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Climat : mauvaises nouvelles pour la planète

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Josué

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Rappel du premier message :

Climat : mauvaises nouvelles pour la planète

Les décisions du Japon et de l’Australie de retarder la baisse de leurs émissions de gaz à effet de serre semble impacter lourdement sur le réchauffement climatique de la planète.

Le monde a de plus en plus de mal à limiter le réchauffement climatique, les mauvaises nouvelles du Japon et d’Australie effaçant les avancées en provenance des Etats-Unis et de Chine, à en croire un bilan publié mercredi par des scientifiques, en pleine Conférence de l’ONU sur le climat à Varsovie .
Selon le « Climate Action Tracker », la Terre se prépare à une hausse de température de 3,7°C au-dessus des moyennes de l’époque pré-industrielle à l’horizon 2100, au lieu d’une hausse de 3,1° si les gouvernements avaient tenu leurs promesses de limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Les gouvernements, réunis à Varsovie jusqu’à vendredi pour une grande conférence sur le climat, essaient de trouver le moyen de limiter le réchauffement mondial à moins de 2,0° au-dessus des niveaux d’avant la révolution industrielle pour en limiter les dérèglements induits (sécheresses, pluies torrentielles, hausse du niveau des mers, etc.).
La conférence de Varsovie travaille à la création, pour 2015, d’un nouvel accord mondial sur le climat qui pourrait entrer en vigueur à partir de 2020.
LIRE AUSSI
Climat : le ministre de l’Environnement polonais ecarte du gouvernement
Pas de feuille de route

L’étude parue mercredi, menée conjointement par Climate Analytics, le Postdam Institute for Climate Impact Research et Ecofys, souligne que la décision prise par le Japon la semaine dernière d’assouplir son objectif 2020 en matière d’émissions de gaz à effet de serre rend plus difficile d’atteindre l’objectif des 2°C de réchauffement au niveau mondial.
Le Japon a expliqué que son objectif d’origine d’une baisse de 25% de ses émissions sous les niveaux de 1990 était inatteignable après les dégâts causés à son industrie nucléaire par le séisme et le tsunami de mars 2011. Le Japon s’est fixé désormais une hausse de 3% à ne pas dépasser. L’Australie a également fait marche arrière
« Ces signaux négatifs tendent à l’emporter sur les signaux positifs » constitués par exemple par l’interdiction des centrales au charbon dans certaines zones en Chine, lit-on dans l’étude.
Le problème du réchauffement apparaît d’autant plus difficile à résoudre que les pays présents à Varsovie semblent divisés sur l’aide à apporter aux pays en développement pour les aider à réduire leurs émissions. Les ONG « vertes » se plaignent du flou qui règne en la matière.
« On ne voit pas de feuille de route pour le financement, seulement des sommes anciennes dans un nouvel emballage ou de l’argent réorienté en provenance d’autres budgets », dit Dipti Bhatnagar, de l’ONG Friends of the Earth International.
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Article de Nathalie Kosciusko-Morizet : Climat, encore une conference de transition
Priorité à la relance économique

De nombreux pays riches, qui ont mis la priorité à la relance économique, semblent peu disposés à financer la note du réchauffement.
« On ne peut pas avoir un système avec une compensation automatique chaque fois qu’un événement climatique sévère se produit quelque part sur la planète », a déclaré la commissaire européenne chargée du Climat, Connie Hedegaard.
Les pays industriels ont promis d’augmenter les sommes allouées à l’aide aux pays en développement pour la porter à 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020, contre 10 milliards sur la période 2010-2012.
Les négociateurs ont mis sur pied un Green Climate Fund pour accueillir une partie des 100 milliards de dollars mais ce fonds est vide et ne sera pas alimenté avant le second semestre 2014.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que des investissements supplémentaires de 1.000 milliards de dollars par an seront nécessaires à l’horizon 2020 pour le seul secteur énergétique afin qu’il se réoriente vers des sources d’énergie plus propres. ■
Lutter contre la déforestation
Les gouvernements norvégien, britannique et américain ont fait savoir mercredi qu’ils allaient débloquer 280 millions de dollars en faveur d’un nouveau programme destiné à lutter contre la déforestation dans le monde.La Norvège contribuera à ce programme contre la déforestation à hauteur de 135 millions de dollars, la Grande-Bretagne versera 120 millions et les Etats-Unis 25 millions.


Droit de reproduction et de diffusion réservé © Les Echos.fr 2013


Patrice1633

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650 milliard de dollars sont dépenser pour l'économie gazier dans le monde chaque année et qui détruit notre eco-systeme ...

Un monde ultra payant qui on fait naitres les îles de Dubaï et le monde financier des grands milliardaire de ce monde ...
Comment arrêter l'idée matérialiste qui circule dans les vaines de ceux qui adore leurs veaux d'or?
C'est la course entre les gens du monde à celui qui se hissent le plus haut dans ce monde avide d'argent, avide de biens matériel ... Ceux qui se disent avoir réussi dans ce monde regardant les autres avec dégoût parce qu'ils ont moins d'argent qu'eux ...

Des catastrophes écologique causer par leur desir de prendre des risques au lieu de dépenser pour des systèmes plus sécuritaire ...
Video montrant la bêtise humaine:
http://youtu.be/NNGDj9IeAuI

Comment faire marche arrière pour faire des systèmes coûteux qui aiderais la planete a respirer mais réduirais leur Dieu dollard a entrer dans leur coffres?
Ces gens qui irons jusqu'à s'affronter entre puissance mondial pour etre plus grand que l'autre, jusqu'à mettre la survis meme de la planete pour etre encore plus riche ...
Seul Jehovah arrivera au bon moment pour detruire ceux qui détruisent la terre ...
Imagine quand dans la bible il dit que si ces jours ne serais écourter, nul chair ne serais sauver ...
A quel point les gens de se monde aurais fait l'action irréparable de detruire cette terre ...
Mais Dieu dit bien qu'il aura des survivant et meme une grande foule ...

Patrice1633

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Prenez exemple sur l'Îles de Pâques, il on couper jusqu'au dernier arbres de leur îles sans se soucier du lendemain ... Ils sont tous morts de faim ...

Josué

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Administrateur
Voilà ou ménne l'incurie des hommes il y avait que deux tributs sur cette île mais ils se sont entretuer.

Patrice1633

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Hahaha, je suis au McDonald, je suis en train de prendre une petite crème glacé, un gars est plus loin, il prle au téléphone, j'ai pas tout compris l'histoire, je suis arriver il etait deja au telephone. Il explique que il y a un machine sur le marché (je sais pas c'est quoi exactement elle fait ce qu'ils on besoin) elle coûte 800 000$ mais elle est tres perfectionner sur le marché, non polluante, silencieuse, etc. Mais le gars avait pas acheter celle la, une autres moins dispendieuse, a 130 000$ mais c'était payant d'avoir cette machine, et que les autres devait maintenant passer par ce gars la pour acheter leur produit car moins dispendieux, il avait pris le marché jusqu'au bout du pays, il en parlais comme d'un homme de business, un homme d'affaire, un fort ... Etc ...

Tres polluante, bruillante, etc ...
Juste devant mes yeux et mes oreilles que ça viens de se passer ...
Elle pollu l'eau, alors je suis juste devant un lac, Waaccshhh il vas polluer encore plus nos lacs ...

Josué

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Administrateur
Les Assises chrétiennes de l'écologie auront lieu les 28, 29 et 30 août 2015 à Saint-Étienne, co-organisés par l'hebdomadaire La Vie et le diocèse de Saint-Etienne. À quelques mois du début de la COP 21, la grande conférence sur le climat organisé à Paris en décembre 2015, Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la protection de la planète et président de la Fondation Hulot, nous a confié son espoir dans l'actuelle prise de conscience des enjeux écologiques par les milieux chrétiens.

jc21


Les hommes par leur cupidités ont prouvés qu'ils étaient incapables de changer quoi que ce soit.
Heureusement que Jéhovah va mettre bientot fin à cette destruction de notre belle planète par l'homme, sinon, nous serions tous condamnés !

Mathieu 24 : 21 car alors il y aura une grande tribulation*+ telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant+, non, et qu’il n’y en aura plus. 22 En effet, si ces jours-là n’étaient écourtés, nulle chair ne serait sauvée ; mais à cause de ceux qui ont été choisis+ ces jours-là seront écourtés+

Révélations 11 : 18 Mais les nations se sont mises en colère, et ta colère est venue, ainsi que le temps fixé où les morts vont être jugés, [le temps] de donner [leur] récompense+ à tes esclaves les prophètes+ et aux saints et à ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands+, et de causer la ruine+ de ceux qui ruinent* la terre+. ”

samuel

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Administrateur
Au point où nous en sommes la chose et dans les mains de Jéhovah.

Josué

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Administrateur
Première déclaration internationale d'autorités musulmanes sur le changement climatique
OLIVIER NOUAILLAS
CRÉÉ LE 26/08/2015 / MODIFIÉ LE 26/08/2015 À 18H09

Réunis à la mi-août lors d'un symposium international à Istanbul, des instances musulmanes venues de 22 pays ont pris position, pour la première fois ensemble, sur le climat. Elles condamnent « la cupidité de l'être humain », l'utilisation des « énergies fossiles » et prennent position pour un futur « 100 % énergies renouvelables ».

C'est une première mondiale et qui peut avoir des conséquences importantes sur le déroulement de la COP 21, la grande conférence sur le climat prévu à Paris en décembre 2015. En effet, réunis deux jours à la mi-août à Istanbul, à l'initiative de la Fondation islamique pour l'écologie et les sciences environnementales, Greenfaith et Islamic Relief Worldwide, 60 leaders religieux musulmans venus de 22 pays ont adopté le 18 août une « Déclaration islamique sur le changement climatique global » (en anglais).

Dans ce texte très complet de huit pages, les signataires reprennent d'abord à leur compte les conclusions scientifiques à la fois des experts du Giec, notamment le 5e rapport publié par les climatologues en 2014 - ainsi que ceux du Millenium Ecosystem Assessment, un rapport mondial sur la biodiversité adopté par le programme des Nations Unies pour l'environnement en 2005. Puis, avec à l'appui de nombreuses citations du Coran, la déclaration définit une sorte de « théologie musulmane de la Création ». Enfin, dans la troisième partie – la plus importante politiquement – la déclaration prend nettement position contre l'utilisation des énergies fossile et prône au contraire le développement massif des énergies renouvelables. Ceci pour « rester en dessous de la limite des 2 degrés, voir, précise le texte, de préférence en dessous de la limite de 1,5° en laissant plus des deux tiers des stocks d'énergies fossiles dans le sol ».

On trouve aussi dans cette déclaration des passages très forts sur « la cupidité de l'être humain » par rapport à l'exploitation ressources naturelles, ou encore cette condamnation de « notre utilisation déraisonnable et court termisme des ressources fossiles » qui « entraîne la destruction des conditions mêmes qui ont rendu la vie sur terre possible ». Et qui débouche sur cet appel : « Nous appelons tout particulièrement les nations riches et les pays pétroliers à ouvrir la voie à la suppression progressive des gaz à effet de serre, à apporter leur soutien technique et financier au pays les moins riches, à investir massivement dans une économie verte ». Autant dire que cette prise de positon fera tousser du côté des principaux pays producteurs de pétrole et… musulmans comme l'Arabie Saoudite, l'Iran, l'Irak le Koweit ou encore les Emirats Arabes Unis. Il leur sera d'autant plus difficile de l'ignorer que cette déclaration a été signée non seulement par des activistes musulmans écolos mais aussi par trois grands muftis (ceux du Liban, d'Ouganda et Bosnie), par le président du conseil indonésien des musulmans et même le directeur du département de fatwas et de jugements sur la charia de l'Académie Islamique d'Arabie Saoudite !

Avec la publication de l'encyclique Laudato Si' en juin par le pape François puis cette « Déclaration islamique sur le changement climatique global », on assiste donc à la création d'un front intereligieux à la veille de la conférence de Paris. Validant ainsi la stratégie de Nicolas Hulot, l'envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, qui avait fait de cette recherche de soutiens spirituels un axe de son travail diplomatique.

« Potentiellement, 2,2 milliards de chrétiens et un 1,6 milliards de musulmans cela commence à faire du monde du côté des écolos », note ainsi un observateur des négociations climatiques. Plus prudent Martin Kopp, théologien protestant et invité à Istanbul en tant que représentant de la Fédération Luthérienne Mondiale – un prêtre catholique américain et un rabbin venu de Jérusalem étaient également présents - souligne : « c'est une étape importante même si, l'islam étant décentralisé, cette déclaration demande à être relayée par les instances musulmanes de chaque pays, notamment en France. Mais je vois cette déclaration comme un réel encouragement à approfondir tout le travail intereligieux sur le climat ». D'ailleurs, interrogé par le quotidien britannique The Guardian, le Cardinal Turkson, président du conseil pontifical Justice et paix, a déclaré qu'il accueillait cette déclaration islamique « avec une grande joie, dans un esprit de solidarité ».

Autre fait important et très encourageant, le Climate Action Network – qui regroupe toutes les ONG d'environnement à travers le monde – avait soutenu la préparation de ce symposium d'Istanbul. Une preuve supplémentaire que face au péril climatique, à l'opposé du prétendu « choc des civilisations », non-croyants et croyants de toutes les religions n'hésitent plus à unir leurs forces.

samuel

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Barack Obama arrive lundi en Alaska avec l'espoir d'illustrer l'urgence d'agir sur le climat. Mais tout le monde ne l'attend pas à bras ouverts dans un État où le pétrole occupe une place centrale. Hausse du niveau de la mer, recul des glaciers, fonte du permafrost (sous-sol gelé) : dans ce vaste État peu peuplé (moins de 800 000 habitants), les effets du réchauffement climatique sont plus criants qu'ailleurs. Le président américain, qui s'exprimera à Anchorage en clôture d'une conférence internationale sur l'Arctique, veut mobiliser à trois mois de la Conférence de Paris visant à conclure un accord pour limiter à 2 °C la hausse du thermomètre mondial.
« Ce qui passe en Alaska nous touche tous. C'est un signal d'alarme », a-t-il expliqué juste avant de quitter Washington. « Et tant que je serai président (jusqu'en janvier 2017, NDLR), l'Amérique jouera un rôle central pour répondre à la menace du changement climatique avant qu'il ne soit trop tard. » Barack Obama, qui se rendra sur des glaciers, mais rencontrera aussi des pêcheurs en première ligne face aux bouleversements en cours, est clairement en quête d'images fortes pour mieux faire passer son message.

Josué

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Administrateur
sur le climat à Paris, Barack Obama entame un voyage de trois jours pour mobiliser les Américains. Tout en autorisant les forages pétroliers au large du 49e Etat.

"Nous sommes ici pour parler d'un défi qui définira les contours de ce siècle de manière plus spectaculaire que tout autre". A Anchorage en Alaska, Barack Obama parle du changement climatique. En déplacement dans le 50e Etat américain pour trois jours, le président dresse un constat sombre des efforts engagés pour lutter contre le changement climatique : "Nous n'avançons pas assez vite", affirme-t-il. Les Etats-Unis sont le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre, derrière la Chine.


Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/obama-en-alaska-pour-sensibiliser-sur-le-changement-climatique_1711291.html#DWk0ZmYYpfZAqk4c.99

Josué

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Climat : l'appel de la société civile
OLIVIER NOUAILLAS
CRÉÉ LE 08/09/2015 / MODIFIÉ LE 09/09/2015 À 06H36
« Stop aux crimes climatiques : laissons les énergies fossiles dans le sol » : tel est la double interpellation à la fois d'un livre et d'un appel lancé par des personnalités de la société civile. Une façon de mettre la pression sur les négociations climatiques avant la COP 21.

La comparaison est forte : « Nous avons combattu l'apartheid. Aujourd'hui, le changement climatique est notre ennemi à tous ». Elle est signée Desmond Tutu, l'ancien archevêque anglican du Cap, en Afrique du Sud, et elle ouvre le prologue d'un livre événement : Crime Climatique : STOP ! L'appel de la société civile (Seuil), publié à moins de cent jours de l'ouverture de la COP 21, la grande conférence prévue à Paris, début décembre 2015.

Dans ce livre au ton engagé, une vingtaine de personnalités connues mondialement pour leur engagement dans les causes environnementales – du climatologue Jean Jouzel à l'activiste indienne Vandana Shiva, en passant par l'altermondialiste canadienne Naomi Klein ou encore l'américain écolo Bill McKibben – nous disent pourquoi il est primordial que « près de 80 % des réserves d'énergies fossiles actuellement connues doivent demeurer inexploitées ». Et ceci pour que « notre planète reste vivable » en limitant l' augmentation des températures à moins de 2° C, le seuil qui fait consensus chez les scientifiques du Giec.

A la soirée de lancement du livre, organisé jeudi 3 septembre à la Maison des Océans dans le 5e arrondissement de Paris, Christophe Bonneuil, responsable de la collection « Anthropocène » aux Editions du Seuil, en soulignait, avec gravité, les enjeux : « Ce que nous voulons c'est provoquer un débat pas seulement sur la réduction des émissions gaz à effet de serre, mais aussi sur la source du robinet de ces émissions, à savoir les grandes entreprises qui exploitent les énergies fossiles ». Un débat politique, au sens noble du terme, que relaie notamment Attac et 350.org, co-organisateurs de la soirée.

D'ailleurs, pour mieux enfoncer le clou, une pétition intitulée « Stop aux crimes climatiques : laissons les énergies fossiles dans le sol » accompagne le livre. Elle a été déjà signée par plus de 100 personnalités mondiales où, outre les principaux signataires du livre, on trouve les noms d'une centaine d'intellectuels et de militants pour la justice climatique sur les cinq continents. Car pour Christophe Bonneuil, le pessimisme n'est pas de mise : « Une mobilisation sans précèdent est en train de monter dans la société civile à l'approche de la conférence de Paris ». Avec souligne t-il, « le renfort inattendu et bienvenu des religions » dont il cita « trois signes forts ». A savoir « l'encyclique du pape François sur l'écologie, l'appel d'Istanbul sur le climat signé par 60 dignitaires musulmans et le succès des Assises chrétiennes de l'écologie qui ont réuni 2.000 personnes à Saint-Etienne ».

D'ailleurs, outre les interventions dynamiques et militantes de Bill McKibben, l'activiste américain de 350.org qui invite à « frapper les énergies fossiles au portefeuille » et du basque Jon Palais de Bizi avec son appel « à venir nombreux le 29 septembre à Paris pour l'arrivée du tour cycliste d' Alternatiba », une des interventions les plus applaudies fut celle de Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire. S'appuyant sur l'encyclique Laudato Si, il a ainsi fait l'éloge de l'écologie intégrale qui « englobe les équilibres écologiques, la justice sociale et la responsabilité spirituelle ». Un bon résumé des forces invitées à se mettre en mouvement pour peser sur la COP 21.

Josué

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Les deux présidents veulent avancer. La Chine s’est engagée à mettre en place un marché de quotas de CO2 et à débloquer 3,1 milliards de dollars pour aider les pays en développement à lutter contre le réchauffement climatique.
C’est une très bonne nouvelle pour les organisateurs de la conférence mondiale de Paris pour le climat, la COP21. Hier à Washington, Barack Obama et Xi Jinping, qui président les deux nations qui polluent le plus au monde, ont enfin affirmé leur volonté d’avancer concrètement dans la lutte contre le réchauffement climatique.
La Chine s’est notamment engagée à mettre en place en 2017 un marché national de quotas de CO2 et à débloquer 3,1 milliards de dollars afin d'alimenter le "fonds vert" qui doit aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique.
De son côté, Barack Obama, qui annoncé en 2014 une contribution de 3 milliards de dollars pour le fonds vert, a rappelé que le "Clean Power Plan" élaboré par son administration était finalisé. Il doit permettre au secteur américain de l'énergie de réduire ses rejets polluants de 32 % d'ici à 2030 (voir la vidéo ci-dessous datée du 2 août).

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/021357117559-climat-des-avancees-apres-lors-du-sommet-obama-xi-jinping-1159411.php?CHQMchcD67FOhJMB.99#xtor=RSS41








Josué

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samuel

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s'en plaignent jamais. Au contraire, le froid est ici synonyme de glace épaisse où l'on peut circuler, chasser et pêcher en toute sécurité. Le froid, le plus glacial qui soit, est un allié pour les Inuits. Comme Jeannie, ils redoutent véritablement le chaud. Or, dans le cadre du dérèglement climatique global, les scientifiques ont observé une forte hausse des températures en Arctique, au moins deux fois plus rapide que dans le reste du monde, ce qui va modifier en profondeur les périodes de pêche et d'accès à la banquose.
Le Point.

chico.

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Et ce qui c'est passé sur la côte d'azur n'est -il pas un signe du réchauffement du climat ?

Josué

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Les inondations, une catastrophe pas vraiment naturelle
OLIVIER NOUAILLAS
CRÉÉ LE 07/10/2015

© AFP
Derrière le lourd bilan humain des intempéries qui ont frappé la Côte d’Azur pointe la responsabilité de l’urbanisation galopante du littoral.

« C’était l’apocalypse ! » Partout sur le littoral de la Côte d’Azur entre Mandelieu-la-Napoule et Nice, les habitants ne trouvaient que ce mot pour décrire ce qu’ils ont vécu durant la nuit du samedi 3 octobre au dimanche 4 octobre. En trois heures, il y est en effet tombé l’équivalent des pluies de tout un mois d’octobre, soit jusqu’à 178 mm ! Du jamais-vu dans la région, ce qui explique en partie le bilan extrêmement lourd : au moins 20 morts, des centaines d’habitations dévastées. Sans parler des infrastructures (routes, gares, aéroports) plus ou moins impraticables… Au moins 500 millions d’euros de dégâts ! Mais au-delà de ces circonstances météorologiques exceptionnelles, des questions se posent à la fois sur...

Patrice1633

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Les humains sont fous ...
Il détruisent leur héritage en peu de temps pour de l'argent et le pouvoir ...

Leurs evolution est pas supposer faire toujours pour le meilleur?
La on vas vers le pire et vers l'irréparable ...
Une chance que Jehovah vas intervenir à temps sans quoi nul chair ne serais sauvé ...

Voilà jusqu'où ca mener le péché ..
Il faut que Jehovah detruise tout ce qui peche, sans quoi ca recommencera ...
Une chance que Jah est la, il vas tout nettoyer ...

Josué

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C'est pourquoi le livre de la Révélation dit :Dieu détruira ceux qui détruisent la terre.

Josué

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Le plus grand ouragan de l'histoire a frappé le Mexique
Selon le président mexicain, les dégâts causés par Patricia "sont moins importants que ceux attendus d'un ouragan d'une telle magnitude".
SOURCE AFP
Publié le 24/10/2015 à 08:32 - Modifié le 24/10/2015 à 09:00 | Le Point.fr
L'ouragan Patricia a été classé en catégorie 5. L'ouragan Patricia a été classé en catégorie
Le Mexique s'en sort bien. Alors que le pays a été touché vendredi sur la côte pacifique par le plus grand ouragan de l'histoire, l'ouragan Patricia, les dégâts ont finalement été moins importants que prévu. "Les dégâts étaient moins importants que ceux attendus d'un ouragan d'une telle magnitude", a ainsi assuré le président Enrique Pena Nieto à la télévision, quelques heures après l'entrée de l'ouragan sur le territoire. Les autorités s'étaient préparées. Avant même l'arrivée dans l'État de Jalisco (ouest) de l'ouragan géant classé catégorie 5, soit la catégorie maximale sur l'échelle de Saffir-Simpson, des habitants avaient été déplacés, les écoles et ports fermés et les touristes évacués.
Plus puissant que le typhon Haiyan

Le président mexicain a cependant demandé à la population de rester dans les abris, rappelant que l'ouragan constituait toujours une menace. "Nous ne pouvons pas encore baisser la garde. J'insiste, la partie la plus dangereuse de l'ouragan n'est pas encore entrée sur le territoire." L'ouragan a frappé la localité de Emiliano Zapata, à 95 km de l'important port de Manzanillo, à 18 h 15 (23 h 15 GMT), avait indiqué auparavant le directeur de la Commission mexicaine de l'eau, Roberto Ramirez.
L'ouragan s'était légèrement affaibli mais se maintenait en catégorie 5 avec des vents à 270 km/h, après avoir enregistré des vents record de 325 km/h un peu plus tôt, faisant craindre des dégâts considérables lors de son entrée au Mexique.
L'ouragan Patricia est plus puissant que le typhon Haiyan, qui avait causé la mort ou la disparition de 7 350 personnes aux Philippines en novembre 2013. Mais, dans la soirée, le gouverneur de Jalisco, Aristoteles Sandoval, a écrit sur son compte Twitter qu'"aucun décès n'avait pour l'heure été signalé." Dans l'État de Colima, où se trouve la ville de Manzanillo, 350 arbres ont été arrachés, "mais heureusement il n'y a que des dommages matériels, a indiqué le secrétaire au Tourisme, José Calzada. Quelques glissements de terrain ont coupé l'autoroute entre Colima et Manzanillo, a indiqué le ministre des Transports, Ruiz Esparza.
Prêts à aider

Environ 7 000 touristes étrangers et 21 000 touristes mexicains séjournaient dans la station balnéaire avant l'arrivée de Patricia. Selon les autorités américaines, des dizaines de milliers de touristes américains se trouvaient dans les zones menacées. Le président Barack Obama a annoncé que des spécialistes américains des catastrophes étaient sur place et prêts à aider. Il a également adressé un message de soutien au peuple mexicain. Les États-Unis ne sont pas les seuls à avoir proposé leur aide. Le Venezuela a, lui aussi, offert son assistance. "Nous sommes solidaires du Mexique, nous sommes à la disposition du gouvernement et du peuple mexicains pour leur apporter l'aide dont ils pourraient avoir besoin en ce moment", a déclaré le président vénézuélien Nicolás Maduro.
Toutes les boutiques ont été fermées dans la ville touristique de Puerto Vallarta et les propriétaires ont calfeutré leurs vitrines. "J'ai distribué des rubans adhésifs à des gens qui n'étaient pas préparés", explique ainsi Ramiro Arias, propriétaire d'une boutique d'encadrement.
"Au mauvais endroit au mauvais moment"

Les hôtels du front de mer de Puerto Vallarta ont été évacués et des touristes ont été conduits vers des abris, l'aéroport ou des stations d'autobus. Selon les autorités, 3 500 personnes au total ont quitté Puerto Vallarta par autobus et avion. Un centre de la Croix-Rouge a été transformé en abri pour 109 personnes parmi lesquelles des Américains, des Canadiens et des Italiens.
"J'ai eu la malchance d'être au mauvais endroit au mauvais moment, commente un jeune Italien, diplômé en médecine. J'ai découvert qu'un ouragan arrivait grâce à un artisan. J'ai pensé que c'était une blague." Des personnes attendaient en milieu de journée à une station pour tenter de prendre un des derniers autobus quittant la ville tandis que d'autres achetaient de l'eau ou chargeaient leur véhicule de bidons d'essence.
Patricia devait apporter des précipitations pouvant atteindre 51 cm dans les États mexicains de Jalisco, Colima, Michoacan et Guerrero, pouvant générer des glissements de terrain. L'électricité de Puerto Vallarta à Manzanillo a été coupée pour éviter les électrocutions par les autorités. Quatre cents policiers fédéraux ont été déployés pour venir en aide à la population. Jeudi, les autorités avaient ordonné la fermeture d'écoles dans les États de Jalisco, Colima et Guerrero. Les ports avaient également été fermés dans les États de Jalisco, Nayarit, Michoacan, Guerrero et Oaxaca.
En 2013, deux tempêtes quasi simultanées avaient touché les côtes pacifique et atlantique du Mexique, entraînant la mort de 157 personnes.

jc21


L'Eglise catholique se mobilise pour un traité sur le climat
Source : Reuters 26/10/15 à 17:37

Mis à jour le 26/10/15 à 17:37


image: http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photos/reuters/ofrtp-vatican-catholiques-climat/16132211-1-fre-FR/ofrtp-vatican-catholiques-climat_bloc_article_grande_image.jpg


L'encyclique "Laudato Si" rendue publique en juin par le pape François, dans laquelle il réclame des mesures d'urgence pour sauver la planète d'une catastrophe écologique. Lundi, les dirigeants de l'Eglise catholique ont lancé un appel sans précédent en faveur de la conclusion, lors de la conférence COP21 à Paris en décembre, d'un traité qui permette réellement de freiner les dérèglements climatiques mondiaux et soit synonyme de véritable transformation. /Photo prise le 18 juin 2015/REUTERS/Max Rossi
Les dirigeants de l'Eglise catholique ont lancé lundi un appel sans précédent en faveur de la conclusion, lors de la conférence COP21 à Paris en décembre, d'un traité qui permette réellement de freiner les dérèglements climatiques mondiaux et soit synonyme de véritable transformation.

Les cardinaux, patriarches et évêques du monde entier ont signé cet appel au Vatican, en estimant que tout traité devrait être équitable et garantir que les populations les plus vulnérables n'en soient pas les laissées pour compte.

Ce document en dix points s'appuie sur l'encyclique "Laudato Si" rendue publique en juin par le pape François, dans laquelle il réclamait des mesures d'urgence pour sauver la planète d'une catastrophe écologique.

Dans ce document, les prélats de l'Eglise catholique estiment qu'"Il ressort de données scientifiques fiables que l'accélération du changement climatique serait la conséquence d'une activité humaine sans retenue, s'inscrivant dans une certaine vision du progrès et du développement et reposant exagérément sur l'usage des combustibles fossiles".

"Sensibles aux dégâts qu'elles provoquent, le pape et les évêques catholiques des cinq continents appellent à une réduction draconienne des émissions de dioxyde de carbone et d'autres gaz toxiques", lit-on dans cet appel adressé à la COP21, qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Le document est signé par des prélats religieux d'Inde, d'Europe, de Colombie, du Liban, d'Angola, des Etats-Unis ou encore du Canada et de Papouasie-Nouvelle Guinée.

Les signataires représentent l'ensemble des conférences épiscopales de la planète, et c'est la première fois qu'un appel lancé par l'Eglise catholique aux dirigeants de la communauté internationale émane de tous les points du globe, a dit lors d'une conférence de presse le cardinal de Bombay, Mgr Oswald Gracias, l'un des cosignataires.

(Philip Pullella, Eric Faye pour le service français)


En savoir plus sur http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/l-eglise-catholique-se-mobilise-pour-un-traite-sur-le-climat-1081115#vVtwqdC1cV57UxDT.99

samuel

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La conférence de Paris pour le climat aura lieu du 30 novembre au 11 décembre prochain. Elle nous est présentée comme le dernier embranchement avant la catastrophe. Si les chefs d'État présents ne décident pas de mesures fortes, les températures continueront de s'élever ainsi que le niveau des eaux et des milliers d'hommes et de femmes le paieront de leur vie, dans les îles du Pacifique, en Asie du Sud-Est et même dans le nord de l'Europe. Les explications ne sont jamais très claires ni précises, mais ceux qui pensent le contraire sont priés de se taire. Philippe Verdier, chef du service météo de France 2, l'a payé de sa vie professionnelle. Il a publié le mois dernier Climat investigation (éditions Ring), un livre dont le titre cache bien le fond. Il n'y est guère question d'investigation ni même d'enquête sérieuse, mais simplement de réflexions (parfois un peu enfantines), d'anecdotes (souvent éclairantes) sur la marotte des médias et de ceux qui nous gouvernent : le réchauffement climatique est de notre faute et heureusement les gouvernements sérieux vont nous éviter la catastrophe.
Verdier est même assez précis quand il raconte un déjeuner au cours duquel Laurent Fabius, le grand prêtre de cette COP21, avait convié les journalistes météorologiques de France. « Fabius nous a expliqué qu'il fallait désormais parler de chaos climatique, car le terme réchauffement n'était plus assez fort. En partant, il nous a glissé qu'il y aurait bien une ou deux catastrophes durant l'été pour y faire référence, alors même que les scientifiques répètent qu'il est prématuré d'imputer chaque inondation ou cyclone au réchauffement. Mais comme le climat est difficilement palpable, la tentation est grande d'aller utiliser les derniers événements météorologiques marquants. » Philippe Verdier ne nie pas le réchauffement climatique, mais la récupération politique qui en est faite, la mise en scène de la COP21, l'inutilité des vingt conférences qui l'ont précédée et l'embrigadement de soldats politiques, scientifiques et médiatiques pour noircir un tableau qui mériterait d'être plus nuancé. Il a d'ailleurs résumé ces griefs dans une lettre ouverte à François Hollande qui a mis le feu aux poudres...

Josué

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La hausse de la température moyenne à la surface de la Terre devrait atteindre pour la première fois + 1°C en 2015 par rapport à l'ère pré-industrielle, selon une estimation publiée par l'Office météorologique britannique lundi 9 novembre. Ce chiffre est atteint alors que les chefs d'Etat se réunissent à Paris du 30 novembre au 11 décembre dans le cadre de la COP21 pour tenter de limiter le réchauffement climatique à 2°C.

jc21


Ce soir au journal télévisé, une responsable politique de l'écologie a dit qu'il faudrait un changement de civilisation pour stopper le réchauffement climatique ! Rolling Eyes

Si elle savait... cat

Josué

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Eté indien : la conséquence inattendue (et dérangeante)
Certains insectes disparaissent normalement à la fin de l’été. Pourtant, cette année, ceux-ci sont encore très présents dans plusieurs régions de France. Explications.
Il fait beau, il fait chaud. Les Français profitent, cette année, d’un véritable été indien. Et ils ne sont pas les seuls… Les moustiques aussi s’en réjouissent ! Si d’ordinaire, ces insectes ont tendance à nous envahir l’été et à disparaître l'automne venu, ils jouent cette fois-ci les prolongations.

A lire aussi - Conséquence de l’hiver doux : doit-on craindre un été à moustiques ?

"Pendant l’hiver, ils sont au repos métabolique complet, ils ne bougent plus. Il n’y a pas de battement: ils n’ont pas vraiment un cœur mais une artère pulsatile", a expliqué à RTL Info Thierry lance, entomologiste à l’Université Catholique de Louvain (Belgique). Mais c’était sans compter sur l’été indien. En effet, avec la chaleur retrouvée, les moustiques reprennent vie. Et pour eux, comme pour nous, l’hiver n’est pas encore vraiment arrivé. "L'an passé, ils étaient déjà arrivés très tôt, à la mi-mars et, à l'automne, il y en avait encore beaucoup dans le sud de la France", a détaillé au Parisien Stéphane Robert, le président du site Vigilance-moustiques.com.

Le réchauffement climatique en cause
Une des explications, selon les experts, serait le réchauffement climatique. L’année 2014 ayant été l’une des années les plus chaudes depuis 1990, il était normal que les moustiques subsistent plus longtemps. Au vu des températures actuelles, l’année 2015 est bien partie pour également battre un record. Ne soyez donc pas surpris lorsque vous entendrez un moustique rôder autour de vous la nuit !

jc21


En Afrique du Sud, la pire sécheresse de ces 30 dernières années décime le bétail
Publié le 15-11-2015 à 22h01
Mis à jour le 16-11-2015 à 16h30



Molatedi (Afrique du Sud) (AFP) - Au milieu du lac asséché de Molatedi, dans la province du Nord-Ouest, un veau de 7 mois n'a même plus la force de se lever, condamné à mourir faute d'eau et de nourriture. Victime de la terrible sécheresse qui frappe de plein fouet l'Afrique du Sud.

A quelques kilomètres au sud, dans le district de Madikwe, une trentaine de villageois prient autour de Josephine Motsoasele, médecin traditionnel qui sillonne la province la plus touchée du pays.

Des femmes drapées dans des pagnes colorés et quelques fermiers chantent en setswana, quasiment en transe pour que la pluie revienne. Il n'est pas encore midi mais le thermomètre affiche déjà 40 degrés à l'ombre.

"Je demande à Dieu de nous envoyer de la pluie car nous avons un gros problème. Sans la pluie, nous n'avons pas de nourriture", indique la guérisseuse.

La sécheresse, causée par le phénomène climatique El Niño, est la pire que connaît le pays depuis 1982.

Situé près de la frontière du Botswana, le lac artificiel de Molatedi, le plus grand de cette province qui héberge 3,7 millions d'habitants, est vide à 95%. Sur la terre craquelée, des centaines de vaches errent à la recherche des dernières mares, d'un ultime brin d'herbe. Pris au piège dans la boue, un âne gît près d'un des rares points d'eau. Plus loin, le cadavre desséché d'une vache a déjà été dépecé par les vautours.

Dans le Nord-Ouest, l'absence de réelle saison des pluies depuis 2010 a vidé les réserves d'eau.

Selon l'association sud-africaine des producteurs de viande rouge, 40.000 vaches sont déjà mortes dans le Kwazulu-Natal (sud) et plus de 10.000 dans l'Etat Libre (centre).

"Au moins, les années précédentes le bétail survivait", explique McDonald Modise, qui contemple dépité devant sa case en tôle une de ses vaches, morte la veille, mais déjà en décomposition à cause de la chaleur.

"Je vais la faire cuire pour mes chiens car la viande n'est même plus comestible", dit-il en allumant un feu sous une marmite en fonte.

- État de catastrophe naturelle -

Certains fermiers plus chanceux, comme Molemi Modise, ont les moyens d'acheter un peu de nourriture pour leurs animaux. "Si on n'a pas de pluie maintenant, je peux vous assurer que des gens vont mourir", souffle-t-il, inquiet.

Plus au sud, toujours dans la province du Nord-Ouest, les producteurs de grain sont également touchés par la sécheresse.

"Normalement, je dois planter mon maïs maintenant. Mais à cause de cette sécheresse, je ne peux rien faire", regrette Rykie Raphoto, 61 ans devant ses 230 hectares de champs désespérément vides.

"Il n'y aura plus de nourriture pour le pays et je risque de devoir mettre fin aux contrats de mes employés", ajoute celui qui emploie à plein temps quatre personnes et plus de trente en haute saison.

Selon lui, ses terres auraient besoin de 250 mm de pluie pour pouvoir planter ses céréales, l'équivalent de cinq ou six gros orages consécutifs dans la région.

Les conséquences pour l'Afrique du Sud mais aussi pour toute la sous-région qui importe le maïs produit dans le Nord-Ouest pourraient rapidement devenir dramatiques, cette céréale constituant l'alimentation de base de nombreux habitants.

"Nous avons produit environ 8 millions de tonnes de grain sur l'ensemble du pays. Lors des bonnes saisons, on peut produire de 12 à 14 millions de tonnes", explique Arno Van Vuuren, l'un des directeurs de l'association des fermiers du Nord-Ouest.

"Nos voisins nous achètent du maïs, mais actuellement nous envisageons un scénario où nous allons devoir importer. Les prix sont déjà très hauts et ils vont le rester si nous n'avons pas rapidement de la pluie", ajoute t-il.

Cinq des neuf régions sud-africaines ont déjà été déclarées en état de catastrophe naturelle.

Mardi la ministre de l'Agriculture a annoncé que 220 millions de rands (14 millions d'euros) allaient être accordés aux fermiers pour qu'ils achètent de la nourriture à leurs bêtes.

Sur le lac asséché de Molatedi, le vent brûlant se lève subitement. Molemi Modise scrute le ciel dans l'espoir d'apercevoir les nuages qu'il attend depuis des mois mais la tempête n'amène que des tornades de poussière ocre.

Selon certains experts météo, la pluie tant attendue ne pourrait tomber qu'en mars.

jc21


L'épisode El Niño sera l'un des plus forts jamais enregistrés
Source : Reuters 16/11/15 à 19:00

Mis à jour le 16/11/15 à 22:54


image: http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photos/reuters/ofrtp-climat-el-nino/16181162-1-fre-FR/ofrtp-climat-el-nino_bloc_article_grande_image.jpg


Michel Jarraud, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale qui a estimé lundi que l'épisode en cours du phénomène météorologique El Niño, qui engendre sécheresses extrêmes, tempêtes et inondations, devrait se renforcer d'ici la fin de l'année et devenir l'un des plus puissants jamais enregistrés, a dit lundi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Cet épisode El Niño est d'ores et déjà "fort et développé", et le plus puissant depuis plus de 15 ans.

Le phénomène est provoqué par un réchauffement des eaux de surface au large du Pérou, dans l'est de l'océan Pacifique, quand le courant El Nino descend et repousse le courant froid de Humboldt.

Cette fois-ci, les températures moyennes de surface de l'océan, calculées sur trois mois, devraient être supérieures de plus de deux degrés Celsius à la normale, classant l'épisode actuel au rang de ceux de 1972-73, 1982-83 et 1997-98, indique l'OMM.


En savoir plus sur http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/l-episode-el-nino-sera-l-un-des-plus-forts-jamais-enregistres-1086059#MeEJARSy3lMfeeQL.99

Josué

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Les catastrophes naturelles, toujours plus fréquentes, ont tué 600 000 personnes en vingt ans. C'est ce qu'annonce l'ONU, lundi 23 novembre, soulignant l'importance de trouver un accord lors de la conférence COP21 à Paris sur le changement climatique.

Depuis 1995, "les catastrophes météorologiques ont pris 606 0000 vies, en moyenne 30 000 par an, avec, en plus, 4,1 milliards de personnes blessées, devenues sans-abri ou ayant eu besoin d'une aide d'urgence", indique le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR). La très grande majorité de ces décès (89%) ont été enregistrés dans des pays à faibles revenus et ont entraîné des pertes financières évaluées à 1,9 milliard de dollars (1,8 milliard d'euros).

"Une menace à l'éradication de l'extrême pauvreté"
"Le contenu de ce rapport souligne pourquoi il est si important qu'un nouvel accord sur le changement climatique émerge de la COP21 à Paris en décembre", affirme la directrice de l'UNISDR. Cette grande conférence sur le climat doit se tenir au Bourget, au nord de Paris, du 30 novembre au 11 décembre, avec pour objectif de faire adopter à 195 pays, sous l'égide des Nations unies, un accord mondial visant à contenir la hausse des températures à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

"Le changement climatique, la variabilité climatique et les phénomènes météorologiques constituent une menace à l'éradication de l'extrême pauvreté" dans le monde, explique la directrice de l'UNISDR. Elle appelle les pays à, entre autres, réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, améliorer l'urbanisation de leurs territoires et empêcher la dégradation de l'environnement.

L'Asie particulièrement touchée
D'après le rapport, qui se penche uniquement sur ces vingt dernières années, "les catastrophes climatiques sont de plus en plus fréquentes, du fait surtout de l'augmentation soutenue du nombre d'inondations et de tempêtes". Et l'avenir ne s'annonce guère radieux. Cette progression devrait se poursuivre "dans les décennies à venir", assure l'ONU, bien que les scientifiques ne parviennent pas encore à déterminer dans quelle mesure l'augmentation de ces phénomènes est lié au changement climatique.

Les inondations ont représenté, à elles seules, 47% des catastrophes climatiques (entre 1995 et 2015) et ont affecté 2,3 milliards de personnes, dont l'immense majorité (95%) en Asie. Bien que moins fréquentes que les inondations, les tempêtes ont été les catastrophes climatiques les plus meurtrières, avec 242 000 morts. Au total, les Etats-Unis et la Chine ont enregistré le plus grand nombre de catastrophes climatiques depuis 1995 du fait notamment de l'étendue de leurs territoires.

Mais c'est la Chine et l'Inde qui dominent le classement des pays les plus touchés en terme de population affectée. Viennent ensuite le Bangladesh, les Philippines, la Thaïlande.
source AFP.

Josué

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L’état d’urgence ne doit pas nous faire négliger l’état de la planète. Si le changement climatique se poursuit, nous connaîtrons bien avant la fin du siècle des chocs de grande ampleur, porteurs de lourdes conséquences culturelles et politiques. Je n’écris pas cela pour relativiser ce que la France et la Belgique vivent depuis les attentats du 13 novembre. Mais je voudrais rappeler ici deux évidences. La première, liée au phénomène Daech : l’acte le plus élémentaire de résistance au terrorisme consiste à refuser de se soumettre à son emprise mentale. La seconde évidence tient à la Cop 21 elle-même. L’enjeu de cette conférence est historique et civilisationnel.

Josué

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Entendez-vous la Terre ?
TEXTE : GILLES FUMEY. CARTE : AFDEC POUR LA VIE
Ce devait être une grande clameur lors du rassemblement du 29 novembre à l’occasion de l’ouverture de la Cop 21. Les attentats ont imposé la prudence, mais les voix ne se tairont pas. Car la voix qui voulait se faire entendre, c’est celle de la Terre. Une idée venue à des milliers de musiciens entraînés par Chantal Latour et Jean-Pierre Seyvos. Ils veulent retrouver « le son de la Terre » à partir de sons de volcan, de vent, d’océan, de banquise et les diffuser à tous les citoyens sur les téléphones portables et les enceintes classiques. L’idée est de faire un « bourdon » qui donne à des orchestres, chœurs et ensembles musicaux la possibilité d’interagir avec le bruit des négociations politiques.

Aux 139 chefs d’État et de gouvernement qui cherchent une nouvelle pensée écologique, le message lancé est « Entendez-nous, entendez la Terre ». Pour le philosophe Dominique Bourg, « penser, c’est lier ». C’est refuser que l’humanité se pense en dehors de la nature. C’est revoir la place envahissante de la technique, depuis Bacon et Descartes, relire les critiques de Heidegger, Illich, Ellul, définir une nouvelle place à l’économie et bâtir un modèle intégrant la question du partage et des inégalités.

Vous ne vouliez pas respecter la Terre ? Elle se fait entendre par le vêlage (fragmentation) de l’inlandsis dans les océans, par le mugissement des tempêtes et des typhons, par le silence assourdissant des arbres asphyxiés par les pluies acides en Europe et abattus dans les forêts tropicales. La hausse du niveau de l’océan aurait une répercussion sur les zones de subduction, ces régions où une plaque tectonique glisse sous une autre, provoquant des séismes. Nous sommes entrés dans l’anthropocène en perturbant les cycles du carbone, de l’azote, du soufre, de l’eau, du phosphore.

L’avenir ? Au XVIIIe siècle, « la philosophie du contrat a débouché sur la reconnaissance des droits humains », rappelle Dominique Bourg. Grâce à la pensée écologique, nous ne sommes qu’à l’orée d’un nouveau monde. Pour peu que nous sachions entendre la Terre.’

Josué

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Climat, le temps des solutions
OLIVIER NOUAILLAS
CRÉÉ LE 25/11/2015
Réunis à Paris du 30 novembre au 11 décembre, les représentants de 195 pays devront trouver un accord mondial sur la réduction des gaz à effet de serre. Passage en revue de sept solutions.

« À Paris, durant la Cop 21, c’est en quelque sorte notre avenir pour le prochain siècle, celui de l’humanité, qui se jouera. » Depuis trois ans, Nicolas Hulot, l’écologiste français le plus populaire, le répète partout sur tous les tons. Nommé fin 2012 par François ­Hollande « envoyé spécial pour la protection de la planète », en vue de cette grande conférence mondiale sur le climat, il a parcouru le monde, d’est en ouest, du nord au sud, de l’Onu au Vatican, rencontrant chefs d’État, ministres, diplomates, leaders religieux… Et alors ? « Tout est encore possible, souligne-t-il, l’échec comme la réussite. En n’oubliant pas que ne pas agir contre le changement climatique, c’est ajouter au désordre du monde. »

Du 30 novembre au 11 décembre, ils seront tous à Paris pour cette fameuse Cop 21 (en anglais Conference Of The Parties), un processus lancé en 1995, dans la foulée du troisième Sommet de la Terre, à Rio, en 1992. Plus de 138 chefs d’État et de gouvernement feront le voyage, dont l’Américain Barack Obama et le Chinois Xi Jinping, présidents des deux pays les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre. Au total, plus de 40 000 participants – 20.000 officiels et 20.000 membres des ONG d’environnement du monde entier – auxquels il faudra ajouter des milliers de policiers (la sécurité sera omniprésente) et plus de 3000 journalistes venus pour couvrir l’événement. Car c’en est un. Il s’agira, ni plus ni moins, de trouver, sous l’égide des Nations unies, un accord mondial signé par 195 pays et l’Union européenne pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Et donc limiter le réchauffement climatique en dessous de +2°C, d’ici à la fin du siècle.

Bien sûr, l’échec du sommet de Copenhague en 2009 (la Cop 15) et les récents attentats survenus à Paris seront présents dans tous les esprits. Mais, à la différence de ce qui s’est passé dans la capitale danoise, le sommet de Paris a été, cette fois, largement préparé en amont. Et pour parer à tout risque terroriste, la sécurité a été considérablement renforcée. Face au dérèglement climatique, le temps des solutions est, en effet, à notre portée. Nous en avons privilégié sept – de la négociation stricto sensu de la Cop 21 au changement de nos modes de vie. Et le climatologue Jean Jouzel, ancien vice-président du groupe scientifique du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), nous a fait part de ses précieux conseils lors de la rédaction de ce numéro spécial.



1. Limiter à +2°C le réchauffement

2. 100 milliards de dollars pour le Sud

3. Passer (vraiment) aux énergies renouvelables

4. Définir un prix mondial pour le carbone

5. Permettre la transition des territoires

6. Changer nos modes de vie

7. Prévoir l’après-Cop 21

samuel

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Il faut agir vite.
PPierre Radanne l'assure : il faut agir vite. Habitué des sommets climatiques, l'ancien président de l'Ademe, aujourd'hui à la tête de l'association 4D (Dossiers et débats pour le développement durable), a vu les mentalités évoluer au fil des ans sur la question du réchauffement climatique. A l'ouverture de la COP21, l'expert insiste sur la nécessité de trouver un accord susceptible d'engager la planète dans la construction d'un nouveau modèle de développement, sevré des énergies fossiles. L'accord est non seulement possible, mais indispensable, explique à francetv info ce conseiller de la délégation française.

Vous allez assister à Paris à votre 16e conférence des parties sur le climat. Comment avez-vous vu évoluer ces rendez-vous au fil des ans ?

Tout a changé. Les premières années, il s'agissait d'un sujet nouveau. Les Etats ne comprenaient pas ce qu'impliquait concrètement la lutte contre le réchauffement climatique. Les pays en développement se trouvaient dans une situation très difficile, avec des effectifs et des compétences très faibles dans ce domaine. Tout le monde était dans une phase d’apprentissage. D'ailleurs, quand la conférence de Rio en 1992 a acté l'existence du réchauffement climatique, beaucoup ne se sentaient pas du tout concernés. Cela était perçu comme une affaire de pays développés. Comme ils avaient émis la grande majorité des gaz à effet de serre, c'était à eux de prendre des mesures, pendant que les pays émergents se concentraient sur leur développement.

Ensuite, le protocole de Kyoto a marqué un tournant. Les Etats-Unis ont refusé de le ratifier en raison de son caractère contraignant, ce qui a considérablement tendu les négociations pendant toutes les années 2000. Le désengagement du deuxième pays émetteur par habitant n'a évidemment pas encouragé les autres à prendre des engagements.

Une distance s’est creusée entre les Européens et les autres pays développés, pendant que l'attitude des pays en développement évoluait lentement. Ces derniers se sont aperçus qu'ils étaient concernés par le réchauffement climatique, pour la simple et unique raison qu’ils en sont les principales victimes. Au milieu des années 2000, ils ont donc demandé que les négociations ne portent pas uniquement sur la réduction des émissions. A l'issue de négociations très difficiles sur la période 2005-2009, la lutte contre le réchauffement climatique a dû prendre en compte le droit au développement. Enfin, en 2009, la conférence de Copenhague a marqué l'entrée dans un nouveau cycle de négociations. Après l'ère Bush, tout le monde s'attendait à ce que Barack Obama affiche une position plus souple. Il n'en a rien été et ce n'est qu'en 2011, à Durban, que l'on a tourné la page de cette époque troublée en décidant de travailler à l'adoption d'un accord en 2015.

Marmhonie

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samuel a écrit:Il faut agir vite.
Tout est dit.

Tout est entre les mains des humains. C'est notre chance, nous pouvons faire quelque chose qui mette fin à cela pour très longtemps.

Soit les chefs d'Etats ont 25 ans de capital carbone, après ce sera très dangereux. Or actuellement, les puissants de ce monde sont d'accord pour être fonctionnels dans 50 ans.

On a donc 25 ans pour que cela change et que le monde fonctionne en diminuant l'utilisation des énergies fossiles.

Les français vivent en consommant 2,5 fois notre panète, il faut aux français 2,5 planètes terre.

Les américains consomment 5 fois ce que peut produire la terre.

La Chine consomme 1 terre, c'est le juste milieux, du reste c'est son Nom, le Milieu 中.

Donc, on a de bons exemples, et de très mauvais. A nous de savoir se comporter en responsable de la solution.

Josué

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De toute façon l'homme n'y arrivera pas il ne faut pas se leurrer.

Josué

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Prier pour le climat est-il païen et syncrétique?
PUBLIÉ LE 30/11/2015 À 15:49


Alors que commence la COP21, il arrive qu'une question se fasse entendre : « prier pour son succès, partir en pèlerinage pour la Création, ne serait-ce pas un peu païen sur les bords ? »

Des centaines de pèlerins du climat et de fidèles de toutes les religions réunis samedi matin dans la basilique Saint-Denis. Des pèlerins venus du monde entier pour alerter les populations aux sur les problématiques climatiques. Au milieu des rassemblements organisés partout en Europe et des temps de prière qui se multiplient en France, il arrive qu’une question se fasse entendre : « prier pour le succès de la COP21, partir en pèlerinage pour la Création, ne serait-ce pas un peu païen sur les bords ? ». Souligner l’urgence vitale de la crise écologique, rappeler que nous ne pourrons pas vivre si la Terre s’épuise, recourir à un langage emprunté à la théologie chrétienne (« sauver le climat », « sauver la planète ») serait sacrifier à la nouvelle divinité du moment et verser dans le paganisme.

L’engouement récent des chrétiens pour l’écologie laisse certains penser que ces chrétiens se sont détournés du Dieu un et trine pour adorer une nouvelle divinité, la Terre. C’est passer à côté des fondements théologiques d’une spiritualité chrétienne écologique. Sainte Hildegarde de Bingen, qui pensait la vitalité et la fécondité de la nature comme une force globale issue de la création divine, était-elle sur une pente paganiste ? Saint François d’Assise, qui louait son Seigneur par et pour toutes ses créatures, était-il un dangereux panthéiste ? Et que dire alors de saint Bonaventure ? Ce disciple du « poverello », et compilateur de la théologie franciscaine, voyait la création comme le projet divin ultime, l’écrin où Dieu, débordant d’amour, avait voulu aller à la rencontre d’autrui, l’homme. Bonaventure alla même jusqu’à voir dans chaque créature les « vestiges de la Trinité ». Telle est la tradition théologique dans laquelle s’enracine le souci chrétien de la Création. Elle se nourrit à une source (normalement) inattaquable, la Bible elle-même. Il n’est que de se plonger dans les Psaumes, par exemple, pour constater qu’ils regorgent de louanges pour et dans la Création. Les plus courageux trouveront dans le livre du Lévitique des prescriptions de repos de la terre, autant que le repos de l’homme le jour du Sabbat. Jamais il ne s’agit d’expulser Dieu de la prière et du culte, mais de reconnaître l’immensité et la beauté du don qu’il nous a fait lors de la création du monde et d'entendre son appel à en prendre soin. Non, l’écologie chrétienne ne promeut pas un nouvel avatar de Terre-mère divinisée à la manière du 21ème siècle. Les pèlerins chrétiens pour le climat, qu’ils soient partis de Rome (Yeb Saño, à l’origine du People’s Pilgrimage, est catholique), d’Allemagne ou de Scandinavie, se sont mis en marche pour témoigner qu’ils se mettent dans les pas du Christ en s’engageant pour que l’humanité et la biodiversité puisse continuer à vivre dans un siècle sur la seule planète dont nous disposons.
Outre le paganisme, une autre accusation lue et entendue est celle du syncrétisme. En se rassemblant avec des croyants non chrétiens pour prier, voire même en faisant cause commune avec des athées, les chrétiens dilueraient leur foi dans une sorte de nouvelle religion mondiale syncrétique sans racines spirituelles. Loin de renier leurs croyances respectives, loin, pour les chrétiens, de renier le Christ, les pèlerins climatiques réunis dans la basilique Saint-Denis ont voulu joindre leurs traditions spirituelles et religieuses pour rappeler et se rappeler que leur foi, leurs croyances les poussent à prendre soin de l’environnement ; pour rappeler, aussi, que chacune des traditions religieuses et spirituelles représentées à Saint-Denis reconnaît dans la nature l’œuvre d’une force supérieure à l’homme, qui le dépasse et l’incite à l’humilité. Tous reconnaissent également l’urgence d’une union de tous les hommes de bonne volonté pour agir face à un danger qui menace toute l’humanité. C’est sans doute l’une des causes de l’accusation de syncrétisme qu’on peut lire ça et là : les hommes de bonne volonté des différentes religions s’unissent parce que la crise écologique est un problème mondial requérant une solution mondiale. Nul reniement de la foi chrétienne ici, nul abandon du principe de subsidiarité, base de la doctrine sociale de l’Église. Ce principe pose que les problèmes doivent être réglés au plus petit échelon d’action possible. Une action mondiale à laquelle nous contraindrait un danger mondialne contredit pas ce principe. Au contraire, elle y répond. Le syncrétisme serait de renoncer à l’essence et aux dogmes de la foi chrétienne sous couvert de la crise écologique. Mais les évêques, les prêtres, les fidèles engagés en écologie n’ont de cesse de rappeler que le souci de la Création, de toute la Création, naît dès les débuts de la Révélation. La foi chrétienne n’est jamais reniée, elle est au contraire le moteur qui pousse les chrétiens écologistes à agir.

Ni paganisme, ni syncrétisme, donc. Prier pour le climat, prier pour que l'humanité agisse enfin contre la menace écologique, n’est pas plus transformer la terre en une divinité centre et objet d’un nouveau culte que prier pour la vie naissante – comme cela se fait régulièrement en France – ne consiste à vénérer une quelconque Déesse-mère. Ces deux prières reconnaissent que Dieu est à l’origine de toutes choses, qu’il fait don de la vie et de la Création, de la vie à travers la Création, et qu’en les protégeant, c’est Dieu que le chrétien honore. Les deux témoignent, aussi, des limites de l’homme et reconnaissent sa faiblesse et la toute-puissance de Dieu. Seuls, nous ne pouvons rien pour la vie humaine ; seuls, nous ne pouvons rien pour la vie non-humaine. Avec Dieu, grâce à Dieu, nous pouvons tout.

Josué

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source La montagne.

Josué

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Dès le premier jour, le syndrome de Copenhague plane pourtant sur le Bourget. Comme une peur d'échouer une nouvelle fois. De ne pas arriver à rester en dessous de la fameuse barre des 2°. Lors de la toute première conférence de presse tenue dans l'immense centre de presse du Bourget (où j'ai trouvé une place entre un journaliste hollandais et une journaliste mexicaine au milieu de 3.000 journalistes accrédités venus du monde entier), les délégués du Climate Action Network – un réseau qui rassemble 950 ONG d'environnement représentant 100 pays – soulignent pourtant une différence essentielle : “Nous sommes beaucoup plus fort qu' à Copenhague. Hier, il y a eu plus d'une centaine de manifestations dans le monde entier qui ont réuni au moins 700.000 manifestants”. “Aux Etats-Unis, nous venons de réussir à empêcher la construction de l'oleoduc Keystone XL” complète Keya Chateerje d' USCAN. “En Afrique, tout un continent attend le développement des énergies renouvelables pour que 650 millions d'Africains aient enfin accès à l'électricité”, insiste Mohamed Odow de Christian Aid. Et, Pierre Canet du WWF, qui porte un tee-shirt rouge “2° C too much” (2°C c'est trop) de rappeler : “ A Copenhague, il y avait une mauvaise méthode : les chefs d'états sont arrivés à la fin de la COP. Là c'est mieux : ils viennent dès le premier jour pour donner une impulsion”.

Josué

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Dans le huis clos du Bourget où se déroule la Cop 21, l'injustice climatique va-t-elle perdurer ?

Josué

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L'Arabie Saoudite, fossile du jour
PUBLIÉ LE 04/12/2015 À 22:59


Vendredi 4 décembre. Journal de bord de la Conférence de Paris sur le climat.


Le cérémonial est désormais bien rodé. Chaque fin de journée, vers 18H, dans le Pavillon des Solutions – celui qui regroupe toutes les entreprises qui mettent en avant leurs projets décarbonés – le Climate Action Network (CAN), qui regroupe 950 ONG d'environnement dans plus de 100 Pays, décerne « The Fossil of the day award ». En bon français, le prix du fossile du jour. Présenté sur le modèle des césars de cinéma par un de leur militant déguisé en croque mort, c'est un des rendez-vous « off » les plus prisés de la Cop. Le public, nombreux vient à la fois pour siffler et applaudir. Comme une soupape de détente après une journée de travail et de négociations.
Ce soir Mark Raven, leur coordinateur pour l'Europe, déguisé en croque-mort, avait promis une « surprise ». En fait, le résultat n'a pas surpris grand monde. L'Arabie Saoudite a, en effet été, déclaré non seulement fossile du jour, mais déjà avec 6 nominations durant la première semaine, a pris largement la tête « de classement de la honte de la Cop », selon les propres mots du CAN, grand organisateur de ces Awards.
Il faut dire que l'Arabie Saoudite, comme d'ailleurs l'ensemble des pays producteurs de pétrole, font tout pour traîner les pieds. Déjà avant le début de la Cop 21, le royaume saoudien avait été un des derniers pays à rendre, avec quarante jours de retard, son indice de contribution volontaire (INDC) de réduction de gaz à effet de serre. Et encore sa contribution était très ambigüe puisque le document saoudien remis à l'ONU prévoyait qu’à l’horizon 2030 le pays réduirait ses émissions de 130 millions de tonnes équivalent CO2, ce qui correspond environ au quart de ses émissions actuelles. Mais surtout, dans ce même document, l'Arabie Saoudite, 11e pays en terme d'émission de gaz à effet de serre par habitant, conditionnait son objectif « à la poursuite de ses exportations pétrolières » sinon, avertissait-il, « notre pétrole sera quand même exploité mais pour notre développement intérieur » ! Cela alors que le dernier rapport des scientifiques du GIEC affirme que pour rester en dessous de 2°C, il faudra laisser 80 % des énergies fossiles actuellement connues (gaz, charbon, pétrole) dans le sol …
Et depuis le début de la Cop 21, la position de l'Arabie Saoudite ne s'est pas améliorée, c'est le moins qu'on puisse dire. « Torpillage de la mention d’une quelconque limitation du réchauffement à 1,5°C dans le texte de négociation ; opposition à toute référence à la sauvegarde des droits de l’homme, de protection des écosystèmes, et de préservation de la sécurité alimentaire ; et, enfin opposition à un mécanisme de révision des contributions nationales des pays (INDC) avant 2020 » résume un Mark Raven, survitaminé en croque-mort. Et de remettre une statuette à la fausse repésentante de l'Arabie Saoudite, célébrée comme « reine du blocage » pour sa contribution générale « à vivre dans un monde à plus de 3° de réchauffement ». Et là, ce n'est plus drôle du tout … Surtout quand on sait qu' un accord de l' ONU pour être entériné doit être signé par l'ensemble des 195 pays représentés à Paris, sans exception.

ADAS


mème s,ils mètent toutes leur volonter pour réparer la terre li est trop tard pour le faire, seul le royaume de dieu pourra le faire.

samuel

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ADDAD a écrit:mème s,ils mètent toutes leur volonter pour réparer la terre li est trop tard pour le faire, seul le royaume de dieu pourra le faire.
Tout à fait et les hommes ne font que du replâtrage .
Il y a que Dieu qui ferrât cette nouvelle terre comme promis.

Josué

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chico.

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Josué a écrit:
Pas mal Laughing

Josué

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L’état d’urgence ne doit pas nous faire négliger l’état de la planète. Si le changement climatique se poursuit, nous connaîtrons bien avant la fin du siècle des chocs de grande ampleur, porteurs de lourdes conséquences culturelles et politiques. Je n’écris pas cela pour relativiser ce que la France et la Belgique vivent depuis les attentats du 13 novembre. Mais je voudrais rappeler ici deux évidences. La première, liée au phénomène Daech : l’acte le plus élémentaire de résistance au terrorisme consiste à refuser de se soumettre à son emprise mentale. La seconde évidence tient à la Cop 21 elle-même. L’enjeu de cette conférence est historique et civilisationnel. Voilà pourquoi, malgré les coups de boutoir de l’actualité immédiate, nous avons maintenu l’essentiel de notre dossier spécial.

Ce n’est pas pour dire qu’il s’agira du grand soir de l’écologie planétaire ou du rendez-vous de la dernière chance. Plusieurs sommets ont précédé celui de Paris. D’autres suivront. La Cop 21 ne suffira pas à limiter le réchauffement climatique à 2°C avant la fin du siècle. Les engagements pris à l’échelle de l’ensemble de la communauté internationale semblent consistants, mais ils demeurent insuffisants. On sait en outre qu’ils ne seront pas tous tenus. Les États-Unis, par exemple, ne veulent pas d’un instrument contraignant de type traité, qui n’aurait aucune chance de passer devant le Congrès, où les républicains ­climatosceptiques sont plus que jamais maîtres du jeu. Quoi que l’on fasse, le réchauffement climatique est donc enclenché. Plus on tergiverse, plus il sera difficile de l’enrayer, et plus son coût économique, écologique et humain sera élevé.

Mais des avancées importantes peuvent être constatées. La prise de conscience de la Chine compte particulièrement. Le niveau de pollution et de destruction de l’environnement lié à son modèle de croissance économique finit par rendre la vie difficile à Pékin et dans nombre de grandes villes. L’impératif de santé publique devient pressant. Un peu partout dans le monde, les acteurs de l’économie commencent à s’engager plus sérieusement. Beaucoup de grandes entreprises ou de collectivités territoriales s’y emploient. La pression des sociétés civiles devra s’accentuer afin d’accomplir dans les prochaines années ce qui aurait dû être obtenu à Paris en décembre ou de réaliser au moins ce qui aura été promis. Inutile de trop attendre des politiques si la demande sociale ne devient pas irrésistible.

Un peu en retrait par rapport à une écologie politique faisant souvent figure de repoussoir, un peu en retard dans leur pensée, les chrétiens ne pouvaient rester spectateurs. Nous assistons là aussi à une vraie prise de conscience, et ce journal entend y contribuer. Les Églises se montrent de plus en plus impliquées, à tout le moins de plus en plus attentives. Les Assises chrétiennes de l’écologie organisées par La Vie du 28 au 30 août avec le diocèse de Saint-Étienne, les marches œcuméniques pour la justice climatique, qui ont convergé depuis l’Allemagne, l’Italie et la Grande-Bretagne, ou le jeûne interreligieux du 1er décembre, dont nous sommes aussi partenaires, constituent autant d’occasions. La question climatique n’est pas seulement technique. Ne négligeons pas sa dimension spirituelle. Prenons les enjeux dans leur globalité, en termes de choix de société, de justice et de paix, de responsabilité vis-à-vis de l’ensemble de la Création. L’encyclique Laudato si’ a accéléré et, à certains égards, provoqué un mouvement trop longtemps différé ou retenu.

Josué

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J'aime bien cette chronique.

Josué

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COP21 : un immense succès diplomatique, mais un échec climatique
L'accord contre le réchauffement est réellement historique. Reste que pour y arriver, de nombreux compromis ont vidé le texte de sa substance.
PAR FRÉDÉRIC LEWINO
Publié le 13/12/2015 à 11:27 - Modifié le 13/12/2015 à 12:18 | Le Point.fr
Hier, c'était le temps de l'euphorie. Nous n'avons pas eu le cœur de gâcher la fête. Même Laurent Fabius n'a pu retenir une petite larme au moment d'annoncer l'accord. La France, mais aussi le monde entier, craignait tellement de ne pas y parvenir. Après l'échec cuisant de la COP de Copenhague en 2009, toutes les délégations, toutes les organisations non gouvernementales s'étaient dit « Plus jamais ça ! » Mission remplie. Il y a eu un accord. Il fallait voir le ministre chinois tomber dans les bras de John Kerry. Ségolène Royal, presque danser la gigue avec Ban Ki-moon. Toute la soirée, les tweets ont chauffé. Manuel Valls : « Une victoire pour la planète. » Cécile Duflot : « Formidable ! C'est maintenant que tout commence ! Aux actes ! » Barack Obama : « C'est énorme : la quasi-totalité des pays du monde ont signé l'accord de Paris sur le changement climatique. »
César de la diplomatie

Pendant quelques heures, la planète a oublié ses conflits, ses épidémies, ses inondations. Gloire à Laurent Fabius qui a su faire un triomphe planétaire d'un accord vidé d'une grande part de sa substance. S'il existait un césar de la diplomatie, il le mériterait mille fois. Il a su rallier tous les récalcitrants en multipliant les compromis. Bref, la COP21 s'achève sur un immense succès diplomatique, voilant une retraite climatique. Sans vouloir jouer les rabat-joie, faut-il vraiment s'extasier devant un objectif de contenir l'augmentation de la température de la planète à 2 °C (et de même de poursuivre les efforts pour viser 1,5 °C, afin d'avoir les voix des petits états insulaires) alors que la réalité est bien autre ? Dans le même temps, les engagements de réduction des gaz à effet de serre pris par 187 pays conduisent à un réchauffement supérieur à 3 °C d'ici à la fin du siècle. Allô ! la schizophrénie ! L'accord ne mentionne aucune date pour un pic d'émissions mondiales de gaz à effet de serre. « Aussi tôt que possible » est-il seulement mentionné. Pour cacher ce flou, l'accord fait miroiter une révision à la hausse des engagements. Laurent Fabius l'aurait voulu dès 2017. Il faudra attendre 2025. Bien trop tard, selon les climatologues, si l'ont veut endiguer un réchauffement porteur de graves perturbations climatiques.
De même, pour ne pas perdre en route l'Arabie saoudite et le Venezuela qui dépendent du pétrole pour leurs ressources économiques, a-t-il fallu laisser dans le flou la date finale d'utilisation du pétrole. Quant à la création d'une taxe carbone, il n'y est plus fait mention dans l'accord. Certaines grandes ONG demandaient une date pour le remplacement des énergies fossiles par les énergies renouvelables. On l'a oublié. Qu'en est-il enfin du fameux fonds vert de cent milliards de dollars annuels que les pays riches se sont engagés à verser aux pays pauvres à partir de 2020 à Copenhague. Il reste toujours à l'appréciation des futurs donateurs, sans obligation contraignante. Pour calmer les pays du Sud, il a fallu mentionner dans l'accord que cette somme de cent milliards devra être un plancher pour l'après 2020 avec un nouvel objectif chiffré devant être défini au plus tard en 2025. Des promesses, rien que des promesses… Combien de temps encore les pays du Sud s'en contenteront-ils ?
« Should » au lieu de « shall »

Petite anecdote significative des compromis qu'il a fallu admettre. Le texte original de l'accord comprenait cette phrase : « Les pays développés doivent continuer à être en première ligne pour mener à bien des plans nationaux de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. » Dans la version anglaise, le terme employé pour « doivent » est « shall ». En lisant cela, John Kerry saute au plafond, car « shall » est juridiquement contraignant. Le Sénat américain à majorité républicaine n'aurait alors pas ratifié l'accord. Bref, dans la version définitive, le « shall » est devenu « should » (devrait), qui n'est plus contraignant. Cette correction a ulcéré le Nicaragua qui refusait de signer l'accord avant que des interventions personnelles d'Obama et de Raúl Castro auprès de son gouvernement ne l'amènent à se coucher.
De toute façon, on ne voit pas trop comment l'accord pourrait être contraignant. Il faudrait déjà être capable de mesurer exactement les émissions de gaz à effet de serre, ce qui n'est pas une mince affaire, même en utilisant des satellites. Mais, surtout, qui se chargerait d'imposer des sanctions au pays fautif ? Par exemple, qui oserait demander des comptes au géant chinois, qui encore récemment, a avoué qu'il avait sous-évalué sa consommation de charbon de plusieurs centaines de millions de tonnes ? Néanmoins, il faut reconnaître deux grandes avancées à la COP21. Celui d'avoir uni tous les pays de la planète (hormis une poignée, dont la Corée du Nord) dans une même croisade climatique. Même s'il arrive tardivement, ce premier pas est appréciable. Enfin, la conférence de Paris a marqué une implication exceptionnelle de tous les acteurs de la société civile : les entreprises, les villes, les associations, les particuliers. Si on devait, par miracle, échapper à un dérèglement climatique majeur, ce serait surtout à ceux-ci qu'on le devrait. Reste maintenant pour les 195 parties impliquées (194 nations plus l'Europe) à ratifier l'accord de Paris dans les mois à venir. Et là, de mauvaises surprises peuvent encore surgir…

Marmhonie

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On verra bien.

Cette fierté de l'homme à croire qu'il dirigerait tout, sa vie, les climats de la planète, la vie et la mort...

On marche sur la tête, demain on fera campagne pour sauver Jéhovah de l'athéisme ou sauver l'univers ?

Vouloir ce que Jéhovah Dieu veut. Restons humbles et lucides.
Et un Tchernobyl, et un Fukushima, et une guerre du pétrole en Iraq où tous les puits sont incendiés, ça ne pollue pas bien davantage ?

Une seule guerre fait des catastrophes écologiques, et personne n'en parle.

Josué

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Cop 21 : accord signé, planète sauvée ?
CRÉÉ LE 14/12/2015 / MODIFIÉ LE 14/12/2015 À 07H21

Il est 19H36 exactement, ce samedi 12 décembre 2015 et Laurent Fabius, le président de la Cop, vient de prendre son marteau (vert) et de prononcer ces paroles : « L'accord de Paris est adopté ». Aussitôt un tonnerre d'applaudissements parcourt les travées de La Loire, le nom de l'immense salle plénière qui réunit les délégués des 196 pays participant à ce sommet sur le climat sans précédent.

Josué

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COP21 : pourquoi l'accord ne suffira pas pour sauver la planète

Le texte de l'accord de Paris, adopté samedi par les 196 parties au Bourget, suscite de nombreux espoirs. Pourtant, certains spécialistes et ONG doutent de son efficacité. Francetv info vous explique pourquoi.
/ AFP)
Par Marie-Adélaïde Scigacz
Mis à jour le 15/12/2015 | 06:07 , publié le 15/12/2015 | 05:56
Il n'est pas encore appliqué qu'il est déjà historique. Un accord (en PDF) sans précédent pour lutter contre le réchauffement climatique a été adopté à Paris par 195 pays (auxquels s'ajoute l'Union européenne), samedi 12 décembre. Mais la COP21 terminée, beaucoup reste à faire pour que les engagements plus ou moins ambitieux pris par les Etats se concrétisent.

>> COP21 : comprendre l'accord sur le climat en quatre étapes

L'ambition de maintenir la hausse de la température sous la barre des 2°C, avec un objectif de 1,5°C, d'ici à 2100 par rapport à l'ère pré-industrielle, ne pourra être accomplie si les engagements nationaux restent en l'état : les scientifiques estiment, en effet, qu'en les appliquant, la température augmenterait tout de même d'environ 3°C.

Francetv info se penche, lundi 14 décembre, sur les lacunes de ce texte. Autant de points qu'il faudra trancher pour faire de l'accord de Paris un succès.

Il ne dit pas comment "décarbonner" l'économie
Les ONG sont unanimes : pour atteindre les objectifs validés par l'accord, il faut entrer dans l'ère du 100% renouvelable, et donc renoncer immédiatement aux énergies fossiles. Or, les pays dont l'économie dépend du pétrole et du charbon ne l'entendent pas de cette oreille. L'Arabie saoudite, fer de lance de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et le Venezuela, sont ainsi parvenus à exclure toute référence à l'instauration d'un prix du carbone. Il est à peine évoqué en préambule, à l'alinéa 137, avec la formulation suivante : les états reconnaissent "combien il importe de fournir des incitations aux activités de réduction des émissions, s’agissant notamment d’outils tels que les politiques nationales et la tarification du carbone." "Une formulation vague, décevante pour le monde économique qui s’était fortement mobilisé sur la question," relève Challenges.

De même, l’objectif de 100% d’énergies renouvelables, qui doit être atteint d'ici à 2050 (soit le recours au solaire, à l'éolien, à la biomasse, etc.) ne figure pas dans le texte de l'accord. Au grand dam des ONG.

Il élude la question des transports
Le texte ne fait, par ailleurs, pas mention de l'enjeu des transports aériens et maritimes, lesquels pourraient, selon les experts, représenter un tiers des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Au moment le plus critique des négociations, le 9 décembre, la question a été retirée du projet de texte. Le commissaire européen à l’Energie, Miguel Arias Cañete a eu beau "se battre pour qu’[elle] soit réintégrée", le paragraphe qui la concernait a sauté. "De nombreux pays dépendent trop du transport de marchandises et de l’aviation pour tolérer la mention de ces deux secteurs, les Etats-Unis et la Chine en premier lieu", a expliqué 20 Minutes.

L'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre des avions et des bateaux de marine marchande a longtemps été inscrit dans les projets d'accord. Certes, l'aérien contribue à 2,5% des émissions mondiales de CO2 et le maritime à 2,2%. Mais leurs rejets augmentent deux fois plus vite que ceux de la moyenne mondiale depuis 1980, rappelle la revue Nature Climate Change, citée par Le Figaro. Or, "selon les professionnels, le trafic aérien de passagers devrait doubler, le fret aérien tripler et le trafic maritime de conteneurs quadrupler d'ici à 2030", explique le quotidien.

Il n'est pas intégralement contraignant
L'accord de Paris n'est pas véritablement contraignant, déplorent les ONG. Elles auraient notamment souhaité la création d'un "comité de contrôle du respect des dispositions [prise par chaque Etat]", ainsi que la mise en place d'un mécanisme de sanctions, capable de pénaliser les pays récalcitrants à tenir leurs promesses.

Mais attention, cela ne signifie pas que l'accord n'a pas de force juridique. "Les contributions nationales livrées par les pays (...) n’ont pas de valeur contraignante, étant volontaires dans leur ambition et ne faisant pas partie de l’accord stricto sensu, explique Le Monde.fr. En revanche, chaque Etat a malgré tout l’obligation d’en établir une, de la mettre en œuvre, et surtout de la réviser à la hausse tous les cinq ans, selon les articles 3 et 4 de l’accord."

Le quotidien met par ailleurs en lumière l'article 13 du texte, lequel "prévoit un mécanisme de transparence, qui conduira un comité d’experts internationaux à vérifier, publiquement, les informations fournies par les pays en termes de suivi de leurs émissions et des progrès accomplis pour les réduire."

Il ne sécurise pas à long terme les pays les plus vulnérables
Pendant 15 jours, les négociateurs ont débattu autour de l'épineuse question du financement de la transition et de l'adaptation dans les pays en voie de développement. Et pour cause, ils sont bien souvent les plus violemment impactés par les conséquences du réchauffement climatique (sécheresse, typhon, etc.). Un fonds vert de l’ONU, alimenté par les pays riches à hauteur de 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020, doit permettre aux pays pauvres de réaliser les investissements dont ils ont besoin. Problème : le texte indique que ce fonds doit être réévalué en 2025. A la hausse ? Pas forcément, s'inquiètent encore les ONG.
http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/cop21/cop21-pourquoi-l-accord-ne-suffira-pas-pour-sauver-la-planete_1221853.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20151215-[lestitres-colgauche/titre1]

Josué

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La Cop 21 a-t-elle sauvé la planète ?
OLIVIER NOUAILLAS
CRÉÉ LE 15/12/2015

À Paris, pour la première fois de l’Histoire, 195 pays se sont engagés à lutter contre le réchauffement climatique. Mais la partie est loin d’être gagnée.

Il est 19 h 36 exactement, ce samedi 12 décembre 2015 et Laurent Fabius, le président de la Cop 21, vient de prendre son marteau (vert) et de prononcer ces paroles : « Je regarde la salle, je vois que la réaction est positive, je n’entends pas d’objection : l’accord de Paris est accepté. » Aussitôt un tonnerre d’applaudissements parcourt les travées de La Loire, le nom de l’immense salle plénière qui réunit les délégués des 195 pays participant à ce sommet sur le climat sans précédent. Un véritable marathon de négociations diplomatiques de douze jours, où les tractations de dernière minute et les pressions en tout genre n’ont pas manqué jusqu’au soulagement final.

samuel

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troisième année la plus chaude depuis le début des relevés des températures en 1900, a annoncé Météo France, lundi 4 janvier. Sur l'ensemble de l'année, la moyenne des températures est de 1°C au-dessus de la normale. En décembre, les températures moyennes ont dépassé la normale de 3,9°C, selon un communiqué de Météo France.

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