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Fièvre Ebola : l'épidémie est l'une des "plus effrayantes"

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Josué

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Rappel du premier message :

Fièvre Ebola : l'épidémie est l'une des "plus effrayantes" jamais enregistrées
Selon un responsable de l'OMS, l'épidémie, qui touche l'Afrique de l'Ouest, pourrait encore durer de deux à quatre mois.
Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 08/04/2014 | 18:00 , publié le 08/04/2014 | 17:41

L'épidémie de fièvre Ebola en Afrique occidentale figure parmi "les plus effrayantes" jamais enregistrées depuis l'apparition de la maladie il y a quarante ans, a déclaré, mardi 8 avril, l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 111 personnes en sont mortes cette année, selon l'OMS.

Au cours d'un point de presse effectué à Genève, Keiji Fukuda, vice-directeur général de l'OMS, a indiqué que la propagation de l'épidémie était particulièrement inquiétante. Elle a commencé dans le sud de la Guinée, pour s'étendre vers la capitale Conakry et le pays voisin, le Liberia.

L'OMS a déclaré s'attendre à ce que l'épidémie du virus Ebola en Afrique de l'Ouest dure de deux à quatre mois. L'agence des Nations unies n'a toutefois recommandé aucune limitation des voyages à destination de la Guinée, où ont été recensés 157 cas suspects ou confirmés, dont 101 mortels. Aucune restriction n'a été formulée, non plus, pour le Liberia, où 21 cas suspects ou confirmés ont été signalés, dont 10 morts.


samuel

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Deux ans de cauchemar en Afrique de l'Ouest. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, jeudi 14 janvier, l'épilogue de l'épidémie d'Ebola dans cette région. Il s'agit, avec plus de 11 000 morts, de la plus grave épidémie depuis l'identification du virus il y a 40 ans. Partie en décembre 2013 du sud de la Guinée, elle s'était propagée au Liberia et à la Sierra Leone voisins, les trois pays les plus touchés, puis au Nigeria et au Mali.

En deux ans, le virus aura atteint dix pays, dont l'Espagne et les Etats-Unis, et officiellement fait 11 315 morts pour 28 637 cas recensés. Un bilan sous-évalué, de l'aveu même de l'OMS, mais supérieur à toutes les épidémies d'Ebola cumulées depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976.

La vigilance reste de mise
Après la Sierra Leone le 7 novembre et la Guinée le 29 décembre, le Liberia a été officiellement déclaré exempt de transmission d'Ebola au cours des 42 derniers jours (deux fois la durée maximale d'incubation) depuis le second test négatif sur le dernier patient.

Mais le risque persiste en raison de la subsistance du virus dans certains liquides corporels de survivants, notamment le sperme, où il peut survivre jusqu'à neuf mois, comme le Liberia en a fait l'amère expérience. Déclaré débarrassé d'Ebola en mai puis en septembre 2015, il a connu ensuite à chaque fois des résurgences localisées.

"Cette maladie ne peut plus nous détruire comme elle l'a fait", veut pourtant croire le responsable de la cellule nationale de crise anti-Ebola, Francis Karteh. "Nos médecins et soignants ne la connaissaient pas, c'est pourquoi beaucoup en sont morts." Au Liberia, 378 soignants ont été contaminés, dont 192 ont succombé.

samuel

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mondiale de la santé a confirmé, vendredi 15 janvier, un nouveau cas d'Ebola en Sierra Leone. La veille, l'OMS avait pourtant annoncé la fin de l'épidémie en Afrique de l'Ouest. La déclaration par l'organisation avait été accueillie avec soulagement mais prudence par les pays touchés. L'OMS souligne d'ailleurs le "risque permanent de nouvelles flambées durant 2016 en raison de la persistance du virus parmi les survivants".

La Sierra Leone sortie de l'épidémie depuis le 7 novembre
Le cas d'Ebola a été identifié après une mort suspecte à Magburaka, dans le district de Tonkolili. Un premier prélèvement avait été testé positif jeudi. Selon un responsable sierra-léonais, il s'agit d'une étudiante décédée à une date non indiquée.

L'épidémie d'Ebola, partie en décembre 2013 de Guinée, s'était ensuite propagée au Liberia et en Sierra Leone. En deux ans, le virus a gagné dix pays, dont l'Espagne et les Etats-Unis, provoquant officiellement 11 315 morts sur 28 637 cas recensés à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, trois Etats limitrophes. Ce bilan, sous-évalué de l'aveu même de l'OMS, est sept fois supérieur en nombre de morts à celui cumulé de toutes les épidémies d'Ebola depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976.

La Sierra Leone était sortie de l'épidémie depuis le 7 novembre, suivie de la Guinée le 29 décembre. Il ne restait plus que le Liberia, qui a atteint jeudi son 42e jour – deux fois la durée maximale d'incubation du virus – sans nouveau cas depuis le second test négatif sur le dernier patient, d'après l'OMS.

Josué

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Ils ont crié bien trop vite victoire.

Josué

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Administrateur
L'Organisation mondiale de la Santé a confirmé vendredi la présence d'un nouveau cas d'Ebola en Sierra Leone au lendemain de l'annonce de la fin de l'épidémie en Afrique de l'ouest.
Cela n'aura pas été long, quelques heures seulement. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui avait annoncé la fin de l'épidémie d'Ebola en Guinée le 29 décembre et sa fin définitive en Afrique de l'Ouest jeudi, a dû faire marche arrière. L'organisation internationale a confirmé vendredi matin un nouveau cas en Sierra Leone. L'annonce de la fin du virus en Afrique de l'Ouest avait été...

Patrice1633

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Oui, la maladie partout dans ce monde ...
Ils on mis des produit chimique partout, nous fond bouffer toutes sorte de pesticide, l'eau est polluer partout, incroyable les conséquence du choix de nos premier parents, d'avoir voulu vivre leur vies sans demander à Dieu comment s'occuper de cette belle planète, ils on comme dit,
"Voyons Dieu, on vas s'occuper nous même de notre vie, garde tes conseil et on sera plus heureux qu'avec tes conseil à toi ..."

Triste leur choix en fait ...
C'était à mes yeux un mauvais choix ...
Maintenant moi aussi je suis devant ce même choix, et moi je veux bien mettre Jehovah dans ma vie pour que ça aille bien ...

Josué

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Ebola : un essai clinique suspendu
Mots clés : Ebola, vaccin, Essai clinique
Par figaro iconSoline Roy - le 17/05/2016
Un volontaire a développé un syndrome neurologique apparemment sans lien avec le vaccin.
Lancé en France en décembre dernier, l'essai Ebovac 2 d'un vaccin préventif contre le virus Ebola a dû être suspendu après l'apparition d'un syndrome neurologique le 26 avril chez un volontaire. Un événement indésirable qui, selon les médecins ayant examiné le patient, n'est probablement pas lié à la vaccination. Mais après le drame survenu à Rennes en janvier dernier, le monde des essais thérapeutiques marche sur des œufs et «plus rien n'est laissé au hasard», glisse-t-on à l'Inserm.
Aussitôt informé de l'événement, «l'Ansm a approuvé la reprise de l'étude le 9 mai, mais nous demande de lui remonter tous les événements immunologiques ou neurologiques qui pourraient survenir, explique-t-on chez Janssen, le laboratoire promoteur de l'essai. Nous attendons le retour du Comité de protection des personnes qui doit valider le formulaire de consentement modifié faisant mention de cet événement indésirable. Tous les volontaires devront le signer ou le resigner.»
Ebovac 2 doit être mené sur 300 volontaires sains
Selon France Info et France Bleu Alsace qui ont révélé l'information, le volontaire a développé un syndrome de Miller-Fisher, forme rare du syndrome de Guillain-Barré touchant les nerfs crâniens.
Ebovac 2, dont l'investigateur principal en France est l'Inserm, doit être mené sur 300 volontaires sains dans huit centres participants (à Paris, Créteil, Lyon, Marseille, Rennes, Saint-Étienne, Strasbourg et Tours), et autant en Grande-Bretagne. «Nous en avons recruté environ la moitié », explique l'Inserm, précisant que le drame de Rennes ne semble pas avoir fait reculer les volontaires.
Il s'agit essentiellement d'examiner l'efficacité d'une stratégie vaccinale dite «prime-boost». Dans une vaccination ordinaire, le même produit est utilisé pour la primo-injection et son ou ses rappels. Dans une stratégie «prime-boost», en revanche, les deux injections contiennent le même antigène, mais transporté par deux vecteurs différents. Une façon de «feinter l'organisme», expliquait en décembre au Figaro le Pr Rodolphe Thiébaut, épidémiologiste à l'Inserm et coordinateur de l'ensemble du projet Ebovac 2 : même s'il développe des anticorps contre le premier vecteur utilisé, l'organisme ne «reconnaîtra » pas le second et ne l'empêchera pas de faire son office. Mise au point dans les années 2000 dans le cadre du VIH, cette stratégie est censée «permettre d'avoir une réponse immunitaire plus forte et plus durable », ajoutait le Pr Thiébaut.
Le «prime» Ad26.ZEBOV, fabriqué par les laboratoires Janssen, transporte une protéine d'Ebola Zaïre via un virus du rhume humain. Dans le «boost » MVA-BN-Filo, développé par le danois Bavarian Nordic, des protéines de trois types de virus Ebola et du virus de Marburg ont pour vecteur un virus dérivé de la variole.
Le volontaire avait déjà reçu les deux injections prévues dans le protocole : la première trois mois plus tôt et la seconde 26 jours avant. Mais ses médecins considèrent que la responsabilité du vaccin est «peu probable » et «soupçonne plutôt que le problème a été causé par une maladie fébrile survenue une semaine plus tôt », a expliqué Janssen au Figaro.

Mikael

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MODERATEUR
Deux équipes ont identifié l’une des mutations génétiques qui a pu permettre au virus d’être si virulent lors de l’épidémie qui a tué 11.000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Polir légèrement sa clef pour mieux forcer les serrures d’un nouvel hôte et s’y développer plus à son aise : champions de l’adaptation, les virus mutent sans cesse, améliorant ainsi leurs capacités à infecter de nouveaux organismes. Ebola ne fait pas exception. Mais parmi les très nombreuses mutations génétiques observées au long de l’épidémie qui a sévi en Afrique de l’Ouest de 2013 à 2016, des chercheurs en ont identifié quelques-unes redoutablement efficaces.
Apparu chez l’homme en 1976 au Zaïre, le virus Ebola a eu, pendant près de quarante ans, peu d’occasions de s’adapter à ce nouvel hôte : le virus tue vite, et, les épidémies surgissant au sein de petites communautés très isolées, elles s’éteignaient d’elles-mêmes sans avoir fait beaucoup de victimes. Mais en 2013, tout change: le virus conquiert des zones où les systèmes de santé sont sinistrés, et où la population ne connaît pas la maladie, circule beaucoup, vit en étroite promiscuité dans des milieux très urbanisés, et a des pratiques funéraires impliquant des contacts étroits avec le corps du défunt. Une situation idéale pour la propagation du virus. En un peu plus de deux ans, Ebola infectera plus de 28.000 personnes et en tuera plus de 11.000.
Mutations

Mais outre ces raisons «sociales » de la flambée épidémique, deux équipes indépendantes, l’une dirigée par des chercheurs de l’université de Nottingham (Grande-Bretagne) et de l’Institut Pasteur (Paris), l’autre par des membres de l’université du Massachusetts et de Harvard (États-Unis), ont identifié un autre élément probable de ce redoutable succès épidémique. Leurs travaux font l’objet de deux publications dans la revue Cell .
«Nous avons pu retracer les différentes mutations apparues durant l’épidémie en Afrique de l’Ouest », explique Étienne Simon-Lorière, chercheur à l’Institut Pasteur au sein de l’unité de génétique fonctionnelle des maladies infectieuses et coauteur de la première étude. C’est l’une des particularités de cette épidémie: en affolant le monde entier, elle a comme aucune autre poussé la communauté des chercheurs à partager leurs données et les résultats obtenus. Parmi quelque 1600 génomes d’Ebola analysés, «nous avons trouvé une quinzaine de mutations clefs, dont certaines particulièrement représentées dont celle qui est le sujet central de l’autre étude », détaille Étienne Simon-Lorière.
Pseudo-virus

Les auteurs ont récréé des pseudovirus Ebola (dotés seulement de l’enveloppe virale, donc incapables de se répliquer), «ce qui nous a permis de les tester in vitro sur des cellules humaines et de chauve-souris (réservoir probable du virus Ebola), pour reproduire l’étape d’entrée dans les cellules de l’hôte », précise le biologiste français. Une étape essentielle : un virus ne peut se multiplier qu’à l’intérieur des cellules de l’organisme infecté, y pénétrer est donc pour lui une question de survie. «Nous avons constaté qu’une seule mutation, si elle a lieu dans une région clef de l’enveloppe virale, suffit à augmenter très fortement l’efficacité du virus, précise-t-il. Et cette même mutation diminue la capacité du virus à infecter les cellules de chauves-souris ».
Une mutation particulière, dite A82V, a fait l’objet de travaux poussés au sein des deux équipes. Pour qu’un virus entre dans une cellule, celle-ci doit lui «ouvrir » la porte. En guise de portier, une protéine de la cellule (ici, NPC1) se lie avec une glycoprotéine de surface du virus. Or la mutation A82V, en modifiant légèrement la composition de la glycoprotéine de surface du virus, la rend plus «séduisante » face au portier, qui lui ouvre plus volontiers. Inversement, la glycoprotéine plaît nettement moins à la protéine chargée d’ouvrir la porte des cellules de chauve-souris…
Coïncidence troublante

«Savoir tout cela est important, explique Étienne Simon-Lorière. Pas tant en termes épidémiologiques : le virus Ebola est de toute façon tellement dangereux, que le maximum est fait pour éviter qu’un malade ne contamine d’autres personnes, quelle que soit la dangerosité de la souche qu’il porte !» En revanche, «apprendre comment fonctionne la protéine d’enveloppe, comment le virus se modifie et comment il pénètre les cellules, nous permettra d’optimiser les vaccins et les traitements développés ».
Quant à dire que la version A82V du virus est la cause de l’extraordinaire flambée épidémique observée en Afrique de l’Ouest, la tentation est d’autant plus grande qu’elle serait responsable, selon les auteurs américains de la seconde étude, de plus de 90 % des infections. Coïncidence troublante, son émergence dans une zone géographique a plusieurs fois coïncidé avec une flambée du nombre de cas et de la mortalité.
Difficile pour autant de faire la part des responsabilités entre les facteurs sociaux et géographiques, et les mutations génétiques du virus, nuance Étienne Simon-Lorière. «On peut imaginer que les personnes qui ont voyagé de Guinée vers la Sierra Leone et le Liberia au début de l’épidémie étaient porteuses du variant A82V, et ont ainsi contribué à sa si grande diffusion.» Prochaine étape: tester sur des modèles animaux ces mutations identifiées comme terriblement efficaces.
Le Figaro santé.

Josué

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VIDÉO - Ce vaccin fabriqué par un laboratoire américain pourrait être autorisé dès 2018 avec un stock d’urgence prêt dès 2017.

Ce n’est pas encore tout à fait la fin du cauchemar Ebola mais c’est sans aucun doute le début de la fin. Les tout derniers résultats d’une vaste étude avec le «vaccin canadien» rVSV-ZEBOV, désormais propriété de la firme américaine Merck, Sharp & Dohme, ont été publiés jeudi dans la revue internationale The Lancet . Ils sont spectaculaires puisque à partir du dixième jour suivant la vaccination personne n’a été malade.
L’étude, dirigée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en collaboration avec le ministère de la Santé guinéen et d’autres organisations dont Médecins sans frontières, a commencé en avril 2015 à Conakry et dans huit régions environnantes de Basse Guinée avant d’être étendue à la Sierra Leone à partir d’août.
Le vaccin était déjà dans les tiroirs des chercheurs depuis plus d’une dizaine d’années mais son développement avait été ralenti faute de financement
«Nous avons maintenant un outil vaccinal efficace contre Ebola», se félicite le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS encore pour quelques jours (il devient président du Conseil consultatif national d’éthique le 4 janvier prochain), qui avait coordonné le plan Ebola français en 2014-2015. «Ce n’est cependant pas un vaccin préventif au sens habituel», explique-t-il au Figaro. Dans cet essai, il s’agissait de personnes particulièrement exposées. Le protocole de l’étude consistait en effet à vacciner des personnes qui étaient en contact ou l’avaient été avec des malades jusqu’à trois semaines avant qu’ils n’aient les premiers symptômes. Les contacts des contacts ont également été vaccinés.
http://sante.lefigaro.fr/article/un-vaccin-anti-ebola-prouve-son-efficacite-des-le-10e-jour

samuel

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D’EXPERT - Le professeur Yves Buisson tire les leçons de l’épidémie d’Ebola et rappelle que beaucoup d’efforts restent à faire pour disposer de vaccins contre les virus Zika, Chikungunya.


Et il n’y a pas que les arboviroses (viroses transmises par arthropodes), fièvre jaune, dengue, Chikungunya ou Zika qui posent problème: le 8 août 2014, devant l’ampleur de l’épidémie apparue fin 2013 en Guinée, puis au Liberia et en Sierra Leone, l’OMS déclarait la fièvre Ebola«urgence de santé publique de portée mondiale». L’épidémie dépassait en effet par son ampleur et sa durée tous les épisodes antérieurs, justifiant cette alerte internationale.
C’est face au virus Ebola que le manque de vaccin s’est révélé le plus tragique. À la différence des arbovirus, il n’est pas transmis par des moustiques mais par contact direct avec un malade, ses sécrétions, ou des objets contaminés. À partir d’un cas initial, typiquement un chasseur contaminé auprès d’un singe infecté (chimpanzé ou gorille), l’infection se propage par contact avec les malades ou avec les cadavres lors de la toilette funéraire rituelle.
Il faut rendre hommage à l’ensemble du personnel soignant, local et international, qui a réussi à juguler l’épidémie, souvent au péril de sa vie.
Après 2 à 21 jours, la maladie débute soudainement par une fièvre avec fatigue intense, maux de tête et douleurs musculaires. Puis apparaissent vomissements et diarrhée, une éruption cutanée, des symptômes d’insuffisance hépatique et rénale et des hémorragies.
Depuis la première émergence du virus en 1976, les épidémies d’Ebola restaient focalisées dans des zones forestières d’Afrique équatoriale et ne duraient que quelques semaines. Malgré un taux de létalité élevé, le nombre de décès ne dépassait généralement pas quelques dizaines. L’épisode qui a frappé l’Afrique de l’Ouest en 2014-2016, avec 28. 616 cas notifiés, et 11.310 morts dont 528 soignants, a été d’une ampleur sans précédent. Des cas de transmission à distance par des voyageurs infectés sont apparus dans des pays voisins (Nigeria, Sénégal, Mali) et lointains (Espagne, États-Unis).
Le virus responsable, Ebola de l’espèce Zaïre (ZEBOV), portait une mutation qui augmentait son pouvoir infectieux, donc sa transmission. Il faut rendre hommage à l’ensemble du personnel soignant, local et international, qui a réussi à juguler l’épidémie, souvent au péril de sa vie. Par ailleurs, des cas de transmission hétérosexuelle ont été prouvés, révélant que le virus Ebola peut persister dans le sperme pendant de nombreux mois après la guérison. L’OMS recommande aux hommes guéris de s’abstenir de relations sexuelles non protégées pendant un an.
Encore beaucoup d’efforts à faire

Très vite cependant, devant l’ampleur de l’épidémie, des équipes de recherche se sont mobilisées pour accélérer la mise au point d’un vaccin. Seul, le vaccin chimère rVSV-ZEBOV des laboratoires Merck, utilisant le virus de la stomatite vésiculaire comme vecteur, a pu être évalué en Guinée dès avril 2015. L’étude, conduite par l’OMS avec l’aide des instituts de la santé norvégien et canadien et de nombreuses ONG dont Médecins sans frontières, a été basée sur le principe de la «vaccination en anneaux»: pour chaque nouveau cas de fièvre Ebola, on vaccine les personnes qui ont été en contact avec le malade et celles qui ont été en contact avec elles: ici, une moitié du groupe était vaccinée immédiatement, l’autre moitié 3 semaines plus tard. En juillet 2015, aucun cas d’Ebola n’avait été détecté chez les 4 123 personnes vaccinées sans délai alors qu’on en dénombrait 16 chez les 3 528 vaccinées après 3 semaines de délai. Devant ces résultants probants, il fut décidé de vacciner sans délai tous les sujets contacts et contacts de contacts, ce qui a probablement hâté la fin de l’épidémie. Malheureusement, l’évaluation de l’efficacité du vaccin rVSV-ZEBOV n’était pas terminée. Les autorités de santé devraient toutefois reconnaître son efficacité protectrice, évidente sur l’animal, et autoriser sa mise sur le marché d’ici à 2018.
Si la mise sur le marché d’un premier vaccin contre la dengue représente une avancée remarquable, il reste encore beaucoup d’efforts à faire pour disposer de vaccins contre les virus Zika, Chikungunya et Ebola, afin d’être à même de pouvoir lutter efficacement contre leurs futures réémergences.

Mikael

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Quelle stratégie devra être mise en œuvre si une nouvelle épidémie du virus Ebola se déclare en Afrique ? Et surtout, comment devront être utilisés les futurs vaccins ? Ces questions sont au cœur d’un vaste essai clinique qui va bientôt être lancé en Afrique de l’Ouest, sévèrement touchée par une épidémie qui, entre 2014 et 2016, a fait plus de 11 300 morts, en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. « Plus de 5 000 adultes et enfants vivant dans les pays d’Afrique de l’Ouest, proches de l’épicentre de l’épidémie (…), seront recrutés », vient d’annoncer l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

LIRE AUSSI Pas si simple, la vie des survivants d’Ebola

Le virus hémorragique Ebola a été découvert en 1976. Pendant quarante ans, il n’a provoqué que des épidémies très localisées, principalement en Afrique centrale. Et c’est la raison pour laquelle cette maladie, bien que très meurtrière, n’a pas provoqué un grand intérêt auprès des grands organismes de recherche du Nord ou dans l’industrie pharmaceutique. Et pendant quarante ans, aucun traitement ni vaccin n’ont été développés contre le virus.

Mobilisation générale

Mais le contexte a changé quand, en 2014, la fièvre Ebola a commencé à se diffuser de manière incontrôlée en Afrique de l’Ouest. Et quand a émergé la crainte, assez peu fondée, que l’épidémie pourrait arriver dans les pays du Nord.

D’un seul coup, la mobilisation a été générale pour lancer des essais sur des traitements et des vaccins. Et tout est allé très vite. « Il faut dix ans pour développer un nouveau vaccin », répètent souvent les firmes pharmaceutiques. Mais là, en moins de deux ans, les avancées ont été très importantes.

Dès septembre 2014, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné le coup d’envoi d’essais pour tester un vaccin dans le cadre d’un projet rassemblant notamment Médecins sans frontières (MSF), les gouvernements canadien et norvégien, la fondation britannique Wellcome Trust, la Guinée et la société pharmaceutique Merck. Dans un essai mené en 2015 en Guinée, ce vaccin s’est « révélé hautement protecteur » comme l’a annoncé en décembre 2016 l’Organisation mondiale de la santé.

Evaluer des stratégies différentes

Mais de nombreuses questions restent en suspens. « On ne sait pas encore la durée de protection de ce vaccin, ni au bout de combien de temps apparaissent les anticorps. Et on ne sait pas s’il protège les enfants », indique le professeur Yazdan Yazdanpanah (Inserm, hôpital Bichat à Paris), investigateur principal de l’essai qui va être prochainement lancé.

LIRE AUSSI L’OMS confirme l’efficacité d’un vaccin anti-Ebola

Son objectif sera d’évaluer plusieurs stratégies, avec deux vaccins différents : celui déjà « prometteur » du laboratoire Merck et un deuxième de la firme Janssen-Johnson-Johnson. « C’est important de ne pas mettre toutes nos billes sur un seul vaccin. En cas de forte épidémie, il sera essentiel d’avoir deux vaccins pour produire vite et en grande quantité », précise le professeur Yazdanpanah.

Les critères immunologiques retenus

Cet essai va se dérouler en Guinée et au Liberia, deux pays où l’épidémie d’Ebola est désormais terminée et où le virus ne circule plus. « C’est la raison pour laquelle on ne va pas utiliser des critères cliniques pour mesurer l’efficacité de ces vaccins. On ne va pas regarder s’ils permettent d’éviter des infections. On va se baser sur des critères immunologiques en regardant l’apparition des anticorps », poursuit le professeur Yazdanpanah, en précisant que l’essai sera conduit par des institutions de recherche française, américaine, britannique, en lien avec les autorités sanitaires locales.

« C’est très important de faire travailler ensemble le Nord, le Sud et l’industrie pharmaceutique », indique ce médecin.

Pierre Bienvault
Source : La Croix.

Mikael

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Détournements de fonds de la Croix-Rouge destinés à la lutte contre Ebola
Jean-Paul Musangania (avec AFP) , le 06/11/2017 à 18h01 Envoyer par email
Cinq millions d’euros destinés à la lutte contre l’épidémie d’Ebola en Guinée, en Sierra Léone et au Liberia auraient été détournés entre 2014 et 2016.
Des membres de la Croix Rouge se préparent lors d’une intervention à Monrovia, Libéria le 4 octobre 2014. ZOOM
Des membres de la Croix Rouge se préparent lors d’une intervention à Monrovia, Libéria le 4 octobre 2014. / Pascal Guyot/AFP
Un an après la fin de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’ouest, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), basée en Suisse, s’est dite « outragée par la découverte de fraudes », samedi 4 novembre, à partir des fonds versés pour lutter contre la maladie en Guinée, en Sierra Léone et au Liberia. La FICR dénonce une malversation financière de ses anciens employés estimée à 5 millions d’euros.

La Croix-Rouge fait preuve de transparence

Celle-ci se décompose en trois séries d’actions malhonnêtes. Une fraude bancaire « entre les anciens employés de FICR et des employés d’une banque de Sierra Léone, a conduit à une perte financière possible de 2,13 millions de francs suisses » (1,83 million d’euros). La Croix-Rouge a aussi découvert un trafic de fausses factures d’un service de dédouanement (détournements liés aux primes) en Guinée qui aurait entraîné une perte estimée à 1,17 million de francs suisses (1 million d’euros).

Deux autres enquêtes sont encore en cours au Liberia sur le gonflement de prix des produits de secours, de salaires et de primes versées aux volontaires, d’un montant total estimé à 2,7 millions de francs suisses (2,3 millions d’euros), selon la même source.

« Apprendre de nos erreurs »

Interrogé sur Radio France internationale autour de cet effort de transparence, Jemilah Mahmood, sous-secrétaire général de la Fédération Internationale Croix-Rouge en charge des partenariats explique : « Ce qu’on a fait, c’est suivre les recommandations d’organisations comme Transparency international et de partager les résultats de nos enquêtes. On espère que ça va inspirer d’autres organisations. En tout cas, on avait besoin d’apprendre de nos erreurs. »

« Personne ne veut qu’il y ait des fraudes, nous sommes tous furieux et en colère que ce soit arrivé. On a l’impression qu’on ne nous a pas seulement volé de l’argent, mais qu’on nous a enlevé la possibilité d’assister les gens qui avaient sérieusement besoin de notre aide, et c’est vraiment inacceptable », poursuit-il.


Appel aux sanctions

Les opérations d’Ebola en Afrique de l’Ouest furent parmi les plus complexes de l’histoire humanitaire récente. En réponse à l’épidémie mortelle, la Croix-Rouge et d’autres organisations humanitaires avaient rapidement établi et étendu des bureaux, déployé des experts locaux et acquis des stocks importants de fournitures médicales et opérationnelles.

La FICR réfléchit aujourd’hui sur la mise en place d’une série de réformes. Elle compte renforcer la culture de transparence et de gestion des risques dans ses opérations.

En Sierra Léone et au Liberia, elle travaille avec la Commission anti-corruption pour enquêter et poursuivre légalement toute personne impliquée dans la collusion probable de détournement. En Guinée, elle examine avec les autorités du pays quelle serait la voie juridique la plus efficace.

LIRE AUSSI : Les oubliés d’Ebola

« Demander des comptes »

Dans tous les cas, la Fédération internationale est disposée « à lever à toutes les immunités et tous les privilèges (…) de tout employé impliqué ». Dans cette perspective, elle s’engage « à demander des comptes à tous ceux qui ont été impliqués dans ces fraudes et à réclamer tous les fonds mal appropriés, détournés ou saisis illégalement ».

L’épidémie d’Ebola a fait plus de 11 300 morts de 2013 à 2016 et contaminé près de 29 000 personnes, principalement dans ces trois pays d’Afrique de l’Ouest. Les volontaires de la Croix-Rouge ont joué un rôle crucial dans la fin de cette épidémie d’Ebola. Des équipes de volontaires ont fourni des traitements et des soins et ont pris la responsabilité d’enterrer les victimes de la maladie, prévenant jusqu’à 10 500 cas.

Jean-Paul Musangania (avec AFP)

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