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Où sont les femmes ?

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1 Où sont les femmes ? le Mer 13 Mai - 17:58

Josué

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Administrateur
Où sont les femmes ?
Virginie Larousse - publié le 06/05/2015

© wikistrike

La photographie de l’événement a de quoi laisser perplexe. L’université islamique de Qassim (Arabie saoudite) a organisé, il y a quelque temps, une conférence sur « la place des femmes dans la société ». Excellente idée, quand on sait les chantiers à mener pour favoriser l’émancipation des femmes dans ce pays où elles n’ont même pas le droit de conduire. Sauf qu’aucune femme n’a été autorisée à y assister, et encore moins à prendre part aux débats. Sur la photo souvenir de la conférence, donc, un parterre d’hommes vêtus d’une tunique blanche et coiffés du traditionnel keffieh. On aurait presque envie de rire, si le sujet n’était pas aussi grave.

D’où vient cette vision rétrograde de la femme dans le royaume wahhabite ? Pas vraiment de l’islam – du moins, apparemment pas de l’islam des origines, de celui prêché par Mahomet. Le Prophète de l’islam aimait les femmes. Il les tenait en estime. C’est ainsi qu’il avait désigné une femme, Umm Waraqa, pour conduire la prière dans un quartier de Médine, et qu’il invitait ses compagnons à s’instruire auprès de son épouse Aïcha. De là à dire que Mahomet était un féministe, il y a un pas que je me garderai de franchir : ce qualificatif serait anachronique pour une époque aussi lointaine – le VIIe siècle – et une culture aussi éloignée de la nôtre. Si le Coran porte la marque d’une indéniable volonté d’améliorer le sort des femmes – avec la possibilité donnée aux femmes d’hériter, de divorcer… –, le livre sacré de l’islam contient également des versets nettement moins avant-gardistes, à commencer par celui qui autorise les hommes à frapper leur épouse.

Cependant, force est de constater que les grandes traditions religieuses, y compris le bouddhisme tibétain, tiennent systématiquement les femmes en position d’infériorité… Je ne pense donc pas que le sort peu enviable réservé à la gent féminine dans de nombreux pays musulmans soit imputable à l’islam en tant que tel. Il reste qu’une étude réalisée par le Forum économique mondial sur l’égalité des sexes dans le monde montre qu’en 2014, les quinze derniers pays du classement ont tous l’islam pour religion majoritaire. Pourquoi ce problème est-il si prégnant en terre d’islam ? Sans doute en grande partie à cause du refus farouche de lire le texte sacré de manière distanciée. Car c’est bien une telle lecture, dans la tradition judéo-chrétienne, qui a permis aux femmes de gagner leur autonomie, même si la situation n’y est pas encore parfaite.

Heureusement, toutes les musulmanes ne vivent pas en Arabie saoudite, et l’obscurantisme n’est pas une fatalité. Certains pays musulmans – en particulier la Tunisie et le Maroc – ont enregistré d’indéniables avancées en matière de droits des femmes, et de plus en plus d’initiatives fleurissent, y compris de la part des hommes. En mars dernier, des hommes afghans ont ainsi défilé en burqa dans les rues de Kaboul, en signe de solidarité pour celles à qui l’on impose ce vêtement. Preuve que la femme peut encore croire en l’homme. |
http://www.lemondedesreligions.fr/mensuel/2015/71/ou-sont-les-femmes-06-05-2015-4642_215.php

2 Re: Où sont les femmes ? le Mer 13 Mai - 20:12

samuel

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Administrateur
Un sujet sur la condition de femmes ou les femmes sont absentes c'est un comble.

3 Re: Où sont les femmes ? le Dim 1 Mai - 14:37

Yacoub

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Shocked
C'est banal en terre d'islam

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

4 Re: Où sont les femmes ? le Ven 3 Juin - 11:37

Josué

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Administrateur
Femmes européennes, tremblez : votre avenir n’est pas rose !
AUJOURD'HUI

Entre 30 et 85 tribunaux islamiques existent et rendent la justice sur le sol britannique en parallèle des tribunaux légaux.

Emmanuelle Frankl
Juriste

Diplômée en psychologie, membre d’associations caritatives et de défense animale


Selon Le Figaro du 27 mai dernier, entre 30 et 85 tribunaux islamiques (ou « conseils de la charia ») existent et rendent la justice sur le sol britannique en parallèle des tribunaux légaux. Ce n’est pas nouveau, plusieurs journaux français s’en sont déjà fait l’écho.

Les autorités britanniques n’en sont pas choquées outre mesure, au nom de la tradition communautariste, allant même jusqu’à en reconnaître le « rôle positif ». Toutefois, elles commencent à s’inquiéter des « discriminations » dont seraient victimes les femmes au nom de la loi islamique, en matière de droit civil, au cours des mariages, divorces ou successions, et ont diligenté une enquête dont les résultats seront connus l’année prochaine.

« Discrimination » est un doux euphémisme pour la régression immense des droits de l’homme qu’elle cache au nom d’une religion importée : mariages forcés contre le gré de filles, jeunes filles ou femmes, divorces contraints ou impossibles au désavantage de la femme, polygynie, polygamie… bientôt les punitions corporelles ?

On nous a expliqué qu’il ne fallait pas faire d’amalgame, que l’islam n’était pas l’islamisme et qu’il existait un islam modéré totalement inoffensif qui pourrait prendre sa place à côté des chrétiens et des juifs, dans le plus grand respect de nos démocraties européennes, avec une effusion toute œcuménique.

Force est de constater que la religion musulmane connaît actuellement beaucoup d’interprétations qui sèment la confusion dans les esprits et, en premier lieu, ceux des musulmans. Cependant, les tribunaux islamiques britanniques étant admis par tous, l’islam, « c’est aussi ça ». Fini les discours : l’islam modéré montre son vrai visage, du moins l’islam pratiqué au Royaume-Uni.

Qu’en est-il de l’islam pratiqué en France ? Tareq Oubrou, imam modéré, donnait une conférence à Bordeaux mercredi dernier, et était interrogé à propos de l’égalité homme/femme dans l’islam.

Selon lui, dans le Coran, la femme est l’égale de l’homme parce que homme et femme auraient été créés en même temps et pas l’un après l’autre, ni l’un issu de l’autre, comme dans la Bible. Et aussi parce que la femme ne serait pas vue en tant que pécheresse dans le Coran, contrairement à la Bible.

Bref, les chrétiens en prennent pour leur grade. Ce genre de discours venant d’un homme au demeurant fort sympathique, plein d’humour et, sésame suprême, menacé par l’État islamique, donc forcément modéré et fréquentable, nous rassure sur l’islam. À tort.

Car pendant ce temps, le risque de son emprise sur nos sociétés augmente, et il n’est plus si délirant d’imaginer qu’un jour, en France, la loi ne soit plus rendue au nom du peuple français, comme auparavant au nom du roi de France, mais au nom d’Allah.

L’islamisation ne serait donc pas qu’un fantasme ou un délire d’une extrême droite islamophobe ?

Le méchant groupuscule PEGIDA pourrait-il avoir raison ?

Femmes européennes, tremblez : votre avenir n’est pas rose !
http://www.bvoltaire.fr/emmanuellefrankl/femmes-europeennes-tremblez-votre-avenir-nest-pas-rose,259858?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=ccd1aa8b3e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-ccd1aa8b3e-30360701&mc_cid=ccd1aa8b3e&mc_eid=926cfea9c8

5 Re: Où sont les femmes ? le Ven 3 Juin - 17:22

Josué

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Administrateur
Elle est prête à lancer une enquête pour déterminer si les cours islamiques qui fonctionnent au Royaume-Uni contreviennent de manière « discriminatoire » aux principes de l’égalité de genre et des droits des femmes. Mais Theresa May, ministre de l’Intérieur, a tenu à déclarer dans ce contexte que « nombre de Britanniques de religions différentes suivent des pratiques et des codes religieux, tirant un grand profit de la direction morale qu’ils offrent ». Autrement dit, l’existence de tribunaux communautaires appliquant la charia est considérée par elle comme bénéfique pour les musulmans de Grande-Bretagne.

L’enquête indépendante qu’elle lance à la suite d’une enquête universitaire qui a mis en évidence les pratiques non conformes au droit britannique de ces tribunaux parallèles, sera menée par deux imams « de premier plan », aux côtés d’un ancien juge de haute cour, d’une avocate spécialisée en droit familial, d’un avocat musulman et d’une intervenante régulière dans une émission spirituelle à la radio publique, le Pr Mona Siddiqui. Cette dernière, musulmane et experte en théologie islamique, présidera la commission d’enquête.


La charia : d’un grand profit spirituel pour les musulmans britanniques ?


Pour évaluer les tribunaux islamiques, les pouvoirs publics du Royaume-Uni en appellent donc principalement à des musulmans, chargés de dire si oui ou non la charia est « abusivement » utilisée au service de pratiques discriminatoires à l’égard des femmes.

La baronne Cox, connue pour sa dénonciation des tribunaux islamiques qui, sans être officiellement reconnus, existent et fonctionnent aux yeux de tous au Royaume-Uni, a dénoncé l’initiative en déclarant que l’enquête allait simplement distraire l’attention de l’urgence, qui est de s’attaquer à la « discrimination ». « La réserve que je formule, c’est que l’enquête n’ira pas à la racine du problème. De nombreuses femmes musulmanes disent que les hommes de leur communauté se moquent de cette proposition d’enquête, il leur suffira d’opérer de manière clandestine, de telle sorte qu’il faudrait que l’enquête soit extrêmement serrée », a-t-elle noté.

C’est mal parti, dans la mesure où, comme le dit la baronne, elle part du principe que les problèmes liés à l’existence des tribunaux islamiques résulteraient d’un emploi « abusif » de la charia plutôt que de s’intéresser au contenu de la loi islamique. Il ne s’agit pas de dénoncer les prescriptions de jeûne ou de prière, assure-t-elle. « Mais les aspects qui justifient l’inquiétude – comme le fait pour un homme de pouvoir divorcer de sa femme en disant “je te répudie” trois fois – sont inhérents à la charia, comme l’est le droit de “châtier” les femmes, ou la polygamie. Je ne crois pas que ces choses relèvent d’une distorsion de la charia. Ce sont des aspects de la charia qui sont inacceptables », a-t-elle noté.


Les tribunaux islamiques du Royaume-Uni sous le coup d’une enquête


Un spécialiste de droit familial, Kaleel Anwar, affirme au contraire que la charia est fondée sur « l’égalité totale et l’équité pour tous ». Son communiqué assure que « dans cette affaire, ce n’est pas la loi qui est en cause – la loi n’a quasiment rien à voir avec tout cela ».

L’affaire des tribunaux islamiques au Royaume-Uni met en évidence les limites et même les dangers d’une approche laïque, ou plutôt laïciste et donc relativiste de la question. Si, comme la perspective maçonnique l’affirme, toutes les religions se valent et que l’on se contente de vérifier leur conformité avec la loi civile, on proclame de fait la supériorité de la loi civile sur toute loi morale, indépendamment de tout jugement de valeur ou de considération pour la vérité.

Elle apporte aussi une nouvelle preuve de l’ignorance, réelle ou feinte, des autorités publiques quant à la nature totalitaire de l’islam où spirituel et temporel ne sont pas distingués et où la religion régit tous les aspects mêmes les plus anodins de la vie.


Theresa May, ministre de l’intérieur, joue le jeu du relativisme


Le risque n’est pas négligeable de voir à terme tout tribunal religieux dénoncé comme « discriminatoire » par nature. Et notamment, bien sûr, les tribunaux canoniques qui régissent les fidèles catholiques sous l’empire des lois de l’Eglise, notamment en ce qui concerne le mariage, dont la définition, les caractéristiques et même la nature sont aujourd’hui niées par les lois civiles dans tant de pays.

Si le catholique dans un pays doté d’une mauvaise législation peut à titre personnel vivre comme si celle-ci n’existait pas – tant qu’il n’est pas obligé, par exemple, à participer à un avortement ou à subir un divorce civil dont il le veut pas –, il reste important pour lui de pouvoir s’en remettre à une juridiction d’Eglise pour nombre de problèmes qui peuvent surgir. Il ne faudrait pas que les tribunaux ecclésiastiques soient frappés du même opprobre que ceux de la charia. La vraie question est de savoir si la charia est conforme à la vérité et à la justice. Question que nos sociétés sécularisées s’interdisent de poser, puisque la vérité et la justice cèdent le pas devant la « volonté générale ».


Anne Dolhein

6 Re: Où sont les femmes ? le Sam 4 Juin - 8:28

Mikael

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Ses tribunaux ont il le droit de couper la main d'un voleur selon ce que préconise la charia ?

7 Re: Où sont les femmes ? le Ven 28 Juil - 18:07

Josué

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Administrateur
L'Algérie entre pudeur, morale et tradition

Il faut savoir qu'en Algérie, juridiquement rien n'oblige une femme à se couvrir et traditionnellement à la plage. Jusqu'aux années 1990, la mixité et les maillots de bain étaient la règle sur les plages d'Algérie. La baignade habillée était l'exception le long de ses 1 600 kilomètres de côtes, selon l'AFP. Néanmoins, depuis les années 1990, et la pression islamiste qui a exigé que les femmes portent le hijab, les habitudes ont changé. Et les Algériennes ont fini par céder, petit à petit, souvent sans conviction, mais pour ne plus être harcelées. Aujourd'hui, elles ont le choix entre : djellabas, maillots de bain, bikinis et burkinis. Mais c'est bien le burkini qui semble avoir conquis ses lettres de noblesse. Là-bas, ce costume de bain islamique qui couvre la femme de la tête aux pieds est devenu la « tendance » générale. Créé par un styliste turc en 2007, ce justaucorps en lycra assorti d'un pantalon, d'une petite robe et d'une cagoule recouvrant la tête et le cou connaît un succès retentissant en Algérie.

Quelle place pour le corps féminin ?
Évidemment , la question des vêtements de plage des Algériennes est loin d'être nouvelle. Elle n'est que l'illustration du profond malaise qui traverse la société algérienne. Pour les défenseurs du burkini, il apparaît clairement que « depuis l'apparition de ce vêtement de plage, les femmes voilées ne sont plus obligées de renoncer à la baignade ». À l'inverse, dans les milieux féministes, on dénonce une « aliénation de conscience » : les femmes pensent que leur liberté consiste à se baigner en burkini, alors qu'elles sont prisonnières des schémas que leur impose la société. Le costume de bain, instrument d'une négociation entre la femme et la société. « En fait, la lutte de pouvoir que se livrent le burkini et le bikini ne doit pas être traitée de manière aussi binaire. Au lieu de se livrer à un débat idéologique qui ne fait que convaincre chaque camp de la supériorité de son opinion, il est important de comprendre que la tenue de plage traduit le rapport de la société algérienne au corps des femmes », analyse le journal Algérie-Focus , dans un article paru en 2014. « La question qui se pose ici est celle de la présence du corps féminin dans l'espace public », expliquait Fatima Oussedik, sociologue et professeur à l'université d'Alger citée par le Algérie-Focus. Une question brûlante d'actualité.
http://afrique.lepoint.fr/actualites/algerie-les-secrets-d-une-campagne-pro-bikini-27-07-2017-2146299_2365.php

8 Re: Où sont les femmes ? le Mer 16 Aoû - 14:58

Yacoub

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En terre d'islam, la femme est awra de la tête jusqu'au pied tandis que l'homme n'est awra que du nombril au genou.

Ce qui explique que la femme ne doit pas montrer ses cheveux alors que l'homme peut.

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

9 Re: Où sont les femmes ? le Mer 16 Aoû - 15:53

Josué

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Administrateur
Yacoub a écrit:En terre d'islam, la femme est awra de la tête jusqu'au pied tandis que l'homme n'est awra que du nombril au genou.

Ce qui explique que la femme ne doit pas montrer ses cheveux alors que l'homme peut.
Et que veut dire exactement ce mot ?

10 Re: Où sont les femmes ? le Mer 16 Aoû - 20:23

Marmhonie

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MODERATEUR
MODERATEUR
Vous ne connaissez strictement rien à l'Islam. Je l'avais déjà remarqué chez les témoins de Jéhovah et leurs brochures complètement à côté du sujet.

Ce livret était bien, sauf pour l'Islam où rien n'en était dit, par peur peut-être ?


J'ai vu une video sur JW.ORG qui au passage fait passer les cathos pour des assassins, mais strictement rien sur l'Islam. Il est vrai que si vous aviez mis un imam en place d'un curé, vous vous faisiez égorger de suite. Tandis que les cathos ont bon dos.

11 Re: Où sont les femmes ? le Jeu 17 Aoû - 17:53

samuel

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Administrateur
Le livre que tu cites existe depuis pas mal de temps et ne fait qu'un simple tour d'horizon sur les grandes religions .
Il n'a pas plus partialité sur l'une ou l'autre des religions cités dans ce livre.

12 Re: Où sont les femmes ? le Lun 21 Aoû - 14:45

papy

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L'abus en ligne lancé aux femmes musulmanes de la Malaisie
21 août 2017
De la section Asie Partagez ceci avec Facebook Partagez ceci avec Twitter Partagez ceci avec Messenger Partagez ceci avec Email Partager
Les membres du parti au pouvoir United Malays National Organization (UMNO) posent pour les photographies avant la cérémonie d'ouverture du congrès annuel du parti à Kuala Lumpur le 1er décembre 2016.Image copyright AFP
Lorsqu'une fille de Malaisie de 15 ans a exprimé son rêve de devenir la première femme Premier ministre du pays sur Twitter au début de cette année, elle a été abusée en ligne pour ne pas avoir enfilé le hijab. Surekha Ragavan demande si les femmes musulmanes malaises rencontrent plus de rage sur les réseaux sociaux.
Ce n'est pas un secret que les femmes partout dans le monde sont vulnérables aux abus en ligne. En Malaisie, les femmes de toutes les races sont victimes d'abus, mais les militants affirment que les femmes musulmanes sont particulièrement ciblées en raison de certaines attentes sociétales.
"Nous voyons une tendance où les femmes musulmanes [particulièrement les Malais-Musulmans] sont ciblées d'une manière différente, en particulier quand il s'agit de la façon dont elles se présentent", a déclaré Juana Jaafar, une avocate des droits de la femme qui a suivi le cas des 15 ans -vieille fille. Mme Jaafar dit que les attaques sont devenues si brutales pour la jeune fille, elle a dû supprimer son compte et chercher de l'aide hors ligne.
"Certes, si vous avez un nom malais, vous devenez immédiatement visible."
Alors, qu'est-ce qui pourrait être unique en jeu ici? Bien, dans de nombreuses communautés conservatrices ici, la culture "jaga tepi kain", ou la culture de l'esprit des affaires de votre voisin, est monnaie courante.
Cette idée de «faire circuler son linge sale dans le public» a visiblement infiltré dans les espaces en ligne, encouragée en partie par des sites de tabloïds et de potins de langue malais en plein essor.
Mais c'est plus une question culturelle que religieuse. Mme Jaafar a déclaré: "La religion n'incitait pas le comportement [" jaga tepi kain "]. Il y a des hadiths qui parlent de respect de la vie privée".
«Ils trouveraient des défauts sur mon corps»
"Ces choses se produisent à l'échelle mondiale, mais elles viennent avec une couche supplémentaire [en Malaisie], un sens de la justification morale qui se fonde sur des interprétations assez étroites de la religion", explique le Dr Alicia Izharuddin, conférencière senior en études de genre à Universiti de Malaya.
Une fille musulmane malaisienne se trouve dans un champ ouvert à la Place de l'Indépendance à Kuala Lumpur le 28 juin 2017.Image copyright AFP
"Les gens utilisent l'anonymat sur les médias sociaux comme moyen de justifier le discours de haine et la cyberintimidation".
À mesure que de plus en plus de jeunes femmes malaisiennes se tournent vers les médias sociaux - en particulier Twitter - pour parler des problèmes des femmes, ces cas de harcèlement sont également devenus plus fréquents.
Maryam Lee, un utilisateur de Twitter de 25 ans qui a récemment décidé d'arrêter de porter son hijab, a été frappée par une attaque d'abus. Ses notifications ont fait des recherches pendant des jours et elle menaçait sa sécurité physique.
"Ce n'est pas seulement des personnes qui ne plaisent pas à votre vision, mais aussi des gens qui font bouger toute votre existence, votre estime de soi", dit-elle.
Bien qu'elle ait été victime d'une violence en ligne, Mme Lee dit que l'abus s'est intensifié lorsqu'elle a identifié publiquement une féministe.
"Lorsque vous donnez un langage à un [mouvement] qui interroge le statu quo, ils deviennent beaucoup plus instables", ajoute-t-elle.
«Le corps féminin est un champ de bataille»
Dans d'autres cas, le fait de porter trop de maquillage et de vêtements trop serrés ou d'être gras sont des «crimes» qui rendent les femmes sensibles à la violence sexiste.
Dyana Sofya, membre du comité exécutif du parti de la jeunesse socialiste DAP de centre gauche, n'est pas étrangère à faire des nouvelles sur les sites de commères locaux qui ont dénigré ses vêtements et son apparence, quelque chose dont elle dit que ses homologues masculins ne sont pas confrontés.
"Le corps féminin est un champ de bataille constant pour que les hommes puissent discuter [environ]. Une femme peut être couverte de la tête aux pieds, mais quelqu'un se plaignera toujours que la couverture n'est pas suffisamment large ou assez longue", at-elle déclaré dans un courriel.
Dyana SofyaImage copyright MOOREYAMEEN MOHAMAD
Légende de l'image
Dyana Sofya
Dans un autre cas, l'utilisateur de Twitter Nalisa Alia Amin a été victime de ses points de vue anti-patriarcaux et pro-LGBT, ainsi que pour avoir refusé de se conformer à l'image largement acceptée d'une «femme musulmane idéale en Malaisie».
"Les gens qui ne pouvaient pas supporter mes points de vue ont attaqué mes apparences, en particulier mon corps depuis que je suis du côté gracieux", dit-elle.
Les utilisateurs zoomeraient dans l'hyper pigmentation sur ses cuisses et allongerait ces captures d'écran dans les médias sociaux, ou publierait ses photos à côté d'un animal pour comparaison.
La plupart des femmes disent que ce sont surtout les hommes musulmans qui lancent l'abus en ligne.
Nalisa Alia AminImage copyright NALISA ALIA AMIN
Légende de l'
image Les opinions de Nalisa ont exprimé la haine gagnée en ligne
Dans ces cas, les victimes se retrouvent physiquement indemnes, la violence en ligne peut porter atteinte à la santé mentale.
Dans le cas de l'utilisateur de Twitter et de Instagram Arlina Arshad, elle a avoué que l'abus qu'elle a reçu en raison de son poids a conduit à des pensées de suicide.
Pire encore, ses messages suicidaires - qu'elle a rendus public - ont été récompensés par des coups violents d'ennemis qui l'accusent d'être un «chercheur d'attention» accompagné de commentaires tels que «kalau tikam trok lepas lemak» traduisant «même si poignardé, vous Ne pouvait pas dépasser ses graisses ".
http://www.bbc.com/news/world-asia-40337326

13 Re: Où sont les femmes ? le Lun 21 Aoû - 17:39

Marmhonie

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Les musulmans européens gardent l'omerta islamique sur leur terrorisme, et vous vous souciez que dans leurs pays leurs femmes soient voilées ou violées ?

Je demandais à une musulmane complètement voilée en caisse dans un magasin si elle respectait l'interdiction du voile total. "À moi ma religion, à toi la tienne. Ici je suis chez moi." Et comme je lui rappelais les massacres dans tous les pays musulmans, "n'allez pas chez nous et vous serez tranquille".
Sauf que non, nous ne sommes plus tranquilles dans nos démocraties.

J'en parlais à mon médecin spécialiste qui me dit :
- Quand je vois une femmes voilée entrer dans la salle d'attente, dehors ! Je me fais parfois insulter, traîté de raciste, ce qui est ringuard, je suis chez moi et j'entends qu'on me respecte. Les politiques sont trop bienveillants devant nos droits, avec l'Islam en France et ça suffit."


Cet état des lieux est désolant. Pour vivre heureux, vivons cachés.

14 Re: Où sont les femmes ? le Mar 22 Aoû - 8:28

samuel

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Ses femmes subissent la pression de leur entourage.

15 Re: Où sont les femmes ? le Mar 22 Aoû - 9:50

Marmhonie

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Le mahométisme est une hérésie juive ébionite, les plus vieux corans au monde ne sont pas en arabe, majoritairement en syriaque et hébreu avec des phonétisation arabes du grec.

Cette dérive sectaire se combat entre les diverses louvances depuis 1300 ans, avec un état d'esprit typique de la barbarie sauvage et cruelle.

16 Re: Où sont les femmes ? le Mar 29 Aoû - 10:43

Josué

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Administrateur
Al-Azhar condamne les propositions tunisiennes sur l’égalité des sexes en matière d’héritage
Salomé Parent, le 25/08/2017 à 17h04 Envoyer par email
Dimanche 13 août, le président Béji Caïd Essebsi a annoncé vouloir mettre fin à l’inégalité entre les femmes et les hommes au moment de l’héritage.
Des paroles qualifiées de « violation flagrante des préceptes » de l’islam par la mosquée égyptienne Al-Azhar.
Moins d’une semaine après les déclarations du président tunisien en faveur de l’égalité des sexes en matière d’héritage, les clercs de la Mosquée Al-Azhar, plus haute autorité religieuse égyptienne, ont officiellement réagi dimanche 20 août. Dans un communiqué, ils ont qualifié les propos de Béji Caïd Essebsi de « contraire aux enseignements de l’islam ».

À LIRE : La Tunisie se penche sur l’égalité des sexes en matière d’héritage

Le 13 août, le président tunisien s’était exprimé à l’occasion de la « Fête de la femme », qui célèbre la promulgation du Code du statut personnel le 13 août 1956.

« Violation flagrante des préceptes » de l’islam

Dans son communiqué, Al-Azhar a notamment affirmé qu’un sujet aussi important ne pouvait pas être discuté par des « non spécialistes », et ce « peu importe leur culture ou leur position ». Pour les clercs égyptiens, seuls des érudits ont les compétences suffisantes pour se prononcer sur ces questions.

La mosquée a réaffirmé sa volonté de « continuer à faire son devoir de transmettre le jugement de Dieu à tous les musulmans à travers le monde », conformément à ce qu’elle considère comme « son rôle dans la préservation de l’islam ». « Al-Azhar affirme son rejet de toute intervention politique dans les croyances des musulmans et la loi de l’islam » conclut le communiqué.

Abbas Shouman, l’adjoint du grand imam de la mosquée, s’est également fendu d’une réaction sur les réseaux sociaux, expliquant que l’inégalité entre les sexes au moment de l’héritage était clairement mentionnée dans le Coran.

Réactions en chaîne

Après le discours de Béji Caïd Essebsi le 13 aout, de nombreuses réactions, favorables ou non, s’étaient fait entendre au sein de la société civile tunisienne, mais aussi des partis politiques tunisiens ou des syndicats. À l’annonce du communiqué d’Al-Azhar, les réactions se sont aussi multipliées, telles que celle du leader du parti Nidaa Tunis, Borhen Bssais, appelant la grande mosquée égyptienne à ne pas intervenir dans les affaires des pays voisins.

« La colère des Tunisiens est justifiée » a aussi déclaré le réalisateur égyptien Majdi Ahmed, dans une interview accordée à la chaîne égyptienne Masaa DMC au cours de laquelle il a affirmé que l’institution Al-Azhar n’était en aucun cas « le nouveau Vatican des musulmans », n’ayant de fait, aucune légitimité à interférer dans les affaires des autres nations.
Moins d’une semaine après son discours, les annonces de Béji Caïd Essebsi ont permis l’ouverture d’un débat qui tend désormais à s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient. De l’Égypte au Liban, des milieux progressistes aux plus conservateurs, chacun se positionne sur cette question de l’égalité en matière d’héritage. La polémique ne paraît pas près de s’essouffler.

Salomé Parent
http://www.la-croix.com/Religion/Islam/AlAzhar-condamne-les-propositions-tunisiennes-sur-legalite-des-sexes-en-matiere-dheritage-2017-08-25-1200871977?from_univers=lacroix

17 Re: Où sont les femmes ? le Ven 1 Sep - 13:46

Josué

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Administrateur
Trois questions pour comprendre la polémique autour des successions et du mariage de la musulmane avec le non-musulman
Publication: 30/08/2017 13h17 CEST Mis à jour: 30/08/2017 13h17 CEST TUNISIAN WOMEN Rarement, une polémique aura suscité autant de passions et de déchirements entre les acteurs sociaux et politiques. Et pour cause, l'on débat de "la femme", cette "moitié dangereuse", comme disait Georges Balandier. Dans l'histoire contemporaine de la Tunisie et des autres pays musulmans, trois sujets brûlants ne cessent, depuis l'avènement de "la renaissance arabe" ("al-nahdha al-'arabiya") au milieu du XIXème siècle, d'agiter l'opinion publique: la femme, la langue et le gouvernement des Hommes ("h'ukm siyâssî"). Lors de ces débats diffusés par les livres et les mass-média - anciens et nouveaux -, tout se cristallise autour de l'islam, afin de justifier ou de rejeter l'innovation et la modernisation. L'islam qui serait inaltérable et intouchable pour certains, discutable et évolutif pour les autres.

Le discours du président de la république, Béji Caïd Essebsi, prononcé à l'occasion de la fête nationale de la femme, le 13 août 2017, était axé sur la nécessité de parvenir à l'égalité entre hommes et femmes, en amendant les dispositions relatives aux successions et au mariage de la musulmane avec le non-musulman.

Avec le temps, ce discours aura eu le mérite de faire bouger les lignes de partage et de clarifier les positions des protagonistes. Non pas que le sujet abordé soit inédit, ou tabou. Loin de là, puisqu'il a été déjà discuté largement, au moins à quatre reprises:

- Par Tahar Haddad dans son célèbre opuscule "Notre femme dans la législation islamique et la société" (1930), avec une position claire et avant-gardiste: même si l'islam a privilégié l'homme dans les successions, l'évolution de la condition féminine plaide pour la justice et l'égalité entre les hommes et les femmes, d'autant plus que l'islam, religion évolutive, accepta d'amender le statut des esclaves.

- Par le leader et président Habib Bourguiba qui voulait, au début des années 1970, compléter la réforme du Code du statut personnel (1956) et trouver une issue à la "règle coranique" de l'inégalité successorale, par laquelle la femme hérite de la moitié de la part du mâle. Mais le "combattant suprême" fut conseillé par ses proches de ne pas s'attaquer à cette question minée, au risque de susciter une polémique, plus forte encore que celle du jeûne de Ramadan qu'il avait affrontée autour de 1960, avec la désapprobation des milieux conservateurs en Tunisie et au Moyen-Orient.

- Par les associations féministes, l'ATFD (l'Association tunisienne des femmes démocrates) et l'AFTURD (l'Association des femmes tunisiennes universitaires pour la recherche et le développement), qui ont eu l'idée d'en débattre et de réclamer, autour de l'an 2000, le changement des clauses juridiques entérinant les discriminations de genre, lors de plusieurs réunions, réflexions et colloques, sur la base de recherches, d'enquêtes et de publications dont un plaidoyer intitulé Egalité dans l'héritage. Pour une citoyenneté pleine et entière, 2 volumes, 2006.

- Par une initiative législative présentée en 2016, par vingt-sept députés, à l'Assemblée des représentants du peuple, en vue de la révision des parts des successions, avec un projet de trois articles instituant l'égalité successorale. Cette initiative proposée par le député Mehdi Ben Gharbia fut refusée par la majorité des élus ainsi que par le Mufti de la République.

Le discours présidentiel du 13 août 2017 propose un débat autour de la double question de l'héritage et du mariage de la musulmane avec le non-musulman, en instituant une Commission spécialisée dans les libertés individuelles et l'égalité, présidée par la députée et militante féministe, Bochra Bel Hadj Hamida.

En poursuivant l'objectif de parvenir à l'égalité entre les hommes et les femmes, c'est un nouveau combat historique qui se profile, en renouant avec le rôle pionnier de la Tunisie dans les réformes sociales et politiques. La tâche sera probablement rude en raison de la résistance des conservateurs - religieux et non-religieux -, en Tunisie et ailleurs. Cependant, le débat est déjà engagé et les verrous ne manqueront pas, tôt ou tard, de sauter, étant donné l'évolution du statut de la femme et la conviction partagée par la majorité des élites politiques et de larges secteurs de la société tunisienne, d'aller au-delà de l'inégalité de statut qui est devenue, de nos jours, en contradiction criante avec le rôle croissant des femmes dans la vie active.

La polémique autour des successions et du mariage de la musulmane et du non-musulman s'inscrit dans le cadre de l'espace public pluriel. En tant que structure politique de la société civile, l'espace public est le garant de la démocratie, en cette phase délicate de la transition. C'est dire l'importance d'un tel débat pour le présent et l'avenir du pays et de l'islam qui se trouve, au défi de la modernité, contraint d'évoluer et d'épouser le nouveau contexte de la globalisation marqué par la libre circulation des marchandises, des signes et des idées.

Reste à connaître de près, pour mieux avancer, la nature de cette polémique initiée par le haut - la présidence - et instruite par les citoyens - la société civile -, avec pour point de départ l'interrogation suivante: quels en sont les acteurs, les défis et les enjeux? Pour ce faire, trois questions méritent d'être mises au clair, à savoir:
1.Une polémique civile ou religieuse?

L'initiative de débattre de la double question des successions et du mariage de la musulmane et du non-musulman se situe, comme l'a précisé le Président de la République dans son discours du 13 août, en continuité avec l'esprit de la nouvelle Constitution ainsi que de l'évolution de la condition féminine qui est devenue une réalité sociologique mise en évidence par des statistiques: 75 députés sur un total de 217, 60% des cadres médicaux, 41% des magistrats, 43% des avocats et 60% des diplômés de l'université sont des femmes.

Sans les avoir cités dans son discours, trois articles de la Constitution de 2014 plaident pour l'égalité. Ce sont les articles 21, 6 et 3. Il est vrai que le Président avait référé à l'article 46 par lequel l'État s'engage à protéger les droits acquis de la femme, œuvre à réaliser la parité entre la femme et l'homme dans les conseils élus et prend les mesures pour éradiquer la violence.

D'ailleurs, l'initiative présidentielle complète la récente loi contre les violences et les discriminations à l'égard des femmes adoptée au mois de juillet, en conformité avec la Convention CEDAW - dont le gouvernement tunisien avait auparavant levé les réserves.

De son côté, l'article 21 dispose que les citoyens et les citoyennes, sont égaux en droits et devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans discrimination aucune. Dans l'article 6, l'État garantit la liberté de croyance, de conscience et le libre exercice des cultes. Enfin, pour l'article 2 qui est fondamental et qui ne peut être amendé, exactement comme l'article premier, la Tunisie est un État à caractère civil, basé sur la citoyenneté, la volonté du peuple et la primauté du droit. Si l'on ajoute à ces références constitutionnelles, le fait que la proposition vient du pouvoir exécutif, que la commission nommée à ce propos est composée entièrement de non-religieux et que l'objectif est de parvenir à l'égalité citoyenne, la polémique engagée s'avère, en première et dernière instance, comme étant une polémique civile et non pas religieuse.

C'est à la Commission de choisir la meilleure voie pour réaliser ses objectifs: se situer au niveau du registre de la religion, comme le fit Bourguiba pour finaliser sa stratégie réformiste de "Grand Djihad", ou bien se limiter à un plaidoyer purement civil en conformité avec la nature de la question de l'égalité ou, encore, user des deux registres.

Le comble de l'ironie dans la législation en vigueur est que la Tunisienne, pour la circulaire de 1973, est définie en tant que musulmane alors que la religion n'est pas l'attribut de la citoyenneté, ni dans la Constitution de 1959, ni dans celle de 2014, même si l'islam y est proclamé comme "la religion de la Tunisie". Sans parler de l'hypocrisie sociale et de la contrainte juridique exercée sur les prétendants au mariage avec les musulmanes de se convertir à l'islam devant le Mufti qui leur délivre, le cas échéant, un "vrai faux" certificat d'islamité. Cette procédure tragi-comique en dit long sur l'impasse d'une religion qui s'est vidée progressivement de sa vocation spirituelle pour devenir un "islam de marché", selon l'expression de Patrick Haenni.

Le discours du Président suscita une levée de boucliers de ceux qui se réfèrent au texte coranique pour légitimer leur refus et indignation du projet d'amender le CSP et de réaliser l'égalité entre hommes et femmes. Il en fut de même de leurs prédécesseurs au moment de la publication du livre novateur de Tahar Haddad et également de l'adoption du CSP abolissant la polygamie et la répudiation. À leurs yeux, les règles successorales ("ahkâm al-mawârith") et les interdictions du Coran sont claires et inaltérables. Elles énoncent, dans le verset 11 de la Sourate des Femmes que "Dieu vous recommande, en ce qui concerne vos enfants: aux mâles l'équivalent de la part de deux femmes.. " et, dans le verset 221 de le Sourate de La Génisse ("Al-Baqara") "N'épousez pas les femmes associantes ("mûshriket") tant qu'elles n'auront pas cru. Une esclave croyante vaut mieux qu'une femme libre associante, quand bien même celle-ci vous plairait davantage. Ne donnez pas vos filles aux associants tant qu'ils n'auront pas cru. Un esclave croyant vaut mieux qu'un incrédule libre, quand bien même il vous plairait davantage".

Les plus doctes parmi les connaisseurs du texte coranique vont plus loin, en détaillant les règles successorales et en montrant que les femmes peuvent, dans certaines situations, disposer de plus que la moitié des parts, prévue initialement.

Or, la question est de savoir si la polémique vaut la peine d'être reproduite telle quelle, dans le temps. Autrement dit, est-ce que le référent religieux - du Fiqh musulman - doit présider, comme dans les discussions précédentes, l'argumentaire politique et constitutionnel ou bien, est-ce que celui-ci doit se limiter à la dimension civile. Si tel est le cas, la polémique aura changé de perspective. Pour la première fois de l'histoire, elle s'imposera comme un débat purement civil et citoyen. L'avantage, dans ce cas précis, est que les sécularistes ne seront pas obligés, pour justifier leur position, de convoquer le texte religieux qui est, par définition, ambivalent, comme le sont par définition tous les textes - religieux et laïcs - dont l'interprétation dépend du lecteur et du contexte, des intérêts et des stratégies des acteurs.

2. Les acteurs de la polémique: qui contre qui?

Le discours du 13 août 2017 fut approuvé, dans la foulée, par l'islam d'État, représenté par le Mufti de la République. En conformité avec la tradition politique et historique, les hommes de religion s'alignent sur la position officielle. Ils sont nommés et payés par l'État qui gère les affaires publiques, civiles et religieuses. La nouvelle Constitution stipule, dans son article 6, que "l'État est le gardien de la religion", en garantissant la liberté de croyance, de conscience et le libre exercice des cultes. L'islam officiel n'a certes plus aujourd'hui la même prégnance que celle de la période de l'ancien régime mais l'idéologie du contrôle étatique persiste. Et il est frappant de voir comment les officiels religieux et aussi séculiers, changent de position, une fois qu'ils ne sont plus dans les sphères du pouvoir. Il en est ainsi de l'ancien Mufti, Hamda Saïd, qui s'est allié à l'ancien ministre des Affaires religieuses, du temps de la troïka, Noureddine El Khadmi, et Abdallah Loussif, l'ancien président du Conseil islamique supérieur, pour se réclamer de l'ancienne université-mosquée de la Zaytouna et s'opposer à l'initiative du Chef de l'État, considérée comme une atteinte aux principes de l'islam, dans un communiqué diffusé à l'issue d'une conférence de presse, signé par "l'Association des imams pour la modération et le rejet de l'extrémisme" et "l'Association des Cheikhs de Tunisie".

Pour ce qui est justement des positions politiques et idéologiques concernant l'égalité hommes-femmes, débattue au travers des dispositions juridiques en vigueur, celles des successions et du mariage de la musulmane avec le non-musulman, il existe trois tendances qui sont différentes et opposées:

- La première tendance est celle qui se veut réformiste et moderniste, en faveur du changement et de l'amélioration du statut de la femme, de sorte à parvenir progressivement à l'égalité. Cette position est traduite par l'appel du président à réviser le CSP ainsi que la circulaire de 1973 empêchant légalement le mariage de la musulmane avec le non-musulman. Elle est également partagée par tous les bourguibistes et les intellectuels modernistes, qu'ils soient modérés ou de gauche, en faveur de l'émancipation de la femme. C'est dans ce sens que la plupart des associations de la société civile ont appuyé le discours du Chef de l'État et appelé à une concrétisation des droits de la femme en vue d'une citoyenneté entière et assumée. Les plus fidèles à cette tendance sont, bien évidemment, les féministes. En réformiste et féministe, le président Essebsi se situe dans la tradition bourguibienne, à laquelle il demeure fidèle. Sa position trouve de nombreux partisans, en Tunisie et à l'étranger. C'est ainsi que les associations féministes égyptiennes ont appuyé l'initiative du président, de même que des intellectuels arabes libéraux comme Fatma Naout et Mohamed Chouhrour n'ont pas manqué de soutenir l'effort de la Tunisie pour parvenir à l'égalité entre les hommes et les femmes. Pour ce qui est du soutien en Tunisie, les associations de la société civile ont soutenu l'initiative de réforme, notamment la Ligue des droits de l'homme qui défend, dans son communiqué du 29 août, l'égalité entière entre les hommes et les femmes, en dénonçant la campagne des religieux et des conservateurs attachés à une conception figée du texte religieux et dévalorisante de la femme.

- La seconde position est précisément celle des conservateurs, qu'ils soient traditionalistes, islamistes, salafistes, ou citoyens musulmans identitaires. Ils ont la conviction que la charia inspirée du Coran et de la Sunna doit régir les relations humaines. L'islam étant à la fois religion et politique "Dîn wa dunya". Pour eux, le texte coranique ne supporte aucun "ijtihâd" ou "effort d'interprétation", étant donné que le message de Dieu est a-temporel ("salah li-kuli zaman wa makan"). Tel fut la position des détracteurs de Haddad, de Bourguiba et de tous les réformistes modernistes depuis le milieu du XIXème siècle. Il existe ainsi une tradition conservatrice dont la généalogie est à chercher du côté des Cheikhs déstabilisés par la modernité. Ceux qui s'en réclament aujourd'hui sont souvent à la recherche d'une identité imaginaire, vu que la dite Université fut convertie, au lendemain de l'indépendance nationale, en une université moderne et que ses enseignants actuels sont des universitaires et non des religieux. D'ailleurs, son président Hichem Grissa appela, en réaction au discours du Chef de l'État, à la constitution d'une commission charaïque et scientifique, composée de spécialistes, pour débattre des réformes proposées. Cette contre-proposition se situe au niveau symbolique pour exprimer un refus politique non assumé.

Il importe, à ce titre, de préciser que la plupart des religieux et des identitaires réfractaires à la réforme de la clause de l'héritage charriant un partage inégal argumentent leur discours en défendant l'idée, puisée chez les Fuqaha, que l'islam avait rehaussé le statut de la femme et que la réforme dite égalitaire est de nature à nuire à son "statut privilégié"!

Pour ce qui est de l'Université islamique de la Zaytouna, cette institution séculaire avait, au cours de son histoire passée, produit des savants, des imams et des intellectuels de toutes tendances, y compris les plus téméraires comme Tahar Haddad et Abul-Kacem Chebbi.

À regarder de près, les partisans du conservatisme se retrouvent politiquement du côté du mouvement islamiste d'Ennahda, des partis salafistes ainsi que du Hizb et-Tahrir prônant le Califat, sans oublier le parti Al-Mahabba dont le leader Hachmi Hamdi appela à la signature d'une pétition en vue de destituer le président, par la voie de l'Assemblée des représentants du peuple. Idéologiquement, les conservateurs défendent l'idée que "la femme est la gardienne de la tradition et de l'identité musulmane" et qu'elle doit être maintenue sous la coupe du mâle qui en est responsable, selon le texte coranique. Cette idéologie de la domination masculine est ancrée dans l'inconscient collectif et elle est davantage revigorée en temps de crise économique, politique et morale, comme ce fut le cas dans les années 1930, avec la publication du livre de Tahar Haddad.

Et comme c'est le cas de nos jours, avec la transition douloureuse que traverse le pays, de l'autoritarisme à la démocratie.

- Il existe une troisième position, plus nuancée par rapport aux deux positions tranchées de la polémique (modernistes vs conservateurs). Elle considère que la réforme proposée par le Président ne correspond pas aux exigences du moment, qu'elle obéit à un calcul électoraliste et qu'elle ne s'attaque pas à la racine des discriminations qui sont fondamentalement économiques et sociales, comme l'atteste la condition des femmes rurales. Nous retrouvons cette position chez Noureddine Tabboubi, le Secrétaire Général de la Centrale syndicale, qui considère que la véritable bataille n'est pas culturelle et religieuse mais plutôt socio-économique et sécuritaire. Du coup, l'initiative du Président est perçue comme non-prioritaire. Il est vrai qu'au sein de l'UGTT, les femmes occupent un rôle marginal au niveau du leadership qui est composé quasi-exclusivement d'hommes. Il est également vrai que la même position est courante chez les militants de gauche, les nationalistes arabes et nombre d'intellectuels réfractaires à l'esprit de réforme, sous prétexte que le réformisme est bourgeois et n'entraîne guère un changement radical de la condition féminine et sociale. En réalité, cette position ne fait que différer les réformes et reproduire les inégalités de genre et de classes. Elle s'oppose, sans le savoir ou sans le vouloir, au féminisme et aux idées émancipatrices du syndicaliste Tahar Haddad.

Aussi, le champ de la polémique n'est pas seulement structuré par la bipolarisation entre les sécularistes modernistes et les islamistes conservateurs. Il existe trois positions de principe qui peuvent, elles-mêmes, évoluer et changer au fil du temps. Il en est ainsi de la position d'Ennahda dont le leader, Rached Ghannouchi, était absent lors de la célébration de la fête de la femme à Carthage, alors qu'il est un allié stratégique du pouvoir et qu'il s'est distingué, depuis le dernier Congrès, par la revendication d'une séparation entre le politique et le religieux, en changeant de look et en arborant, pour la première fois de sa vie, une cravate bleue, portée à la française. Le porte-parole d'Ennahda, Imed Khemiri, voulant certainement rassurer la base, s'est limité à dire que le parti ne pouvait entériner une position contre la législation islamique ("charâ'").

Néanmoins, les autres dirigeants islamistes ont émis des jugements différenciés, oscillant entre la reconnaissance de la portée historique du discours présidentiel et la nécessité de consulter - par référendum? - le peuple sur une question aussi importante. Dans tous les cas, le parti Ennahdha se trouve confronté aujourd'hui à un dilemme: s'il accepte l'égalité successorale et matrimoniale, il perdra ses anciennes convictions "fréristes" et une partie de son électorat ; s'il refuse l'égalité au nom de la charia, l'idée d'une conversion politique vers un parti civil et démocratique s'avèrera une pure fiction.

L'avantage de la polémique est de mettre au clair les positions des protagonistes et de révéler les contradictions entre les alliés au pouvoir que sont les partis d'Ennahdha et de Nida Tounes. Il semble ainsi que les partisans d'un État civil à fondements séculiers auraient de plus en plus tendance à se distancier des partisans d'un État civil à fondements identitaires islamiques. Si cette tendance se confirme, la fragilité du "compromis historique" entre les islamistes et les sécularistes laisserait la voie libre à une nouvelle bipolarisation politico-idéologique et une rupture au sein de l'alliance au pouvoir. La Tunisie se dirigerait alors vers une nouvelle étape de transition, un "post-accord de Paris", scellé entre les "deux cheikhs", Essebsi et Ghannouchi, en 2013. N'est-ce pas dans ce sens que tend le discours présidentiel du 13 août ainsi que la réponse maquillée du leader d'Ennahdha, deux semaines après, plaidant pour la réhabilitation de l'institution des Awqaf - abolie par Bourguiba en 1956-7 - pour améliorer la qualité de l'enseignement.

Le constat final est que, malgré la véhémence symbolique des propos échangés entre les acteurs modernistes et conservateurs autour de la question de l'égalité hommes/femmes, il n'y a pas eu, cette fois-ci, des appels internes au "takfir" ou d'apostasie impliquant une déchéance de statut de musulman - qui était une pratique fréquente et désormais interdite par la loi - article 6 de la Constitution -, hormis la réaction violente du prédicateur égyptien exilé en Turquie, le salafiste Wajdi Ghoneim, contre l'initiative tunisienne officielle associée, de part le projet d'abroger la circulaire de 1973 et d'assurer l'égalité successorale, à une forme de mécréance ("kufr"). C'est pour cela qu'il appela au Djihad contre les laïcs tunisiens. Du coup, le gouvernement turc, dont l'ambassadeur à Tunis fut convoqué par le ministère des Affaires étrangères, semble vouloir sévir, en tentant un procès contre ce prédicateur salafiste.

Un autre imam islamiste, connu par ses prêches dans la chaîne qatarie "Al-Jazira", Youssef Qaradhawi, président de l'Union internationale des savants musulmans, n 'a également pas manqué l'occasion de s'opposer à l'initiative tunisienne considérée comme contraire aux règles de l'islam, lesquelles privilégient la femme dans trente cas de successions.

De son côté, un dignitaire de la mosquée d'Al-Azhar, Abbas Shuman, s'est positionné en émettant une fatwa contre la proposition de débat lancée par le président tunisien en vue de parvenir à l'égalité. S'il est vrai que cette position n'émane pas de la plus haute autorité d'El Azhar, en l'occurrence le grand imam Mohamed Ahmed at-Tayeb, mais d'un adjoint chargé des examens et des résultats, il n'en est moins vrai qu'elle exprime la pensée dominante au sein de cette institution religieuse. En cela, elle élargit le cadre de l'affaire qui ne se limite plus à l'échelle nationale. Du coup, des réactions hostiles à la dogmatique religieuse se sont imposées en Tunisie, en lançant le hashtag "Yezzi Al-Azhar" ("Al-Azhar, ça suffit"), évoquant tantôt le caractère purement national de la question, tantôt la tradition réformiste tunisienne qui tranche avec le reste du monde arabe, y compris l'Egypte où la polygamie est fréquente et où le statut des femmes laisse à désirer. D'ailleurs, l'adoption du CSP et la critique bourguibienne du jeûne de Ramadan ainsi que du sacrifice de l'Aïd furent attaqués et rejetés, à l'époque, par les hommes religieux du Moyen-Orient. Il n'empêche qu'elles ont changé en profondeur le pays et forgé l'identité tunisienne.

Malgré la violence verbale de certains propos, nous assistons aujourd'hui à un débat mesuré et décisif pour l'échange des points de vue au sein de l'espace public qui se veut pluriel et démocratique depuis l'avènement du "printemps arabe". La condition des femmes qui polarise le débat public se trouve, encore une fois, au cœur du politique et de sa transformation, par le biais d'un changement de rapports entre l'Etat et la société civile. Plus qu'auparavant, les femmes montent au créneau et exigent l'égalité. Les féministes ne sont plus seulement des hommes réformistes, mais aussi des femmes réclamant le droit de disposer de leur corps, de leur vie, par le libre choix. C'est là une véritable révolution qui annonce l'émergence fulgurante du "Monde des Femmes", pour reprendre le titre d'un ouvrage d'Alain Touraine.

Le souhait est que la polémique engagée s'élargisse et se transforme en véritable débat de société, ouvert à toutes les sensibilités, qu'elles soient civiles ou religieuses, dans le respect de l'altérité et la tolérance des différences.

3. Inégalité ou égalité entre hommes et femmes?

La véritable question traduisant le partage des positions politiques et idéologiques à l'égard des réformes successorales et matrimoniales proposées par le discours du Président de la République est celle relative à l'égalité entre hommes et femmes. C'est là que se trouve la question des questions. En proposant un débat autour des successions et du mariage de la musulmane avec le non-musulman, l'objectif est d'en finir avec l'inégalité de genre. Il s'agit de faire évoluer la condition féminine qui est déjà, en Tunisie, relativement avancée par rapport aux autres pays arabes et musulmans, pour atteindre l'égalité au niveau des droits et également des pratiques. La différence de salaires, de statuts, des idées et des images stéréotypées, véhiculées par les médias et par l'opinion commune, à l'égard des femmes reflète les discriminations professionnelles, sociales et culturelles qui persistent à travers le temps, malgré l'évolution de la condition féminine.

Les replis identitaires qui se traduisent par le voilement partiel et intégral des femmes ainsi que la valorisation de la cellule familiale et des modes d'appartenance infra-politique tels que le lignage, la religion et le local conduisent à la limitation des libertés individuelles, notamment celles des femmes.

En réalité, les deux logiques de l'ouverture et de la fermeture des espaces, des mentalités et des attitudes individuelles et collectives coexistent à l'ère de la globalisation. Une telle coexistence est compréhensible du point de vue de l'analyse mais inacceptable du point de vue de l'éthique politique. La question se pose alors de savoir comment accepter l'inacceptable qu'est la discrimination de genre?

Cette question n'est ni anodine, ni secondaire par rapport aux logiques sociales de reproduction de l'ordre politique. À l'orée du IIIème millénaire, la persistance des discriminations exprime le paradoxe de la modernité qui véhicule autant les valeurs de l'émancipation libérale que celles de l'enchaînement identitaire.

Si les statistiques plaident pour un changement de la condition féminine au niveau des études, du travail, des postes de décision et même des mentalités puisque l'idée galvaudée de "femme au foyer" est de plus en plus déclassée, des inégalités persistent à tous les niveaux, notamment dans les instances de pouvoir qui demeurent l'apanage des hommes. Il existe un attachement fort aux privilèges masculins au point que le combat des femmes exige des efforts titanesques, pour en finir avec la domination masculine, à visage tantôt découvert, tantôt voilé par le discours religieux et idéologique des hommes et des femmes.

En réalité, la religion contribue, par son discours transcendant, à reproduire l'idéologie patrilinéaire qui dure depuis des millénaires et à légitimer les inégalités sociales. Il en fut ainsi le long des siècles précédents, avec l'exhérédation des femmes à travers l'institution des biens de main-morte religieuse ("habous").

La discrimination à l'égard des femmes continue avec les pratiques contemporaines du mariage coutumier, de l'exclusion du "deuxième sexe" de l'espace public par le biais de la violence verbale, de l'idéologie prônant le respect des traditions ainsi que des inégalités du partage de l'héritage. Bien que l'islam accorda à la femme la moitié de la part de l'homme, dans la pratique, les femmes héritent de peu, voire n'héritent de rien, notamment dans les zones rurales, où il existe une séparation entre les genres même si ce sont les femmes qui sont les plus actives, sur le double plan professionnel et familial.

Le discours religieux a pour fonction de légitimer ce genre de pratiques discriminatoires, au nom de la "Loi charaïque" et de "la Tradition des ancêtres".

Ceci dit, tous les religieux ne sont pas réfractaires aux réformes successorales et matrimoniales. Certains ont pris position pour l'égalité, y compris du côté des islamistes et des salafistes, tels que le marocain Abdelwahab Rafiki alias Abû Hafs, Tarek Ramadan, Adnan Ibrahim...C'est dire que les positions dépendent souvent de l'interprétation que l'on fait du texte coranique dont les lectures varient selon le contexte historique et les convictions individuelles.

Par contre, il existe des acteurs politiques qui refusent de se situer au niveau du champ religieux et revendiquent le caractère civil de la question de l'égalité. Tel est le cas des anciens constituants qui ont signé un texte intitulé "De la suprématie de la Constitution" où ils ont rappelé les débats de la Constituante sur l'islam et l'État civil entre 2011 et 2014, en précisant que le débat actuel se situe en référence exclusive au droit positif d'un État sécularisé et qu'il s'agit de mettre fin à toutes les formes d'inégalités parmi les citoyens.

En tout cas, le champ du débat est suffisamment ouvert pour accueillir tous les avis, à condition d'accepter le principe du pluralisme. Quelle que soit la position doctrinale et politique, la question de l'égalité de genre est axiale dans la problématique des changements politiques, économiques et symboliques. La différence de sexe, comme la différence de couleur, justifie l'inégalité qui est légitimée au nom de la nature et de la religion alors qu'il s'agit de différences culturelles et de discriminations politiques. Les rapports changent à partir du moment où les victimes - les femmes, les noirs, les minorités... - décident de se prendre en charge, de défendre leurs droits et de refuser les inégalités. Le changement s'effectue au niveau des lois et également des idées et des pratiques qui mettent plus de temps mais qui sont décisives, en vue d'un changement effectif, horizontal et non pas vertical - du haut vers le bas, du pouvoir vers la société.

Les résistances au changement des rapports sociaux de genre sont l'expression d'une logique de pouvoir privilégiant les hommes au dépens des femmes. Ces résistances augmentent à mesure que le combat des femmes avance et acquiert des soutiens parmi les femmes et les hommes pour parvenir à inscrire, dans les faits, le principe d'égalité.

Pour conclure, il n'y a pas mieux que de référer à Tahar Haddad, le pionnier du féminisme tunisien, qui vient d'être réhabilité officiellement, en tant que notaire, fonction dont il fut déchu par la Commission de censure ("Nadhâra") de la Mosquée de La Zaytouna, de même qu'il mourut jeune, dans une solitude quasi-totale, en raison de ses idées anti-conformistes. Dans ses "Propos Libres" ("Khawâtir"), rédigées en 1933, il notait avec finesse et discernement que:

"Nous aimons et nous haïssons la femme. Nous l'aimons proie entre nos mains, dût-elle saccager notre existence. Mais nous ne voulons pas que la femme soit libre, adulte et responsable avec nous. Pourquoi ? Parce que nous sommes capables de nous procurer du plaisir en excitant nos sens, mais impuissants d'atteindre le plaisir en excitant notre âme et notre esprit".
http://www.huffpostmaghreb.com/mohamed-kerrou/trois-questions-pour-comprendre-la-polemique-autour-des-successions-et-du-mariage-de-la-musulmane-avec-le-non-musulman_b_17866200.html?utm_hp_ref=maghreb

18 Re: Où sont les femmes ? le Mar 5 Sep - 10:41

Josué

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Comment les femmes des pays musulmans luttent-elles aujourd’hui pour leurs droits ?
ORIENT XXI > VA COMPRENDRE ! > SONIA DAYAN-HERZBRUN > 4 SEPTEMBRE 2017

​En 1979 une Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedaw) a été votée par l’Assemblée générale de l’ONU. Elle consiste simplement à appliquer aux femmes les principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette convention a été adoptée progressivement par tous les pays membres de l’ONU, à l’exception des îles Tonga, du Vatican, de l’Iran, de la Somalie et du Soudan. Trois des cinq pays qui ont refusé de ratifier la Cedaw sont donc des pays musulmans. Mais beaucoup d’autres États musulmans, dont les Etats arabes du Golfe, l’ont fait, c’est à dire qu’ils se sont, en principe, engagés, à inscrire l’égalité hommes-femmes dans leur législation.

​Cependant, dans ces pays, comme dans la plupart des régions du monde, il y a une distance considérable entre l’énoncé de principes et leur mise en application.

UNE GRANDE DIVERSITÉ

On entend souvent dire que la situation des femmes dans les pays musulmans, c’est-à-dire dans les pays où les musulmans sont majoritaires et où les règles de vie en commun se réfèrent à l’islam, est plus difficile que dans le reste du monde. C’est oublier que ces pays sont très différents les uns des autres par leur histoire, leur situation géographique, et leurs usages. Cependant ils ont tous en commun d’avoir été soumis, directement ou indirectement à la colonisation occidentale, et beaucoup sont encore le théâtre de conflits violents.

UN ENJEU COLONIAL

La question des femmes a été un enjeu crucial dans la colonisation : les puissances coloniales prétendaient agir pour les protéger. Plus tard, dans la période dite « post-coloniale », des régimes autoritaires fort peu respectueux des droits humains et des principes démocratiques ont parfois prétendu défendre les droits des femmes, par exemple en interdisant le port public du foulard (Iran d’avant la révolution islamique, Turquie, Tunisie). Dans d’autres pays au contraire, l’État a cherché à se rendre populaire en renforçant les prérogatives masculines et en restreignant les libertés des femmes, notamment à l’aide de codes de statut personnel qui, dans l’espace privé et familial, soumettent les femmes au pouvoir des hommes (Algérie).

LA VITRINE FÉMINISTE DE CERTAINS RÉGIMES

​Le féminisme dit « d’État » faisait de quelques femmes privilégiées des « vitrines », alors même que la plupart des femmes ne disposaient pas de véritable droit à l’éducation, au travail ou à la santé. Il se réclamait d’une laïcité qui n’était en fait que le contrôle de l’islam par l’État. Ailleurs les restrictions aux libertés des femmes étaient justifiées au nom de l’islam. Dans tous les cas les femmes ont été des enjeux dans des stratégies politiques. Jamais on n’a écouté leurs voix.

L’ENGAGEMENT DES FÉMINISTES ISLAMIQUES

​Cependant, dès le XIXe siècle, des femmes du monde musulman ont lutté contre la domination coloniale et pour leurs droits : droits politiques, sociaux, mais aussi de plus en plus, libertés personnelles et individuelles. Beaucoup d’entre elles le font aujourd’hui à partir des symboles, des valeurs et des normes auxquelles elles se rattachent. C’est ce qu’on appelle les féministes islamiques. L’islam, rappellent-elles, n’a jamais enseigné l’inégalité des femmes et des hommes. Cette lecture a été le fait d’institutions patriarcales et autoritaires (le clergé et l’État) et a nourri nombre de préjugés sur l’islam.

​Les femmes qui se réclament de ce mouvement, surgi au début des années 1990 à la fois en Iran, en Turquie, en Malaisie, et qui s’est propagé à travers les frontières et les continents, sont en lutte à la fois contre ce qui persiste d’impérialisme colonial dans une forme de féminisme qui nie la diversité, et contre l’arbitraire de la domination patriarcale, qu’elle s’exerce à l’intérieur ou à l’extérieur de la sphère familiale. Leur combat est donc à la fois un combat contre le sexisme et le racisme et pour la démocratie.

SONIA DAYAN-HERZBRUN

Sociologue, a consacré de nombreuses études à la question des femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
http://orientxxi.info/va-comprendre/comment-les-femmes-des-pays-musulmans-luttent-elles-aujourd-hui-pour-leurs,1982

19 Re: Où sont les femmes ? le Mar 5 Sep - 16:03

Josué

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05 septembre 2017
Iran : le faux espoir des supportrices de l’équipe nationale de football
Alors que l’équipe nationale iranienne de foot se prépare, ce mardi 5 septembre à 18 heures, heure locale (15h30 à Paris), à un match contre la Syrie à Téhéran, les femmes supportrices, même celles munies d’un billet, devront le suivre, comme toujours, à la télévision.

Dimanche 3 septembre, à la plus grande surprise des Iraniennes, quelques utilisatrices de Twitter ont informé d’autres femmes que leur rêve d’assister à un match de foot masculin en Iran s’était enfin réalisé. Ces dernières s’étaient rendues sur le site proposant des billets à la vente, avaient choisi l’option « femme », et, pour la première fois, avaient pu acheter un billet pour le match du mardi 5 septembre à Téhéran – qui se déroule dans le cadre des qualifications pour le Mondial de football 2018. Jusqu’alors, après avoir coché le genre « femme », un message s’affichait sur l’écran pour informer les femmes que l’achat de billet leur était impossible.

Des Tweet de ces femmes chanceuses ont très rapidement fait le tour de la Toile, encourageant d’autres Iraniennes à faire de même. Mais seulement une petite heure après, la Fédération iranienne de football a annoncé qu’il s’agissait, non pas d’un changement de politique, mais bien d’une erreur technique. « En raison de l’absence de l’espace réservé aux femmes dans le stade, le prix des billets achetés sera versé sur le compte de l’acheteuse », a ajouté la Fédération.

Pas d’interdiction légale

La société chargée de la gestion du site de vente de billets a également réagi en supprimant tout simplement la question sur le genre de l’acheteur. Bien qu’il n’y ait pas d’interdiction légale pour les femmes de se rendre aux stades, les autorités iraniennes s’y opposent en brandissant l’argument selon lequel « l’ambiance dans les stades – les propos vulgaires et les injures notamment – n’est pas propice à une présence féminine ».

L’ancienne vice-ministre iranienne chargée des questions relatives aux femmes Shahindokht Molaverdi avait annoncé que le gouvernement du président modéré Hassan Rohani n’était pas contre la présence des femmes aux stades, mais cela ne s’est jamais réalisé.

Avant de partir de son poste, Shahindokht Molaverdi a tout de même déclaré que l’Etat y avait renoncé, « par respect pour l’avis du clergé ».

Ces derniers mois, de nombreux célèbres joueurs iraniens avaient pris position en faveur de cette exigence des femmes. Dans une vidéo publiée sur YouTube, le capitaine de l’équipe nationale, Masoud Shojaie, s’adresse au président Rohani, lui demandant de leur accorder ce droit. « Je pense que si cela se fait, nous aurons besoin d’un stade de 200 000 personnes, contre 100 000 aujourd’hui. Parce que les supportrices seront nombreuses à assister aux matchs », explique-t-il.

L’Iran s’étant déjà qualifié pour le Mondial, l’enjeu du match de ce mardi sera du côté de la Syrie.
http://keyhani.blog.lemonde.fr/2017/09/05/iran-pendant-un-moment-les-iraniennes-ont-cru-pouvoir-assister-a-un-match-de-foot/

20 Re: Où sont les femmes ? le Mar 5 Sep - 19:39

Marmhonie

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Où sont les femmes ?

Tel est le sujet.

Eh bien, cela dépend de la dictature mahométane. Soit elles n'en ont que faire, libres.
Soit elles se font tabasser comme des bêtes, enfermées à vie dans des sac à pattates pour sortir.



Talab-al-ilm

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Bonjour


Les Droits généraux de la femme en Islam

http://www.womeninislam.ws/fr/les-droits-generaux-de-la-femme-en-islam.aspx

.

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22 Re: Où sont les femmes ? le Ven 8 Sep - 12:02

samuel

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« Le sexe, c'est l'autre, l'Occident décadent, alors que l'identité marocaine et musulmane s'apparenterait à la vertu et à la pudeur. » C'est ce qu'a expliqué le réalisateur du fameux film Much Loved, le Marocain Nabil Ayouch, à Leïla Slimani* à propos des tensions liées à la question de la sexualité au Maroc, mais aussi dans le reste du monde dit « arabe ». Il faut vivre dans ces territoires pour comprendre la profonde implication de ce constat. Il ne s'agit pas en effet de la seule question de l'interdit du corps et du désir, mais de tout le statut des intellectuels opposants aux ordres c...

23 Le statut de la femme en Islam le Sam 9 Sep - 5:57

Talab-al-ilm

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Bonjour samuel

Tu te base sur un film ?

.

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24 Re: Où sont les femmes ? le Lun 11 Sep - 17:15

Marmhonie

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La haine dans le Coran des arabes

Tueries, menaces de mort, djihad, à la souce du Coran arabe
La preuve de leur mensonge est offerte par le fait que les juifs et les chrétiens se sont divisés, opposés, au lieu d'offrir à Dieu le spectacle de la paix et de l'unité. Le Coran est très clair sur ce point: "Certains juifs altèrent le sens des paroles révélées... Ils tordent leurs langues et ils attaquent la Religion" (4, 46).

La sourate 5, qui pratique un curieux amalgame entre chrétiens et juifs, étant définitive : "Ils [les juifs] altèrent le sens des paroles révélées ; ils oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras pas de découvrir leur trahison" (v. 13)...

Parmi ceux qui disent: "Nous sommes chrétiens, nous avons accepté l'alliance", certains ont oublié une partie de ce qui leur a été rappelé. Nous avons suscité entre eux [les juifs et les chrétiens] l'hostilité et la haine jusqu'au jour de la Résurrection (v. 14)...

Ceux qui disent: "Dieu est, en vérité, le Messie, fils de Marie", sont impies. Dis: "Qui donc pourrait s'opposer à Dieu s'il voulait anéantir le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère, et tous ceux qui sont sur terre » (v. 17)... Les juifs et les chrétiens ont dit: "Nous sommes les fils de Dieu et ses préférés. » Dis : « Pourquoi, alors, vous punit-il pour vos péchés" (v. 18).

La conclusion de cette sourate terrible se passe de commentaires: "Si les incrédules possédaient tout ce qui se trouve sur la terre, et même le double, et s'ils l'offraient en rançon pour éviter le châtiment au jour de la Résurrection, on ne l'accepterait pas de leur part : un douloureux châtiment leur est réservé. Ils voudront sortir du feu, mais ils n'en sortiront pas : un châtiment leur est réservé" (5, 36-37).

Le mot châtiment est prononcé trois fois, bien que Dieu soit désigné, deux versets plus loin, comme "celui qui pardonne" et qu'il soit qualifié de "miséricordieux".

25 Re: Où sont les femmes ? le Lun 11 Sep - 19:30

Lechercheur


samuel a écrit:« Le sexe, c'est l'autre, l'Occident décadent, alors que l'identité marocaine et musulmane s'apparenterait à la vertu et à la pudeur. » C'est ce qu'a expliqué le réalisateur du fameux film Much Loved, le Marocain Nabil Ayouch, à Leïla Slimani* à propos des tensions liées à la question de la sexualité au Maroc, mais aussi dans le reste du monde dit « arabe ». Il faut vivre dans ces territoires pour comprendre la profonde implication de ce constat. Il ne s'agit pas en effet de la seule question de l'interdit du corps et du désir, mais de tout le statut des intellectuels opposants aux ordres c...
Un film qui dit la vérité sur le sort des femmes au Maroc.

26 Re: Où sont les femmes ? le Mar 12 Sep - 7:18

Talab-al-ilm

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Bonjour Lechercheur

Un film qui dit la vérité sur le sort des femmes au Maroc.

Donc si je comprend bien toi aussi tu crois au films ?

.

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27 Re: Où sont les femmes ? le Dim 17 Sep - 17:32

Yacoub

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J'espère qu'un jour les musulmanes vont se réveiller et apostasier en masse la RATP. Ce sera vite la fin de l'islam

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

28 Re: Où sont les femmes ? le Dim 17 Sep - 21:25

Marmhonie

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Yacoub a écrit:J'espère qu'un jour les musulmanes vont se réveiller et apostasier en masse la RATP. Ce sera vite la fin de l'islam
On n'apostasie pas un service, public ou privé, on le boycotte.

Et il est vrai que le prosélytisme de la RATP pour l'Islam est inversement proportionnel à sa haine des chrétiens.


Donc oui, les chrétiens doivent être solidaires entre eux et boycotter la RATP.

RATP : pour l'Islam et le voile


La RATP est contre la laïcité. À boycotter !


La RATP condamnée pour ses affiches contre les catholiques


BOYCOTTER LA RATP EST UN ACTE LAÏQUE CONTRE SON PROSÉLYTISME ISLAMIQUE !

29 Le voile dans la Bible le Jeu 21 Sep - 2:28

Talab-al-ilm

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Bonjour à tous

Au cas où vous ne le serez pas, pourtant la bible aussi dit que la femme doit porter le voile :

« Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée. Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme;  et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme, et tout vient de Dieu. Jugez-en vous-mêmes: est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? » 1 Corinthiens 11:5-13

.

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30 Re: Où sont les femmes ? le Jeu 21 Sep - 18:19

samuel

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Administrateur

Ils se battent pour l’égalité hommes-femmes en matière d’héritage au Maroc
Marie Verdier (à Casablanca), le 21/09/2017 à 10h23
Mis à jour le 21/09/2017 à 15h46 Envoyer par email

De plus en plus de voix s’élèvent au Maroc en faveur de l’égalité hommes-femmes en matière d’héritage. Des couples adoptent des stratégies de contournement de la loi pour permettre à leurs filles d’hériter pleinement.

Seuls 5 % des Marocains et 33 % des Marocaines sont favorables à une loi autorisant l’égalité en matière d’héritage.
ZOOM
Seuls 5 % des Marocains et 33 % des Marocaines sont favorables à une loi autorisant l’égalité en matière d’héritage. / Thomas Kierok/Laif/REA
Dans un café de Casablanca, Amina Khalid dévoile son histoire familiale. « Mon père souhaitait que notre maison revienne à notre mère après son décès. Mais à sa mort en 1992, mes frères ne s’en sont pas souvenus. Ils ont voulu hériter, l’un d’eux a même exigé la double part qui lui revenait de droit. Nous avons dû vendre la maison. » Amina Khalid avait alors 26 ans. Elle en a 51. Et toujours la blessure de l’injustice, d’une mère maltraitée.


En vertu de la loi coranique, une épouse n’hérite que d’un huitième de son mari, ses fils deux fois plus que ses filles (voir repères). « Cela crée parfois des situations tragiques, s’indigne Amina Khalid. Une de mes grands-tantes sans enfants s’est retrouvée à la rue à la mort de son mari, les frères du défunt, héritiers légaux, avaient vendu sa maison. »

Amina Khalid est désormais à la tête d’une entreprise prospère de distribution d’électroménager avec son mari. Elle se promet de mettre à l’abri ses trois filles de 25, 17 et 8 ans du détournement à venir de leur héritage, les filles ne pouvant hériter qu’avec la participation obligatoire d’un homme. « Comment pourrais-je garantir les réactions de mes frères ou de mes neveux après mon décès ? Il n’est pas question que nos biens, le fruit de notre travail, reviennent aux oncles ou cousins de nos filles. C’est un de nos soucis. »

« Mes belles-sœurs ne veulent pas contrarier Allah ​​​​​​ »

Le couple Khalid envisage de faire une donation à ses filles et de garder l’usufruit des biens, voire d’acheter des biens au nom de ses filles. « Discrètement, insiste Amina. La société est traversée par des courants très conservateurs, l’inégalité de l’héritage c’est la parole de Dieu, on ne doit pas y toucher. Même les femmes qui en sont victimes sont contre. » Lorsque le beau-père d’Amina Khalid est décédé, il a laissé quatre femmes et seize enfants. « Mes belles-sœurs ne veulent pas contrarier Allah et s’opposent à un partage égalitaire. »

Amina et son mari n’ont pas réussi à les convaincre. Tous deux militent de longue date pour briser les carcans de la société marocaine, elle au sein de l’Association marocaine des femmes progressistes, lui à l’Association marocaine des droits humains – ce qui lui avait valu trois ans et demi de prison sous les années de plomb d’Hassan II.

« Trouver un moyen de contourner la loi »

Le médecin diabétologue Mohammed Hadi Belghiti entend lui aussi « trouver un moyen de contourner la loi » pour que ses deux filles héritent en totalité de ses biens. « J’ai vu beaucoup de drames autour de moi, de couples qui ont eu quantité de filles dans l’attente d’avoir un héritier mâle. Nous, nous souhaitions deux enfants. Après la naissance de nos deux filles, nous n’avons pas jugé nécessaire d’en avoir d’autres », ­témoigne-t-il.

À LIRE AUSSI : Al-Azhar condamne les propositions tunisiennes sur l’égalité des sexes en matière d’héritage

Devenu musulman pratiquant sur le tard, le docteur Belghiti espère néanmoins que « le Coran sortira de la tête du mauvais musulman ». « Le Coran est un texte sacré auquel nous ne touchons pas, il est valable en tout temps et en tout lieu, mais il faut savoir le relire à l’aune de notre époque comme une loi-cadre dont les décrets d’application ont besoin d’être adaptés à la période actuelle », justifie-t-il en ajoutant : « Il faudra une vraie révolution, les mentalités seront encore plus dures à changer que la loi. »

« L’héritage est en queue de liste des réformes réalisables »

Seuls 5 % des Marocains et 33 % des Marocaines sont favorables à une loi autorisant l’égalité en matière d’héritage, comme l’a révélé en mai dernier l’enquête internationale sur les hommes et l’égalité des sexes réalisée par ONU femmes (1). « L’héritage est en queue de liste des réformes réalisables, c’est théologiquement et politiquement incorrect », déplore Asma Lamrabet, médecin biologiste qui milite pour une réforme de l’islam à la tête du centre d’études féminines de la Rabita Mohammadia des oulémas du Maroc.

« La grande majorité de la société est dans la culpabilité, elle est minée par un islam identitaire politisé inspiré du wahhabisme, basé sur l’interdit, le licite et l’illicite, explique-t-elle. La Constitution elle-même est ambiguë qui prône l’égalité, mais dans les limites des constantes du pays, à savoir notamment la religion musulmane. »

« Je me bats pour mes filles »

Mohammed Belghiti se souvient ainsi qu’au décès de ses parents, il a pris en silence sa double part d’héritage au détriment de ses sœurs. « Si j’avais suggéré un partage égalitaire, on m’aurait traité d’apostat », témoigne-t-il. Aujourd’hui « je me bats pour mes filles », revendique-t-il. Mais de manière discrète. « Je crois savoir, par allusion, que ma sœur, qui elle aussi n’a que des filles, a pris des dispositions pour leur héritage, mais ce n’est pas quelque chose dont on discute. »

A LIRE : La Tunisie se penche sur l’égalité des sexes en matière d’héritage

De l’avis du notaire Salim Ahmadi, ce type de demande reste « rare ». Et le contournement est un palliatif qui « a un prix et implique une prise de risque », souligne l’anthropologue Saadia Radi dans l’ouvrage collectif L’Héritage des femmes dirigé par la psychologue Siham Benchekroun (2). Les parents « sont contraints de se dépouiller pour éviter que leurs filles ne le soient », ­estime-t-elle. Mais ils ne peuvent pas toujours s’assurer de l’éternelle confiance de leurs enfants et futurs conjoints. Ils n’auront pas non plus les moyens de récupérer les biens donnés pour refaire leur vie après un divorce. L’anthropologue évoque aussi le cas d’une mère qui a tout donné à sa fille et a perdu l’essentiel de ses biens après la mort prématurée de cette dernière.

« Les hommes possèdent 82 % des actes fonciers »

Le débat est pourtant publiquement sur la table depuis près de deux ans, depuis que le très officiel Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a préconisé l’égalité successorale fin 2015 pour supprimer cette source criante d’inégalité et de précarité. « Les hommes possèdent 82 % des actes fonciers », relève Driss El Yazami, son président. Les femmes bien souvent n’ont rien, même pas le fruit de leur labeur. « En milieu rural, huit femmes sur dix travaillent sans rémunération, contre trois hommes sur dix », ajoute-t-il.

« Les femmes sont fréquemment totalement déshéritées, la maison et les lopins de terre ne se divisent pas. Ils reviennent au fils. La sœur ne peut alors pas s’opposer à son frère, le seul à même de la protéger, au risque sinon d’être exclue pour avoir apporté le désordre », ajoute Siham Benchekroun. Avec la psychanalyste et galeriste Hakima Lebbar, qui a dirigé l’autre ouvrage collectif Les hommes défendent l’égalité en héritage (3), elle a fortement réactivé le débat avant l’été. Le sujet brûlot ne retombe pas. Une nouvelle onde de choc est venue mi-août de Tunisie lorsque le président Beji Caïd Essebsi a promis l’égalité successorale.

« Une survivance du système tribal »

« L’inégalité de l’héritage est une survivance du système tribal. Les chefs héritaient, mais ils étaient redevables. Ils se devaient d’assumer la responsabilité matérielle et morale des femmes de la tribu. Or tout cela a disparu, il ne reste que l’inégalité de l’héritage », s’insurge Siham Benchekroun. « La jurisprudence n’a retenu que ce qui l’intéressait. On dit aux femmes “taisez-vous” par décret divin, s’indigne Asma Lamrabet. Or le référentiel religieux nous fournit des latitudes compatibles avec nos modes de vie actuels. »

A LIRE AUSSI : Des Marocaines se confient à Leila Slimani sur leur vie intime

Mais « la rénovation révolutionnaire de la pensée religieuse », qu’appelle de ses vœux Ahmed Assid, président de l’observatoire amazigh (Berbères, NDLR) des droits et libertés, tarde à venir. Il s’est toutefois trouvé un allié inattendu en la personne de Mohamed Rafiki, alias Abou Hafs, ancien salafiste déradicalisé en prison. « On ne coupe pas la main des voleurs. Il n’est pas difficile de dépasser le Coran lorsque cela procure un avantage pour les hommes. Mais dès lors qu’il s’agit des femmes, cela devient indépassable », tempête celui qui est devenu un militant de la réconciliation entre islam et modernité. Driss El Yazami se veut confiant : « Le génie est sorti de la lampe, le débat est lancé, il est impossible de le remettre dedans. »

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Les principes d’inégalité

Le Coran encadre précisément les règles de partage de l’héritage d’un défunt entre les enfants, les parents, les époux, les frères et sœurs, les grands-­parents, les petits-enfants, etc.

Les héritiers légitimes sont plus nombreux que les héritières. Figurent ainsi sur la liste des potentiels bénéficiaires grands-oncles, cousins ou neveux.

Pour les enfants, un fils a une part, une fille une demi-part. S’il n’y a que des filles, elles se partagent les deux tiers de l’héritage, un tiers devant revenir à un homme de la lignée paternelle. S’il n’y a qu’une fille,elle ne peut bénéficier que de la moitié de l’héritage.

Une épouse hérite du huitième des biens de son mari si celui-ci a des enfants, du quart en
l’absence d’enfants. L’époux a respectivement droit au quart et à la moitié.

Les femmes non musulmanes mariées à un musulman n’ont pas le droit d’hériter sauf si elles se convertissent.

Marie Verdier (à Casablanca)

31 Re: Où sont les femmes ? le Jeu 21 Sep - 21:48

Marmhonie

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Cher Talal,

Au cas où tu ne le saurais pas, le Coran affirme que la Bible est falsifiée.
Que nous importe ce que tu peux en citer pour l'Islam, puisque l'état d'esprit est mauvais et nous détourne de Jéhovah ?

Est-ce que nous, chrétiens et juifs, récupérons des bribes de votre Coran ? Non, il est hérétique et mécréant.
Salutations.

32 Re: Où sont les femmes ? le Ven 22 Sep - 4:27

Talab-al-ilm

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Bonjour Marmhonie

Que nous importe ce que tu peux en citer pour l'Islam, puisque l'état d'esprit est mauvais et nous détourne de Jéhovah ?

Oui la bible est falsifié mais ce n'est pas le sujet de ce poste et si tu veux en discuter j'ai déjà répondu à plusieurs reprise à votre fameuse objection juste ici : http://meilleurforum-net.meilleurforum.net/t6927-est-ce-que-la-bible-est-la-parole-de-dieu

Si tu es vraiment un brave homme, vient me prouver sur le poste que la Bible n'est pas falsifié.

Wa Salam

.

http://www.aimer-jesus.com

33 Re: Où sont les femmes ? le Sam 23 Sep - 10:41

Yacoub

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RATP désigne la secte islamique puisque ses propagandistes disent que l'islam est une
Religion d'
Amour de
Tolérance et de
Paix
elle ne désigne pas la régie des transports parisiens

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

34 Re: Où sont les femmes ? le Sam 23 Sep - 10:48

Marmhonie

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MODERATEUR
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Cher Yacoub,

C'est dommage que tu ne suives pas nos fils de discussion, tu pourrais beaucoup nous apporter, ici par exemple : /http://meilleurforum-net.meilleurforum.net/t6764p300-jesus-annonce-la-venue-du-paraclet

35 Re: Où sont les femmes ? le Sam 23 Sep - 10:54

Marmhonie

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Talab-al-ilm a écrit:Oui la bible est falsifié.
C'est la pire insulte contre un chrétien et un juif.
Tu es dans une logique de Djihad où il t'est permis de mentir (la taqiya).
Je te pardonne.
Pour le reste, "“ Nous t’entendrons là-dessus une autre fois.” (TMN 1974, Actes 17-32)

36 Re: Où sont les femmes ? le Sam 23 Sep - 11:00

Josué

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Marmhonie a écrit:
Talab-al-ilm a écrit:Oui la bible est falsifié.
C'est la pire insulte contre un chrétien et un juif.
Tu es dans une logique de Djihad où il t'est permis de mentir (la taqiya).
Je te pardonne.
Pour le reste, "“ Nous t’entendrons là-dessus une autre fois.” (TMN 1974, Actes 17-32)
C'est l'argument simpliste des musulmans a courent d'argument.

37 Re: Où sont les femmes ? le Sam 23 Sep - 11:15

Marmhonie

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MODERATEUR
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Tu es pardonné. Tu refuses de présenter ta branche de l'Islam, très combattive et tu nous ments.

Si la Bible est falsifiée, montre-nous où précisément. Et cessez vous les musulmans de citer alors ce qui vous est faux. Et si c'est la Parole de Dieu, pourquoi te rebelles-tu contre ton Créateur ?

Maintenant, ce que tu a à faire pour combattre Jéhovah, fais-le, nul besoin de mentir, Dieu sait tout et voit tout.

Pour nous, nous pardonnons et passons notre chemin avec discernement. C'est notre commandement.


38 Re: Où sont les femmes ? le Sam 23 Sep - 12:54

samuel

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Tien puisque tu parles de l'amour, le Coran parle t-il de l'amour agapé ?

39 Re: Où sont les femmes ? le Sam 23 Sep - 23:54

Talab-al-ilm

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Bonjour Marmhonie

[



Dernière édition par Josué le Lun 25 Sep - 14:25, édité 1 fois (Raison : le sujet n'est pas sur la bible.)

http://www.aimer-jesus.com

40 Re: Où sont les femmes ? le Lun 25 Sep - 14:23

Josué

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Un mufti régional saoudien sanctionné pour des propos misogynes
Anne-Bénédicte Hoffner, le 24/09/2017 à 16h56
Mis à jour le 24/09/2017 à 17h04 Envoyer par email

La vidéo d’un mufti saoudien contestant aux femmes la possibilité de conduire au nom de leur manque d’intelligence a déclenché un tollé dans le royaume et à l’étranger.
Alors que ce type de misogynie n’est pas rare, le gouvernorat de la province d’Asir, proche du Yémen, a cette fois décidé de sévir.

Une activiste saoudienne Manal Al Sharif, vivant à Dubai aux émirats dans sa voiture.
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Une activiste saoudienne Manal Al Sharif, vivant à Dubai aux émirats dans sa voiture. / MARWAN NAAMANI/AFP
« Que feraient les responsables de la circulation s’ils constataient qu’un homme n’avait qu’une moitié de cerveau ? Lui accorderaient-ils un permis de conduire ? Non, bien sûr. Comment pourraient-ils donc donner un permis à une femme ? »

Dans une vidéo qui a abondamment circulé sur les réseaux sociaux, un mufti saoudien d’une province du sud de l’Arabie saoudite, Saad al-Hijri, a contesté la possibilité pour une femme de conduire. D’autant, a-t-il ajouté, que « lorsqu’elle va faire du shopping, elle perd encore une autre moitié. Que lui reste-t-il ? Un quart ! »

Vidéo tournée en ridicule

Même si elle est loin d’être exceptionnelle chez certains religieux, notamment saoudiens, la misogynie de ce discours a déclenché la colère sur les médias sociaux, très populaires dans le royaume. Les utilisateurs de Twitter ont partagé la vidéo et l’ont tournée en ridicule avec le hashtag (mot-clé) arabe « Al-Hijri_femme_quartdecerveau ».

Des utilisateurs ont posté des images de scientifiques et universitaires saoudiennes, n’hésitant pas à mettre en doute les capacités intellectuelles du mufti. « Il a peut-être tout son cerveau, mais aucun neurone », ironisait ainsi l’un d’eux.

Avec une rapidité étonnante, samedi 22 septembre, le gouvernorat de la province d'Asir (sud) a publié sur Twitter et Instagram un court message annonçant que le responsable religieux avait été « suspendu ». Les autorités saoudiennes ont estimé que son discours « portait atteinte aux valeurs humaines ».

Des opinions qui « ne servent pas l’intérêt national »

Cette suspension, ordonnée par le gouverneur de la province, « vise à empêcher la propagation d’opinions qui suscitent la controverse et ne servent pas l'intérêt national », a déclaré le porte-parole de la province, rapporte l’agence Reuters en citant le compte Twitter officiel d’Ekhbariya TV.

« Quiconque utilisera ces plates-formes de prêche dans le futur pour porter atteinte à ces valeurs sera suspendu », a-t-il poursuivi.

Ce nouvel épisode illustre, une fois de plus, les tensions existant dans le royaume saoudien, entre un clergé majoritairement ultra-conservateur et une partie de la jeunesse de plus en plus agacée par ces discours d’un autre âge.

Une modernisation cosmétique

Depuis 2016, le prince Mohamed Ben Salman - que l’on surnomme régulièrement « MBS » - s’était fait le héraut d’un plan de réformes baptisé « Saudi Vision 2030 », grâce auquel il ambitionne de moderniser le pays.

Mais, pour certains experts, cette modernisation relève davantage d’une sorte de vernis destiné à retenir les entreprises occidentales et les États-Unis, alliés traditionnels de Riyad dans la région.
http://www.la-croix.com/Religion/Islam/mufti-regional-saoudien-sanctionne-propos-misogynes-2017-09-24-1200879318?from_univers=lacroix

41 Re: Où sont les femmes ? le Lun 25 Sep - 14:51

Marmhonie

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Selon le Coran, les femmes doivent être frappées, battues ou corrigées, c'est au choix



C'est le Coran qui le dit
Et le résultat est à couper le souffle : selon la traduction, le sort réservé aux femmes par la grandeur spirituelle de l'islam est d'être battues, frappées ou corrigées. Sachant que, d'après les légendes musulmanes, le Coran est incréé (pas d'auteur humain ni de date ou de lieu de confection ce qui résout astucieusement les nombreux écueils propres à l'élaboration de tout texte historique) et qu'il constitue la copie parfaite du "Livre conservé au ciel", la simple existence de ce verset brutal et misogyne suffit à rejeter l'ensemble du livre.

Les traductions du verset 34/38 de la sourate 4 :
Mouhammad Hamidullah
"34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !"


Jacques Berque, Albin Michel, 1995
"34. Les hommes assument les femmes à raison de ce dont Dieu les avantage sur elles et de ce dont ils font dépense sur leurs propres biens. Réciproquement, les bonnes épouses sont dévotieuses et gardent dans l'absence ce que Dieu sauvegarde. Celles de qui vous craignez l'insoumission, faites-leur la morale, désertez leur couche, corrigez-les. Mais une fois ramenées à l'obéissance, ne leur cherchez pas prétexte. Dieu est Auguste et Grand."


Kasimirski, GF-Flammarion, 1970
"38. Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises ; elles conservent soigneusement pendant l'absence de leurs maris ce que Dieu a ordonné de conserver intact. Vous réprimanderez celles dont vous avez à craindre l'inobéissance; vous les relèguerez dans des lits à part, vous les battrez ; mais aussitôt qu'elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand."

Encore plus minable
D. Masson, Gallimard, 1967 :
"34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordé sur elles, et à cause des dépenses qu'il font pour assurer leur entretien. Les femmes vertueuses sont pieuses : elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve. Admonestez celles dont vous craignez l'infidélité ; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent. Dieu est élevé et grand."

D. Masson est en fait Denise Masson mais, pudeur émouvante de l'islam, nulle part le prénom, et donc le sexe, de la traductrice n'est mentionné dans la traduction éditée chez Gallimard en 1967 dans la collection La Pléiade. Ni la préface de Jean Grosjean, dont le prénom n'est pas occulté, ni l'introduction, les notes et la bibliographie de "D." Masson ne comportent le prénom de la traductrice. Ce travail ayant reçu l'imprimatur de l'Université d'Al Azhar au Caire, avouer qu'une femme ait pu exceller dans l'art de la traduction du Coran était insupportable aux islamistes (les barbus).



Dernière édition par Marmhonie le Lun 25 Sep - 14:56, édité 1 fois

42 Re: Où sont les femmes ? le Lun 25 Sep - 14:55

chico.

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En fait les femmes n'ont que le droit de faire des enfants.

43 Re: Où sont les femmes ? le Lun 25 Sep - 15:04

Marmhonie

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Le musulman honore sa femme comme un Maître respecte sa domestique, ou un chamelier sa chamelle







Voilà  à quoi on reconnaît les peuples immatures soumis à la  dure loi de  l’islam. Jamais vous ne les entendrez dire : nous assumons  notre  responsabilité dans le traitement inhumain, humiliant et dégradant   infligé à nos femmes et nous devons leur accorder les mêmes droits que   les hommes.
Ils ont l’art de justifier l’injustifiable et  d’excuser l’inexcusable  ils brandissent leur sempiternelle à chaque  fois qu’on les interpelle  sur le sujet, vous croyez que c’est mieux en  Occident où la femme est  une vulgaire marchandise alors que chez nous  c’est une perle dans son  écrin. Or, en Occident la femme n’est pas  soumise à la dictature des  dogmes et ne vit pas sous les contraintes de  son groupe d’appartenance.  Il n’y pas d’honneur des siens il y a ses  choix de vie qui sont les  siens. Ni morale ni interdits religieux qui  conditionnent son existence  elle a la faculté de voler de ses propres  ailes.

Elle jouit des mêmes droits que les hommes et citoyenne de  plein  droit. Les hommes n’ont pas des droits sur elle comme chez eux et   personne ne peut bafouer ses droits sous peine de s’exposer aux lois   répressives en vigueur en Occident.

Une femme violée en pays musulman est coupable de son viol.
En Occident on  punit le violeur et on accompagne  la victime judiciairement et psychologiquement. C'est pourquoi nous sommes des mécréants selon ces brutes barbares.

Dans un pays  musulman, une femme mariée et victime de violence conjugale n’a aucun moyen légal pour agir contre son mari seul maître de son corps  et de sa  vie auquel elle doit obéissance absolue si elle ne veut pas  subir la  double peine la répudiation et les feux de l’enfer comme le  promet le  Coran aux femmes rebelles. Et comme le dit Mahomet il n’y a  pas pire  calamité que la femme.

Dans un pays comme l’Arabie Saoudite  gouvernée par la Charia, pays  exemplaire du fondamentalisme musulman et  dont le modèle sociétal se  propage à une vitesse éclair dans les pays  musulmans, la vie d’une femme  ne vaut pas mieux que celle d’un chameau.

 Si j’étais femme je préférerais et de très loin vivre ma condition   féminine et d’être humain à part entière en Occident et jamais dans ces pays de la Charia, qu’elle soit douce ou dure.

Des monstres d’inhumanité comme Ben Laden, Ghannouchi, Bel Haj, Omar  Bachir, al  Zawahiri, al Baghdadi ont tous les égards et les honneurs et les femmes  sont des portions congrues.

C’est une insulte à la dignité humaine de comparer les femmes  musulmanes dépossédées de leur droits sur leur  vie et leurs corps et  assujetties au statut de domestiques sexuelles  sous couvert des  préceptes religieux et des hadiths misogynes et  scélérats aux femmes  occidentales qui ne sont discriminées et  ostracisées en raison de leur  sexe ni assimilées à des poules  pondeuses.

Le poids de la religion est le vrai ennemi de la femme.  La  démocratie, l’ennemie viscérale des geôliers des femmes dans les  pays  musulmans a le mérite d’avoir libéré la femme de la tutelle de  l’homme  et de lui avoir reconnu le droit de ne pas rester spectatrice  de son  destin humain. Ce n’est certainement pas cette sinistre religion  qui  peut en dire autant. La femme est une majeure incapable dépourvue  de foi  et de raison et elle ne peut donc agir dans le sens de ses  intérêts  personnels et quoi qu’elle fasse sa place serait en enfer  selon le  prophète qui n’a jamais rien prophétisé :


Les lois des hommes valorisent la femme et la respectent, les  lois  musulmanes créent les conditions de son asservissement et son   assujettissent en faveur de l’homme. C’est anthropologique et juridique.

44 Re: Où sont les femmes ? le Jeu 28 Sep - 13:48

Josué

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En Arabie saoudite, les femmes autorisées à conduire
Marianne Meunier , le 27/09/2017 à 18h09
Mis à jour le 28/09/2017 à 10h44 Envoyer par email
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Les femmes, empêchées de conduire par la loi, y ont été autorisées par un décret royal. Cette étape historique s’inscrit dans une évolution de la société saoudienne encadrée par le pouvoir.
L’interdiction pour les femmes de conduire, unique au monde, a contribué à la réputation obscurantiste de ce pays. ZOOM
L’interdiction pour les femmes de conduire, unique au monde, a contribué à la réputation obscurantiste de ce pays. / Fayez Nureldine/AFP

Près de trente années de lutte, une persévérance tenace, de l’humour et de l’ingéniosité auront finalement permis aux femmes saoudiennes d’acquérir l’un des plus élémentaires des droits : conduire une voiture. Rendue publique le 25 septembre, l’autorisation figure dans un décret signé par le roi Salmane ordonnant aux ministères concernés d’autoriser la délivrance d’un permis de conduire « indifféremment aux hommes et aux femmes ».

Le souverain barre ainsi d’un trait historique une singularité de l’Arabie saoudite. L’interdiction de prendre le volant, unique au monde et symptomatique de la condition des femmes dans le pays, a contribué à sa réputation obscurantiste.

La femme saoudienne, mineure légale

« Aujourd’hui, dernier pays sur terre à autoriser les femmes à conduire… nous l’avons fait », s’est félicitée Manal al-Sharif sur son compte Twitter. Âgée de 38 ans, cette informaticienne a fait un séjour en prison en mai 2011 pour avoir eu l’audace de publier une vidéo la montrant en train de conduire. Une entrave au droit en vigueur dans le royaume qui, inspiré de la charia, fait de la femme une mineure légale.

Pour étudier à l’étranger, subir une intervention médicale, celle-ci doit ainsi obtenir l’autorisation d’un tuteur masculin – son père, son époux, son frère ou son fils. Une spécificité liée au hanbalisme – l’école de l’islam, rigoriste, sur laquelle s’appuie le droit en vigueur à Ryad – vient renforcer cette situation de liberté toute conditionnelle réservée au deuxième sexe.

« En vertu d’un principe prisé des hanbalites, la loi doit interdire ce que la charia interdit mais aussi les moyens qui permettent de commettre un interdit », explique Stéphane Lacroix, professeur associé à Sciences-Po et spécialiste de l’Arabie saoudite. C’est en vertu de ce raisonnement que l’Arabie saoudite a tenu la femme sur le siège du passager et, par là même, à bonne distance d’une indépendance considérée comme dangereuse pour sa pureté.

L’interdiction a toutefois abouti à des contradictions que même les conservateurs du royaume ont fini par relever. « Certains se sont rendu compte que leur position était difficile à défendre, souligne Stéphane Lacroix. Les femmes se sont retrouvées seules dans une voiture avec leurs chauffeurs ! » Une situation de mixité dont l’évitement, à tout le moins dans l’espace public, est l’un des fondements de l’organisation de la société.

Un acte fondateur en 1990

La contradiction n’a pas échappé aux militantes qui, parmi les nombreuses interdictions dont les Saoudiennes font l’objet, ont retenu celle de conduire pour mener leur combat pour l’amélioration de la condition de la femme dans le royaume.

LIRE AUSSI : La minijupe qui enflamme les réseaux sociaux en Arabie saoudite

L’acte fondateur remonte à 1990. En novembre, quarante-sept femmes prennent le volant dans le centre de Riyad après avoir donné congé à leur chauffeur. La parade inédite ne dure qu’une demi-heure, le cortège est arrêté par la police. Mais elle suffit à marquer les esprits et à lancer un plaidoyer qui, à des rythmes divers, ne s’est jamais vraiment tu.

Le mouvement connaît un pic en 2013, quand des militantes appellent les femmes à prendre le volant un même jour – certaines savent conduire, ayant obtenu un permis à l’étranger. Plusieurs d’entre elles postent des vidéos les montrant en action sur les réseaux sociaux.

Au même moment, un clip parodiant la chanson du chanteur de reggae Bob Marley « No woman, no cry » (« Non femme, ne pleure pas »), détournée en « No woman, no drive » (« Non femme, ne conduis pas »), rencontre un grand succès.

Les réseaux sociaux ont donné à la campagne pour le droit de conduire des femmes une publicité que les autorités saoudiennes n’ont pu continuer à ignorer. Elle se conjugue avec un plan de réformes économiques et sociales, intitulé Vision 2030, lancé en 2016 par Mohammed Ben Salmane, 32 ans, devenu depuis prince héritier et qui se veut réformateur.

Prévenir les frustrations de la jeunesse

Son projet comprend des mesures censées créer de nouveaux secteurs de l’économie afin d’anticiper la fin de l’exploitation pétrolière mais aussi de prévenir les frustrations d’une jeunesse nombreuse.

A LIRE : Mohammed Ben Salmane, le prince d’Arabie saoudite, héritier et pressé

La concession de nouveaux droits aux femmes participe de cette logique. La semaine dernière, elles ont été, pour la première fois, autorisées à se rendre dans un stade à Ryad, pour assister à un spectacle en l’honneur de la 87e fête nationale. Jusqu’alors, le principe de la séparation des sexes les empêchait d’y entrer.

Le décret royal doit entrer en vigueur en juin. D’ici là, les conditions de sa mise en œuvre doivent être définies. « Je suis très heureuse, le moment est historique, mais j’attends de voir comment cela va se passer car souvent, l’application pose des problèmes », reconnaît Suad Abu Dayyeh, consultante spécialiste du Moyen-Orient pour l’ONG Equality Now. Celle-ci anticipe certaines limites, comme une interdiction de conduire la nuit. « Beaucoup d’étapes doivent être encore franchies », ajoute-t-elle, dénonçant la persistance du principe de la tutelle masculine.

Avec « cette émancipation sociale par le haut », selon l’expression de Stéphane Lacroix, le pouvoir saoudien a provoqué des applaudissements sur la scène mondiale, dont il profitera à coup sûr. « Le projet est double, explique le chercheur. Il permet un progrès pour les femmes et c’est l’occasion pour le pouvoir de redorer son blason en faisant oublier les arrestations de dizaines de voix indépendantes, souvent islamistes mais pas seulement, intervenues ces deux dernières semaines. »

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Le plan de modernisation « Vision 2030 »

L’objectif : porté par le prince héritier Mohammed Ben Salman Al Saoud, le plan Vision 2030 s’affiche comme un programme de modernisation socio-économique afin de réduire la dépendance à la rente pétrolière et de diminuer les dépenses publiques.

La promotion de la culture et les loisirs : tout en insistant sur l’identité islamique du royaume, le programme prévoit la création de bibliothèques, de musées, de salles de spectacles et de lieux de divertissement qui déboucheront sur « la création de nombreuses possibilités d’emploi ».

La mise en œuvre : Vision 2030 repose sur la mise sur le marché de 5 % de Saudi Aramco, une entreprise d’État évaluée à 2 000 milliards de dollars. L’opération annoncée pour 2018 doit servir de principal fonds d’investissement à Saudi Vision 2030.

Marianne Meunier

45 Re: Où sont les femmes ? le Jeu 28 Sep - 18:35

Josué

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En Arabie saoudite, les militantes pro-conduite des femmes interdites de s’exprimer dans les médias
Une quinzaine de Saoudiennes, qui s’étaient engagées dans la campagne visant à casser l’interdiction qui leur était faite de conduire, ont reçu un appel menaçant d’un interlocuteur se réclamant des autorités.
Par Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)
Pour les Saoudiennes engagées dans la campagne visant à casser l’interdiction qui leur était faite de conduire, les réjouissances ont été de courte durée. Dans la nuit de mardi 26 à mercredi 27 septembre, quelques heures à peine après l’annonce historique de la levée de cette mesure discriminatoire, une quinzaine d’entre elles ont reçu un appel menaçant d’un interlocuteur se réclamant des autorités.

Selon trois de ces militantes qui se sont confiées au Monde sous couvert d’anonymat, l’homme leur a intimé de ne pas parler aux médias et de cesser toute activité sur les réseaux sociaux, sous peine de s’exposer à des « procédures ».

Lire : Arabie saoudite : le roi signe un décret autorisant les femmes à conduire

Des pressions prises au sérieux. La plupart d’entre elles ont arrêté de tweeter et déclinent les demandes d’interview, du moins à visage découvert. « Pour des raisons indépendantes de ma volonté, je ne peux pas continuer à commenter la levée de l’interdiction sur la conduite des femmes », a écrit Tamador Al-Yami, l’une de ces militantes, sur son compte personnel.

Déjà appelées, par le passé, par le ministère de l’intérieur

Cette crispation autoritaire, alors même que le décret du roi Salman autorisant les femmes à conduire redore l’image du royaume sur la scène internationale, est interprétée par les militantes comme une façon de peser sur le récit qui en est fait par les médias.

« Le pouvoir ne veut pas que nous disions que nous avons obtenu nos droits parce que nous nous sommes battues pour cela », affirme l’une des femmes interrogées par Le Monde :

« Il veut imposer l’idée que c’est le roi, dans sa bienveillance, qui nous a accordé ce droit. C’est pour cela que les femmes qui soutiennent le gouvernement, comme les membres du Conseil consultatif, sont, elles, encouragées à parler.
Ils ne veulent pas que le peuple réalise que les pressions publiques peuvent apporter des changements, abonde une autre militante. Ils ont trop peur qu’une fois la porte ouverte, ils n’arrivent pas à la refermer. »
Selon les témoignages recueillis par Le Monde, l’auteur des menaces téléphoniques s’est présenté à ces interlocutrices sous diverses identités : parfois comme un responsable du ministère de l’intérieur, parfois comme un membre de la cour du roi Salman et certaines fois aussi, comme un membre de Ri’asat Amn Al Dawla (présidence de la sûreté de l’Etat), un nouveau service de sécurité, directement rattaché au palais royal.

« On s’est demandé s’il ne s’agissait pas d’un canular ou d’une initiative individuelle, d’autant que l’appel venait d’un portable et non d’un bureau officiel », explique une militante :

« Ce qui nous a incitées à prendre cet appel au sérieux, c’est que toutes les femmes qui ont été contactées cette fois-ci, ont déjà été appelées, par le passé, par le ministère de l’intérieur. »
« C’est terriblement frustrant »

En octobre 2013, notamment, à la veille d’une journée d’action durant laquelle les Saoudiennes étaient conviées à prendre le volant pour défier le pouvoir, ces militantes avaient reçu un coup de téléphone des autorités leur interdisant de participer à cette opération. « Cela nous fait penser que ces menaces émanent sinon du gouvernement, du moins d’une faction à l’intérieur de celui-ci », poursuit la militante.

Le Monde a tenté à plusieurs reprises de contacter le porte-parole du ministère de l’intérieur., à Riyad. Mais ces appels sont restés sans réponse. « C’est terriblement frustrant, notre joie est partiellement gâchée », confesse l’une des sources. Sur sa page Twitter, une heure après avoir annoncé qu’elle cessait de s’exprimer sur le sujet, Tamador Al-Yami a écrit : « Tous ceux qui nous suivent le savent. Pas besoin de le crier, ce n’est pas important. Ce qui importe, c’est la victoire. Et nous avons gagné. »
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/09/28/en-arabie-saoudite-les-militantes-pro-conduite-des-femmes-interdites-de-s-exprimer-dans-les-medias_5192936_3218.html

46 Le statut de la femme dans la Bible le Ven 29 Sep - 3:59

Talab-al-ilm

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Bonjour à tous

Frapper la femme dans la Bible :

« Alors Menahem frappa Thiphsach et tous ceux qui y étaient, avec son territoire depuis Thirtsa; il la frappa parce qu'elle n'avait pas ouvert ses portes, et il fendit le ventre de toutes les femmes enceintes. » 2 Rois 15:16


Tuez les femmes dans la Bible :

« Et, à mes oreilles, il dit aux autres: Passez après lui dans la ville, et frappez; que votre oeil soit sans pitié, et n'ayez point de miséricorde! Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes; mais n'approchez pas de quiconque aura sur lui la marque; et commencez par mon sanctuaire! Ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison. »  Ezéchiel chapitre 9 : Verset 5-6

« Alors l'assemblée envoya contre eux douze mille soldats, en leur donnant cet ordre: Allez, et frappez du tranchant de l'épée les habitants de Jabès en Galaad, avec les femmes et les enfants. Voici ce que vous ferez: vous dévouerez par interdit tout mâle et toute femme qui a connu la couche d'un homme. Ils trouvèrent parmi les habitants de Jabès en Galaad quatre cents jeunes filles vierges qui n'avaient point connu d'homme en couchant avec lui, et ils les amenèrent dans le camp à Silo, qui est au pays de Canaan. Toute l'assemblée envoya des messagers pour parler aux fils de Benjamin qui étaient au rocher de Rimmon, et pour leur annoncer la paix. En ce temps-là, les Benjamites revinrent, et on leur donna les femmes à qui l'on avait laissé la vie parmi les femmes de Jabès en Galaad. Mais il n'y en avait pas assez pour eux. »  Juges chapitre 21 : verset 10-14

C'est quand même dans votre livre sacré la Sainte Bible.  Laughing

.

http://www.aimer-jesus.com

47 Re: Où sont les femmes ? le Mer 8 Nov - 19:50

Josué

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Sherin Khankan : «Au temps du Prophète, les femmes guidaient la prière»
©️ Betina Garcia/Scanpix Denmark/AFP
Un an après l’inauguration de la première mosquée pour femmes d’Europe, l’imame danoise Sherin Khankan publie en France une autobiographie militante, La Femme est l’avenir de l’islam. Entretien.
http://www.lemondedesreligions.fr

48 Re: Où sont les femmes ? le Jeu 31 Mai - 19:25

Josué

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Cette couverture de Vogue avec une princesse saoudienne au volant crée la polémique

Certaines militantes ont encore récemment été arrêtées pour avoir conduit dans le pays.


  • Rédaction du HuffPost avec AFP





[size=15]MODE - La nouvelle couverture du magazine Vogue montrant une princesse saoudienne au volant d'une décapotable rouge a suscité la polémique dans le royaume conservateur où plusieurs militantes des droits des femmes ont été arrêtées récemment.


Avec cette Une de son numéro de juin, Vogue Arabia célèbre les "femmes avant-gardistes en Arabie saoudite" et loue les réformes sociétales engagées par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Ryad s'est notamment engagé, en septembre 2017, à autoriser les femmes à conduire, fixant ensuite au 24 juin la levée de l'interdiction.

"Dans notre pays, certains conservateurs ont peur du changement. [...] Personnellement, je soutiens ces changements avec beaucoup d'enthousiasme", a affirmé la princesse Hayfa bint Abdallah al-Saoud au magazine.

La photo, prise dans le désert à l'extérieur de la ville de Jeddah, dans l'ouest du pays, montre la fille de l'ancien roi Abdallah portant gants en cuir et talons aiguilles, et vêtue d'une longue tenue blanche et d'un voile laissant apparaître une partie de sa chevelure.

[/size]

49 Re: Où sont les femmes ? le Mar 5 Juin - 8:12

Josué

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[size=42]L'Arabie Saoudite a remis ses premiers permis de conduire à des femmes[/size]

Dans trois semaines, les Saoudiennes pourront prendre le volant.


AMER HILABI / AFP
Une Saoudienne en pleine leçon de conduite, le 7 mars 2018.



INTERNATIONAL - L'Arabie saoudite a commencé, ce lundi 4 juin, à délivrer des permis de conduire à des femmes, à trois semaines de l'entrée en vigueur du décret royal les autorisant à prendre le volant dans ce pays musulman ultra-conservateur.

"La Direction générale de la circulation a commencé aujourd'hui à remplacer des permis de conduire internationaux reconnus dans le royaume par des permis saoudiens avant la date d'autorisation de conduire pour les femmes le 24 juin", indique une annonce officielle diffusée par l'agence SPA. L'Arabie saoudite est le seul pays au monde où les femmes n'ont pas le droit de prendre le volant.

En septembre 2017, le roi Salmane avait annoncé que cette interdiction serait levée en juin 2018, dans le cadre de réformes inspirées par son jeune fils, le prince héritier Mohammed ben Salmane.

La remise lundi de permis saoudiens s'est déroulée "dans de nombreux endroits et dans différentes villes", a précisé SPA.
Des responsables de la circulation avaient au préalable "vérifié les permis internationaux" et "évalué les capacités" des demandeuses "en les soumettant à un examen pratique", a ajouté l'agence.

À voir également sur Le HuffPost:



Lire aussi :
• Ce qui va changer pour les femmes au volant en Arabie Saoudite
• En Arabie Saoudite, une séance de cinéma a eu lieu pour la 1ère fois depuis 35 ans
• Mai 68 a brisé le silence des femmes, #MeToo en est l'héritage
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50 Re: Où sont les femmes ? le Mar 5 Juin - 14:17

Yacoub

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Talab-al-ilm a écrit:Oui la bible est falsifié.

Marmhonie a écrit:
C'est la pire insulte contre un chrétien et un juif.
Tu es dans une logique de Djihad où il t'est permis de mentir (la taqiya).
Je te pardonne.
Pour le reste, "“ Nous t’entendrons là-dessus une autre fois.” (TMN 1974, Actes 17-32)

Josué a écrit:

C'est l'argument simpliste des musulmans a courent d'argument.

La Sainte Bible est œuvre d'êtres humains inspirés par Dieu mais elle n'est pas écrite par Dieu à la différence du Saint Coran
écrit par Allah Lui Même Puissant et Sage.

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

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