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Vers l'extinction des animaux sauvages ?

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Josué

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Administrateur
Vers l'extinction des animaux sauvages ?
Le Point - Publié le 30/09/2014 à 07:51
Un rapport de WWF établit que la moitié des espèces animales sur terre a déjà disparu et que la tendance "ne donne aucun signe de ralentissement".

Les tortues marines sont de plus en plus menacées


À la une du Point.fr


En 40 ans, l'homme a fait disparaître plus de la moitié des animaux sauvages de la planète. C'est en tout cas le constat posé par le rapport Planète vivante 2014 de l'ONG WWF. "Les différentes formes du vivant sont à la fois la matrice des écosystèmes permettant la vie sur terre, et le baromètre de ce que nous faisons vivre à notre planète", écrit le directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF International), Marco Lambertini. "Et en nous désintéressant de leur sort, nous courons à notre perte", alerte-t-il.

Entre 1970 et 2010, l'indice Planète vivante - qui mesure l'évolution de 10 380 populations de 3 038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons - a chuté de 52 %. Et "cette tendance lourde ne donne aucun signe de ralentissement", selon la 10e édition du rapport, pour qui il est encore possible d'agir pour renverser ce déclin et combiner développement et sauvegarde de l'environnement.

- 83 % en Amérique latine

Les zones les plus touchées sont l'Amérique latine (- 83 %), suivie de près de la région Asie-Pacifique, et ce sont les espèces d'eau douce qui ont payé le prix fort (- 76 %) quand les espèces terrestres et marines ont diminué de 39 %. La baisse annoncée de 52 % est beaucoup plus marquée que dans les rapports précédents, en raison de changements dans le mode de calcul qui proposent une représentation plus fidèle de la répartition mondiale des espèces de vertébrés, précise l'ONG spécialisée dans la protection des espèces en danger. Dans son dernier rapport bisannuel, datant de 2012, le WWF faisait état d'une baisse de 28 % des espèces sauvages entre 1970 et 2008. L'indice ne couvrait alors que 2699 espèces.

Les causes de ce déclin : la perte et dégradation des habitats (en raison de l'agriculture, de l'urbanisation, de la déforestation, de l'irrigation, des barrages hydroélectriques...), la chasse et la surpêche (y compris les prises accidentelles comme pour les tortues marines), et le changement climatique. Ainsi, de nombreux poissons et animaux de rivage ont disparu du Coorong, zone du sud de l'Australie où le prélèvement d'eau pour l'irrigation a augmenté la salinité. Ou encore, en Afrique, l'aire de répartition de l'éléphant ne représentait plus en 1984 qu'environ 7 % de son aire historique. Et dans cette portion congrue, à cause du braconnage, le nombre d'éléphants s'est effondré de 60 % entre 2002 et 2011.

L'humanité surexploite la Terre, consomme plus de ressources naturelles que la planète ne peut en reconstituer : plus de poissons qu'il n'en naît, plus de CO2 émis que les forêts et les océans peuvent en absorber... "Aujourd'hui, nous avons besoin de la capacité génératrice d'une Terre et demie pour disposer des services écologiques dont nous profitons chaque année", rappelle le WWF. Et la "biocapacité", soit la superficie disponible pour assurer ces biens et services, ne cesse de se contracter avec l'explosion de la démographie mondiale.

À qui la faute ?

Entre 1961 et 2010, la population est passée de 3,1 à près de 7 milliards d'habitants, et la biocapacité disponible par tête de 3,2 à 1,7 d'hectare global (qui représente la productivité moyenne mondiale d'un hectare biologiquement productif). "La population mondiale devant atteindre 9,6 milliards d'habitants en 2050 et 11 milliards en 2100, la biocapacité disponible pour chacun de nous va continuer à régresser (...) dans un monde marqué par la dégradation des sols, la pénurie d'eau douce et la montée du coût de l'énergie".

À qui la faute ? Les pays les plus riches sont globalement ceux dont l'empreinte écologique par habitant est la plus élevée. En 2010, le Koweït arrivait en tête, suivi du Qatar, des Émirats arabes unis, du Danemark, de la Belgique, Trinidad-et-Tobago, de Singapour, des États-Unis, de Bahreïn et de la Suède. La France arrivait en 23e position, et en avant-dernière position, figurait la Chine, qui détient néanmoins la première place pour son empreinte totale, devant les États-Unis et l'Inde. "L'utilisation des ressources et des services écologiques des pays à hauts revenus est cinq fois plus élevée par tête que dans les pays à bas revenus" et donc, pour maintenir leur niveau de vie, les pays riches ont largement recours à la biocapacité des autres. Si nous vivions tous comme les Qataris, il faudrait 4,8 planètes. 3,9 si nous étions tous américains, et 1,4 si nous étions tous sud-africains.

Josué

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Administrateur
La biodiversité planétaire est de plus en plus menacée
OLIVIER NOUAILLAS
CRÉÉ LE 30/09/2014 / MODIFIÉ LE 30/09/2014 À 18H22



Selon le dernier rapport « Planète Vivante «  du WWF, la moitié des espèces sauvages ont disparu en 40 ans. En cause, notre empreinte écologique et nos modes de vie dispendieux.

Le constat n'est pas nouveau mais son ampleur est impressionnante :  les populations de poissons, d'oiseaux, de mammifères, d'amphibiens et de reptiles ont régressé en moyenne de 52 % depuis 1970. Tel est l'enseignement principal du rapport bisannuel « Planète Vivante 2014 », établie à la fois par le WWF, la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network. Cet indice est notamment basée sur l'évolution de 10.380 populations de 3.038 espèces réparties dans le monde entier. Les espèces d'eau douce sont les plus touchées puisqu'avec une baisse de 76 %, elle subissent un déclin près de deux fois supérieur à celui des espèces terrestres et marines.

Ces pertes sont essentiellement constatées dans les régions tropicales (-56 % contre -36 % dans les zones tempérées) et en Amérique Latine (-86%). Parmi les principales causes de cette disparition : la déforestation qui entraîne la dégradation de l'habitat de nombreuses espèces, mais aussi l'agriculture intensive, l'urbanisation galopante, la chasse (notamment le braconnage) et la surpêche mais aussi, de plus en plus, le changement climatique.

Cet indice « Planète Vivante » – le dixième depuis sa création en 1994 – est complétée par un autre indice, celui de l'empreinte écologique qui mesure, lui, la pression qu'exerce l'homme sur la nature. Selon le rapport, la demande de ressources planétaires de l'humanité dépasse plus de 50 % l'offre renouvelable de la nature. En claire, selon le WWF, « il nous faut 1,5 Terre par an pour produire les ressources correspondant à notre empreinte écologique du moment ». Ce qui veut dire que, par exemple, nous coupons plus d'arbres qu'ils ne repoussent, que nous pêchons plus de poissons que leur taux de reproduction ne leu permet et aussi, que nous rejetons beaucoup plus de CO2 dans l'atmosphère qu'elle ne peut en absorber. Bref,  nous vivons largement au dessus de nos moyens, pas en termes financiers mais écologiques.

Dans cette sorte de course à l'abîme, les pays qui ont la plus mauvaise empreinte écologique sont, sans surprise, les pays producteurs de pétrole. Ainsi, les 10 pays présentant l'empreinte écologique la plus forte par habitant sont dans l'ordre : le Koweit, le Qatar, Les Emirats Arabes Unis, le Danemark, la Belgique, Trinité-et-Tobago, Singapour, les Etats-Unis, Bahrein et la Suède. La France, est, elle 23e et les cinq pays qui ont l'empreinte la moins forte sont l'Afghanistan, Haïti, l' Erythrée, la Palestine et le Timor oriental.

Pour Mathis Wackernagel, président de Global Footprint Network, « le dépassement écologique, c'est LE défi du 21e siècle. Près des trois quart de la population mondiale vit dans des pays présentant à la fois des déficits écologiques et de faibles revenus. Les contraintes de ressources font que nous devons avant tout chercher comment améliorer le bien-être humain autrement que par la simple croissance ». Cela s'appelle inventer un nouveau modèle de développement. Il y a urgence.

Mikael

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MODERATEUR
MODERATEUR
En 40 ans, la moitié des animaux sauvages ont disparu
Mis à jour le 30.09.14
Plus de la moitié des animaux sauvages de la planète ont disparu en 40 ans, et ce à cause de l'action humaine, selon un rapport du WWF.
3 commentaires



L'Indice Planète Vivante, qui mesure l'évolution de 10'380 populations de 3'038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons, a chuté de 52%. 
L'action de l'homme a entraîné la disparition, en 40 ans, de plus de la moitié des animaux sauvages de la planète, selon un dernier bilan établi par l'ONG WWF et publié mardi dans son dernier rapport Planète Vivante 2014.
Entre 1970 et 2010, l'Indice Planète Vivante, qui mesure l'évolution de 10'380 populations de 3'038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons, a chuté de 52%. Et «cette tendance lourde ne donne aucun signe de ralentissement», souligne la 10e édition du rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF).
Ci-dessous, le rapport présenté par Marco Lambertini, Directeur général de WWF international.

L'Amérique latine en première ligne
Les zones les plus touchées sont l'Amérique latine (-83%), suivie de près par la région Asie-Pacifique, et ce sont les espèces d'eau douce qui ont payé le prix fort (-76%), quand les espèces terrestres et marines ont diminué de 39%.
La baisse de 52% est beaucoup plus marquée que les précédentes, en raison de changements dans le mode de calcul qui proposent une représentation plus fidèle de la répartition mondiale des espèces de vertébrés, précise l'ONG spécialisée dans la protection des espèces en danger.
Perte et dégradation des habitats
Dans son dernier rapport bisannuel, datant de 2012, le WWF faisait état d'une baisse de 28% des espèces sauvages entre 1970 et 2008. L'indice ne couvrait alors que 2699 espèces.
Les causes de ce déclin sont la perte et la dégradation des habitats (en raison de l'agriculture, l'urbanisation, la déforestation, l'irrigation, les barrages hydroélectriques...), la chasse et la surpêche (y compris les prises accidentelles comme pour les tortues marines), et le changement climatique.
(afp)

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Josué

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Administrateur
Le guépard a beau courir vite, il semble avoir du mal à échapper à son extinction. La population de cette espèce est passée de 100 000 fauves il y a un siècle, à 10 000 aujourd'hui. En cause ? Les activités humaines, et notamment l'urbanisation, qui perturbe l'habitat de ces animaux, affirme une étude publiée, jeudi 2 octobre, aux Etats-Unis. Des conclusions qui battent en brèche une autre hypothèse communément admise.
Jusqu'alors, le déclin de ces félins était surtout attribué aux autres prédateurs, comme les lions et les hyènes, qui, en leur dérobant régulièrement leur nourriture, les forcent à chasser davantage et donc à s'épuiser. Cette hypothèse s'appuie sur la croyance que les guépards, l'animal le plus rapide au monde, consomment beaucoup d'énergie pour poursuivre leur proie à grande vitesse. Ces chercheurs, dont les travaux paraissent dans la revue américaine Science, ont découvert que ce n'était pas le cas.

Un terrain de chasse de plus en plus grand et épuisant

Selon eux, les guépards s'épuisent surtout en parcourant, sans courir très vite, des distances de plus en plus vastes pour trouver des animaux à chasser, alors que leur habitat est morcelé par des constructions et perturbé par les activités de l'homme en général.
"Nous avons étudié 19 guépards vivant en liberté pendant deux semaines dans deux sites en Afrique du Sud, un dans le désert de Kalahari et l'autre dans une région plus humide", a précisé Michael Scantlebury, de l'Ecole des sciences biologiques de l'Université Queen à Belfast (Irlande du Nord), l'un des principaux auteurs de cette étude.

Les barrières et la chasse excessive mises en cause

Ces chercheurs ont pratiqué des injections d'eau lourde à ces guépards pour traquer leurs activités métaboliques, collectant leurs excréments à partir desquels ils ont pu déterminer les quantités de cette eau perdue et en déduire leur consommation d'énergie.
"Nous avons constaté que la consommation de calories des guépards n'est pas très différente de celle des autres mammifères de la même taille, et si ces félins sont les Ferraris du monde animal, la plupart du temps ils courent à basse vitesse, a expliqué Michael Scantlebury. Notre recherche a montré que la plus grande partie de l'énergie qu'ils consomment est dans les longs déplacements plutôt que dans les courses-poursuites à grande vitesse pour attraper une proie."
"En réalité, ce sont bien les activités humaines, comme par exemple l'édification de barrières ou la chasse excessive, qui forcent les guépards à aller de plus en plus loin pour se nourrir, c'est ce qui les épuise le plus" et contribue à leur disparition, concluent-ils.
AFP

samuel

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Administrateur
Presque chaque jour il y des probléme sur avec la gente animal.

samuel

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Administrateur
La biodiversité est sérieusement en danger
Mis à jour le 6.10.14
Disparition des espèces, destruction des habitats naturels, écosystèmes dégradés: les efforts réalisés pour préserver la biodiversité sont insuffisants, selon une conférence de l'ONU.
2 commentaires



Les efforts pour protéger la biodiversité sont insuffisants, selon une conférence de l'ONU (Photo: flickr cc)
Une conférence de l'ONU qui s'est ouverte ce lundi 6 octobre en Corée du Sud a fait le constat alarmant que les efforts réalisés pour préserver la biodiversité sont aujourd'hui insuffisants.
Les 194 pays membres de la convention sur la diversité biologique (CDB) sont réunis jusqu'au 17 octobre.
Cette réunion survient quelques jours après la publication par le Fonds mondial pour la nature (WWF) d'un rapport sombre montrant que le nombre des animaux sauvages, terrestres ou marins, vivant sur la Terre a été divisé par deux entre 1970 et 2010.
Un rapport d'étape sur la biodiversité destiné à évaluer les progrès réalisés depuis la conférence de Nagoya, au Japon, en 2010, qui avait fixé une vingtaine de grands objectifs pour 2020 a été publié. Les buts visés (meilleure gestion des stocks de poisson, extension des aires protégées, restauration d'écosystèmes dégradés, suppression des subventions néfastes à l'environnement) sont loin d'être atteints.
Davantage et plus vite
Ce document «devrait secouer le monde entier», a lundi prévenu Achim Steiner, le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), à l'ouverture de la conférence. Beaucoup des objectifs de Nagoya ne seront pas atteints, estime déjà le Pnue. «Il s'agit de toute la vie sur Terre. Nous devons en faire plus, et vite, pour protéger le tissu même du monde naturel».
«Des mesures encourageantes ont été prises de par le monde pour faire face à la perte de biodiversité à plusieurs niveaux», dévoile le rapport d'étape. «Mais il est clair à mi-parcours qu'elles ne seront pas suffisantes à niveau constant pour remplir la plupart des objectifs fixés», selon Achim Steiner.
Objectifs non tenus
«A mi-chemin de notre 'grand plan' pour la nature, il est clair que l'appel d'urgence que nous avons lancé en 2010 n'a pas été entendu», estimait avant la conférence Julia Marton-Lefèvre, déléguée générale de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), un organisme réunissant agences gouvernementales, experts et ONG.
Réticents à brider les moteurs de leur croissance, par exemple en limitant l'exploitation de leurs ressources naturelles, les pays en voie de développement avaient reçu en 2012 l'assurance d'un doublement de leur aide à la protection de la biodiversité. Mais là encore, les objectifs ne sont pas tenus. Seulement 29 pays ont rendu un rapport sur les montants financiers mobilisés et leurs besoins. Le montant de référence est donc encore flou.
Oiseaux sauvages décimés
La déforestation se poursuit à un rythme «alarmant» en dépit d'un ralentissement enregistré pour la forêt amazonienne et de la progression de la couverture forestière au Vietnam et en Chine, selon le rapport. Le texte cite aussi une réduction de 20% des populations d'oiseaux sauvages vivant dans les prairies et les forêts d'Amérique du Nord et d'Europe depuis 1980.
La mise en œuvre du protocole de Nagoya, un accord encadrant le partage des bénéfices issus des ressources génétiques et des savoirs traditionnels, occupera aussi les débats à Pyeongchang. Le protocole, ratifié par plus de 50 Etats, entrera en vigueur le 12 octobre.

samuel

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Administrateur
J
Retirer les requins des assiettes pour contrer l'extinction
Mis à jour à 08:47
Protéger requins, raies et lions. C'est l'un des principaux objectifs lancés par des experts de 120 pays, réunis en Equateur, avec la volonté d'obtenir l'allongement de la liste des animaux en voie d'extinction.




Plus de 100 millions de requins sont massacrés tous les ans. Parmi les animaux les plus anciens du monde, ce poisson régule l'écosystème du poumon de la planète, les Océans. (Photo: Keystone)
«Nous espérons que 32 espèces soient incluses parmi celles à protéger», a déclaré à l'AFP Bradnee Chambers, secrétaire de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, connue sous le sigle anglais de CMS (Conservation of Migratory Species).
Actuellement l'annexe de cette convention comporte 134 espèces dites en danger, comme le léopard des neiges, la baleine du Groenland, le lamantin des Caraïbes, la gazelle blanche ou l'albatros à queue courte.
Les défenseurs des animaux veulent obtenir l'inclusion de nouvelles espèces, comme les requins ou les raies manta particulièrement prisés dans les assiettes, surtout en Asie.
«La menace principale, c'est la soupe d'ailerons de requin», affirme à l'AFP Ralph Sonntag, directeur pour l'Allemagne du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), lors de cette réunion du CMS qui s'achève dimanche dans la capitale équatorienne.
Massacre pour une soupe
La consommation de ces ailerons «provoque la mort de 100 millions de requins par an dans le monde», affirme M. Sonntag.
L'Argentine, le Mexique, l'Espagne, l'Inde, l'Indonésie, Taïwan et le Japon figurent par les principaux pays prédateurs de requins, dont les ailerons sont notamment commercialisés en Chine, précise Sarah Fowler, spécialiste de la question au sein de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).
Même scénario pour les raies manta, dont les branchies peuvent se vendre jusqu'à 1'150 dollars, selon un rapport de l'organisation britannique Manta Trust.
En 2010, on trouvait quelque 61'000 kilos de branchies de raie dans la ville chinoise de Guangzhou. «Trois ans, plus tard, c'était 138'000 kilos», signale à l'AFP Isabel Ender, une des représentante de Manta Trust.
La pêche à outrance et les captures accidentelles représentent un autre facteur de risque. Les requins «ne peuvent pas se reproduire suffisamment vite pour être remplacés. Nous courons le danger de les perdre», avertit Mme Fowler.
Alors que les requins maintiennent l'équilibre de l'écosystème dans les océans, les lions, qui contribuent à celui de la terre ferme, sont également menacés, en particulier par l'extension des zones agricoles sur leur territoire.
Les lions «ont moins de territoire et plus de pression car ils vivent plus près des personnes et cela entraîne un conflit», explique Mark Jones, de la fondation internationale Born Free.
La population des lions, présents dans 30 pays africains, a diminué de 30% en 20 ans, insiste cet expert.
Disparitions en chaîne
La perte de territoire affecte aussi les ours polaires en raison du grand dégel arctique, où vivent entre 20'000 et 25'000 de ces animaux.
«Ce qui se passe à présent, c'est que les ours polaires arrivent vers le continent durant l'été. Avec pour résultat l'augmentation de la chasse», indique à l'AFP Masha Vorontsova, qui a fondé la section de l'IFAW en Russie.
«Selon certaines projections, l'ours polaire ne sera plus présent qu'au Canada à l'horizon 2100», après avoir disparu des Etats-Unis, de Russie, de Norvège, du Danemark et du Groenland, rapporte Mme Vorontsova.
Autre dossier sensible, celui des quelque 1,5 million d'oiseaux abattus lors de leur migration vers le nord de l'Afrique. Les munitions en plomb constituent une source de pollution, causant d'autres décès.
«Les balles se fragmentent en petits éclats qui restent dans l'environnement. Les aigles ou d'autres rapaces ingèrent ces morceaux de plomb qui les empoisonnent», décrit Ruth Cromie, de l'organisation Wildfowl and Wetland Trust.
Au bout de la chaîne alimentaire, c'est l'être humain, consommateur d'oiseaux, qui pourrait se retrouver à son tour contaminé par ce métal toxique.
(afp

samuel

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Administrateur
La liste des espèces en danger s'allonge
Mis à jour à 08:35
L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) recense cette année 22'413 espèces en danger, soit 1125 de plus qu'en 2013.








1 / 7


L'année 2014 a été un millésime particulièrement mauvais pour les morses, avant tout la proie du changement climatique, au nom duquel la banquise arctique a reculé en 2014 davantage qu'à l'accoutumée. (26 décembre 2014) Image: Keystone
L'année 2014 a été un millésime particulièrement mauvais pour les morses, lémuriens, éléphants, sonneurs à ventre jaune et thons rouges du Pacifique.

Le changement climatique, l'agriculture et le braconnage sont responsables de cette aggravation, écrit le WWF Suisse dans un communiqué reçu vendredi 26 décembre. Par exemple, «des criminels sans scrupules qui lorgnent sur les défenses continuent de pratiquer la chasse aux éléphants», illustre l'organisation environnementale.
A tel point que plusieurs populations d'éléphants d'Afrique sont menacées d'extinction. Et 94% des lémuriens, ces primates ne vivant qu'à Madagascar, sont en danger à cause du braconnage et de la destruction de leur environnement tropical.
Trop de sushis
Nouveau sur la liste des espèces menacées de l'UICN, le thon rouge du Pacifique souffre de la demande croissante en sushis. Selon le WWF, celle-ci est responsable d'une surpêche massive.
Quant aux morses, ils sont avant tout la proie du changement climatique, au nom duquel la banquise arctique a reculé en 2014 davantage qu'à l'accoutumée. Environ 35'000 de ces animaux, qui ont l'habitude de se reposer sur des blocs de glace, ont été aperçus fin septembre sur une grève en Alaska.
En Suisse, le sonneur à ventre jaune voit aussi son biotope décliner. «Toujours plus de petites surfaces submergées, de flaques et de mares disparaissent à cause de nos esprits organisés», explique le WWF Suisse. La survie du petit amphibien décroît annuellement et en Suisse, il fait partie des espèces «sévèrement menacées».
Nouvelles réserves
Cependant, on compte aussi des gagnants en 2014. Les tigres, les baleines bleues et les gorilles des montagnes profitent de nouvelles réserves naturelles.
Grâce au Chili par exemple, qui a ouvert une réserve de 70'000 hectares dans le Golfe de Corcovado. Plusieurs centaines de baleines bleues s'y rendent chaque année pour élever leur progéniture.
Les gorilles des montagnes, dans le parc national des Virunga en République démocratique du Congo (RDC), et les tigres, au Népal, sont aussi mieux protégés qu'en 2013.
Bisons et castors reviennent
Parmi les autres espèces gagnantes de l'année, le bison d'Europe et le castor. Tous deux ont pu se relever après l'éradication partielle de leur environnement naturel.
Le bison d'Europe, le plus grand mammifère terrestre du continent, avait disparu après la Première Guerre mondiale. Il a cependant été peu à peu réintroduit. Aujourd'hui, on y dénombre plus de 3400 spécimens à l'air libre.
Quant au castor, disparu en Suisse au XIXe siècle déjà, il a été réimplanté par le WWF à partir de 1968. Depuis, les individus se sont massivement reproduits. On estime que 2000 de ces animaux vivent actuellement en Suisse.
(ats)

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Mikael

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MODERATEUR
Plus de la moitié des vertébrés ont disparu en 40 ans !
"Que la biodiversité poursuive sa chute et le monde naturel s'effondrera d'un seul tenant", prévient le patron du WWF dans le dernier rapport "Planète vivante".
LE POINT.FR
Il y a aujourd'hui deux fois moins d'animaux sur Terre qu'il y a 40 ans ! Voilà le constat alarmant que dresse le WWF (World Wildlife Fund) dans son dernier rapport "Planète vivante", qui, tous les deux ans, prend le pouls de la biodiversité, en compilant l'ensemble des études scientifiques portant sur l'état de santé de 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces. Bilan : entre 1970 et 2012, les populations de vertébrés (poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles compris) ont chuté de pas moins de 58 % ! Un déclin qui devrait atteindre les 67 % dès 2020, si rien n'est fait pour inverser la tendance.
L'impact du réchauffement climatique sur ces espèces reste cependant encore relativement marginal, la menace résultant pour l'essentiel des activités humaines ou des conséquences de celles-ci : dégradation des habitats naturels, surexploitation des espèces, pollutions diverses, influence des espèces invasives et des maladies. Dans le détail, les scientifiques observent un déclin de 38 % des animaux terrestres, de 36 % des espèces marines et de 81 % des amphibiens, victimes de l'importante régression des zones humides partout dans le monde.
L'humanité en danger
« Que la biodiversité poursuive sa chute et le monde naturel que nous connaissons aujourd'hui s'effondrera d'un seul tenant », prévient le directeur général du WWF International, Marco Lambertini, dans cet état des lieux. Or, « quand le vivant disparaît, c'est le capital naturel qui disparaît. Et si on détruit ce capital naturel, on détruit notre capacité à vivre sur la planète dans la durée », avertit le directeur général du WWF France, Pascal Canfin. « L'humanité se met elle-même en danger (...) pourtant, il n'y a eu aucune réaction économique rationnelle », résume le WWF.
Pour mémoire, selon l'ONG Global Footprint Network, en 2016, l'humanité avait consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an à la date du 8 août. Depuis et jusqu'au 31 décembre, elle vit, en quelque sorte, à crédit. En 2015, ce jour n'était survenu que le 13 août et, en 1970, que le 23 décembre ! Actuellement, pour maintenir son train de vie, l'humanité (7,4 milliards de personnes) a donc besoin de l'équivalent de 1,6 planète. À ce rythme, en 2050, lorsqu'elle aura atteint les 9,7 milliards d'individus, il lui en faudra deux ! Bien sûr, ce chiffre global cache des disparités régionales énormes puisqu'il faut, aujourd'hui, 5,4 planètes à un Australien, 4,8 à un Américain, 3 à un Français et 0,7 à un Indien…
C'est là qu'intervient ce qui est la seule véritable « bonne nouvelle » du rapport : l'empreinte écologique des pays riches a semble-t-il commencé à diminuer… de 5 %. Elle reste néanmoins très supérieure à la capacité de notre planète à se régénérer.

jc21


Les singes sont menacés d'extinction de masse d'ici 25 ans à 50 ans
Publié le 19/01/17 à 7:22
(SEBASTIEN BOZON / AFP)


Va-t-on laisser disparaître nos plus proches cousins sans rien faire ? Dans une étude publiée dans "Science Advances" ce mercredi, et relayée par "Le Monde", 31 primatologues internationaux tirent la sonnette d'alarme : 60 % des espèces de singes seraient selon eux en danger d’extinction en raison d’activités humaines. 75 % des populations accusent déjà un déclin...

Résultat : si rien n’est fait pour rapidement réduire la pression des hommes sur les primates et leur habitat, nous pourrions assister à des extinctions de masse des singes d'ici 25 à 50 ans, estiment ces scientifiques, qui ont combiné la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la littérature scientifique existante et des bases de données des Nations unies.

La situation est même déjà catastrophique dans certains pays ou certaines régions : 87 % des espèces de Madagascar sont ainsi en péril, 73 % en Asie, 37 % en Afrique subsaharienne et 36 % en Amérique latine.

"Plusieurs espèces, comme le lémur à queue annelée, le colobe rouge d’Udzungwa, en Tanzanie, le rhinopithèque brun ou le gorille de Grauer, ne comptent plus que quelques milliers d’individus", explique le professeur d’anthropologie à l’université de l’Illinois, Paul Garber, qui a codirigé l’étude. "Dans le cas du gibbon de Hainan, en Chine, il reste même moins de trente animaux."

chico.

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Si il y avait que les singes menacés , il y combien d'autres animaux qui sont dans leurs cas ?

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