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Agir contre la biodiversité est une forme de péché

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Josué

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Fabien Revol : "Agir contre la biodiversité est une forme de péché.

Le renouveau de la théologie de la Création peut-il amener les chrétiens à changer leur regard sur l’écologie ? L'analyse de Fabien Revol, membre du Centre interdisciplinaire d’éthique de l’Université catholique de Lyon, titulaire de la chaire Jean Bastaire, qui vient de publier le Temps de la Création (Cerf), où il explore la notion théologique de Création continuée.

> Retrouvez Fabien Revol aux Assises chrétiennes de l’écologie
Co-organisées par La Vie et le diocèse de Saint-Étienne, dans cette ville, le dernier week-end d’août 2015.
Le 28, Fabien Revol interpellera le philosophe Patrick Viveret sur le concept de sobriété heureuse. Le 29, il animera un forum qui rassemblera les diverses sensibilités chrétiennes présentes au sein du mouvement écologiste.
Renseignements sur le site internet de l'événement.



Au cœur de vos recherches, on trouve le concept de « Création continuée ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Il s’agit de penser que Dieu est investi dans la Création et qu’il crée sans cesse de la nouveauté dans l’histoire de la Création. Tout l’enjeu est d’arriver à préciser comment. En d’autres termes, quand une nouveauté dans la nature survient, est-ce un signal que Dieu crée dans le temps ? L’enjeu philosophique, théologique et métaphysique est d’interpréter ce signal.

En quoi ce concept de Création continuée, très spécialisé, intéresse-t-il tous les chrétiens ?

Il nous dit quelque chose de fondamental sur la façon dont on regarde la nature. Celle-ci a une histoire, où la nouveauté surgit. Nous sommes nous-mêmes les produits de ce processus, de même que la diversité des vivants (la biodiversité). Regarder ce processus de surgissement de nouveauté dans la nature, c’est donc se dire que Dieu est à l’œuvre dans la Création. Cela concerne le chrétien car il doit se demander si, par ses actes, il est le coopérateur de ce processus, ou s’il s’en fait l’opposant. Il y a des enjeux éthiques fondamentaux. Si l’on pense comme moi que la biodiversité est le signe par excellence de la Création continuée, alors le fait que l’agir humain soit la cause de l’érosion de cette biodiversité est une forme de péché contre Dieu créateur. Je suis convaincu que la façon dont on se représente la nature a un impact sur la façon dont on se comporte vis-à-vis d’elle. Une des sources principales de ces représentations de la nature pour les chrétiens est la foi. Mon souci est de leur ­proposer des représentations motivantes qui vont les stimuler pour s’engager plus spontanément en faveur de la sauvegarde de la Création.

[...]

Est-ce que l’élargissement de cette réflexion, afin de la rendre accessible aux non-spécialistes, rencontre des obstacles ?

Oui. Tout d’abord, on rencontre des gens qui ne savent pas ce qu’est l’écologie et qui pensent que c’est forcément l’adhésion à un parti politique. Dans ces conditions, soit les prêtres affirment que le rôle du prêtre n’est pas de faire de la politique, et donc ne vont pas s’intéresser à l’écologie ; soit les théologiens ne le savent pas non plus et ne se sentent pas concernés par le sujet. Un autre obstacle vient de ceux qui pensent que l’écologie n’est qu’une question de morale, c’est-à-dire que la crise écologique doit se résoudre uniquement par une approche pratique. Il faut faire tel geste pour sauver la planète, et ça va peut-être la sauver. Cette approche part du principe que l’écologie n’a rien à dire à la théologie, que la crise écologique doit être réglée par la philosophie et que la théologie n’a pas à s’en mêler. Cela donne des auteurs chrétiens qui s’intéressent à l’écologie, mais pas du tout du point de vue théologique.
Il y a aussi une conception assez répandue selon laquelle l’écologie est un mouvement antichrétien. Beaucoup de responsables ecclésiaux sont dans cette posture. Il est donc important de dire et redire que l’engagement chrétien pour l’écologie n’est pas issu d’une réaction de peur apocalyptique. Il s’ancre dans l’espérance que le chrétien porte en lui, espérance issue de sa foi. Il faut que cette espérance puisse être ajustée au monde dans lequel il se trouve. Le dialogue entre écologie et théologie, entre l’écologie et la foi chrétienne, permet de trouver des motivations supplémentaires à un engagement théologique. Le regard d’espérance qu’on a sur la Création doit être la motivation de notre engagement écologique. J’essaie de proposer dans mon travail un regard d’espérance sur la Création qui puisse nourrir cet engagement.



samuel

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Administrateur
Ça diminue comme une peau de chagrin.
Vivement que Jah intervienne.

samuel

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Administrateur

Des chercheurs évoquent le dérèglement climatique comme possible cause de cette disparition « d'une ampleur sans précédent ».

Environ 432 ans av. J-C, à l'époque de Socrate et de Périclès, « Panke » naissait dans ce qui est aujourd'hui appelé le Zimbabwe. Au fur et à mesure de sa lente pousse dans cette région aride, l'Empire romain s'est étendu puis effondré, le Moyen-Âge a donné naissance à Charlemagne et à Jeanne d'Arc, l'homme a inventé l'imprimerie, l'ampoule électrique, puis les voitures... Enfin, en 2011, Panke s'est effondré.


Le baobab le plus vieux d'Afrique, âgé de 2.450 ans, n'est pas seul de son espèce à s'être éteint subitement. Une étude  [url=https://www.nature.com/articles/s41477-018-0170-5.epdf?referrer_access_token=Vhtlxz8nYk7Pb0Nk1mNNTNRgN0jAjWel9jnR3ZoTv0PfCb0fwHOSvF60fdB_TECZFartUn3hwa9iRPi5T4HR_SXeDqTlDNUHhtCh4RC7AuyJ0es89smuW9wgoIuSC1kGEYx7nKNDosOB6MCbULKKX1hkwwLzCoN5054XmDycy3YlDSIRtgGCp_tfE2lOP5KjmrsVZa9q6KwXNnOaTxsggQ%3D%3D& ;]parue dans la revue « Nature Plants »[/url] rapporte que 9 des 13 plus vieux et 5 des 6 plus gros baobabs sont morts au cours des douze dernières années.

« Il est choquant et spectaculaire d'assister au cours de notre vie à la disparition de tant d'arbres d'âges millénaires », souligne le coauteur de l'étude, Adrian Patrut de l'université Babes-Bolyai en Roumanie.

Des arbres creux dotés de multiples troncs

Les baobabs, appelés « arbres à palabres » et sacrés dans de nombreuses cultures, sont une des silhouettes les plus emblématiques des savanes arides. Contrairement aux arbres classiques, il est difficile d'estimer leur âge par dendrochronologie, c'est-à-dire en analysant les anneaux de leur tronc.

Tout au long de sa vie, le baobab va en effet produire de nouveaux troncs, là où d'autres espèces produisent des branches. Ces tiges ou troncs, souvent d'âges divers, fusionnent ensuite ensemble. Cela forme une grande cavité entre les différents troncs.

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