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Faut-il être croyant pour marquer des buts ?

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Josué

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Faut-il être croyant pour marquer des buts ?
LAURENCE DESJOYAUX
Alors que le Mondial de football au Brésil a commencé, les supporters ne sont pas les seuls à prier pour que leur équipe marque des buts. Les joueurs sont nombreux à confier leur réussite au Ciel.

«Si les meilleurs chrétiens évoluaient sous le même maillot, le « Jesus football Club » serait un des plus belles équipe du monde», constate le documentaire Jesus Football Club diffusé en janvier 2014 sur Canal+. Cavani, Alex, Falcao, Maxwell, Lucas, Marquinhos, Ceara, Matuidi, Thiaggo, Pelé, Kaka, Messi... Longue est en effet la liste des meilleurs joueurs de la planète...qui revendiquent leur foi chrétienne sur le terrain et les plateaux télé. Le reportage, consacré aux rapports entre christianisme et football, rapporte ainsi que le PSG alignait à certains match une défense 100% évangélique avec Maxwell, Thiago Silva, Alex et Marquinhos. Commentaire de Marcos Ceara, ancien du PSG et pasteur évangélique : «Ça permet de faire une barrière de Dieu afin que leurs adversaires ne rentrent pas»...

En équipe de France, Olivier Giroud, Mathieu Debuchy et Remy Cabella ont déjà évoqué ici ou là qu’ils étaient catholiques, Evra et Matuidi se signent en entrant sur le terrain, et le 11 tricolore compte plusieurs musulmans pratiquants. Yohan Cabaye, le milieu de terrain français, a récemment fait son «coming out» dans le quotidien la Croix. Interrogé par Arnaud Bevilacqua, il explique : «Ma foi occupe une très grande place dans ma vie. J’ai la chance de vivre une très belle vie, sportive, humaine et familiale aussi. J’ai tout ce dont j’ai envie, mais je sais que, du jour au lendemain, tout peut s’arrêter. Je remercie Dieu pour la vie qu’il me donne et lui demande de rester croyant et d’être épargné par le Mauvais. J’ai toujours été plus ou moins croyant, mais plus je grandis et plus ma foi grandit. Je ne peux pas faire sans.»

Dieu jour pour le Brésil
"Dieu joue pour le Brésil", titrait de son côté le JDD il y a quelques jours, racontant l'histoire controversée de la puissante congrégation des Athlètes du Christ dont font partie certains joueurs de la Seleção. Le journal rapporte cette anecdote : «Bien que discret, Neymar n'a jamais caché sa foi (il se met à genoux après chaque but, ndlr). La star de la Seleção est fidèle à l'église pentecôtiste de São Vicente, dont le pasteur lui avait prédit qu'il serait un des plus grands joueurs du monde alors qu'il n'avait que 14 ans. Une prophétie qui n'a pas coûté cher et qui rapporte gros.»

L'Argentine, terre de Messi, est logiquement concernée par le phénomène. Les joueurs de l'équipe nationale ont une dévotion particulière pour la Vierge de la Médaille miraculeuse, explique le site Aleteia : «C’était un match qualificatoire pour le Mondial et pour les Jeux Olympiques de Pékin 2008. L’ Argentine a gagné les deux. Alors qu’il y avait match nul, à la mi-temps, l’équipe a prié Notre Dame. Le but est venu à la deuxième minute de la prolongation. C’est ainsi que cette invocation a conquis la première place !». Citant le journal argentin La Nacion, le site internet relate aussi que la présidente Dilma Rousseff a demandé au pape François de prier pour la victoire de l'Argentine.

Attribuer à Dieu la réussite sur le terrain ? Le phénomène n'est pas nouveau. On se souvient que Maradona avait parlé de la «main de Dieu» pour qualifier son but marqué de la main contre l'Angleterre en quarts de finale de la Coupe du Monde 1986. L'expression est désormais consacrée et ressort régulièrement lors de but aussi «miraculeux».
http://www.lavie.fr/debats/chretiensendebats/faut-il-etre-croyant-pour-marquer-des-buts-13-06-2014-54014_431.php

samuel

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Il ne faut pas oublier la fameuse main de deDieu de Maradonna.

chico.

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Une chose est sur beaucoup de joueurs se signent avant de jouer.

chico.

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Hier quand l'Algérie à marqué un but des joueurs se sont carrément mis à genoux.

samuel

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Hier aussi le gardien de foot brésilien c'est signé ce qui n'a pas empêché qu'il encaisse trois buts.
Dieu n'était pas avec les Brésiliens  cette fois.

samuel

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Finale Coupe du Monde 2014 : et si Benoît XVI et le pape François regardaient la finale ?
Le Point.fr - Publié le 13/07/2014 à 09:40 - Modifié le 13/07/2014 à 10:01
Les deux saints-pères adorent le football. Imaginons qu'ils regardent ensemble la finale Allemagne-Argentine. Une scène haute en couleur et pas si improbable...


L'ancien pape allemand Benoît XVI
Par JERÔME BÉGLÉ


Non, les deux papes ne regarderont pas la finale
Faisons un rêve ! Ou prenons-nous pour un romancier ! Dimanche, à 22 heures, heure italienne, l'Allemagne rencontre l'Argentine pour la finale de la Coupe du monde de football. La messe dominicale s'est bien déroulée, les fidèles sont rentrés chez eux après avoir reçu la bénédiction du saint-père ; les bureaux du Saint-Siège sont vides ; les membres de la Curie ont regagné leurs appartements romains... Et pourtant, au Vatican, on s'agite. Un moment inédit dans l'histoire de ce micro-État va se dérouler. Joseph Ratzinger va quitter le monastère Mater Ecclesiae dans lequel il mène une vie contemplative depuis le mois de mai 2013. Il s'apprête de son pas lent et lourd à traverser les jardins du Vatican pour gagner, sur invitation du pape François, la résidence Sainte-Marthe, où l'ancien cardinal de Buenos Aires a installé ses appartements.

Ce que le pape François n'a pas accordé aux gardes suisses qui l'avaient invité à regarder avec eux le huitième de finale du Mondial opposant la Suisse à l'Argentine, il l'a naturellement proposé à son prédécesseur Benoît XVI. Ainsi, tout de blanc vêtus, les deux hommes vont regarder ensemble le match qui oppose les équipes de leurs deux pays. La passion de Jorge Mario Bergoglio pour le football n'est plus à vanter... En Argentine, il n'était pas rare de le voir assister aux rencontres de son équipe préférée, le club de San Lorenzo. Depuis un mois, il suit avec intérêt les performances de l'Albiceleste. Benoît XVI, bien que moins démonstratif, avait, en juin 2012, reconnu pendant l'Euro que le foot était une "école du respect de l'autre". Plusieurs témoins avaient rapporté que ce pape avait suivi à la télévision les rencontres les plus importantes de la compétition. Notre "fiction" n'est donc pas totalement improbable...

Une victoire au Maracanã vaut bien une messe

Ne spéculons pas sur les bières allemandes que le nouveau saint-père pourrait offrir à son aîné. Mais parions qu'entre deux actions de jeu, après avoir devisé sur les derniers déboires de la banque du Vatican, sur la difficulté à réformer la Curie romaine, sur les prochaines barrettes d'évêques qui seront rendues publiques ou sur les affaires peu reluisantes de l'Église, les deux compères se souviendront des deux premiers actes de la dramaturgie qui oppose les deux nations. À Mexico, en 1986, Maradona offre un sacre à ses coéquipiers (3 à 2) et devient le pape du ballon rond. Mais en 1990, la RFA (République fédérale d'Allemagne) prend sa revanche en se débarrassant 1 à 0 de son adversaire bleu et blanc.

Bref, même derrière les murs ancestraux du Vatican, cette finale aura un parfum de revanche. Dieu décidera lequel de ses deux valeureux serviteurs il veut privilégier. Une victoire au Maracanã vaut bien une messe. Mais qui la célébrera ?



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Josué

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Josué

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[size=30]Matzneff : signes extérieurs de piété
Le Point - Publié le 13/10/2014 à 06:04

Les signes religieux sont traqués au nom de la laïcité. C'est souvent excessif et ridicule. Gabriel Matzneff en appelle aux anciens et à ses souvenirs.

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Les démonstrations d'appartenance religieuse bannies jusque sur les terrains de football ? © Paul Greenwood/BPI/REX/REX/SIPA

Josué

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Plus de 900 travailleurs sont déjà morts de l'infrastructure Coupe du Monde de construction Qatar
La Confédération syndicale internationale dit que si les conditions ne se améliorent pas, au moins 4 000 migrants mourront avant le coup d'envoi

En 2022, le Qatar accueillera la Coupe du Monde. La ville hôte a déjà fait des vagues avec son stade en forme une certaine partie du corps . Mais ce que vous pourriez ne pas savoir, ce est que, depuis 2012, environ 900 travailleurs sont morts tout en travaillant sur ​​les infrastructures au Qatar, dans un boom de la construction en anticipant la Coupe du monde. *

Le mois dernier, le gardien rapporté que plus de 400 travailleurs migrants népalais avaient déjà morts sur les chantiers. Entre 2010 et 2012 plus de 700 travailleurs de l'Inde ont perdu leur vie à travailler sur les chantiers de construction au Qatar, aussi. Un rapport de la Confédération syndicale internationale (CSI) dit que si les conditions ne obtiennent pas mieux, au moment de la Coupe du Monde débutera, au moins 4000 travailleurs migrants auront morts au travail .

A titre de comparaison, 25 travailleurs de la construction sont morts pendant les préparatifs de Sotchi. Seuls six travailleurs sont morts pendant la construction pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil qui commence cet été. Seuls onze hommes sont morts lors de la construction du pont du Golden Gate dans les années 1930. Par toutes les mesures, le nombre de décès au Qatar est extrême.

Robert Booth au Guardian, explique pourquoi le Qatar est si inhabituelle:

Travailleurs décrits travail forcé dans 50C (122F) la chaleur, les employeurs qui retiennent les salaires pendant plusieurs mois et les passeports qui rend impossible pour eux de quitter et voient refuser l'eau potable gratuite. L'enquête a révélé la maladie est endémique chez les travailleurs vivant dans des logements surpeuplés et insalubres et de la faim a été rapporté. Trente travailleurs de la construction népalais ont trouvé refuge dans l'ambassade du pays et par la suite quitté le pays, après avoir affirmé qu'ils ne sont pas payés.

Selon la CSI, il ya déjà 1,2 million de travailleurs migrants au Qatar, et environ un million de plus sera probablement verser dans le pays pour aider à la construction. Ce sont essentiellement des esclaves, Sharan Burrow de la CSI dit Booth. "La FIFA doit envoyer un message très clair et fort au Qatar qu'il ne permettra pas à la Coupe du Monde pour être livré le dos d'un système de moderne de l'esclavage qui est la réalité pour des centaines de milliers de travailleurs migrants bas aujourd'hui, "dit-elle .

Lorsqu'on leur a présenté les résultats de l' Gardien enquête, un porte-parole du Qatar a dit Booth: "La santé, la sécurité, le bien-être et la dignité de chaque travailleur qui contribue à la mise en scène de la Coupe du Monde de la FIFA 2022 est de la plus haute importance pour notre comité et nous nous sommes engagés à faire en sorte que l'événement sert de catalyseur vers la création des améliorations durables à la vie de tous les travailleurs au Qatar ".

Même 900 décès pendant la construction est inhabituelle, et le Qatar est à des années loin de terminer leur travail. Les chances sont plus de gens vont mourir, et, si le CSI est juste, il pourrait être des milliers.




Read more: http://www.smithsonianmag.com/smart-news/over-900-workers-have-already-died-building-qatars-world-cup-facilities-180950088/#gy0ocEB4tBugGvqJ.99
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Josué

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 Quand Dieu s'invite dans le football
 Sunday Assembly : la "messe laïque" à Paris



SPORT
Quand Dieu s'invite dans le football
Propos recueillis par Matthieu Stricot - publié le 22/12/2014

Conversion de Ribéry à l'islam, joueuses voilées ou encore prosélytisme évangélique dans le football brésilien… Régulièrement, les questions religieuses touchent l'actualité du ballon rond. Mais quelle place occupe réellement la religion dans le football ? Pendant trois ans, le journaliste sportif Nicolas Vilas* a mené l'enquête. Dans Dieu Football Club, paru en novembre, il remonte aux fondements des clubs et entre dans la foi des joueurs. Entretien.

Quand Dieu s'invite dans le football
Dans les premières pages de Dieu Football Club, vous assimilez langage footballistique et langage religieux. Pourquoi ?

Certaines expressions sont connotées religieusement ou spirituellement. Par exemple, un 0-0 est un score nul et vierge. On dit aussi que certains stades sont l'enfer pour leur adversaire, que le gardien s'est fait crucifier, que les vainqueurs sont au paradis. Les joueurs sont des dieux pour leurs supporters. Eux-mêmes sont des fidèles, qui chantent des « carols » (cantiques) en Angleterre. Tout un champ lexical propre au football s'inspire de la religion.

Justement, la religion catholique est à l'origine de nombreux clubs de football en France. Vous citez les exemples d'Auxerre, Brest et Vannes.

Les patronages catholiques sont à la base de la création de beaucoup de clubs de football en France. Souvent, des clubs de foot laïques ont été créés en opposition. D'où la dimension sociale ou politique de l’organisation de derbys, comme à Auxerre, Brest ou Vannes, où s'affrontaient le club des curés et le club des laïcs. Il peut s’agir aussi de rivalité entre confessions différentes. À Glasgow, en Ecosse, le derby des Rangers-Celtic oppose protestants et catholiques.

En plus du cas de Glasgow, vous évoquez l'Irlande du Nord ou encore la Bosnie. Dans des pays qui ont connu des conflits interreligieux, les tensions se sont-elles reflétées sur le terrain ?

Les tensions en Irlande du Nord se sont transférées à Glasgow. En plus d'être un conflit entre deux religions, il oppose royalistes et unionistes. Mais depuis que l'IRA (Armée républicaine irlandaise) a déposé les armes, la situation s'est apaisée.
En Bosnie, le phénomène est différent. Quand Faruk Hadzibegic et Vahid Halilodzic  jouaient dans l'équipe de Yougoslavie unifiée, les diverses ethnies cohabitaient sereinement dans les vestiaires. Pendant la dernière Coupe du Monde, Safet Susic, sélectionneur de la Bosnie, avait une équipe majoritairement musulmane, avec très peu de catholiques et d'orthodoxes. Même s'il affirme qu'il n'y a aucun problème entre les joueurs, il aurait préféré avoir une équipe plus représentative et unifiée.

La religion peut être un vecteur d'intégration ou de revendication dans le football. Cela vaut pour les clubs latins de la Péninsule ibérique ou d'Amérique latine, aussi bien que pour les clubs juifs comme Tottenham ou l'Ajax Amsterdam ou les clubs musulmans au Maghreb. Comment la religion leur a-t-elle permis d'affirmer leur identité ?

Au Maghreb, sous l'emprise coloniale, les partis indépendantistes étaient interdits. Les sociétés culturelles ou sportives sont ainsi devenues des vecteurs d'affirmation nationaliste importants. La différenciation se faisait à travers des symboles comme le nom ou la couleur du blason – des couleurs importantes dans l'islam : le rouge, le vert et le blanc.
Dans les pays latins, c'est une autre réalité. Dans ces pays de tradition catholique, la religion est très présente dans les clubs. En Amérique du Sud, il est fréquent de voir des chapelles dans les stades ou dans les centres d'entraînement. Des aumôniers font parfois partie du staff. Rites et pèlerinages ont lieu en cours de saison. Tout un rituel est lié au phénomène religieux.

Au-delà d'une analyse générale, vous êtes rentré dans l'intimité des joueurs. Les joueurs catholiques ne sont pas réputés les plus expressifs dans leur pratique religieuse. Avez-vous pu le vérifer ?

Je ne sais pas s'ils sont plus discrets. Je pense qu'on les remarque moins. Même si je ne suis pas croyant, j'ai eu une éducation catholique et j'y fais peut-être moins attention. Parmi les joueurs catholiques très pratiquants, je parle de Bafétimbi Gomis ou Yohan Cabaye. Mais ils ne sont pas nombreux. Hors de France, je pense à Luiz Felipe Scolari, l'ancien entraîneur du Brésil et du Portugal. Il est très démonstratif et ne s'en cache pas. Régulièrement, il part en pèlerinage à Notre-Dame de Caravaggio, en Italie, et une image de la Vierge l'accompagne toujours dans les vestiaires.

Les médias mettent plus souvent en lumière les conversions à l'islam. Celle de Franck Ribéry est la plus connue. Est-ce lié à une vision négative de l'islam dans la société ?

L'islam étant souvent appréhendé par les médias comme un problème, les gens se focalisent là-dessus. Quand un joueur faisait le signe de croix en entrant sur le terrain, on n'y attachait pas beaucoup d'importance. Aujourd'hui, quand un musulman fait sa prière, on le remarque plus. Le phénomène découle peut-être aussi de la multiplication des médias. Il y a plus de gros plans sur joueurs, au sens propre comme au figuré.

Vous abordez la question de la prière, mais aussi celles du ramadan, de la nourriture halal, ou encore de la fête du Yom Kippour chez les juifs. La pratique religieuse est-elle compatible avec le football professionnel ?

Il n'y a pas de généralité. Chaque personne vit sa religion différemment. Le plus intéressant, c'est que les clubs et les dirigeants se sont déjà adaptés à ce type de pratique. Ils savent s'organiser par rapport aux habitudes alimentaires, aux prières, aux périodes de jeûne ou de chômage. Ils fonctionnent quasiment au cas par cas. Jean-Marc Furlan ou Vahid Halilhodzic expliquent avoir d'abord une discussion avec le groupe, puis avec chaque individu. Aujourd'hui, on essaie de régler tous les débats de la société par des lois, des généralités. Mais dans le milieu du football, ils ont déjà compris que la meilleure façon d'appréhender ces cas-là, c'est justement de ne pas en faire. Le cas de Frédéric Kanouté est très intéressant. Très engagé politiquement et converti à l'islam, on le dit aussi très orthodoxe dans sa façon de vivre sa foi. Mais quand il jouait au FC Séville, il n'a jamais demandé de viande halal. Finalement, on le lui a proposé au bout de quatre ans. Comme quoi, ce n'est pas parce que l'on est très croyant que l'on veut imposer sa foi à son employeur ou à son entourage.

Par sa portée, le football fonctionne comme une formidable caisse de résonance. Peut-il devenir un vecteur de prosélytisme dans certains cas ?

Aujourd'hui, le débat autour du prosélytisme n'est pas très bien placé. Est ce qu'un joueur qui fait sa prière agit en prosélyte ? Il prie pour lui-même, mais en présence des caméras. Ce n'est pas de sa faute s'il est filmé. Le prosélytisme est une pratique assumée par certaines religions, mais on ne peut pas non plus faire de généralité. Pour les évangéliques, propager le message de Jésus fait partie intégrante de leur foi. Quand des joueurs brésiliens ont défilé avec des T-shirt I love Jesus, la fédération brésilienne leur a interdit ce genre d'action en public, estimant que c'était du prosélytisme. J'ai également rencontré l'ancien Lyonnais Jean-Marc Chanelet, évangélique lui aussi, mais non prosélyte. Il est très compliqué d'établir une frontière dans un sport aussi médiatisé, avec une telle portée.

Qu'en est-il du port du voile chez les footballeuses ?

C'est une vraie problématique, quand on sait que la France est candidate à l'organisation de la Coupe du monde féminine en 2019. Il y a eu une passe d'armes entre la FFF et la Fifa sur port du voile. La FFF fait prévaloir le droit français, interdisant tout signe religieux. La Fifa l'autorise. Si la France remporte l'attribution de la Coupe du monde et que des joueuses veulent apparaître voilées sur le terrain, comment fera-t-on ? Helena Costa, qui a entraîné les sélections iranienne et qatarie, a connu cette problématique. Finalement, de nombreux politiciens et dirigeants du football ont abordé la question, mais on n'entend jamais les joueuses.

Cette enquête a-t-elle changé votre regard sur le monde du foot ?

Ce travail journalistique de trois ans m'a beaucoup appris sur la religion. Moi qui ne suis pas croyant, je me considérais comme un profond laïque. Finalement, j'étais plus un laïciste. J'avais un point de vue très tranché sur les questions d'ordre religieux dans l'espace public. Je me suis rendu compte qu'il y a des débats impossibles dans la société car on les interdit. Si l'on veut avoir un vrai échange, il faut de la communication et surtout de la connaissance. Quand l'AS Menorah, à Strasbourg, organise des matchs entre musulmans et juifs, ils se rendent compte que leurs pratiques sont très proches. Mais en interdisant le dialogue, on a tendance à cliver les gens les uns contre les autres. C'est dommage.



(*) Nicolas Vilas est journaliste à Ma Chaîne Sport et collabore à RMC, RFI et Eurosport.fr.

Dieu Football Club, Paris, Hugo Sport, 2014, 207 p., 16, 50 €.

Mikael

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Comme quoi la religion et par tout.

Josué

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Quand le football se vit comme une religion
Par Matthieu Stricot - publié le 23/06/2016

Des cathédrales, des idoles, des autels… et un ballon rond. L’exposition Divinement foot, à Lyon, s’intéresse aux croyances et rituels qui entourent le football.
Supporters en procession jusqu’au stade, sportifs vénérés comme des idoles… À l’occasion de l’Euro 2016 et jusqu’au 4 septembre prochain, le musée d’histoire de Lyon accueille l’exposition Diviniment foot !, un parcours dédié à la sociologie contemporaine du football.

Tout spectateur d’un match de football a déjà observé un joueur se signer ou s’agenouiller en prière en début de jeu, ou encore lever les yeux et les bras au ciel pour célébrer un but. Comme pour interpeller ou remercier des forces supérieures. « Si les religions sont bien présentes dans le milieu du football, nous n’abordons pas précisément les convictions religieuses des joueurs, prévient Xavier de La Selle, directeur des musées Gadagne, à Lyon. Nous nous intéressons surtout aux rituels autour du ballon rond, qui empruntent de nombreux symboles au religieux. »

Ce sport serait-il devenu une religion mondiale ? Le parallèle est perceptible dès l’entrée de l’exposition. Une coupe de championnat, remportée par une équipe féminine de l’Olympique lyonnais, repose à côté d’un calice catholique, issu du Musée d’art religieux de Fourvière. Les similarités ne s’arrêtent pas là : « Des stades comme le Maracaña de Rio ou le Camp Nou de Barcelone sont des cathédrales du football, et la ferveur des supporters est comparable à celle de fidèles. Ce sport défend des valeurs, suit des règles et impose des interdits, régulés par l’arbitrage. »

De la maternité à la tombe

La passion du club peut s’incarner chez les supporters du berceau à la tombe. Draps, cravates, biberons ou urnes funéraires sont parfois dédiés à l’équipe favorite. À São Paulo, au Brésil, un cimetière de 70.000 places est réservé aux aficionados des Corinthians. En Allemagne, les supportrices du Borussia Dortmund peuvent même accoucher dans une salle noire et jaune, aux couleurs de leurs champions.

Cristiano Ronaldo, Zinédine Zidane... Un grand mur peint présente des photos d’idoles du football. Un culte qui touche parfois au céleste. À l’occasion de la Coupe du monde en Allemagne, en 2006, la marque Adidas avait installé une immense fresque de 800m2 en gare de Cologne. Une imitation du plafond de la chapelle Sixtine peint par Michel-Ange, représentant Zidane, Kaka, Ballack ou encore Beckham.

L’adoration des idoles confine parfois à la divinisation. Devant son café napolitain, un fan de Diego Maradona a ainsi installé un autel à son effigie. « Ce supporter a été jusqu’à déposer une fiole contenant des cheveux de l’Argentin. Un autre flacon contient des larmes versées par des Napolitains le jour où la star a quitté le club. »

Une vitrine abrite une autre relique de Maradona : un short du joueur, agrémenté de son certificat d’authenticité. Le culte de ce « dieu du foot » a atteint des sommets en 2001, avec la création de l’Iglesia Maradoniana (l’Église Maradonienne). Ses fidèles fêtent Noël le 30 octobre, date de naissance de la star.

Ces croyances peuvent se teinter de magie. « Lors de la coupe du Monde de 2006, en Allemagne, l’équipe nationale du Togo a fait appel aux rituels vaudous. » Onze poupées représentaient l’équipe togolaise, onze autres la sélection adverse. Ces dernières, présentées dans l’exposition, portent des cadenas attachés aux pieds afin de freiner leur course. Des crânes de singe ont par ailleurs été accrochés autour de bouteilles de rhum, afin que les adversaires des Togolais jouent comme des singes ivres et perdent le match. « Enfin, la poupée représentant l’arbitre a la bouche cousue, pour l’empêcher de prendre de mauvaises décisions. »

Rejoindre la basilique en short

Le lien entre football et spiritualité est parfois plus allégorique. « Appartenance, convictions et pratiques : ces trois termes s’appliquent aussi bien au football qu’à la religion. » Un billet, un ballon ainsi qu’un bout de pelouse font office de reliques du stade de Gerland, depuis le déménagement de l’Olympique lyonnais dans le nouveau Parc OL. C’est que l’enceinte mythique n’a pas fait vibrer uniquement le cœur des supporters lyonnais. « En 1986, elle a même connu la ferveur religieuse, lorsque des milliers de fidèles catholiques s’y sont retrouvés pour la venue du pape Jean-Paul II. »

Si Xavier de La Selle insiste sur des exemples lyonnais, c’est que l’exposition, co-produite par différents musées européens, peut être déclinée au niveau local. Le musée s’est associé à l’auteur de bande dessinée Nicolas Otéro pour raconter des histoires autour de la ville de Lyon. L’une d’elles, intitulée La Colline aux vœux, illustre comment les dirigeants de l’Olympique lyonnais ont tenu une promesse de pèlerinage.

« En 1988, Jean-Michel Aulas, président du club, Bernard Lacombe, directeur sportif et Raymond Domenech, entraîneur, s’étaient jurés de monter jusqu’à la basilique Notre-Dame de Fourvière en cas de retour de l’équipe en première division. Leur souhait réalisé en 1989, les trois hommes ont grimpé la colline de Fourvière en short, au pas de course », rappelle Xavier de La Selle.

Autant d’histoires illustrées en photos, en vidéos et sous forme d’objets. Divinement foot ! se veut ludique et visuelle. Déjà présentée à Amsterdam, Bâle et Brême, l’exposition continuera son voyage en septembre. Après l’escale rhodanienne, elle sera accueillie au Luxembourg, à Barcelone et Moscou. D’où que l’on vienne, « tout le monde peut y trouve son intérêt, confie le directeur des musées Gadagne. Même sans être un grand passionné de foot ».

Divinement Foot !, aux musées Gadagne, musée d’histoire de Lyon, jusqu’au 4 septembre. Du mercredi au dimanche de 11h à 18h30. Nocturnes jusqu’à 22h les vendredis 24 juin et 26 août. Tarifs : 7€, réduit 5€. Gratuit pour les moins de 18 ans.
http://www.lemondedesreligions.fr/culture/quand-le-football-se-vit-comme-une-religion-23-06-2016-5553_112.php

chico.

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La religion joue un rôle dans le sport la preuve des joueurs se signe avant de rentré sur le terrain de foot.

Josué

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Pascal Boniface : "Le football est le reflet du malaise de la société"
PROPOS RECUEILLIS PAR RAFAEL JANOSEVIC
CRÉÉ LE 28/06/2016 / MODIFIÉ LE 29/06/2016 À 09H48

Pascal Boniface est le directeur fondateur de l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) et grand connaisseur du ballon rond. La Vie l'a interrogé sur les facettes politiques de cet Euro 2016.

François Hollande a mis les bouchées doubles pour organiser cet Euro, que ce soit au niveau sécuritaire, logistique, etc. Peut-il redorer son image grâce à cela ?  

Si la France avait été éliminée au premier tour on aurait pu reprocher beaucoup de choses à François Hollande même s'il aurait été difficile de lui en faire porter la responsabilité. Il est certain que M. Hollande, qui par ailleurs est un passionné du ballon rond, veut incarner l’événement aux yeux du monde, ce qui est légitime. C'est la règle lors de ce genre d'événement, c'est aussi un devoir. Je pense que François Hollande est assez pragmatique pour savoir que même si la France gagnait l'Euro le 10 juillet, ce n'est pas ça qui changerait la vision des Français sur son bilan. Il serait jugé sur...

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