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Électrosensibilité, cerveau, handicap

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Josué

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Administrateur
L'électrosensibilité reconnue comme handicap par la justice
Mots clés : Électrosensibilité, cerveau, handicap
Par figaro iconAFP, AP, Reuters Agences - le 25/08/2015
La justice a reconnu pour la première fois en France l'existence d'un handicap grave dû à l'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques.
Passé inaperçu lors de sa publication début juillet, un jugement du Tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse confirme, expertise médicale à l'appui, que Marine Richard, la plaignante, souffre d'un handicap grave dû à l'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques et lui accorde en conséquence le droit à une allocation pour adulte handicapé.
Le jugement transmis mardi à l'AFP par l'association Robin des Toits, qui milite pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil, évoque un syndrome dont «la description des signes cliniques est irréfutable». Il évalue la déficience fonctionnelle de la plaignante à 85% et estime qu'elle ne peut pas travailler. Il lui accorde le droit à une allocation de 800 euros par mois pour trois ans, éventuellement renouvelable.
Recluse en Ariège
«Cette reconnaissance par la justice est une grande première en France», a commenté à l'AFP Etienne Cendrier, porte-parole de Robin des Toits. L'hypersensibilité aux ondes magnétiques n'est pas reconnue officiellement en France comme maladie et fait l'objet de controverses entre experts. Elle se traduit par des maux de tête, picotements, troubles du sommeil, des symptômes divers, transitoires et communs à de nombreuses affections. Ceux qui se déclarent «hypersensibles» citent souvent les antennes-relais, portables, téléphones sans fil ou wifi comme causes directes de leurs maux.
«C'est une percée», a déclaré Marine Richard, 39 ans qui vit dans la précarité. Cette ancienne dramaturge et réalisatrice de documentaires radio de Marseille vit aujourd'hui de l'aide de sa famille, recluse dans les montagnes de l'Ariège en raison de ses troubles, dans une ancienne grange retapée, sans électricité ni route, avec l'eau d'une source et deux mètres de neige en hiver. «On est obligé de se désocialiser et du coup on n'apparaît plus dans l'espace public», confie-t-elle à l'AFP. Marine Richard dit avoir contracté plus de 50.000 euros de frais et estime que l'allocation promise «ne couvre même pas (ses) traitements».
Pas de critères diagnostiques clairs
L'avocate de Mme Richard, Alice Terrasse, dit ne pas avoir trouvé de jurisprudence sur le sujet, ce qui semble confirmer que le jugement de Toulouse constitue bien une première en France. Cette victoire pourrait faire jurisprudence car «des milliers de personnes» sont concernées mais n'ont pas saisi les tribunaux jusqu'à aujourd'hui, dit-elle. En 2014, un homme souffrant d'électrosensibilité s'est vu accorder par l'administration une aide financière dans l'Essonne, mais il s'agissait d'un accord à l'amiable et non d'une décision de justice.
«Il faut créer des endroits préservés car il y a des milliers de personnes qui ne savent pas où se mettre», plaide Marine Richard. Une loi de janvier dernier ne prévoit qu'un rapport début 2016 sur l'hypersensibilité aux ondes magnétiques, déplore Etienne Cendrier.
Le phénomène serait plus répandu qu'on ne le croit, affirme Marine Richard, citant une autre association militante, Next-up, qui a recensé jusqu'à 70.000 cas de personnes électrosensibles à des niveaux variables en France.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu en 2005 que l'électrosensibilité était «caractérisée par divers symptômes non spécifiques qui diffèrent d'un individu à l'autre» et «ont une réalité certaine et peuvent être de gravité très variable». Mais il n'existe ni critères diagnostiques clairs, ni base scientifique permettant de relier les symptômes à une exposition aux champs électromagnétiques, ajoute l'étude de l'OMS.
LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:
Le Parlement vote une loi encadrant l'exposition aux ondes électromagnétiques
Première indemnisation pour électrosensibilité
Le calvaire quotidien d'une allergique aux ondes
Par figaro iconAFP, AP, Reuters Agences

Josué

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Administrateur
Ce que l'on sait sur l'électrosensibilité
Mots clés : Électrosensibilité, Champs magnétiques, Téléphones portables
Par figaro iconPauline Fréour - le 26/08/2015
Une Française attribuant son invalidité aux champs électromagnétiques s'est vue accorder une allocation de handicap. Pour autant, il ne s'agit pas encore d'une reconnaissance de l'électrosensibilité comme pathologie.
Mardi, un tribunal de Toulouse a décidé le versement d'une allocation de handicap à une femme disant souffrir d'électrosensibilité. S'il ne s'agit pas d'une reconnaissance directe de ce syndrome controversé, c'est la première fois qu'un malade revendiquant cette forme de souffrance voit son invalidité prise en charge. L'hypersensibilité aux champs électromagnétiques résiste encore largement à la science, au point que sa réalité même est encore débattue. Le Figaro fait le point sur l'état des connaissances.
• De quelles ondes parle-t-on?
Les études sur l'électrosensibilité portent sur l'impact sanitaire possible des champs électromagnétiques. On distingue:
-Les champs à basse ou extrêmement basse fréquences, émis par les lignes de transport et de distribution d'électricité, et tout appareil fonctionnant à l'électricité.
- les champs de hautes à extrêmement hautes fréquences tels que ceux utilisés en téléphonie mobile, en télévision et radiodiffusion FM, en radar et communication satellitaire ou dans les fours à micro-ondes.
A noter: l'intensité de ces champs diminue très rapidement à mesure que l'on s'éloigne de la source.
• Ces champs électromagnétiques présentent-ils des risques avérés pour la santé?
Les scientifiques reconnaissent qu'une exposition aiguë de forte intensité à des champs électriques et magnétiques a des effets néfastes sur la vision et le système nerveux.
Mais ce niveau d'exposition n'est pas celui de la population générale au quotidien. Sur ce point, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé en 2002 les champs d'extrêmement basses fréquences comme «cancérogènes possibles pour l'homme» sur la base d'études de population montrant un risque accru de leucémie chez les enfants (notamment avant 5 ans) exposés à des champs électromagnétiques d'une puissance relativement élevée (de plus de plus de 0,3 à 0,4 µT sur 24 heures). Cela concernait notamment les riverains immédiats des lignes électriques à haute ou très haute tension, dans un rayon de 50 mètres, selon l'Institut national de veille sanitaire. Le niveau de preuve scientifique actuel est encore insuffisant toutefois pour faire état d'un risque cancérigène certain, ou même probable: on est dans l'ordre du «peut-être».
En 2013, le Circ a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences (des téléphones mobiles) dans cette même catégorie de risque. L'Anses précise qu'il concerne les utilisateurs intensifs ayant cumulé plus de 1640 heures d'exposition d'usage du téléphone portable à l'oreille. Là encore, le niveau de preuve scientifique ne permet pas d'être plus affirmatif qu'un peut-être.
Dans un rapport publié en 2010, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (alors Afsset) notait enfin que «l'hypothèse de l'implication de ces champs dans des pathologies neurodégénératives (Alzheimer et sclérose latérale amyotrophique) a été rapportée, notamment dans une méta analyse traitant des expositions professionnelles» et ne peut être écartée».
• Qu'est-ce que le syndrome d'électrosensibilité?
L'électrosensibilité, aussi appelée intolérance environnementale idiopathique aux champs électromagnétiques, est revendiquée par des personnes qui souffrent d'un ensemble de symptômes variables comme des maux de tête, de la fatigue, des rougeurs cutanées, des troubles du sommeil, des palpitations cardiaques ou encore des troubles de la concentration.

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La souffrance de ces personnes n'est pas niée mais son origine reste incertaine. A ce jour, les multiples études conduites par la communauté scientifique n'ont pas permis d'identifier un lien de cause à effet avec une exposition à ces champs électromagnétiques. Ce qui ne facilite pas leur prise en charge par les médecins, reconnaît l'Institut de veille sanitaire. «L'établissement d'un diagnostic est confronté aujourd'hui à des difficultés majeures: il n'existe pas de groupement de symptômes spécifiques [et] aucun élément clinique ni examen complémentaire ne permet de poser ou de confirmer un diagnostic, d'expliquer le mécanisme de développement des symptômes et de les relier à une exposition aux champs électromagnétiques. Ainsi, le seul critère de définition d'un cas d'intolérance environnementale idiopathique est à ce jour l'attribution à une exposition à des champs électromagnétiques par le patient lui-même, des symptômes qu'il ressent», lit-on dans une note de position de l'InVS.
«La première difficulté que rencontrent les chercheurs, c'est que les symptômes attribués aux champs électriques sont très hétérogènes et souvent rencontrés en population générale», confirme le Pr Gabrielle Scantamburlo (unité de psychoneuroendocrinologie, CHU de Liège), auteur de «Champs électriques et magnétiques 50 Hz et santé: quel message au grand public?» (Revue médicale de Liège, 2015)
L'autre obstacle est l'absence de lésion somatique (biologique) identifiée comme étant causée par l'exposition électromagnétique. La question de l'origine de ces symptômes reste donc ouverte. «On n'écarte pas la possibilité d'une causalité, mais elle n'est pas identifiée. C'est pour cela que les études, déjà nombreuses, doivent continuer», explique le Pr Scantamburlo.
Pour acquérir une certitude, il faudrait pouvoir reproduire ce syndrome chez l'homme ou au moins chez l'animal dans un cadre expérimental. «Les nombreuses recherches sur l'hypersensibilité électromagnétique ont pâti, jusqu'à il y a peu, d'une approche inadaptée de symptômes subjectifs (qui constituent l'essentiel de cette situation clinique), estime l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans un rapport en 2013. Des progrès ont néanmoins été réalisés avec la quantification de ces symptômes et leur regroupement en composantes. L'harmonisation des méthodes utilisées laisse espérer un meilleur diagnostic», positive l'agence, qui livrera début 2016 les conclusions d'un vaste rapport sur les radiofréquences.
• Que conseiller aux personnes qui se pensent concernées?
«Dans notre unité au CHU de Liège, nous leur recommandons d'aller voir leur médecin traitant, afin de réaliser un examen médical complet destiné à identifier toute pathologie qui pourrait être responsable des symptômes. Si ce n'est pas le cas, nous préconisons une évaluation psychologique axée sur leurs conditions de vie et leur stress. Des mesures de la radiofréquence sur site (chez eux ou à leur travail) sont aussi parfois réalisées», explique le Pr Scantamburlo, soulignant qu'il est important d'écouter ces personnes «en grande souffrance et parfois marginalisées».
LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:
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