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Fièvre Ebola : l'épidémie est l'une des "plus effrayantes"

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Josué

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Rappel du premier message :

Fièvre Ebola : l'épidémie est l'une des "plus effrayantes" jamais enregistrées
Selon un responsable de l'OMS, l'épidémie, qui touche l'Afrique de l'Ouest, pourrait encore durer de deux à quatre mois.
Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 08/04/2014 | 18:00 , publié le 08/04/2014 | 17:41

L'épidémie de fièvre Ebola en Afrique occidentale figure parmi "les plus effrayantes" jamais enregistrées depuis l'apparition de la maladie il y a quarante ans, a déclaré, mardi 8 avril, l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 111 personnes en sont mortes cette année, selon l'OMS.

Au cours d'un point de presse effectué à Genève, Keiji Fukuda, vice-directeur général de l'OMS, a indiqué que la propagation de l'épidémie était particulièrement inquiétante. Elle a commencé dans le sud de la Guinée, pour s'étendre vers la capitale Conakry et le pays voisin, le Liberia.

L'OMS a déclaré s'attendre à ce que l'épidémie du virus Ebola en Afrique de l'Ouest dure de deux à quatre mois. L'agence des Nations unies n'a toutefois recommandé aucune limitation des voyages à destination de la Guinée, où ont été recensés 157 cas suspects ou confirmés, dont 101 mortels. Aucune restriction n'a été formulée, non plus, pour le Liberia, où 21 cas suspects ou confirmés ont été signalés, dont 10 morts.


samuel

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Ebola: la Mission de l'ONU axe sa priorité sur la logistique
Mis à jour il y a 52 minutes
La Mission des Nations Unies pour lutter contre l'épidémie de fièvre Ebola a annoncé l'envoi en Afrique de l'Ouest de cinq hélicoptères, de véhicules pour transporter les patients et de motos afin d'atteindre certaines communautés isolées.





































































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L'ONU et l'OMS estiment que l'épidémie est devenue une question d'urgence sanitaire internationale. Ils envoient en Afrique de l'Ouest d'importants moyens logistiques pour lutter contre Ebola. (4 octobre 21014). Image: Reuters
«Nous devons agir aussi vite que nous le pouvons car plus le temps passe et plus les gens meurent, ce qui n'est pas acceptable», a déclaré samedi 4 octobre Anthony Banbury, le diplomate américain qui dirige la Mission de l'ONU pour une réponse d'urgence à Ebola (UNMEER).
Anthony Banbury, s'exprimant devant la presse à Freetown, en Sierra Leone, a précisé que les efforts se concentreraient sur la logistique afin de donner aux équipes d'aide de meilleurs moyens de transport et pour dépister les cas de contacts potentiels avec des personnes contaminées.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué pour sa part que la maladie avait déjà fait 3439 morts sur 7492 cas suspects recensés, probables ou confirmés notamment dans les pays les plus touchés par Ebola que sont le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée.
L'OMS estime que l'épidémie est devenue une question d'urgence sanitaire internationale et les gouvernements américain, cubain et britannique ont annoncé l'envoi de soldats et d'équipes médicales. Le Pentagone a ainsi précisé vendredi que le contingent de soldats qui sera déployé en Afrique de l'Ouest était porté de 3000 à 4000.
(ats)

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Le Liberia au bord du chaos à cause d'Ebola

Josué

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samuel

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Le premier malade d'Ebola diagnostiqué aux Etats-Unis est dans un état très grave, a indiqué samedi l'hôpital de Dallas au Texas où il est traité.

samuel

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Ebola fait 121 décès en un jour en Sierra Leone
Mis à jour à 08:01
La Sierra Leone a enregistré 121 décès dus au virus Ebola et des dizaines de nouveaux cas samedi, selon les statistiques des services de santé publiées dimanche.
1 commentaire



Le virus Ebola a tué 121 personnes en Sierra Leone en une journée (Photo: Keystone)
Le virus Ebola a durement frappé la Sierra Leone. Le pays a enregistré samedi pas moins de 121 morts pour la seule journée de samedi.
Ce dramatique bilan en fait l'une des journées les plus meurtrières depuis l'apparition de la maladie voici quatre mois.
Selon ce décompte arrêté à samedi publié dimanche 5 octobre par le Centre des opérations d'urgence, le nombre total de décès dus à la fièvre hémorragique dans ce pays est désormais de 678, contre 557 vendredi. Il y a également eu 81 nouveaux cas de fièvre.
Au 1er octobre, l'épidémie avait fait 3439 victimes sur un total de 7492 cas enregistrés en Afrique de l'Ouest et aux États-Unis, a annoncé l'Organisation mondiale de la santé la semaine dernière.

Mikael

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MODERATEUR
Ebola pourrait débarquer en France d'ici le 24 octobre
Par LEXPRESS.fr, publié le 06/10/2014 à 09:33, mis à jour à 10:16

Selon des chercheurs américains, l'épidémie d'Ebola a 75% de chances d'arriver en France dans les trois prochaines semaines, au vu de ses nombreuses liaisons aériennes avec les pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/ebola-pourrait-debarquer-en-france-d-ici-le-24-octobre_1608107.html?xtor=EPR-181-[20141006110911_41_nl_lexpress_quotidienne_8300_000SC9]-20141006-[______________________Ebola_pourrait_debarquer_en_France_d_ici_le_24_octobre___________________002ENAV]-[RB2D106H0014YABA]-20141006091400#mM00huf8eG0YgO61.99

samuel

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[size=30]Ebola pourrait arriver en France d’ici la fin du mois d’octobre[/size]

Des chercheurs américains estiment à 75% le risque de voir le virus Ebola traverser les frontières de l’hexagone d’ici une vingtaine de jours. En cause, les liaisons aériennes.

Josué

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[size=30]Ebola : premiers cas suspects en France[/size]

Un bâtiment de la DDASS de Cergy-Pontoise en banlieue parisienne a été "bouclé" pendant plus d'une heure en raison de cas suspects d'Ebola. La suspicion a été finalement "levée".

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[size][size]
Premières inquiétudes. Un bâtiment de la DDASS de Cergy-Pontoise en région parisienne (Val d'Oise) a été "bouclé" pendant 1h30 en raison de cas suspects d'Ebola. Finalement, la préfecture a décidé de "lever" la suspicion. Une personne originaire de Guinée présentant des symptômes grippaux tels que ceux du virus Ebola avait fait un malaise dans ces locaux. Une seconde présentait également de tels symptômes. Au total, selon Les Echos "entre 50 et 100 personnes auraient été mis à l’isolement à Cergy-Pontoise" conformément à la décision de la préfecture. Jean-Luc Nevache, préfet du Val d'Oise, a expliqué que le bâtiment appartenant au conseil général avait été fermé pour "procéder à des vérifications". [/size][/size]

Josué

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Ebola : le cap des 4 000 morts est franchi, selon l'Organisation mondiale de la santé


L'OMS a donné un nouveau bilan de l'épidémie qui ravage principalement la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée.

Par Francetv info avec AFP

Psalmiste

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Ca fait drolement peur ces nouvelles maladies, et en même temps nous savons que ça doit arriver (Matthieu 24) Sad

samuel

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Comme Ebola continue de faire rage dans toute l'Afrique de l'Ouest, les Témoins de Jéhovah ont continué à éduquer leurs membres sur les pratiques et les lignes directrices de sécurité pour lutter contre la terrible maladie.
Selon un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé en date du 1er Octobre 2014, il ya eu 7178 cas signalés et plus de 3.300 victimes ont trouvé la mort dans l'épidémie actuelle du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, et le nombre devrait continuer à augmenter.
Selon un communiqué de nouvelles des Témoins de Jéhovah,
"des 2800 témoins en Guinée et en Sierra Leone, un témoin femme qui était infirmière a contracté le virus Ebola et décédé le 25 Septembre 2014 Sur les 6365 témoins au Libéria, 10 sont morts à la suite de la maladie; 6 étaient des travailleurs de la santé ".
Les Témoins de Jéhovah ont été proactif face à la crise. Quand ils ont appris de la propagation de la maladie de la Guinée au Libéria et en Sierra Leone, des lettres ont été envoyées à des succursales dans la région et à partir de là à chaque congrégation détaillant les dangers de la maladie ainsi que des directives et des suggestions fournies par les agences gouvernementales locales.
Collin Attick, porte-parole des Témoins de Jéhovah en Sierra Leone a déclaré dans le communiqué de nouvelles,
«Être dans une zone où les maladies médicales ne sont pas bien comprises et où de fausses rumeurs sur la source du virus Ebola ont été généralisées, de nombreuses personnes ont d'abord été confus au sujet de ce qu'il faut faire, mais quand nos membres de la congrégation ont entendu les instructions à leur Salle du Royaume, ils ont répondu rapidement et positivement ".
stations de lavage des mains ont été mis en place dans chaque congrégation pour les membres de désinfecter avant d'entrer et de nombreux membres ont mis en place leur propre à la maison.
Thomas Nyain, Sr., porte-parole des Témoins de Jéhovah au Libéria a déclaré: «Comme les Témoins de Jéhovah, nous évitons également les pratiques funéraires non-scripturaires. Cette s'avère être une protection pour l'ensemble de nos membres, surtout en cette période critique ».
Victimes d'Ebola sont les plus contagieux dans les moments et même des jours après leur mort. Selon l'heure , la pratique de l'inhumation traditionnelle de deuil au Libéria implique laver, s'habiller et même embrasser le cadavre. Cette pratique a été crédité de l'explosion précoce des cas d'Ebola dans le pays.
Une station de radio locale en Sierra Leone a expliqué comment les Témoins de Jéhovah ont aidé leurs membres ainsi que les non-membres afin d'éviter la maladie et les autorités ont demandé l'agence témoins de secours pour aider les organismes gouvernementaux dans la région.
Selon la ministre du Genre libérien, le ministère procède actuellement à une campagne «Témoins de Jéhovah» pour lutter contre le virus Ebola, rapporte allAfrica .

COMME CET ARTICLE
En savoir plus sur jéhovah , les témoins de jéhovah , ebola , l'éducation , les pratiques funéraires
Plus de nouvelles du
Promu contenu sur le Web:

http://www.digitaljournal.com/life/health/jehovah-s-witnesses-in-fight-against-ebola/article/407788

samuel

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[size=30]contracte le virus aux Etats-Unis[/size]

Par LEXPRESS.fr, publié le 12/10/2014 à 11:58, mis à jour à 17:02

Des médécins américains ont annoncé ce dimanche un nouveau cas d'Ebola au Texas. Il s'agit d'une soignante qui s'est occupée du premier cas aux Etats-Unis, décédé depuis. 


Zoom moins

Zoom plus

[url=http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/ebola-un-soignant-au-texas-contamine_1610620.html?xtor=EPR-181-

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Le soignant a contracté le virus après s'être occupé du premier cas d'Ebola sur le sol américain.





afp.com/Joe Raedle




Deuxième cas d'Ebola sur le sol américain. Au Texas, une soignante qui s'est occupée d'un Libérien décédé mercredi dernier de la fièvre hémorragique Ebola, a contracté le virus selon les premiers examens, ont annoncé des médecins américains ce dimanche. D'après CNN, l'infirmière a pourtant bien respecté les mesures de précaution avec notamment le port d'une combinaison de protection. 
>> A lire aussi: La Russie promet trois vaccins contre Ebola sous soix mois 
Cette professionnelle de santé travaillait dans le centre hospitalier, Texas Health Presbyterian à Dallas, l'hôpital où avait été soigné Thomas Eric Duncan, le Libérien décédé de la maladie. "Nous savions qu'il pouvait y avoir un second cas, et nous nous sommes préparés à cette éventualité" a déclaré le chef des services de santé du Texas, le docteur David Lakey. 


Mise à l'isolement dès vendredi

"Nous renforçons notre équipe à Dallas et nous travaillons avec une extrême diligence pour éviter une propagation du virus", a-t-il également ajouté. Le soignant avait un peu de fièvre vendredi soir, et a été mis en isolement et soumis à des examens, ont indiqué les services de santé du Texas, dans un communiqué. Aucune information quant à la manière dont le patient avait été contaminé n'a été donnée. 
Selon le communiqué, les autorités sanitaires ont interrogé le patient et tentent d'identifier toutes les personnes ayant été en contact avec lui et susceptibles d'avoir été exposées au virus. 

Deuxième cas de contamination hors d'Afrique

C'est le deuxième cas de contamination hors d'Afrique, après celui de Teresa Romero, une aide-soignante de 44 ans, qui avait contracté le virus en soignant un missionnaire mourant rapatrié de Sierra Leone. Hospitalisée depuis lundi à Madrid, elle donne des signes d'amélioration même si son état reste grave. Quinze autres personnes sont en observation dans le même hôpital, mais aucune de présente de symptômes. Une seizième a pu quitter l'établissement samedi après des test négatifs. 
L'Espagne fête ce dimanche sa fête nationale dans une atmosphère assombrie par la crainte d'Ebola, qui a gagné la population. L'opposition et la presse demandent des comptes au gouvernement conservateur pour les erreurs commises depuis le jour où Teresa Romero s'est sentie mal et a cherché à avertir les médecins. Près d'une semaine s'est en effet écoulée avant qu'elle soit diagnostiquée et hospitalisée. 
Av

La fièvre Ebola


samuel

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[size=36]Personne ne sait ce qui va se passer»

Mots clés : Virus Ebola
Par damien Mascret - le 10/10/2014 
INTERVIEW - Président de l'Académie des sciences d'outre-mer, le Pr Pierre Saliou est spécialiste de vaccinologie et des maladies infectieuses. [/size]

LE FIGARO. - En quoi cette épidémie d'Ebola est-elle différente des dernières?
Pr Pierre SALIOU. - Le fait nouveau est que l'épidémie se développe dans une région, l'Afrique de l'Ouest, où les gens circulent beaucoup. Elle n'est plus limitée aux milieux forestiers d'Afrique centrale, comme ce fut le cas lors des épidémies précédentes. Si, en avril, quand les premiers cas sont apparus, on pensait encore circonscrire l'épisode «comme d'habitude», il a ensuite fallu se rendre à l'évidence: l'épidémie a désormais gagné les villes, ce qui facilite sa diffusion. La courbe des malades est ascensionnelle et personne ne sait comment va évoluer l'épidémie. Toutes les projections sont faites à partir de données très fragiles.
Est-il possible de limiter l'épidémie en Afrique?
En théorie on sait comment contrôler une épidémie d'Ebola. Regardez ce qui a été fait au Sénégal. Il y a eu un cas identifié à Dakar fin août dernier. Aussitôt, celui-ci a été placé en unité d'isolement à l'hôpital Fann de Dakar. Près d'une centaine de personnes qui avaient été en contact avec lui ont été identifiés et suivis pendant 21 jours sans qu'aucun ne tombe malade à son tour. Finalement, le malade guéri a pu sortir de l'hôpital. Il est vrai que la ministre de la Santé du Sénégal est un médecin agrégé de maladies infectieuses, le Dr Awa Marie Coll Seck, ce qui explique aussi que toutes les mesures aient été prises rapidement et sans tergiverser.
Ebola peut-il devenir le sida du XXIe siècle?
Il y a des différences avec le sida. À l'époque c'était une maladie émergente parfaitement inconnue, alors qu'Ebola est connu. Le mode de contamination également est différent puisque la VIH se transmet par le sang et par rapport sexuels avec des personnes qui peuvent n'avoir aucun symptôme, alors qu'Ebola nécessite un contact, direct ou indirect, avec les liquides biologiques d'un malade symptomatique. En Europe, comme aux États-Unis, on peut prendre des mesures de sécurité très efficaces. Isoler le malade dans des services adaptés, identifier les personnes qui ont été en contact et les informer qu'elles doivent immédiatement consulter si des symptômes apparaissent.
Les mesures prises en Afrique sont-elles suffisantes?

samuel

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L'OMS prévoit une explosion des cas d'Ebola
Mis à jour à 21:30
L'OMS a indiqué que le virus pourrait infecter 5000 à 10'000 nouvelles personnes par semaine en Afrique de l'Ouest d'ici décembre.





















































































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Un employé de l'ONU qui était soigné en Allemagne est décédé (14 octobre 2014) Image: Keystone
L'épidémie d'Ebola pourrait infecter 5000 à 10'000 nouvelles personnes par semaine en Afrique de l'Ouest, a indiqué mardi 14 octobre l'OMS, avant une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la propagation du virus qui a fait plus de 4400 morts.
Le taux de mortalité des malades contaminés par le virus de la fièvre hémorragique Ebola peut atteindre 70 % dans les trois pays le plus touchés en Afrique de l'Ouest, a annoncé mardi le docteur Bruce Aylward, adjoint au Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé.
4447 morts pour 8914 cas recensés
«Pour ce groupe de personnes, dont nous savons qu'ils sont malades et dont nous connaissons le sort, nous trouvons 70% de mortalité, c'est pratiquement le même nombre dans les trois pays», le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, a déclaré ce responsable de l'OMS, chargé de la réponse opérationnelle.
Il a mentionné un nouveau bilan global de l'épidémie à 4447 morts pour 8914 cas recensés.
Le nombre d'infections continue d'augmenter
L'épidémie continue de progresser en Afrique de l'Ouest. «Début décembre on pourrait avoir de 5000 à 10'000 nouveaux cas par semaine», a affirmé Bruce Aylward. On détecte actuellement 1000 nouveaux cas par semaine.
Si le responsable note un «ralentissement du taux de nouveaux cas dans des zones qui ont été des épicentres historiques de l'épidémie», comme le comté de Lofa au Liberia, en raison d'un «réel changement dans le comportement et l'approche des communautés» concernées, le nombre d'infections continue d'augmenter de manière exponentielle dans les capitales, Monrovia, Conakry et Freetown.

samuel

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EPIDEMIE
Ebola, la «plus grave urgence sanitaire des dernières années»
Mis à jour le 15.10.14
Les présidents Obama et Hollande, la chancelière Merkel et les premiers ministres Renzi et Cameron ont qualifié le virus de «plus grave urgence sanitaire de ces dernières années»























































































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Les présidents Obama et Hollande, la Chancelière Merkel et les Premiers ministres Renzi et Cameron ont qualifié le virus Ebola de «plus grave urgence sanitaire de ces dernières années», a rapporté un porte-parole du Premier ministre britannique (15 octobre 2014).
L'épidémie d'Ebola qui a fait près de 4500 morts est «la plus grave urgence sanitaire de ces dernières années» pour les responsables occidentaux qui multiplient les mesures pour éviter qu'elle ne s'étende au-delà de l'Afrique de l'ouest.
Le Conseil de sécurité a demandé pour sa part aux pays membres de l'ONU «d'accélérer et d'étendre de manière spectaculaire leur aide financière et matérielle» aux pays touchés par l'épidémie d'Ebola. Leurs structures sanitaires rudimentaires sont incapables de faire face à la crise sans précédent.
Une deuxième infirmière atteinte du virus
L'infection d'une deuxième soignante dans un hôpital du Texas, qui s'occupait d'un malade libérien depuis décédé, a provoqué la stupeur et fait craindre que les autorités sanitaires aux Etats-Unis n'aient pas pris toute la mesure du risque.
Elle a aussi mis en lumière des hoquets dans les procédures pour éviter de nouvelles contaminations.
Barack Obama a annulé au dernier moment un déplacement prévu de longue date pour convoquer l'équipe chargée de coordonner la réponse face à l'épidémie. Il devait s'exprimer à l'issue de cette réunion.

En France, le président François Hollande a annoncé la mise en place d'«un dispositif de contrôles à l'arrivée des vols en provenance de la zone touchée par le virus».
Conférence avec les chefs d'état européens
Il a également pris l'initiative de conférer par vidéo avec François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et les chefs de gouvernement britannique et italien David Cameron et Matteo Renzi.
Selon la Maison Blanche, il a demandé aux dirigeants européens de faire un effort plus important. Une critique récurrente alors que les Etats-Unis ont envoyé des centaines de militaires dans la zone de crise et promis de débloquer des centaines de millions de dollars.
Réunion jeudi à Bruxelles
Selon un compte-rendu de l'Elysée de la vidéoconférence, «l'ensemble des dirigeants ont fait part de leur solidarité avec les pays touchés et appelé à la mobilisation de la communauté internationale et de l'Union européenne, en étroite coordination avec les Nations Unies, l'OMS et les pays concernés», a déclaré l'Elysée dans un communiqué.
Les ministres de la Santé européens doivent se réunir jeudi à Bruxelles pour rassurer les Européens, après l'annonce la semaine dernière de la contamination d'une aide-soignante à Madrid.
Polémique quant aux mesures de sécurité aux USA
La polémique enfle aussi aux Etats-Unis sur l'insuffisance des mesures de sécurité prises pour éviter la propagation du virus, alors que les autorités s'étaient voulues très rassurantes dans un premier temps.
Cette seconde contamination est «très inquiétante», ont avoué les autorités sanitaires américaines qui se «préparent à l'éventualité de nouveaux cas dans les jours prochains».
L'inquiétude a encore bondit d'un cran quand les autorités ont révélé que la deuxième soignante contaminée avait pris l'avion après s'être occupée du malade libérien. Les autorités sanitaires ont demandé aux passagers de cet avion de se signaler.

Aucun protocole n'aurait été fourni à Dallas
Le directeur des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Tom Frieden, avait émis l'hypothèse d'un manquement aux procédures pour expliquer le premier cas de contamination.
Mais un syndicat d'infirmières a répliqué qu'aucun protocole n'avait été fourni pour traiter les patients touchés à l'hôpital de Dallas.
A l'instar de la France, les Etats-Unis avaient instauré des contrôles dans cinq de leurs grands aéroports internationaux, mais ils ne concernent que les passagers sur des vols en provenance du Liberia, de Guinée et de Sierra Leone, les trois pays les plus touchés par l'épidémie.
Un «plan national» au Maroc
Le Maroc a de son côté annoncé le lancement d'un «plan national» pour «empêcher l'entrée du virus Ebola» dans le royaume, un des rares pays à avoir maintenu ses liaisons aériennes directes avec les principaux foyers de l'épidémie en Afrique de l'Ouest.
Le Premier ministre tchèque a également indiqué que tous les voyageurs arrivant à l'aéroport de Prague en provenance des zones touchées devraient désormais se soumettre à des tests de température et remplir des formulaires médicaux.
A Dubaï, le premier cas suspect dans le Golfe a été repéré mercredi. Le passager qui arrivait du Libéria via le Maroc a été placé en quarantaine.
4493 morts sur 8997 cas enregistrés
Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la fièvre hémorragique a fait 4.493 morts sur 8.997 cas enregistrés dans sept pays (Liberia, Sierra Leone, Guinée, Nigeria, Sénégal, Espagne et Etats-Unis).
Le monde est en train de perdre la guerre contre Ebola, a de son côté averti l'ONU, tandis que l'OMS craint jusqu'à 10'000 nouveaux cas par semaine prochainement en Afrique de l'Ouest.
L'épidémie «est loin devant nous, elle va plus vite que nous et elle est en train de gagner la course», a lancé mardi Anthony Banbury, chef de la mission des Nations unies chargée de coordonner la réponse d'urgence à Ebola (UNMEER).
Les USA versent 142 millions de dollars pour le Liberia
L'OMS a dit craindre une explosion dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest où se concentre l'épidémie et où le taux de mortalité peut atteindre 70%.
«Début décembre, on pourrait avoir de 5000 à 10'000 nouveaux cas par semaine» au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, contre un millier actuellement, a affirmé mardi le docteur Bruce Aylward, directeur général adjoint de l'OMS.
Au Libéria, le pays le plus durement touché par l'épidémie, les personnels soignants ont repris le travail mardi soir après deux jours de grève. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 5 millions de dollars pour les dédommager portant leur aide à un total de 142 millions de dollars pour le Liberia.
Ci-dessous, une infographie du Washington Post revient sur le manque de matériel pour contenir l'épidémie au Libéria dans les semaines qui viennent:

[right](afp)
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Josué

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Les processus de déclenchement de la maladie provoquée par le virus, identifié en 1976, restent encore méconnus. Ce n'est pas le cas des mécanismes d'infection.
C'est un virus pas comme les autres. Tout en longueur, comme un ver ou un filament qui peut avoir des embranchements, ce qui lui vaut son nom de filovirus. La réplication fulgurante du virus Ebola chez les personnes infectées peut désactiver le système immunitaire, provoquer des hémorragies internes et entraîner le dysfonctionnement des organes vitaux. Des attaques qui provoquent, en l'absence de traitement, la mort dans 70 % des cas pour l'épidémie en cours en Afrique de l'Ouest.
Depuis son identification en 1976, le virus Ebola ne cesse d'intriguer les virologues qui tentent de comprendre comment il agit de manière aussi brutale dans l'organisme. «Les recherches sur la pathogénèse (les processus de déclenchement de la maladie, NDLR) sont encore très actives, et il reste beaucoup de choses qu'on ne comprend pas», reconnaît avec humilité Hervé Raoul, directeur du Laboratoire P4-Jean-Mérieux à Lyon, établissement de haute sécurité dans lequel sont menées les recherches sur les virus les plus dangereux. «On ne sait, par exemple, pas bien pourquoi la souche actuelle du virus provoque moins d'hémorragies que lors des précédentes épidémies.»
Les mécanismes d'infection du virus sont en revanche bien connus. Il suffit de très peu de virus pour infecter un individu, ce qui le rend encore plus dangereux. Seuls 17 de ces petits filaments d'un millionième de mètre de long suffiraient au départ à lancer le processus d'attaque des cellules. Une virulence terrible qui est compensée par un mécanisme de transmission qui n'agit que par contact direct avec les fluides corporels (salive, sang, sueur, sperme, selles et urine). Pour rentrer dans le corps, les virus doivent passer par les muqueuses, par une plaie, ou par une piqûre. Un mécanisme qui fait qu'en moyenne, sans protection particulière, un malade d'Ebola contamine à son tour deux autres personnes. Soit beaucoup moins que certains pathogènes qui se propagent par voie aérienne, comme la varicelle par exemple, où chaque malade peut contaminer 17 personnes.
Mais une fois que le virus entre dans l'organisme, il s'y installe et s'y multiplie très rapidement. Pendant la phase d'incubation, qui dure de 2 à 21 jours (en moyenne entre 4 et 9 jours), le patient ne présente aucun symptôme, et n'est pas contagieux. Par la suite, les premiers symptômes apparaissent: fièvre associée à des céphalées, nausées, douleurs musculaires et fatigue générale. Des maux très courants qui ne sont en rien spécifiques à Ebola et compliquent le diagnostic.
«Ces signes non spécifiques sont ensuite rapidement suivis par des manifestations cutanées, des symptômes digestifs violents (douleurs abdominales, vomissements, diarrhées profuses), des troubles respiratoires (maux de gorge, toux) et des signes neurologiques (prostration, confusion, délire), indiquant une diffusion généralisée du virus et une atteinte multiviscérale», décrit Eric Leroy, chercheur de l'IRD au Gabon, dans la revue Médecine tropicale.
Après son entrée dans l'organisme, le virus s'attaque d'abord aux cellules du système immunitaire, et empêche la production d'interférons, des protéines dédiées à la lutte contre les virus. À partir du foie, de la rate et des ganglions lymphatiques, il se répand dans tout le reste de l'organisme. Le virus perturbe ensuite le système sanguin, en provoquant des inflammations, sources de saignements, et provoque la formation de caillots, qui viennent bloquer des petits vaisseaux, affectant l'irrigation sanguine des organes vitaux. Même quand la maladie ne crée pas d'hémorragies internes massives, qui surviennent rarement avec la souche actuelle du virus, elle peut provoquer la mort en entraînant une défaillance générale des organes vitaux, affectés par une cascade de défaillances de tout le système immunitaire. «Les signes cliniques terminaux ressemblent à un choc septique généralisé», précise Hervé Raoul. La phase aiguë de la maladie dure en général de 9 à 10 jours.
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samuel

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Des peluches Ebola en rupture de stock
Mis à jour à 00:18
Une entreprise américaine spécialisée dans les peluches en forme de microbe n'arrive plus à répondre à la demande pour ses modèles Ebola.




Les modèles «Virus Ebola» à 9,95 dollars, «Virus Ebola, poupée géante» à 29,95 dollars et «éprouvette Ebola» à 14,95 dollars ont été pris d'assaut. (Photo: Giant Microbes.com)
Si le virus Ebola inquiète les autorités du monde entier, il fait aussi quelques heureux : une entreprise américaine vendant des peluches éducatives en forme de microbe n'arrive plus à répondre à la demande pour ses modèles Ebola.
«En rupture de stock», pouvait-on lire vendredi sur le site internet de la compagnie Giant microbes Inc, basée dans le Connecticut (nord-est), en face des modèles «Virus Ebola» à 9,95 dollars, «Virus Ebola, poupée géante» à 29,95 dollars et «éprouvette Ebola» à 14,95 dollars.
10 millions vendues dans le monde
L'entreprise qui avait démarré en 2002 avec quatre modèles, vend aujourd’hui plus de 150 microbes différents, taille standard ou géante (60 cm). «Ce sont des jouets, des outils éducatifs et aussi des cadeaux amusants pour quiconque a le sens de l'humour», précise-t-elle, en ajoutant que la forme de la peluche est «basée scientifiquement sur une image au microscope du vrai microbe».
Elle affirme en avoir vendu plus de 10 millions dans le monde entier.
Parmi les autres microbes en vente dans son catalogue, l'anthrax, le cancer du sein, la varicelle, la gonorrhée ou encore la diarrhée.
(afp)

samuel

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Un vaccin expérimental contre Ebola testé à Genève
Mis à jour à 16:47
Le Canada va livrer 800 doses d'un vaccin expérimental contre le virus Ebola à l'OMS. Les tests seront menés aux HUG.
1 commentaire



























































































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Le vaccin expérimental canadien sera testé à Genève, aux HUG. (19 octobre 2014) Image: Reuters
Le gouvernement canadien va livrer dès lundi 800 doses de son vaccin expérimental contre le virus Ebola à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce vaccin fera l'objet d'essais cliniques menés par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).
Le vaccin, dénommé VSV, a été donné par le gouvernement canadien à l'OMS. Celle-ci a mandaté l'hôpital genevois pour stocker ces doses. Les HUG pourront en utiliser une partie dans le cadre d'essais cliniques, a indiqué dimanche Agnès Reffet, chargée de communication de l'hôpital genevois, confirmant une information de la NZZ am Sonntag.
Un protocole de recherche a été établi. Il est actuellement soumis aux commissions d'éthique du canton de Genève et de l'OMS. L'Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic devra également donner son feu vert, précise Agnès Reffet.
Conservé à -80 degrés
L'envoi du vaccin a été annoncé samedi par l'Agence de santé publique canadienne (ASPC). Les fioles de vaccin seront expédiées en trois temps, étant donné les difficultés liées au transport d'un vaccin devant être conservé à très basse température (- 80 degrés), explique-t-elle. Le premier envoi aura lieu lundi.
La décision sur les modalités de distribution et d'utilisation du vaccin reviendra à l'OMS, précise l'agence canadienne. Ottawa avait annoncé lundi le lancement d'essais cliniques sur le VSV au Walter Reed Army Institute of Research aux Etats-Unis. Les résultats de ces tests devraient être connus en décembre.
Un autre vaccin expérimental doit faire l'objet d'essais cliniques au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne.

samuel

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Le high-tech peut-il venir à bout d'Ebola ?
Le Point - Publié le 24/10/2014 à 12:17 - Modifié le 24/10/2014 à 14:50

Les initiatives utilisant les technologies de pointe pour terrasser le virus mortel se multiplient, notamment au Nigeria, qui a réussi à l'endiguer.


eZYSCREEN permet de détecter, en moins de 10 minutes, la souche Ebola. © CEA








Par GUILLAUME GRALLET


À la une du point






C'est un signe fort. Mark Zuckerberg vient de donner 25 millions de dollars pour combattre l'épidémie d'Ebola. "Le virus se répand très rapidement et certains prédisent qu'il pourrait contaminer 1 million de personnes, voire plus, d'ici plusieurs mois si rien n'est fait pour le combattre", a expliqué le créateur de Facebook, qui souhaite que cet argent permette de "créer des centres de soins, former du personnel, identifier les malades". "Nous espérons que cela aidera à sauver des vies et à maîtriser cette épidémie", ajoute le numéro un de Facebook qui, avec Bill Gates, a donné davantage d'argent pour contrer le fléau que la Chine et l'Inde réunies. La guerre contre Ebola passionne aussi l'ex-spécialiste en pellicules photo Fujifilm, qui développe un traitement.

Voici un florilège des avancées technologiques les plus prometteuses.

Le CEA vient de valider un test de diagnostic rapide de la souche du virus actuellement présente en Afrique de l'Ouest mise au point au laboratoire de haute sécurité microbiologique P4 Jean Mérieux à Lyon. Baptisé "Ebola eZYSCREEN" et de la taille d'un briquet, il doit permettre de détecter, en moins de 10 minutes et à partir d'une goutte de sang, de plasma ou d'urine, la souche Ebola. La start-up Nanobiosym travaille de son côté sur Generadar, une plateforme d'identification nanotechnologique, et qui, selon Anita Goel, doit permettre une identification à grande échelle.

L'Organisation mondiale de la santé a récemment félicité le Nigeria qu'elle a qualifié comme quasiment "free of virus transmission". S'il reste toujours un danger de contamination, le fait d'avoir réussi à endiguer sa progression force l'admiration. La généralisation d'une application mobile mise au point sur place par l'ONG eHealth and Information Systems a raccourci le délai entre l'apparition des symptômes et la mise en alerte des équipes médicales, jusqu'ici de 8 heures à la quasi-instantanéité. L'ONG réfléchit à l'exporter en Sierra Leone, Guinée ou encore au Liberia. 


Équiper



Des technologies, c'est bien, pouvoir s'en servir, c'est mieux. C'est ce qui motive le don par le coréen LG de plus de 2 000 smartphones en Afrique. De même, Samsung, qui va envoyer 3 000 Galaxy S3 Neo aux hôpitaux situés en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, en accord avec un programme de l'ONU baptisé Humanitarian Connectivity Project pour lutter contre Ebola.


Localiser 



Du Big Data pour contrer Ebola ! Orange a ouvert les données anonymisées de 15 000 de ses abonnés au Sénégal et en Côte d'Ivoire à une ONG. Cela permet de localiser les zones à risque d'expansion des épidémies en s'appuyant sur les déplacements de populations. Il y a deux ans, un tel procédé avait permis de mesurer, et d'anticiper, la progression de la malaria au Kenya.

samuel

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EPIDÉMIE
Ebola: la Sierra Leone accuse le Canada de discrimination
Mis à jour le 1.11.14
Le pays nord-américain a pris la décision rare de fermer ses frontières aux ressortissants des régions touchées par l'épidémie. L'OMS a estimé à plus de 13'500 cas les personnes infectées.




Les personnes ayant séjourné dans le trois derniers mois dans les pays touchés sont également interdites d'entrer sur le territoire canadien. (Photo: Keystone)
La Sierra Leone a accusé ce samedi 1er novembre de discrimination le Canada, qui a décidé de fermer ses frontières aux ressortissants des pays touchés par l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest et aux personnes qui y ont séjourné ces trois derniers mois.
Les intérêts du pays pas pris en compte
«Le gouvernement considère cette décision comme discriminatoire, survenant à un moment où nous tentons d'atténuer l'isolement, pas de le renforcer», a déclaré le ministre adjoint sierra-léonais de l'Information, Theo Nicol.
«L'action du Canada n'a pas été décidée avec les intérêts des pays ouest-africains à l'esprit. En tant que membre du Commonwealth», organisation intergouvernementale à laquelle appartiennent également le Canada et l'Australie, «la Sierra Leone estime tout particulièrement que nous devrions faire preuve de compréhension et de bienveillance», a déclaré M. Nicol à l'AFP.
Aucun cas au Canada
Après l'Australie lundi, le Canada est le deuxième pays occidental à prendre une décision rare sur la fermeture de ses frontières pour tenter de rester à l'écart du virus de la fièvre hémorragique : il a annoncé samedi qu'il suspendait la délivrance de visas aux ressortissants des pays touchés par l'épidémie ou aux personnes qui y ont séjourné dans les trois derniers mois, a annoncé vendredi le gouvernement.


Si le Canada a procédé à plusieurs reprises à des tests sur des personnes présentant des symptômes de cette maladie, aucun cas n'a pour le moment été relevé par le ministère de la Santé.
L'OMS a révisé vendredi son bilan de la fièvre Ebola avec un total de 13'567 cas et de 4951 décès, dont la plupart sont recensés au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone.
Mode de transmission du virus:


(afp)
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Mobilisation internationale face à l'épidémie Ebola
La communauté internationale est en alerte alors que l'OMS a décrété l'état d'urgence sanitaire face à l'épidémie Ebola.


samuel

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La dernière province de Sierra Leone rattrapée par Ebola
Mis à jour le 9.11.14
La dernière province de Sierra Leone encore épargnée par Ebola a été frappée à son tour par l'épidémie, a indiqué dimanche la Croix-Rouge nationale. Elle compte à présent 50 morts depuis la mi-octobre.


































































































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La dernière province de Sierra Leone encore épargnée par Ebola a été frappée à son tour par l'épidémie. (Dimanche 9 novembre 2014) Image: AFP
La province de Koinadugu, dans le nord-est du pays, se félicitait d'être la seule du pays à échapper au virus, malgré sa proximité avec la Guinée, d'où est partie l'épidémie en décembre 2013.
Neuf autres malades ont été placés dans un centre d'isolement de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). «Deux sont très gravement malades et il reste peu d'espoir», a indiqué ce dimanche 9 novembre John Marah, responsable de la Croix-Rouge sierra-léonaise à Kabala, capitale de la province, à moins de 50 km de la frontière guinéenne.
Ce sont donc près de 60 cas qui sont désormais confirmés dans la chefferie de Niene, région de montagnes et de forêts. En outre, «au moins 200 personnes ont été placées en quarantaine» à leur domicile, a-t-il ajouté.
Apporté par un commerçant
Dans cette région escarpée, difficile d'accès malgré l'extraction du minerai de fer, le virus aurait été apporté par un commerçant de la province voisine de Kono: l'homme est décédé à Kabala, avant d'avoir pu être ramené chez lui. Il aurait contaminé directement au moins deux femmes décédées le 15 octobre, sans que le virus soit immédiatement identifié.
Rapidement, les cas se multiplient et quand les premiers tests confirment la présence du virus Ebola, déjà 25 personnes sont mortes et plus d'une trentaine d'autres sont contaminées dans plusieurs villages. «Il y a eu un certain déni dans la communauté», reconnaît M. Marah pour expliquer la réponse tardive des agences humanitaires.
Corps abandonnés dans la rue
Quand la Croix-Rouge rencontre mercredi Chef Foday Jalloh, qui préside la chefferie de Niene (50'000 habitants), ce dernier raconte que les premiers morts d'Ebola sont restés abandonnés pendant près d'une semaine dans les rues des villages, personne ne voulant toucher leurs dépouilles hautement infectieuses.
Depuis samedi, deux équipes envoyées par la Croix-Rouge sierra-léonaise, spécialement appareillées pour manipuler les corps des victimes d'Ebola, ont rejoint deux équipes locales.
Le bilan publié par le gouvernement dimanche soir faisait toujours état de «48 cas» à Koinadugu. Mais alors que les contaminations semblent ralentir dans l'Est du pays, épicentre de l'épidémie, aux confins de la Guinée et du Liberia, c'est maintenant dans l'Ouest que le virus progresse le plus rapidement, notamment dans la capitale Freetown.
(ats)

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Ebola fait 121 décès en un jour en Sierra Leone

Josué

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Josué

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Le nombre de morts dûs à l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola a dépassé le cap des 5 000, avec 5 160 décès enregistrés pour 14 098 cas, selon le dernier bilan de l'OMS, diffusé mercredi 12 novembre. Huit pays ont enregistré des cas mortels, particulièrement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Dans ce dernier pays, l'OMS constate "une forte hausse" du nombre de cas, avec 421 infections nouvelles la semaine dernière.

samuel

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Pas de miracle, mais de l’espoir. En l’absence de traitement spécifique contre le virus Ebola, des premiers essais cliniques accélérés vont être menés en Afrique de l’Ouest dans trois des centres de traitement de la maladie pris en charge par Médecins sans frontières (MSF). «Il n’y a aucune garantie que ces thérapies soient un remède miracle, mais nous devons faire tout notre possible pour tester des médicaments existants dans le but d’augmenter les chances de trouver un traitement efficace contre le virus Ebola», a déclaré hier à Genève le Dr Annick Antierens, qui coordonne les essais pour MSF.
Ces tests, menés par trois différents partenaires de recherche et approuvés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), débuteront en décembre. Les premiers résultats pourraient être disponibles en février 2015.
Une étude clinique sur l’antiviral brincidifovir sera menée sous l’autorité de l’Université d’Oxford à Monrovia, la capitale du Liberia, sous réserve de l’accord des autorités locales, a précisé le Dr Antierens. Deux autres essais sont prévus en Guinée. L’antiviral favipiravir sera testé sous la direction de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (INSERM), tandis que l’étude sur le traitement à base de sang et de plasma convalescent sera conduite par l’Institut de médecine tropicale d’Anvers (IMT).
«Le plasma convalescent de patients guéris contenant des anticorps contre un agent pathogène a déjà été utilisé en toute sécurité pour d’autres maladies infectieuses», a expliqué Johan van Griensven, coordinateur de la recherche menée par l’IMT. «Nous voulons savoir s’il fonctionne pour Ebola, s’il est sûr et s’il serait possible d’élargir son utilisation pour réduire le nombre de décès.»
Objectif survie
«C’est un partenariat international sans précédent qui représente un espoir pour les patients d’avoir accès à un véritable traitement contre cette maladie qui tue aujourd’hui entre 50% et 80% des personnes infectées», a ajouté le Dr. Annick Antierens.
Les protocoles de ces essais sont en phase finale de développement et ont été conçus avec un objectif simple de survie à quatorze jours après avoir développé la maladie. Ils s’attelleront à perturber le moins possible les soins aux patients et à respecter les normes éthiques, a précisé MSF.
Les deux médicaments, le brincidofovir et le favipiravir, ont été sélectionnés dans la liste des traitements potentiels contre Ebola retenus par l’OMS, après un examen attentif des profils d’innocuité et d’efficacité, de la disponibilité des produits et de la facilité d’administration aux patients. MSF exhorte de son côté leur fabriquant à augmenter leur production, pour s’assurer qu’il n’y aura pas de délai entre la fin des essais et l’introduction des produits dont l’efficacité et l’innocuité auront été prouvées. L’ONG demande aussi à ce que les médicaments produits soient abordables et disponibles en quantités suffisantes pour lutter contre l’épidémie en Afrique de l’Ouest.
Expérience inédite
«Mener des études cliniques sur des médicaments expérimentaux au cœur d’une crise humanitaire est une nouvelle expérience pour nous tous, mais nous sommes déterminés à ne pas décevoir les populations d’Afrique de l’Ouest», a conclu le professeur Peter Horby, de l’Université d’Oxford.
(Tribune de Genéve 

samuel

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Les dirigeants des pays les plus riches de la planète ont promis de faire tout leur possible pour "éradiquer" l'épidémie Ebola, à l'occasion d'un sommet du G20 ce samedi en Australie. "Les membres du G20 s'engagent à faire tout ce qu'il faut pour que les efforts internationaux aboutissent à une éradication de l'épidémie, et à couvrir ses conséquences économiques et humanitaires à moyen terme", indique un communiqué du G20 publié à l'issue de la première journée du sommet, qui s'achève dimanche. 
L'épidémie d'Ebola a dépassé le cap des 5 000 morts, dans leur immense majorité au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). "Nous allons travailler à travers des coopérations bilatérales, régionales et multilatérales, et en collaboration avec des acteurs non gouvernementaux", poursuit le communiqué du G20 qui ne révèle aucun engagement financier tangible. 

samuel

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Le Band Aid en studio pour lever des fonds contre Ebola
Mis à jour le 15.11.14
Une trentaine de vedettes du rock et de la pop se sont réunies sous la bannière du Band Aid samedi à Londres, 30 ans après la première édition en faveur de l'Ethiopie.
Bono fait partie des vedettes qui ont répondu à l'appel de Bob Geldof, le chanteur irlandais qui a ressuscité le Band Aid trente ans après l'avoir créé pour lutter à l'époque contre la famine en Éthiopie.
Les stars du rock étaient réunies pour enregistrer une chanson destinée à lever des fonds contre le virus Ebola.
Bono, Chris Martin, Harry Stiles de One Direction et Robert Plant : tous se sont levés tôt pour répondre à l'appel de Bob Geldof, le chanteur irlandais qui a ressuscité le Band Aid trente ans après l'avoir créé pour lutter à l'époque contre la famine en Afrique.
«C'est impressionnant qu'il ait réussi à tirer autant de stars de la pop du lit à huit heures un samedi matin», a commenté le DJ Nick Grimshaw en arrivant devant les Sarm studios, dans le quartier de Notting Hill à Londres, où campaient photographes et groupies.Ensemble, ils ont enregistré une quatrième version de «Do They Know It's Christmas ?», morceau écrit en 1984 par Bob Geldof et Midge Ure et interprété samedi par Rita Ora, Sinead O'Connor, Ellie Goulding, Sam Smith ainsi que les groupes Bastille, Underworld, Elbow ou Disclosure.
«L'implication de tout le monde est phénoménale et l'ambiance est géniale, on dirait une cour d'école», a raconté Bob Geldof qui a réuni les artistes avant l'enregistrement pour leur rappeler les enjeux dans un «discours très émouvant», selon Emeli Sande.[/size]
Première diffusion dimanche[/b][/size]
Le bookmaker Coral a d'ores et déjà ouvert les paris et propose une cote de 1,6 pour que la chanson soit numéro un à Noël. L'initiative a en tout cas reçu un coup de pouce du gouvernement britannique qui renonce à taxer les profits du disque. «Chaque penny va à la lutte contre Ebola», a assuré le chancelier de l'Echiquier, George Osborne.
Ce qui a fait dire à Bono, le chanteur irlandais de U2: «si tous les pays partageaient les valeurs de la Grande-Bretagne et tenaient leurs promesses, nous n'en serions pas là aujourd'hui.»
Le morceau doit être diffusé pour la première fois dimche soir au cours de l'émission de télévision «The X Factor». Il sera ensuite disponible en téléchargement payant dès lundi, avant d'être commercialisé sous forme de disque dans trois semaines pour la somme de 5 euros (4 livres) avec une pochette de l'artiste Tracey Emin.
«Peu importe que vous n'aimiez pas le morceau, les artistes ou s'il s'avère que l'enregistrement est un peu pourri. Achetez-le, c'est tout ce qui compte», a insisté Bob Geldof. L'auteur-compositeur irlandais dit avoir répondu à une demande des Nations unies afin de lever des fonds supplémentaires contre l'épidémie.(ats)

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[b]Mobilisation internationale face à l'épidémie Ebola]

samuel

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Des psychologues interviennent auprès des équipes médicales en Afrique de l'Ouest, mais aussi lors de leur retour en Europe. Un soutien indispensable en raison du stress accumulé par les soignants confrontés à la maladie.
Des humanitaires MSF en tenue de protection, dans un centre de traitement d'Ebola, à Monrovia (Liberia), le 30 août 2014.  (DOMINIQUE FAGET / AFP)
[size=16][size=13]Par 



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"J'évite les gens dans le métro, je me lave tout le temps les mains et je prends ma température deux fois par jour." Nous sommes le 18 novembre et le docteur Michel Janssens vient tout juste de rentrer en France, après un séjour au Liberia. Pendant deux mois, il a pris en charge les malades d'Ebola pour Médecins sans frontières (MSF). Il entame sa période de surveillance (21 jours, la durée maximale d'incubation de la maladie), pendant laquelle il va devoir s'assurer qu'il n'a pas contracté le virus. Comme tous les humanitaires de MSF qui rentrent d'Afrique de l'Ouest, il a été reçu par le psychologue de l'organisation. Une étape quasi-obligatoire dans le cadre de cette épidémie.   
Qu'il s'agisse de MSF, de l'Unicef ou de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), qui dépend du ministère de la Santé, les organisations françaises qui interviennent sur le terrain contre Ebola ont systématisé le recours à des psychologues. Ces derniers interviennent au retour des humanitaires, mais aussi sur place, pour soutenir les équipes.
"Un tueur invisible dans la pièce

"Chaque terrain humanitaire a ses spécificités. Celui d'Ebola cumule les facteurs de stress pour les professionnels", souligne Nathalie Severy, référente santé mentale pour MSF à Bruxelles (Belgique). A commencer par la peur d'être contaminé. "Les interventions pour les épidémies virales sont épuisantes car le professionnel est dans une vigilance permanente, pour lui et pour les autres. Contrairement à d'autres terrains, comme les conflits, l'ennemi, ici, est invisible", constate Capucine de Fouchier, docteur en psychologie clinique, spécialiste du traumatisme dans un contexte humanitaire.
Dans son reportage intitulé "Témoin de l'enfer" et publié sur le site Mashable (article en anglais), le photographe américain Kieran Kesner décrit ainsi sa rencontre avec la maladie, au Liberia : "J'ai vu une femme morte sur le sol, au milieu de son propre vomi, et le virus Ebola est devenu réel. Soudain, il y avait un tueur invisible dans la pièce même où je me trouvais."

"Un sentiment d'impuissance"

"Lors de mes précédentes missions, en Erythrée ou en Haïti, il m'est arrivé d'avoir peur pour ma vie, raconte le docteur Antoine Perrin, parti en Guinée pour le compte de l'Eprus. Cette fois-ci, je n'ai pas eu peur, mais je sentais que je pouvais payer de ma vie le moindre geste anodin." Les missions Ebola ne doivent pas durer plus de huit semaines, pour éviter l'épuisement professionnel, et l'erreur qui pourrait être fatale.
La maladie est pourtant moins contagieuse qu'il n'y paraît. A l'inverse de la grippe, le virus ne se transmet pas par l'air, mais par le contact de fluides. Néanmoins, Ebola reste méconnu, mal traité et son taux de mortalité est très élevé. Plus d'un malade sur deux n'en réchappe pas. Et les symptômes, parfois hémorragiques, sont violents. "Il y a une ambiance de mort constante. On a le sentiment de s'y habituer, mais en fait, non", constate Antoine Perrin. "Le traitement reste relativement limité et la prise en charge se résume souvent à des soins palliatifs, ce qui provoque un sentiment d'impuissance chez les intervenants", abonde la psychologue Nathalie Severy. 
Pour lutter contre ce sentiment, une consœur britannique, Theresa Jones, fait du "renforcement positif" auprès des équipes de MSF à Monrovia, en valorisant leur action auprès des malades. "Les médecins doivent se rendre compte que même un geste qui peut paraître insignifiant, comme donner une gorgée d'eau, dire un mot rassurant ou prendre le temps de poser des questions, a de la valeur", explique-t-elle au magazine Vice (article en anglais). "Malgré tout, ces missions ont du sens et c'est assez protecteur au niveau psychologique", insiste le psychologue Nicolas Veilleux, de Médecins sans frontières.
L'hostilité des populations.
Quand des malades ne peuvent être sauvés, et qu'ils meurent parfois par dizaines en une journée, les psychologues peuvent être chargés de prévenir les proches et de soutenir les équipes médicales. Antoine Perrin a apprécié la présence, en Guinée, d'une psychologue canadienne, Reine Lebel. Envoyée par MSF, "elle a inventé un rituel funéraire pour les enfants, disposant un petit bouquet de fleurs à côté de leur visage avant de les prendre en photo, pour les familles. Cela adoucit le pire", glisse le médecin.
L'épidémie bouscule les codes culturels et sociaux de ces pays d'Afrique de l'Ouest, dont les habitants ne peuvent plus enterrer leurs morts selon leurs rites, les cadavres étant hautement contagieux. De quoi provoquer une certaine hostilité des populations à l'égard des humanitaires expatriés ou locaux qui travaillent dans les centres de traitement. De manière générale, le contact avec les communautés est plus compliqué, avec Ebola, que sur les autres terrains d'intervention. "On fait de l'humanitaire, mais c'est inhumain", résume Michel Janssens. En cause, la mise à distance avec les patients et leur famille, imposée par le risque de contagion.  
La politique du "no touch"

La combinaison de cosmonaute que doivent enfiler les soignants avant chaque visite aux malades est contraignante, inconfortable et frustrante, surtout avec les enfants. "Il fait très chaud donc on ne peut y aller que trois fois par jour et les gestes médicaux anodins deviennent compliqués. On peut toucher et masser les patients, mais avec notre masque, on ne peut pas leur faire de clin d'œil", plaisante à moitié Michel Janssens. La politique du "no touch" (pas de contact), qui confine à l'obsession dans ces pays où les accolades étaient auparavant naturelles, a particulièrement marqué le médecin. "Avec Ebola, nos mains sont nos pires ennemis", signale le médecin Cambel Dieng, spécialisé dans le soutien psychosocial des équipes de l'Unicef en Afrique de l'Ouest.
Cette absence de contacts peut perdurer lorsque les humanitaires retrouvent leur famille, en France. "Celui qui est d'ordinaire un héros devient un pestiféré", analyse le psychologue Nicolas Veilleux. Pendant les 21 jours de surveillance de la période d'incubation, "certains séjournent à l'hôtel, non loin d'un centre de traitement d'Ebola, pour ne pas risquer de contaminer leurs proches", ajoute-t-il. D'autres sont persona non grata auprès de leurs enfants, neveux et nièces tant qu'ils n'ont pas passé la période critique. 
Malgré toutes ces difficultés, certains, comme Michel Janssens, envisagent déjà de repartir. Car "les victimes, ce n'est 
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samuel

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Le premier vaccin contre Ebola semble prometteur
Mis à jour à 06:35
Le premier vaccin expérimental contre le virus Ebola à faire l'objet d'un essai clinique aux Etats-Unis, aussi testé sur des adultes au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), a été bien toléré outre-Atlantique.

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Le premier vaccin expérimental contre le virus Ebola à faire l'objet d'un essai clinique aux Etats-Unis, aussi testé sur des adultes au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), a été bien toléré outre-Atlantique. Pour rappel, Le nombre de morts dus à l'épidémie de fièvre hémorragique s'élève à 5689 sur un total de 15'935 personnes infectées par le virus, (27 novembre 2014) Image: Keystone[/size][/center]
Le vaccin contre le virus a déclenché une bonne réponse immunitaire, selon de premiers résultats prometteurs publiés mercredi 26 novembreLe Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), n'a pas précisé quand ce vaccin pourrait être prêt à être distribué. «En nous basant sur les résultats positifs du premier essai clinique du vaccin (phase 1), nous poursuivons nos efforts en vue de mener des essais avec un plus grand nombre de personnes pour établir son efficacité», a-t-il dit.
Le NIAID explique envisager de mener ces essais cliniques dits de phase 2 et 3 en Afrique de l'Ouest en 2015. Il précise avoir à ce sujet des discussions avancées avec les responsables du Liberia et d'autres pays.
Ce vaccin, appelé ChAd3, co-développé par le NIAID et le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), a été testé avec 20 volontaires en bonne santé âgés de 18 à 50 ans dans la clinique des Instituts nationaux de la santé (NIH), dont fait partie le NIAID. Ces premiers résultats sont publiés en ligne dans la revue médicale [i]New England Journal of Medicine.Production d'anticorps[/b
Le vaccin contient des éléments génétiques provenant de deux souches du virus Ebola (Soudan et Zaïre) acheminés par un adénovirus responsable du rhume chez les chimpanzés, un agent inoffensif pour l'homme. Les 20 volontaires ont produit des anticorps dans les quatre semaines après avoir été vaccinés, les niveaux étant plus élevés chez ceux ayant reçu la plus forte dose vaccinale.
Les chercheurs soulignent surtout que le vaccin a induit une réponse des lymphocytes T, dont des cellules T CD8 qui semblent avoir joué un rôle-clé dans la protection immunitaire contre Ebola chez les primates. Le vaccin, qui a en effet été initialement testé avec un grand succès sur des singes, n'a pas provoqué d'effets secondaires graves. Seuls deux participants ont eu brièvement de la fièvre.
Testé à Lausanne
Réagissant à ces résultats, le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest a estimé dans un communiqué que cela marquait «un autre pas important» dans la lutte contre Ebola. Il a aussi dit que le président Barack Obama se rendrait aux NIH mardi prochain pour s'entretenir avec les chercheurs et «discuter des progrès sur d'autres fronts contre Ebola».
Outre ce vaccin ChAd3, un vaccin développé par l'agence de santé publique du Canada (rVSV), dont la licence de commercialisation est détenue par la société américaine NewLink Genetics, fait aussi l'objet d'un essai clinique de phase 1 par le NIAID. Les résultats sont attendus d'ici la fin décembre.
Le vaccin ChAd3 du NIAID et de GSK est aussi testé en phase 1 avec 60 volontaires au Royaume-Uni et fait également l'objet d'un essai clinique sur des adultes au CHUV pour le compte de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). GSK estimait en octobre qu'il pourrait avoir 24'000 doses de son vaccin prêtes pour les essais d'efficacité de phase 2 et 3 d'ici janvier.
Le nombre de morts dus à l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'élève à 5689 sur un total de 15'935 personnes infectées par le virus, selon le dernier bilan de l'OMS publié mercredi.
(ats)
[/right]

chico.

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) dresse un nouveau bilan de la progression du virus Ebola. Depuis son précédent décompte, diffusé mercredi 26 novembre, l'épidémie a causé plus de 1 200 morts supplémentaires et le bilan approche désormais les 7 000 morts, selon des chiffres rendus publics samedi.
Selon les données publiées par l'OMS dans la nuit de vendredi à samedi, 16 169 personnes ont été contaminées par le virus Ebola et 6 928 d'entre elles sont mortes dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés : la Guinée, le Liberia et le Sierra Leone. Le précédent bilan publié mercredi pour ces trois pays, établi par l'OMS, faisait état de 5 674 morts, mais le nouveau bilan pourrait inclure des cas mortels non signalés.

Pas de hausse spectaculaire, mais une mise à jour





Selon Tarik Jasarevic, porte-parole de l'OMS, le bond du chiffre des morts semble être dû à une mise à jour "des données passées" et non pas à une hausse spectaculaire des morts ces derniers jours. L'organisation avait indiqué à plusieurs reprises que les chiffres publiés de morts étaient peut-être sous-estimés étant donné les difficultés rencontrées dans la collectes de données globales.

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La vaccination en test contre Ebola est suspendue aux HUG
Par Sophie Davaris | Mis à jour à 11:42
Des volontaires se sont plaints de douleurs dans les articulations. Les médecins ne sont pas inquiets.




Un contrôle de suivi après l'injection du vaccin en test (Photo: DR/HUG)


La vaccination expérimentale contre le virus Ebola, qui a démarré à Genève le 10 novembre, est suspendue. Des volontaires se sont plaints de douleurs dans les articulations, ce qui n’était pas prévu, a appris la Tribune de Genève. Pas de panique pour autant aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), qui assurent que le processus redémarrera en janvier. Les HUG avaient diffusé le 2 décembre un bilan positif du test en cours.
«Nous avons en effet observé chez quelques volontaires l’apparition de douleurs dans les articulations des doigts ou des pieds entre 10 et 15 jours après la vaccination», confirme la professeure Claire-Anne Siegrist. La responsable du centre de vaccinologie des HUG, qui dirige l’étude, précise que «ces symptômes sont légers. Ils n’ont duré que quelques jours. Tous les volontaires vont bien et nous ne sommes pas inquiets.»
Selon la spécialiste, ces douleurs sont dues «à l’inflammation, comme fréquemment observé après une infection virale ou une vaccination. Par exemple, le vaccin de la rubéole cause des inflammations articulaires chez une femme sur cinq.» Reste que ces symptômes n’étaient pas attendus, et que les volontaires n’ont donc pas été informés de la possibilité de telles réactions. «Pour pouvoir modifier correctement l’information aux volontaires, il est nécessaire que nous puissions dire exactement quelle est la fréquence de ces douleurs, leur durée, etc, complète Claire-Anne Siegrist. Nous avons donc décidé d’interrompre les vaccinations une semaine plus tôt que prévu pendant les fêtes de Noël, pour rassembler toutes les informations avant de redémarrer début janvier. Ces informations seront mises rapidement sur le site Internet», conclut-elle.
(Tribune de Genève)

samuel

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Un million de personnes menacées de faim à cause d'Ebola
Mis à jour à 14:40
Plus d'un million de personnes sont menacées par la faim dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par l'épidémie d'Ebola, qui a gravement perturbé récoltes et réseaux d'approvisionnement.









































































































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L'ONU estime que plus d'un million de personnes sont menacées par la faim dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par l'épidémie d'Ebola. (17 décembre 2014) Image: AFP
L'épidémie de fièvre hémorragique a fait 6900 morts au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, où l'insécurité alimentaire sévit déjà de manière chronique, soulignent dans leur texte l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).
Mesures de quarantaine et de confinement, entraves à la circulation, récoltes perdues dans les zones les plus touchées et fermeture des grands marchés pénalisent gravement l'accès à la nourriture des populations de ces trois pays, expliquent les deux organisations internationales qui publient le résultat de leurs enquêtes sur place.
«En ce mois de décembre, selon les estimations, un demi-million de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire grave dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés», écrivent la FAO et le PAM qui préviennent que ce nombre «pourrait dépasser le million d'ici mars 2015 à moins d'une nette amélioration de l'accès à la nourriture».
Rétablir les systèmes agricoles
«La perte de productivité et de revenus des ménages en raison des décès et de l'apparition de maladies liés au virus ainsi que les mesures de confinement aggravent le ralentissement économique dans les trois pays», soulignent-ils. «Craignant la contagion, beaucoup de personnes ne peuvent plus se rendre à leur travail».
Au moment où ces trois pays ont besoin d'importer davantage de denrées, ils voient de plus les revenus provenant des produits d'exportation (café, cacao, mines) amputés du fait de l'épidémie.
Outre une intervention alimentaire d'urgence déjà en cours, notamment auprès des communautés en quarantaine, la FAO et le PAM appellent à «une action urgente pour rétablir les systèmes agricoles dans les trois pays» en fournissant aux populations les plus touchées un accès aux semences, aux technologies permettant de surmonter la pénurie de main d'oeuvre.
Ils recommandant aussi un soutien «en espèces ou sous forme de bons en faveur des personnes touchées afin qu'elles puissent acheter de la nourriture en compensation des pertes de revenus et pour contribuer à stimuler les marchés» locaux.
(afp)

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samuel

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[size=13]Un médecin s'occupe d'un enfant dans un centre de soins pour les malades atteint d'Ebola, à Kenama (Sierra-Leone), le 15 novembre 2014. (FRANCISCO LEONG / AFP)
[size=16]Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 24/12/2014 | 21:01 , publié le 24/12/2014 | 21:01
La Sierra Leone a ordonné le confinement immédiat de toute la région Nord, pour une durée de cinq jours, mercredi 24 décembre. La mesure a pour but d'enrayer la propagation de l'épidémie d'Ebola dans ce pays, où plusieurs zones sont déjà soumises à des restrictions de déplacements.
"Le confinement de cinq jours concerne l'ensemble de la région Nord. Il vise à nous permettre d'avoir une [évaluation] précise de la situation" dans le pays, a déclaré le vice-ministre de l'Information et de la Communication, Theo Nicol. La décision a été confirmée par un ministre provincial, Alie Kamara.
Le bilan a dépassé les 7500 morts.
Le gouvernement a en outre interdit les rassemblements pour les réveillons de Noël et du nouvel an, samedi 13 décembre. Il espère ainsi empêcher de nouvelles transmissions du virus, responsable de la mort de près de 1900 personnes dans le pays.
Le bilan de la fièvre hémorragique s'élève à 7588 morts en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, selon les dernières estimations de l'Organisation mondiale de la santé, dévoilées mardi 23 décembre. Au total, 19 497 cas ont été recensés dans les trois pays les plus touchés par l'épidémie, depuis le mois de mars.

Josué

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En quelques mois, le virus Ebola a tué en Afrique de l’Ouest près de 900 personnes. Et aucun vaccin n’existe pour lutter contre ce virus.

On l’appelle le «triangle Ebola». C’est de cette zone de quelques kilomètres carrés, là où se rencontrent les frontières de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia, en Afrique de l’Ouest, que serait partie la plus grave épidémie de virus Ebola jamais recensée depuis sa découverte en 1976 dans un hôpital de Yambuku, au Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). L’épidémie, qui a déjà tué près de 900 personnes en quatre mois, n’est «absolument pas sous contrôle», selon la désarmante formule de Bart Janssens, le directeur des opérations de Médecins sans frontières.

Quelle est la situation actuelle?

L’épidémie de virus Ebola évolue très rapidement : rien qu’entre le 31 juillet et le 1er août, 163 nouveaux cas ont été répertoriés, dont 61 décès. Selon les chiffres mis à disposition le 4 août par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 887 personnes sont mortes du virus Ebola depuis le début de l’épidémie (officiellement fin mars en Guinée), sur 1 603 personnes touchées. L’épidémie est circonscrite à l’Afrique de l’Ouest, une nouveauté pour ce virus qui avait jusqu’à présent essentiellement sévi en Afrique centrale et de l’Est, en particulier en République démocratique du Congo et en Ouganda. La Guinée, avec 358 morts, est à ce jour le pays le plus touché. Viennent ensuite la Sierra Leone, où 273 malades sont morts, et le Liberia avec 255 décès. En plus de ces trois pays au centre de l’épidémie, il faut compter le Nigeria, où trois cas de contamination ont été répertoriés, dont un décès déclaré le 26 juillet.

Comment lutter contre ce virus?

Le virus Ebola cause une apparition brutale de fièvre, puis des nausées, des diarrhées et des hémorragies externes et internes. Ces symptômes entraînent la désagrégation des organes vitaux, et la mort survient par choc cardio-respiratoire. Il n’existe, pour l’instant, aucun traitement homologué. Plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique. Ainsi, des chercheurs américains ont annoncé en 2011 avoir mis au point un vaccin efficace à 80 % chez la souris. Mais de la souris à l’homme, il reste un grand pas à franchir. D’autres virologues ont annoncé qu’ils étaient prêts à débuter une phase I de tests en septembre ; si les résultats sont concluants, leur vaccin pourrait être administré dès le début de l’année 2015 aux personnels soignants, en première ligne de la lutte contre l’épidémie. En attendant, les médecins appliquent des traitements symptomatiques, en particulier en hydratant les patients, qui sont placés en quarantaine pour éviter la propagation du virus.

Quelles sont les causes de l’épidémie?

Ebola se transmet par contact direct avec les sécrétions et les liquides des personnes ou des animaux infectés : le sang, la sueur ou le sperme sont des facteurs de transmission. Les nombreux journalistes qui sont allés couvrir l’épidémie pointent du doigt la défiance des populations envers les personnels soignants, souvent accueillis avec des machettes ou des jets de pierres. Beaucoup de familles refusent que leurs malades ou leurs cadavres soient inspectés par les médecins, quand ils ne nient pas tout simplement l’existence de la maladie. Cette méfiance rend l’épidémie difficile à évaluer et à contrôler. Les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille – qui doit être touchée, voire embrassée – jouent aussi un rôle dans la transmission du virus. D’autant que les membres des familles viennent parfois de très loin pour les enterrements, ce qui multiplie les risques de propagation.

Quelles mesures sont prises?

L’OMS et les pays touchés ont présenté le 1er août un plan de riposte commun d’un montant de 100 millions de dollars (75 millions d’euros). Plusieurs centaines de professionnels de santé, dont des médecins, des infirmiers et des épidémiologistes, seront envoyés dans les pays touchés. Afin de juguler la progression de l’épidémie, la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia ont décidé de mettre en place un cordon sanitaire autour de son épicentre, entre les villes de Guéckédou, Foya et Kailahun. Le 31 juillet, le Liberia a décidé de fermer partiellement ses frontières après avoir déjà décrété la fermeture de toutes les écoles. Le président de la Sierra Leone a annulé son voyage pour le sommet Afrique - États-Unis et a annoncé le placement en quarantaine des foyers d’Ebola, l’escorte des travailleurs sanitaires par les forces de sécurité et des perquisitions pour repérer les malades présumés. Sur place, hormis l’OMS, on trouve de nombreuses organisations dont Médecins sans frontières, ainsi qu’une organisation évangélique, Samaritan’s Purse, dont deux membres américains ont été atteints par le virus et rapatriés d’urgence aux États-Unis.

D’où provient la maladie?

Il y a cinq souches du virus : la souche Ebola-Zaïre, la plus mortelle, est celle qui est active en Afrique de l’Ouest en ce moment. En trente-huit ans, le virus a fait près de 2 500 morts, selon les chiffres de l’OMS. Le virus se transmet à l’homme par le biais d’animaux infectés, en particulier les chauves-souris mais aussi les grands singes. Si le début officiel de l’épidémie actuelle est fixé à la fin mars en Guinée, il est probable que la maladie soit apparue dès décembre 2013 : un garçon de 2 ans est mort aux alentours de Noël, puis un second de 4 ans au lendemain du jour de l’An. Des plats à base de chauve-souris, communs dans la région, pourraient leur avoir été servis, ce qui aurait déclenché l’épidémie.

samuel

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Ebola : des chauves-souris insectivores à l'origine de l'épidémie ?
Le Point - Publié le 30/12/2014 à 12:24 - Modifié le 30/12/2014 à 12:31
Ce type de chauve-souris pourrait avoir contaminé un enfant dans le village guinéen de Meliandou, considéré comme le point de départ de l'épidémie.
On connaît actuellement "peu de choses" sur ces chauves-souris insectivores. © Christophe Lepetit / Onlyworld.ne/AFP

[url=http://www.lepoint.fr/auth/archivageArticle.php?id_sans_version=1893048&titre=Ebola %3A des chauves-souris insectivores %C3%A0 l%27origine de l%27%C3%A9pid%C3%A9mie][/url]

Selon les résultats d'une étude de terrain allemande publiée mardi, des chauves-souris mangeuses d'insectes pourraient être à l'origine de l'épidémie actuelle de fièvre Ebola. Ce type de chauve-souris pourrait avoir contaminé, dans le village guinéen de Meliandou, près de Guéckédou dans le sud du pays, un enfant considéré comme le point de départ. L'épidémie, qui a fait 7 700 morts en un an enAfrique de l'Ouest, est la plus longue et meurtrière depuis la découverte du virus en 1976. 

Cet enfant de 2 ans est mort d'Ebola en décembre 2013. Jusqu'à présent, c'est une autre espèce de chauve-souris, se nourrissant de fruits, qui était considérée comme l'origine la plus probable de l'infection première, en particulier parce que ces animaux sont chassés dans cette région. Mais l'enquête sur le terrain, menée par une équipe dirigée par des chercheurs allemands de l'Institut Robert Koch de Berlin, a montré que de petites chauves-souris insectivores colonisaient un arbre creux où les enfants du village avaient l'habitude de jouer. 


Cet arbre a été en partie brûlé depuis la mort de l'enfant, ce qui a détruit la colonie de chauves-souris. Des prélèvements de cendres et de terre ont toutefois permis de retrouver des traces génétiques de ces chauves-souris mangeuses d'insectes, mais aucune trace du virus Ebola. Ces chauves-souris peuvent également être porteuses du virus Ebola comme leurs cousines frugivores, d'après d'autres prélèvements et analyses effectués par l'équipe allemande dans la région. L'enfant de 2 ans "pourrait avoir été infecté en jouant dans l'arbre creux abritant une colonie de chauves-souris insectivores", avancent les chercheurs dans leur article, publié dans la revue scientifique Embo Molecular Medicine.

Mais l'un des principaux signataires de cette recherche, l'épidémiologiste Fabian Leendertz de l'Institut Robert Koch, reste prudent. "Nous avons trop peu de données (...) et tout ce que nous pouvons dire est que nous devrions nous intéresser aux chauves-souris insectivores", explique-t-il. Le scientifique souligne qu'on connaît actuellement "peu de choses" sur ces chauves-souris insectivores et que son équipe a d'ailleurs engagé une étude pour en savoir plus sur ces animaux
Infection par les singes

Une autre hypothèse sur l'origine de l'épidémie était celle d'une infection par des mammifères sauvages comme des singes, eux-mêmes contaminés par les chauves-souris. Cette hypothèse semble écartée par les chercheurs allemands puisqu'aucune trace d'épidémie par Ebola dans la faune sauvage de la région n'a été détectée. "Nous avons surveillé la population de grands mammifères près du village de Meliandou et n'avons trouvé aucun signe d'une épidémie", explique le Dr Leendertz. Pour ce spécialiste, il ne servirait à rien de détruire les chauves-souris pour se prémunir d'Ebola : "Ce n'est pas une solution de commencer à tuer les chauves-souris ou à détruire leur habitat. Cela pourrait même avoir un effet rétroactif désastreux."

Josué

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Ebola : l'OMS admet avoir tardé à réagir et tire les leçons de la crise
Mots clés : Ebola, épidémie
Par figaro iconSoline Roy - le 25/01/2015
Reconnaissant que le monde et son organisation avaient été «trop lents» à prendre la mesure de la gravité de l'épidémie, la directrice de l'OMS a entrepris de tirer les «leçons» d'une crise encore loin d'être terminée.
«Le monde imprévisible des microbes nous réservera toujours des surprises» mais «le monde ne doit plus jamais être pris par surprise faute de préparation». Margaret Chan l'a reconnu dimanche, devant le Conseil exécutif de l'OMS, lors d'une séance spéciale consacrée à Ebola: le monde, et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qu'elle dirige, ont été «trop lents à voir ce qui se déroulait devant [eux]».
Partie en décembre 2013 d'un village de Guinée, l'épidémie de fièvre à virus Ebola a fait en un an 8641 morts sur 21.724 cas selon le dernier bilan de l'OMS, bilan partiel car tous les cas et décès ne sont pas signalés ni même détectés. Médecins sans frontières avait lancé l'alerte dès mars 2014, mais l'OMS n'avait véritablement pris la mesure du danger qu'à l'été suivant. «La réponse internationale à l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest a été jusqu'ici fragmentaire et lente, ce qui a amené les populations locales, les gouvernements nationaux et les organisations non-gouvernementales (ONG) à faire la majeure partie du travail concret sur le terrain», regrettait encore MSF en décembre dernier.
Trois axes d'amélioration
Cette épidémie d'Ebola montre «le besoin de changements urgents dans trois principaux domaines», a estimé la directrice de l'OMS, qui a donc plaidé pour:
1- Un renforcement des systèmes de santé
«C'est l'une des principales leçons que le monde ait apprises l'an dernier, a affirmé Margaret Chan. Les systèmes de santé efficaces ne sont pas un luxe. (…) En Afrique de l'Ouest, ce qui a commencé comme une crise sanitaire s'est vite transformée en une crise humanitaire, sociale, économique et sécuritaire.». Les trois pays touchés par cette épidémie sont en effet parmi les moins bien lotis en la matière : avant l'épidémie, la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia comptaient 1 à 2 médecins pour 10.000 habitants selon la directrice de l'OMS, et le temps écoulé avant que l'épidémie ne soit identifiée a montré à quel point la veille épidémiologique y était en souffrance.
Selon la Banque mondiale, l'épidémie pourrait coûter aux trois pays touchés 1,6 milliard de dollars en 2015, dont l'essentiel pour la Sierra Leone (920 millions), suivie de la Guinée (540 millions) et du Liberia (180 millions). L'ambassadrice de Sierra Leone auprès de l'ONU a ainsi déclaré à l'Agence France-Presse que son pays «ne pourra se relever qu'en voyant sa dette effacée» par le FMI.
2- Renforcer les moyens de l'OMS lors de situations d'urgence.
L'OMS sait répondre aux épidémies courtes et localisées mais pas aux «urgences sanitaires à la fois graves et prolongées», a regretté Margaret Chan, qui a relevé les «insuffisances» et «lacunes» des infrastructures administratives, managériales et techniques de l'organisation. Elle veut donc proposer une série de réformes, concernant notamment les modes de recrutement en situation d'urgence, le travail en commun avec les autres «bras» de l'ONU ou les structures régionales de son organisation.
3- Organiser le développement de nouveaux médicaments.
«Le monde ne doit plus jamais se retrouver les mains vides» face à une telle épidémie, en particulier lorsqu'il s'agit d'une maladie «connue depuis près de 40 ans», a affirmé Margaret Chan. Le virus Ebola a en effet été découvert en 1976 dans ce qui était alors le Zaïre, or si la connaissance de la maladie a avancé, les traitements eux n'ont pas connu de véritable progrès. Notamment parce que, jusqu'ici, les épidémies d'Ebola avaient toujours été très courtes, très localisées et concernaient des populations pauvres et isolées ; il n'y avait pas là de marché à conquérir pour les laboratoires pharmaceutiques. Depuis, les recherches avancent et plusieurs traitements et vaccins sont testés contre cette maladie.
Réuni à Genève jusqu'au 3 février pour préparer l'assemblée générale qui doit se tenir en mai, le Conseil exécutif de l'OMS a adopté la résolution concernant Ebola.
Une épidémie pas encore vaincue
«Ebola est une tragédie qui a enseigné au monde plusieurs leçons sur la façon d'éviter de semblables événements à l'avenir», estime aujourd'hui Margaret Chan. Un discours en forme de bilan qui ne doit pas laisser croire que la guerre contre Ebola est gagnée. Car si elle semble régresser fortement dans les trois pays touchés, de telles baisses du nombre de cas ont en effet déjà été observées avant que l'épidémie ne reparte de plus belle.
Le chef de opérations Ebola pour l'OMS, Bruce Aylward, rappelait quant à lui samedi que la situation restait «extrêmement préoccupante» et que l'argent pourrait manquer: «Nous voyons le nombre de nouveaux cas baisser et, dans le même temps, les contributions aussi, ce n'est pas de cette manière que nous arriverons à zéro!», a-t-il regretté, précisant que l'OMS n'aurait «plus de liquidités à la mi-février».

samuel

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L'épidémie d'Ebola n'est pas endiguée, selon l'ONU[/si
SANTÉ
 
La maladie semble marquer une pause. Mais elle est encore présente dans un tiers des zones des trois pays touchés.
Mis à jour il y a 8 minutes 

[*]



Les contrôles sont toujours importants. 
Image: Archives/AFP


Mobilisation internationale face à l'épidémie Ebola
La communauté internationale est en alerte alors que l'OMS a décrété l'état d'urgence sanitaire face à l'épidémie Ebola. 
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L'OMS reconnait avoir réagi tardivement 

L'épidémie d'Ebola, qui semble marquer une pause, «n'est pas encore endiguée», a averti jeudi 29 janvier le coordinateur spécial de l'ONU pour la lutte contre cette fièvre hémorragique, à la veille d'un sommet de l'Union africaine qui abordera le sujet.
«Le nombre de cas décroît de semaine en semaine et tend vers zéro dans beaucoup d'endroits, mais la maladie est encore présente dans un tiers des zones des trois pays touchés. Nous avons encore des flambées occasionnelles et des surprises avec de nouveaux cas, hors de nos listes» de proches de malades, a expliqué David Nabarro à Addis Abeba, se disant inquiet de l'arrivée de la saison des pluies.
(afp/Newsnet)

samuel

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Ebola repart de plus belle. Le nombre de cas répertoriés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, a augmenté au cours de la dernière semaine de janvier. C'est la première hausse depuis le début de l'année, a annoncé mercredi 4 février l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Il y a eu 124 nouveaux cas rapportés pendant cette semaine", déclare l'OMS. Trente-neuf nouveaux cas ont été enregistrés en Guinée dans la semaine achevée le 1er février contre trente la semaine précédente, cinq au Liberia contre quatre la semaine précédente, et 80 en Sierra Leone contre 65 auparavant, selon les dernières statistiques.
"La résistance persistante des communautés, la progression géographique en Guinée et la large propagation en Sierra Leone, ainsi que (cette) hausse des cas montrent que la lutte (contre Ebola) se heurte encore à de sérieux défis", a ajouté l'OMS. Au total, 22 495 personnes ont contracté la maladie dans neuf pays, dont 8 981 sont mortes, selon les derniers chiffres. Tous les décès sauf 15 sont survenus dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest, les plus touchés par la fièvre hémorragique.

Josué

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Ebola: après la maladie, un syndrome insidieux
Mots clés : Ebola, Sierra leone, Liberia, Guinée
Par figaro iconSoline Roy - le 05/02/2015
Parmi les 30% de malades qui guérissent de la fièvre hémorragique à virus Ebola, certains se plaignent de fatigues, douleurs ou difficultés cognitives plusieurs semaines, voire mois après les faits. Un «après- Ebola» qui n'a jamais été véritablement étudié.
lls ont vu l'enfer et en sont sortis. Ou presque. Infectés par le virus Ebola, quelques patients survivent. Peu nombreux: 30 % en moyenne dans les trois pays touchés en Afrique de l'Ouest, sur près de 22.500 cas recensés par l'OMS depuis le début de l'épidémie.
Après l'enfer de la maladie et son cortège de peurs et de symptômes, les survivants quittent le centre de traitement munis d'un «kit de dignité»: un peu d'argent et de nourriture pour continuer à vivre, malgré le rejet d'une communauté qui souvent ne veut plus d'eux, suspectés de véhiculer la mort.
«syndrome post-Ebola»
Certains rejoignent alors un autre enfer, plus doux, plus insidieux. Les médecins l'appellent «syndrome post-Ebola». «Des malades guéris décrivent des phénomènes qui peuvent durer plusieurs semaines», confirme le Pr François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Une fatigue intense, «quasi constante et qui perdure durant plusieurs semaines» ; des douleurs articulaires ou musculaires, ces dernières étant «fréquentes après certaines infections virales, comme le chikungunya», des atteintes glandulaires (inflammation des testicules) ou ophtalmologiques et une perte de poids, «conséquence logique d'une maladie sévère qui a entraîné une déshydratation importante».
«Tout cela va dans le tableau de convalescence d'un sujet qui a été très agressé et qui récupère lentement, note François Bricaire. Notamment, toutes les maladies infectieuses qui entraînent une agression hépatique, comme le fait Ebola, provoquent une fatigue très prolongée.»
«On manque d'études»
Certains évoquent des phénomènes inflammatoires ou immunologiques provoqués par la bataille contre le virus. La situation peut aussi être compliquée par une santé déjà précaire avant Ebola, qui, comme d'autres infections graves, tuerait les plus faibles et laisserait les autres exsangues. Le Dr Margaret Nanyonga, agent d'accompagnement psychosocial pour l'OMS en Sierra Leone, s'est intéressée au devenir de 85 survivants. Elle s'interroge sur les traitements et sur les grandes quantités de chlore utilisées pour la désinfection. Mais, pour trancher, regrette François Bricaire, «on manque d'études».
«Une publication après une petite épidémie au Congo parlait de symptômes subsistants plusieurs semaines, confirme Éric Delaporte, professeur de maladies infectieuses à l'université de Montpellier. Mais nous n'avons pas d'éléments sur la fréquence et la durée de ces symptômes, ni sur leurs conséquences sur la qualité de vie.»
Patients suivis un an
Le Pr Delaporte pilote une équipe qui suivra, à partir du 1er mars, des patients guinéens pendant un an après leur sortie du centre de traitement. «Nous regarderons aussi le versant psychosocial, pour savoir comment ils se réinsèrent et se reconstruisent après un tel stress. Et nous étudierons la clairance virologique» pour savoir quand les fluides biologiques des survivants sont totalement indemnes de toutes traces du virus.
En attendant, ceux-ci se réunissent en associations pour surmonter le choc. De plus en plus nombreux, ils espèrent que les médecins ne perdront pas cette opportunité d'étudier les conséquences de la maladie. Car les précédentes épidémies d'Ebola n'avaient laissé que bien peu de survivants. Donc bien peu d'occasions d'étudier leur devenir…

samuel

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Par Soline RoyAFP, AP, Reuters Agences - le 03/02/2015 
[size=14]L'épidémie d'Ebola semble en déclin, en particulier au Liberia où seuls quatre cas ont été déclarés la semaine dernière. Au point que l'essai d'un traitement, le brincidofovir, a dû être stoppé. 
[/size]

Faute de malade, l'essai d'un médicament n'aura pas lieu… C'est l'effet paradoxal de la bonne nouvelle que constitue le déclin de l'épidémie d'Ebola dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie qui a fait au moins 9000 morts depuis un an. «Il n'est actuellement pas réaliste d'envisager de recruter suffisamment de patients (pour effectuer des tests et) tirer des conclusions quant à l'efficacité» du brincidofovir, a annoncé un communiqué du Wellcome Trust, fondation médicale britannique qui finance la recherche.
Conséquence: l'essai de cet antiviral, lancé début janvier au Liberia a été stoppé après la réunion de chercheurs libériens, de l'université d'Oxford et de Médecins sans frontières, qui gère le centre de traitement où avait lieu l'essai. Quatre jours plus tôt, la société américaine Chimerix, qui fabrique le brincidofovir, avait annoncé qu'elle ne participerait pas à de futurs essais.

Deux vaccins testés au Liberia

«Il est décevant que l'essai de cette thérapie ne puisse se poursuivre et il est essentiel que d'autres études de traitements potentiels et de vaccins continuent», a estimé le Dr Jeremy Farrar, directeur du Wellcome Trust.
Cette décision intervient alors que, lundi, les deux premiers essais de vaccins contre Ebola débutaient au Liberia. Le ChAd3, développé par le britannique GlaxoSmithKline avec l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses, et le rVSV-ZEBOV du laboratoire américain Merck. Ces deux vaccins ont démontré leur efficacité chez l'animal ; chez l'homme, ils ont fait la preuve de leur innocuité et semble avoir déclenché les immunité attendues dans des essais de phase I, sur un nombre de patients réduit. Mais des essais à large échelle doivent être menés pour mieux connaître leur efficacité réelle.

Josué

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Ebola: depuis un an, un virus qui fait trembler le monde
: Ebola, virus, Virus émergent
Par figaro iconSoline Royfigaro iconAnne-Laure Frémontfigaro iconService infographie du Figaro - le 23/03/2015
INFOGRAPHIE - En mars 2014, le monde découvrait une épidémie de fièvre à virus Ebola qui, pour la première fois, ne restait pas cantonnée à des populations isolées mais prenait d'assaut des villes surpeuplées. Récit d'un an de lutte.
• Le premier mort
En décembre 2013, un enfant de deux ans meurt soudainement dans son village de Meliandou (sud-est de la Guinée). A la mi-mars, le ministre de la santé Guinéen annonce qu'au moins 23 personnes sont mortes dans le sud d'une «maladie non encore identifiée» et une mission est envoyée sur place.
L'enfant de Meliandou sera identifié comme le «patient index», premier malade connu de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, selon l'équipe française qui a identifié le virus. Une autre équipe lui préfère, dans une étude publiée dans «Science», une guérisseuse traditionnelle enterrée dans une village de Sierra Leone, près de la frontière avec la Guinée.
• Ebola démasqué
Le virus Ebola, découvert en 1976, appartient à la famille des filovirus.
Le virus Ebola, découvert en 1976, appartient à la famille des filovirus. Crédits photo :
Le 21 mars 2014, l'Institut Pasteur confirme qu'Ebola est présent en Guinée: la souche responsable de la première épidémie d'Ebola connue en 1976 au Zaïre, est identifiée par les équipes du laboratoire P4 de Lyon. «L'émergence de cette souche à 2 000 kilomètres de son apparition est assez mystérieuse», confie au Figaro Sylvain Baize, responsable du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales. L'Afrique de l'Ouest fait face à un virus redoutables qui tuera 70% de ses victimes.
• Une capitale contaminée
Les autorités guinéennes confirment, le 24 mars, la découverte de quatre cas à Conakry, où vivent plus de deux millions de personnes. L'arrivée du virus dans une zone densément peuplée marque un tournant dans la propagation de cette maladie qui jusqu'à présent était toujours restée cantonnée à des petites communautés isolées.

samuel

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Le premier vaccin expérimental contre le virus Ebola à faire l'objet d'un essai clinique aux Etats-Unis a été bien toléré et a déclenché une bonne réponse immunitaire montrent les premiers résultats prometteurs publiés aujourd'hui. "L'étendue sans précédent de l'épidémie actuelle d'Ebola en Afrique de l'Ouest a conduit à une intensification des efforts pour mettre au point des vaccins sûrs et efficaces qui pourraient permettre d'arrêter cette flambée et jouer un rôle clé pour prévenir de futures grandes épidémies", souligne le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Celui-ci n'a toutefois pas précisé quand ce vaccin pourrait être prêt à être distribué.

Josué

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L'Afrique de l'Ouest désormais confrontée au mystérieux "syndrome post-Ebola"
Alors que l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est sur le déclin, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires des pays touchés se penchent désormais sur les effets à long terme, très mal connus, du virus sur les survivants.
Cécité partielle ou totale, troubles de l'audition, douleurs articulaires, céphalées: une proportion non négligeable des survivants, selon les sources, se plaint d'effets secondaires parfois très handicapants.
complications) peuvent survenir" après un traitement contre la fièvre hémorragique, a admis la responsable de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'Afrique, le docteur Matshidiso Moeti.
Confrontés à la pire épidémie d'Ebola depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, l'agence onusienne et les trois pays principalement touchés - Liberia, Sierra Leone et Guinée - se sont attachés dans un premier temps à l'urgence de sauver des vies.
L'épidémie actuelle est partie en décembre 2013 du sud de la Guinée avant de se propager à ses deux voisins.
Selon le dernier bilan de l'OMS, nettement sous-évalué de l'aveu même de l'organisation, elle a fait plus de 10.800 morts sur quelque 26.000 cas au cours des 16 derniers mois, à plus de 99% dans ces trois pays.
A présent, l'OMS et les autorités sanitaires locales tentent de mieux connaître l'impact du virus et de son traitement sur les milliers de survivants

Josué

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Ebola : «L'épidémie va bientôt prendre fin»
Mots clés : Ebola
Par figaro iconAFP, AP, Reuters Agencesfigaro iconNicolas Plantey - le 06/05/2015
Le représentant de l'ONU a fait part de son optimisme au vu du dernier bilan, qui ne recense que 18 nouveaux cas pour la Sierra Leone et la Guinée réunies.
«Cette épidémie va bientôt prendre fin», a affirmé mardi, lors d'une conférence de presse à Dakar, le Dr David Nabarro, envoyé spécial de l'ONU pour la lutte contre Ebola. Une déclaration encourageante qui s'appuie sur le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) d'après lequel, la semaine dernière, le virus Ebola a atteint son taux de contamination le plus faible avec seulement 18 nouveaux cas en Afrique de l'Ouest. Un soulagement pour les autorités sanitaires qui, après plus d'un an de cette épidémie, comptabilisent 10 980 morts pour 26 536 cas déclarés (des données largement sous-déclarées de l'aveu même de l'OMS).
La Guinée et la Sierra Leone sont désormais les deux seuls pays où le virus reste actif. Elles ont reporté chacune 9 contaminations la semaine dernière. Contrairement à ses voisins, le Libéria n'a signalé aucun nouveaux cas depuis le 20 mars. Une nouvelle réjouissante pour l'OMS qui pourra annoncer la fin de l'épidémie au Liberia samedi prochain, si aucun nouveau malade n'est détecté d'ici-là.
Encore un peu
Les améliorations de la semaine dernière laissent optimiste, pourtant le représentant de l'ONU a expliqué qu'il faudrait du temps pour mettre fin à l'épidémie. D'après le Dr Nabarro, il avait fallu près de deux mois au Liberia pour passer d'un bilan à un seul chiffre à zéro nouveau cas. «Ces éléments pris ensemble nous font penser que nous nous approchons de la fin de l'épidémie, mais nous ne savons pas quand elle arrivera», insiste-t-il.
Malgré la prise en charge tardive de l'épidémie par la communauté internationale qu'a dénoncée Médecins sans frontières, les sources de contamination sont aujourd'hui bien maîtrisées. Les autorités sanitaires nationales conseillés par des experts internationaux ont, par exemple, pris des mesures pour augmenter les exigences sanitaires lors des funérailles traditionnelles africaines. Au cours de ces cérémonies, les membres de la famille touchent le défunt potentiellement très contagieux, ce qui relance périodiquement l'épidémie.
Les autorités sanitaires américaines ont par ailleurs alerté, dans un rapport publié vendredi, sur les risques de contamination par voie sexuelle, des mois après la guérison du malade. Au Libéria, une femme de 44 ans a été infectée par un rescapé plus de 5 mois après sa guérison. Le décès de cette femme, survenu en mars, surprend le monde médical: l'OMS affirmait jusqu'alors que le virus ne persiste dans le sperme des hommes convalescents que jusqu'à 82 jours après l'apparition des premiers symptômes.

Josué

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Guinée : à la poursuite d'«Ebola zéro»
Par figaro iconJoan Longuépée - le 16/06/2015
Dix-huit mois après le début du cauchemar, la Guinée espérait voir venir la fin de l'épidémie avec la baisse du nombre de cas en avril et début mai. Mais les chiffres repartent à la hausse.
Dans la grande cour de l'hôpital Donka de Conakry, les tentes de toile ont été remplacées par des structures en bois. L'évolution du centre de traitement Ebola de Médecins sans frontières raconte celle d'une épidémie qui, en 18 mois, a tué près de 2500 personnes en Guinée (plus de 11.000 au total dans les trois pays concernés d'Afrique de l'Ouest). Agrandi pour faire face à l'afflux de malades, le centre semble désormais tourner au ralenti. Trois cas suspects, mais aucun malade ce jour-là dans la zone à hauts risques. Un calme trompeur. «On ne peut pas dire que c'est terminé, avertit Sophie Sabatier, la responsable du centre. Il suffit d'un cas pour relancer l'épidémie.» D'ailleurs, dès le lendemain, un enfant arrive en ambulance. Test Ebola positif. Le garçon vient de l'Est, la région de Forecariah, une des zones où sont toujours signalés de nouveaux cas.
Pour s'y rendre, il faut parcourir une centaine de kilomètres de mauvaise route à l'est de la capitale. Dès l'entrée de la préfecture, un barrage. Tout le monde descend de son véhicule, se lave les mains à l'eau de Javel et tend son front devant le thermomètre électronique.
Après trois barrages, arrivée dans la ville de Forecariah. Huit heures, c'est l'heure de la réunion quotidienne de coordination de tous les acteurs de la lutte contre Ebola. Le dernier cas signalé la veille inquiète tout le monde: un malade a été enterré dans son village. Des obsèques traditionnelles, impliquant des contacts avec le corps contagieux au lieu d'un enterrement sécurisé par la Croix-Rouge.
Une équipe est envoyée sur place pour recenser tous ceux qui ont été en contact avec le défunt. Ils seront placés sous surveillance pendant 21 jours, la période d'incubation maximale du virus, avec prise de température matin et soir.
«Cette dernière ligne droite n'est pas facile», reconnaît le Dr Sakoba Keita, coordinateur national de la lutte contre Ebola, qui a recensé seize nouveaux cas la première semaine de juin. «Les réticences dans la population ont ralenti nos efforts pour contrôler la maladie, explique le médecin. Les familles ne veulent pas qu'on dise qu'il y a un cas chez elles. Il y a encore du déni de l'existence de cette maladie.»
Des réticences et aussi des rumeurs que Mariam Touré, de l'Unicef, constate sur le terrain: «Certains disent: “Nous ne croyons pas en Ebola, c'est une invention, laissez-nous pratiquer nos coutumes”.» Cette Guinéenne énergique comprend que certains ne soient pas prêts à accepter un enterrement où «leur parent décédé est manipulé par des personnes extérieures et enfermé dans des sacs mortuaires», mais elle ajoute qu'il faut prendre le temps d'expliquer.
Expliquer la maladie
Les actions de sensibilisation sont un maillon essentiel de la lutte contre Ebola, souvent confiées à des Guinéens issus des communautés. C'est le cas à Maferinya, près de Forecariah. Assis sous un manguier, Awa Niassa et ses cinq enfants écoutent attentivement les membres du comité de veille villageois. Avec leur «boîte à images», un carnet de dessins, les jeunes volontaires habitant la région passent de foyer en foyer pour expliquer la maladie et les moyens de s'en protéger. «S'il y a un malade, répète le chef d'équipe, Cheikh Ahmed Sylla, il ne faut pas le toucher et appeler tout de suite pour qu'il soit emmené à l'hôpital.»
Dans ce quartier, le message passe bien. Ce n'est pas toujours le cas: «Parfois, certaines familles nous chassent, les gens nous jettent des cailloux», raconte l'un des jeunes volontaires. Pas de quoi les décourager cependant. Aujourd'hui, les équipes se disent mieux accueillies. Elles sont convaincues que la Guinée va bientôt atteindre «Ebola zéro».

samuel

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moins virulent mais une épidémie plus meurtrière
Mots clés : Ebola, virus, épidémie
Par figaro iconCécile Thibert - le 12/06/2015
La souche du virus Ebola circulant actuellement en Afrique de l'Ouest serait moins virulente que celle découverte en 1976 au Zaïre. La mortalité très importante serait donc plutôt due à des facteurs socio-économiques.
La souche du virus Ebola à l'origine d'une épidémie sans précédent l'année dernière est moins virulente que la souche originale apparue pour la première fois en Afrique centrale en 1976, selon des virologues ayant comparé les deux virus.
Dans leur étude publiée mardi dans la revue Emerging Infectious Diseases, les chercheurs en virologie de l'Institut national américain de la santé et de l'Institut Bernhard Nocht de médecine tropicale à Hambourg expliquent: «En fait, cette nouvelle étude suggère que la souche actuelle du virus, dite Makona, a une moins grande capacité à provoquer des symptômes dans le modèle animal utilisé, comparativement à celle de 1976.»
Les chercheurs ont infecté deux groupes composés de trois macaques cynomolgus, les primates les plus utilisés en recherche biomédicale. Le premier groupe a été inoculé avec la souche Mayinga, isolée lors de l'épidémie au Zaïre en 1976, tandis que le second a reçu la souche actuellement implantée en Afrique de l'ouest.
Virus moins dangereux
Alors que les deux groupes de macaques infectés ont commencé à répandre le virus trois jours après la contamination, les singes infectés par le virus Mayinga ont développé des éruptions cutanées dès le quatrième jour de l'infection, plus rapidement que ceux infectés par la souche Makona (au sixième jour), et sont devenus très malades au sixième jour soit deux jours plus tôt que le groupe Makona (au sixième jour). De plus, les dommages au foie, typiques d'Ebola, se sont produits deux jours plus tard chez les primates affectés par la souche actuelle, comparativement à ceux contaminés par la souche virale de 1976.
La souche actuelle serait donc moins virulente que celle découverte il y a quarante ans. Pourtant, lors de son discours à la tribune de l'ONU en septembre dernier, la présidente de Médecins sans frontières Joanne Liu avait déclaré: «Six mois après le début de la pire épidémie d'Ebola de l'histoire, le monde est en train de perdre la bataille pour la contenir.»
Malheureux concours de circonstances
Pourquoi, si le virus est moins dangereux, l'épidémie encore en cours en Afrique de l'Ouest est-elle plus importante que toutes celles qui l'ont précédée? Dans une interview accordée au quotidien américain USA Today, le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national de l'allergie et des maladies infectieuses, explique ce paradoxe: «Ces résultats suggèrent que l'ampleur de l'épidémie n'est pas due au virus lui-même mais plutôt à une combinaison de facteurs, comme l'implantation du virus dans des villes très densément peuplées, avec des systèmes de santé défaillants et des flux humains importants aux frontières.» Reste à voir si ces résultats, obtenus avec des modèles animaux, seraient les mêmes chez des êtres humains.
Les virologues ont également noté que les macaques infectés par le virus actuel produisaient environ trois fois plus d'interférons gamma, des protéines du système immunitaire permettant de résister à l'agression virale, que ceux contaminés par la souche originelle. Selon eux, l'organisme, qui a besoin d'un minimum de sept jours après une infection pour établir une réponse immunitaire efficace, n'aurait pas le temps de se défendre contre la souche Mayinga en raison de la progression trop rapide de la maladie.
En 1976, l'épidémie d'Ebola s'était produite dans des zones rurales isolées et peu peuplées. Elle avait donc eu un impact plus faible: 318 morts «seulement» au Zaïre (aujourd'hui République Démocratique du Congo). L'épidémie actuelle, qui a débuté en décembre 2013 et à l'origine de la mort de plus de 11.000 personnes, n'est, elle, pas encore maîtrisée: l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé la survenue de 16 nouveaux cas de fièvre Ebola en Guinée cette semaine, et 15 en Sierra Leone.

Josué

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e se fait vacciner contre le virus Ebola, à Conakry (Guinée), lors de tests cliniques, le 10 mars 2015. (CELLOU BINANI / AFP)
Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 31/07/2015 | 14:50 , publié le 31/07/2015 | 14:07
Un vaccin expérimental contre le virus Ebola s'est révélé à 100% efficace lors d'un essai clinique réalisé sur le terrain, en Guinée, a annoncé, vendredi 31 juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Depuis son déclenchement en Guinée, en décembre 2013, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait 11 279 morts pour 27 748 cas, un bilan sous-évalué de l'aveu même de l'OMS.

Quel est ce vaccin ?
Ce vaccin s'appelle VSV-ZEBOV. Il a été développé par l'agence de la santé publique du Canada (PHAC), et la licence a été déposée par les laboratoires américains Merck et NewLink Genetics Corp. L'essai a été mis au point grâce à une importante coopération internationale impliquant l'OMS, ainsi que des experts de Norvège, France, Suisse, Etats-Unis, Royaume-Uni et Guinée.

Ce vaccin fait partie des deux vaccins les plus avancés contre le virus Ebola. L'autre, développé par la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline) avec l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), est actuellement testé au Liberia.

samuel

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efficacité record pour le vaccin testé en Guinée
Mots clés : Ebola, vaccin, VSV-EBOV
Par figaro iconSoline Roy - le 31/07/2015
Un vaccin testé en Guinée contre le virus Ebola a démontré une efficacité «à 100 %», selon des résultats préliminaires publiés ce vendredi, qui pourraient «changer la gestion de la crise» selon l'OMS.
«C'est un cadeau de la Guinée à l'Afrique de l'Ouest et au monde», s'est enthousiasmé le Dr Sakoba Keita, coordinateur national guinéen de la lutte contre le virus Ebola. Un vaccin anti-Ebola, testé en Guinée depuis fin mars, a donné des premiers résultats excellents, selon les chercheurs qui publient les conclusions intermédiaires de leur travaux dans la revue The Lancet.
Mis au point par l'Agence de la santé publique du Canada et développé par les laboratoires NewLink Genetics et Merck, le VSV-EBOV a montré une efficacité de 100 %. Des résultats «encourageants et prometteurs», susceptibles de «changer la gestion de la crise Ebola», a annoncé ce matin Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Depuis le début de la crise en décembre 2013, l'épidémie d'Ebola a fait au moins 11.279 morts pour 27.748 cas principalement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.
Immunité collective à démontrer
Néanmoins, «des preuves plus concluantes sont encore nécessaires sur la capacité [du vaccin] à protéger les populations à travers ce que l'on appelle “l'immunité collective”», précise l'OMS. Car si un vaccin permet à ceux qui le reçoivent de développer des anticorps pour lutter contre une éventuelle infection ultérieure, il s'agit aussi, en limitant la circulation du virus, de protéger l'ensemble de la population et notamment ceux qui ne sont pas ou ne peuvent pas être vaccinés.
L'essai de phase III mené en Guinée par les autorités guinéennes, l'OMS, Médecins sans Frontières et l'Institut norvégien de santé publique devait permettre d'étudier l'efficacité et la sécurité du vaccin VSV-EBOV délivré en une dose unique. Utilisant comme vecteur un virus (modifié) affectant les animaux d'élevage, il semblait capable de déclencher une très bonne réponse immunitaire chez les personnes vaccinées (leur système immunitaire n'a jamais été en contact avec lui, donc il y répond bien), mais aussi davantage d'effets indésirables. L'essai de phase I mené à Genève (Suisse) avait ainsi dû être interrompu après l'apparition de douleurs articulaires chez certains participants.
Technique en anneaux
L'approche choisie pour tester le vaccin au beau milieu de l'épidémie a été saluée par les spécialistes. Les chercheurs ont opté pour une technique dite «en anneaux», la même qui a permis d'éradiquer la variole dans les années 1970: l'entourage (proches, voisins, collègues…) des malades est vacciné, empêchant ainsi le virus de se diffuser dans la population. Les résultats préliminaires publiés ce vendredi portent sur 7 651 personnes appartenant à l'entourage de 90 malades.
Hormis les moins de 18 ans et les femmes enceintes ou allaitantes, tous les participants pouvaient bénéficier du vaccin. Un choix qui a fait débat dans la communauté médicale: la mise au point d'un produit de santé obéit d'ordinaire à des protocoles très stricts, avec notamment des groupes «contrôle» ne recevant pas le produit testé. «En temps normal, pour un vaccin, on utilise comme placebo non pas un produit inactif, mais un autre vaccin utile à la population, protégeant contre une autre maladie», précisait au Figaro, à la veille du début des tests, Pierre Saliou, président de l'Académie des sciences d'outre-mer et spécialiste en vaccinologie et maladies infectieuses. Mais la gravité d'Ebola, qui tue 70 % des personnes infectées, posait un évident problème éthique et Médecins sans frontières s'était opposé l'an dernier à une étude contre placebo. Les patients «ne doivent pas être amenés à penser qu'ils sont traités ou qu'ils sont protégés alors que ce n'est pas le cas», arguait alors le Dr Bertrand Draguez, directeur médical de MSF.
Vaccination par étapes
Pour compenser cette absence de groupe contrôle, les chercheurs ont donc eu recours à une vaccination par étapes. Les membres des 90 sous-groupes formés par un malade et ses proches étaient susceptibles, soit d'être vaccinés aussitôt le malade diagnostiqué, soit vingt et un jours plus tard. Une telle stratégie permet d'évaluer l'efficacité du vaccin en comparant le nombre d'infections survenues dans les deux groupes (vaccination immédiate ou retardée).
Une fois exclues les personnes éligibles à la vaccination, mais absentes ou refusant de participer, 3512 personnes ont été vaccinées entre le 1er avril et le 20 juillet, la moitié (2014) dès le malade identifié, les autres (1498) vingt et un jours plus tard. Puis tous ont été suivis jusqu'à 84 jours après la vaccination.
Efficacité et sécurité
Les chercheurs se sont alors attelés à établir, d'une part, l'efficacité «théorique » du vaccin : aucun cas d'infection ne s'étant déclaré parmi ceux vaccinés immédiatement, contre 16 dénombrés parmi l'ensemble des personnes éligibles à une vaccination dans un second temps (dont 11 parmi ceux ayant effectivement été vaccinés), cette efficacité a été estimée à 100 %. Quant à l'efficacité «réelle », elle a été de 76,3 % ; pour la calculer, les auteurs ont comparé le nombre d'infections survenues parmi tous les membres (vaccinés ou non, éligibles ou non) du groupe «vaccination immédiate» (8 cas au total) et du groupe «vaccination retardée» (21 cas). Par ailleurs, le VSV-EBOV a fait la preuve de sa sécurité : sur 43 événements indésirables graves rapportés, un seul (une fièvre qui s'est résolue sans laisser de séquelle) a été directement attribué à la vaccination.
Compte tenu de ces bons résultats, les futurs participants à l'essai recevront tous le vaccin immédiatement et les enfants de 13 à 17 ans, voire les plus jeunes (dès 6 ans) seront inclus. En parallèle, Médecins sans frontières a vacciné 1200 membres des équipes luttant contre l'épidémie. «Maintenant que nous savons que ce vaccin fonctionne, il faut impérativement que les personnes qui en ont le plus besoin soient vaccinées le plus vite possible, afin de rompre les chaînes de transmission existantes», a plaidé Bertrand Draguez, directeur médical de MSF.

Josué

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L'OMS a déclaré le pays oficiellement exempt du terrible virus, responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes et d'une brutale récession économique.
La Sierra Leone, qui compte pour la moitié des cas de l'épidémie d' Ebolaen Afrique de l'Ouest, a été officiellement déclarée samedi par l'OMS exempte de la transmission du virus. «Aujourd'hui, le 7 novembre 2015, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare la fin de l'épidémie d'Ebola en Sierra Leone», a annoncé Anders Nordstrom, responsable de l'OMS pour le pays, lors d'une cérémonie...

Josué

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L'épidémie d'Ebola est terminée en Sierra-Leone
Mots clés : Ebola
Par figaro iconlefigaro.fr - le 07/11/2015
L'OMS a déclaré le pays oficiellement exempt du terrible virus, responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes et d'une brutale récession économique.
La Sierra Leone, qui compte pour la moitié des cas de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, a été officiellement déclarée samedi par l'OMS exempte de la transmission du virus. «Aujourd'hui, le 7 novembre 2015, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare la fin de l'épidémie d'Ebola en Sierra Leone», a annoncé Anders Nordstrom, responsable de l'OMS pour le pays, lors d'une cérémonie à Freetown, sous les vivats et les applaudissements de la foule, en présence du président sierra-léonais Ernest Bai Koroma.
Cette épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait plus de 11.300 morts - dont quelque 4.000 en Sierra Leone - sur quelque 29.000 cas recensés, un bilan toutefois sous-évalué, de l'aveu même de l'OMS. Les victimes se concentrent à 99% dans trois pays limitrophes: la Guinée, d'où est partie l'épidémie en décembre 2013, la Sierra Leone et le Liberia.
Un pays est déclaré exempt de transmission d'Ebola lorsque deux périodes de 21 jours - la durée maximale d'incubation du virus - se sont écoulées sans nouveau cas depuis le second test négatif sur un patient guéri. Mais les spécialistes soulignent que le risque persiste au-delà de ces 42 jours, en raison surtout de la subsistance du virus dans certains liquides corporels, en particulier le sperme, où il peut survivre parfois jusqu'à neuf mois.
Le Liberia a été déclaré exempt de transmission le 3 septembre, après une première annonce début mai, suivie d'une réapparition du virus en juin. La prudence est également de rigueur en raison des nouveaux cas toujours signalés en Guinée voisine, notamment dans la préfecture de Forécariah, près de la frontière avec la Sierra Leone.
Dans son dernier rapport hebdomadaire mercredi, l'OMS a précisé que 382 personnes étaient sous surveillance en Guinée, dont 141 considérées comme «à haut risque». Le chef du Centre national de lutte contre Ebola (NERC) sierra-léonais, Palo Conteh, a affirmé mercredi que la surveillance serait renforcée dans les prochains jours à la frontière. «Nous devons être vigilants. Ce n'est pas la fin d'Ebola, mais la fin de l'épidémie actuelle», a-t-il souligné.
«J'ai l'impression d'être mort plusieurs fois»
La Sierra Leone, qui a été critiquée pour certaines mesures extrêmes vidant à éradiquer le virus, en particulier le confinement de toute la population en septembre 2014 et en mars 2015, a connu une cruelle déconvenue dans cette longue bataille. Le chef de l'Etat a présidé le 24 août une cérémonie célébrant la sortie d'hôpital du dernier malade d'Ebola guéri, après plus de deux semaines sans nouvelle contamination signalée. Mais une femme de 67 ans décédée quatre jours plus tard avait été testée positive après sa mort, suivie de celle d'une adolescente, le 13 septembre.
Un ambulancier de Kambia, dans le nord, à la frontière avec la Guinée, Ferenko Koroma, a dit espérer ne plus jamais avoir à transporter des corps de malades d'Ebola. «L'odeur de chlorine me rendait malade. On dit qu'on ne meurt qu'une fois, mais j'ai l'impression d'être mort plusieurs fois», a-t-il confié .
En plus du tribut humain, l'épidémie a infligé de sévères pertes économiques à la Sierra Leone, sortie il y a 13 ans d'une décennie de guerre civile parmi les plus meurtrières du continent, avec environ 120.000 morts et des milliers de civils mutilés entre 1991 et 2002. D'après la Banque mondiale, l'économie devrait enregistrer cette année au moins 1,4 milliard de dollars (près de 1,3 milliard d'euros) de pertes, conduisant à une contraction «sans précédent» de 23,5% de son PIB.
L'impact économique a été aggravé par une forte baisse des prix mondiaux du minerai de fer et l'effondrement du secteur minier, les investisseurs étrangers ayant fui le pays par crainte du virus. Le premier cas confirmé d'Ebola en Sierra Leone était une femme enceinte testée positive il y a 18 mois, après avoir assisté aux funérailles d'une guérisseuse traditionnelle renommée de la zone de Koindu (est), proche de la Guinée, qui se targuait de pouvoir guérir Ebola, attirant des malades de l'autre côté de la frontière.
Une quinzaine de femmes contaminées lors des funérailles de cette guérisseuse, Finda Nyuma, ont à leur tour propagé le virus à travers des pratiques funéraires impliquant un contact corporel, un des principaux facteurs de propagation, selon les autorités médicales.

Josué

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Trois nouveaux cas d'infection à Ebola ont été récemment identifiés dans la même famille au Liberia, alors que le pays avait été déclaré officiellement débarrassé de ce redoutable virus pour la deuxième fois début septembre. En Guinée, le dernier patient connu - une fillette d'un peu plus d'un mois dont la mère est décédée - est sorti fin novembre du centre de traitement de Médecins sans frontières à Conakry, après sa guérison. La fin de l'épidémie pourra être déclarée dans le pays 42 jours (deux fois la durée maximale d'incubation du virus) après le second test négatif si aucun cas n'est signalé d'ici là, soit fin décembre. Ainsi va l'imprévisible virus Ebola qui a tué plus de 11 000 personnes en Afrique de l'Ouest depuis le début de l'épidémie, selon le dernier bilan dressé par l'Organisation mondiale de la santé.
Les scientifiques estiment que la phase aiguë de l'épidémie Ebola en Afrique de l'Ouest semble désormais derrière nous. Pourtant, ils insistent sur la nécessité de poursuivre les recherches, et notamment celles concernant un moyen de prévenir les infections. Dans le monde, plusieurs équipes empruntent des voies différentes pour aboutir à la mise au point d'un vaccin préventif. C'est dans ce cadre que l'Inserm coordonne le projet EBOVAC2 financé par le programme Ebola + Innovative Medicines Initiative 2 de la Commission européenne. Les travaux, placés sous la responsabilité scientifique de Rodolphe Thiébaut (Inserm U897), sont bien avancés.

Josué

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Ebola : fin de l'épidémie en Guinée
L'Organisation mondiale de la santé annonce que la Guinée est exempte de la transmission du virus Ebola. L'épidémie avait commencé fin 2013 dans le pays.
SOURCE AFP
Publié le 29/12/2015 à 11:38 - Modifié le 29/12/2015 à 13:02 | Le Point.fr

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