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Fièvre Ebola : l'épidémie est l'une des "plus effrayantes"

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Josué

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Administrateur
Fièvre Ebola : l'épidémie est l'une des "plus effrayantes" jamais enregistrées
Selon un responsable de l'OMS, l'épidémie, qui touche l'Afrique de l'Ouest, pourrait encore durer de deux à quatre mois.
Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 08/04/2014 | 18:00 , publié le 08/04/2014 | 17:41

L'épidémie de fièvre Ebola en Afrique occidentale figure parmi "les plus effrayantes" jamais enregistrées depuis l'apparition de la maladie il y a quarante ans, a déclaré, mardi 8 avril, l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 111 personnes en sont mortes cette année, selon l'OMS.

Au cours d'un point de presse effectué à Genève, Keiji Fukuda, vice-directeur général de l'OMS, a indiqué que la propagation de l'épidémie était particulièrement inquiétante. Elle a commencé dans le sud de la Guinée, pour s'étendre vers la capitale Conakry et le pays voisin, le Liberia.

L'OMS a déclaré s'attendre à ce que l'épidémie du virus Ebola en Afrique de l'Ouest dure de deux à quatre mois. L'agence des Nations unies n'a toutefois recommandé aucune limitation des voyages à destination de la Guinée, où ont été recensés 157 cas suspects ou confirmés, dont 101 mortels. Aucune restriction n'a été formulée, non plus, pour le Liberia, où 21 cas suspects ou confirmés ont été signalés, dont 10 morts.

chico.

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Aux dernières infos elle aurait tuer plus de 300 personnes.

chico.

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Le virus Ebola devient incontrôlable en Afrique
Mis à jour à 07:31
La fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola s'étend de plus en plus en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, qui comptent désormais 60 foyers actifs. L'épidémie devient «hors de contrôle».

La Guinée, le Sierra Leone et le Libéria ont enregistré depuis le début de l'année 567 cas de fièvre hémorragique. Quelque 350 personnes sont mortes. (Photo: Keystone)
La Guinée, le Libéria et la Sierra Leone comptent «60 foyers actifs» de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola, a indiqué lundi l'ONG Médecins sans frontières (MSF). L'épidémie, aujourd'hui «hors de contrôle», menace de se propager à d'autres zones.

Cette épidémie «est d'une ampleur sans précédent de par sa répartition géographique, de par le nombre de cas et le nombre de victimes», a affirmé MSF dans un communiqué reçu par l'AFP à Dakar. «Soixante foyers actifs ont été identifiés dans ces trois pays», a ajouté l'organisation, sans préciser de répartition géographique.

Selon des bilans pour les trois pays communiqués lundi par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria ont enregistré depuis le début de l'année 567 cas de fièvre hémorragique, dont 385 ont été confirmés par des analyses comme étant dus au virus Ebola. On y dénombre 350 morts sur les 567 cas recensés, soit un taux de décès de près de 62%.

La Guinée, d'où la flambée est partie, est le pays le plus affecté avec 390 cas de fièvre (dont 267 mortels). Les analyses ont confirmé la présence d'Ebola dans 258 cas sur les 390. Parmi les zones les plus affectées, figurent Guéckédou, Macenta (sud) et Conakry, la capitale, ainsi que Telimélé, Boffa (ouest) et Kouroussa (est), d'après l'OMS.

Contacts évités

De même source, la Sierra Leone a dénombré 136 cas de fièvre dont 58 mortels. 103 des 136 cas ont été confirmés comme étant dus à Ebola. L'épidémie affecte essentiellement les régions Kailahun et Kenema (est). Depuis le 13 juin et jusqu'à nouvel ordre, les écoles du district de Kailahun sont fermées et les rassemblements publics interdits par le gouvernement.

Selon des résidents joints lundi par l'AFP dans ce district, la peur d'Ebola a poussé les populations à réduire leurs déplacements et éviter les contacts physiques au maximum.

Grâce à la campagne de sensibilisation, les habitants ont compris les risques et prennent des précautions individuelles, a indiqué Momodu Momoh, directeur d'école. Selon lui, beaucoup se promènent en permanence avec des solutions chlorées qu'ils utilisent comme désinfectant.

Au Libéria, selon l'OMS, il a été comptabilisé 41 cas (dont 24 mortels) de fièvre hémorragique et sur ce total, 25 ont été confirmés comme étant dus à l'Ebola. Les régions de Lofa (nord-ouest) et Montserrado (ouest), où est située la capitale Monrovia, font partie des régions les plus touchées. Des cas ont aussi été rapportés dans celles de Margibi (nord-ouest) et Nimba (nord).

Nouveau pic

Les humanitaires et autorités sanitaires ont expliqué faire face à un nouveau pic depuis fin mai, après avoir constaté une baisse des nouveaux cas entre avril et mai.

Selon MSF, «la recrudescence de cas d'Ebola en Afrique de l'Ouest est due à la mobilité de la population qui assiste à des funérailles où les mesures de contrôle de l'infection ne sont pas appliquées».

Le virus Ebola est hautement contagieux et mortel dans 25 à 90% des cas, selon l'OMS. Il se transmet à l'homme à partir d'animaux sauvages et se propage ensuite d'homme à homme. Il n'y a pas de vaccin ni de traitement spécifique contre la fièvre Ebola.

«La multiplication des zones touchées rend difficile la prise en charge des patients et le contrôle de l'épidémie», a affirmé MSF, qui compte «actuellement près de 300 travailleurs expatriés et nationaux» dans ces trois pays. L'ONG a pris en charge dans ses centres de traitement depuis mars «près de 470 patients, dont 215 cas confirmés» d'Ebola selon son communiqué.

Elle ne peut plus envoyer des équipes sur les nouveaux foyers «qui nécessitent pourtant une prise en charge urgente»,

Josué

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Administrateur
Le virus Ebola est "hors de contrôle" en Afrique de l'Ouest, alerte MSF

L'ONG évoque une situation d'urgence et le risque d'une propagation vers de nouveaux pays.

Du personnel médical de Médecins sans frontières transporte le corps d'une victime tuée par le virus Ebola, à Guéckédou (Guinée), le 1er avril 2014.
Du personnel médical de Médecins sans frontières transporte le corps d'une victime tuée par le virus Ebola, à Guéckédou (Guinée), le 1er avril 2014. (SEYLLOU / AFP)
Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 24/06/2014 | 08:29 , publié le 24/06/2014 | 07:59

Une situation alarmante. La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone comptent "60 foyers actifs" de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola, aujourd'hui "hors de contrôle", a indiqué lundi 23 juin Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué.

Cette épidémie "est d'une ampleur sans précédent de par sa répartition géographique, de par le nombre de cas et le nombre de victimes", a alerté l'ONG. "Avec l'apparition de nouveaux foyers en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, le risque d'une propagation à d'autres zones est aujourd'hui réel", a averti le docteur Bart Janssens, directeur des opérations de MSF.

Selon les premiers bilans de l'OMS pour la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia, 567 cas de fièvre hémorragique ont été enregistrés depuis le début de l'année, dont 385 ont été confirmés par des analyses comme étant dus au virus Ebola. On y dénombre 350 morts sur les 567 cas recensés, soit un taux de décès de près de 62%.

Une situation d'urgence
Le virus est hautement contagieux et souvent mortel, selon l'OMS. Il est transmis à l'homme à partir d'animaux sauvages et se propage ensuite d'homme à homme. Il n'y a pas de vaccin ni de traitement spécifique contre la fièvre Ebola.

"La multiplication des zones touchées rend difficile la prise en charge des patients et le contrôle de l'épidémie", affirme MSF, qui a pris en charge dans ses centres de traitement depuis mars "près de 470 patients, dont 215 cas confirmés" d'Ebola. L'ONG compte "actuellement près de 300 travailleurs expatriés et nationaux" en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Elle ne peut plus envoyer d'équipes sur les nouveaux foyers, "qui nécessitent pourtant une prise en charge urgente", alerte l'ONG.

samuel

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Administrateur
Ebola: l'épidémie en Afrique de l'Ouest "peut être stoppée", selon l'OMS
- Publié le 03/07/2014 à 12:31
À la une du Point.fr
La grave épidémie de virus Ebola qui frappe l'Afrique de l'Ouest "peut être stoppée", a estimé mercredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) devant les ministres de onze pays d'Afrique de l'Ouest réunis en urgence à Accra pour faire face à cette crise sanitaire majeure.

L'épidémie, la plus grave qu'ait entraîné ce virus, a tué 467 personnes, sur 759 cas de fièvres hémorragiques recensés dans les trois pays touchés, la Sierra Leone, la Guinée et le Liberia, selon le dernier bilan de l'OMS publié mardi.

C'est 129 décès de plus que le précédent bilan datant d'une semaine, une augmentation de plus d'un tiers, signe que l'épidémie est repartie après une accalmie en avril.

"Ce genre d'épidémie, ce genre de virus peut être stoppé", a déclaré Keiji Fukuda, sous-directeur général en charge de la Sécurité sanitaire à l'OMS.

"Il ne s'agit pas d'une situation unique --nous y avons déjà été confrontés plusieurs fois-- je pense donc que nous pouvons y faire face", a-t-il assuré. "Il s'agit néanmoins de l'épidémie d'Ebola la plus complexe, parce qu'elle se développe en même temps dans les milieux urbains et ruraux".

Le sommet de crise réunissant les ministres de la Santé ouest-africains a commencé mercredi matin dans la capitale ghanéenne et doit se poursuivre jeudi.

L'OMS a déjà déployé 150 experts sur le terrain depuis la première apparition du virus en Guinée en janvier.

Mais devant la hausse continue du nombre de décès et de cas d'Ebola, l'organisation a tiré "la sonnette d'alarme", estimant que des "mesures drastiques sont nécessaires" pour endiguer cette épidémie mortelle et hautement contagieuse.

Le 23 juin, Médecins Sans Frontières (MSF) avait déjà averti que l'épidémie était désormais "hors de contrôle" et menaçait de se propager à d'autres zones.

- Un seul cas suffit -

La "deuxième vague" d'épidémie marquée par un bond du nombre de morts ces dernières semaines est due au "relâchement" de la mobilisation dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest touchés par le virus, alors que la crise paraissait diminuer en avril, a expliqué le spécialiste de l'OMS, Pierre Formenty, interrogé la semaine dernière par l'AFP.

"Un seul cas peut faire repartir toute une épidémie", a-t-il estimé, justifiant les mesures drastiques nécessaires pour contenir la maladie.

Sur le terrain, l'AFP n'avait constaté la semaine dernière à Conakry, capitale du pays le plus touché, que de rares et dérisoires mesures préventives, comme des seaux d'eau de javel à l'entrée des restaurants populaires pour se désinfecter les mains.

Prennent part à la réunion d'Accra les ministres de la Santé ou des hauts responsables de Guinée, Liberia, Sierra Leone, Côte d'Ivoire, République démocratique du Congo, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Mali, Sénégal et Ouganda et différents partenaires de l'OMS.

L'épidémie actuelle --un cocktail de fièvres hémorragiques dont Ebola, Lassa, Crimée-Congo-- est partie de la Guinée, qui compte 303 morts (dont 193 attribués de manière certaine à Ebola). Le Liberia a dénombré 65 morts (33 attribués à Ebola) et la Sierra Leone 99 morts (65 attribués à Ebola).

Selon la vice-ministre libérienne de la Santé, Bernice Dahn, le manque de communication sur le virus favorise sa propagation, dans les villages où les croyances traditionnelles sont très ancrées.

"Les gens ne veulent même pas croire que le virus Ebola existe", a-t-elle déploré. Il faut mobiliser les chefs locaux, car les gens les croient plus que nous".

Le président du Sierra Leone Ernest Koroma a pour sa part déclaré mercredi dans un message télévisé que quiconque "abrite une victime de l'Ebola sans en faire part aux autorité sanitaires" enfreint la loi et sera sanctionné.

Le virus Ebola, qui provoque en peu de jours des "fièvres hémorragiques", suivies de vomissements et de diarrhées, tire son nom d'une rivière du nord de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), où il a été repéré pour la première fois en 1976.

Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme suivant les souches. Il n'y a ni vaccin ni traitement, on ne peut que prendre en charge les symptômes, notamment en réhydratant les malades par perfusion.

Ce virus de la famille des filoviridae se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Les rituels funéraires, où les parents et amis sont en contact direct avec le corps du défunt, jouent un rôle important dans la transmission.

samuel

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Administrateur

Ebola: l'épidémie pourrait se poursuivre plusieurs mois
Par LEXPRESS.fr, publié le 04/07/2014 à 07:57, mis à jour à 08:56


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/ebola-l-epidemie-

samuel

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Administrateur
Ebola: «On pourrait voir en France des cas importés »
Mots clés : Ebola, épidémie
Par Soline Roy - le 04/07/2014
INTERVIEW - Une épidémie de cette fièvre hémorragique n'est pas possible en Europe, mais il n'est plus exclu que l'on voit arriver sur notre sol des cas importés.
Alors que l'Afrique de l'Ouest fait face à la pire épidémie de fièvre hémorragique Ebola de l'histoire de la maladie, les ministres de la Santé de 11 pays de la région se sont réunis, à la demande de l'Organisation mondiale de la Santé, pour tenter d'endiguer cette maladie qui a tué 467 personnes sur 759 cas déclarés, selon le dernier bilan de l'OMS.
Le Pr Eric Caumes, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et président du comité des maladies liées aux voyages et des maladies d'importation, nous explique pourquoi une épidémie n'est pas possible en Europe.
LE FIGARO. - Quelle est la probabilité qu'une personne voyageant dans une zone contaminée soit touchée par le virus Ebola?
Pr Eric Caumes. - Elle est quasiment nulle, excepté peut-être dans le cas d'un migrant qui retournerait dans son pays d'origine et participerait, sans prendre de précautions, à un rite funéraire. Entre humains, cette maladie se transmet uniquement par contact avec le sang ou les fluides corporels d'une personne malade ou d'un mort d'Ebola, un voyageur lambda n'a donc aucune raison d'être contaminé. La transmission sexuelle par un malade en convalescence est aussi possible plusieurs semaines après la guérison, mais l'état de fatigue est tel après avoir été malade d'Ebola, que cela n'incite guère à la bagatelle… Les humanitaires envoyés pour soigner des malades peuvent évidemment être contaminés mais pour eux, le risque est très faible (car ils prennent les précautions nécessaires) et des procédures particulières de surveillance sont mises en place.
Mais une personne malade ne pourrait-elle pas venir en France, et y contaminer la population?
La probabilité que quelqu'un débarque en France pour s'y faire soigner n'est pas nulle, et il ne faut pas se faire trop d'illusions sur les filtres mis en place dans les aéroports des pays concernés car ceux-ci n'arrêteront pas les personnes en incubation ou peu symptomatiques. Aujourd'hui, la maladie n'est plus cantonnée à des endroits très isolées en pleine forêt tropicale, il existe des cas urbains, notamment à l'hôpital de Conakry. Il est donc beaucoup plus facile pour une personne contaminée de prendre un avion. C'est arrivé en 1996: un médecin du Gabon, qui se savait potentiellement contaminé après avoir été en contact avec un malade, était allé en Afrique du Sud pour se faire soigner. Lui avait guéri, mais une infirmière qui s'était occupée de lui est morte. Mais comme vous le voyez ce n'est arrivé qu'une fois depuis quarante ans que l'on a découvert Ebola. Les risques sont donc très faibles.
La France est-elle prête à y faire face?
Nous sommes prêts... à certains endroits. Si un malade est transféré dans un hôpital disposant d'un service de maladies infectieuses, celui-ci saura faire face sans problème majeur. Mais ce ne sera pas forcément le cas si le malade arrive dans un centre de soin lambda. Car la symtomatologie d'Ebola est trompeuse, ça ressemble beaucoup, au début, à une grippe ou à une diarrhée du voyageur! En revanche, le développement d'une épidémie en France est exclu. Si une personne contaminée arrivait dans notre pays, il se pourrait tout au plus qu'un soignant soit en contact avec le malade sans prendre les précautions nécessaires, et soit contaminé si le malade passait à travers les mailles du filet de détection.

samuel

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Administrateur
L'ONU s'inquiète à son tour de l'évolution d'Ebola
Mots clés : Ebola, OMS, épidémie
Par Pauline Fréour - le 26/06/2014
L'Organisation mondiale de la santé appelle à une plus grande coopération des pays ouest africains touchés ou menacés par l'épidémie, à qui l'on doit déjà quelque 400 décès.
L'Organisation mondiale de la santé, agence onusienne, a appelé jeudi les gouvernements d'Afrique de l'Ouest à prendre des «mesures drastiques» contre la progression du virus Ebola, alors que se déroule dans cette région la plus grave épidémie jamais observée chez l'homme.
D'après le bilan communiqué jeudi par l'OMS, la Guinée (le pays le plus touché), le Liberia et la Sierra Leone totalisent depuis le début de l'année 635 cas de fièvre hémorragique (dont un peu plus de la moitié ont été confirmés par des analyses comme étant dus au virus Ebola), dont 399 ont conduit au décès du malade.
«L'OMS est vivement préoccupée par la transmission en cours de l'épidémie aux pays voisins, ainsi que par le potentiel de propagation internationale ultérieure du virus Ebola», a déclaré dans un communiqué le docteur Luis Sambo, directeur régional de l'OMS pour l'Afrique. «Il ne s'agit plus d'une épidémie spécifique à un pays mais d'une crise sous-régionale qui requiert une action ferme des gouvernements et des partenaires», poursuit-il.
L'agence onusienne va organiser, les 2 et 3 juillet à Accra au Ghana, une réunion avec les ministres de la Santé des 11 pays d'Afrique de l'Ouest concernés ainsi que les organismes investis sur place. «Il faut impérativement intensifier les efforts de riposte, promouvoir la collaboration transfrontalière et le partage d'informations sur les cas suspects et les contacts (…) et mobiliser tous les secteurs de la communauté afin de garantir un accès sans entrave aux zones affectées. C'est de cette manière que l'on pourra enrayer efficacement l'épidémie», a-t-il ajouté. L'OMS a jusqu'à présent fourni une assistance technique en déployant une équipe pluridisciplinaire de plus de 150 experts.
La communication de l'OMS fait écho au cri d'alarme lancé lundi par l'ONG Médecins sans frontières, qui dénonçait une situation «hors de contrôle». «Nous avons atteint nos limites, nous n'avons plus la capacité d'envoyer des équipes sur les nouveaux foyers actifs», reconnaissait le Dr Bart Janssens, directeur des opérations de MSF. Le ministre guinéen de la Santé a contesté, affirmant contrôler la situation même si les événements restent préoccupants et que la maladie continue à progresser dans des villages à la frontières du Liberia et de la Sierra Leone.
Pourtant, jeudi, de nombreux Guinéens mettaient en cause la compétence du gouvernement. «Ils ont tellement menti que nos partenaires et même les populations ont à un certain moment baissé les bras. Voilà le résultat, l'épidémie prospère partout dans le pays», a confié à l'AFP le docteur Alphadio de l'hôpital Donka à Conakry, qui ne donne que son prénom. Dans la capitale, il n'y a plus de campagne d'information, ni à la radio, ni à la télévision, ni dans les rues. Dans les gares routières, au port et à l'aéroport, les contrôles sont réduits au strict minimum, voire inexistants. Mamadou Dian Sidibé, un commerçant ayant voyagé entre la Guinée et le Liberia confirme: «Tout le monde a peur, mais personne ne se protège. Je n'ai pas vu un seul agent de la santé qui parle» de la façon d'éviter la propagation. «La situation est grave entre la Guinée et le Liberia».
Découvert en 1976 dans l'actuelle République démocratique du Congo (ex-Zaïre), le virus Ebola est hautement contagieux et le taux de mortalité peut atteindre jusqu'à 90 % des cas, selon l'OMS. Il se transmet à l'homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite d'homme à homme, par contact avec du sang ou de sécrétions biologiques contaminés. Il n'y a pas de vaccin homologué contre la fièvre Ebola, qui se manifeste par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées.

samuel

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Administrateur
Le Liberia ferme ses frontières pour freiner le virus Ebola
Mis à jour il y a 21 minutes
Le Liberia a fermé dimanche la plupart de ses postes-frontières et imposé des mesures sanitaires très strictes aux points d'entrée restant ouverts pour tenter de freiner la propagation de la fièvre Ebola.






Le Liberia tente de freiner la propagation de la fièvre Ebola. (Photo: AFP)
«Toutes les frontières du Liberia seront fermées, à l'exception des principaux points d'entrée. A ces points d'entrée, des centres de prévention et de dépistage seront mis en place, et les mesures de prévention très strictes qui vont être annoncées seront scrupuleusement appliquées», a déclaré la présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, parlant d'un «problème sanitaire national».
Autre mesure annoncée pour freiner l'épidémie: les rassemblements publics comme les manifestations ou les événements promotionnels vont être soumis à des restrictions.
Malgré les précautions déjà prises, l'épidémie de fièvre Ebola continue de s'étendre. Deux Américains, dont un médecin de 33 ans, engagés dans la lutte contre l'épidémie de fièvre hémorragique liée au virus Ebola en Afrique de l'Ouest, ont été contaminés au Liberia, selon les organisations humanitaires pour lesquelles ils travaillent.
L'administration d'un traitement rapide est cruciale pour les sauver. Samaritan's Purse, une association caritative chrétienne, a indiqué que le médecin Kent Brantly avait été placé en quarantaine au centre de traitement contre l'Ebola de l'organisation, à l'hôpital ELWA de Monrovia, capitale du Liberia.
En outre, Nancy Writebol, qui travaille pour l'organisation caritative chrétienne SIM gérant l'hôpital, a elle aussi été contaminée par le virus. Elle était dans un état stable dimanche, a indiqué Samaritan's Purse. «Ils reçoivent tous deux des soins intensifs, mais il s'agit bien sûr d'une situation dangereuse et effrayante», a précisé à l'AFP la porte-parole.
Freetown touchée
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le taux de mortalité de la fièvre hémorragique Ebola peut atteindre 90% dans certains cas. Le virus Ebola a tué 660 personnes depuis le début de l'épidémie en Afrique de l'Ouest il y a quelques mois, dans trois pays: Guinée (314 morts), Sierra Leone (219 morts) et Liberia (127 morts), d'après le dernier bilan de l'OMS.
La Sierra Leone a pour sa part confirmé dimanche un premier cas de fièvre Ebola dans sa capitale Freetown, jusque-là épargnée, au surlendemain de l'annonce du premier cas au Nigeria. Le porte-parole du ministère sierra-léonais de la Santé, Sidi Yahya Tunis, a expliqué que Saudatu Koroma, une apprentie coiffeuse de 32 ans, était décédée samedi de l'Ebola.
L'épidémie touchait jusque-là essentiellement l'est du pays, dans les régions de Kenema et Kailahun.
Au ministère de la Santé, on assure cependant que la capitale est sous surveillance accrue et que les campagnes d'information ont été intensifiées. Un centre de traitement dédié au virus Ebola est en cours d'installation dans l'hôpital Lakka (banlieue ouest).

samuel

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Administrateur
Ebola pourrait se propager «comme un feu de forêt»
Mis à jour à 03:39
Les autorités de santé américaines demandent aux personnes voyageant en Afrique de l'Ouest de prendre un maximum de précautions.




Le 24 juillet 2014, le staff de l'hôpital de Monrovia, la capitale du Liberia, se prépare. (Photo: AFP)
Le virus mortel Ebola pourrait se propager comme un feu de forêt, ont prévenu lundi les autorités de santé américaines. Elles ont demandé aux personnes voyageant en Afrique de l'Ouest de prendre un maximum de précautions. La pire épidémie de l'histoire a déjà fait plus de 670 morts.
«La probabilité de voir cette épidémie se propager au-delà de l'Afrique de l'Ouest est très basse», a estimé Stephan Monroe, des centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Mais la situation «évolue rapidement» et les CDC doivent être prêts à faire face à la possibilité qu'un voyageur malade propage la maladie aux Etats-Unis.
Epidémie 'réensemencée' ailleurs
«Notre inquiétude est que l'épidémie soit 'réensemencée' ailleurs, comme un feu de forêt peut se répandre en partant d'un seul arbre, avec des étincelles», a ajouté Stephan Monroe.
«C'est clairement ce qui s'est produit au Libéria», a-t-il ajouté en constatant que ce pays n'avait pas constaté de cas d'Ebola durant 21 jours, la durée maximale d'incubation, mais que de nouveaux cas étaient malgré tout apparus.
«Il y a eu des cas 'réensemencés' par des personnes qui ont traversé la frontière, donc jusqu'à ce que nous puissions identifier et interrompre chaque source de transmission, nous ne serons pas en mesure de contrôler l'épidémie», a-t-il encore insisté. «La réponse à cette épidémie sera plus un marathon qu'un sprint», a-t-il conclu.
Nigeria touché
Lundi, le Libéria a annoncé la fermeture d'une partie de ses frontières pour tenter d'enrayer la propagation de cette épidémie de fièvre Ebola qui continue de s'étendre, avec le premier cas confirmé au Nigeria la semaine dernière.
Cette épidémie, en cours depuis le début de l'année, s'est déclarée en Guinée avant d'affecter le Libéria puis la Sierra Leone. Ces trois pays voisins totalisaient au 23 juillet 1201 cas dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. La fièvre hémorragique qu'il provoque se manifeste par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme et il n'y a pas de vaccin homologué contre elle.
(ats)

Josué

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[size=30]Ebola: les cinq signes qui suscitent l'inquiétude[/size]

Par LEXPRESS.fr avec AFP et Reuters, publié le 28/07/2014 à 21:04

Une patiente contaminée, en fuite dans une ville d'un million d'habitants, avant d'être retrouvée morte. Une épidémie qui dure depuis 7 mois sans qu'on parvienne à la juguler. Plus de 600 morts et quatre pays touchés... L'Afrique de l'ouest n'en a pas fini avec Ebola. 


[______________________Ebola__les_cinq_signes_qui_suscitent_l_inquietude___________________001PIPU]-[RB2D106H0014YABA]-20140729065000#article_comments]1[/url]

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Le virus Ebola, observé au microscope à électrons.





afp.com/Cynthia Goldsmith



 
Une patiente infectée dans la nature...
... avant d'être retrouvée morte. Nous sommes le vendredi 25 juillet et, tandis qu'une nouvelle épidémie de fièvre hémoragique attribuée au virus Ebola fait rage en Afrique de l'ouest, les autorités de la Sierra Leone lancent un appel à l'aide. Les raisons de leur détresse? Une patiente, testée positive à ce virus hautement contagieux, s'est échappée de l'hôpital où elle était en quarantaine.Durant 24 heures, elle se promène librement dans une ville de plus d'un million d'habitants. 
Cet épisode, bien réel, de l'épidémie déclarée en Guinée à la fin de l'année 2013 et qui a déjà fait plus de 600 morts sur le continent africain est-il le signe d'une contagion qui s'accélère? Pas officiellement. Mais si elle demeure sous contrôle, l'épidémie ne recule toujours pas. 
Un quatrième pays touché
Vendredi, un ressortissant libérien est mort du virus Ebola à Lagos, la capitale du Nigéria, et aussi la plus grande ville d'Afrique avec plus de 20 millions d'habitants. Ce décès officialisait du même coup le premier cas répertorié de fièvre hémoragique mortelle dans un pays jusque-là épargné par l'épidémie. Le Nigeria est ainsi devenu le quatrième pays touché, après la Guinée, le Liberia et le Sierra Leone.  
L'homme, âgé de 40 ans, est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi. Il travaillait pour le gouvernement libérien et a séjourné cinq jours dans la capitale nigériane avant de succomber. Il était arrivé dimanche au Nigeria via Lomé, la capitale togolaise et souffrait déjà de fièvre, de violents vomissements et de diarrhées à son arrivée à l'aéroport international de Lagos.  
Le cas de ce patient met parfaitement en lumière de défi que représente ce type d'épidémie pour l'OMS et les gouvernements concernés, dans une région où les échanges sont nombreux, pas seulement entre pays frontaliers. 
Des frontières fermées, des liaisons aériennes supprimées
Les autorités ont placé tous les ports et les aéroports du Nigeria en alerte samedi pour prévenir la propagation de la fièvre Ebola. Et la principale compagnie aérienne nigériane, Arik, qui parle d'une "mesure de précaution pour préserver la vie précieuse des Nigérians", a annoncé dimanche l'interruption de ses liaisons avec le Liberia et la Sierra Leone. Le gouvernement en revanche, excluait de fermer ses frontières, le pays n'étant voisin d'aucun des trois autres pays touchés pas l'épidémie. 
Ce n'est pas le cas du Liberia, qui compte 224 cas officiellement répertoriés, dont 127 mortels. "Toutes les frontières [sont] fermées à l'exception des principaux points d'entrée" dans le pays, a affirmé la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, ce lundi dans un communiqué.  
Seuls les deux aéroports de Monrovia et trois points d'accès terrestres restent ouverts. "A ces points d'entrée, des centres de prévention et de dépistage seront installés" et tous les voyageurs qui entrent dans le pays ou en sortent seront testés, a précisé la présidente. 
Un premier médecin occidental infecté
C'est une première depuis la résurgence de la fièvre Ebola en janvier dernier. Deux Américains, dont un médecin, engagés dans la lutte contre l'épidémie ont eux-mêmes été contaminés au Liberia, a annoncé lundi Samaritan's Purse, l'organisation humanitaire pour laquelle ils travaillent.  
Ils ont été placés en quarantaine au centre de traitement de l'organisation, à l'hôpital ELWA de Monrovia. Et si l'état de Nancy Writebol était jugé "stable", le cas du médecin Kent Brantly semble plus problématique. "Nous restons optimistes quant à son rétablissement, mais il n'est certainement pas encore tiré d'affaire", a déclaré à l'AFP Melissa Strickland, la porte parole de l'ONG. Le médecin agé de 33 ans a "de la fièvre" et "se plaint de douleurs musculaires". 
L'OMS doit gérer la peur des patients
"Il faut arrêter de diffuser le message selon lequel il n'y a pas de traitement. Plus vite les malades iront se faire traiter dans des centres de soins sécurisés, plus ils ont de chances de s'en sortir et de ne pas contaminer leurs proches", a déclaré lundi un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic. 
L'histoire de la fugueuse contaminée rapportée par Business Insider n'est sans doute pas totalement étrangère à ce nouvel appel de l'organisation. Elle est en tous cas révélatrice du sentiment de désespoir qui se répand au sein des populations dans les zones concernées par l'épidémie. Sur près de 1100 cas répertoriés depuis janvier, moins de la moitié des patients ont pu être sauvés et 660 sont décédés. 
 

Josué

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[size=36]Ebola : le virus continue de progresser en Afrique
Mots clés : Ebola
Par Jonathan Herchkovitch - le 29/07/2014

[/size]

«En une semaine, le nombre de cas a doublé dans notre centre», s'inquiète Géraldine Bégué, infirmière partie de Fribourg, en Suisse, pour rejoindre Médecins sans frontières (MSF) au centre de traitement de Kailahun. Dans cette petite ville de l'est de la Sierra Leone, au cœur de la zone touchée par Ebola, MSF tente depuis des mois de gérer la situation. «Nous sommes débordés, toujours en retard sur l'épidémie, et seulement capables de traiter les patients qui ont déclaré la maladie, ajoute-t-elle. Je suis inquiète pour les populations dans cette région, car j'ai l'impression que nous en avons encore pour des mois.» Le Dr Omar Khan, responsable médical du centre de traitement contre la fièvre Ebola à Kenema (est de la Sierra Leone), une des régions les plus affectées du pays, est d'ailleurs mort mardi après avoir attrapé le virus.
Cette flambée du virus Ebola, qui a infecté plus de 1200 personnes et en a officiellement tué 672 depuis le début de l'année, restait jusqu'alors confinée à la Guinée, au Liberia et à la Sierra Leone. Mais en quelques jours, deux cas déclarés aux États-Unis, et surtout un cas mortel à Lagos, capitale du Nigeria, inquiètent l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le centre américain de contrôle des maladies. Ils redoutent que cette épidémie, sans précédent par sa localisation et son amplitude, puisse maintenant se propager.
Le décès vendredi dans un hôpital de Lagos de Patrick Sawyer, consultant pour le ministère des Finances libérien, fait craindre une expansion à d'autres pays africains. Venu du Liberia en avion, il avait atterri au Nigeria le 20 juillet, après une escale au Togo. Pour prévenir toute propagation, l'hôpital a été mis en quarantaine, et 59 personnes, notamment du personnel navigant de l'avion emprunté par Sawyer, ont été mises sous surveillance pour 21 jours, temps d'incubation de la maladie.
«Si un cas devait se développer en France, il serait immédiatement repéré.»
Le virus, qui avait déjà atteint la capitale de la Sierra Leone, Freetown, est donc également présent dans l'une des plus grosses agglomérations du monde, Lagos, qui compte près de 21 millions d'habitants. Une mégalopole qui, par son statut de centre névralgique de l'économie africaine, est un lieu de passage et d'échange pour de nombreuses personnes venues de tous les coins de l'Afrique, et du monde. Une épidémie non contrôlée y serait catastrophique pour ce pays, et serait inquiétante pour les autres. L'OMS a dépêché des équipes au Nigeria et au Togo pour superviser les recherches de personnes ayant pu être en contact avec le consultant libérien, notamment lors du vol. Mais, selon le Dr Jean-Claude Manuguerra, responsable de la cellule d'intervention biologique d'urgence de l'Institut Pasteur, le risque épidémique dans les pays développés est faible. «Si un cas devait se développer en France, il serait immédiatement repéré. Ebola a besoin d'un système de santé mal organisé pour se développer, explique-t-il auFigaro. Les patients sont très peu contagieux avant de présenter les symptômes, qui sont très visibles et qui les clouent au lit. Il faut également avoir un contact très rapproché, avec un échange de liquide biologique. C'est pourquoi les contaminations se limitent généralement aux amis, à la famille et au personnel soignant.»
À sa connaissance, aucune contamination par Ebola n'a jamais été recensée dans un avion. Mais les mesures de précaution sont essentielles, pour éviter la propagation et permettre aux malades éventuels de profiter d'un traitement plus précoce, qui améliore les chances de guérison.

samuel

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EPIDEMIE
L'inquiétude face à Ebola grandit dans le monde
Mis à jour le 30.07.14
Médecins sans frontières a averti que le virus, qui a fait plus de 670 morts en Afrique de l'Ouest depuis le début de l'année, était «hors de contrôle».
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L'épidémie fait la Une de la presse nigériane. (Photo: AFP)
L'inquiétude face à l'épidémie d'Ebola qui se propage en Afrique de l'Ouest a commencé à gagner le reste du monde, les autorités britanniques s'alarmant mercredi de cette «menace» tandis que Hong Kong annonçait de possibles mesures de quarantaine.
L'organisation Médecins sans frontières a averti que le virus, qui a fait plus de 670 morts en Afrique de l'Ouest depuis le début de l'année, était «hors de contrôle» et qu'il y avait un «réel risque de voir de nouveaux pays touchés».
Liaisons aériennes interrompues
La maladie touche la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone, et a fait un mort au Nigeria, un passager arrivé à Lagos par avion de Monrovia via Lomé, ce qui a conduit deux compagnies aériennes africaines, Arik et ASKY, à interrompre leurs liaisons avec le Liberia et la Sierra Leone.
La situation a conduit l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) à consulter l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) au cours d'une téléconférence mardi, sans donner lieu toutefois à la prise de mesures immédiates.
Une menace «très sérieuse»
A Londres, une réunion interministérielle de crise a été convoquée à propos de cette épidémie que «le Premier ministre (David Cameron) considère comme une menace très sérieuse», a expliqué le chef de la diplomatie Philip Hammond.
Le ministre des Affaires étrangères s'est toutefois voulu rassurant après la réunion en jugeant «très peu probable» la possibilité qu'Ebola se propage au Royaume-Uni.
«Je voudrais souligner qu'en ce qui concerne le Royaume-Uni, la question porte sur la possibilité que quelqu'un ayant contracté la maladie en Afrique tombe malade ici», a-t-il déclaré.
Quant à une «propagation de la maladie au Royaume-Uni, nous avons des procédures de contrôle de l'infection qui rendent (cette hypothèse) très peu probable», a-t-il assuré, ajoutant que l'«approche la plus logique» était de fournir de l'aide «pour traiter la maladie à la source».
Recommandations d'hygiène
Une personne au Royaume-Uni, soupçonnée d'avoir contracté la maladie, a subi des tests qui se sont révélés négatifs.
Les autorités britanniques ont averti les agents de contrôle aux frontières et le personnel des aéroports sur les symptômes de cette maladie, et appelé les médecins à la vigilance, la période d'incubation de la maladie pouvant aller jusqu'à une vingtaine de jours.
Des recommandations d'hygiène sont données aux voyageurs dans la région affectée par Ebola sur le site du Foreign Office, comme le font également plusieurs autres pays européens depuis quelques mois.
Probabilité «infime» que l'Europe soit touchée
A Bruxelles, une source européenne a assuré que l'UE était équipée pour dépister et traiter les malades contaminés par le virus Ebola, et jugé «infime» la probabilité que l'épidémie touche les Etats membres.
Cette source a estimé que le système pour «dépister et contenir rapidement l'épidémie» fonctionnait, citant l'exemple d'un cas suspect signalé à Valence en Espagne qui s'est finalement révélé négatif.
La Commission européenne a pour sa part annoncé une aide supplémentaire de deux millions d'euros pour tenter de contenir l'épidémie, portant son assistance à 3,9 millions au total.
Mesures de précaution
A Hong Kong, ville densément peuplée de sept millions d'habitants précédemment affectée par des épidémies comme le SRAS, les autorités sanitaires ont annoncé qu'elles mettraient en quarantaine tout voyageur en provenance de Guinée, Sierra Leone et Liberia ayant des symptômes de fièvre, par mesure de précaution.
Les responsables de la santé hongkongais ont indiqué que des tests menés sur une femme arrivant d'Afrique, souffrant de fièvre et de vomissements, s'étaient également révélés négatifs.
1201 cas en 2014, dont 672 mortels
La France s'est quant à elle dite «mobilisée depuis le début de la crise» pour apporter aux pays concernés «un soutien technique et une expertise pour juguler l'épidémie».
Le ministère français des Affaires étrangères a notamment précisé soutenir «un projet de laboratoire mobile» permettant «un diagnostic au plus près des foyers actifs et dans de bonnes conditions de sécurité».
Le virus Ebola se manifeste notamment par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% et il n'existe pas de vaccin homologué. Il se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés.
Cette épidémie s'est déclarée au début de l'année en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone, trois pays voisins qui, au 23 juillet, totalisaient 1201 cas, dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l'OMS.
(afp)



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samuel

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Le virus Ebola a tué 729 personnes en Afrique de l'Ouest, pour 1 300 cas détectés
L'OMS, qui rèvèle ce nouveau bilan mercredi, précise que 57 personnes sont mortes en quatre jours, entre le 23 et le 27 juillet.

chico.

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La mobilisation contre Ebola grimpe d'un cran
Par Pauline FréourAFP, AP, Reuters AgencesService infographie du Figaro - le 31/07/2014
INFOGRAPHIE - Alors que le nombre de cas atteint désormais les 1300, plusieurs pays africains ont renforcé leurs mesures de surveillance. L'Organisation mondiale de la santé a annoncé un plan de 100 millions de dollars pour combattre l'épidémie.

Les jours passent et le nombre de victimes du virus Ebola continue de gonfler. Jeudi, l'Organisation mondiale de la santé a annoncé un bilan global de 1300 cas depuis le début de l'année, dont 672 mortels, essentiellement en Guinée, Sierra Leone et au Liberia. Pour la seule période du 23 au 27 juillet, 122 nouveaux cas ont été recensés. Face à l'épidemie, la directrice générale de OMS, le Dr Margaret Chan, et les présidents des pays d'Afrique de l'Ouest affectés, vont lancer vendredi en Guinée un plan de lutte de 100 millions de dollars (75 millions d'euros).
Les chefs d'Etat des pays les plus touchés ont commencé à prendre des mesures plus volontaristes. En Sierra Leone, le président Ernest Bai Koroma a décrété ce jeudi l'état d'urgence sur une période de 60 à 90 jours, éventuellement reconductible. Il a énuméré une batterie de dispositions, dont le placement en quarantaine des foyers d'Ebola, l'escorte des travailleurs sanitaires par les forces de sécurité et des perquisitions pour repérer les malades présumés.
Au Liberia, la présidente Ellen Johnson Sirleaf a ordonné mercredi soir la fermeture de toutes les écoles, ainsi que celle des marchés aux frontières. Certaines localités ont été mises en quarantaine. Elle a en outre décidé le placement «en congé obligatoire de 30 jours» de «tout le personnel non essentiel» du secteur public et que la journée du vendredi 1er août serait «chômée pour permettre la désinfection des bâtiments publics».
Le décès d'un malade vendredi au Nigeria a intensifié la crainte de voir le virus s'étendre à d'autres pays. Plusieurs États africains ont ainsi renforcé leurs mesures de protection au cours des deux derniers jours.
Liaisons suspendues
La République démocratique du Congo, où le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976, a durci les mesures de contrôle des passagers pour tous les vols faisant escale au Nigeria, et le seuil d'alerte nationale a été relevé. Le Kenya et l'Éthiopie, qui abritent deux importantes plates-formes aéroportuaires africaines, ont annoncé jeudi avoir renforcé leurs mesures de surveillance dans les aéroports. Deux compagnies panafricaines, Arik et ASKY, ont par ailleurs suspendu leurs liaisons avec le Liberia et la Sierra Leone.

Josué

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VIDEO. Ebola : les médecins en première ligne

Alors que l'épidémie ne cesse de progresser en Afrique de l'Ouest, les professionnels de santé au contact du virus Ebola sont aussi menacés. Plus d'une centaines de personnels soignant étaient infectées en fin de semaine. 
http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/ebola/ebola-les-medecins-en-premiere-ligne_662359.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20140804-[lestitres-coldroite/titre4]

chico.

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Ebola: l'OMS se penche sur le médicament expérimental
Mis à jour il y a 57 minutes
Un médicament mis au point aux USA et testé pour la première fois sur des êtres humains cette semaine est actuellement étudié par l'OMS.






A travers le monde, les hôpitaux se préparent à faire face aux cas de virus Ebola, comme ici à Londres. (Photo: AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi qu'elle allait saisir un groupe d'experts sur les questions d'éthique quant à l'usage éventuel d'un médicament expérimental mis au point aux Etats-Unis contre la fièvre hémorragique Ebola. Ce médicament n'existe qu'en petite quantité.
Le traitement à l'aide de ce médicament ayant donné des résultats positifs sur deux personnes atteintes du virus aux Etats-Unis, a conduit des experts à conseiller d'y avoir recours pour lutter contre l'épidémie. Le médicament, qui n'avait jamais été testé sur un être humain jusqu'alors, n'a pas reçu l'agrément des autorités médicales.
Aucun vaccin approuvé et certifié
Ce nouveau traitement appelé ZMapp est développé par la firme Mapp Biopharmaceutical de San Diego (Californie) en collaboration avec la société canadienne Defyrus.
«Nous sommes devant une situation inhabituelle. Nous avons une maladie avec un niveau élevé de mortalité sans aucun vaccin approuvé et certifié», a souligné le Dr Marie Paule Kieny, directeur général adjoint de l'OMS.
«Nous devons demander à des spécialistes de l'éthique médicale de nous donner des lignes de conduite pour une politique responsable».
Sans danger?
Les principes fondamentaux sont de savoir si un médicament est sans danger, grâce à des essais sur l'homme, et ensuite de mener des études en généralisant son emploi et en définissant comment l'utiliser, souligne l'OMS.
«La sécurité est la préoccupation première», ajoute le communiqué. L'organisation, dont le siège est à Genève, souligne également que de petites quantités de ce médicament sont actuellement disponibles et qu'il faudrait choisir à qui l'administrer.
Ci-dessous, une infographie de d'AFP sur le virus:

(ats)

Josué

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L'épidémie d'Ebola a fait plus de 930 morts en Afrique de l'Ouest. Le Liberia a décrété l'état d'urgence et le Nigeria compte sur un traitement expérimental américain. Le traitement, jamais testé auparavant sur des humains, a rapidement atténué les symptômes de deux patients américains, nourrissant l'espoir des pays confrontés à l'épidémie.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé qu'elle allait saisir un comité d'éthique de l'éventuelle utilisation de ce traitement. Le comité d'urgence des règles sanitaires internationales de l'OMS s'est en outre réuni pour déterminer si l'épidémie constituait une "urgence de santé publique de portée mondiale", susceptible d'entraîner des mesures à l'échelle globale.
En Europe, un malade espagnol a été rapatrié à Madrid depuis le Liberia. Une autre missionnaire détentrice d'un passeport espagnol était aussi à bord de l'Airbus A310, avait indiqué un peu plus tôt le ministère sur son compte Twitter. Juliana Bohi, qui travaillait au Liberia dans le même hôpital que Miguel Pajares Martin, n'a pas été détectée porteuse du virus au Liberia.

Josué

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[size=36]Ebola : le transport délicat des malades atteints du virus
Mots clés : Ebolavirus
Par Caroline PiquetAFP agence - le 06/08/2014
Comment sont transférés les patients ? Quelles précautions sont prises par les différents pays ? Comment se passe l'arrivée des patients ? Eléments de réponses.[/size]

Alors que la communauté internationale craint une expansion de l'épidémie du virus Ebola, les premiers malades commencent à être rapatriés aux Etats-Unis et en Europe. Deux Américains - un médecin et une missionnaire - ont ainsi été rapatriés du Libéria par avion sanitaire et admis dans des hôpitaux spécialement équipés à Atlanta dans le sud-est des Etats-Unis. A son tour,l'Espagne a envoyé un avion mercredi pour rapatrier un missionnaire espagnol de 75 ans, très affaibli après avoir également contracté le virus au Liberia. Comment sont transférés ces patients? Quelles précautions sont prises par les pays concernés? Comment les patients sont-ils pris en charge à l'hôpital? Eléments de réponses.
Comment sont transférés ces patients?
L'opération est particulièrement délicate. Le virus se transmettant par contact direct avec les fluides corporelles (le sang, l'urine, les vomissements), les autorités doivent redoubler de vigilance pour qu'il n'y ait aucun cas de contagion pendant le voyage. Les patients sont transportés par avion équipé d'un système hautement médicalisé et sécurisé. A bord, tout est prévu pour surveiller et traiter le malade. Mais le virus Ebola étant très contagieux, il faut pouvoir isoler le patient contaminé. Un dispositif baptisé «Aeromedical Biological Containment System» (ABCS) a été installé dans l'avion transportant samedi le premier patient américain, le médecin Kent Brantly. Il s'agit d'une tente en plastique étanche, équipé d'un système de ventilation, sous laquelle le patient est allongé sur une civière (voir la photo-ci-contre).

samuel

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L'OMS espère un vaccin pour Ebola en 2015
Mis à jour à 14:21
Il pourrait y avoir des tests cliniques pour un vaccin préventif contre Ebola dès le mois de septembre. S'ils sont concluants, un vaccin pourrait être prêt en 2015, selon un responsable de l'OMS.



Un vaccin préventif contre le virus Ebola mis au point par le laboratoire britannique GSK pourrait faire l'objet d'essais cliniques dès le mois prochain, et si ceux-ci sont concluants, être disponible courant 2015, a indiqué le directeur du département des vaccins et immunisation de l'OMS à la radio RFI.
«On cible le mois de septembre pour commencer les essais cliniques, d'abord aux Etats-Unis et certainement dans un pays africain, car c'est là que nous avons les cas», a précisé Jean-Marie Okwo Bélé dans une interview dont des extraits ont été diffusés sur le site internet de RFI.
Optimisme
Interrogé sur les perspectives de commercialisation du vaccin, il s'est montré optimiste : «nous pensons que si on commence au mois de septembre, vers la fin de l'année on peut déjà avoir des résultats».
«Et comme il s'agit d'une urgence, on peut mettre en place des procédures d'urgence (...) pour que courant 2015 on puisse disposer d'un vaccin», a-t-il ajouté dans une interview qui doit être intégralement diffusée en fin d'après-midi par RFI.
Il n'existe pour l'instant aucun traitement spécifique sur le marché permettant de traiter ou de prévenir la fièvre hémorragique Ebola provoquée par un virus très virulent qui peut tuer en quelques jours. Le taux de létalité (rapport entre le nombre de cas et le nombre de décès) est supérieur à 50%.
Plusieurs vaccins en sont au stade des essais tandis qu'un traitement prometteur, le ZMapp, vient pour la première fois d'être testé sur des Américains infectés en Afrique après avoir donné d'excellents résultats sur des singes.
Lagos et l'Inde prennent des mesures
Sur le terrain, la mégalopole de Lagos a fait appel samedi aux volontaires pour lutter contre l'épidémie d'Ebola. Comme le Liberia et la Sierra Leone avant lui, le Nigeria a décrété vendredi l'état d'urgence sanitaire après que deux nouveaux cas y eurent été annoncés, portant à neuf le nombre de cas confirmés d'infections, dont deux mortels.
De son côté l'Inde a mis ses aéroports et ses ports en alerte et le gouvernement a ouvert une ligne téléphonique d'urgence samedi dans le cadre de mesures visant à lutter contre tout foyer de l'épidémie Ebola dans le pays de 1,25 milliard d'habitants.
Tous les passagers arrivant par avion en Inde en provenance de pays touchés par le virus Ebola doivent désormais remplir un formulaire avec une liste de leurs symptômes et fournir des adresses pour que les autorités puissent suivre les personnes qui pourraient tomber malades.

samuel

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Le Nigeria cherche des volontaires pour soigner les malades
Mis à jour le 9.08.14
Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, a fait appel samedi à des volontaires face à l'épidémie d'Ebola.

























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En manque de personnel soignant, le Nigeria a fait appel à des volontaires samedi pour faire face au virus Ebola. (9 août 2014) Image: Keystone

La fièvre hémorragique a déjà tué près de 1000 personnes en Afrique de l'Ouest et constitue pour l'OMS une urgence «mondiale».
Avec 13 cas (confirmés, probables ou suspects), dont deux mortels, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Nigeria est le quatrième pays affecté. L'épidémie y reste limitée à Lagos, capitale économique et ville la plus peuplée d'Afrique de l'Ouest avec plus de 20 millions d'habitants.
Pour lutter contre la flambée, l'Etat de Lagos a fait appel à des volontaires, reconnaissant être confronté à un manque de personnel. Il y a deux jours, les médecins de la santé publique ont levé leur mot d'ordre de grève.
Le Nigeria a décrété vendredi l'état d'urgence sanitaire. Il a décidé d'accorder plus de 11,5 millions de dollars (10,4 millions de francs) à la lutte contre l'épidémie. Pour épauler le pays, les Etats-Unis ont annoncé le renforcement de leur assistance en personnel et en matériel.
Leur agence de développement (USAID) a promis d'allouer 12 millions de dollars pour la lutte anti-Ebola dans les pays affectés: Guinée, Liberia, Sierra Leone et Nigeria.
Il n'existe aucun traitement ou vaccin spécifique contre cette fièvre caractérisée par des hémorragies, vomissements et diarrhées. Elle est provoquée par un virus qui se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés.
Fermeture des frontières
Avant le Nigeria, le Liberia et la Sierra Leone avaient déjà décrété l'état d'urgence sanitaire. La Guinée réfléchit aussi à une telle mesure. Pour l'heure, le pays a annoncé samedi la fermeture de ses frontières terrestres avec Liberia et Sierra Leone.
En vertu de l'état d'urgence sanitaire, deux villes de l'est de la Sierra Leone, Kailahun et Kenema, ont été mises en quarantaine. Plus de 1500 policiers et militaires sont en cours de déploiement dans ce pays pour faire respecter les mesures de quarantaine, selon le gouvernement.
Hôpitaux désertés
Le Liberia a quant à lui restreint les déplacements entre certaines provinces et la capitale. Ces restrictions suscitent des craintes de pénuries alimentaires. Elles ont aussi provoqué le report sine die de la campagne pour les élections sénatoriales partielles, a annoncé samedi la commission électorale.
Autre préoccupation: la menace de grève des travailleurs de la santé. Ceux-ci ont dénoncé le manque de moyens et de matériel pour gérer les cas d'Ebola, qui a fait plusieurs morts dans leurs rangs.
A Monrovia, la situation est «catastrophique», a alerté vendredi Lindis Hurum, coordinatrice d'urgence au Liberia de Médecins sans frontières (MSF). Par peur de la contagion, des hôpitaux de la capitale ont été désertés par leurs employés et fermés.
Dans la capitale, une missionnaire congolaise est morte samedi de la fièvre hémorragique. Elle faisait partie de l'Ordre hospitalier de San Juan de Dios pour lequel travaillaient les religieux espagnols évacués jeudi du Liberia en raison de l'épidémie.
Aéroports indiens en alerte
Signe de l'inquiétude grandissante, le Tchad a décidé de suspendre tous les vols en provenance du Nigeria voisin. Hors d'Afrique, l'Inde, pays de 1,25 milliard d'habitants, a annoncé avoir mis ses aéroports et ses ports en alerte.
Au Canada, un homme récemment rentré du Nigeria et présentant des symptômes de fièvre Ebola a été placé vendredi à l'isolement. Enfin, les premières analyses réalisées après le décès d'un Saoudien après un séjour en Sierra Leone montrent qu'il n'était pas porteur du virus.
(ats)


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Le missionnaire espagnol infecté par Ebola est à Madrid

samuel

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Le Rwanda a annoncé dimanche soir avoir placé en isolement un étudiant allemand hospitalisé à Kigali, présentant des symptômes de la maladie d'Ebola. "Aujourd'hui (dimanche) en fin d'après-midi, un patient de l'hôpital King Faisal présentant des symptômes d'Ebola a été mis en isolement dans l'attente des résultats de ses tests", qui devront déterminer si le patisouffre de la fièvre hémorragique, selon un communiqué du gouvernement rwandais. Les résultats devraient être disponibles sous 48 heures.  

Selon deux tweets d'Agnes Binagwaho, la ministre rwandaise de la Santé, le patient, un étudiant allemand présentant des signes de fièvre et atteint de paludisme ("malaria") "avait passé plusieurs jours au Liberia avant de venir au Rwanda".  

 

 
Il s'agit du premier cas suspect d'Ebola au Rwanda depuis le début de l'épidémie qui frappe l'Afrique de l'Ouest depuis le début de l'année. L'épidémie a fait au moins 932 morts sur 1700 cas présumés depuis le début de l'année dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest, amenant l'Organisation mondiale de la santé à décréter vendredi "une urgence de santé publique de portée mondiale".  
 

 
 
Avec 

Josué

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La fièvre hémorragique Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest a franchi la barre des 1 000 morts, avec 1 013 décès et 1 848 cas dénombrés, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), publié le 12 août. Le virus fait rage dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest depuis le 6 décembre 2013. C'est la plus grave épidémie depuis sa découverte 1976.
52 nouveaux décès ont été enregistrés entre le 7 et le 9 août et 69 nouveaux cas recensés, précisent les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé actualisés lundi soir. Il y a eu 11 nouveaux cas et 6 décès en Guinée, 45 nouveaux cas et 29 décès au Liberia, pas de nouveaux cas ou de décès au Nigeria et 13 nouveaux cas avec 17 décès au Sierra Leone.
Par ailleurs, plusieurs étrangers ayant séjourné dans ces pays ont été contaminés. C'est le cas de deux Américains en mission humanitaire et d'un prêtre espagnol, infectés au Liberia. D'autres cas ont été suspectés à Hong Kong, au Sénégal et en Roumanie, mais les analyses ont innocenté le virus Ebola.

samuel

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Ebola : le missionnaire espagnol contaminé par le virus au Liberia est mort à Madrid

Miguel Pajares, 75 ans, premier ressortissant européen touché par cette épidémie, avait été rapatrié en Espagne jeudi 7 août.

Josué

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[size=36]Ebola: peut-on donner le sérum expérimental à tous les malades ?
Mots clés : Ebolavirusépidémie
Par Caroline Piquet - le 07/08/2014
Cette question d'éthique sera débattue par une quinzaine d'experts internationaux, lundi prochain, à la demande de l'Organisation mondiale de la santé. Ils devront rendre un avis le soir même.[/size]

Confrontée à l'épidémie grandissante du virus Ebola, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se retrouve devant une situation sanitaire inédite. «Nous avons une maladie avec un niveau élevé de mortalité sans aucun vaccin approuvé et certifié», résume le Dr Marie Paule Kieny, directrice générale adjointe de l'OMS. Le traitement ZMapp ayant donné des résultats positifs sur deux personnes atteintes du virus aux États-Unis, des experts ont demandé à l'OMS de l'utiliser à grande échelle et rapidement. Que faire face à cette situation d'urgence? Peut-on administrer à toute une population un traitement qui n'a jamais été testé sur l'homme et dont on ne connaît pas l'efficacité, ni même l'innocuité? Si oui, qui pourra en bénéficier, sachant que les laboratoires ne pourront pas en produire suffisamment pour tout le monde?
Une quinzaine d'experts donneront leur réponse lundi
Pour répondre à ces questions éthiques, l'OMS a décidé de regrouper les meilleurs experts du monde. «Nous devons demander à des spécialistes de l'éthique médicale de nous donner des lignes de conduite pour une politique responsable», explique encore le Dr Marie Paule Kieny. Pour ne pas perdre de temps, l'OMS est déjà en train de constituer une liste d'experts. Au total, ils devraient être une quinzaine, réunis lors d'une téléconférence. «Ces spécialistes débattront pendant toute la journée de lundi avant de rendre leur avis le soir même», explique-t-on à l'organisation, dont le siège est à Genève.
Parmi les experts présents dans le comité, on devrait retrouver des médecins, des chercheurs mais aussi des philosophes, des sociologues ou encore des psychologues. «C'est important que soit représentée la société civile, explique le Pr Christian Hervé, directeur du laboratoire d'éthique médicale à l'université Paris-Descartes. Cela permet de légitimer l'avis d'un tel comité.»
Pas assez de traitements pour tout le monde
Les questions posées aux experts seront des plus délicates. «Ce sera un vrai dilemme entre M. Précaution et Mme Pragmatique, prédit le Pr Bernard Bégaud, médecin pharmacologue. Soit vous utilisez un produit sans en connaître les effets secondaires, soit vous préférez poursuivre les tests et les recherches sur le traitement avant de l'administrer, au risque que cela prenne du temps alors que des personnes sont en train de mourir.» Dans le cas d'Ebola, «il faut savoir que 40% des malades vont survivre, rappelle Sylvain Baize, directeur du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales de l'Institut Pasteur. Ainsi, on prend forcément un risque en leur donnant un traitement dont on ne connaît pas les effets.»
À qui pourrons-nous administrer ce traitement? Et combien? Voilà d'autres questions auxquelles devront répondre les spécialistes. «Or, on sait qu'il n'y aura jamais assez de traitements pour tout le monde, constate Sylvain Baize. Les laboratoires ne sont pas en mesure d'en produire suffisamment et en aussi peu de temps. Il faudra donc faire des choix.» En attendant de connaître la réponse des spécialistes, Map Pharmaceuticals, société américaine qui a développé le sérum en collaboration avec la canadienne Defyrus, a fait savoir qu'elle essayait d'augmenter sa production.
Au final, la position des experts devrait déterminer la ligne de conduite de l'OMS dans les prochaines semaines. L'organisation internationale étant habituée à donner des recommandations graduées, en fonction des pays, «il est fort probable que les experts soient dans le compromis et rendent un avis proportionné», pense le Pr Bégaud, qui imagine différents scénarios. «Cela m'étonnerait qu'ils refusent catégoriquement d'utiliser ces traitements expérimentaux. En revanche, il est possible qu'ils ciblent des populations dans des zones hautement contaminées ou qu'ils privilégient le traitement du personnel médical», suggère le médecin.
Selon un dernier bilan de l'OMS en date du 4 août, 932 personnes sont mortes sur les 1711 cas d'infection pour cette épidémie d'Ebola touchant surtout trois pays d'Afrique de l'Ouest, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires américaines (CDC). Elles ont porté, ce même jour, leur alerte sanitaire au niveau 1, le plus élevé.

samuel

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Ebola : le Nigeria décrète l'"état d'urgence"
Le Point.fr - Publié le 09/08/2014 à 12:12 - Modifié le 09/08/2014 à 15:45
Alors que le Nigeria a annoncé deux nouveaux cas vendredi soir, l'OMS pousse les pays à renforcer le contrôle des voyageurs venant d'Afrique de l'Ouest.


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L'alerte mondiale lancée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) poussait samedi les pays à renforcer le contrôle des voyageurs en provenance d'Afrique de l'Ouest afin de contrer la propagation d'Ebola, qui a contaminé deux nouvelles personnes au Nigeria, en état d'urgence. 

Le comité d'urgence de l'OMS, réuni mercredi et jeudi à Genève, a été "unanime pour considérer que les conditions d'une urgence de santé publique de portée mondiale sont réunies", a déclaré vendredi à la presse le Dr Margaret Chan, directrice générale de l'organisation. Devant l'aggravation de la situation, il faut une "réponse internationale coordonnée" pour "arrêter et faire reculer la propagation internationale d'Ebola", a-t-elle estimé.

L'épidémie d'Ebola, un virus identifié pour la première fois en 1976, a fait près de 1 000 morts depuis le début de l'année sur plus de 1 700 cas présumés.

L'état d'urgence sanitaire décrété au Nigeria

Le comité demande aux chefs d'État des pays affectés de "décréter un état d'urgence" et les invite à "s'adresser personnellement à la nation" pour informer les populations.

Comme le Liberia et la Sierra Leone, deux des pays les plus touchés, l'ont déjà fait, le Nigeria a décrété vendredi l'état d'urgence sanitaire. Deux nouveaux cas y ont été annoncés dans la soirée, portant à neuf le nombre de cas confirmés d'infections, dont deux mortels. Le président Goodluck Jonathan a également approuvé le déblocage immédiat de 1,9 milliard de nairas (11,67 millions de dollars) pour combattre la maladie dans son pays, le plus peuplé d'Afrique.

Les autorités sanitaires américaines (CDC) ont indiqué de leur côté qu'elles envoyaient davantage de personnel et de matériel sur place. "Nous sommes très inquiets au sujet de Lagos et du risque de contagion, étant donné que Lagos - et le Nigeria - n'a jamais connu l'Ebola", a indiqué le porte-parole des CDC, Tom Skinner.

Quarantaine de 31 jours

En Côte d'Ivoire, pays voisin du Liberia et de la Guinée, où l'épidémie a fait des centaines de morts, les autorités ont décrété vendredi un niveau d'alerte "très élevé" face au virus, avec la mise en place de comités de surveillance communautaire.

L'épidémie d'Ebola est cette année "la plus importante et la plus sévère" en quatre décennies, a encore souligné le Dr Chan. L'OMS ne place pas en quarantaine les quatre pays concernés (Guinée, Liberia, Sierra Leone, Nigeria) pour ne pas aggraver leur situation économique, mais demande des mesures de contrôle à leurs points de sortie et des précautions particulières aux compagnies aériennes continuant à les desservir. Compte tenu d'un temps d'incubation de 21 jours, une quarantaine de 31 jours doit être imposée pour les cas suspects, a précisé le Dr Keiji Fukuda, adjoint de la directrice générale responsable de l'épidémie.

Ceux qui ont été en contact avec des malades, à l'exception du personnel médical équipé de vêtements protecteurs, ne doivent pas être autorisés à voyager. Les équipages des vols commerciaux vers les pays concernés doivent recevoir une formation et du matériel médical de protection pour eux et leurs passagers. Le comité demande que tous les voyageurs quittant les pays affectés fassent l'objet d'un examen dans les aéroports, les ports et aux principaux postes-frontières, avec un questionnaire et une prise de température, les cas suspects devant être stoppés.

"Les déclarations ne sauveront pas des vies"

C'est la troisième fois que l'OMS instaure un tel dispositif d'urgence. Elle l'avait fait en 2009 pour l'épidémie de grippe aviaire en Asie et en mai dernier face aux nouveaux développements de la poliomyélite au Proche-Orient.

Pour le Dr Bart Janssens, directeur des opérations de MSF, dont les équipes sont les plus nombreuses sur le terrain, la décision de l'OMS est positive, mais "les déclarations ne sauveront pas des vies". Il demande "une action immédiate sur le terrain" avec un large déploiement de moyens par les pays qui en sont dotés, ajoutant : "Des vies sont perdues parce que la réponse est trop lente."

Aider les pays touchés

Le Liberia et la Sierra Leone, déjà en état d'urgence, ont placé en quarantaine trois villes de la zone contaminée, fermé certaines routes et lieux de loisirs, dans des efforts désespérés pour enrayer l'épidémie. Au risque de provoquer des pénuries : les responsables des provinces du nord du Liberia, coupées du reste du pays par des barrages militaires, font état d'un envol des prix des denrées alimentaires.

Margaret Chan a appelé "la communauté internationale à fournir le soutien nécessaire" aux pays touchés.

Au Liberia, le géant mondial de l'acier ArcelorMittal a décidé de suspendre le chantier d'agrandissement d'un site minier, par crainte d'Ebola.

Un traitement expérimental

Excluant des restrictions sur les voyages internationaux ou sur le commerce international, l'OMS a demandé aux États de "se préparer à détecter et traiter des cas de malades Ebola" et à faciliter l'évacuation de leurs ressortissants, surtout les personnels médicaux qui ont été exposés.

L'Europe a accueilli jeudi un premier malade d'Ebola, un missionnaire espagnol rapatrié du Liberia, peu après le rapatriement de deux patients originaires des États-Unis qui ont reçu un traitement expérimental. L'un d'eux, un médecin américain infecté au Liberia, a dit vendredi aller de mieux en mieux, jugeant que son rétablissement tenait de la volonté divine.

Un individu de retour du Nigeria et présentant des symptômes de fièvre Ebola a été placé vendredi à l'isolement dans un hôpital canadien, ont rapporté des médias locaux.

De hauts responsables sanitaires américains ont jugé inévitable que des personnes ayant voyagé dans les pays africains touchés entrent infectées aux États-Unis, mais ont affirmé ne pas craindre une épidémie étendue dans le pays.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Il provoque une fièvre caractérisée par des hémorragies, vomissements et diarrhées.

samuel

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EPIDÉMIE
Les premiers Africains reçoivent le traitement contre Ebola
Mis à jour à 07:30
Trois médecins africains ayant contracté la fièvre hémorragique Ebola ont reçu des doses du traitement expérimental ZMapp au Libéria. Avec 413 morts, le pays est le plus touché d'Afrique de l'Ouest.
































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Le bilan de l'épidémie de fièvre Ebola s'élève désormais à 1145 morts, rapporte vendredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). (15 août 2014) Image: AFP
Les trois médecins sont les premiers Africains à recevoir le traitement, qui a été déjà été administré à deux travailleurs humanitaires américains et à un prêtre espagnol. Depuis, la santé des Américains s'est améliorée, mais le prête espagnol est mort.
Le traitement des trois médecins a commencé jeudi soir, a précisé le responsable médical du centre médical John F. Kennedy à Monrovia où deux des médecins travaillaient avant de contracter la maladie. La durée du traitement est de six jours.
Environ 90% des personnes atteintes de fièvre Ebola en meurent, soit un taux de décès si élevé que le centre américain pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC) a classé la maladie en catégorie A (agent de terrorisme biologique). Pour l'épisode actuel, le taux de décès est proche de 60%.
Cas suspect en Espagne
En Espagne, un premier cas suspect depuis la mort du missionnaire espagnol rapatrié à Madrid le 7 août, a été détecté. Une personne a été placée en isolement dans un hôpital spécialisé à Alicante (ouest), ont annoncé samedi soir les autorités sanitaires.
Des examens ont été menés sur le patient, mais «nous n'aurons pas les résultats avant la semaine prochaine, peut-être lundi», a précisé une source hospitalière.
En cinq mois, l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola, qui s'est déclarée en Afrique de l'Ouest, a fait 1145 morts, selon le dernier bilan de l'OMS arrêté au 13 août: 380 en Guinée, 413 au Libéria, 348 en Sierra Leone et quatre au Nigeria.
(ats)

samuel

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Des malades d'Ebola s'échappent d'un centre
Mis à jour le 17.08.14
Un centre d'isolement a été pris pour cible au Liberia par des assaillants qui ne croyaient pas au virus. 17 personnes infectées se sont échappées.

(afp)Des hommes armés affirmant ne pas croire à la maladie d'Ebola ont attaqué un centre d'isolement pour patients à Monrovia, la capitale du Liberia, provoquant la fuite de dix-sept malades et emportant du matériel, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. «Ils ont cassé les portes et ont pillé les lieux.
Les malades ont tous fui», a affirmé Rebecca Wesseh, un témoin de l'incident survenu dans la nuit de samedi à dimanche. Ses propos ont été confirmés par des habitants et le secrétaire général des travailleurs de la santé au Liberia, George Williams.
«Mon fils a été emmené ici il y a quatre jours»
Selon M. Williams, 29 malades d'Ebola avaient été admis dans le centre, où ils suivaient des traitements préliminaires avant leur évacuation dans un hôpital. «Ils étaient tous testés positifs à l'Ebola», a-t-il affirmé.
«Parmi ces 29 malades, 17 ont fui hier (lors de l'assaut). Neuf sont morts il y a quatre jours et trois autres ont été hier (samedi) emmenés de force par leurs parents» vers une destination inconnue, a-t-il précisé.
«Mon fils a été emmené ici (dans le centre) il y a quatre jours. Chaque jour, je viens le voir et on me dit qu'il va bien. Ce matin, la sécurité m'a dit que je ne pouvais pas entrer parce que le camp avait été attaqué», a raconté un vieil homme, Fallah Boima, à l'AFP.
«Je ne sais pas où il est et je suis désorienté. Il ne m'a pas appelé depuis qu'il a quitté le centre. Toutes les infirmières sont parties. Est-ce que je saurai où se trouve mon fils ?», a-t-il ajouté.
Les assaillants ne croient pas au virus
Des individus, pour la plupart des jeunes, armés de gourdins, se sont introduits de force dans le lycée de la banlieue de Monrovia qui abrite le centre anti-Ebola, a affirmé Rebecca Wesseh. Cet assaut a provoqué la fuite des malades et des infirmiers, a-t-elle ajouté.
Selon Rebecca Wesseh, les assaillants criaient des mots hostiles à la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf et assuraient qu'«il n'y a pas d'Ebola» dans le pays.
Ils ont notamment emporté des médicaments, des matelas et des couvertures, a indiqué à l'AFP un responsable du ministère libérien de la Santé, sans plus de précisions.
Habitants opposés au centre
Le lycée attaqué avait été récemment choisi par les autorités sanitaires pour isoler les personnes présentant des symptômes de la fièvre hémorragique Ebola. Le quartier qui abrite le centre est considéré comme un des épicentres de l'épidémie dans la capitale.
Des habitants ont affirmé s'être opposés à son implantation.
«On leur a dit de ne pas (installer) leur camp ici. Ils (les responsables) ne nous ont pas écoutés. Ils n'ont qu'à aller construire leur camp d'isolement ailleurs. Cette affaire d'Ebola, on n'y croit pas», a affirmé un jeune habitant du quartier qui n'a pas voulu décliner son identité.
Un évadé en Sierra Leone
Par ailleurs, à Freetown, la capitale de la Sierra Leone, un homme de 25 ans soupçonné d'avoir été infecté par le virus, s'est brièvement échappé samedi soir du centre d'isolement où il séjournait, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère sierra-léonais de la Santé, Sidi Yahya Tunis.
Il «a été pendant environ une heure en dehors» du centre avant d'être retrouvé sur une route menant à l'intérieur du pays, a précisé le porte-parole.
Selon un témoin, «il n'a pas opposé de résistance quand il a été appréhendé» et «est calmement entré dans le véhicule» des autorités sanitaires.
En cinq mois, l'épidémie d'Ebola, la plus grave depuis l'apparition de cette fièvre hémorragique très contagieuse en 1976, a fait 1.145 morts, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS): 413 au Liberia, 380 en Guinée, 348 en Sierra Leone et quatre au Nigeria.

chico.

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Ebola: heurts dans un quartier en quarantaine à Monrovia
Des affrontements ont fait mercredi au moins quatre blessés dans un quartier en quarantaine de Monrovia, capitale du Liberia.









































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La tension était vive à Monrovia mercredi et des heurts ont fait au moins quatre blessés dans un quartier en quarantaine. (20 juillet 2014). Image: Keystone
Quatre habitants de la banlieue West Point de Monrovia en quarantaine en raison de l’épidémie d'un virus Ebola ont été blessés par balle mercredi dans des heurts avec l’armée et la police, selon le correspondant et des témoins.
Les incidents ont éclaté quand des policiers sont venus évacuer une représentante de l’Etat résidant dans le quartier de West Point avec sa famille, soulevant les protestations des habitants. Après le recours à des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, les soldats ont ouvert le feu, blessant quatre personnes, selon les mêmes sources.
(afp)

Josué

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Administrateur
Deux médecins américains infectés par le virus Ebola en Afrique et soignés aux Etats-Unis sont guéris. Le second malade va sortir de l'hôpital jeudi 21 août, a annoncé le docteur Ribner, le directeur du service des maladies infectieuses d'Emory (Atlanta) lors d'une conférence de presse. "Après une série de traitements rigoureux et d'analyses, l'équipe de médecins a estimé que les deux patients avaient guéri d'Ebola et pouvaient retourner dans leur famille sans craindre de transmettre l'infection aux autres", a-t-il affirmé. 
"Aujourd'hui est un jour miraculeux. Je suis extrêmement heureux d'être en vie, d'être en bonne santé et de pouvoir retrouver ma famille", s'est réjoui le malade, Kent Brantly, lors d'une conférence de presse donné jeudi.

chico.

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EPIDEMIE
«Des mois de travail acharné» pour arrêter Ebola
Mis à jour le 22.08.14
Le directeur adjoint de l'Organisation mondiale de la Santé pour la sécurité sanitaire a prévenu qu'arrêter l'épidémie d'Ebola prendrait «plusieurs mois de travail acharné».














































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Le coordinateur de l'ONU en Afrique, le Dr. David Nabarro annonce qu'il faut être prêt pour «affronter une flambée» de l'épidémie d'Ebola. (Vendredi 22 août 2014) Image: Keystone
Le directeur adjoint de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la sécurité sanitaire, Keiji Fukuda, a prévenu vendredi au Liberia qu'arrêter l'épidémie d'Ebola «ne serait pas facile» et prendrait «plusieurs mois de travail acharné».
«Cela ne va pas être facile. Nous nous attendons à plusieurs mois de travail acharné, plusieurs mois à nous débattre avec cette épidémie», a déclaré Keiji Fukuda au cours d'une conférence de presse à Monrovia avec le coordinateur de l'ONU contre Ebola, le Dr David Nabarro.
Agrandir les centres d'accueil
L'ONU et Médecins Sans Frontières (MSF) se préparaient également vendredi au risque d'une nouvelle flambée de l'épidémie d'Ebola au Liberia, où le virus s'est désormais propagé à l'ensemble du territoire.
Le centre récemment installé par MSF à Monrovia, la capitale du Liberia, est toujours en cours d'agrandissement, pour quasiment quadrupler sa capacité, ont constaté les correspondants de l'AFP.
«Nous avons actuellement environ 60 patients pour une capacité de 120 lits, donc il nous reste encore un peu d'espace», a expliqué sur place un coordinateur de MSF, Henry Gray. «Et nous sommes en train d'élargir notre site. Dans les 10 prochains jours, nous espérons avoir un site pouvant accueillir jusqu'à 400 patients», a-t-il précisé.
«Pouvoir affronter si nécessaire une flambée»
Le coordinateur de l'ONU contre l'épidémie, le Dr David Nabarro, a indiqué jeudi à l'AFP se fixer pour objectif de mettre les structures sanitaires en état de «pouvoir affronter si nécessaire une flambée» supplémentaire, au début de sa tournée dans les quatre pays touchés (Liberia, Guinée, Sierra Leone, Nigeria) .
L'épidémiologiste britannique, arrivé dans la nuit à Monrovia, où il devait tenir une conférence de presse en fin d'après-midi, a précisé ne pas être en mesure de prévoir si la propagation avait atteint un pic ou allait continuer à augmenter.
Comme un début de réponse peu encourageante, des cas ont été découverts dans la seule région jusqu'alors épargnée, le sud-est du Liberia, près de la frontière avec la Côte d'Ivoire.
Systèmes de santé submergés
Le secrétaire général du syndicat des services de santé, George Williams, a fait état de «deux morts à Gbokon-jelee», une ville qui attire de nombreux marchands d'or de tout le Liberia et même de Côte d'Ivoire, soulignant que «c'était la dernière région épargnée par Ebola».
Le responsable médical de la région, George Daouda, a confirmé un cas avéré d'Ebola.
«Les systèmes de santé des principaux pays touchés étaient faibles avant le déclenchement de l'épidémie. Maintenant, ils sont submergés», a affirmé la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU pour le Liberia, Karin Landgren, relevant le manque de matériel d'hygiène et de protection.
Cacher un patient est un crime
En Sierra Leone, le Parlement a adopté en urgence une loi punissant d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à deux ans quiconque «cache un patient contaminé par Ebola ou d'autres maladies contagieuses de même nature».
«Nous sommes consternés par la lenteur de la réaction de certains de nos partenaires de développement, et l'abandon et l'isolement imposé par ceux que nous considérions comme nos meilleurs amis au niveau sous-régional, régional et mondial», a déclaré le chef de la majorité parlementaire, Ibrahim Bundu. Il faisait allusion à la fermeture des frontières par plusieurs pays africains, dont le Sénégal et l'Afrique du Sud.
La Russie rejoint la mobilisation internationale
Vendredi soir, le Gabon a lui aussi suspendu les liaisons aériennes et maritimes en provenance des pays affectés par l'épidémie. Il a indiqué qu'il délivrerait les visas «au cas par cas» aux voyageurs venant de ces pays.
La Russie a rejoint la mobilisation internationale : un avion du ministère russe des Situations d'urgence transportant une équipe de virologues et un laboratoire mobile est arrivé vendredi à Conakry, capitale de la Guinée.
Une nouvelle inquiétude est apparue sur le continent, en, provenance de République démocratique du Congo (RDC), dans la province de l'Equateur (nord-ouest) où le virus Ebola a été découvert en 1976.
Ne pas confondre les maladies
Le gouvernement a annoncé jeudi la mort de 13 personnes, victimes d'une «fièvre hémorragique d'origine indéterminée» depuis le 11 août. Mais l'OMS et MSF ont jugé prématuré d'incriminer une fièvre hémorragique.
«Beaucoup sont morts en présentant des symptômes hémorragiques, mais il y a aussi des paludismes graves qui peuvent donner ce type de symptômes, ou la fièvre typhoïde», a déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un responsable de l'OMS basé à Kinshasa.
«Dans la région de l'Equateur, il y a une épidémie de gastro-entérite fébrile avec hémorragie», a rappelé une porte-parole de l'OMS à Genève, Fadela Chaïb. Des prélèvements ont été effectués et les résultats sont attendus «dans sept jours», selon le ministre congolais de la Santé, Félix Kabange Numbi. Il a affirmé vendredi soir que cette fièvre hémorragique était «sous contrôle».
1427 morts selon un nouveau bilan
Le Nigeria, le moins affecté, avec cinq morts pour 16 cas, a néanmoins annoncé deux nouveaux cas, les «deux premiers de contamination secondaire», les épouses d'hommes ayant été en contact avec le fonctionnaire libérien qui a introduit le virus dans le pays le plus peuplé d'Afrique.
Cette épidémie sans précédent dans l'histoire d'Ebola a fait au moins 1427 morts, dont 624 au Liberia, 406 en Guinée et 392 en Sierra Leone, selon le dernier bilan de l'OMS, arrêté au 20 août.
(afp)

samuel

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Un médecin libérien traité au sérum ZMapp est mort
Mis à jour à 14:49
Un médecin libérien traité avec le sérum expérimental ZMapp après avoir été contaminé par le virus est décédé, a annoncé lundi le ministre libérien de l'Information Lewis Brown.






Un médecin libérien atteint d'Ebola et traité avec le sérum expérimental ZMapp est décédé (Photo: Keystone)
Le médecin libérien touché par le virus Ebola et traité au sérum ZMapp n'a pas survécu.
Il y a toutefois «des signes d'espoir» pour les deux autres praticiens soignés avec ce sérum, selon le ministre de l'Information Lewis Brown.
Le Dr Abraham Borbor est mort dans la nuit de dimanche à lundi, a déclaré Lewis Brown. «Il montrait des signes de progrès mais il a finalement rendu l'âme. Le gouvernement regrette cette perte et présente ses condoléances à la famille», a-t-il ajouté.
Deux autres praticiens soignés avec ce sérum, le ZMapp, «sont toujours sous traitement et il y a des signes d'espoir», a indiqué le ministre.
Traitement épuisé
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait fait état le 21 août de «l'amélioration significative», de l'état d'un médecin et d'un infirmier traités au ZMapp au Liberia, ajoutant qu'un autre médecin se portait mieux, mais restait dans un état grave.
Le Liberia avait obtenu la livraison le 13 août par les États-Unis pour ces trois praticiens de doses du ZMapp, administré à deux Américains qui ont été déclarés guéris la semaine dernière, ainsi qu'à un prêtre espagnol, décédé le 12 août. Tous trois avaient été contaminés au Liberia.
Les très faibles quantités disponibles du ZMapp, qui n'avait jamais été testé auparavant sur des humains, sont épuisées, selon le laboratoire qui le produit.
Offre japonaise
Le Japon s'est dit prêt lundi à fournir un traitement expérimental mis au point par une entreprise nippone, homologué en mars dans le pays comme antiviral contre la grippe, afin de lutter contre Ebola «si l'Organisation mondiale de la santé en fait la demande».
Face à l'ampleur de l'épidémie, un comité d'experts réuni par l'OMS a jugé le 12 août «éthique» d'offrir des médicaments à l'efficacité et aux effets secondaires encore non mesurés «comme traitement potentiel ou à titre préventif».

samuel

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EPIDEMIE
La réponse à Ebola «dangereusement inadaptée»
Mis à jour à 02:01
La réponse internationale au virus Ebola qui sévit dans l'ouest de l'Afrique est «dangereusement inadaptée» selon MSF.


(ats)La réponse internationale au virus Ebola qui sévit dans l'ouest de l'Afrique est «dangereusement inadaptée», affirme la coordinatrice d'urgence de Médecins sans frontières (MSF) en Sierra Leone ce mercredi 27 août. L'épidémie «est devenue incontrôlable depuis plusieurs mois», selon elle.


«La communauté sanitaire internationale a mis trop de temps à réagir», écrit l'infirmière coordinatrice Anja Wolz dans le «New England Journal of Medicine».
L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année en Guinée avant de gagner le Libéria, la Sierra Leone et le Nigeria. La maladie provoquée par le virus se manifeste par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité est très important et il n'existe pas de vaccin homologué.
Système d'alerte en cause
Depuis le début de l'année, le virus a fait près de 1500 morts, selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont 392 en Sierra Leone. Au total, plus de 2615 cas ont été recensés.
Les principaux problèmes résident dans l'incapacité de recenser toutes les personnes ayant pu se trouver en contact avec des malades infectés, note la coordinatrice de MSF.
Un système d'alerte grâce auquel une équipe d'enquête et une ambulance sont envoyées dans n'importe quel village en cas de mort ou de cas suspect «ne fonctionne pas correctement», regrette-t-elle. Le ministère de la Santé sierra-léonais ne dispose de toute façon que de quatre ambulances pour un district de 470'000 habitants.
Cas pas répertoriés
«Chaque jour, il y a des morts certainement dus à Ebola, mais ces cas ne sont pas répertoriés par le ministère de la santé, car la cause de la mort n'a pas été confirmée par un test en laboratoire», souligne-t-elle. Elle décrit un système de surveillance «inefficace».
«Le monde n'a jamais vu une épidémie d'Ebola comme celle-ci. Par conséquent, non seulement les bilans sont élevés, mais nous savons qu'il y a beaucoup plus de cas que ceux diagnostiqués ou signalés», a pour sa part déclaré à Monrovia le directeur des centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Tom Frieden.
En mission au Libéria depuis plusieurs jours, il a ajouté que la situation allait continuer à empirer à court terme.

samuel

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EPIDÉMIE
Queque 20'000 personnes sont menacées par Ebola
Mis à jour il y a 15 minutes
L'organisation mondiale de la santé espère stopper la progression du virus d'ici à trois mois mais s'attend à plus de 20'000 cas de fièvre hémorragique au cours de l'actuelle épidémie, selon un document publié à Genève.

















































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«Le nombre total de cas de fièvre hémorragique à virus Ebola pourrait dépasser les 20'000» au cours de cette épidémie, a indiqué l'OMS dans un rapport publié ce jeudi 28 août 2014. Selon son dernier bilan, l'organisation a également indiqué que 3069 cas étaient recensés dont 1552 décès, dans 4 pays d'Afrique de l'Ouest. Image: AFP
L'organisation mondiale de la santé (OMS) souhaite pouvoir stopper la progression de nouveaux cas d'Ebola d'ici trois mois, a-t-elle communiqué ce jeudi 28 août, expliquant avoir besoin de 490 millions de dollars (371 millions d'euros).
«Le nombre total de cas de fièvre hémorragique à virus Ebola pourrait dépasser les 20'000» au cours de cette épidémie, a indiqué l'OMS, dans une «feuille de route» soulignant les actions nécessaires que les pays touchés d'Afrique de l'Ouest et leurs partenaires doivent entreprendre pour mettre fin à la plus grande flambée d'Ebola dans l'histoire.
Son objectif principal, affirme l'organisation dans le document, est d'«inverser la tendance de nouveaux cas et de nouvelles zones infectées d'ici trois mois, de stopper la transmission dans les capitales et les grandes villes portuaires, et de stopper toute transmission résiduelle d'ici six à neuf mois».
L'OMS a dénombré 3069 cas d'Ebola, dont 1552 décès, dans 4 pays d'Afrique de l'Ouest, selon son dernier bilan arrêté au 26 août et publié jeudi à Genève. Le précédent bilan de cette épidémie, qui continue à progresser de «manière accélérée», faisait état de 2615 cas dont 1427 décès au 20 août.
En six jours, l'épidémie a touché 454 personnes supplémentaires, et causé la mort de 125 malades.
Vaccins
Des essais de vaccins contre le virus Ebola vont être menés de manière accélérée à partir du mois de septembre et pourraient être administrés à des volontaires sains au Royaume-Uni, en Gambie et au Mali, ont annoncés jeudi des chercheurs.
Cette initiative a été annoncée par le géant pharmaceutique GlaxoSmtihKline qui développe le vaccin et par l'association britannique caritative Wellcome Trust qui contribue au financement des essais.
(afp)

samuel

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La communauté internationale est «irresponsable» dans sa prise en charge de l'épidémie d'Ebola, estime Médecins sans frontières (MSF) Suisse.
Dans une tribune publiée vendredi 29 août par le journal Le Temps, ses directeurs déplorent le peu d'engagement de la communauté internationale.
Celle-ci «ne se sent pas responsable d'agir dans une région perçue comme dénuée d'intérêt politique ou économique», écrivent Thomas Nierle et Bruno Jochum, respectivement président et directeur général de MSF Suisse. De fait, la gestion d'une crise sanitaire exceptionnelle est laissée à des États «débordés», ou confiée à des organisations privées aux moyens limités.
Et les capacités opérationnelles des Nations Unies se voient continuellement réduites depuis une vingtaine d'années. Un exemple éloquent: l'unité Fièvres hémorragiques de l'OMS à Genève «a été tout simplement supprimée», soulignent les auteurs dans leur prise de position.
Protection civile et médecine militaire
Ainsi, l'épidémie ne pourra être arrêtée qu'avec «l'intervention d’États qui disposent de capacités de réponse aux catastrophes». Ces États doivent intervenir maintenant avec des mesures «décisives», en offrant notamment aux pays touchés des mécanismes de protection civile et des détachements de médecine militaire.
«Les pays développés manquent de perspicacité lorsqu'ils limitent leur réponse à l'arrivée d'un patient infecté sur leur territoire», estiment les responsables de MSF Suisse. Et de rappeler une évidence: empêcher la propagation de cette épidémie implique de porter secours aux patients en Afrique de l'Ouest.
(ats)

samuel

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Virus Ebola : la Grande-Bretagne cherche des cobayes humains pour tester un vaccin


Par Florentin Collomp - le 29/08/2014
Une campagne d'essai accélérée débute sur un prototype de vaccin contre le virus Ebola. Si les résultats sont concluants, la vaccination pourrait débuter dès l'an prochain. Une mobilisation exceptionnelle de la communauté scientifique.

De notre correspondant à Londres
Laboratoire pharmaceutique recherche volontaires pour tests d'un vaccin contre Ebola. Urgent. Quelque 60 cobayes humains britanniques vont recevoir en septembre une injection d'un prototype de vaccin contre le virus qui a déjà tué plus de 1.500 personnes en Afrique de l'Ouest. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, il pourrait contaminer plus de 20.000 personnes dans les neuf mois à venir.
Une campagne accélérée d'essais cliniques est lancée en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Afrique sur un vaccin développé par GlaxoSmithKline (GSK) et le National Institutes of Health américain. Les essais vont se dérouler sous la houlette du laboratoire de recherche Jenner Institute à l'université d'Oxford, qui vient de débuter le recrutement de 60 volontaires. Les candidats doivent être âgés de 18 à 50 ans et en bonne santé. Ils recevront, une fois l'approbation éthique et règlementaire obtenue, dès la mi-septembre, une injection d'une seule protéine d'Ebola, et non le virus lui-même, pour provoquer une réaction immunitaire. Il n'y a donc pas de risque de contamination.

«Nous savons que ce vaccin va marcher mais nous devons le prouver»

Selon le professeur Adrian Hill, responsable de l'essai à Oxford, il n'y aura aucune difficulté à trouver des candidats. «Nous recrutons environ 2.000 cobayes par an pour des essais de vaccination sur la malaria ou l'hépatite C. Les volontaires reçoivent un document d'une quinzaine de pages d'information. Il n'y a quasiment aucun effet secondaire à part une douleur passagère au bras et un peu de fièvre éventuellement. Nous savons que ce vaccin est sûr et qu'il va marcher mais nous devons le prouver», explique le chercheur. Les volontaires ne sont indemnisé qu'à hauteur de quelques centaines d'euros pour leur temps et leurs déplacements.
L'objectif est de démonter que le vaccin ne produit pas d'effet secondaire et de déterminer la dose appropriée. Il n'a été testé que sur des singes pour l'instant avec des résultats «prometteurs». D'autres campagnes d'essais cliniques seront conduites dans la foulée aux États-Unis, en Gambie et au Mali. Un second type de vaccin sera parallèlement testé aux États-Unis.

Début de la production de 10.000 doses

Le vaccin à l'étude, développé depuis 2011, a été mis au point par la société italienne de biotechnologies Okairos, acquise l'an dernier par GSK pour 250 millions d'euros. Il correspond à la souche zaïroise du virus observée en Afrique de l'Ouest, différente de la nouvelle souche qui vient de toucher le Congo. L'essai clinique est financé à hauteur de 3,5 millions d'euros par GSK, le gouvernement britannique et le Wellcome Trust.
Les premiers résultats de l'étude sont attendus à la fin de l'année. «En règle générale, il faut au minimum dix ans pour développer un vaccin mais, vu l'urgence de la situation, un consortium international a été créé pour accélérer ce processus. En fonction des données obtenues, l'OMS pourrait organiser une première campagne de vaccination compassionnelle pour les populations les plus à risque dès l'année prochaine», explique une porte-parole de GSK. En même temps que se déroulent les essais cliniques, GSK lance la production de 10.000 doses du vaccin qui seront disponibles s'ils sont jugés concluants.

Josué

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Face au virus Ebola, ils veulent de meilleures conditions de travail. Les infirmiers du plus grand hôpital du Liberia, pays le plus touché par l'épidémie, se sont mis en grève lundi 1er septembre, pour exiger une hausse de leurs salaires et des équipements adaptés face à la maladie.
"Nous avons besoin d'un équipement adéquat pour travailler et d'être mieux payés parce que nous risquons nos vies", explique John Tugbeh, le porte-parole des grévistes de l'hôpital John-Fitzgerald-Kennedy à Monrovia, la capitale du pays. Près d'un dixième des morts causés par le virus se comptent parmi les personnels soignants.

Des combinaisons de protection qui font défaut

"Depuis le début de l'épidémie d'Ebola, nous n'avons reçu aucun équipement de protection, assure-t-il. C'est pourquoi tant de médecins ont été contaminés." Les infirmiers ne veulent pas reprendre le travail sans "un équipement de protection individuelle", des combinaisons spécialement conçues pour empêcher la transmission des maladies infectieuses.
Le virus Ebola, qui se transmet au contact de fluides corporels, a tué 1 552 personnes dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest, selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) arrêté au 26 août. Le Liberia est le pays le plus touché par l'épidémie avec 694 morts.

samuel

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«Nous gagnerons la lutte contre Ebola»

Mots clés : EbolaCDCépidémievaccin
Par Marc Cherki - le 02/09/2014
INTERVIEW- De retour de Guinée, un épidémiologiste américain insiste sur la prise en charge précoce des malades.

Le Dr Michael Kinzer, épidémiologiste qui travaille aux CDC (Centres de contrôle et prévention des maladies) à Atlanta (États-Unis), rentre d'une mission de six semaines en Guinée. Un pays où l'épidémie d'Ebola semble plus contrôlée que chez ses deux voisins, au Liberia et en Sierra Leone, où le nombre de victimes augmente de manière exponentielle, portant le bilan en Afrique de l'Ouest à plus de 1500 morts. Une situation qui devient critique pour les populations, car l'impact de l'épidémie sur les économies locales suscite de «fortes inquiétudes sur la sécurité alimentaire» d'après les Nations unies. Le monde est en train de «perdre la bataille» contre la progression de l'épidémie a ajouté, mardi, Joanne Liu, la présidente de Médecins sans frontières. En République démocratique du Congo, le bilan d'une autre épidémie d'Ebola s'est alourdi mardi à 31 morts.
LE FIGARO. - Quelle est la situation en Guinée, où 680 cas d'Ebola ont été enregistrés depuis le début de l'année?
MICHAEL KINZER. - La situation en Guinée est un peu moins préoccupante qu'en Sierra Leone et au Liberia. Pour enrayer l'épidémie d'Ebola, il y a deux centres principaux dans le pays, celui de la capitale à Conakry qui est le centre de traitement de référence, et dans l'est du pays, à Guéckédou. Ces deux centres visent à casser la chaîne de transmission de la maladie en permettant d'isoler les malades.
Comment soigne-t-on les malades?
Il n'existe pas de vaccin ni un médicament spécifique. Mais des traitements permettent de soigner les personnes victimes de la fièvre hémorragique. Nous aidons les patients à remplacer les fluides et les nutriments qui sont perdus, à lutter contre la nausée, à diminuer leurs angoisses et nous leur administrons des antibiotiques et des antipaludéens pour éviter les infections secondaires qui pourraient être fatales. Plus le traitement est précoce, plus la chance de survie est grande. Nous pourrons arrêter la propagation d'Ebola si les personnes qui présentent les symptômes de la maladie acceptent de venir se faire soigner le plus tôt possible.
Êtes-vous sûr de ne pas avoir été infecté par le virus?
Je ne suis pas inquiet. Je n'ai pas de risque de l'attraper, même si j'ai circulé, résidé à Conakry et serré des mains! Ebola est une maladie effrayante mais difficile à attraper. Les personnes qui ont été contaminées ont eu un contact intime avec un malade. Il y a très peu de cas parmi les enfants qui pourtant touchent à tout et ne se lavent pas toujours les mains. Les agents des CDC sur le terrain, qui voyagent dans le pays pour informer des précautions à prendre et pour inciter les personnes qui présentent des symptômes à se rendre dans l'un des centres du pays, doivent suivre des mesures d'hygiène assez simple.
À partir de quand les tests permettent de savoir si une patient est porteuse du virus?
Il n'y a pas de test pendant la période d'incubation, c'est seulement après le début des symptômes que le test PCR (par amplification du matériel génétique, NDLR) va devenir positif. Il peut y avoir à la fin de la maladie des faux négatifs, c'est pourquoi nous réalisons également une sérologie (recherche d'anticorps dans le sang, NDLR). Ces tests sont effectués à l'Institut Pasteur à Conakry et l'European Mobile Lab à Guéckédou. Sur les 680 cas en Guinée, 524 ont été confirmés par des tests, 142 sont probables (suspects et ayant eu un contact avec un malade) et 24 cas sont dits suspects (les personnes présentent de la fièvre et au moins trois des symptômes d'Ebola).
Des tests sont-ils effectués aux frontières terrestres de la Guinée avec la Sierra Leone et le Liberia?
Le gouvernement guinéen est en train de mettre en place des tests pour les personnes qui veulent entrer dans le pays. Mais aux CDC, nous préférons mettre en place des campagnes de sensibilisation des populations, sinon, les personnes trouveront toujours des voies détournées pour entrer dans le pays.
Est-il exact que «personne ne sait endiguer cette pandémie», comme l'affirme une chargée de mission de Médecins sans frontières?
Ce n'est pas ce que les gens de MSF nous disent en Guinée. Nous savons le faire dans ce pays et nous voulons répéter nos actions concertées avec les ONG et l'OMS en Sierra Leone et au Liberia.
Faut-il arrêter les vols commerciaux vers les zones touchées, comme l'a suggéré le gouvernement français à Air France, qui a suspendu sa desserte de la Sierra Leone?
Les CDC américains ne sont pas d'accord avec l'isolement des pays touchés. Fermer les frontières, c'est fermer les yeux. C'est la position que nous défendons aux États-Unis. Il est préférable de mettre en place une information des populations et du personnel médical pour la prise en charge de cas suspects, comme cela a été effectué, avec un relatif succès, au Nigeria. Et nous espérons reproduire ce modèle au Sénégal, où un cas vient d'être confirmé à Dakar.
Faudrait-il mettre en place des vols spéciaux pour acheminer le matériel et des équipes techniques?
C'est déjà commencé, avec une coordination des partenaires internationaux basés à Conakry, avec le Liberia et la Sierra Leone.
N'y a-t-il pas un risque d'importerla maladie par avion?
La maladie est transmissible seulement si la personne contaminée présente des symptômes. Dans les trois pays les plus touchés, les autorités locales, avec l'appui du CDC, vérifient l'état de santé des personnes qui embarquent. Si elles sont fébriles, elles ne peuvent pas prendre l'avion. Il y a très peu de risque qu'une personne déclare la maladie pendant le vol. Et la fièvre peut être révélatrice de bien d'autres maladies. Le risque d'importation est donc très faible.
Un système de compensations doit-il être mis en place pour inciter ceux qui présentent des symptômes à se déclarer?
Sur le terrain, nous avons discuté de tous les moyens envisageables pour inciter la plupart des cas à se présenter aux stades les plus précoces de la maladie.
Êtes-vous d'accord avec l'OMS qui indique que 20.000 cas seront recensés et que la maladie sera jugulée en six mois?
Je me méfie de ce genre de prévisions. Nous gagnerons la lutte contre Ebola par la surveillance et la mise en place de mesures pour inciter les personnes malades à être prises en charge le plus tôt possible.

samuel

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Ebola : au moins 450 millions d'euros sont nécessaires pour enrayer l'épidémie

Cette nouvelle estimation du coordinateur des Nations unies pour la lutte contre le virus intervient alors que sa progression s'accélère en Afrique de l'Ouest.

Des proches de personnes contaminées par le virus Ebola attendent devant l'entrée d'une zone à haut risque de l'hôpital John-Fitzgerald-Kennedy de Monrovia (Liberia), le 3 septembre 2014. (DOMINIQUE FAGET / AFP)
Par Francetv info avec Reuters
Mis à jour le 04/09/2014 | 07:17 , publié le 04/09/2014 | 06:39


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Pour faire face à une épidémie de plus en plus mortelle, il faut davantage de moyens. Le coordinateur des Nations unies pour la lutte contre la fièvre Ebola a évalué, mercredi 3 septembre, à au moins 450 millions d'euros le coût du matériel nécessaire pour enrayer l'épidémie qui sévit actuellement en Afrique de l'Ouest.
Cette nouvelle estimation est supérieure à celle de 370 millions d'euros livrée, la semaine passée, par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais la progression du virus s'est, depuis, accélérée. L'épidémie a fait plus de 1 900 morts sur 3 500 malades, selon le dernier bilan de l'organisation.
L'OMS évoque des problèmes de prise en charge, de prévention et de contrôle, ainsi que des mesures sanitaires inadaptées.L'organisation espère que la réponse internationale permettra de stopper la transmission du virus dans les six à neuf mois.L'épidémie Le monde est en train de "perdre la bataille" contre Ebola, s'alarme MSF

samuel

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La rancœur monte parmi les séquestrés de la «prison d'Ebola»
Mis à jour à 07:16
A Dolo Town, au Liberia, 17'000 personnes vivent enfermées dans leur ville placée en quarantaine depuis le 20 août, une prison à ciel ouvert qu'ils ont de plus de plus de mal à accepter.
























































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Les 17'000 habitants de Dolo Town, près de l'aéroport international du Liberia, vivent reclus dans leur ville placée en quarantaine depuis plus de deux semaines. Ils supportent de plus en plus mal leur enfermement dans cette «prison d'Ebola» à ciel ouvert.
Les rues de Dolo Town, près de la plus grande plantation d'hévéas au monde, sont presque vides. A l'exception des files d'attente pour la distribution de rations de riz, sous le blocus assuré par des soldats, l'arme au poing.
La ville a été placée sous quarantaine le 20 août, en même temps que West Point -un bidonville de la capitale Monrovia- et que l'imposition du couvre-feu dans tout le pays. Le Liberia compte pour plus de la moitié des 2000 morts de l'épidémie en Afrique de l'Ouest.
Mais si à West Point, l'isolement, levé au bout de dix jours seulement, a provoqué des émeutes, à Dolo Town, la population prend son mal en patience.
Des employés de Firestone
«J'ai l'habitude de me battre pour apporter à manger à ma famille. Mais me voilà assis comme un gamin, à regarder ma femme et mes enfants toute la journée», fulmine devant sa maison Jallah Freeman, un charpentier de 56 ans. «J'en ai marre de cet isolement. Nous supplions le gouvernement de le lever», dit-il.
La plupart des habitants sont employés par Firestone, dont la plantation couvre une superficie de 500 km2.
«Nous sommes en prison»
«Nous ne pouvons plus aller travailler tant que que l'isolement est maintenu. C'est regrettable, mais que pouvons-nous faire? Nous sommes en prison», soupire Mohamed Fofana, qui travaille dans les plantations d'hévéas exploitées par la compagnie américaine Firestone.
Celle-ci a installé une section d'isolement pour Ebola dans son propre hôpital. Elle est parvenue à se prémunir de l'épidémie quand la femme d'un employé a été contaminée en avril. Mais la production a diminué depuis la mise en quarantaine.
Marché délocalisé
Au marché, délocalisé à la périphérie de la ville, des femmes assises au bord de la route vendent du poivre, de l'huile, du poisson, du sel et des fruits.
«Nous avons seulement le droit d'aller au point de contrôle, où nos familles de l'extérieur peuvent venir nous apporter la nourriture et les produits dont nous avons besoin», explique un commerçant, Kebeh Morris.
«Nous voyons les camions apporter la nourriture, mais tout le monde n'en reçoit pas pour le moment. Nous n'avons pas encore de ticket, donc nous ne savons pas si nous aurons une ration alimentaire. Nous allons devoir compter sur nos parents pour nous apporter à manger», poursuit-il.
Durant un enterrement
Début août, avant la quarantaine, 30 personnes étaient mortes d'Ebola à Dolo Town, à raison de trois décès par jour en moyenne. A 90%, il s'agissait de fidèles d'une église du sud de la ville, un fief de l'ethnie Bassa, apparemment contaminés lors de l'enterrement d'un membre de leur congrégation.
Aujourd'hui, les soldats qui ont barré l'entrée de la ville et patrouillent aux abords, surveillent également les funérailles pour s'assurer du respect des règles prophylactiques. Pourtant, beaucoup d'habitants restent sceptiques sur la présence d'Ebola parmi eux.
«Cela fait deux semaines que le gouvernement a décrété la quarantaine et ils n'ont toujours pas emporté de malade d'ici. Nous n'avons encore vu aucun cas», assure Reginald Logan.
Nathaniel Kangar, un habitant de Monrovia, venu rendre visite à ses parents, s'est retrouvé pris au piège. «Je suis obligé de rester jusqu'à la levée de la quarantaine», dit-il. «Je respecte les décisions du gouvernement. Je suis d'accord sur le fait que le virus existe, mais pas avec la façon d'agir à Dolo Town».
Zone habitée
«Quand ils viennent chercher quelqu'un qui présente des symptômes comme les vomissements et le hoquet, ils ne reviennent pas nous dire le résultat du test», souligne-t-il.
Dans un cimetière de la zone habitée par les Bassa, le doute n'est guère permis. «Ils ne peuvent pas transporter des victimes d'Ebola et les enterrer comme ça», s'indigne Samuel Paygar, 61 ans, à la vue d'un véhicule gouvernemental amenant deux corps enveloppés dans des sacs, à quelques mètres d'un terrain où jouent des enfants.

Josué

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[size=36]Ebola : l'OMS autorise des thérapies risquées à base de sang

Mots clés : EbolaVirus EbolaFièvre EbolaSérumsSérums de convalescence
Par Soline Roy - le 05/09/2014
Après avoir réuni 200 experts pendant deux jours, l'OMS a décidé d'autoriser «dès maintenant» les thérapies à base de sang et de sérums dans les pays contaminés. Focus sur les «sérums de convalescence»[/size]

Feu vert pour les sérums de convalescents. Les experts réunis par l'OMS à Genève se sont prononcés en faveur de l'utilisation, à titre expérimental, des traitements dérivés du sang et des sérums pour lutter contre Ebola. «Nous sommes parvenus à un consensus», a déclaré aux médias Marie-Paule Kieny, assistante au directeur général de l'OMS, à l'issue d'une réunion de deux jours à Genève avec près de 200 experts. Les sérums pourront donc être utilisés «dès maintenant» dans les pays touchés par la fièvre hémorragique, qui a tué 2097 personnes selon le dernier bilan de l'OMS.
L'idée est de récupérer du sang chez des personnes (ou des animaux) affectés par une maladie, qui ont réussi à en guérir. Car en luttant contre l'affection, leur organisme a nécessairement produit des anticorps, et ceux-ci pourront aider à lutter contre les virus affectant le malade transfusé. Pour obtenir ce sérum, un liquide sanguin riche en anticorps mais dépourvu des cellules et des protéines de la coagulation, on centrifuge du sang frais sans y ajouter d'anticoagulant. Par extension, les médicaments comme le ZMapp sont également appelés sérums, mais ils relèvent en fait davantage du génie biologique: pour fabriquer le ZMapp, des anticorps issus du sérum de souris sont clonés, puis on les fait se multiplier grâce à une plante de tabac transformée.

Utilisé pour un britannique en 1976

Contre Ebola, la technique avait été utilisée dès 1976, lors de la première épidémie due à ce virus au Zaïre (depuis devenu RDC) et au Soudan. Le 5 novembre, un chercheur du Microbiololgy Research Establishment, en Angleterre, s'était accidentellement contaminé en manipulant un prélèvement fait sur un malade d'Ebola. Immédiatement placé sous surveillance et transféré dans un hôpital londonien, il avait reçu à deux reprises un sérum de convalescence prélevé sur des convalescents à Kinshasa.
Le chercheur britannique avait finalement guéri, mais impossible, avec un seul cas, de savoir si cela était du au sérum ou non. Ses médecins avaient cependant constaté que, si son état ne s'améliorait pas immédiatement après injection du sérum, en revanche les analyses réalisées montraient une chute immédiate du niveau de virus circulant dans son sang.

Dangers des sérums

La sérothérapie aurait été inventée par Charles Robert Richet; en 1888, il injecte à des lapins le sérum prélevé sur des chiens contaminés avec des staphylocoques. Deux ans plus tard, il mène à Paris une première expérience sur l'homme en injectant du sérum à un tuberculeux. En 1894, c'est un disciple de Pasteur, le Dr Émile Roux, qui soigne des malades touchés par la diphtérie grâce au sérum de chevaux vaccinés par l'injection de toxine diphtérique.
Outre que leur efficacité n'ait pas été formellement prouvée, les sérums ne sont pas dénués de dangers. Les sérums animaux peuvent provoquer de graves réactions, notamment allergiques ou immunologiques. Quant à ceux obtenus sur des convalescents, ils sont susceptibles de contenir du virus encore vivants; il faut donc, avant toute injection, s'assurer que plus aucun pathogène vivant ne circule dans le sang du donneur.
Par ailleurs, outre l'utilisation possible des sérums, «deux vaccins prometteurs ont été identifiés et des études sur leur sécurité sont en cours» ou vont bientôt démarrer aux États-Unis et en Europe, et leur sécurité devrait être connue en novembre, a jouté la représentante de l'OMS. Après les tests en cours et à venir, «si le vaccin semble sûr, il pourrait être disponible en novembre pour une utilisation prioritaire sur les travailleurs de la santé», indique l'OMS. Les tests de sécurité de tous ces traitements et vaccins se feront sur la base du volontariat, et des «groupes à risque», notamment les soignants, seront identifiés pour être traités en priorité.

Josué

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Ebola : à Monrovia avec les ramasseurs de corps
REPORTAGE. C'est sur les cadavres que le virus est le plus contagieux. Six équipes, exposées à un risque maximum, sillonnent la capitale du Liberia pour les enlever.
Abraham a sept ans, il sanglote en hoquetant, accroché à sa tante. Dans ses bras, il tient sa petite soeur, Béatrice, 9 mois, effrayée, dont le nez coule sur son tee-shirt. Katiatu Pallah, sa tante, lui lâche la main. Et s'en va. Un large cercle se forme autour des deux enfants, composé de voisins silencieux et de pleureuses qui hululent. Abraham est hébété, mais quand enfin il se décide à bouger, tout le monde recule. Sa mère est morte, fauchée par Ebola. Deux cosmonautes dont il ne voit pas les yeux viennent de déposer son corps, enveloppé dans un grand sac noir, à l'arrière d'un pick-up. Nous sommes à Banjor, un ancien camp de réfugiés sierra-léonais. Et c'est très exactement la vingt et unième fois que l'équipe de ramassage des corps intervient dans cette partie du bidonville, une quarantaine de maisons. "Certaines ont été entièrement vidées. Comme celle-là, juste derrière, montre Friday Kiyee. Sept personnes d'une même famille..." 

Friday est le chef de l'équipe numéro un, l'une des six coordonnées par la Croix-Rouge libérienne, depuis mars, lors de la première vague de l'épidémie. Par opportunisme, peut-être : il travaillait dans une morgue qui a fermé. Tous les morts, aujourd'hui, sont traités comme des victimes d'Ebola, pour éviter toute contagion. Et la paie est intéressante : 1 000 dollars par mois, une fortune au Liberia, même si l'équipe n'est pas nourrie. Mais il n'y a pas que ça. "Il faut bien que quelqu'un s'en charge, je veux aider mon pays", assure-t-il. Étant donné les conditions de travail de ces héros en scaphandre, on est bien obligé de le croire. "Ça ne nous fait pas vraiment plaisir, de faire ça", raconte Elijah Nimely, ancien étudiant en management de 26 ans et membre de son équipe. "Parfois, on trouve le corps dans une mare de vomi, de sang ou de diarrhée." Il se souvient d'une journée où il a enlevé dix-sept corps. Des cas difficiles, ils en voient tous les jours, mais celui-là les remue.

Preuves morbides
Bendu Pallah est morte en laissant deux orphelins : son mari s'est enfui quand elle est tombée malade. Qui va s'occuper d'Abraham et de Béatrice ? "Pas moi ! J'ai peur, peut-être qu'ils ont attrapé Ebola aussi, proteste Katiatu en pleurs. Qu'on me prouve qu'ils ne l'ont pas, sinon je ne les prends pas." Il y a peu de chance qu'on lui fournisse un certificat : ces enfants n'ont aucune raison d'être amenés au centre de prise en charge de MSF, ils ne sont pas malades. Pas encore. Abraham s'est occupé de sa mère dans ses derniers jours, et à part un mort d'Ebola, il n'y a rien de plus contagieux qu'un malade en phase terminale... "Ces enfants vont probablement mourir de faim", redoute Friday Kiyee.

La peur et le déni sont des réactions que les équipes de fossoyeurs rencontrent tous les jours, de même que l'exaspération due à l'attente : certains ont parfois appelé la hotline 48 heures auparavant, pour qu'on vienne enlever le corps. Dans les débuts, la population leur jetait des pierres, les équipes sont désormais accompagnées par la police, qui se tient à une distance prudente. "Tant que vous ne nous fournirez pas une preuve qu'il est mort d'Ebola, nous ne vous croirons pas", hurle Lionel Depaul, 30 ans, alors qu'on enlève un de ses amis dans le bidonville de Thinker Village. "Pour moi, il avait une pneumonie", soutient-il. La tension monte, un groupe s'en prend à l'équipe, qui repart. Les tests, ce n'est pas son boulot. C'est celui de l'équipe de prise en charge des cas, qui est censée intervenir avant. Exceptionnellement, elle est venue et a procédé à un prélèvement. Mais il est rarissime qu'elle ait le temps de revenir informer le voisinage. Qui préfère considérer que le défunt est mort de tout, sauf d'Ebola.

"Vos cagoules !"
Car la maladie avance avec son cortège de stigmatisations, qui touchent aussi les fossoyeurs. "Dans mon église, tout le monde m'a interdit d'aller à la messe, ils ne veulent plus que j'approche", témoigne Ebenezer Murbah, membre de l'équipe numéro un. L'entourage craint qu'ils ne transportent le virus meurtrier, même s'ils prennent toutes les précautions. Lorsqu'ils arrivent dans une maison, ils commencent par pulvériser du chlore sur les lieux, puis sur le corps, avant de l'envelopper dans un sac, lui-même aspergé, puis dans un autre, aspergé à nouveau. Ils pulvérisent ensuite les voitures qui ont pu le toucher, puis le sac qui contient les effets personnels du mort, et enfin leur propre équipement, avant de l'ôter avec soin. Pour chaque cas (une équipe en traite environ six par jour), ils changent de "PPE", le "Personal Protective Equipment", avec son masque, son tablier, ses gants, sa capuche, ses lunettes.

Ces mesures permettent de limiter les risques et de rassurer les équipes, mais leur application ne tient qu'à un fil. Au siège de la Croix-Rouge libérienne, dans le centre de Monrovia, le secrétaire général Fayiah Tamba se désespère, écrasé par les problèmes de logistique : "Le matériel de sécurité est crucial, or les lignes aériennes ferment et il arrive en retard. Nous recevons parfois les bottes, parfois les gants, et pas assez... Car nous ne sommes pas les seuls à avoir besoin de PPE, MSF en consomme énormément." Le soir, ce précieux matériel dont dépend la survie du pays est balancé dans l'incinérateur du crématorium de Marshal, hors de Monrovia. C'est ici que les fossoyeurs terminent leur journée, dans une fumée âcre, et que les morts d'Ebola sont incinérés. "La nappe phréatique est à un mètre de profondeur, on ne peut pas se permettre de les enterrer et de contaminer l'eau", explique Jean-François, architecte chez MSF. Cela fait quinze ans qu'il aligne les missions pour l'ONG, mais c'est la première fois qu'il doit construire des crématoriums. Avec la recrudescence des cas, celui qui existait, pour la communauté hindoue, est devenu totalement insuffisant.

Stephen Rowden, responsable de l'eau et de l'assainissement pour MSF, est ici aussi, tous les soirs, pour superviser le retour de l'équipe du centre d'ELWA III, qui a ramené onze corps. Le chiffre le plus bas de la semaine. "Pendant la journée, sur le terrain, ils sont extrêmement méticuleux, et ici, ils se relâchent", soupire-t-il avant de s'interrompre : "Vos cagoules ! Vous avez de la peau à découvert sur le visage, mettez-les !" Certains suggèrent de passer sur ce détail, "pour cette fois", Stephen est inflexible : "Il suffit qu'il y ait du fluide corporel sur l'un des sacs, qu'il y ait une projection, il suffit de n'importe quoi pour être contaminé !" Du côté de la Croix-Rouge libérienne, on est plus détendu, le matériel est enlevé avec une insouciance qui fait trembler Stephen Rowden. Une équipe était en congé, les cinq autres ont ramené vingt-huit corps. Pour ces trente-neuf personnes, en tout, ramassées à Monrovia, combien attendent encore, dans le recoin d'une maison infectée ? Pour Friday Kiyee, la journée de travail est finie. Il blague avec les collègues et rentre chez lui, avant la tournée de demain. Il n'est malheureusement pas près d'être au chômage. 
http://afrique.lepoint.fr/actualites/ebola-a-monrovia-avec-les-ramasseurs-de-corps-11-09-2014-1862297_2365.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140911

Josué

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EPIDÉMIE
Transfuser le sang des personnes guéries, la solution 
Face à l'urgence de la situation en Afrique et à l'absence de traitement contre Ebola, l'OMS a récemment encouragé les transfusions de sang de personnes guéries aux malades.

(ats)Cette approche thérapeutique est risquée, mais pourrait avoir aidé deux médecins américains infectés. Le Dr Rick Sacra, 51 ans, contaminé au Libéria et récemment rapatrié aux Etats-Unis pour être traité dans un hôpital du Nebraska, va beaucoup mieux, ont indiqué jeudi ses médecins. Cette rémission pourrait s'expliquer, selon eux, par deux transfusions de plasma sanguin provenant d'un de ses confrères, Kent Brantly, 33 ans, guéri de l'infection.
Ce dernier avait lui-même reçu au Libéria, avant son rapatriement aux Etats-Unis pour y être traité, une transfusion de plasma provenant d'un adolescent guéri d'Ebola.
L'un des principaux membres de l'équipe soignante de Rick Sacra a expliqué que M. Brantly avait développé des anticorps contre le virus, qui pourraient être efficaces chez une autre personne. «Nous espérons que cela va doper son système immunitaire», a déclaré Dr Phil Smith.
Sérothérapie
Cette technique appelée sérothérapie consiste à transfuser à des malades d'Ebola le plasma de personnes guéries. Pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ces sérothérapies peuvent être utilisées dès «maintenant» dans les pays affectés par Ebola, une conclusion «unanime» à laquelle sont parvenus près de 200 experts réunis la semaine dernière à Genève.
«Ce traitement est utilisé depuis des décennies chez des patients ayant une faible teneur en anticorps ou venant d'être exposés à des agents pathogènes comme les virus de l'hépatite A et B ou de la rage», explique Jeffrey Klausner, professeur de médecine à l'université de Californie à Los Angeles.
«Ces transfusions d'anticorps sont efficaces et peuvent provenir de plasma sanguin humain ou être produites par la bioingénierie», précise-t-il. «Je ne vois aucune raison qui empêcherait de recourir à la sérothérapie pour traiter Ebola», juge quant à lui Noël Tordo, un virologue à l'institut Pasteur à Paris.


Surveillance
«Le sérum peut provenir de sang humain ou de sérum d'animaux vaccinés», ajoute-t-il. «Dans le cas de la rage, ces sérums neutralisent le virus, mais pour Ebola, on n'en est pas encore sûrs», relève le scientifique.
Pour le professeur François Bricaire, ex-chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, le recours au sérum convalescent «est un bon élément thérapeutique en l'absence d'autres traitements efficaces».
Il note toutefois que «cette thérapie n'est pas toujours bien tolérée et doit être accompagnée de surveillance». Elle devrait, de préférence, être appliquée dès l'apparition des premiers symptômes.
Mais selon le professeur Bricaire, la mise en oeuvre de la sérothérapie en Afrique «est compliquée en raison des conditions d'hospitalisation très précaires» notamment dans les trois pays les plus affectés, le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée.
Contamination
De plus, en pleine épidémie, la préoccupation majeure n'est pas de vérifier la qualité du sérum prélevé ce qui est pourtant essentiel pour éviter qu'il ne soit contaminé par le VIH, le virus du sida, des hépatites ou d'autres agents infectieux, explique-t-il.
Dr Eric Leroy, un spécialiste des maladies virales émergentes et patron du centre international de recherches médicales de Franceville au Gabon, estime également que la sécurité du sérum sanguin prélevé «va être difficilement gérable sur le terrain».
Il cite la nécessité de faire de nombreuses analyses de laboratoire pour s'assurer qu'il n'y a pas de contamination. En outre, «l'utilisation de ces sérums exige une logistique importante comme entre autres une chaîne du froid pour leur stockage et leur transport».
Le Dr Leroy note enfin que «la sérothérapie est potentiellement efficace (...) mais que des études complémentaires sont encore nécessaires».
L'épidémie d'Ebola actuelle, la plus grave depuis l'apparition du virus en 1976, a déjà fait plus de 2400 morts sur 4784 cas depuis le début de l'année selon le dernier bilan de l'OMS au 12 septembre.

chico.

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Barack Obama appelle "à agir vite" face à l'épidémie d'Ebola qui progresse "de façon exponentielle" en Afrique de l'Ouest. Le président américain veut éviter que des "centaines de milliers" de personnes ne soient infectées par ce virus. Il a présenté les grandes lignes du plan d'action américain, mardi 16 septembre.

Les Etats-Unis enverront 3 000 militaires sur le terrain. Un pont aérien sera mis en place pour acheminer le personnel sanitaire et le matériel plus rapidement vers l'Afrique de l'Ouest. Un centre de commandement militaire sera installé à Monrovia, capitale du Liberia, accompagné d'une base intermédiaire au Sénégal, pour soutenir les efforts à travers la région.

"Une menace potentielle pour la sécurité mondiale"
Les militaires participeront en particulier à la construction de nouveaux centres de traitement et le gouvernement américain mettra en place un lieu pour former 500 travailleurs sanitaires par semaine. Le calendrier du déploiement n'est toutefois pas encore précisé.

Le locataire de la Maison Blanche a évoqué une démarche "similaire" à la réponse américaine après le tremblement de terre en Haïti en janvier 2010. "C'est une épidémie qui n'est pas seulement une menace pour la sécurité régionale, c'est une menace potentielle pour la sécurité mondiale si ces pays s'effondrent, si leurs économies implosent, si les gens paniquent", a averti Barack Obama.

Josué

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Administrateur
Il s'agit de la première ressortissante française touchée par l'épidémie. Une volontaire française de Médecins sans frontières a été infectée par le virus Ebola au Liberia, annonce l'ONG Médecins sans frontières sur son site internet, mercredi 17 septembre. Elle a été placée en isolement, mardi, dès l’apparition des premiers symptômes et les tests de laboratoire réalisés le même jour ont confirmé l'infection

samuel

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Administrateur
Deux vaccins contre Ebola vont être testés en Suisse
Mis à jour le 18.09.14
Les tests cliniques vont être effectués sur quelque 100 personnes et doivent débuter dès que possible à Lausanne et Genève.

En parallèle, des essais seront menés en Afrique. (Photo: Keystone Archives)
La Suisse joue un rôle central dans les tests cliniques de deux vaccins expérimentaux contre le virus Ebola, que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) souhaite rapidement développer. Cette information a été confirmée par Marcel Tanner, directeur de l'Institut tropical et de santé publique suisse de Bâle, sur les ondes de la radio alémanique SRF ce jeudi 18 septembre.

Ces deux vaccins sont à l'heure actuelle les plus prometteurs contre le virus Ebola, a déclaré M. Tanner. Les tests cliniques seront effectués sur quelque 100 personnes et doivent débuter dès que possible à Lausanne et Genève.

En parallèle, des essais seront menés en Afrique, dans une zone non affectée par l'épidémie. Les tests sont actuellement en phase 1, où la sécurité des vaccins et leur capacité à produire une réponse immunitaire est examinée.

Si le corps des personnes testées produit les anticorps appropriés, le vaccin pourrait alors être utilisé par le personnel médical dans les régions touchées, souligne M. Tanner, mais pas avant l'année prochaine.

Pour de futures épidémies

«Ces vaccins sont prévus pour de futures épidémies», précise M. Tanner. Pour la pandémie actuelle, ce dernier estime que la priorité consiste à renforcer les systèmes de santé en matière d'hygiène et d'isolement des malades et de rouvrir les centres de soins fermés.

L'Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic et la Commission d'éthique doivent encore donner leur feu vert avant que les tests ne puissent débuter.

(ats)


Bilan

La fièvre hémorragique Ebola a fait 2'630 morts en Afrique de l'Ouest sur 5.357 cas, selon le dernier bilan de l'OMS publié jeudi.

Josué

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Administrateur
Ebola: un nouveau bilan de l'OMS fait état de 2800 morts
Mis à jour à 15:27
Le bilan de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest continue de s'alourdir. L'OMS admet que le nombre de cas officiellement déclarés est sous-estimé.

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L'épidémie a infecté 5800 personnes, dont 2800 sont mortes en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, selon un dernier bilan de l'OMS (22 septembre)
L'épidémie a infecté 5800 personnes, dont 2800 sont mortes en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, a indiqué ce lundi 22 septembre à Genève l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'image de l'évolution de l'épidémie est mélangée: dans certaines régions en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria, le nombre de cas s'est stabilisé. Dans d'autres, surtout à Monrovia, la capitale du Liberia, l'augmentation reste exponentielle, a précisé l'OMS.

Le précédent bilan faisait état de 5347 cas avec 2630 morts. L'OMS admet que le nombre de cas officiellement déclarés est sous-estimé. Pour certains experts, il faut multiplier par deux le nombre de cas et de morts, pour d'autres par 2,5 ou encore par trois pour avoir une idée exacte de l'ampleur de l'épidémie.

(ats)

Josué

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Administrateur
20'000 personnes infectées par Ebola «si rien n'est fait»
Mis à jour à 06:57
Plus de 20'000 personnes seront infectées par Ebola début novembre si rien n'est fait pour renforcer les mesures de contrôle de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, a averti mardi l'OMS




Si rien n'est entrepris, 20'000 personnes pourraient être touchées par Ebola en novembre, a averti l'OMS. (Photo: Keystone)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé ce mardi 23 septembre une mise en garde dans une étude publiée par la revue New England Journal of Medicine.
«En supposant qu'il n'y ait aucun changement au niveau des mesures de contrôle de l'épidémie», il y aura début novembre 9939 cas au Liberia, 5925 en Guinée et 5063 en Sierra Leone, indiquent les experts dans l'étude.
«Sans une amélioration drastique des mesures», il y aura ces prochains mois, non pas des «centaines» de cas et de morts chaque semaine, mais des «milliers», ajoutent-ils, soulignant que le taux de létalité des personnes atteintes du virus s'élève à 70,8%.
Risque de devenir endémique
Si rien n'est fait, Ebola risque de s'installer dans la région pendant plusieurs années et devenir «endémique», selon les experts.
La semaine passée, l'ONU avait indiqué tabler sur 20'000 personnes infectées fin 2014. Mais le rythme de croissance exponentielle de l'épidémie a assombri les prévisions des scientifiques qui appellent à renforcer «rapidement» les mesures de contrôle, notamment lors des funérailles, et à renforcer la détection précoce des cas.
Selon le dernier bilan de l'OMS publié lundi, l'épidémie d'Ebola a fait plus de 2800 morts en Afrique de l'Ouest depuis le début de l'année, le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone étant les pays les plus touchés.
«Nous sommes dans une troisième phase de croissance de l'épidémie» qui est «explosive», a affirmé un des co-auteurs de l'étude, également directeur de la stratégie à l'OMS, le Dr Christopher Dye, lors d'une conférence de presse à Genève.

samuel

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Administrateur
Le Liberia au bord du chaos à cause d'Ebola
Mis à jour il y a 54 minutes
Les autorités de ce pays africain le plus touché par le virus craignent une guerre civile. Le système de santé est réduit à néant, la police n'arrive plus à faire face et la famine s'installe
Système de santé effondré, Etat ne valant guère mieux, forces de sécurité malades et mal équipées, économie en panne: Ebola mène le Liberia, pays le plus touché par l'épidémie sévissant en Afrique de l'Ouest, au bord de l'explosion sociale.
Le ministre de l'Information Lewis Brown a affirmé la semaine dernière que le pays, déstabilisé par les répercussions de l'épidémie, risquait de replonger dans la guerre civile, alors qu'il n'était pas encore remis des deux précédentes (1989-2003), qui avaient fait s'effondrer l'Etat et tué un quart de million de personnes. Sans aller jusqu'à parler de guerre, de nombreux observateurs évoquent également un risque élevé de troubles.
Monrovia prête à s'enflammer
«Nous avons beaucoup de souci à nous faire. S'il y a des milliers ou des dizaines de milliers de morts supplémentaires, cela aura un effet très déstabilisant», estime Sean Casey, directeur des opérations anti-Ebola au Liberia pour l'ONG International Medical Corps (IMC). «Les risques d'explosion sociale sont très grands. Il y a la peur, la frustration, la colère devant l'impuissance du gouvernement, et la déstabilisation économique associée», abonde un autre humanitaire sous couvert d'anonymat.
Monrovia, la capitale de plus d'un million d'habitants, à l'urbanisation anarchique et aux inégalités criantes, est prête à s'enflammer à tout moment. La police est intervenue tôt samedi pour un cadavre gisant dans la rue - la victime d'un meurtre.
Une petite foule se rassemble, puis arrive une camionnette siglée «Ebola», appelée par précaution. Tout de suite, les cris fusent, des pierres visent les policiers, une brève échauffourée s'ensuit. Au moins six hommes ont été arrêtés. La police a assuré enquêter sur les affirmations d'habitants accusant des policiers d'avoir tué un homme qui violait le couvre-feu nocturne à Monrovia.
Ambiance électrique
L'ambiance est également électrique devant certains centres de traitement d'Ebola, dont les soignants sont stigmatisés, et où se rassemblent quotidiennement des proches de malades laissés sans nouvelles. «Nous supplions la communauté internationale de trouver une solution avant que tout explose ici!», hurle Kevin Kassah, un jeune homme, au milieu d'une foule furieuse.
Les squelettiques forces de sécurité n'interviennent pas. Car les effectifs commencent à manquer: plusieurs commissariats ont fermé après la mort de policiers atteints d'Ebola, et un camp militaire situé en lisière de Monrovia a signalé une trentaine de soldats malades, selon une source diplomatique.
Le système de santé a sombré
Le système de santé, embryonnaire avant la crise (une cinquantaine de médecins et un millier d'infirmiers pour 4,3 millions d'habitants) a sombré le premier, perdant 89 personnels de santé, sur 184 contaminés, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
«De nombreux hôpitaux sont fermés aujourd'hui parce que le personnel est mort», indique Sean Casey. Même Bernice Dahn, plus haut responsable médical du pays, a été placée en quarantaine pour 21 jours (durée maximale d'incubation du virus) après le décès de son adjoint, mort d'Ebola.
L'OMS et les ONG ont pris le relais d'autorités défaillantes, centralisant leur action dans un nouvel organisme cogéré avec l'Etat, l'«Ebola Operation Center», mais manquent cruellement de bras. La semaine dernière, recevant une aide de 52 millions de dollars (près de 41 millions d'euros) de la Banque mondiale, le gouvernement libérien s'en est aussitôt déchargé de la gestion sur les agences de l'ONU, pour l'entretien et la construction de centres de traitement d'Ebola.
La famine s'installe
Autre signe de déliquescence du pouvoir et du niveau de tension, un secrétaire d'Etat du ministère des Finances a insulté et frappé la semaine dernière une policière chargée de la circulation, entraînant son limogeage par la présidente Ellen Johnson Sirleaf. Tous les secteurs de la société sont touchés par la crise. Les écoles sont fermées indéfiniment depuis des mois et le chômage explose à mesure que l'économie, formelle ou informelle, s'enraye.
Et, dans les rues de Monrovia, la faim s'installe. «Avant, je gagnais 1500 dollars (libériens, environ 13 euros) par jour, aujourd'hui obtenir 500 (4 euros) est difficile. Tout le monde reste à la maison», se plaint Davy Kerkula, père de trois enfants, qui tente de vendre des ceintures aux automobilistes à un carrefour. «Ca ne suffit pas pour se nourrir. J'ai besoin d'au moins 800 (moins de 7 euros) par jour».
(afp)

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Mikael

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Ebola: les Etats-Unis redoutent d'autres cas
Mis à jour à 03:54
Les autorités s'inquiètent du fait que pendant 4 jours, le malade pris en charge au Texas était contagieux et n'a pas été mis en quarantaine suite à une grave erreur de l'hôpital.



L'hôpital, le Texas Health Resources, a admis avoir fait une erreur en renvoyant le patient chez lui après être une première fois passé aux urgences. (Photo: AFP)
Les autorités du Texas recherchaient, mercredi 1er octobre, toutes les personnes - dont des enfants - qui auraient pu entrer en contact avec le patient, un Libérien, dont l'infection par Ebola a été tardivement diagnostiquée aux Etats-Unis. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont affirmé que toutes les personnes qui risquent d'avoir été infectées font l'objet d'une étroite surveillance médicale.
Parmi eux, «des enfants en âge scolaire ont été en contact avec le patient», a déclaré le gouverneur du Texas Rick Perry.
Le proviseur du lycée Emmett J. Conrad de Dallas a informé les parents qu'un élève «aurait été en contact» avec le malade mais qu'il ne présentait «aucun symptôme». «On lui a conseillé de rester chez lui», a ajouté le proviseur, David Hamilton, dans un courrier obtenu par l'AFP.
Un proche suivi de près
Un proche du malade est suivi de près par les médecins, a par ailleurs indiqué le directeur des services de santé du comté de Dallas, Zachary Thompson.
Un expert des CDC a indiqué lors d'une conférence de presse à Monrovia que le malade était Libérien.
La période d'incubation va de deux à 21 jours et une personne ayant contracté le virus n'est pas contagieuse tant qu'elle n'a pas de symptômes (maux de tête, fièvre ou vomissements).
Une erreur de l'hôpital
L'hôpital, le Texas Health Resources, a admis avoir fait une erreur en renvoyant le patient chez lui après être une première fois passé aux urgences.
«Le patient a dit à l'infirmière chargée d'établir la fiche d'informations qu'il avait récemment voyagé en Afrique», a rapporté mercredi Dr Mark Lester, directeur général de Texas Health Resources.
«Malheureusement cette information n'a pas été transmise à toute l'équipe soignante et n'a pas pu être prise en compte dans sa décision clinique», a-t-il ajouté. Le patient a donc été renvoyé chez lui le jour même, avec un diagnostic «d'infection virale bénigne».
Un état «grave mais stationnaire»
Sans symptôme depuis son arrivée à Dallas le 20 septembre en provenance du Liberia, il a commencé à se sentir mal le 24 et s'est rendu aux urgences le 25 septembre au soir --et non le 26 comme indiqué précédemment par l'hôpital--, avant d'y retourner en ambulance le 28 pour y être placé en quarantaine.
Son infection par le virus a été confirmée mardi par deux laboratoires. Il se trouve dans un état «grave mais stationnaire», a fait savoir l'hôpital mercredi.
Mais les autorités sanitaires s'inquiètent du fait que pendant les quatre jours (du 24 au 28 septembre) où il était contagieux sans être en quarantaine, il ait pu contaminer d'autres personnes.
Transmission seulement en cas de contact
Le virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne, comme la grippe par exemple, et ne peut être transmis qu'au contact direct de fluides contaminés, comme le sang ou la salive.
Pour Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), ce patient aurait dû être traité comme un cas suspect d'infection par Ebola dès sa première visite à l'hôpital le 25 septembre.
«Si le médecin du service d'urgence avait interrogé cette personne sur ses antécédents de voyage et que celle-ci lui avait dit revenir d'Afrique de l'Ouest, cela aurait tiré une énorme sonnette d'alarme», a-t-il déclaré à l'AFP.
Le risque d'épidémie aux Etats-Unis écarté
«Il est vraiment important de s'assurer que les médecins sont bien conscients que nous avons un problème, qu'il y a une épidémie en Afrique et que des personnes vont voyager aux Etats-Unis sans aucun symptôme», a-t-il poursuivi.
Toutefois, le Dr Fauci a écarté tout risque «d'épidémie aux Etats-Unis» étant donné les capacités du système médical à retrouver et à suivre les personnes ayant eu des contacts avec un malade.
Le directeur des CDC, le Dr Tom Frieden, a répété mercredi qu'il n'y avait «aucun risque» de contamination des passagers de l'avion dans lequel il a voyagé entre le 19 et le 20 septembre, car il ne présentait alors aucun symptôme.
En revanche, il n'a pas écarté la possibilité que des membres de son entourage puissent avoir été infectés et «développent Ebola au cours des prochaines semaines».
Un combat contre l'inégalité des soins
De son côté, le directeur de la Banque mondiale Jim Yong Kim, lui-même un infectiologue, a affirmé que le combat contre Ebola était également celui contre «l'inégalité» Nord-Sud en termes d'accès aux soins, estimant que la communauté internationale n'agissait pas «assez vite» contre l'épidémie.
L'OMS a averti cette semaine que l'épidémie était en croissance «explosive» et pourrait contaminer 20'000 personnes d'ici novembre.
3338 morts sur les 7178 cas enregistrés
L'épidémie actuelle d'Ebola est la plus grave depuis l'identification du virus en 1976, avec 3338 morts sur les 7178 cas enregistrés dans cinq pays africains (Sierra Leone, Guinée, Liberia, Nigeria, Sénégal), selon le dernier bilan de l'OMS au 28 septembre.
Il n'existe actuellement aucun médicament ni vaccin homologué contre Ebola. Un essai clinique avec un vaccin prometteur est en cours aux Etats-Unis depuis début septembre et pourrait être prêt en 2015.
L'annonce de ce premier cas d'Ebola identifié hors d'Afrique chez une personne ayant voyagé en avion a fait chuter les actions des compagnies aériennes américaines de plus de 2,5% mercredi à Wall Street.

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