sanitaires américaines ont fait part vendredi de l'existence de quatre premiers cas de transmission du virus Zika par des moustiques sur le sol des Etats-Unis. Lundi, dix cas supplémentaires étaient annoncés. Au total, deux femmes et douze hommes sont concernés, résidant dans un quartier proche du centre-ville de Miami, en Floride. Ils n'avaient, a priori, pas voyagé dans des pays où le virus est en circulation.
Jusqu'à maintenant, 1657 cas de Zika ont déjà été recensés aux États-Unis, dont plus de 400 femmes enceintes, principalement en Floride, au Texas, en Californie et dans l'État de New York. Tous concernaient des personnes contaminées par voie sexuelle ou ayant voyagé dans des zones à risque, comme le Brésil ou la Colombie. Mais c'est la première fois que des transmissions sont autochtones, c'est-à-dire que le virus a été transmis aux malades par des moustiques vecteurs (Aedes aegypti et Aedes albopictus) directement sur le territoire américain.
» Zika, le virus en voie de mondialisation
Si le virus n'entraîne la plupart du temps pas de symptômes, il peut avoir des conséquences dramatiques lorsqu'il touche les femmes enceintes, en raison des graves malformations qu'il provoque chez le fœtus, en particulier la microcéphalie (réduction du volume du cerveau et de la boîte crânienne). Le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) recommande donc aux femmes enceintes d'éviter le quartier où le moustique sévit. Par ailleurs, toutes celles qui s'y sont rendues depuis le 15 juin - date à laquelle la première contamination a été identifiée- sont invitées à réaliser un test de détection. «Nous recommandons aux femmes ayant été dans cette zone qui envisagent une grossesse de repousser leur projet d'au moins huit semaines», a ajouté le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Situation «préoccupante» à Porto-Rico
Selon Tom Frieden, directeur du CDC, la pulvérisation d'insecticides dans la région concernée au cours des dernières semaines n'a pas permis de réduire la population de moustiques capables de transmettre le virus Zika. «Il est possible que les moustiques soient résistants aux insecticides», a-t-il déclaré en évoquant la difficulté de contrôler la population de moustiques, dans un environnement urbain de surcroît. Tom Friden a néanmoins écarté la possibilité d'une transmission étendue en rappelant qu'un moustique ne parcourt en moyenne que 150 mètres au cours de sa vie. Aedes aegypti et Aedes albopictus sont présents dans tout le Sud des Etats-Unis de la Californie à la Floride, et jusqu'au New Hampshire et au Minnesota en remontant au Nord-Est.
Les zones les plus touchées par le virus sont l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale. Ainsi, à Porto Rico, territoire des Etats-Unis au large du Venezuela, 5300 personnes porteuses du virus ont été recensées, dont 44 % de femmes enceintes. Une situation jugée «préoccupante» par les autorités sanitaires américaines. Le président Barack Obama a requis 1,9 milliard de dollars afin de faire face à cette menace mais le Congrès américain ne parvient pas à s'entendre sur cette somme pour le moment. Au Brésil, pays le plus touché par l'épidémie, 1749 cas de microcéphalie ou de malformation du système nerveux central lié au virus Zika et été recensés selon un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) daté du 28 juillet. Au total, Zika est présent dans 64 pays. Aucun vaccin ni traitement n'existe contre ce virus.

34 Re: Virus Zika. le Ven 19 Aoû - 9:18

samuel

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Zika: le virus menacerait aussi le cerveau des adultes
Actualité Société Santé
Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 18/08/2016 à 20:01 , mis à jour à 20:15
Une étude publiée aux Etats-Unis ce jeudi met en évidence l'effet dévastateur du virus Zika sur un certain type de cellules du cerveau adulte, et pas seulement celui de foetus.

Plus on en apprend sur le Zika, plus on découvre ses méfaits. Des recherches menées sur des souris ont révélé l'effet dévastateur du virus sur des cellules du cerveau adulte, selon une étude publiée dans la revue Cell Stem Cell, ce jeudi. Les cellules impliquées dans l'apprentissage et la mémoire peuvent être détruites par ce virus.

LIRE AUSSI >> Les Etats-Unis se préparent à un virus Zika "plus inquiétant" que prévu

L'effet du virus sur le foetus, en particulier le risque de microcéphalie, est désormais bien documenté, Ses conséquences sur les adultes l'est moins. "Les effets sur le cerveau adulte sont sans doute plus subtils mais maintenant nous savons à quoi nous attendre", affirme l'une des co-auteures, Sujan Shresta, professeure à La Jolla Institute of Allergy and Immunology. "Il est avéré que Zika peut pénétrer le cerveau adulte et faire des ravages".

Des souches essentielles pour l'apprentissage et la mémoire
Le cerveau des foetus est principalement composé de cellules souches neurales, particulièrement sensibles au Zika. En cas d'infection par le virus, leur fonctionnement normal est altéré et elles sont bien plus nombreuses à mourir. Quand elles survivent, leur croissance est stoppée net, selon une étude publiée en mars dernier par la même revue.

On estime jusqu'à présent que la plupart des neurones adultes sont résistants au virus, raison pour laquelle ses effets sont moins dévastateur que chez le foetus. Mais l'adulte conserve certaines cellules souches neurales, essentielles pour l'apprentissage et la mémoire, précise le Washington Post.

Des modèles pas forcément transposables à l'homme
Les chercheurs se sont concentrés sur ces cellules du cerveau destinées à devenir des neurones. Elles se sont révélées particulièrement sensibles au virus mais seulement dans deux parties du cerveau, dont l'hippocampe.

Reste que les modèles établis sur des souris ne sont pas forcément transposables à l'homme. En outre, les chercheurs ont souligné que les effets sur le cerveau à long terme étaient difficiles à prédire.

Selon le docteur Shresta, la sensibilité de ce type de cellules au virus pourrait expliquer l'apparition du syndrome de Guillain-Barré (SGB) chez certains malades infectés par le Zika, une fois que le virus a disparu. Le SGB, maladie auto-immune, frappe le système nerveux périphérique et se manifeste par un affaiblissement général voire une paralysie progressive. Mais pour éventuellement arriver à le prouver il faudra de plus amples recherches.
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/zika-le-virus-menacerait-aussi-le-cerveau-des-adultes_1822531.html?PMSRC_CAMPAIGN=20160819081601_33_nl_nl_lexpress_quotidienne_57b6a3e74c964d815e8b4567&xtor=EPR-181-[20160819081601_33_nl_nl_lexpress_quotidienne_57b6a3e74c964d815e8b4567_001OLI]-20160819-[_0041W2X]-[RB2D106H0014YABA]-20160819061700#PMID={[EMAIL_HASH]}&PMSRC_CAMPAIGN=20160819081601_33_nl_nl_lexpress_quotidienne_57b6a3e74c964d815e8b4567

35 Re: Virus Zika. le Ven 19 Aoû - 9:33

Vanessa.

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Pour le syndrome de Guillain-Barré, voir les explications très simples en vidéo ici :

http://www.allodocteurs.fr/maladies/cerveau-et-neurologie/comprendre-le-syndrome-de-guillain-barre_5928.html





Cordialement.

36 Re: Virus Zika. le Mer 24 Aoû - 16:53

samuel

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les chercheurs prêchent le partage des données
Mots clés : Virus Zika, épidémie
Par figaro iconThomas Delozier - le 22/08/2016
Face à l'épidémie de Zika, les chercheurs militent pour la mise en commun gratuite et rapide des recherches scientifiques.
Mi-aout, les chercheurs Suisses de l'Université de Lausanne ont annoncé, via une tribune dans The Lancet, la création d'un registre international des femmes enceintes exposées à Zika. Leur objectif est de répertorier le maximum de données sur la maladie «pour définir une meilleure stratégie de dépistage et proposer de meilleures stratégies d'accompagnement en cas d'infection», explique les auteurs.
«Cette idée de registre nous est venu quand nous avons réalisé que de nombreuses questions étaient encore en suspens, raconte David Baud. L'étendue des anomalies fœtales et néonatales reste floue et la seule façon d'y répondre est de réunir un grand nombre de cas. Aujourd'hui, les mêmes personnes sont réutilisés dans plusieurs études, il est difficile d'avoir du recul sur la situation globale». Selon les calculs des auteurs, un total de seulement 160 femmes enceintes infectées ont fait l'objet de publications scientifiques, un chiffre largement en dessous du nombre réel de cas.
4 000 praticiens et chercheurs ont déjà été contactés par les scientifiques suisses afin de poser les premières pierres. L'accès en sera bientôt accessible à «tous les groupes de recherches proposant d'étudier une question claire et non-redondante sur le virus Zika», signalent les auteurs.
«Science ouverte»
Pour Simon Cauchemez, responsable de l'unité de modélisation mathématique des maladies infectieuses à l'Institut Pasteur, «cette idée est très intéressante. Maintenant, il faut trouver un moyen d'inciter les chercheurs à partager leurs données. Quand vous passez des mois à les recueillir, vous ne les lâchez pas si facilement. Il faut une contrepartie pour motiver les gens». Selon une étude américaine, un quart des chercheurs ayant partagés leurs données se sont ensuite fait «doubler» par d'autres chercheurs plus rapides. Pour pallier à ce problème, Simon Cauchemez propose de «délivrer automatiquement un statut de co-auteurs aux personnes à l'origine des données utilisées».
Ce registre s'inscrit dans la démarche de «science ouverte» (open science en anglais) qui regroupe l'ensemble des pratiques dédiées au partage d'information scientifique grâce à des outils collaboratifs gratuit. Et les Suisses ne sont pas les seuls à se revendiquer de ce courant. Depuis juin dernier, une équipe américaine publie en direct sur internet les résultats de ses recherches concernant l'effet du virus Zika sur les macaques.
Un système inadapté
Ces projets permettent de contourner le fastidieux système actuel de relecture par les pairs «complètement inadapté en cas d'urgence sanitaire, estime Jean Paul Chretien, épidémiologiste au département sanitaire de l'armée américaine, dans une tribune publié par la revue scientifique en libre-accès PLOS. Entre la soumission d'un article et sa publication, des mois, voire des années, peuvent se dérouler. Ce n'est plus possible. Ouvrir toutes les recherches est la meilleure manière d'accélérer les découvertes et le développement d'outils pour contrer les prochaines épidémies».
Conscient des enjeux sanitaires, les revues s'adaptent petit à petit grâce notamment à «des accords entre organismes qui nous permettent de parler des résultats avant la publication. Seulement s'il y a urgence», explique Simon Cauchemez. Pour les recherches importantes, un «circuit rapide» est également disponible avec à la clé une relecture et une publication en moins d'un mois. «Cependant, tout ça reste marginal», continue le chercheur de l'Institut Pasteur.
Des prépublications en libre-accès
Ces alternatives sont pourtant largement répandues dans d'autres disciplines. Ainsi, Joris van der Hoeven, chercheur en informatique à l'Ecole Polytechnique, partage toutes les prépublications de ces travaux gratuitement sur son blog personnel. Ces versions «avant relecture par les pairs» sont moins abouties que celles publiées dans les revues mais ont l'avantage d'être disponibles beaucoup plus tôt. «La démarche s'est tellement développé en informatique que les revues ont dû céder, explique le chercheur. Ils nous font maintenant signer des clauses qui nous autorisent à donner libre accès aux prépublications. Le CNRS nous encourage même à les réunir sur un serveur dédié, nommé HAL». Car du côté des institutions aussi, le «tout gratuit» se développe. En mai dernier, le Conseil de compétitivité de l'Union Européenne a voté «qu'à partir 2020, tous les publications scientifiques financées par des fonds publics seront disponible en libre accès». Une décision qui «change la vie de la recherche» selon Carlos Moedas, le commissaire européen à la recherche.

37 Re: Virus Zika. le Ven 2 Sep - 9:22

Josué

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Zika : un tiers de l'humanité vit dans des zones à risque
Cette évaluation, publiée dans la revue médicale britannique "The Lancet Infectious Diseases", est la première de ce type sur les risques de transmission de Zika.
Environ 2,6 milliards de personnes sont concernées. Un tiers de l'humanité vit dans des pays où le virus Zika pourrait encore se propager. En tête figurent l'Inde et la Chine, mais également plusieurs pays d'Asie du Sud-Est et d'Afrique. C'est ce qu'indique une étude publiée, vendredi 2 septembre, dans la revue médicale britannique The Lancet Infectious Diseases (en anglais).

Cette évaluation est la première de ce type sur les risques de transmission de Zika, alors que le virus a déjà touché 1,5 million de personnes au Brésil. Les pays les plus concernés sont l'Inde où 1,2 milliard de personnes pourraient être exposées au virus, la Chine (242 millions), l'Indonésie (197 millions), le Nigeria (178 millions), le Pakistan (168 millions) et le Bangladesh (163 millions).

Mais d'autres pays comme le Vietnam, les Philippines, la Thaïlande sont également directement concernés au même titre que plusieurs autres pays africains (République démocratique du Congo, Tanzanie, Soudan).

Le scénario "le plus prudent"

Les chercheurs sont parvenus à ces chiffres en se basant sur une modélisation tenant compte du nombre de voyageurs en provenance des pays d'Amérique touchés, des conditions climatiques, de la densité de la population et de l'efficacité des systèmes de soins.

Mais le docteur Kamran Khan de Toronto, le principal auteur de l'étude, reconnaît que de nombreuses "incertitudes" subsistent. Notamment sur Zika et sa transmission - essentiellement par des moustiques de type Aedes, mais également dans certains cas, par le biais de relations sexuelles. Le chiffre de 2,6 milliards de personnes à risque est basé sur le scénario "le plus prudent" retenu par les chercheurs, à savoir que la zone d'extension du zika est la même que celle de la dengue.

Bénin chez la plupart des gens, le virus est tenu pour responsable de complications neurologiques et surtout de graves anomalies du développement cérébral (microcéphalies) chez des bébés nés de mères infectées (plus de 1 600 bébés nés à ce jour au Brésil).
http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/le-virus-zika/zika-un-tiers-de-l-humanite-vit-dans-des-zones-a-risque_1806163.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20160902-[lestitres-colgauche/titre2]

38 Re: Virus Zika. le Ven 2 Sep - 9:38

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Invité
Les trucs de dingues qu'on peut attraper maintenant quand même...

39 Re: Virus Zika. le Mar 11 Oct - 14:29

Josué

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Rapport
Le virus Zika se transmet par la piqûre de moustiques du genre Aedes, comme Aedes aegypti ou Aedes albopictus (moustique-tigre). Ce moustique peut aussi transmettre la dengue et le chikungunya. Le moustique-tigre est présent dans bon nombre de départements de la métropole, situés pour beaucoup dans le Sud-Est et le Sud-Ouest de la France, mais aussi ailleurs comme dans le Bas-Rhin.
C'est dans ce département que le 30 septembre 2016 a été diagnostiqué un cas suspect de Zika, dans la commune de Schiltigheim, près de Strasbourg. La personne infectée habite un quartier où le moustique-tigre est implanté. Les riverains ont été contactés ; des eaux stagnantes, susceptibles d'abriter des larves de moustiques, ont été supprimées et un traitement adulticide (tuant les moustiques adultes) a été appliqué.
Les femmes enceintes sont menacées par le virus Zika
Jusqu'à présent, la métropole ne connaît que des cas de Zika importés par des voyageurs. On ignore comment le patient alsacien a été contaminé.
L'infection par le virus Zika provoque des symptômes tels que fièvre, éruptions cutanées, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires. Mais la plupart des cas sont asymptomatiques. La maladie est généralement bénigne, mais les femmes enceintes sont menacées en raison du risque de microcéphalie chez les nouveau-nés.

Moustique-tigre : quatre conseils pour se protéger À l'arrivée de l’été, les piqûres de moustiques font leur apparition. Si elles sont en majorité bénignes, celles du moustique-tigre peuvent transmettre des maladies comme par exemple la dengue ou le chikungunya. L’IRD (Institut de recherche pour le développement) nous explique dans cette courte vidéo comment s'en prémunir simplement.
http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/maladie-cas-zika-detecte-schiltigheim-moustique-tigre-present-64672/#xtor=EREC-50-%5BACQ%5D-20161011-%5BACTU-Un-cas-de-Zika-detecte-a-Schiltigheim--ou-le-moustique-tigre-est-present%5D

40 Re: Virus Zika. le Dim 13 Nov - 9:09

Mikael

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L'infection peut avoir des conséquences graves si elle concerne des femmes enceintes qui transmettent le virus à leur enfant. En effet, le lien avec des cas de microcéphalies (une anomalie congénitale dans laquelle le bébé a une tête et donc un cerveau anormalement petits) est avéré. Chez les adultes, le virus Zika est associé au syndrome de Guillain-Barré.
Traitements du Zika
Il n'existe pas de vaccin actuellement disponible contre le virus Zika, ni de traitement spécifique. Les patients peuvent prendre des traitements classiques contre la fièvre et les douleurs. Il est aussi conseillé de se reposer et de bien boire.
Des vaccins sont en cours de développement. Un essai clinique a démarré en 2016 aux États-Unis.

41 Re: Virus Zika. le Ven 3 Fév - 17:46

Josué

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A LA UNE SANTÉ VIRUS ZIKA

Zika. Une seule dose d’un nouveau vaccin protège des animaux (étude)
Un nouveau vaccin expérimental protège durablement des animaux contre le virus Zika, ont indiqué ce jeudi des chercheurs.
Un nouveau vaccin expérimental protège durablement des animaux contre le virus Zika, ont indiqué ce jeudi des chercheurs. | REUTERS
MODIFIÉ LE 02/02/2017 À 19:40 | PUBLIÉ LE 02/02/2017 À 19:40
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Un nouveau vaccin expérimental protège durablement des animaux contre le virus Zika, ont indiqué ce jeudi des chercheurs.

Une seule dose, faible, du vaccin a protégé des souris et des singes exposés au virus Zika, respectivement, cinq mois et cinq semaines après la vaccination, rapportent-ils dans la revue Nature.

« Nous avons observé une immunité protectrice rapide et durable sans événements indésirables », a déclaré l’auteur principal Drew Weissman, professeur à l’Université de l’École de Pennsylvanie de médecine. « Ce candidat vaccin représente une stratégie prometteuse pour la lutte mondiale contre le virus Zika », selon lui.

Ce vaccin, à base de matériel génétique (ARN messager) modifié présente des avantages potentiels, selon les chercheurs. Il s’injecte directement sous la peau (injection intradermique) et est donc facile à administrer. Et, avantage pratique par rapport aux autres vaccins, il ne nécessite qu’une seule dose.

Des essais cliniques chez l’Homme dans un an

D’autres tests sur animaux sont néanmoins nécessaires pour évaluer les effets du vaccin sur les femelles gestantes et les fœtus.

Par ailleurs, selon Drew Weissman, des essais cliniques chez l’Homme pourraient commencer dans un an.L’épidémie de Zika est survenue à grande échelle vers la mi-2015, touchant plusieurs pays d’Amérique du Sud, et principalement le Brésil où plus de 1,5 million de personnes ont été touchées.

Le virus est transmis essentiellement par les moustiques du genre Aedes, mais aussi lors de rapports sexuels.Il provoque généralement des symptômes bénins, de type grippal chez la plupart des gens. Mais les femmes enceintes infectées courent le risque de donner naissance à des bébés atteints de lésions cérébrales sévères, avec souvent une boîte crânienne réduite (microcéphalie).

Une quarantaine de vaccins à l’étude

En raison de ces graves anomalies observées chez des nourrissons, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déclaré que le virus Zika représentait une « urgence de santé publique de portée mondiale » en février l’an dernier. L’OMS avait mis fin à ce statut d’urgence le 18 novembre, proposant une organisation à long terme.

Quelque 70 pays et territoires dans les Amériques, en Afrique, en Asie et dans le Pacifique occidental ont signalé des cas depuis 2015, selon l’OMS.

Une quarantaine de vaccins contre le virus Zika sont à l’étude dont certains sont au stade d’essais cliniques, mais aucun ne sera disponible pour les femmes en âge de procréer avant 2020, a estimé mercredi la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan.


42 Re: Virus Zika. le Ven 7 Juil - 14:03

Josué

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Arrivé en France en 2004, « Aedes albopictus » gagne du terrain. Or ce moustique originaire d’Asie est vecteur de virus potentiellement redoutables.

Ils tournicotent autour de nous, leur bruit agace nos oreilles, leurs piqûres nous irritent… Au mieux, les moustiques gâchent nos étés. Au pire, ces petits vampires se révèlent de véritables meurtriers. En effet, «ce serial killer est responsable de plus de 750.000 morts par an», rappelle Erik Orsenna, auteur d’une Géopolitique du moustique (Fayard) lors d’une conférence organisée à la Cité des sciences à Paris début juin.
Paludisme, dengue, chikungunya, fièvre jaune, Zika, filariose… toutes ces maladies potentiellement redoutables sont transmises par ce minuscule insecte. Plus exactement, par la femelle moustique qui a besoin de sang pour nourrir ses œufs. Mais alors qu’il y a encore quelques années, ces maladies semblaient limitées aux pays du Sud, certaines d’entre elles menacent aujourd’hui l’Europe et la France. La raison? L’implantation depuis 2004 d’Aedes albopictus, le fameux moustique-tigre.
Originaire d’Asie, il a conquis la planète à la vitesse de l’éclair, transporté (ou du moins ses œufs) dans les soutes des avions ou des bateaux, nichés dans de vieux pneus. En France, il a tout d’abord colonisé le sud du pays avant de remonter inexorablement vers le nord. Il est aujourd’hui implanté dans une trentaine de départements«et nous ne savons pas comment le contrer», explique au Figaro Frédéric Simard, directeur de recherche de l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
Un scénario inquiète les pouvoirs publics

Or ce moustique peut inoculer le virus chikungunya, qui provoque des douleurs articulaires aiguës pouvant être invalidantes et persistantes, ou encore la dengue, appelée aussi «grippe tropicale». Aedes albopictus pourrait également transmettre le virus Zika, tristement célèbre pour être responsable de graves anomalies du développement cérébral chez les enfants de femmes contaminées pendant la grossesse. Le vecteur est là. Il lui reste à rencontrer le virus.
«Il suffit d’une personne infectée. Pour cela, il suffit de partir en vacances dans une zone endémique et de se faire piquer par un moustique transportant le virus avant de reprendre l’avion. Comme la personne est “remplie” de virus pendant plusieurs jours, les moustiques français qui vont la piquer vont s’infecter à leur tour et transmettre le microbe», explique Frédéric Simard.
Ce scénario ne relève pas de la science-fiction et inquiète les pouvoirs publics. Car si un virus rencontre une population qui n’y a jamais été exposée (comme c’est le cas en France), l’épidémie menace. C’est ce qui s’est passé à La Réunion avec le chikungunya en 2005-2006: plus de la moitié de la population a alors été touchée, soit 300.000 personnes.
En métropole, les cas de dengues et de chikungunya «autochtones» sont, jusqu’à présent, restés assez limités. Ainsi en 2014, un foyer de 11 cas de chikungunya a été relevé dans l’agglomération de Montpellier. En 2015, ce sont 5 cas de dengues qui ont été décrits du côté de Nîmes. «Lorsque des cas suspects sont signalés par les médecins, des équipes viennent démoustiquer autour des habitations des personnes concernées», explique Frédéric Simard.
« C’est un animal domestique, il ne s’éloigne pas. Si vous n’en élevez pas chez vous, il est possible de s’en débarrasser »
Frédéric Simard, directeur de recherche de l’Institut de recherche pour le développement (IRD)
Car si le moustique-tigre a envahi la planète, une fois implanté, il est assez casanier. «C’est un animal domestique, il ne s’éloigne pas. Si vous n’en élevez pas chez vous, il est possible de s’en débarrasser», insiste le spécialiste. Ce qui signifie d’empêcher qu’il ne pullule autour des habitations. Comment? En enrayant leur reproduction. Les femelles moustiques pondent leurs œufs (jusqu’à 300) à la surface de l’eau ou sur les parois humides de gîtes larvaires. Le moustique-tigre est connu pour aimer les abris construits par l’homme. De très nombreux endroits parfois insoupçonnés peuvent être propices à la ponte. Il faut penser à les éliminer. À l’intérieur des maisons, changer régulièrement l’eau dans les vases, surveiller les égouttoirs à vaisselle. À l’extérieur, nettoyer les gouttières, couvrir les bassins, vider les coupelles de pots de fleurs, faire attention aux objets comme les jouets des enfants ou les vieux pneus.
Il sera en revanche difficile de se protéger des piqûres à moins de vivre en permanence sous une moustiquaire. En effet, contrairement à l’anophèle (qui transmet le paludisme), le moustique-tigre pique plutôt dans la journée. Mieux vaut donc opter pour des vêtements couvrants et amples et utiliser des répulsifs. Si malgré tout vous êtes piqué, il y a de fortes chances que vous vous en rendiez compte. La piqûre du moustique tigre est en effet plutôt douloureuse et spectaculaire.
http://sante.lefigaro.fr/article/alerte-au-moustique-tigre-serial-piqueur-de-l-ete/?utm_source=AM2&utm_medium=email&utm_campaign=Sante

43 Re: Virus Zika. le Lun 11 Sep - 18:41

Josué

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Wolbachia, une superbactérie à l'assaut du virus Zika
Par Camille Van Belle Mis à jour le 06/09/2017 à 12:38 Publié le 06/09/2017 à 12:13
Wolbachia, une superbactérie à l'assaut du virus Zika
La bactérie Wolbachia rend les moustiques résistants au virus et modifie leur mode de reproduction.

Combattre le mal par le mal, c'est en substance la stratégie mise en place pour lutter contre Zika, la dengue et le chikungunya. Ce 29 août, un grand lâcher de moustiques Aedes aegypti a été fait à Rio. Mais pas n'importe lesquels: ceux-là sont infectés par la bactérie Wolbachia, qui les empêche de répandre ces maladies. Ils vont de plus infecter leurs congénères sauvages avec cette bactérie, réduisant la population de moustiques capable de transmettre ces virus.
Ce projet des autorités brésiliennes fait partie du programme australien «Eliminate Dengue», dirigé par l'université australienne de Monash, qui opère entre autres dans le Queensland en Australie, à Medellín en Colombie, ou à Pondichéry en Inde. Les premiers lâchers de moustiques du Brésil ont commencé à Niteroi, dans la banlieue de Rio, en 2014. La fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz) met en application le programme «Eliminate Dengue» au brésil. Elle produit actuellement 1,6 million de ces moustiques chaque semaine, à partir de larves importées d'Australie, et espère atteindre les 3 millions hebdomadaires.
Une bactérie qui limite le développement des virus

Si Wolbachia infecte 60% des espèces d'insectes, elle n'est pas présente naturellement chez Aedes aegypti, le principal vecteur de Zika, de la dengue et du chikungunya. Comment s'est-on donc aperçu de ses effets? Des scientifiques ont d'abord infecté en laboratoire des moustiques de cette espèce en 2009 pour tenter de réduire leur espérance de vie. Il est ensuite apparu que cette bactérie empêchait la transmission de la dengue et du chikungunya, donnant naissance au projet «Eliminate dengue».
Les femelles porteuses de Wolbachia ont un avantage sur les femelles non porteuses
L'effet sur Zika a été démontré dans un article publié en juin 2016 dans Cell Host & Microbe. Dans l'étude, l'équipe a infecté des moustiques porteurs de Wolbachia ou non avec deux souches de Zika qui circulent actuellement au Brésil. Après deux semaines, les moustiques porteurs de Wolbachia avaient moins de virus dans leur corps et dans leur salive que ceux non porteurs de la bactérie. Et surtout, les virus restants dans leur salive n'étaient pas capables d'infecter. Néanmoins, les mécanismes qui permettent cet effet sont encore peu clairs.
Un effet bonus: la bactérie manipule la reproduction de son hôte

Cette bactérie ne se contente pas de rendre les moustiques moins susceptibles de transmettre les maladies. Elle a aussi un effet bonus, grâce à l'impact de Wolbachia sur la reproduction.
Les mâles porteurs entrent en compétitions avec les mâles normaux pour les femelles
Lorsque c'est un mâle qui est porteur de la bactérie, s'il se reproduit avec une femelle non infectée, les oeufs produits n'éclosent pas. Ces mâles entrent en compétitions avec les mâles normaux pour les femelles, ainsi, moins de femelles moustiques donneront des oeufs viables. On réduit ainsi la population d'Aedes aegypti.
En revanche, si c'est une femelle qui est porteuse de Wollbachia, et qu'elle s'accouple avec un mâle, porteur ou non, elle peut produire une progéniture, qui sera porteuse de la bactérie. Ainsi, les femelles porteuses ont un avantage sur les femelles non porteuses: elles peuvent produire des oeufs viables, peu importe avec quel mâle elles se reproduisent. Et en plus elles donnent des petits infectés par Wolbachia. Par conséquent, la population de moustiques porteurs de la bactérie protectrice augmente par rapport à la population classique, réduisant ainsi la propagation des maladies.
La bactérie va favoriser les femelles qu'elle a infectées
Une technique très avantageuse

Ces moustiques ne présentent pas de risque sanitaire pour la population ou l'environnement, assure Fiocruz.
Car les autres moyens de lutte ont atteint leurs limites. Beaucoup de moustiques sont devenus insensibles aux insecticides. De plus, il n'est pas toujours facile de trouver et traiter tous les lieux de reproductions du moustique (zones d'eau stagnantes, un simple pneu ou un pot de fleurs fait l'affaire). Les méthodes de stérilisation des mâles par manipulation génétique ou irradiation afin de réduire ou supprimer cette espèce doivent encore faire leurs preuves.
La technique «Wolbachia» permet donc de contourner ces difficultés. Et ces bactéries n'infectent ni l'être humain ni les autres mammifères, ne présentant donc pas de risque sanitaire pour la population ou l'environnement, assure Fiocruz. En revanche, un des enjeux majeurs de ce projet est de convaincre les populations de l'utilité et de l'innocuité de la libhttp://info.sante.lefigaro
.fr/article/wolbachia-une-superbacterie-a-l-assaut-du-virus-zika/?utm_source=AM2&utm_medium=email&utm_campaign=Santeération de ces moustiques infectés.

44 Re: Virus Zika. le Mer 13 Déc - 13:41

Josué

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[size=33]Zika : comment le virus bloque le développement du cerveau[/size]

  • Par  Anne-Laure Lebrun 



Une équipe de recherche internationale montre que le virus perturbe le développement du cortex après avoir réussi à franchir la barrière protectrice du cerveau.
L’épidémie de Zika déclarée en Amérique du Sud et dans les Caraïbes entre 2015 et 2016 a dévoilé le côté obscur de ce virus. Des milliers d’enfants infectés in utero ont développé une microcéphalie, une malformation irréversible liée à un nombre insuffisant de neurones. Dans Nature Neuroscience , une équipe de recherche internationale décrit pour la première fois le mécanisme responsable de cette anomalie. Ces travaux ont été menés par le Dr Laurent Nguyen de l’Université de Liège (Belgique) et le Professeur Marc Lecuit (Institut Pasteur).
Après avoir traversé la barrière hématoencéphalique, une membrane qui protège le cerveau, Zika infecte les cellules souches neuronales du cerveau des fœtus infectés. Ces cellules ne donnent alors plus naissance aux cellules progénitrices dîtes intermédiaires, dont le rôle est d’amplifier la production de neurones. «Ce phénomène, appelé neurogenèse indirecte, permet la formation du cortex cérébral et l’épaississement de celui-ci. En bloquant ce processus, le virus Zika induit la microcéphalie», explique au Figaro le Pr Marc Lecuit, coauteur de l’étude et responsable de l’unité de biologie des infections à l’Institut Pasteur.
L’étude de fœtus infectés a également permis aux chercheurs de découvrir que l’infection par Zika déclenche la mort précoce des neurones. Ce sont ces deux mécanismes qui expliquent le développement incomplet du cortex et sa taille réduite.
» LIRE AUSSI - Zika: toutes les microcéphalies sont détectables avant la naissance
Mais il serait possible d’enrayer ce phénomène. Cette cascade d’événements serait liée à une voie de signalisation baptisée UPR, que les chercheurs ont réussi à désactiver chez des souris. «Les travaux préalables réalisés au sein de notre laboratoire ont montré que la voie UPR agit comme le chef d’orchestre de la neurogenèse», précise au Figarole Dr Laurent Nguyen, coauteur de l’étude et chercheur en neurosciences à l’Université de Liège (Belgique). Au cours du développement normal du cerveau, les signaux UPR diminuent, ce qui permet aux différentes phases de la neurogenèse de se dérouler. Or l’infection par le virus Zika élève le niveau de l’UPR.
En empêchant l’activation de l’UPR, les chercheurs ont réussi à prévenir la microcéphalie chez des embryons de souris infectés à l’aide de molécules pharmacologiques. Un résultat intéressant pour essayer de trouver de nouvelles pistes de traitement.

Un mécanisme spécifique à Zika


Ce mécanisme semble être spécifique au virus Zika. En effet, le virus du Nil occidental ou le virus de la fièvre jaune - des flavivirus cousins du Zika - n’entraînent pas cette microcéphalie congénitale, bien qu’ils soient capables d’atteindre le cerveau.
Toutefois, il est possible que ces processus soient communs à d’autres virus responsables de microcéphalie comme la rubéole ou le CMV, un virus de la famille des Herpès. «Grâce à la vaccination, l’infection par la rubéole est très rare. Cette terrible malformation est donc très peu observée aujourd’hui. Mais en contrepartie, très peu d’équipes de recherche dans le monde travaillent sur ce virus et les mécanismes induisant la microcéphalie sont peu connus», relève le spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital Necker Enfants-Malades (AP-HP).
Les chercheurs de l’institut Pasteur et de l’université de Liège ont prévu de poursuivre leurs travaux et de comparer les différentes souches du virus Zika afin de déterminer si la souche actuellement en circulation est plus dangereuse pour les fœtus que les anciennes souches africaines ou asiatiques. Ils souhaitent également étudier d’autres virus.

45 Re: Virus Zika. le Lun 30 Avr - 13:42

Josué

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30.04.2018


Cette application veut détecter toutes sortes de maladies avec un simple test de salive

Les fameux "ciseaux à ADN" CRISPR, des chercheurs ont mis au point un test génétique simple et peu coûteux.


  • Par Gregory Rozieres





[size=18]GÉNÉTIQUE - Actuellement, pour savoir si vous êtes atteints du virus Zika, de la dengue, du papillomavirus ou d'une maladie génétique rare, il faut réaliser des examens coûteux en laboratoire. Mais des chercheurs espèrent rendre cela aussi simple qu'un test de grossesse.


C'est en tout cas la promesse de la start-up Mammoth BIosciences, rendue publique ce jeudi 26 avril, rapportent TechCrunch et The Verge. L'idée semble toute simple: il suffirait de déposer un échantillon de salive, d'urine ou de sang sur un petit papier de test de la taille d'une carte de crédit.

En moins d'une demi-heure, certaines zones s'illuminent. L'utilisateur prend en photo l'échantillon avec une application dédiée sur smartphone qui vous précise si vous atteints d'un des virus ou maladies testés.

Pour l'instant, la société a mis au point des prototypes et il y a encore du travail avant d'avoir une solution efficace et sûre. Mammoth Biosciences envisage de commercialiser son test dans les prochaines années, à un prix "accessible et raisonnable", selon Trevor Martin, PDG et chercheur en biologie, interrogé par The Verge.


[/size]

MAMMOTH BIOSCIENCES


Le ciseau à ADN Crispr, futur Google de la génétique ?
Comme beaucoup d'innovations en génétique ces dernières années, ce test a été rendu possible grâce à un outil découvert en 2012: Crispr-Cas9. Ces "ciseaux à ADN", très précis et peu coûteux, permettent de cibler très facilement une séquence d'ADN bien spécifique et de la couper. Voire de la remplacer.
Porcs OGM donneurs d'organes, résurrection de mammouths, destruction des moustiques... Les exemples d'applications possibles de cette petite révolution génétique ne manquent pas. Mais ici, les chercheurs ne veulent pas spécialement modifier l'ADN. Simplement repérer des morceaux bien spécifiques du génome.
Pour Trevor Martin, interrogé par TechCrunch, "Control + F est la partie la plus excitante", de la révolution Crispr. C'est à dire la possibilité de trouver très facilement quelque chose dans la salive ou le sang, comme avec la fonction "rechercher" (CTRL+F) d'un ordinateur. Par exemple, la séquence d'un virus. Ou d'une modification génétique. "Un peu comme Google", estime le fondateur de Mammoth Biosciences.
Des "cas" différents
Crispr-Cas9 est l'assemblage de deux choses bien différentes. La première, Crispr, est une propriété découverte dans certaines bactéries. Pour faire simple, Crispr permet de reconnaître une séquence de bases (les fameux A-C-C-G) au milieu d'un brin d'ADN très facilement. Un peu comme Google, donc.

Les pionniers de cette technologie ont ensuite couplé cela avec une enzyme bien particulière, baptisée "Cas9". Elle a le rôle du ciseau: c'est elle qui va couper l'ADN à l'endroit précis choisi par Crispr.
Mammoth Biosciences utilise de son côté deux autres enzymes, Cas 12 et 13, qui alliées à Crispr, font également des miracles. La première coupe l'ADN, mais également un "gène rapporteur" fluorescent. Quand celui-ci est relâché, il est alors possible de le détecter visuellement. Encore une fois, un peu comme avec un test de grossesse.
Cas 13 fait la même chose, mais en ciblant l'ARN. Similaire à un ADN, mais ne disposant que d'un brin, cet autre composé est présent dans la plupart des organismes et sert notamment à fabriquer les protéines ou à transporter des informations génétiques. De nombreux virus ne sont composés que d'ARN. En mêlant Cas 12 et 13, les chercheurs estiment être capables de "détecter virtuellement tout type d'acide nucléique".

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