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Le gouvernement indien veut nettoyer le Gange.

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samuel

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Administrateur
POLLUTION
Le gouvernement indien veut nettoyer le Gange
Mis à jour le 25.07.14
Venu célébrer son triomphe électoral sur les bords du Gange, le premier ministre indien Narendra Modi a promis de réussir là où nombre de ses prédécesseurs ont échoué: nettoyer le fleuve sacré des hindous devenu un immense égout.
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Le Premier ministre indien a promis aux Hindous de nettoyer le Gange, leur fleuve sacré devenu un immense égout. Image: AFP
De la part d'un dirigeant connu pour ses hautes ambitions, la promesse faite du premier ministre indien Narendra Modi de nettoyer le Gange est audacieuse. Y parvenir renforcerait encore son prestige auprès de ses partisans hindous et constituerait une preuve tangible de sa réputation de dirigeant à poigne, image largement utilisée pendant la campagne électorale.
Nulle part le défi ne semble plus insurmontable qu'à Kanpur, à environ 500 km au nord de New Delhi, connue pour son industrie du traitement du cuir. Le fleuve que les Hindous croient capable de purifier des péchés sert de conduit d'égout géant où se retrouvent les excréments à peine retraités de cinq millions d'habitants et des millions de litres de déchets industriels chimiques.
Des pèlerins continuent de braver le danger d'une immersion dans cette eau où le taux de coliformes fécaux peut atteindre 200 fois la limite autorisée, selon les autorités locales. Mais ils sont de plus en plus découragés.
«Odeur terrible»
Vijay Nishad, qui transporte les pèlerins sur l'eau depuis plus de 15 ans, explique que son activité souffre de cette pollution. «Environ 100 à 200 personnes sont venues pour se baigner ce matin, mais elles sont reparties sans mettre un pied dans l'eau à cause des poissons morts et de l'odeur terrible», dit-il.
Plongeant la main dans l'eau boueuse, il en sort un poisson flottant sans vie à la surface. Le Gange serpente sur 2500 km à travers le nord de l'Inde, depuis l'Himalaya jusqu'au Golfe du Bengale, traversant un bassin de 400 millions de personnes environ représentant un tiers de la population indienne.
Kanpur est l'un des quatre sites les plus pollués du fleuve, aux côtés de Varanasi (Bénarès), ville qui a élu en mai Modi pour la représenter au Parlement.
Rakesh K. Jaiswal, fondateur de l'association Eco-Friends à Kanpur, estime que Kanpur produit 500 millions de litres de rejets par jour pour une capacité de traitement de seulement 160 millions de litres. Tout en espérant que Modi tiendra sa promesse, Jaiswal reste sceptique.
Tanneries polluantes
Le premier projet de nettoyage du fleuve sacré remonte à 1986 quand fut lancé le «Ganga Action Plan». Des milliards de roupies ont été consacrées au nettoyage du fleuve depuis 30 ans en vain, selon les défenseurs de l'environnement. Le nouveau gouvernement a promis un budget de 20,4 milliards de roupies (304 millions de francs) pour une nouvelle «mission Gange».
Dans le quartier des tanneries, activité principale de la ville depuis le début du 20e siècle, une odeur de chair en décomposition parfois accablante sature l'air. Les employés, la plupart des journaliers illettrés, travaillent pieds nus sans équipement de protection pour dépecer les animaux. Les peaux sont passées au blanchiment chimique, à la coloration et au séchage.
Ces ateliers rejettent des eaux toxiques noires, bleu ou parfois jaunes directement dans le fleuve. L'industrie du cuir est largement aux mains des musulmans et le nettoyage du fleuve instamment demandé par des nationalistes hindous, donnant une teinte religieuse à la promesse gouvernementale.
Environ 400 tanneries, légales ou non, produisent 50 millions de litres de rejets par jour, dont seulement neuf millions sont traités, selon le responsable d'Eco-Friends. Les métaux lourds et d'autres polluants tuent toute vie dans la rivière et entrent dans la chaîne alimentaire par le biais de l'irrigation et les poissons consommés par les habitants des villages.
«Le projet du gouvernement Modi est certainement un bon signe», estime Neeraj Srivastava, qui coordonne les efforts de l'administration locale pour nettoyer le fleuve. «Beaucoup a été essayé depuis 1986 mais je pense qu'il manquait un effort coordonné et une gestion technique», dit-il.
(ats)

chico.

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Climat : l'Inde sur les pas de Gandhi ?
L'Inde a ratifié ce dimanche l'accord de Paris sur le climat. Un engagement sous le sceau du Mahatma Gandhi, date anniversaire du 2 octobre oblige ?
À NEW DELHI, VANESSA DOUGNAC
Publié le 04/10/2016 à 06:15 | Le Point.fr
Troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre, l'Inde a finalement ratifié ce dimanche l'accord de Paris sur le climat, conclu à la fin de l'année 2015, à l'issue de la COP21. Sa signature s'est ajoutée à celle de 61 autres pays, dont la Chine et les États-Unis, qui s'engagent à participer à la lutte contre le réchauffement climatique. L'accord de Paris pourrait entrer en vigueur dès la fin de 2016 et se donne un objectif titanesque : contenir le réchauffement climatique sous le seuil de 2 °C par rapport au niveau pré-industriel.
Malgré sa réticence initiale, l'Inde s'est finalement montrée conciliante. Et a soigné son image de puissance émergente. « L'Inde se projette comme une puissance responsable qui participe aux efforts mondiaux dans la lutte contre le changement climatique, souligne Vijeta Rattani, du Centre pour la science et l'environnement (CSE) à New Delhi. Et l'Inde anticipe également un rôle crucial dans les régulations pour mettre en œuvre les accords de Paris. »
Date anniversaire symbolique

Pour cette entrée en matière, le Premier ministre indien Narendra Modi avait choisi la date symbolique du 2 octobre, jour de l'anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, en hommage à « sa faible empreinte carbone ». Le style de vie frugal du Mahatma Gandhi, basé sur l'écologie et le non-consumérisme, continue ainsi à être perçu comme un modèle. Avant l'heure, le « Père de la nation » défendait la conservation des ressources naturelles et l'importance de l'indépendance économique des villages, autant de thèmes qui ont un sens dans la lutte contre le réchauffement climatique. Gandhi l'iconoclaste, dont le visage est paradoxalement gravé sur les billets de banque, reste une inspiration.
L'Inde peut-elle s'en revendiquer aujourd'hui dans son engagement contre le réchauffement climatique ? « La vraie question, estime l'environnementaliste Kanchi Koli, est de savoir si les aspirations de l'économie indienne sont réellement basées sur une faible empreinte carbone. » Il s'avérera en effet difficile, pour le géant indien, de ne pas remettre en cause son modèle de développement sans créer d'impacts sur la hausse des températures mondiales. Et cela tout en ayant à son compte une modeste moyenne : 1,6 t d'équivalent CO2 sont émis par habitant et par an en Inde, contre 7,1 en Chine ou 16,4 aux États-Unis.
Le dilemme indien

Mais le dilemme de l'Inde, contrée au 1,3 milliard d'âmes, est de taille : elle s'est engagée à réduire de 35 % d'ici à 2030 son « intensité carbone », tout en accroissant ses ressources en électricité. Aujourd'hui, 60 % de son mix électrique dépend de ses centrales au charbon très polluantes. Et, en Inde, l'industrialisation tourne à pleins fourneaux. Crachant leurs cendres toxiques, les centrales portent l'espoir d'éradiquer la pauvreté, de pourvoir 300 millions d'Indiens en électricité et de nourrir une forte croissance. Les réserves en charbon sont abondantes et produisent une électricité peu chère. L'Inde n'a pas trouvé mieux à portée de main. Et si elle s'engage désormais à réduire l'intensité carbone de son PIB, elle continuera néanmoins à polluer les cieux.
Pour concilier les divers impératifs, l'Inde mise sur une ambitieuse stratégie en faveur des énergies renouvelables. Les efforts réalisés en la matière sont salués, mais ils dépendront aussi des financements et des coûts technologiques. L'Inde, qui possède un important parc éolien, favorise désormais le recours au solaire. Et le gouvernement promet de convertir 40 % de sa capacité de génération électrique vers les énergies non fossiles d'ici 2030. Mais les projections des experts montrent que, malgré les efforts, il sera difficile pour l'Inde de se passer du charbon en augmentant sa production en électricité.
http://www.lepoint.fr/monde/climat-l-inde-sur-les-pas-de-gandhi-page-2-04-10-2016-2073318_24.php#xtatc=INT-500

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