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Les églises abandonnées aussi sont belles !

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Josué

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Les églises abandonnées aussi sont belles !
Alors que beaucoup regardent souvent, à regret, les églises de villages se dégrader au fil du temps sous l'effet de la baisse de la pratique religieuse, l'édition américaine du Huffington Post a réuni une galerie de photos d'édifices religieux laissés à l'abandon pour diverses raisons. Il se dégage de ces images, au-delà de la mélancolie ordinaire des ruines, le témoignage particulièrement émouvant d'une présence de foi qui perdure malgré tout. Des photos à voir absolument.
http://www.lavie.fr/religion/lamatinale/eglises-abandonnees-williamson-condamne-et-nouveau-pretre-marie-24-09-2013-44398_400.php

Josué

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Administrateur
Face à la détérioration croissante des églises parisiennes, à l'intérieur comme à l'extérieur, deux associations, l'Observatoire du patrimoine religieux et SOS Paris ont demandé aux élus de s'engager pour lancer des rénovations. La plupart de ces édifices sont classés monuments historiques
http://video.planet.fr/a-la-une-deterioration-des-eglises-parisiennes-le-cri-dalarme-des-associations-2910.482048.12214.html

Josué

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Une vague de démolition d'églises menace le patrimoine
Le Point.fr - Publié le 13/08/2013 à 08:37
Il y a en France quelque 45 000 églises, la plupart non classées. Face au coût de leur entretien, les maires choisissent de les abattre.
C'est, en entrant dans la nef, le silence saisissant d'un patrimoine menacé : l'église de Sainte-Gemmes-d'Andigné (Maine-et-Loire) résiste à une vague de démolitions lancées par des maires - cinq déjà détruites à travers la France depuis le début de l'année. "Toute la nef devrait disparaître", dit à l'AFP Benoît Patier, 51 ans, président de l'Association de sauvegarde de l'église Sainte-Gemmes-d'Andigné, montrant l'imposante nef de quatre travées promise à la destruction.

Le maire, Jean-Claude Taulnay, qui n'a pas souhaité être interviewé, veut détruire cette nef bâtie il y a 148 ans en tuffeau, pierre de taille tendre de la région, et la remplacer par un bâtiment circulaire en béton coiffé d'un toit en zinc. Il estime toute restauration trop onéreuse pour ce village de 1 500 habitants. "Restaurer l'église coûterait entre 1,2 et 1,5 million d'euros", explique M. Patier, citant des devis de cabinets indépendants. "Le projet du maire coûte 2,7 millions d'euros : garder l'église coûterait deux fois moins cher." "On ne comprend pas", dit Christian Boullais, 72 ans, vice-président de l'association.

45 000 églises en France

La maquette, présentée à la mairie, montre une structure moderne accolée à l'ancien clocher. Mais, conscient de la qualité de l'église, l'État a réagi : une instance de classement a été entamée, gelant toute démolition pendant un an. "Le maire nous menace maintenant d'un procès", dit à l'AFP la chef du patrimoine au ministère de la Culture, Isabelle Maréchal. L'État fait néanmoins valoir qu'il ne peut tout classer. Il y a en France 45 000 églises paroissiales, dont 35 % bâties au XIXe siècle, dans leur immense majorité non classées. "Des maires tirent à tort la conclusion qu'ils peuvent démolir", explique Isabelle Maréchal. Or, depuis la loi de séparation de l'Église et de l'État, en 1905, l'entretien des bâtiments revient aux communes.

Ces dernières soulignent qu'elles n'en ont parfois plus les moyens et que seulement 4,5 % des Français vont à l'église le dimanche, la pratique religieuse étant en forte baisse en France depuis les années 1970. De leur côté, les évêques veulent éviter tout affrontement. "Ils ferment les yeux sur le patrimoine pour acheter une forme de paix sociale", dit à l'AFP Maxime Cumenel, de l'Observatoire du patrimoine religieux.

Le Maine-et-Loire en première ligne

L'évêque d'Angers, Mgr Emmanuel Delmas, est l'un des plus décriés : son diocèse, où Saint-Aubin-du-Pavoil (1864) et Saint-Pierre-aux-Liens de Gesté (1862) viennent d'être détruites, est le plus touché par la vague des démolitions.

Lire notre article : "La triste histoire de l'église de Gesté"

Mais le phénomène concerne toute la France : viennent d'être démolies les églises de Saint-Blaise-du-Breuil (Allier), en Auvergne, Saint-Pie-X dans l'Hérault, Saint-Jacques-d'Abbeville (Somme) en Picardie. Également menacées, les églises de Plounérin (Côtes-d'Armor), en Bretagne, et Lumbres (Pas-de-Calais) ont été sauvées. À Arc-Sur-Tille (Côte d'Or), en Bourgogne, le maire a perdu les élections à cause de son projet de démolition.

"Un village dont l'église a été détruite est défiguré"

C'est l'image d'Épinal des villages français qui est menacée, selon les défenseurs du patrimoine. "Un village dont l'église a été détruite est défiguré", estime Jean-Louis Hannebert, de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Une image tellement symbolique de la France profonde que François Mitterrand, au grand dam de certains laïcs, l'avait choisie pour illustrer son slogan victorieux de 1981, "La force tranquille".

samuel

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Administrateur
Il y a quelque jours aux infos il y a eu un reportage sur les petits villages et les maires ne pouvaient pas faire face à l'entretient des églises car ça allait au-delà de leurs budgets.

Psalmiste

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Pourtant le Vatican n'est pas pauvre... Il pourrait donc entretenir ses églises !!!

samuel

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Administrateur
Et oui mais il d'autres chats à fouétés.

Psalmiste

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Faut d'abord penser à entretenir le pape et ses cardinaux qui vivent dans le grand luxe, bien qu'ils aient pourtant fait voeux de pauvreté !!!

Josué

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Administrateur
c'est un vrais probléme pour les petites communes.

Josué

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Administrateur
La deuxième vie des églises britanniques
A.L.
CRÉÉ LE 04/04/2014 / MODIFIÉ LE 04/04/2014 À 08H16
L'église de Muswell Hill accueille désormais un pub irlandais © LEON NEAL / AFP L'église de Muswell Hill accueille désormais un pub irlandais © LEON NEAL / AFP
Outre-Manche, l'Etat ne subventionne aucune restauration du patrimoine. Les Eglises doivent donc se charger seules de son entretien, quitte à vendre certains bâtiments.

Une église transformée en école de cirque, en salle de sport ou en supermarché. Impensable? Pas outre-Manche. Entre 1969 et 2011, 1.046 églises anglicanes y ont été transformées en lieux profanes. Des transactions qui ont permis à l'Eglise d'Angleterre d'engranger un bénéfice net de 57 millions d'euros dont l'essentiel a été reversé aux diocèses.

Le plus souvent, les églises sont transformée en lieux de résidence, parfois de luxe. Car la reconversion est strictement encadrée par l'Eglise d'Angleterre. Premier critère, le respect des valeurs de l'Eglise : “Une église ne peut pas abriter de centre de planning familial, ni de sex shop, ou encore de casino. Un restaurant, oui - à moins qu'il ne s'appelle Le Diable par exemple”, explique à l'AFP Jeremy Tipping, responsable du déclassement des édifices religieux de l'Eglise d'Angleterre.

Chaque dossier est soigneusement étudié et l'édifice n'est vendu qu'au terme d'un long processus. Autre critère, l'aspect extérieur: “Une église ressemble toujours à une église, quelle que soit son utilisation: elle a un clocher, des vitraux.”

Car l'Eglise anglicane souhaite éviter les reconversions “préjudiciables pour sa réputation” poursuit Jeremy Tipping. Ainsi, l'église Saint Paul de Bristol est devenu “Circomedia”, une école de cirque. À Manchester, Saint Benedict a été transformée en gigantesque salle de sport dotée d'un grand mur d'escalade.

D'autres reconversions sont jugées plus polémiques, comme dans le quartier londonien de Muswell Hill: une ancienne église presbytérienne construite en 1902, dont l'extérieur est resté absolument intact, accueille désormais un pub irlandais. À Westbourne, l'église méthodiste a été rachetée par la chaîne de supermarchés Tesco.

Les dérapages n'épargnent pas l'Eglise catholique, où la reconversion des édifices - moins encadrée - relève des diocèses et non d'un comité national. À Liverpool, l'église Saint Peter, qui a conservé des peintures religieuses, abrite désormais un restaurant qui organise des soirées Halloween. "Pour de nombreux catholiques, c'est profondément offensant", reconnaît Sophie Andreae, vice-présidente du Comité du patrimoine de l'Eglise catholique d'Angleterre et du Pays de Galles.

Josué

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La vente des églises : un dilemme patrimonial
Julien Leloup - publié le 27/08/2013

L’entretien du patrimoine religieux construit avant et après la loi de 1905 pose de plus en plus problème aux communes et aux diocèses en manque de moyens. Il n’est pas rare que ces lieux de culte, joyaux d’architecture, tombent en complète décrépitude. Mais avant d’être détruites, ces églises peuvent s’offrir une nouvelle vie.

Chapelle des jésuites, à Nantes, transformée en "show room" de prêt à porter © Julien Leloup
Chapelle des jésuites, à Nantes, transformée en "show room" de prêt à porter © Julien Leloup

Robes étendues sur des cintres, mannequins en bout de rayon exposant la dernière tenue à la mode, on arpente ces allées parquetées comme dans une grande boutique de centre-ville. Mais en levant les yeux, ce n’est plus le même spectacle. Belles pierres blanchies, éclairées par des spots et fenêtres à vitraux... Nous sommes dans l’ancienne chapelle des jésuites, 9, rue Dugommier à Nantes. Dans la nef, la patronne de ce sublime endroit a installé un show room permanent où les professionnels du prêt à porter viennent acheter ses collections. « Depuis que nous sommes ici, les commandes sont beaucoup mieux construites, les produits mieux présentés. L’écrin est vraiment sublime », explique Marie Dréano. « Nous n’avons pas d’attachement particulier à la religion mais nous sommes respectueux des vieilles pierres, du lieu historique. Et d’une certaine façon la nouvelle division de la nef, sur la hauteur, a rétabli un équilibre architectural ».

La vente du patrimoine religieux français est un phénomène en progression, mais pas récent. « Ce qui est nouveau, ce sont que les diocèses eux-mêmes vendent des églises. Dans l’Orne par exemple, beaucoup d’églises ont été transformées en mairies », selon Benoît de Sagazan, journaliste et auteur de Patrimoine-en-Blog. La diminution du nombre de pratiquants abaisse automatiquement le denier du culte et oblige les diocèses à se séparer d’une partie de leur patrimoine qu’ils ne peuvent plus entretenir. Le même problème se pose pour les communes, souvent très endettées et qui n'ont plus les moyens de s'occuper des édifices religieux récupérés avec la loi de séparation des Églises et de l’État, le 9 décembre 1905.

Plusieurs solutions : l’abandon, la destruction ou la vente qui conduisent à la désacralisation, voire à la dénaturation complète du lieu. En mai 2012, un promoteur avait fait grand bruit à Vandoeuvre-lès-Nancy en voulant vendre l’église Saint-François d’Assise à la chaîne de fast-food KFC. Plus récemment, c’est l’église Saint-Éloi de Vierzon qui devait devenir une mosquée. Mais, sous la pression de la population locale, le maire Nicolas Sansu a finalement proposé un rachat de l’église par la municipalité. À Clermont-Ferrand, il y a eu moins de polémiques en 1977, lorsque la congrégation de sœurs prêta sa chapelle à la communauté musulmane, qui recherchait un lieu de culte. En décembre 2010, l’imam remettait symboliquement les clés de la chapelle aux sœurs qui finirent par la vendre aux orthodoxes.

« Sans hésitation, il vaut mieux une transformation, même si c’est en boîte de nuit, plutôt que la destruction. Il restera toujours l’édifice du patrimoine, sa forme, son histoire. Pour la communauté, il y aura toujours un sens dans la vie de la cité, dans le paysage. Quand on détruit, on balaye le passé » indique Maxime Cumunel, fondateur de l’Observatoire du Patrimoine religieux. Les ventes ne sont qu’à leurs prémisses selon l’agent immobilier Patrice Besse, spécialisé dans la vente de châteaux et d’églises : « Dans les cinq ans à venir, on estime que 5 à 10 % des églises seront détruites ou abandonnées. Ce n’est pas rien quand on sait que 40 000 édifices appartiennent aux communes et 5 000 aux diocèses. »

Le phénomène pourrait prendre beaucoup plus d’ampleur dans les grandes villes où le prix du mètre carré a flambé. En plein cœur de Nantes, la chapelle des jésuites n’a pas mis bien longtemps à séduire les acheteurs. « A surface comparable, les prix étaient moins chers lorsque nous avons acheté en octobre 2007 à un promoteur immobilier » indique Stéphane Piquart, parfumeur qui a installé son bureau à la place de l’orgue. « L’objectif était aussi patrimonial. Le lieu est fantastique, ça aurait été dommage qu’il soit rasé pour construire un centre commercial, un parking ou un immeuble ».

Josué

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Administrateur

 source le Dauphiné.

chico.

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C'est pas malin de faire ça.

Josué

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Psalmiste

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Et une de plus...

chico.

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Psalmiste a écrit:Et une de plus...
C'est une épidémie  Mad

Psalmiste

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On ne va tout de même pas les plaindre non plus... Le vatican n'est tout de même pas pauvre grsour

Josué

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Josué

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Patrimoine en péril : "Il n’y a jamais eu autant de rénovations"
propos recueillis par Matthieu Stricot - publié le 15/09/2014

Dix-neuf églises ont été détruites en France depuis le début du siècle. Une fatalité ? La Fondation du patrimoine, fondée en 1996, est un acteur majeur dans la conservation et la restauration des édifices en danger. Les bâtiments cultuels représentent 75 % de ses activités en ce qui concerne les propriétés publiques. Comment restaurer les lieux de culte et leur redonner une seconde vie ? Nous avons rencontré Guy Sallavuard, directeur des relations institutionnelles de la Fondation du patrimoine.

L'église de Tourgéville, dans le Calvados. © Fondation du Patrimoine
L'église de Tourgéville, dans le Calvados. © Fondation du Patrimoine

Dix-neuf églises ont été détruites en France depuis le début du siècle. Faut-il s’en inquiéter ?

Il ne faut pas avoir une vue pessimiste ou catastrophiste. Dix-neuf églises, on peut dire que c’est beaucoup. Mais sur les 50 000 de France, on peut aussi dire que c’est peu. Ces 19 églises ont été démolies après beaucoup de réflexion. Cela suscite beaucoup d’émotion, mais la plupart de ces édifices ne valaient pas grand chose. Datant de la fin du XIXe siècle, ils n’avaient pas une grande valeur architecturale. La réalité, c’est qu’on n’a jamais autant rénové que maintenant.
Avec la crise, il y a un retour à la pierre et à la tradition de proximité. En 2013, les dons ont été de 12 millions d’euros, soit 20 % de plus qu’en 2012. 
Beaucoup de gens se préoccupent de la sauvegarde des églises. La Fondation est le catalyseur des mobilisations de la société civile. Les édifices cultuels appartiennent généralement aux communes, certains à l’Etat. Les associations locales de soutien demandent notre aide pour restaurer des édifices en péril.

Cela concerne-t-il majoritairement des lieux de culte catholique ?

L’essentiel des édifices sont catholiques mais pas tous. Il y a quelques années, nous avons créé un fonds spécifique pour le patrimoine juif et protestant. À la fois par souci d’équité et de justice autant que pour la reconnaissance d’un patrimoine remarquable. Le fonds nous a permis de restaurer une centaine d’édifices, comme la synagogue de la rue Pavée à Paris et le temple de Vyans-le-Val en Franche-Comté.

Quels sont les moyens d’action pour financer les restaurations ?

Le budget a été de 36 millions d’euros en 2013, soit environ un tiers de mécénat, un tiers de souscription et un tiers de ressources propres sous forme de dotation annuelle de l’État. Dans le financement des projets, tous les trois sont liés. L’appel à la générosité publique est bien véhiculé par l’association locale à proximité du bâtiment concerné, à quelques centaines de mètres au maximum. Cette idée de proximité est majeure. Un clocher fait partie du paysage. Par conséquent, les riverains se sentent impliqués. 
Ces dons sont déductibles, d’où une incitation très forte. L’exemple de l’église de Tourgéville dans le Calvados est parlant : 259 donateurs pour seulement 848 habitants. Ils ont contribué à 23 % du coût de l’opération. 
À cela s’ajoute la subvention de la fondation. Pour 1 euro de souscription, nous rajoutons entre 50 centimes et 1 euro. La mairie se dit alors qu’il y a un attachement populaire à l’édifice et vient souvent compléter les sommes manquantes.
Le mécénat est notre troisième outil. Il concerne surtout des petits mécènes. Les petits supermarchés de villages ont une enveloppe autonome. Faire un don leur permet de contribuer à la vie locale. Les petites et moyennes entreprises commencent aussi à faire de même. Nous nous efforçons de les regrouper dans des clubs de mécènes départementaux. La culture est un sujet consensuel qui permet de réhausser leur image.

Les édifices restaurés sont-ils conservés comme lieux de culte ou ont-ils une utilisation profane ?

Conformément à la loi de 1905, c’est le clergé affectataire qui a le dernier mot. Mais les édifices sont la plupart du temps partagés et utilisés pour des manifestations culturelles. Il y a de nombreux exemples. À Saint-Brieuc, un carmel du XXe siècle est devenu une école de danse. À Lyon, la chapelle de la Trinité, dans le lycée Ampère, a été désacralisée à la Révolution et était devenue le gymnase du lycée. Elle est aujourd’hui un auditorium baroque.
Le cas du couvent de l’Ordre des Réparatrices à Pau est aussi intéressant. L’ordre a été installé au XXe siècle par la baronne de Brienen. Les religieuses y sont restées 50 ans, avant de partir. La ville de Pau a racheté la chapelle et l’a restaurée. Seulement, elle avait un écho extraordinaire qui la rendait inutilisable pour la musique. Une solution a finalement été trouvée : des voiles ont été tendues en haut de la nef et des panneaux absorbants installés dans les niches latérales, annulant l’écho. La chapelle est devenu le centre du Conservatoire de musique de Pau. 
Autre succès : l’église de l’île de Hoëdic (56). L’édifice a mobilisé 200 donateurs alors que l’île ne compte que 119 habitants. Le député a utilisé de la réserve parlementaire pour boucler le budget. Maintenant, l’église accueille un festival tous les étés. 
C’est en général la musique qui investit les lieux de culte. Il faut continuer ainsi pour promouvoir la connaissance, la conservation et la mise en valeur du patrimoine national.
http://www.lemondedesreligions.fr/culture/patrimoine-en-peril-il-n-y-a-jamais-eu-autant-de-renovations-15-09-2014-4228_112.php

Josué

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Les démolitions d’églises restent des cas exceptionnels
Élodie Maurot, le 13/04/2017 à 14h01 Envoyer par email

En 2016, sept édifices religieux ont été démolis en France, mais la question de l’avenir des églises, surtout rurales, est un sujet de préoccupation pour les maires et les évêques de France.
Démolition d’une église aux Lilas en 2011. / Corinne SIMON/CIRIC

Localement, la destruction d’une église peut causer de l’émoi et frapper tant les esprits qu’on en oublie alors qu’il s’agit de cas très isolés. Le site patrimoine-en-blog, qui dresse un inventaire régulier des chapelles et églises démolies, compte sept églises démolies en 2016 (1) et 37 depuis l’an 2000. Des chiffres à mettre en regard des 42 000 églises édifiées sur le territoire français.

« Il s’agit de cas très isolés et ce type de décision est encadré », souligne Mgr Jacques Habert, évêque de Séez, qui a récemment piloté un groupe de réflexion sur l’avenir des églises au sein de la Conférence des évêques de France (CEF).

Désacralisation avant démolition

Avant d’être démolies ou vendues, les églises doivent faire l’objet d’une désacralisation et d’une désaffection, décision prise conjointement par l’évêque et le préfet du lieu. « Le bâtiment n’est alors plus affecté au culte, explique Mgr Habert, S’il date d’avant 1905, il revient à la commune qui peut décider de lui donner un nouvel usage ou de le démolir, ce qui est très rare. »

À LIRE : Que faire des églises désaffectées ?

Préalables à une possible démolition, les demandes de désaffection sont elles-mêmes rares. Selon les chiffres de la CEF, depuis 1905, il y a eu 255 demandes de « désaffection sans remplacement », c’est-à-dire sans qu’une nouvelle église soit reconstruite sur le site par la suite. « Dans mon diocèse aujourd’hui, j’ai 550 églises et aucune demande de désacralisation », précise Mgr Habert.

À Villeurbanne, démolir pour construire un centre pour SDF

À Villeurbanne, dans le diocèse de Lyon, l’église du Cœur immaculée de Marie a été démolie en 2006. « La décision de sa vente et de sa démolition a été précédée d’une réflexion, lancée en 2009, sur les besoins pastoraux et immobiliers du secteur paroissial où se trouvent 11 églises », précise Amaury Dewavrin, économe du diocèse. À l’issue de cette réflexion engageant les paroissiens, la décision a été prise de réhabiliter les églises du secteur et d’en vendre deux.

Restait à trouver un acquéreur. La vente de l’église à une église évangélique a d’abord été étudiée mais le fait que celle-ci pratique le « rebaptême » de ses fidèles – une pratique qui marque un refus de l’œcuménisme – pose problème au diocèse.

À LIRE : Face à la baisse de fréquentation des églises, quel avenir pour le patrimoine catholique ?

Finalement, l’église sera vendue, puis démolie, dans le cadre d’un projet à caractère social permettant de construire un lieu d’accueil de moyenne durée pour 57 sans-abri et des logements sociaux.

« La précipitation est très mauvaise conseillère »

« Il aurait été plus rentable de vendre l’église à un promoteur immobilier mais la finalité du projet, avec sa dimension sociale forte, était importante pour le diocèse et la paroisse », souligne Amaury Dewavrin. De ce chantier, l’économe tire l’enseignement « qu’il faut du temps pour mener à bien ce genre de dossier ». « La précipitation est très mauvaise conseillère, » insiste-t-il.

À Yvetot, une démolition sans nostalgie

À Yvetot, en Normandie, où la chapelle Saint-Louis a été détruite en 2006, la situation est différente. Cette chapelle, désacralisée depuis de nombreuses années, était la propriété de l’hôpital Asselin-Hédelin, qui souhaitait étendre ses bâtiments. « Le lien entre cet édifice et la communauté chrétienne était distendu depuis plusieurs décennies », explique le Père Frédéric Masset, curé de la paroisse Saint-Pierre d’Yvetot.

Cette démolition n’a suscité ni opposition, ni émotion. « C’était pourtant un vestige de l’ancien Yvetot, bombardé en 1940, mais il n’y a pas eu beaucoup de nostalgie autour de ce bâtiment. Personne ne le réclamait pour le culte », remarque le curé.

Les chrétiens invités à se réapproprier leurs églises

Du côté de la Conférence des évêques de France, la question de l’avenir du patrimoine catholique est prise au sérieux. Un document de l’épiscopat sera publié en juin pour donner aux communautés chrétiennes des repères et des pistes pour faire vivre les églises où la messe n’est plus célébrée. « Nous invitons les chrétiens à se réapproprier leurs églises et chapelles : qu’ils les ouvrent, y prient pour des temps de Lectio divina, de prière mariale ou de méditation », suggère Mgr Habert. L’évêque invite aussi à un dialogue avec les maires, propriétaires des édifices antérieurs à 1905, et le monde de la culture et du patrimoine, souvent intéressés par ces lieux. « Les églises sont à tous ceux qui s’y intéressent dans un dialogue respectueux », pose-t-il.

Pour le Père Masset, les maires de villages sont « plus conscients que les paroissiens des enjeux de l’avenir des églises rurales ». « C’est nous qui sommes très pauvres pour proposer quelque chose à vivre dans nos églises », regrette-t-il.

À LIRE : Les chantiers du Cardinal défendent l’avenir des églises

Élodie Maurot
(1) Les édifices religieux concernés sont : la chapelle Saint-Louis à Yvetot (76), l’église du Cœur immaculée de Marie à Villeurbanne (69), la chapelle saint-Martin à Carcassonne (11), l’église de l’Acarouany (Guyane), la chapelle Sainte-Thérèse à Saint-Jean de Monts (85), la chapelle du Pensio au Puy-en-Velay (43), une chapelle conventuelle des petites Sœurs des Pauvres à Nantes (44).
http://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Les-demolitions-deglises-restent-des-cas-exceptionnels-2017-04-13-1200839349

Josué

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Y a-t-il trop d’églises en France ?
Isabelle de Gaulmyn, le 25/06/2017 à 11h59
Chaque samedi, dans la chronique « faut-il y croire », sur France Inter, Isabelle de Gaulmyn décrypte une question religieuse dans l’actualité.
Du samedi 24 juin au dimanche 2 juillet, les églises sont invitées à rester ouvertes, et proposer des manifestations non religieuses : concerts, exposition, conférences, etc… C’est l’occasion de se pencher sur les églises en France, avec d’abord cette question : n’y a-t-il pas trop d’églises en France ?

Si elle n’était pas devenue prison, cette magnifique abbaye l’abbaye du Mont-Saint-Michel serait sans doute aujourd’hui en ruines.
Si elle n’était pas devenue prison, cette magnifique abbaye l’abbaye du Mont-Saint-Michel serait sans doute aujourd’hui en ruines. / MIGUEL MEDINA/AFP
De fait, la France compte plus de 42 000 églises, très exactement 42 258 églises et chapelles en France qui sont desservies par l’Église catholique ! Ce chiffre ne diminue pas, il reste en réalité très stable. Depuis 2000, seules 28 églises ont été démolies, c’est donc très peu. C’est qu’on ne ferme pas une église comme cela. En France, c’est très impopulaire, bien plus que dans d’autres pays. Dès que l’on veut détruire une église, généralement, tout le quartier se mobilise, bien au-delà des catholiques pratiquants.


D’ailleurs, les premiers à protester ne sont paradoxalement pas ceux qui vont à la messe le dimanche. Les pratiquants, eux, souhaitent avant tout un lieu de culte confortable, et sont moins attachés au symbole du clocher. On se souvient de l’affiche de François Mitterrand en 1981 (La force tranquille), qui avait très bien compris l’attachement des Français, quels qu’ils soient, à leurs églises.

À LIRE : Une nuit « portes ouvertes » pour les églises de France

Mais puisque la pratique religieuse baisse, toutes ces églises ne sont pas utilisées ?

Non, c’est vrai. La pratique religieuse diminue, le nombre de prêtres capables de desservir une église aussi, (certains prêtres ont plus de 70 clochers !), on regroupe les messes sur un chef-lieu, et ce que les gens trouvent généralement, quand ils voient une église, c’est une porte close. Le problème, ce n’est pas qu’il y ait trop d’églises en France, mais qu’il y ait autant d’églises fermées et inutilisées aujourd’hui.

On ne peut pas obliger les gens d’aller à la messe

Non, rassurez-vous ce n’est pas mon propos. Mais on peut concevoir d’autres usages pour les églises, c’est d’ailleurs ce que l’on commence à faire, avec cette nuit des églises. Car à qui appartiennent les églises ? Depuis 1905, aux communes, ou bien à l’État quand il s’agit de cathédrales. Donc à nous tous. Seules les églises construites après 1905 sont propriétés de l’Église. C’est le cas de 2 000, sur les 42 258, on voit que c’est très peu… La loi de séparation prévoit donc que ces églises sont propriétés des communes, mais elle les laisse gratuitement à la disposition des fidèles et des ministres du culte pour la pratique de leur religion.

Mais rien, dans la loi, ne dit qu’elles ne doivent servir qu’à célébrer des messes. Déjà au XVIIIe siècle, il y avait eu toute une réflexion sur l’usage des bâtiments d’églises, à l’époque, c’était parce qu’on trouvait l’Église catholique trop riche, et qu’on voulait qu’elle fasse un meilleur usage de tous ses biens. On avait alors parlé des trois missions du lieu : le culte bien sûr. Mais aussi la charité : en Italie, par exemple, à Rome, la communauté sant’Egidio organise régulièrement dans son église du Trastevere des repas pour les démunis, sans que cela ne gêne personne. Et puis aussi une fonction d’art, au moins d’art sacré (concert, expositions de tableau…).

EXPLICATION : Une église, qu’est-ce que c’est ?

Les catholiques pratiquants, et les prêtres, qui sont de moins en moins nombreux, doivent désormais accepter que ces églises soient « copartagées », pour qu’elles restent vivantes : des églises peuvent être parfois des lieux de répétition de spectacles, de réunions, d’hébergement des associations, bref, ce qui les maintient vivantes, tout en restant des lieux de culte.

Enfin, quand on ne peut vraiment plus utiliser une église pour le culte, qu’il n’y a plus de communauté catholique assez nombreuse, il vaut sans doute mieux la désaffecter (la désacraliser) et lui trouve un autre usage, que de la laisser dépérir, ou de la démolir.

Boîtes de nuit

Il y a des night-clubs dans d’anciennes églises, désaffectées bien sûr. Ce qui est intéressant, c’est que le nom même du lieu révèle ce passé : à Bruxelles, le Spirito, à Anger, une discothèque qui s’appelle la chapelle…

À vrai dire, c’est quand même exceptionnel. On a d’autres reconversions plus classiques d’église : à Lyon, une ancienne église, de Saint Bernard, va être par exemple reconvertie en centre d’affaire.

Ce qui est plus intéressant, ce sont de nouveaux usages qui émergent, à l’initiative souvent des habitants, pour en faire des lieux de vie, pour le lien social, dans les quartiers, ce que, au fond, ont toujours été les églises. À Hem par exemple, dans le Nord, une église est devenue, sous l’impulsion de ses habitants une épicerie et un centre solidaire. On est là dans une certaine tradition de l’église, un lieu de socialisation, de protection aussi, quand on se souvient qu’au Moyen Âge, les églises étaient d’abord des lieux d’accueil pour des personnes pauvres, recherchées, qui y bénéficiaient du droit d’asile.

Enfin, pour ceux qui s’inquiètent de voir une église devenir autre chose qu’un lieu de culte, il faut bien se dire que les choses ne sont jamais écrites une fois pour toutes : après la Révolution française, il n’y avait plus de moines pour l’abbaye du Mont-Saint-Michel, et heureusement, plutôt que d’être démolie, elle a été transformée en prison (où ont été enfermés des militants de la révolution de 1848). Avant qu’une petite communauté de moines bénédictins la réinvestisse, en 1969… remplacés eux-mêmes en 2002 par les communautés monastiques de Jérusalem… Si elle n’était pas devenue prison, cette magnifique abbaye serait sans doute aujourd’hui en ruines…
http://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/Y-trop-deglises-France-2017-06-25-1200857857

Mikael

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Le problème vient aussi du fait qu'il n'y a pas assez de prêtres pour desservir toutes ses églises.

Patrice1633

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Laisser la tomber ...
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Josué

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L'église d'Hollogne-aux-Pierres bientôt démolie
L'église d'Hollogne-aux-Pierres bientôt démolie et peut-être remplacée4 images
C'est assez rare pour l'évoquer, une église va bientôt être démolie dans le petit village d'Hollogne-aux-Pierres. Infiltration d'eau, effondrement partiel du bâtiment, problème de stabilité, présence de mérule... La démolition de l'église St-Pierre est devenue inévitable. Déclassée depuis 2015, l'église est à l’abandon depuis plus de 25 ans. Le bâtiment va donc disparaître en partie, mais l'espace qu'il occupe devrait être réaménagé.

Une ruine comme on en voit dans les films fantastiques
On se croirait dans le décor d'un film fantastique. Une tour romane, construite en pierres il y a près de mille ans, surplombe le reste du bâtiment. Autour de l'église, la nature a repris ses droits, un arbre a fait son chemin à travers la toiture, les vitraux sont brisés. "Cette église est comme endormie, elle est entourée de verdure," décrit Eric de Beukelaer, vicaire épiscopal du diocèse de Liège, "C'est à la fois très pittoresque et bucolique, mais en même temps, c'est très dangereux évidement. Et donc, malheureusement, c'est une de ces églises dont on peut dire qu'il est trop tard pour encore intervenir. Ça fait partie de ces décisions qu'on prend quand il n'y en a pas d'autres."

Reconstruire un petit espace qui pourrait servir au culte catholique et à d'autres rassemblements
Si la grande partie de l'église va donc disparaître, la tour, elle, restera intacte. Tout autour, la volonté est d'y reconstruire un lieu de rencontre pour les habitants. "Une église de village, c'est un lieu qui appartient à toute la communauté," ajoute l'abbé Eric de Beukelaer, "Et donc, l'idée était de reconstruire un petit espace qui pourrait servir au culte catholique certainement, avec une célébration de temps en temps, mais qui pourrait servir aussi à d'autres formes de rassemblements, culturels ou autre." La phase de reconstruction est encore loin de voir le jour. Celle de démolition, par contre, pourrait démarrer en automne.
https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_l-eglise-d-hollogne-aux-pierres-bientot-demolie?id=9659435

chico.

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Les différentes sortes d'églises

Quelle différence y a-t-il entre une église cathédrale, une église collégiale, une église paroissiale, une église conventuelle, une basilique ?

Josué

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La région Bourgogne ne subventionnera plus le patrimoine religieux non classé
ÉLÉONORE DE VULPILLIÈRES publié le 05/07/2017

Pour la première fois, le patrimoine religieux non classé est exclu des subventions du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Au grand dam de maires de petites communes, dont les églises ont besoin d'être restaurées.
Une difficulté de plus pour le budget des petites communes bourguignonnes ? Le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, réuni à Dijon en assemblée plénière les jeudi 29 et vendredi 30 juin, a redéfini les orientations politiques de la région, et notamment le budget accordé à chaque projet. Il était notamment question des subventions aux arts du spectacle (musique, art contemporain, spectacle vivant) et au patrimoine. Or, pour la première fois, le patrimoine religieux non classé a été exclu des structures à subventionner.
Un rapport précise ainsi les objectifs poursuivis par la région en matière de protection du patrimoine, défini comme « un outil de connaissance, de développement et de vitalité des territoires ». La suite intrigue : il est précisé que l’institution entend « soutenir la restauration du patrimoine protégé ou non au titre des monuments historiques : patrimoine civil, patrimoine industriel,...
http://www.lavie.fr/actualite/france/la-region-bourgogne-ne-subventionnera-plus-le-patrimoine-religieux-non-classe-05-07-2017-83477_4.php

Josué

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Une église catholique de Grivegnée désormais consacrée à un culte protestant non reconnu
Au pied du parc des Olbats, à Grivegnée, une église fermée depuis 20103 images
Au pied du parc des Olbats, à Grivegnée, une église fermée depuis 2010 - © Tous droits réservés
Publié le mercredi 30 août 2017 à 06h00
L'église Saint-Lambert, dans la proche périphérie liégeoise, appartient à la congrégation des Oblats. Elle date de la fin du dix-neuvième siècle. Elle est fermée aux fidèles depuis une demi-douzaine d'années. Les pères n'ont plus vraiment les moyens d'entretenir le bâtiment, qui se déglingue. Ils ont donc décidé de vendre.

Conformément aux directivers de la hiérarchie catholique, ils ont cherché un acheteur qui ne dénature pas l'endroit, qui conserve sa vocation spirituelle. Et ils ont trouvé un acquéreur: l'Eglise Glorieuse de Jésus-Christ.

Un culte chrétien, mais à la marge...

C'est une association de type évangéliste, fondée par un pasteur congolais, qui rassemble essentiellement des ouailles d'origine africaine. Elle est issue d'une dissidence de l'Eglise du Réveil. Elle s'apparente au protestantisme, mais elle n'est pas officiellement reconnue par le synode. Cette marginalité, aux méthodes de prédication plutôt particulières, ne semble pas poser de problème: l'opération devrait se dérouler avec la bénédiction de l'évêché et... de la ville.

Une procédure administrative

En effet, techniquement, il s'agit de supprimer une paroisse, il s'agit d'une "désaffectation", ce qui suppose l'accord communal, et même l'aval de la tutelle régionale. Dans les travées de l'"ex-Saint-Lambert", l'un des rares édifices religieux à deux clochers dans l'agglomération, l'Eglise Glorieuse de Jésus-Christ devrait donc très prochainement disposer d'une visibilité hors pair.

Ce dossier constitue sans doute l'illustration d'une montée en puissance d'un certain fondamentalisme chrétien dans la région, au départ, notamment des communautés subsahariennes. Mais également d'un plus vaste mouvement de reconversion des lieux de culte. D'autres tranferts de propriété se préparent, le plus souvent avec des groupes moins exotiques: les orthodoxes de rite grec, par exemple, ont jeté leur dévolu sur Saint-Jean Baptiste, à Verviers., et une autre transaction du même genre est annoncée avec les orthodoxes de rite russe...
https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_une-eglise-catholique-de-grivegnee-desormais-consacree-a-un-culte-protestant-non-reconnu?id=9694421

Josué

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Saint-Tropez : les paroissiens rénovent et l’évêché encaisse les plus-values
Par Jean-Bernard Litzler Mis à jour le 07/09/17 à 06:00 Publié le 07/09/17 à 06:00

Alors que le presbytère de la célèbre commune a été récemment rénové grâce aux dons des fidèles, sa mise en vente pour plus de 8 millions d’euros suscite la colère des paroissiens.

Qui a dit que la vie à Saint-Tropez était forcément douce et paisible? En ce moment c’est un vent de colère et d’indignation qui souffle chez les habitants du célèbre port varois. En fait, surtout chez les paroissiens et habitués de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. En cause: la vente du vieux presbytère situé en centre-ville décidé par l’évêché de Fréjus-Toulon. Une vente qui s’accompagnerait d’un déménagement des activités du presbytère et de l’accueil des paroissiens dans un autre bâtiment situé un kilomètre plus loin.
» Lire aussi - À Londres, cette chapelle de luxe est à vendre pour 7 millions d’euros
Et si les Tropéziens sont aussi chatouilleux sur la question, c’est qu’elle mélange vie locale et affaires de gros sous. Même si l’affaire semble perdue car un nouvel édifice paroissial est d’ores et déjà prêt pour le transfert, la population se mobilise à coups de lettre ouverte et de pétitions. Serge Astézan, le «Cepoun» de Saint-Tropez, c’est-à-dire le gardien des traditions lors de fêtes locales, soutien largement ce mouvement de protestation.
391.000 euros de travaux financés par les fidèles

Dans la lettre ouverte adressée à l’évêque, on peut notamment lire que ce bâtiment avait été offert à l’évêché en 1928 par un Tropézien, ce qui «a permis depuis lors aux différents curés de Saint-Tropez d’être au plus près de leur église et de leurs paroissiens». Montrant leur fidélité à ce lieux, ces paroissiens ont permis de récolter 391.000 euros il y a quelques années quand il a fallu financer sa rénovation et que les caisses de l’Église étaient vides. C’est pourquoi l’incompréhension a été grande lorsque la population locale a appris que l’évêché venait «d’acheter une ruine qui se situe à vingt minutes à pied de la Maison de Dieu pour la transformer en presbytère. Coût de l’opération 3 millions d’euros sans compter les travaux de rénovation et de gros œuvres». Une décision d’autant plus mal accueillie que la population locale proposait des locaux situés à 6 minutes à pied de l’église pour «seulement» 1,7 million d’euros. La vente de l’actuel presbytère, situé rue Gambetta, se serait quant à elle conclue pour plus de 8 millions d’euros...
De son côté, l’évêché tente de se justifier en expliquant que la vente du presbytère servira à financer les bonnes œuvres de la paroisse. Et un porte-parole de l’évêché, cité par Francetvinfo précise même: «Ce n’est pas parce que les gens ont fait un don qu’ils deviennent copropriétaires». Pas sûr que l’argument soit de nature à calmer la colère des Tropéziens de souche et de cœur qui avaient été spontanément 1100 à signer la pétition dès la publication du texte avant que la polémique ne prenne l’ampleur actuelle.

http://immobilier.lefigaro.fr/article/saint-tropez-les-paroissiens-renovent-et-l-eveche-encaisse-les-plus-values_6d70c6de-92d8-11e7-81e0-00b287ddb3af/

Josué

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Bâtiments d'Église: Reconstruire, Stand ou Bone Break? Luk Vanmaercke le demande dans la position de cette semaine.
Il n'y a plus de jour ou nous allons lire dans les journaux régionaux des articles sur les changements dans le paysage paroissial. Les paroisses travaillent ensemble dans de meilleures relations. Presque plus d'édifices de l'église ne sont plus un endroit où les gens peuvent se tromper tous les dimanches. Des réflexions sont faites sur des bâtiments pour lesquels les gens ont été baptisés et des générations depuis des générations, où les couples se disent leurs paroles, où nous avons dit au revoir à nos chers.

Précisément à cause de ce lien émotionnel, c'est une douleur pour dire au revoir à cet ancien et familier paysage d'église. Heureusement, de nouvelles communautés grandissent. C'est une route que nous devons tous prendre.

Différentes options

La question demeure, bien sûr, ce qu'il faut faire avec tous les bâtiments de l'église. Du XIXe siècle à la fin du vingtième, le luxe de l'église en Flandre n'a pas augmenté, alors chaque hameau avait vraiment son propre édifice. Il y a actuellement plus de 1 700 églises paroissiales en Flandre. De nombreuses églises envisagent maintenant des destinations alternatives.

Réformer une église est plus facile à dire qu'à faire. La forme spécifique du bâtiment - grande et monumentale - n'est pas complètement adaptée à d'autres besoins, tels que l'espace de vie ou de travail, les écoles ou les établissements de santé.

Souvent, il est plus difficile et plus coûteux de construire une église que de mettre brusquement un nouveau bâtiment.
Il suffit de couper Ce n'est généralement pas une option. De nombreuses églises sont des monuments protégés. D'autres églises sont des points d'ancrage visuels. Il est souvent impensable de trébucher un trou dans un village typique ou un paysage urbain. En outre, il existe un grand attachement aux bâtiments de l'église, y compris ceux qui ne se trompent pas.

Qu'est-ce qui devrait arriver alors? Il n'y a pas de formule magique générale. Le cas par cas est la recherche de la meilleure solution. Bien sûr, de nombreuses églises sont simplement conservées pour le culte. Cela peut être des célébrations hebdomadaires ou occasionnelles.

Dans certains cas, l'espace liturgique devient plus petit et combiné avec d'autres activités. C'est ce qu'on appelle la destination secondaire, une solution qui conduit souvent à une satisfaction générale.

Et si ce n'est pas une option? La re-destination complète des églises (refusées) n'a jusqu'à présent pas été une réussite, certainement pas dans le cas des anciennes églises paroissiales. Comme mentionné, les bâtiments de l'église ne vous rendent pas si facilement transformé en autre chose, comme en témoigne notre article suivant Open Monument Day (voir page Cool.

Nous devrions être plus créatifs.
Dans les villes, nous pouvons penser à l'utilisation multiple des églises, par diverses communautés chrétiennes. La communauté catholique locale peut ensuite partager sa construction avec des catholiques étrangers, qui célèbrent dans une autre langue, ou avec des orthodoxes ou protestants. Ainsi, l'église conserve sa fonction et nous nous connaissons mieux.

L'âme d'un immeuble

Dans l'article à côté, vous découvrirez un bon exemple de destination, dans ce cas d'abbaye. The Achelse Safe, connu pour la bière trappiste locale, sera la nouvelle maison d'un groupe religieux brésilien qui veut que les toxicomanes ajoutent un nouvel avenir. C'est une re-destination avec respect pour l'âme d'un bâtiment. C'est une histoire d'espoir. Et pour ceux qui s'inquiètent, la bière continuera à exister.

Ce type de redéploiement ne sera possible nulle part, surtout pour les églises paroissiales.
La quête d'un nouvel équilibre dans notre paysage d'église est encore longue et difficile. Beaucoup d'idées et de plans se termineront dans les poubelles, après le dessin et le calcul nécessaires. Finalement, il se peut que l'église soit simplement laissée ouverte et maintenue est souvent la solution la plus viable et la plus abordable.
https://www.kerknet.be/kerk-leven/blog/kerkgebouwen

Josué

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Un Belge s'offre le presbytère de Saint-Tropez pour 8 millions d'euros et fait polémique
CHARLOTTE MIKOLAJCZAK Publié le mercredi 13 septembre 2017 à 13h23 - Mis à jour le jeudi 14 septembre 2017 à 15h08


Les Tropéziens ne sont pas contents: leur curé doit quitter son presbytère historique du vieux centre pour aller s'exiler dans un bâtiment rénové, certes, et plus grand, avec salle de réunions et parkings, mais plus éloigné. Ils l'ont fait savoir par pétition interposée. Mais c'est trop tard. L'évêché de Toulon a bel et bien vendu l'ancien presbytère. La semaine passée. Et c'est un Belge qui l'a acheté, «C'est l'évêché qui a mis le bâtiment en vente. Je l'ai appris. J'ai fait offre. Elle a été acceptée», explique le principal intéressé. Il faut dire qu'elle ne pouvait pas se refuser. La somme qu'il a proposée est rondelette : 8 millions d'euros.

Le montant n'est sans doute pas aussi disproportionné qu'on croit. L'acheteur connaît l'immobilier, même si c'est à titre privé qu'il en a fait l'acquisition. Il s'agit de Patric Huon, patron de la société de développement City Mall spécialisée en développement de shopping center (Les Grands Prés à Mons, Au fil de l'Eau à Verviers). Il compte y aménager un appartement sur deux niveaux aux étages supérieurs et, sans doute, un commerce au rez de chaussée. «La maison est idéalement située, entre le port et la Place des Lices », explique-t-il.

Une partie du prix tient toutefois à un coup de coeur. « Un petit hôtel de maître superbe, authentique. » Qui lui rappelle sa jeunesse (il a passé tous ses étés à Saint Tropez jusqu'à ses 45 ans) même si c'est sa vieillesse qu'il compte y abriter. « Mais pas l'été, explique-t-il. Saint-Tropez, je l'aime hors saison. Quand il redevient un village fabuleux, calme, gentil, sans son côté bling bling estival. »

Il lui reste à attendre que la tempête se calme. Et que le curé déménage. Ce qu'il n'a toujours pas fait, même si ses caisses sont déjà ficelées. Pas depuis la semaine passée, mais depuis... deux ans. En réalité, ledit curé ne les a pas déballées. Quand il est arrivé dans la paroisse et le presbytère, ses supérieurs lui ont demandé d'attendre pour cause de vente programmée.. « Oui, une vente avait déjà été évoquée en 2013-2014, convient Patric Huon. Les paroissiens s'y étaient opposés. L'évêché n'a pas mis l'ancien presbytère en vente mais n'en a pas moins continué à en aménager le nouveau qui est aujourd'hui fin prêt. Si ce n'était pas moi qui l'avais acheté, cela aurait été quelqu'un d'autre. »

C'est la presse française qui a relayé l'infortune et la colère des habitants, leurs efforts pour garder leur curé intra-muros. Ce n'est semble-t-il pas tant le devenir du bâtiment qui leur importe que le fait que le curé doive s'éloigner. Ils l'ont d'autant plus mauvaise qu'il y a une dizaine d'années, indique Le Figaro, l'évêché avait fait appel à leur générosité pour remettre ledit presbytère à neuf. Pas loin de 400.000 euros avaient été rassemblés, grâce aussi à deux des cinq plus grosses fortunes de France. Le quotidien a trouvé le nom de l'acheteur, qui aurait préféré plus d'anonymat.
http://www.lalibre.be/economie/immo/un-belge-s-offre-le-presbytere-de-saint-tropez-pour-8-millions-d-euros-et-fait-polemique-59b914dacd70fc627d7f6d33

Josué

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L’Eglise ferme des lieux de culte mais en construit aussi à Bruxelles
CHRISTIAN LAPORTE Publié le samedi 30 septembre 2017 à 08h52 - Mis à jour le samedi 30 septembre 2017 à 08h53
BRUXELLES
Depuis un demi-siècle, soit la période qui suivit le concile Vatican II où il s’agissait de répondre à la fois aux nouvelles préoccupations ecclésiales - des lieux de culte plus adaptés à l’ouverture liturgique - et à certains besoins de sécurité - des lieux de culte qui menaçaient franchement de tomber en ruine - on n’a plus guère construit de nouvelles églises. Et encore le fit-on parfois sans se rendre compte d’un environnement hostile : une superbe église auxiliaire dédiée à sainte Agnès a succombé près des beaux quartiers de Beersel et d’Alsemberg aux luttes communautaires car sous la pression extrémiste, on ne put qu’y célébrer en latin… à l’heure où l’Eglise devenait polyglotte, ouvrant ses fenêtres au monde.

Fermer ou transformer, pour le meilleur et pour le pire

C’est dire si l’érection d’une nouvelle église est suivie avec intérêt. C’est tellement rare que plusieurs diocèses belges nous ont dit ne pouvoir livrer de statistiques fiables ! Ces dernières décennies, à l’exception de la reconstruction de certaines églises de la région liégeoise après le tremblement de terre, il fut surtout question de désacraliser ou de réaffecter partiellement des églises, trop grandes pour être bien entretenues et aussi parce qu’elles doivent affronter la baisse de la pratique en dehors des grands rites de passage. A Bruxelles, ce débat a donné lieu à une poussée de température, ces dernières années, certains fidèles ayant du mal à comprendre les choix de la hiérarchie de fermer ou de réaffecter certains lieux de culte. On parla d’une fermeture massive mais à ce jour, seules 5 églises sur les 110 de la Région bruxelloise sont concernées. Et encore, la désaffectation ne fut que partielle alors qu’une église d’Anderlecht se mua en école… catholique. Puis des églises furent cédées à d’autres courants chrétiens.

Pire que l’affaissement récent de la chaussée de Louvain

Fin 2016, l’évêque de Bruxelles, Jean Kockerols avait en outre confirmé la construction d’une nouvelle église place Van Meyel à Etterbeek. La première à Bruxelles-Capitale depuis celle de Ste-Anne à Koekelberg en 1985. On y est : le bourgmestre Vincent De Wolf (MR) et l’évêque entouré de la fabrique d’Eglise présidée par Baudouin Boone et des architectes Geert De Groote (Gand) et Johannes Kuehn (Berlin) ont confirmé que, 24 ans et demi après la démolition forcée de l’église suite à l’apparition de fissures dangereuses, elle allait renaître. En mai 1993, un affaissement de terrain plus catastrophique que celui, récent, de la chaussée de Louvain à Bruxelles, avait même entraîné l’évacuation de la population ! La future église que l’actuel curé, le père colombien Amilcar Mxy et l’évêque de Bruxelles espèrent voir être inaugurée à la Noël 2020, sera de son temps. Entendez qu’on veut que "le bâtiment soit un symbole d’ouverture, certes destiné au culte catholique mais ouvert aux activités culturelles et citoyennes". Et cela dans un contexte réaliste : plus question de refaire l’église-mastodonte d’antan qui faisait de l’ombre à tous les riverains, au propre comme au figuré, mais "un lieu convivial, à dimension humaine". A savoir une église de 230 places dont une chapelle de semaine pour 30 fidèles mais aussi une salle de réunion pour 20 personnes. Bref, une belle manière de réinscrire l’église dans la ville et dans la société.

Christian Laporte
http://www.lalibre.be/regions/bruxelles/l-eglise-ferme-des-lieux-de-culte-mais-en-construit-aussi-a-bruxelles-59ce8189cd70be70bcb67f9f

Mikael

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Dans la Nièvre, l’église du village d’Asnan va être détruite
Arnaud Bevilacqua , le 17/10/2017 à 17h07 Envoyer par email

L’édifice, construit dans la seconde partie du XIXe siècle, menace de s’effondrer et doit être très prochainement démoli.
La Croix.

Marmhonie

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les travaux de la toiture n'ayant jamais été faits, tout s'est pourri avec les infiltrations de pluie. Et l'église n'est pas classée.
XIX siècle, donc c'était aux maires de la protéger. Ils n'ont rien fait et le village pauvre n'a pas seulement 25 habitants.

La donation très généreuse d'origine est émouvante.

samuel

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C'est quand même triste que ouailles de cette églises l'ont laissé dans cette état.
Ou et la foi des bâtisseurs des cathédrales ?

chico.

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La photo : Le monastère cistercien de Himmerod en Allemagne a fermé ses portes
17 octobre 2017 13 h 45 min·
Fondé il y a près de 900 ans, en 1134, par saint Bernard de Clairvaux, le monastère a toujours abrité des moines qui y ont chanté la gloire de Dieu. Aujourd’hui, ce sont des difficultés financières et surtout, le petit nombre de moines qui ont poussé le père abbé à prendre la décision de disperser ce qui reste de la communauté et d’abandonner le lieu sujet à diverses reconstructions au fil de son histoire.

De 30 moines au cours des années 1970, elle s’était rétrécie pour n’en compter plus que six qui ont quitté les lieux samedi pour rejoindre d’autres monastères en Allemagne. Les bâtiments et les terrains reviennent au diocèse de Trèves.

Les célébrations à l’abbaye de Himmerod ne brillaient pas par le respect de la tradition liturgique, comme on peut le voir sur cette vidéo mise en ligne par les moines. Ceci explique-t-il cela ?
http://reinformation.tv/monastere-cistercien-himmerod-allemagne-ferme-portes-photo-75888-2/

Marmhonie

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samuel a écrit:C'est quand même triste que ouailles de cette églises l'ont laissé dans cette état.
Ou et la foi des bâtisseurs des cathédrales ?
Tu le fais exprès ou tu ne comprends rien ? On t'explique que depuis 1905 tout le patrimoine catholique français a été volé par la République, et toi, tu continues à salir les catholiques en les accusant d'êtte interdits de gérance de leur patrimoine ?

C'est comme tout le patrimoin des tj en Russie volé, qui va être abandonné, pourrir, et ensuite on viendra dire : "quelle honte que les tj n'entretiennent même pas en Russie leur patrimoine."

Tu veux vraiment médire sur nous, je je te reconnais plus comme tu étais avant. Que t'arrive-t-il pour nous combattre ?

Josué

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Mais il y a rien de mal c'est un constat tout simplement.


extrait de la revue Le Pèlerin de Mars 2017.

Josué

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Destruction de l'église d'Abbeville dans la Somme.

Josué

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La chapelle des Capucins est à vendre

La chapelle des Capucins, construite dans les années 30, est située avenue des Allinges.
La chapelle des Capucins, construite dans les années 30, est située avenue des Allinges.
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Dans le très catholique Chablais, l’annonce de la vente de l’ancienne chapelle des Capucins avenue des Allinges à Thonon a suscité un certain étonnement. La chapelle de Notre-Dame de Compassion, construite dans les années 30 sur un terrain offert par Mme Ménétrier et consacrée le 25 juin 1939, était attenante au clos des Capucins.

Après leur départ en 2003 et la vente de leur propriété pour la construction d’immeubles, la chapelle n’était plus ouverte au culte. La question d’une nouvelle affectation s’était déjà posée depuis plusieurs années et des discussions furent même entreprises avec l’établissement privé du Sacré-Cœur, tout proche.

Avec l’accord de l’évêque

Depuis, l’état des finances de la paroisse Saint-François en Chablais impose de reconsidérer l’ensemble du patrimoine paroissial et de prendre des mesures drastiques. La paroisse doit faire face à l’entretien de quatre presbytères et de trois autres églises sur le territoire paroissial : Notre-Dame du Léman à Vongy, Sainte- Jeanne de Chantal aux Vallées et Notre-Dame de Lourdes à la Grangette.

Cette situation a conduit le père Yves Le Tué, curé de Thonon depuis une année, à prendre la décision de mettre en vente cette chapelle avec l’accord de Mgr Boivineau, évêque d’Annecy et de son conseil. Une telle décision ne serait pas une première dans le département puisque deux églises ont déjà été vendues, à Ugine et au Pas-de-l’Echelle.

Le père Le Tué considère cette option comme inéluctable. « Il est nécessaire de se projeter dans l’avenir » souligne-t-il. Toutefois, ce projet de vente n’en est qu’à ses prémices. Le bâtiment et le terrain qui l’entoure d’une superficie d’environ 2 000 m2 ne sont pas encore évalués et sa cession devrait certainement être assortie de conditions.

Le maire de Thonon, Jean Denais, interrogé sur une éventuelle acquisition, précise que la ville n’est pas intéressée par ce bien. Il serait regrettable que cet élément du patrimoine thononais qui rappelle la présence de cette congrégation venue soutenir François de Sales lors de sa mission en Chablais et présente durant 400 ans, soit détruit.
http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2014/09/12/la-chapelle-des-capucins-est-a-vendre

Patrice1633

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Dans nos congrégations, Dans Notre pays, nos frères et soeur ne sont aucunement intéresser aux église de La Chrétientés ...
Personnes ne voudrais prendre en photos des églises ni les visiter bien entendu ...

Ce sujet n'était pas sensé être ouvert par un TJ ...

Lechercheur


Cette église à été construite dans les années 1930, donc elle après la loi de 1905 et de ce fait n'est pas a la charge de la mairie.

BenFis

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Que les églises soient à la charge de la commune ou pas ne change pas grand-chose. A partir du moment où il n’y a plus assez de fidèles pour les entretenir, elles sont délaissées puis éventuellement vendues.
Je connais un cas où les paroisses de 2 villages, qui ont chacune leur propre église, ont fusionné; de ce fait les paroissiens se réunissent dans l’église d’un seul village, délaissant l’autre église, qui, faute d’entretien, fini par tomber en ruine. Elle peut donc être vendue par son propriétaire, que ce soit la commune ou l’Eglise Catholique.
Si l’église en question n’est pas classée monument historique et n’a aucun intérêt artistique, elle peut être détruite.

chico.

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Mais il y a des communes qui n'arrivent pas a entretenir leurs églises faute de moyen financier.

BenFis

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chico. a écrit:Mais il y a des communes qui n'arrivent pas a entretenir leurs églises faute de moyen financier.
Effectivement.
Le manque de moyens financiers est conditionné par le manque de fidèles. Lorsqu’une église et vidée de tous ses paroissiens, la maintenance,  le chauffage, les petites réparations  ne sont plus assurées. Le bâtiment va alors se délabrer toujours un peu plus jusqu’à ce que sa remise en état atteigne un coût prohibitif pour la commune.

JOWEL

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Salut,
Il faudrait aussi se demander pourquoi, elles sont abandonnées?!

Il n'est pas seulement nécessaire de savoir ce qui fait croitre une communauté, mais ce qui l'empêche aussi de croître.
Donc , en effet si, les membres ne sont pas nourris, n'ont pas de vécu réel avec le Christ, on ne peut que se retrouver dans un formalisme fatale...et le résultat ne se fait pas attendre lorsque l'aridité des épreuves de la vie commencent à frapper!

Si par le passé, les "bâtisseurs" ont préféré la vanité de l'apparat à la beauté spirituelle...on récolte ce que l'on a semé déclare la Bible.

Là où L'Esprit saint est présent, il y a vie , paix, joie (pas cette joie hilare) mais celle exempte de toute artifice et d'extravagance.

Josué

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[size=45]Les églises de Paris, casse-tête et trésor[/size]

Élodie Maurot , le 13/12/2017 à 16h24 
Mis à jour le 13/12/2017 à 18h19

[size=20]Mi-novembre, l’animateur Stéphane Bern a suscité l’émoi en estimant nécessaire de faire payer « d’urgence » l’entrée de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour donner à la ville les moyens d’entretenir son patrimoine religieux.
Pour les spécialistes du patrimoine, les églises parisiennes se détériorent faute de moyens suffisants. La mairie met en avant les chantiers en cours.
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ZOOM 
Bâche publicitaire sur la façade de l’église Saint-Eustache, dans le jardin des Halles, à Paris. / Denis Tallard/REA


Paris, on le sait, ne brûle pas, mais ses clochers vont-ils s’effondrer ? On pourrait presque le croire après les déclarations tonitruantes de Stéphane Bern, chargé depuis septembre par le président de la République d’identifier le patrimoine français en péril. Le 10 novembre dernier, dans Le Parisien, l’animateur estimait qu’il fallait « d’urgence » faire payer l’entrée des cathédrales. « On est le seul pays où leur accès est gratuit. Une ville comme Paris n’a plus les moyens d’entretenir son patrimoine religieux », affirmait-il.

La polémique est depuis retombée, mais la question de l’entretien des églises anciennes demeure. « On ne peut pas dire que les églises parisiennes soient en très bon état. Le passif est assez lourd. La droite n’a pas été très brillante et depuis l’arrivée de la gauche, on restaure doucement, a minima, généralement quand un problème se manifeste… », évalue Alexandre Gady, président de l’association Sites & Monuments. « La ville fait un effort méritoire, mais assurément insuffisant, renchérit Mathieu Lours, universitaire, spécialiste de l’architecture religieuse parisienne (1). Difficile d’affirmer que rien ne se fait, mais les besoins sont énormes. Globalement, les églises à Paris sont en moins bon état que celles des autres capitales européennes. »

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Stéphane Bern au secours d’une église des Landes





Le lourd chantier de l’entretien des 130 orgues



Pour se faire son idée, une petite promenade est des plus instructives. Commençons à Saint-Sulpice (6e arrondissement), dont la restauration de la tour nord s’est achevée en 2011, après une décennie de travaux pharaoniques. Sa jumelle attend de connaître la même fortune. À l’intérieur, la fresque de La Lutte de Jacob avec l’Ange peinte par Delacroix a bénéficié en 2016 d’une belle restauration (financée par du mécénat privé), mais dans cette église emblématique de la capitale, visitée par des milliers de touristes amateurs du Da Vinci Code, les chapelles de la nef et du chœur sont en très mauvais état et certains vitraux cassés. « Pour les peintures murales intérieures, on atteint un point de non-retour », déplore Mathieu Lours.

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À Saint-Séverin (5e), dans le Quartier latin, les décors in­té­rieurs sont noircis et illisibles. Plus au nord, les peintures du chœur de Notre-Dame-de-Lorette (9e) sont en pleine déconfiture en raison des infiltrations. La grande façade sculptée de l’église de la Sainte-Trinité (9e) est recouverte de filets pour éviter les chutes de pierre. « Cette façade est littéralement en train de pourrir sur pied depuis vingt ans… », soupire Alexandre Gady. Il faudrait aussi évoquer le lourd chantier de l’entretien des 130 orgues – le plus important ensemble au monde – et les cloches, dont « plus de la moitié ne peuvent sonner en sécurité », avertit Mathieu Lours.


Face aux critiques, la mairie de Paris met en avant le « plan églises »



À l’inverse, les réalisations ambitieuses récentes ne manquent pas non plus. La façade baroque de Saint-Paul-Saint-Louis (4e) resplendit d’un éclat oublié, Saint-Germain-de-Charonne (20e) a connu un chantier titanesque ; Saint-Merry (4e) et Saint-Augustin (8e) ont retrouvé leurs belles façades sculptées ; les chantiers de Saint-Eustache et de la Madeleine se poursuivent…

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Les jeunes églises de la Ville lumière




Face aux critiques, la mairie de Paris met en avant le « plan églises » doté par la Ville de 80 millions d’euros. « En 2020, à la fin de la mandature, on se sera attaqué de façon volontariste à tous les désordres structurels majeurs », assure Pierre-Henry Colombier, sous-directeur du patrimoine et de l’histoire, qui confirme le lancement imminent du chantier de Saint-Philippe-du-Roule (8e) défigurée depuis des années par un toit « provisoire ». « L’état des églises parisiennes est meilleur qu’hier et moins bien que demain », glisse-t-il, philosophe, reconnaissant tout de même que « peu de gens sont satisfaits de leur état général. »

Pas question néanmoins de faire payer l’entrée des lieux de culte. « L’expérience anglaise (citée comme exemple par Stéphane Bern, NDLR)
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samuel

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[size=39]VIDÉO | Convertir nos églises: vous êtes pour ou contre? [/size]


Que faire de nos églises qui ne sont plus utilisées comme lieu de culte? Les reconvertir? Vous êtes pour ou contre?
C’est une évidence: les églises sont de plus en plus désertées par les fidèles. Dès lors, de nombreux édifices religieux menacent de tomber en ruine. Que faut-il en faire? Les détruire ou les revendre pour utiliser le bâtiment à d’autres fins?
Plusieurs exemples existent: l’église Saint-Jacques à Namur était menacée de démolition à moyen terme. Une société l’a rachetée et c’est désormais un magasin de vêtements. À Malonne, c’est une brasserie qui s’est installée dans la grande nef d’une église. Ailleurs un hôtel, un gîte.
+ PHOTOS | [size=15]Ces reconversions insolites d’églises à l’étranger

Mais que pensez-vous de ces reconversions? Blasphème ou au contraire sauvegarde essentielle d’un patrimoine?
Nous avons posé la question dans les rues de Namur, avant notre grand dossier «Destination communes» de ce week-end qui sera consacré à la question.
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Josué

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[size=36]La seule église catholique de Zhifang en Chine démolie par les autorités communistes[/size]
29 décembre 2017 18 h 00 min·

 
Une église catholique, à l’architecture simple et sobre, de construction récente puisqu’elle fut achevée en 1999, vient d’être rasée sans raison aucune sinon qu’elle a été déclarée « illégale » par les autorités communistes en Chine. Construite à l’époque avec toutes les autorisations nécessaires, notamment celles émanant du bureau des affaires religieuses qui surveille toute activité religieuse dans le pays, elle a été démolie dans des délais record le 27 décembre, selon de multiples témoignages accompagnés de photos. Elle se trouvait à Zhifang près de l’autoroute qui relie Pékin à Kunming, dans la province de Shaanxi.
 
Depuis sa construction il y a près de 20 ans, l’édifice avait sans interruption accueilli le culte catholique ; elle était d’ailleurs la seule église catholique du lieu. Légalement, tout était en ordre : les documents et permis officiels comme le titre autorisant l’usage du terrain pour la construction et ce de manière « permanente ».
 

En Chine, les autorités communistes méprisent la légalité au détriment des catholiques
 
C’est par une simple notification et sans consultation préalable que le gouvernement communiste a annoncé la destruction de l’église, étant précisé que les fidèles n’ont pas été autorisés à récupérer quelque objet que ce soit ni à en déplacer vers la sacristie, leur accès aux lieux ayant été interdit avant et pendant les opérations de démolition.
 
La grande croix de l’église a été détruite, tandis que les images du chemin de croix, mais aussi le tabernacle et d’autres objets liturgiques ont disparu. Meubles et ornements ont été enlevés par camion. Les manifestations des fidèles de la commune devant le comité du parti communiste du district de Huyi sont restées sans réponse.
 
Perçue comme violente et illégale, l’opération a été largement dénoncée sur les réseaux sociaux, certains commentaires rappelant que les innocents ont été persécutés depuis la naissance du Sauveur.
 

L’église catholique de Zhifang démolie en vue du « développement »
 
Sur place, on note que les motifs de la destruction sont peut-être financiers, puisque le terrain où se trouvait cette église a fortement gagné en valeur du fait de la proximité de l’autoroute. C’est en tout cas ce que suggère un prêtre bloggeur chinois, le père Shanren, soulignant que la démolition intervient précisément au moment où se construit une sortie d’autoroute dans cette zone décrétée « panoramique » de Zhifang. Il évoque également le petit nombre de fidèles catholiques de la région en affirmant que les autorités communistes ont multiplié les ordres administratifs pour les « intimider, leur rendre la vie difficile et les gêner ».
 
Et de dénoncer le soi-disant « développement » de la région qui a conduit à la fois à interdire la culture dans une zone jadis exploitée et devenue aujourd’hui désertique, sans que personne ne s’y intéresse, et à démolir une église en faveur d’une « zone panoramique nouvelle », rapporte une dépêche d’AsiaNews.

Josué

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[size=33]Une chapelle du XIXe siècle à vendre et «à emporter»[/size]

  • Par  Julie Ruiz 
     


À VENDRE : une chapelle néo-gothique «à emporter»
Une chapelle néo-gothique du XIXe siècle en ruines sera vendue aux enchères le 22 janvier en France, avec une condition insolite : l'acheteur devra "emporter" la chapelle.



ENCHÈRES - Les ruines de l'édifice construit en 1890 dans le Loir-et-Cher sont proposées aux enchères lundi. Mise à prix : 5000 euros. Mais le potentiel acheteur devra déplacer son futur bien et le restaurer ailleurs.

Une chapelle construite en 1890 près de Vendôme, dans le Loir-et-Cher, va être vendue aux enchères lundi. Mais l'acheteur aura l'obligation de venir récupérer son lot et de l'installer ailleurs. La mise à prix pour la chapelle et ses éléments décoratifs s'élève à 5000 euros. C'est «une première en France», assure Philippe Rouillac, commissaire-priseur chargé du marché.
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Cette vente un peu insolite vise en fait à sauver le bâtiment. En effet, pour le propriétaire du domaine de Moncé, le sexologue Jacques Waynberg, la restauration de cette chapelle serait «bien trop onéreuse». D'autant que l'édifice pose des problèmes de sécurité pour les stagiaires qu'il reçoit dans son institut. Pour le propriétaire toutefois, impossible de se résoudre à une démolition. C'est pourquoi il a confié la vente à la maison Rouillac pour opérer un transfert, puis une restauration. «La vente se fera “en un seul coup de marteau”, il est hors de question de dépecer l'édifice. C'est un “don d'organe”, il faut sauver cette chapelle», explique le commissaire-priseur.

Très Viollet-le-Duc


L'édifice a été bâti par Guy de Lavau qui a restauré le château de Moncé et a fait construire cette chapelle dédiée à Saint Michel «dans le plus pur style néogothique». «C'est très Viollet-le-Duc», estime Philippe Rouillac. Depuis longtemps à l'abandon, elle avait souffert de la grande tempête de décembre 1999 qui lui a emporté la majeure partie de sa toiture. Des travaux de restauration maladroits ont fait tomber le clocher.

La restauration de la petite chapelle sera donc une entreprise de taille. Pour le commissaire-priseur entre le transfert et la reconstitution cela coûtera «plusieurs centaines de milliers d'euros» à l'acquéreur . «Des professionnels sont déjà sur place pour mesurer l'ampleur des travaux, explique-t-il, mais cela dépend aussi de l'acheteur et du maître d'œuvre qu'il choisit, nous aurons une estimation pour le jour de la vente.» Pourtant cela ne semble pas entamer l'enthousiasme des passionnés: «nous avons déjà plusieurs personnes qui se sont montrées intéressées», annonce le commissaire-priseur.
Le petit édifice n'est ni classé, ni inscrit à l'inventaire des monuments historiques ce qui rend la vente et le déplacement possible. Au grand dam d'André Fleury, président de Résurgence, l'association locale de sauvegarde de patrimoine. «Nous nous sommes nous-même penchés sur cet édifice, mais une restauration complète était hors de nos moyens, c'est avec émotion que nous la voyons quitter la région, mais nous espérons de tout cœur que la vente se fasse afin que le bâtiment puisse être sauvegardé», assure-t-il.

Josué

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[size=52]Ces églises qu’on détruit ou qu’on déplace pour produire du charbon[/size]



    • Par [size=16]Le Figaro Immobilier AFP agence[/size]
       


































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EN IMAGES - La récente démolition d’une église située à l’ouest de l’Allemagne pour laisser place à une mine de charbon a suscité beaucoup de protestations. Il y a quelques années un édifice religieux avait été déplacé pour les mêmes raisons.
Une église de l’ouest de l’Allemagne a été rasée récemment pour laisser place à l’agrandissement d’une gigantesque mine de charbon, malgré les protestations d’habitants et militants écologistes, comme l’avaient souligné plusieurs médias allemands. La destruction de l’église d’Immerath, édifice si symbolique dans cette région rurale coincée entre Ruhr et Pays-Bas que les fidèles l’avaient rebaptisée «cathédrale», est la dernière étape du déménagement de milliers de personnes pour laisser place à une immense mine à ciel ouvert.
» LIRE AUSSI - Pour éviter les destructions d’églises, mieux vaut les habiter
«Qui détruit la culture détruit aussi les êtres humains», ont clamé en vain des militants de Greenpeace sur une banderole, lundi matin, avant que les excavatrices ne démolissent pendant deux jours les deux clochers puis la nef, face à d’anciens habitants massés sur le parvis. L’objectif est de permettre à l’énergéticien allemand RWE, propriétaire du plus gros parc de centrales à charbon d’Europe, d’extraire plus de lignite de l’énorme site voisin de Garzweiler: ce charbon brun, polluant mais très bon marché, a pour particularité d’exiger d’immenses surfaces d’extraction puisqu’on ne le trouve pas en profondeur.

[size=30]Un village fantôme depuis 2013[/size]


Immerath est devenu un village-fantôme en 2013, lorsque ses 900 habitants ont été transférés dans un nouveau site sorti de terre dans la même commune d’Erkelenz, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans le cadre d’un vaste plan de déplacement concernant au total 7.600 habitants de la région. Les villageois ont retrouvé à Immerath-Neu (Nouveau Immerath) leur école, le jardin d’enfants et même leurs morts, puisque le cimetière a été déménagé. En revanche, leur église a été «déconsacrée» après un ultime office fin 2013 et était promise à la destruction, malgré une bataille juridique remontée jusqu’à la Cour constitutionnelle.
» LIRE AUSSI - La renaissance d’une église, plus belle restauration de l’année
En Allemagne, les déplacements de population liés aux mines de charbon concernent aussi la Lusace, région de l’Est proche de la Pologne, où des villages entiers ont été rayés de la carte. En 2007, une église vieille de 750 ans avait été déménagée de 12 kilomètres entre Heuersdorf et Borna (est), sur deux plateformes roulantes et pour un coût de 3 millions d’euros, pour éviter de la détruire. L’exploitation du charbon, qui représente encore 40% de l’électricité consommée en Allemagne, reste perçue comme incontournable en plein «virage énergétique» décidé en 2011, dans la foulée de Fukushima, et prévoyant l’abandon du nucléaire d’ici 202

Josué

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Administrateur
Ces villages qui se soucient de leurs églises
Bénévent Tosseri, correspondant régional à Lyon , le 25/01/2018 à 6h37  Envoyer par email         
Une « journée de sensibilisation » a réuni la semaine dernière à Lyon une centaine de maires et de curés.

Sécurisation, restauration, aménagement… : la rencontre a éclairé le rôle de chacun.
https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/villages-soucient-eglises-2018-01-25-1200908660?from_univers=lacroix

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