Témoins de JEHOVAH VERITE actif
Témoins de JEHOVAH VERITE actif

forum des discussions sur la bible ouvert a tous.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Du nouveau pour les Lymé-es

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 Du nouveau pour les Lymé-es le Ven 6 Juin 2014 - 12:26

Aude

avatar
Borréliose, Pourquoi si discrète ?

Une maladie dé-mesurée dont malades et médecins doivent parler
Depuis le 18 février 2012, les "Lymé-es" reprennent espoir... En effet, à cette date, un reportage au 19/20 de FR3 associant le Docteur Raymond, le Professeur Perronne, le Professeur Montagnier, a fait part des progrès étonnants d’enfants autistes, traités avec des protocoles antiparasitaires-antibiotiques par les médecins du groupe chronimed, autour du Dr. Raymond, praticiens et chercheurs français avec lesquels collabore le Prof. Luc Montagnier.
À cette occasion, la Borréliose de Lyme, cheval de bataille du Professeur Perronne depuis de longues années, a été citée comme un des facteurs co-infectant de cette terrible maladie.


http://www.reseauborreliose.fr/index.php/post/2012/04/20/Le-Professeur-Perronne-l%C3%A8ve-un-coin-du-Lyme...

2 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Ven 6 Juin 2014 - 12:57

chico.

avatar
BonjourJe n'ai jamais entendue parler de cette maladie orpheline.

3 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Ven 6 Juin 2014 - 14:14

Aude

avatar
C'est une maladie transmise par les tiques qui n'est quasiment jamais soignée à temps. Elle évolue ainsi sournoisement et cause des problèmes catastrophiques au niveau des personnes atteintes, mais comme il s'agit d'une véritable pandémie, on peut en parler comme d'un problème de société.

4 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Ven 6 Juin 2014 - 14:34

Josué

avatar
Administrateur
Bonjour
j'ai trouvé ceci.
*** g96 22/6 Maladie de Lyme : quels risques courez-vous ? ***
Maladie de Lyme : quels risques courez-vous ?
ALORS que le sida fait les gros titres, la maladie de Lyme passe presque inaperçue. Pourtant, elle se propage rapidement. D’ailleurs, il y a quelques années, le New York Times Magazine l’avait appelée “ la maladie infectieuse la plus virulente des [États-Unis] après le sida ”. Des informations en provenance d’autres pays indiquent que la maladie gagne l’Amérique du Sud, l’Asie et l’Europe.
Comment la maladie de Lyme se manifeste-t-elle ? Quel est son mode de transmission ? Quels risques courez-vous ?
Les tiques, les cervidés et vous
Il y a une vingtaine d’années, la région de Lyme, ville du nord-est des États-Unis, fut le théâtre d’une mystérieuse augmentation des cas d’arthrite. Les victimes étaient pour la plupart des enfants. Lésions cutanées, maux de tête et douleurs articulaires constituaient les premiers symptômes. Une femme raconte que très vite son “ mari et deux [de leurs] enfants avaient eu besoin de béquilles ”. Avant longtemps, plus de 50 personnes de la région étaient contaminées, et, les années passant, des milliers se sont mises à manifester les mêmes symptômes douloureux.
Comprenant qu’il s’agissait d’un nouveau mal, les chercheurs l’ont baptisé maladie de Lyme. Qu’est-ce qui la provoque ? Une bactérie en forme d’hélice, Borrelia burgdorferi, qui a la tique pour hôte. Quel est son mode de contamination ? En se promenant dans les bois, une personne peut être mordue par une tique contaminée. La tique perce la peau et injecte la bactérie incriminée à l’infortuné promeneur. Ces tiques infectées s’accrochent, se nourrissent et s’accouplent souvent sur des cervidés. Aux États-Unis, beaucoup de gens s’installent à la campagne, lieu de prédilection des cervidés. Il ne faut donc pas s’étonner que la maladie de Lyme touche un nombre croissant de personnes.
Symptômes et séquelles
La maladie de Lyme commence généralement à se manifester par une lésion cutanée (appelée érythème chronique migrant, ou ECM) qui débute par une petite tache rouge. Au cours d’une période allant de quelques jours à quelques semaines, cette rougeur caractéristique s’étend en prenant une forme circulaire, triangulaire ou ovale ; elle peut avoir la taille d’une pièce de 5 centimes ou prendre toute la largeur du dos. Fièvre, maux de tête, torticolis, douleurs dans différentes parties du corps et fatigue accompagnent la lésion. Plus de la moitié des victimes qui ne sont pas soignées assez tôt souffrent de crises rhumatismales pouvant durer plusieurs mois et au cours desquelles leurs articulations sont douloureuses et enflent. Jusqu’à 20 % des malades n’ayant pas recours à un traitement finissent par être atteints d’arthrite chronique. Bien que ce soit moins courant, la maladie peut aussi affecter le système nerveux et provoquer des troubles cardiaques. — Voir l’encadré.
Beaucoup de spécialistes estiment que le diagnostic de la maladie de Lyme est difficile à établir, car les premiers symptômes ressemblent à ceux de la grippe et d’autres infections. Par ailleurs, un quart des personnes contaminées n’ont pas de lésion cutanée, seule marque distinctive de la maladie de Lyme. De plus, nombre de malades ne se rappellent plus avoir été mordus par une tique, d’autant que cette morsure est généralement indolore.
Le diagnostic de la maladie est rendu difficile par le manque de fiabilité des tests de dépistage généralement utilisés. Les anticorps présents dans le sang du patient révèlent si son système immunitaire a détecté des envahisseurs, mais certains tests ne permettent pas de savoir s’il s’agit des bactéries responsables de la maladie de Lyme. Ainsi, le test d’un malade peut être positif et indiquer qu’il est atteint de la maladie de Lyme, alors qu’en réalité, ses symptômes proviennent d’autres infections bactériennes. Le National Institutes of Health in the United States (NIH) a donc recommandé aux médecins d’établir leur diagnostic en tenant compte du souvenir d’une morsure de tique et des symptômes, et d’écarter, en procédant par élimination, les autres maladies susceptibles de provoquer ces symptômes.
Traitement et prévention
Lorsque la maladie est diagnostiquée à temps, la plupart des malades peuvent être soignés avec succès grâce à des antibiotiques. Plus le traitement est commencé tôt, plus la guérison est rapide et complète. Plusieurs mois après le traitement, la fatigue et les douleurs peuvent persister, mais ces symptômes diminuent sans qu’il soit nécessaire d’avoir encore recours aux antibiotiques. Toutefois, avertit le NIH, “ le fait d’avoir eu la maladie de Lyme ne garantit pas que vous soyez immunisé contre elle ”.
Peut-on espérer que cette perspective plutôt inquiétante change un jour ? Dans un communiqué, la Yale University School of Medicine (une faculté de médecine américaine) annonçait que des chercheurs ont mis au point un vaccin expérimental contre la maladie de Lyme. Ce vaccin “ double-action ” incite l’organisme à produire des anticorps capables d’attaquer et de tuer les bactéries responsables de la maladie. Par la même occasion, il détruit la bactérie présente dans la tique qui mord une personne vaccinée.
Un des chercheurs qui a découvert la maladie de Lyme en 1975, le docteur Stephen Malawista, a déclaré : “ Ce vaccin est en train d’être testé, ce qui constitue une étape décisive dans les efforts entrepris pour protéger les gens des graves séquelles que peut entraîner la maladie de Lyme. ” Selon le New York Times, les scientifiques espèrent que dans les endroits où les gens restent chez eux de crainte d’être contaminés, “ ce vaccin permettra de rendre la nature aux humains ”.
En attendant, vous pouvez prendre certaines mesures préventives. Le NIH fait ces recommandations : Si vous traversez un endroit infesté de tiques, marchez au milieu des chemins. Portez un pantalon, une chemise à manches longues et un chapeau. Rentrez le bas de votre pantalon dans vos chaussettes, et portez des chaussures fermées. Il est plus facile de remarquer les tiques sur des vêtements clairs. Les produits destinés à éloigner les insectes, appliqués sur les vêtements et la peau, sont efficaces, mais ils peuvent avoir de graves effets secondaires, en particulier sur les enfants. “ Les femmes enceintes devraient particulièrement veiller à éviter les tiques dans les zones où sévit la maladie de Lyme, avertit le NIH, parce que l’infection peut être transmise à l’enfant à naître ”, ce qui augmente les risques de faire une fausse couche ou d’avoir un enfant mort-né.
De retour à la maison, vérifiez que vous et vos enfants n’avez pas été mordus par une tique, en particulier sur les parties velues du corps et dans les cheveux. Faites cela avec soin, car les jeunes tiques sont aussi petites que le point qui finit cette phrase et vous risquez de les confondre avec une tache de saleté. Si vous avez des animaux domestiques, examinez-les attentivement avant de les laisser rentrer chez vous, car ils peuvent être contaminés eux aussi.
De quelle façon retire-t-on une tique ? Pas avec les doigts, mais avec une pince à épiler aux bouts émoussés. Tirez doucement mais fermement près de la tête de la tique, jusqu’à ce qu’elle cesse de s’accrocher à la peau, mais ne comprimez pas son corps. Nettoyez soigneusement l’endroit de la morsure avec un antiseptique. Selon le docteur Gary Wormser, spécialiste des maladies infectieuses, vous pouvez éviter de contracter la maladie de Lyme si vous enlevez la tique dans les 24 heures qui suivent la morsure.
Il est vrai que, même dans les endroits où les tiques pullulent, les risques de subir les effets invalidants de la maladie de Lyme sont faibles. Toutefois, en prenant les quelques précautions que nous avons mentionnées, ces risques peuvent être encore réduits. Vaut-il vraiment la peine de tenir compte de ces mises en garde ? Demandez à quelqu’un qui est atteint de la maladie de Lyme ce qu’il en pense !
[Encadré, page 14]
Les symptômes de la maladie de Lyme
Infection récente :
○ Lésion cutanée.
○ Douleurs musculaires et articulaires.
○ Maux de tête.
○ Torticolis.
○ Grosse fatigue.
○ Fièvre.
○ Paralysie faciale.
○ Méningite.

5 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Ven 6 Juin 2014 - 14:38

Josué

avatar
Administrateur

Elle est classée parmi les « borrélioses » parce qu'induite par des bactéries du genre Borrelia et parmi les « maladies à tique » car transmise (exclusivement ou presque, semble-t-il) par des morsures de tiques. C'est l'une des deux grandes formes de borréliose (maladies infectieuses bactériennes véhiculées et transmises à l’homme par les tiques ou des poux de corps) ; les autres étant les borrélioses tropicales.

Pour des raisons encore mal comprises, elle est en plein développement, notamment en Europe, dans l'est et l'ouest des États-Unis et semble-t-il moindrement en Alaska et au Canada. Présente dans 65 pays, elle est devenue la plus fréquente de toutes les maladies vectorielles transmises à l'Homme dans l'hémisphère nord1. Selon les CDC, elle a en 2009 dépassé le VIH en incidence et elle est la 7e maladie la plus déclarée aux États-Unis où, autrefois cantonnée au nord-est, elle continue à gagner du terrain partout. En 2010, 9 États du Nord ont déclaré 66 % des cas, les 34 % restants étant déclarés dans le reste du pays où l'augmentation du nombre de cas a été de 10 % en deux ans (2008-2010).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Lyme

6 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Sam 7 Juin 2014 - 13:19

Zayin


Il existe un traitement trés éfficace qui a été interdit en France car il était trop éfficace justement.
Soins par Aromatherapie.

7 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Sam 12 Juil 2014 - 0:43

Aude

avatar
Zayin a écrit:Il existe un traitement trés éfficace qui a été interdit en France car il était trop éfficace justement.
Soins par Aromatherapie.

A long terme, le problème de ce médoc serait sa toxicité, mais c'est en polémique.

Un produit similaire a obtenu son homologation le 30 septembre 2010 et il est commercialisé depuis le 14 novembre, mais on ne sait pas ce qu'il vaut en l'absence de recul.

8 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Lun 30 Mai 2016 - 11:39

Josué

avatar
Administrateur
Maladie de Lyme: plainte collective après des années de polémiques
Mots clés : Lyme, borrelia, tiques
Par  figaro iconSoline Roy - le 27/05/2016
Soixante-dix patients s'apprêtent à mener une action judiciaire collective contre les laboratoires commercialisant les tests diagnostics, après des années de polémiques sur cette maladie transmise par les tiques.
C'est un nouveau chapitre français dans la longue histoire des polémiques qui accompagnent la maladie de Lyme. Soixante-dix patients atteints de la maladie de Lyme préparent une action de groupe contre les laboratoires qui commercialisent les tests biologiques de détection de la maladie. «L'un des principaux est BioMérieux, mais nous sommes en train de répertorier les autres», précisent les avocats des plaignants, Me Julien Fouray et Catherine Faivre. «Nous envisageons dans un second temps d'engager la responsabilité de l'État.» Également conseils de l'association Lyme sans frontières, ils ajoutent que les plaignants sont «âgés de 14 à 70 ans et habitent un peu partout en France». Pour beaucoup atteints de séquelles graves dues à cette infection bactérienne transmise par les tiques, ils estiment n'avoir pas été diagnostiqués assez tôt à cause d'un test pas assez efficace, et d'une insuffisance de reconnaissance par l'État français de la pathologie, en particulier dans ses formes chroniques.
«Cela fait un certain temps que des démarches sont engagées par des associations de malades, un certain nombre d'études ont montré que les tests de diagnostic biologiques n'étaient pas efficaces, le Haut Conseil à la santé publique (HCSP) l'a reconnu dans son avis de 2014... Cela ne laisse plus de place au doute. Et pourtant rien n'est entrepris», s'insurge Me Faivre. Qui note que si les estimations officielles comptent 27.000 malades en France, il y en aurait 300.000 en Allemagne. «Il n'y a aucune autre raison à une telle différence», sinon des méthodes diagnostiques inadaptées en France, estimant les avocats. Dans l'Hexagone, l'incidence de la borréliose de Lyme «officielle» est en moyenne de 43 cas pour 100.000 habitants, avec cependant des «disparités régionales» notamment des taux supérieurs à 100 malades pour 100.000 habitants en Alsace et dans la Meuse, notait en 2014 le HCSP.
La grande imitatrice
Difficile à diagnostiquer, la borréliose de Lyme est depuis de longues années l'objet de nombreuses polémiques. Qualifiée de «grande imitatrice», cette pathologie infectieuse essentiellement provoquée par la bactérie Borrelia burgdorferi, transmise par les tiques, peut entraîner des symptômes extrêmement variés et peu spécifiques. Le seul symptôme dit «pathognomonique» de la maladie, c'est-à-dire spécifique à celle-ci donc permettant de la diagnostiquer sans nul doute, est l'érythème migrant (une lésion dermatologique qui s'étend progressivement), qui apparaît quelques jours à quelques semaines après la morsure par une tique infectée. La confirmation par test biologique n'est alors pas nécessaire et il faut démarrer immédiatement un traitement par antibiotiques.
Mais l'érythème migrant n'est pas systématiquement présent: une étude menée par le Centre national de référence des Borrelia (Strasbourg) avait retrouvé cette lésion dermatologique chez 85% de 1222 malades diagnostiqués entre 2006 et 2009. Faute d'avoir repéré qu'une tique était présente, et faute d'érythème, les 15% restants n'ont donc disposé d'aucun «indice» précoce de l'infection. On peut aussi imaginer qu'un érythème peu marqué ou présent dans une zone peu accessible ne soit pas repéré par le malade.
Un test diagnostic jugé peu fiable
En cas de suspicion, un test biologique peut être effectué. Loin d'être parfait, c'est lui qui est mis en cause aujourd'hui par les associations de malades. Il ne permet «ni de faire un diagnostic probant de maladie de Lyme, ni de l'exclure», notait le HCSP en 2014. Le test Elisa, réalisé en première intention en cas de suspicion d'infection, recherche des anticorps dirigés contre la bactérie. Mais si le test est réalisé trop tôt après l'infection, les anticorps ne sont pas encore présents. D'autre part, il existerait au moins une vingtaine d'espèces de Borrelia mais les tests utilisés en France ne recherchent qu'un petit nombre d'entre elles, dont certaines plutôt présentes sur le continent américain tandis que des souches européennes sont négligées.
Il semble aussi que la bactérie à l'origine de la borréliose de Lyme soit particulièrement «retorse»: capable de se «cacher» pendant certaines phases de l'infection pour mieux réapparaître plus tard, elle n'est dépistable par les tests sérologiques que pendant certaines «fenêtres» particulières. Enfin, l'étalonnage des tests est problématique: lorsque les tests ont été mis au point, on jugeait que la maladie de Lyme était une pathologie rare. Pour éviter l'excès de faux positifs, les tests auraient été étalonnés en jugeant qu'ils ne devaient pas détecter plus de 5% d'une population de donneurs de sang en bonne santé. Or pour des raisons pas encore totalement élucidées, la borréliose de Lyme semble être une maladie de plus en plus fréquente. Les tiques infectées sont retrouvées dans des zones de plus en plus grandes, notamment à cause du réchauffement climatique qui favorise leur prolifération.
L'affaire Western Blot
Une sérologie peut donc être négative, alors que l'infection est bien présente. Un autre type de test nommé Western Blot, plus long et complexe à réaliser notamment parce qu'il demande beaucoup de manipulations non automatisables, est jugé plus fiable. Mais en France il n'est actuellement recommandé (et remboursé) qu'en cas d'Elisa positif (pour confirmer le diagnostic et éviter les faux positifs), ce que regrettent les associations de malades.
Également défendue par Me Fouray, la biologiste strasbourgeoise Viviane Schuller a longtemps critiqué le test Elisa; accusée de les avoir manipulés pour abaisser leur seuil de détection, et pouvoir se faire rembourser la réalisation de tests Western Blot, elle a été condamnée en première instance pour escroquerie à la Sécurité sociale à neuf mois de prison avec sursis et 300.000 euros d'amende. «Elle ne faisait que son travail pour mieux diagnostiquer les patients et ces accusations sont le fait d'un dossier monté à l'instigation de l'Agence régionale de santé et du Centre de référence, accuse son avocat. Nous demandons donc la relaxe et passerons pour cela le 7 octobre devant la cour d'appel de Colmar.»
Des formes chroniques
En l'absence d'antibiothérapie bien menée, Borrelia peut se disséminer dans le système nerveux central ou périphérique, et entraîner des symptômes articulaires ou neurologiques. C'est d'ailleurs suite à une «épidémie» de pathologies articulaires survenues chez des enfants que la maladie a été décrite pour la première fois, dans la ville américaine de Lyme (Connecticut) en 1975. On peut aussi voir des manifestations cardiaques, oculaires, de la fatigue, etc. Enfin, plusieurs mois à plusieurs années après l'infection des manifestations tardives peuvent survenir et devenir chroniques. Certains évoquent aussi des formes dites «post-Lyme», controversées et sur lesquelles la recherche ne sait en réalité pas grand-chose…
Face à ces symptômes très généraux, beaucoup de malades se plaignent de ne pas être crus par les médecins, et sont suspectés de difficultés plus psychologiques qu'infectieuses. «Dans les régions où la bactérie est peu présente, beaucoup de médecins connaissent très mal la maladie de Lyme, ils commettent des erreurs et ne détectent pas l'infection, ou pensent l'avoir traitée mais l'ont mal fait», témoigne un médecin hospitalier spécialiste des maladies infectieuses. «Mais inversement, vous n'imaginez pas le nombre d'autres pathologies, par exemple des apnées du sommeil, que je détecte chez des patients convaincus d'avoir la maladie de Lyme et que leur médecin n'a tout simplement pas eu le temps d'examiner correctement!»
À force de polémiques, la borréliose de Lyme semble être devenue le lieu de toutes les bagarres dans le monde feutré de l'infectiologie, et fait fleurir les plus folles rumeurs. D'aucuns penchent même pour le complot militaire: dans son livre Lab 257 paru en 2004, le journaliste américain Michael Caroll accusait l'armée américaine d'avoir conduit secrètement des recherches sur la tique et la bactérie Borrelia à Plum Island, tout près de la ville de Lyme, et suggérait que des bestioles échappées du laboratoire sont à l'origine de la première épidémie. Sans nier que la guerre bactériologique soit un sujet de recherche important pour toutes les armées du monde, on peut toutefois juger baroque l'idée que l'armée américaine choisisse une maladie comme Lyme, là où peste, choléra et autre variole sont porteuses de promesses bien plus ravageuses…

http://vosmedias.actualites.sante.lefigaro.fr/Interstitial/Figaro/Sante/2016/05/30/574c047fbe5db.html

9 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Mar 28 Juin 2016 - 14:38

Josué

avatar
Administrateur
Transmise par la morsure de tique, cette pathologie est particulièrement présente dans le Grand Est de la France. Le risque d’infection est maximal au printemps et au début de l’automne.

Attention lors des balades en forêts : avec la météo humide de ce début d’été, les tiques pourraient être très présentes cette année. Et avec elles, le risque d’être infecté par la maladie de Lyme.

De quoi s’agit-il ?
La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est une infection invalidante due à une bactérie transmise lors d’une piqûre de tique. La tique devient porteuse de la bactérie responsable de la maladie de Lyme en se nourrissant du sang d’un animal infecté. Elle peut ensuite piquer l’homme et lui transmettre la bactérie. La maladie comporte plusieurs phases. De quelques jours à un mois après la piqûre, une tache rouge sur la peau (érythème migrant) peut apparaître et grandir.

La maladie peut évoluer dans une phase secondaire caractérisée par plusieurs manifestations isolées ou associées, du système nerveux (paralysie faciale, méningite…), des articulations (arthrite du genou), plus rarement de la peau, du cœur (troubles du rythme) et de l’œil.

Une troisième phase, dite tardive, peut apparaître plusieurs mois à plusieurs années après le début de l’infection non traitée, avec des atteintes de type neurologiques, cutanées, et articulaires. En cas de signe, consultez rapidement un médecin pourqu’il vous prescrive un traitement antibiotique.

Combien de malades ?
Cette pathologie affecte environ 27 000 nouvelles personnes chaque année en France. L’est de la France sur une ligne de Verdun à Gap est particulièrement touché. « Les taux d’incidence au niveau régional sont divers avec des taux d’incidence élevés, supérieurs à 100 pour 100 000 en Alsace et dans le département de la Meuse, des taux intermédiaire compris entre 50 et 100 pour 100 000 pour Champagne Ardennes, l’Auvergne, la Franche-Comté, le Limousin et Rhône-Alpes et des taux plus bas pour les régions Centre, Basse Normandie, et Aquitaine », selon le ministère de la Santé.

Comment l’attrape-t-on ?
C’est lors d’activités pratiquées en forêt ou en lisière de forêt, surtout dans les buissons ou les broussailles, que l’on risque d’être mordus. Le risque d’infection est maximal au printemps et au début de l’automne.

Pourquoi y a-t-il polémique ?
Le débat oppose deux écoles. D’un côté, en cas d’infection, le protocole officiel des autorités de santé est un traitement antibiotique pendant environ trois semaines. Selon les autorités sanitaires, il vient à bout de la bactérie. Elles mettent en garde contre les dérives de traitements alternatifs proposés à prix coûteux et sans efficacité prouvée, selon elles.

De l’autre, les malades - soutenus par des médecins comme le Pr Perronne pointent l’existence d’une forme chronique de la maladie, qui s’installe malgré le traitement antibiotique initial. Ils déplorent que cette forme ne soit pas reconnue, et du coup pas bien soignée ni prise en charge.

Comment prévenir la maladie ?
« Il est important de se protéger en allant en forêt – par des sprays notamment. Et surtout d’enlever la tique dans les plus brefs délais. Il faut environ 24 heures pour que la tique transmette la maladie. Pour d’autres maladies transmises par les tiques c’est encore plus rapide. Il n’existe pas de vaccin contre la maladie de Lyme », explique le Dr Pierre Kieffer.

Par Élodie BÉCU | Publié le 28/06/2016 à 06:05
http://www.ledauphine.com/sante/2016/06/27/faut-il-avoir-peur-cet-ete-de-la-maladie-de-lyme

10 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Mar 26 Juil 2016 - 15:27

Josué

avatar
Administrateur
Avec l'été, le risque de piqûres de tiques augmente. Ces insectes sont à craindre car ils peuvent transmettre une maladie très handicapante : la maladie de Lyme. Voici une carte des départements les plus touchés.

La maladie de Lyme, on en parle de plus en plus mais pas encore suffisamment. Transmise à l'homme lors d'une piqûre de tique infectée, cette affection aussi appelée "Borréliose de Lyme" provoque des symptômes sur trois phases : une phase précoce quelques jours à quelques semaines après la piqûre, une phase disséminée si aucun traitement antibiotique n'est administré pendant la première phase et une phase disséminée chronique qui peut survenir des années plus tard.
Le problème c'est que la maladie de Lyme est mal diagnostiquée. Les signes sont très variés, il n'y a pas forcément de manifestation cutanée et la piqûre a pu passer inaperçue. Ainsi si le nombre de cas augmente en France et en Europe, il est certainement sous-estimé. Sur le site TiquesFrance, une carte montre en temps réel les départements où il y a le plus grand nombre de cas confirmés.


Parmi les régions les plus touchées : l'Ile-de-France, la Basse-Normandie, le Centre, une partie des Pays de la Loire, la Lorraine, l'Alsace, l'Auvergne, Rhône-Alpes et l'Aquitaine. En cliquant sur le site sur chaque département, on peut connaître le nombre de cas enregistrés et le lieu de la piqûre. Cette carte, comme d'autres que l'on trouve sur Internet, est indicative. "Aucune ne reflète la réalité" précise ainsi l'association France Lyme puisque le dépistage de l'affection est compliqué. Néanmoins depuis 2014, chaque personne peut enrichir cette carte en remplissant un formulaire et optimiser ainsi les statistiques de son évolution.

En savoir plus sur http://www.medisite.fr//a-la-une-maladie-de-lyme-la-carte-des-departements-les-plus-touches.1135393.2035.html?xtor=EPR-56-1112928[Medisite-Info-Sante]-20160726#gIxEJv1Rhkqrdi4B.99

11 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Dim 14 Aoû 2016 - 17:07

samuel

avatar
Administrateur
Tique et maladie de Lyme: une carte des départements les plus concernés

Une tique peut transmettre une grave infection bactérienne : la maladie de Lyme. Une équipe de scientifiques souhaite évaluer l’ampleur de cette maladie, aussi mal connue que dangereuse, dans l’Hexagone.
La maladie de Lyme se manifeste dans les 3 à 30 jours après la morsure

Près de 27.000 nouveaux cas ont été recensés en 2015. Mais les estimations restent floues car il n’y a pas d’obligation de déclarer la maladie de Lyme. Le chiffre a ainsi triplé en l’espace de douze ans. Mais cette forte hausse est-elle due à l’augmentation des infections ou à un meilleur diagnostic des médecins ?

Difficile de répondre .

Pour mieux saisir l’étendue du problème, une enquête publique a été lancée . Une carte interactive, mise en ligne sur le site Tiques France, permet de visualiser les données de localisation où sévit la tique. Pour cela, il suffit de cliquer sur votre département. Cependant, cette carte n’est qu’indicative. Vous pouvez l’alimenter en complétant un formulaire.

Voici les résultats de leur carte interactive:

Tique et maladie de Lyme: une carte indicative des départements les plus concernés

Photo:Tekentiques

Parmi les régions les plus touchées : l’Alsace, la Lorraine, l’Ile-de-France, la Basse-Normandie, l’Aquitaine, le Rhône-Alpes et les Midi-Pyrénées. Plus généralement, les régions boisées sont les plus concernées mais les cas recensés en bord de mer ou en haute montagne sont de plus en plus nombreux.

Pour vous prémunir, protégez-vous avec des vêtements couvrants, surtout si vous vous baladez en forêt. Un chapeau ne sera pas de trop car les tiques peuvent tomber des arbres. En rentrant chez vous, inspectez-vous minutieusement ! Pensez à bien regarder le cuir chevelu, l’arrière des oreilles, les aisselles, les plis des genoux et même les organes génitaux. Si vous la repérez, retirez-la au plus vite en respectant quelques précautions.

Mais parfois les parasites passent à travers les mailles du filet, et ce malgré votre vigilance. Une tique peut tomber après vous avoir mordue par exemple. De plus, sa morsure est indolore et ne laisse pas forcément de trace, ce qui complique son diagnostic. Une plaque rouge accompagnée de fièvre peut apparaître entre 3 et 30 jours après l’infection mais ce n’est pas automatique. Les personnes touchées souffrent aussi de troubles neurologiques, articulaires et musculaires. Petit par la taille, ce parasite peut faire de grands dégâts.

Gardez en tête que toutes les tiques ne sont pas porteuses de la bactérie Borrelia, responsable de l’infection. Mais en cas de doute, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel de santé. Si la maladie de Lyme est diagnostiquée à temps, elle peut être soignée grâce à des antibiotiques.

Que faire en cas de morsure de tique ?

Débusquez les tiques

Après une balade dans un parc ou en forêt, la première des choses à faire est de vérifier qu’aucune tique ne s’est accrochée à vous. Il est conseillé de l’enlever au plus vite (et surtout sa tête) pour prévenir l’infection. L’Assurance Maladie, via ameli-sante.fr, conseille « d’inspecter minutieusement tout votre corps pour trouver les tiques éventuelles ». Bien regarder votre cuir chevelu, vos aisselles, et les organes génitaux.

N’appliquez aucun produit
Si vous décelez des tiques, n’appliquez pas d’éther ou d’autres produits sur les parasites. En effet, les tiques pourraient régurgiter et libérer la bactérie présente dans leur salive.

Le tire-tique est le moyen le plus efficace pour retirer le parasiteImage crédit : Wikimedia commons
Comment bien retirer la tique ?

Le Dr. Jean-Paul Marre, du CHU de la Pitié-Salpêtrière à Paris, décrit deux façons de faire sur le site spécialisé pourquoidocteur.fr.
⇒ A l’aide d’un tire-tique (disponible en pharmacie), agrippez l’insecte au plus près de la peau et tirez doucement mais fermement. Pour ne pas casser l’appareil buccal, faîtes des mouvements circulaires.
⇒ Après avoir désinfecté une pince à épiler, attrapez la tête de la tique au ras de la peau. Prenez soin de retirer la tique entière, sans presser l’abdomen pour ne pas favoriser l’excrétion de bactéries.

Finissez par bien désinfecter la morsure à l’aide d’un antiseptique ou d’alcool modifié.

Que faire si la tête est encore implantée ?
« Si vous n’avez pas réussi à retirer tout le rostre (l’appareil buccal) du premier coup, ne recommencez pas et ne cherchez pas à compléter l’extraction », avertit le site ameli.fr. Dans ce cas, n’hésitez pas à vous rendre chez un pharmacien qui pourra vous aider.

Comment savoir si je suis contaminé ?
La maladie de Lyme se manifeste dans les 3 à 30 jours après la morsure. C’est pourquoi il est important d’être vigilant pendant toute cette période. En cas de contamination, une plaque rouge inflammatoire apparaît alors autour du point de la morsure et s’étend progressivement. Elle peut s’accompagner de fièvre. N’hésitez pas à contacter votre médecin en cas de doute car c’est un symptôme de la maladie.

A savoir : une petite plaque rouge peut apparaître dans les 24 heures après la morsure. Cette réaction est due à la salive de la tique mais ne veut pas forcément dire qu’il y a eu contamination.
http://sain-et-naturel.com/tique-maladie-lyme-carte-indicative.html

12 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Jeu 29 Sep 2016 - 15:34

samuel

avatar
Administrateur
Le gouvernement lance un plan national de lutte contre la maladie de Lyme, transmise par les tiques
Le ministère de la Santé détaille ce plan qui s'articule autour de cinq axes.
franceinfo

Nous la préparons pour vous chaque matin
Elle toucherait plus de 26 000 personnes chaque année. Jeudi 29 septembre, le ministère de la Santé annonce le lancement d'un plan national de lutte (PDF) contre la maladie de Lyme et d'autres maladies transmises par les tiques. "Ce plan vise à éviter le sentiment d’abandon et l’errance thérapeutique" dans laquelle se trouvent les patients, explique la ministre Marisol Touraine dans un communiqué.

Le plan d'action a été présenté, jeudi matin, aux associations de défense des malades. Il s'articule autour de cinq axes stratégiques : l'amélioration des mesures de lutte contre les tiques, le renforcement de la surveillance et de la prévention, l'uniformisation de la prise en charge des malades, l'amélioration des tests diagnostiques et la mobilisation de la recherche sur ces maladies.

Un diagnostic difficile

Concrètement, un protocole national de diagnostic et de soins va être mis en place afin d'offrir une meilleure prise en charge. Le plan entend également renforcer les connaissances sur les tiques, par le biais de la "formation des professionnels de santé" et d'"actions à destination de la population". Une application téléchargée sur les smartphones permettra ainsi de signaler la présence de tiques. Le ministère annonce aussi l'ouverture de centres de prise en charge spécialisés d'ici 2017. Il ne précise toutefois pas le budget alloué à ce plan, comme le souligne Le Monde.

Pour rappel, la maladie de Lyme se transmet lors d'une morsure de tique infectée. L'infection peut être asymptomatique. Le malade présente souvent des signes cliniques peu déterminants tels que des maux de tête ou des troubles de la mémoire, ce qui en fait une maladie difficile à diagnostiquer. Comme le rappelle le ministère, la plupart du temps, la maladie prend la forme d'un érythème migrant qui peut être soigné. Mais, sans traitement, elle peut aussi provoquer des douleurs articulaires durables, voire une paralysie partielle des membres.

13 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Lun 17 Oct 2016 - 14:51

samuel

avatar
Administrateur
Cent trente patients atteints de la maladie de Lyme, transmise par les morsures de tiques, vont assigner en responsabilité civile deux laboratoires auxquels ils reprochent de commercialiser des tests qui n'ont pas permis de les diagnostiquer, a-t-on appris vendredi auprès d'un de leurs avocats.
Une tique, dont la morsure peut transmettre la maladie de Lyme, sur une photo fournie par l'INRA le 20 juillet 2016

Cent trente patients atteints de la maladie de Lyme, transmise par les morsures de tiques, vont assigner en responsabilité civile deux laboratoires auxquels ils reprochent de commercialiser des tests qui n'ont pas permis de les diagnostiquer, a-t-on appris vendredi auprès d'un de leurs avocats.
"Les assignations en indemnisation devant les tribunaux de grande instance (TGI) de Paris et de Nanterre devraient être délivrées mardi", a indiqué à l'AFP Me Julien Fouray.
Elles visent le laboratoire français BioMérieux et la société de biotechnologies italienne DiaSorin, qui commercialisent le test incriminé, "Elisa", le seul actuellement autorisé en France pour détecter la borrélia de Lyme, la bactérie transmise par la tique.
Ce test est vivement contesté par une partie des malades qui lui reprochent son inefficacité pour détecter une maladie qui a touché 33.000 personnes en France en 2015, selon les dernières estimations de l'agence Santé publique France.
Les 130 patients, regroupés au sein du "Lymaction", "entendent dénoncer l'absence de fiabilité des tests diagnostiques commercialisés depuis trop d'années" souligne l'avocat.
Il précise qu'il a, avec sa consoeur Me Catherine Faivre, décidé de mener "une action regroupée" et non une "action de groupe", possible depuis la parution d'un décret en septembre, mais qui "nous est fermée car soumise à des conditions très restrictives".
Basés sur un prélèvement sanguin, les tests de type "Elisa" résultent d'un consensus de soins établi par les autorités sanitaires en 2006, sur la base de directives américaines valables pour des souches américaines transmises par les tiques.
Le gouvernement vient toutefois de reconnaître la nécessité de développer de nouveaux tests de diagnostic, dans un "plan national" annoncé fin septembre pour améliorer la prise en charge de cette maladie.
Elle se guérit facilement lorsqu'elle est prise tôt mais est difficile à identifier dans ses formes tardives car ses symptômes peuvent être nombreux et ne sont pas spécifiques (maux de tête, nausées, douleurs articulaires, problèmes neurologiques...).
Les pathologies constatées chez les plaignants peuvent, selon les avocats, aller jusqu'à la paralysie totale.
Selon Me Fouray, des actions en responsabilité civile devraient à l'avenir être introduites contre d'autres laboratoires ayant produit le test "Elisa", en particulier devant le TGI de Strasbourg.

"Au-delà des laboratoires, ce sont les autorités sanitaires, l'Etat et la ministre de la Santé à titre personnel qui devront également être placés face à leurs responsabilités", indiquent les deux avocats dans un communiqué. Ils annoncent une conférence de presse avec les plaignants mardi à Paris.
Selon Me Fouray, le "Lymaction" regroupe aujourd'hui environ 500 plaignants.

En savoir plus sur http://www.medisite.fr/revue-du-web-maladie-de-lyme-130-patients-assignent-deux-laboratoires.1208984.41633.html#mJ6xSzPAJjRID54D.99

14 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Mar 29 Nov 2016 - 16:44

Mikael

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
symptômes qui devraient nous mettre sur la piste de la maladie de Lyme !

Le Dr Philippe Raymond, qui collabore avec le Dr Philippe Bottero depuis 1986, insiste sur certains symptômes qui doivent être présents dans le cas d’un diagnostic de la maladie de Lyme ou de ses co-infections, avant d’être éventuellement confirmés par un bilan biologique :

Troubles visuels atypiques (flou visuel intermittent, ombres visuelles fugaces, phosphènes, traits, photophobie excessive…).

Jambes lourdes, indépendamment de troubles veineux, particulièrement le soir, mais parfois le matin.

Crampes nocturnes ou de repos qui ne seront soulagées ni par l’élévation de jambes, ni par des médicaments ou plantes veinotoniques, du cuivre ou du magnésium ?

Tressaillements musculaires (myoclonies) ou sursauts d’endormissement. Il s’agit de sursauts pendant la phase d’endormissement, vécus comme « l’impression de tomber » ?

« Impatience» des jambes, diurne – attention, il ne s’agit pas du SJSR (syndrome des jambes sans repos) qui est vespéral ou nocturne, incontrôlable, associé à sensations neurologiques anormales, obligeant à se lever… Cette « impatience » est diurne ; elle survient en position assise ; elle est très fréquente et connue de tous. C’est une trémulation de la jambe (et du talon), de haut en bas. Ce mouvement est automatique, mais peut être contrôlé.

Fasciculation d’une paupière, la paupière « frétille » de façon passagère. On vous dira que vous manquez de magnésium, mais si le signe persiste malgré l’administration de cette substance, posez-vous la question d’une maladie froide.

Besoin d’inspirer profondément (sensation de « manque d’air ») ou ressenti d’une oppression thoracique, soulagée par une grande inspiration ou bien une expiration profonde (plus rarement). Cela ressemble à un « gros soupir » qui traduit l’insuffisance d’oxygénation tissulaire. Vous n’êtes peut-être pas qu’un ou une fatigué(e).

15 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Ven 23 Déc 2016 - 16:06

Josué

avatar
Administrateur
Une étude clinique publiée dans un prestigieux journal scientifique rapporte l’échec d’une pommade prometteuse pour traiter la maladie de Lyme.

C’est une étude dont les résultats risquent de décevoir les randonneurs exposés aux morsures de tiques. «Par rapport au placebo, la pommade à l’azithromycine n’a permis d’empêcher ni la survenue d’un érythème migrant, ni la séroconversion (...)», écrivait lundi une équipe de l’université de Médecine de Vienne (Autriche) dans la revue scientifique The Lancet. En clair, la crème à base d’azithromycine, un antibiotique notamment utilisé dans la prise en charge des angines et des bronchites, n’a pas stoppé le développement de la maladie de Lyme, causée par les bactéries du genre Borrelia.
Actuellement, lorsqu’une tique contaminée infecte une personne, un érythème migrant (lésion sur la peau prenant la forme d’une tache rouge parfois entourée d’un anneau) peut apparaître autour de la piqûre et un traitement antibiotique est rapidement prescrit. Néanmoins, dans la moitié des cas, aucun signe d’alerte n’est visible, et la maladie se dissémine dans tout l’organisme. Cette propagation bactérienne aboutit à des complications au niveau des articulations et du système nerveux.
Réduction de la rougeur, pas de l’infection


Dans cette étude, les chercheurs autrichiens et suisses testaient l’efficacité de leur pommade à l’azithromycine qui, appliquée pendant trois jours après la morsure, devait empêcher la maladie de se développer. Pour cela, les scientifiques ont enrôlé un nombre important de personnes -1371 au total- venant d’avoir été mordues par une tique. La moitié des participants avait pour mission d’appliquer deux fois par jour la crème à base d’antibiotique, tandis que l’autre appliquait une pommade ne contenant pas de principe actif (placebo). Si après trois jours, un érythème migrant apparaissait autour de la morsure, les participants recevaient alors le traitement antibiotique oral adapté.
Mais alors que les études précliniques avaient laissé entrevoir l’efficacité du traitement, cette fois, les résultats n’ont pas été concluants. Les scientifiques ont constaté que leur crème n’avait pas plus empêché l’infection de se répandre que la crème inerte. «L’essai a dû être arrêté prématurément car nos analyses ont montré que, 8 semaines après l’application de la pommade sur l’érythème, il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes», écrivent les auteurs. Ceux-ci soulignent néanmoins que «les résultats obtenus sur un sous-groupe ont montré que la pommade a permis de réduire l’érythème migrant». Ce qui n’a pas empêché l’infection de se propager.
Pour le moment, il n’existe pas de crème ou pommade qui permette d’éviter le développement de l’infection. La prévention passe essentiellement par la protection contre les piqûres de tiques (port de vêtements longs et fermés lors des promenades en forêt, utilisation de répulsifs cutanés), mais également par l’extraction rapide des tiques après la morsure et la prescription éventuelle d’antibiotique à titre prophylactique, c’est-à-dire sans attendre l’apparition de symptômes. Chaque année, des centaines de milliers de personnes se retrouvent contaminées par la Borrelia dans le monde (entre 65.000 et 85.000 en Europe, environ 300.000 aux États-Unis).
http://sante.lefigaro.fr/article/maladie-de-lyme-pas-de-pommade-miracle

16 Re: Du nouveau pour les Lymé-es le Lun 23 Jan 2017 - 12:04

Josué

avatar
Administrateur
Le premier «comité de pilotage» sur la maladie de Lyme s’est réuni jeudi au ministère de la santé. Un nouveau protocole de soin devrait être présenté en juillet, et un dépliant d’information diffusé en mars.

La saga Lyme avance... mais à tout petit pas. Un nouveau protocole de soins pour cette maladie due à des bactéries essentiellement transmises par les tiques, devrait être présenté par la HAS (Haute autorité de santé) en juillet a précisé jeudi la Direction générale de la santé. Au préalable, un dépliant d’information pour prévenir la maladie sera diffusé en mars.
Un consensus qui ne fait pas l’unanimité

L’annonce a été faite à l’issue du premier «comité de pilotage du plan de lutte contre la maladie de Lyme», mis en place après la présentation d’un plan national de lutte le 29 septembre dernier. Ce jour-là, le gouvernement avait annoncé quinze mesures pour mieux prendre en charge cette maladie, avec notamment la révision d’ici le printemps 2017 du protocole officiel de diagnostic et de soins.
Pour l’heure, les médecins doivent appliquer les conclusions d’une conférence de consensus (conférence regroupant des médecins spécialistes du domaine), datant de 2006. Cela suppose notamment qu’ils doivent utilisent un test de diagnostic (test Elisa) qui est pourtant très largement reconnu comme peu fiable. Y compris par le Haut Conseil à la Santé publique dans un avis émis en 2014.
De plus, la conférence de consensus ne reconnaît pas l’existence d’une forme chronique de la maladie et limite les cures d’antibiotiques à trois semaines maximum, au grand dam de certains experts, à commencer par le Pr Christian Perronne (Hôpital de Garches) qui s’appuient aujourd’hui sur plusieurs études scientifiques pour considérer que des cures d’antibiotiques prolongées peuvent être nécessaires chez certains patients.
«Le risque c’est de repartir à zéro dans six mois»

Les associations de malades, reçues au ministère ce jeudi, ont salué des «avancées». «On a désormais un calendrier», a indiqué à l’AFP Marie-Claude Perrin, présidente de l’association de malades Lyme Sans Frontières. Tout en notant que la date promise est après l’élection présidentielle... «Le risque c’est de repartir à zéro dans six mois», a renchéri Matthias Lacoste, président de l’association de patients Le Droit de guérir.
Avant la réunion de jeudi, les associations regrettaient en outre que le plan de lutte ait été publié sans prendre en compte leurs principales revendications. Notamment, en supprimant «toute référence aux dissensions» qui perdurent depuis des décennies entre les experts sur le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme.
Le protocole de diagnostic et de soins annoncé pour juillet dépendra «de la composition du groupe» chargé d’élaborer ce nouveau protocole, s’est inquiétée Marie-Claude Perrin. Celui-ci devrait réunir des représentants des associations ainsi que des spécialistes de toutes les disciplines concernées par la maladie (neurologie, dermatologie, rhumatologie, cardiologie, microbiologie, immunologie...), mais Mme Perrin redoute le poids qu’y prendra la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), majoritairement favorable au protocole officiel actuel. «La présence de la SPILF dans les réunions de travail , sans que la FFMVT (Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques) ne soit conviée, est inacceptable. Les membres de la SPILF sont à la fois juge et partie», estime France Lyme.
Vêtements couvrants et surveillance attentive

Quant au dépliant d’information, il déçoit les associations qui réclamaient une «vraie campagne» d’information nationale, avec des spots télévisés notamment. C’est en effet le seul point sur lequel s'accordent toutes les parties concernées par Lyme: il est tout à fait possible de se prémunir efficacement contre les morsures de tiques à l’origine de la maladie, notamment en adoptant une tenue adaptée pour aller en forêt (bottes, vêtements couvrants, éventuellement répulsif, et au retour surveillance attentive de la peau avec arrachage précautionneux des tiques qui y seraient éventuellement accrochées).
http://sante.lefigaro.fr/article/maladie-de-lyme-petites-avancees-et-grandes-promesses-apres-une-reunion-au-ministere

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum