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La bible de l'abbé Drach

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1 La bible de l'abbé Drach le Dim 4 Mai - 2:21

Psalmiste

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Bonjour à tous, je voudrais savoir si des personnes connaissent cette version : "la bible de l'abbé Drach" ?

Car j'ai trouvé une partie du Nouveau Testament, et je pense me l'acheter !

2 Re: La bible de l'abbé Drach le Dim 4 Mai - 8:46

Josué

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Administrateur
Psalmiste a écrit:Bonjour à tous, je voudrais savoir si des personnes connaissent cette version : "la bible de l'abbé Drach" ?

Car j'ai trouvé une partie du Nouveau Testament, et je pense me l'acheter !
Jamais entendu parler. Shocked 

3 Re: La bible de l'abbé Drach le Dim 4 Mai - 23:34

Psalmiste

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Josué a écrit:
Psalmiste a écrit:Bonjour à tous, je voudrais savoir si des personnes connaissent cette version : "la bible de l'abbé Drach" ?

Car j'ai trouvé une partie du Nouveau Testament, et je pense me l'acheter !
Jamais entendu parler. Shocked 

Ben moi non plus je n'ai jamais entendu parler de cette version, et pourtant j'en connais des versions de bibles...

4 Re: La bible de l'abbé Drach le Lun 5 Mai - 15:26

chico.

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J'ai trouvé ceci .
Avec commentaires. Avec commentaires théologiques, moraux, philologiques, historiques, etc., rédigés d'après les meilleurs travaux anciens et contemporains, et introduction critique spéciale pour chaque livre par M. l'Abbé Drach, texte latin de la Vulgate, traduction française en regard, 1 vol. in-8 reliure demi-basane marron, dos à 4 nerfs orné, Lethielleux, Paris, 1871, 86-806 pp. et 1 f.
Commentaire : Etat très satisfaisant (ancien cachet d'institution religieuse, rel. frottée, étiquette de cote en garde)
Par contre elle n'est pas donnée .laissé à 85 euros.

5 Re: La bible de l'abbé Drach le Lun 5 Mai - 15:35

chico.

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Voilà sa biographie.

David, Paul Louis, Bernard Drach, rabbin, abbé et théologien catholique (Strasbourg, 6 mars 1791 – Rome, janvier 1865)
en mode Zen Sortir du mode Zen
Monique Nahon

Publié dans
Archives Juives
2001/2 (Vol. 34)

Éditeur
Les Belles lettres
Page 122-126
1
David Drach est né dans une famille modeste mais érudite. Son père, rabbin, a la réputation d’être un excellent hébraïsant et un grand talmudiste ; il est d’ailleurs promu au rang de haver, titre remis à l’honneur au Moyen Âge en Allemagne et décerné aux individus considérés comme versés dans les Écritures et craignant Dieu. Il enseigne lui-même à son fils la Bible, les commentaires rabbiniques et le Talmud. Les qualités pédagogiques du père alliées aux grandes dispositions du fils, à sa soif de l’étude et à son don pour les langues permettent à David Drach d’acquérir une culture religieuse telle qu’à dix ans, lorsqu’on lui cite un verset quelconque de la Bible, il indique sans hésitation le chapitre d’origine et la succession des commentaires qu’il a inspirés.
2
À douze ans, il entre dans la première section de l’académie talmudique de Edenforf, à six lieues de Strasbourg. Après des études brillantes effectuées en un temps très court, il est admis en troisième et dernière section de la yeshiva de Westhoffen, alors dirigée par le docteur Isaac Lundeschuetz, grand rabbin de la circonscription et l’un des plus subtils talmudistes du temps. Pendant les vacances passées à Strasbourg, toujours au printemps et en automne, pendant les grandes fêtes, David Drach suit les cours publics et les exercices particuliers du grand rabbin David Sintzheim, futur grand rabbin du Consistoire central, ainsi que les enseignements des rabbins Samuël Samuël et Zadoc Weil.
3
Très jeune, il croise sur sa route des catholiques. Il se plaît beaucoup, relate-t-il, en la compagnie du pieux domestique du propriétaire de sa maison, avec lequel il « raisonnait religieux ». Son attirance pour le christianisme s’exprime par la suite dans ses efforts acharnés pour apprendre le grec et le latin, car il veut pouvoir étudier les textes fondateurs de la religion catholique dans leur langue d’origine.
4
En 1809, ses études achevées, il accède au grade de rabbin dans des conditions précisées dans ses mémoires : « Le grand rabbin de la circonscription consistoriale du Haut-Rhin me conféra le titre de rabbin, au grade de haver, frappé de ma habileté dans le Talmud à un âge si jeune (ianik verhakim touva) et du succès avec lequel je l’enseignais. Six autres diplômes pour le même grade, et dont la rédaction est un tissu d’éloges, me furent octroyés la même année, ou peu après, par des docteurs et des grands rabbins de la première distinction ». Engagé comme précepteur par un riche israélite de Ribeauvillé (Haut-Rhin), il assume pendant trois ans un enseignement à la fois théologique et profane. Dans cette ville, il a la première occasion de s’entretenir avec un ecclésiastique catholique et parvient à fréquenter plusieurs demeures chrétiennes, en particulier celle du maire. Pour s’introduire dans ces milieux, « faveur exceptionnelle » selon ses propres dires, David Drach modifie son apparence, délaissant le vêtement traditionnel des Juifs d’Alsace pour celui des chrétiens. Ce camouflage représente en quelque sorte un premier degré vers l’abjuration.
5
David Drach arrive à Paris en 1813 sans autre bagage que son érudition théologique et sa maîtrise de plusieurs langues, en particulier l’hébreu, le grec et le latin. Il obtient un emploi de secrétaire au Consistoire central et un poste de précepteur chez un riche notable de la capitale, Baruch Weil, propriétaire d’une manufacture de porcelaine, passage de l’Opéra, galerie de l’Horloge. Il enseigne en outre en ville les langues anciennes et modernes à des élèves israélites et chrétiens. De nouveau il se trouve en contact avec des catholiques fervents, ses voisins locataires et amis, le couple Mertian qui le parrainera lors de son baptême. Par ailleurs, c’est l’époque où il se lance dans l’étude approfondie des textes sacrés du christianisme, en particulier ceux des Pères de l’Église, qui figurent en nombre dans sa bibliothèque.
6
En 1817, il épouse Sara Deutz, fille du grand rabbin du Consistoire central Emmanuel Deutz (Coblentz, 1763 - Paris, 1842). Le couple a trois enfants, deux filles et un garçon. Son beau-père siège en 1806 et 1807 à l’Assemblée des notables, devient membre du Consistoire central aux côtés d’Abraham de Furtado et de David Sinzheim, avant d’être nommé grand rabbin en 1810, titre qu’il fut le seul à conserver jusqu’à sa mort. Débute alors pour David Drach une période décisive, marquée par une notoriété grandissante au sein de la communauté parisienne, du fait de publications diverses, et qui débouche sur une spectaculaire conversion au catholicisme.
7
Son étonnante trajectoire est intimement liée à la création et à la direction de la première école consistoriale élémentaire d’enseignement mutuel de Paris qui ouvre ses portes le 9 novembre 1819, rue des Singes. La commission chargée en janvier précédent par le consistoire de Paris d’élaborer le statut et le règlement de l’école ainsi que de recruter le personnel enseignant accueille chaleureusement la candidature de David Drach. Choix parfaitement fondé au regard de sa formation, de son expérience et des deux publications déjà à son actif, publiées à Metz et à Paris en 1818. Engagé donc comme directeur de l’école, il s’occupe, avec zèle, à se familiariser avant son ouverture avec la méthode d’enseignement mutuel et à former les moniteurs. Lorsqu’en décembre une délégation de la Société pour l’instruction élémentaire vient inspecter l’établissement, elle considère Drach comme « un de nos maîtres de premier ordre, rabbin considéré et savant modeste, remplissant avec zèle et intelligence les fonctions de directeur ». Ses compétences et son érudition sont également reconnues dans les milieux juifs et non juifs.
8
Pourtant, de 1819 à 1823, Drach soumet à une guerre d’usure la commission de surveillance de l’école et le Consistoire, leur réclamant sans cesse des avantages matériels ou honorifiques. Il voudrait notamment obtenir le titre de professeur en lieu et place de celui de maître d’école. Bientôt les rapports se dégradent sérieusement : on reproche à Drach de n’avoir pas réagi lorsqu’à l’occasion d’une cérémonie officielle à l’école, Michel Berr, ancien secrétaire de l’Assemblée des notables de 1806 et partisan de réformes importantes dans les pratiques religieuses, profère en sa présence « des propos scandaleux et des injures ». À la suite d’événements similaires survenus l’année suivante, Drach se fait de nouveau rappeler à l’ordre.
9
Cependant, nous ignorons tout de la maturation de son projet de conversion durant les quatre années où il reste en poste, lui-même n’en disant mot dans son autobiographie. Jusqu’à sa démission, remise à la veille de sa conversion, il ne laisse rien paraître de ses doutes en matière religieuse. Une semaine avant son abjuration, le 13 mars 1823, alors même que sa conversion était fixée au Samedi de Pâques, il réclame de l’argent au Consistoire pour subvenir aux frais de la Pâque juive. Laissons-le relater sur un ton emphatique l’événement qui va provoquer la stupeur et l’indignation des milieux juifs parisiens : « Le Samedi Saint avait été fixé par monseigneur l’archevêque pour mon baptême et celui de nos deux filles à la cathédrale [Notre Dame de Paris]. Le Jeudi Saint, après avoir envoyé ma démission au consistoire départemental, je fis mon abjuration entre les mains de l’illustre pontife de la capitale, en présence d’un concours immense de fidèles. L’auguste cérémonie du jour de Pâques, les riches et éclatants ornements du pontife célébrant et du nombreux clergé qui l’assistait, me transportèrent en idée aux pompes du temple magnifique de Jérusalem ».
10
Sa femme, refusant de le suivre dans sa conversion, s’enfuit à l’étranger avec ses trois enfants, mais ceux-ci sont récupérés par leur père après qu’il les ait retrouvés à Londres. Les deux filles entrent dans l’ordre de Notre Dame de la Charité du Bon Pasteur d’Angers. Quant au fils, Paul Auguste (1821-1895), il accède à la prêtrise après des études au Collège de la Propagande à Rome, puis curé à Sceaux et enfin chanoine à Notre Dame de Paris.
11
En 1823, la consistoire de Paris, probablement en état de choc, ne mentionne plus le nom de Drach dans son registre de correspondance. Mais de violentes polémiques se sont déroulées dans la presse. Seul Michel Berr évoque son cas avec une certaine mansuétude. Pour Léon Kahn, dans son étude sur les écoles consistoriales publiée en 1884, la cause est sans appel : « Drach obéit évidemment à des motifs intéressés […]. Il était possédé […] de l’ambition de parvenir, et de parvenir avec éclat. Il atteignait son but. La veille instituteur primaire israélite, le lendemain bibliothécaire de la Propagande à Rome, M. Drach, devenu abbé, ne cessa de poursuivre ses coreligionnaires d’invectives et de dénonciations ».
12
Ce jugement, porté plus de cinquante ans après les faits, paraît simpliste, bien que les écrits de Drach, ainsi que sa correspondance avec le Consistoire, laissent voir l’ambition frustrée, et qu’il n’hésite pas à se montrer humble, voire servile avec ses supérieurs s’il y voit son avantage. Il n’agira pas différemment auprès du cardinal P. Zurla pour obtenir la publication d’un de ses écrits. Cependant Drach ne cesse tout au long de sa vie d’expliquer sa conversion comme étant l’effet d’une sorte de révélation survenue à l’occasion de sa plongée dans les textes sacrés du christianisme. Avec une émotion qui semble sincère, il évoque dans son autobiographie les tourments préalables à sa conversion, ses scrupules, les calomnies aussi dont il a été l’objet.
13
Toujours est-il que David Drach demeurera pour le reste de sa vie au sein de l’Église. À Rome, le Pape le nomme bibliothécaire de la Propagande en 1825, charge qu’il conserve jusqu’en 1865, date de son décès. À Rome comme à Paris, il publie de nombreux ouvrages d’apologétique et de spiritualité, ainsi que des traductions accompagnées de notes et de commentaires.
14

Bibliographie

PRINCIPALES ŒUVRES DE DAVID DRACH

Prières journalières, à l’usage des Israélites français du rite dit allemand, traduites par D. Drach, Paris, l’auteur, 5579 (1818) ; Pius Philohebraeus, composé en hébreu et traduit en latin, accompagné de notes, 1 vol. in 12°. Paris, Gaume ; Compositions poétiques en hébreu, au nombre de 27, imprimées à la Propagande de Rome, par ordre du Pape Grégoire XVI. ; Catolicum lexicon hébraicum et chaldaïcum (lexicon manuale de Genesius, augmenté d’un nombre considérable d’observations philologiques) ; La Bible de Vence, retouchée en grande partie, enrichie d’un très grand nombre de notes nouvelles, ayant pour objet l’explication philologique des divers textes originaux, 27 volumes in 8° - Paris, Mame et Méquignon ; Du Divorce dans la Synagogue 1 vol. in 8° (1840) ; De l’Harmonie entre l’Église et la Synagogue, 2 forts volumes in 8°, Paris, Paul Mellier (1844) ; La Traduction française accompagnée de notes du livre « yaschar » ; Le livre d’Hénoch traduit sur le texte éthiopien et accompagné de notes.

6 Re: La bible de l'abbé Drach le Jeu 15 Mai - 0:03

Psalmiste

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Merci Chico Smile

7 Re: La bible de l'abbé Drach le Lun 23 Avr - 13:30

chico.

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François Laplanche, La Bible en France entre Mythe et Critique, XVIème-XIXème siècle, Paris, Albin Michel, septembre 1994 :
    L'élève le plus connu de Le Hir fut [l'abbé] Fulcran Vigouroux, 
c'est lui que l'archevêque de Paris charge de surveiller la grande réalisation que fut en son temps La Sainte Bible de l'éditeur Lethielleux, entreprise à l'initiative de l'abbé Paul [-Augustin] Drach, fils de l'ex-rabbin [David, Paul-Louis-Bernard] Drach. Elle connut deux éditions : la première en 40 volumes publiés de 1873 à 1885, la seconde, en 20 volumes, de 1886 à 1890. Cette Bible, comportant le texte de la Vulgate avec une traduction française, de subtantielles introductions et des notes, fut chaleureusement approuvée par l'épicopat.

    Les deux volumes d'introduction générale « enregistrent tous les progrès accomplis par l'érudition depuis Calmet, mais se tient au chapitre des règles herméneutiques dans le cadre tradtionnel des sens de l'Ecriture. Trochon rejette avec dédain l'interprétation mythique" cf. Introduction Générale, tome I, p.577. 
  
 

Abbé Charles Trochon, prêtre du diocèse de Coutances, rédacteur de la Bible de Lethielleux. 
Abbé Alfred Vacant, prêtre de Nancy, directeur du DTC. 
Abbé Paul Drach, prêtre de Paris, rédacteur de la Bible de Lethielleux, 
[François Laplanche confond p.123-124, le père rabbin converti et le fils prêtre]

Drach (père) a produit la 5ème édition de la Sainte Bible de Vence en latin et en français, Paris, 1827, 27 vol., « curieux mélange de précision littérale (il utilise son érudition hébraïque) et de commentaires mystiques » p.124, François Laplanche.

8 Re: La bible de l'abbé Drach le Lun 23 Avr - 20:00

vulgate

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chico. a écrit:François Laplanche, La Bible en France entre Mythe et Critique, XVIème-XIXème siècle, Paris, Albin Michel, septembre 1994 :
[size=16]    L'élève le plus connu de Le Hir fut [l'abbé] Fulcran Vigouroux,
Il y a un autre élève de Le Hir très célèbre, c'est l'abbé Crampon.

9 Re: La bible de l'abbé Drach le Jeu 26 Avr - 14:08

BenFis

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chico. a écrit:François Laplanche, La Bible en France entre Mythe et Critique, XVIème-XIXème siècle, Paris, Albin Michel, septembre 1994 :
    L'élève le plus connu de Le Hir fut [l'abbé] Fulcran Vigouroux, 
c'est lui que l'archevêque de Paris charge de surveiller la grande réalisation que fut en son temps La Sainte Bible de l'éditeur Lethielleux, entreprise à l'initiative de l'abbé Paul [-Augustin] Drach, fils de l'ex-rabbin [David, Paul-Louis-Bernard] Drach. Elle connut deux éditions : la première en 40 volumes publiés de 1873 à 1885, la seconde, en 20 volumes, de 1886 à 1890. Cette Bible, comportant le texte de la Vulgate avec une traduction française, de subtantielles introductions et des notes, fut chaleureusement approuvée par l'épicopat.

    Les deux volumes d'introduction générale « enregistrent tous les progrès accomplis par l'érudition depuis Calmet, mais se tient au chapitre des règles herméneutiques dans le cadre tradtionnel des sens de l'Ecriture. Trochon rejette avec dédain l'interprétation mythique" cf. Introduction Générale, tome I, p.577. 
  
 

Abbé Charles Trochon, prêtre du diocèse de Coutances, rédacteur de la Bible de Lethielleux. 
Abbé Alfred Vacant, prêtre de Nancy, directeur du DTC. 
Abbé Paul Drach, prêtre de Paris, rédacteur de la Bible de Lethielleux, 
[François Laplanche confond p.123-124, le père rabbin converti et le fils prêtre]

Drach (père) a produit la 5ème édition de la Sainte Bible de Vence en latin et en français, Paris, 1827, 27 vol., « curieux mélange de précision littérale (il utilise son érudition hébraïque) et de commentaires mystiques » p.124, François Laplanche.

Le principal contributeur de cette "version Lethielleux" reste sans doute l'abbé Bayle, en sa qualité de traducteur biblique; et pour la Bible de Vence, il s'agit, comme son nom l'indique, de l'Abbé de Vence.

Drach, de par son origine juive, reste intéressant dans ses commentaires sur le Nom divin Jéhovah.

10 Re: La bible de l'abbé Drach le Ven 27 Avr - 14:59

samuel

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Administrateur
Merci de cette mise au point.

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