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le dieu PAN.

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1 le dieu PAN. le Sam 6 Avr - 17:28

Josué

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Administrateur

D’après Hérodote (II,46), le culte de Pan a pris naissance en Egypte où il était courant d’adorer le bouc

L’expression ‘ démons en forme de bouc ’ utilisée dans la Bible est peut-être une allusion à cette forme de culte païen (Lévitique 17:7; 2 Chroniques 11:15).

Selon certains, la forme mi-homme mi-bouc de ce dieu, et l’œuvre du poète italien Dante AR3 Alighieri, l’Inferno, ont influencé l’imagination des artistes du moyen âge ; et la conception d’un diable avec des cornes et une queue pointue.

Une telle représentation risque plutôt de faire douter de l’existence de cet esprit, que la Bible présente à maintes reprises comme une personne bien réelle.
Les Ecritures ne donnent aucune description physique du Diable, même si ce dernier est qualifié de ‘ serpent ’ ou représenté sous les traits d’un ‘ dragon ’ vorace. - Révélation 12:9.

2 Re: le dieu PAN. le Dim 7 Avr - 15:43

Josué

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Administrateur
Les paroles de Josué en Josué 24:14 montrent que, durant leur séjour en Égypte, les Israélites avaient été influencés dans une certaine mesure par le faux culte qui s’y pratiquait, et Ézékiel révèle que ces pratiques païennes sévissaient encore bien longtemps après (Éz 23:8, 21). C’est pour cette raison que, de l’avis de certains biblistes, si Dieu promulgua dans le désert un décret interdisant aux Israélites de faire des “ sacrifices aux démons en forme de boucs ” (Lv 17:1-7) et si Yarobam établit des prêtres “ pour les hauts lieux, pour les démons en forme de boucs et pour les veaux qu’il avait faits ” (2Ch 11:15), c’est signe que parmi les Israélites se pratiquait une forme du culte du bouc semblable à celui qui était répandu en Égypte, notamment en Basse-Égypte. Hérodote (II, 46) affirme que ce culte égyptien inspira aux Grecs leur croyance dans le dieu Pan et aussi dans les satyres, dieux lubriques des forêts qu’on finit par décrire avec des cornes, une queue et des pattes de bouc. Selon certains, la forme mi-animale de ces dieux païens est ce qui a donné l’usage de représenter Satan avec une queue, des cornes et des pieds fendus, coutume répandue chez les prétendus chrétiens du Moyen Âge.
Toutefois, il n’est pas précisé ce qu’étaient vraiment ces “ velus [seʽirim] ”. Certains pensent qu’il s’agissait de véritables boucs ou d’idoles en forme de boucs, mais ce ne semble pas être forcément indiqué ; aucun autre texte biblique ne confirme non plus cette hypothèse. Le terme utilisé peut simplement signifier que mentalement ceux qui adoraient ces faux dieux les concevaient avec une forme de boucs ou un aspect velu. L’emploi de “ boucs ” dans ces passages peut autrement n’être qu’un moyen d’exprimer du mépris pour tout ce qui est objet d’idolâtrie en général, de la même façon que le mot rendu par idoles dans de nombreux textes est tiré d’un mot qui signifiait à l’origine “ boulettes d’excrément ”, mais ne veut pas dire que ces idoles étaient vraiment faites d’excrément. — Lv 26:30 ; Dt 29:17.

3 Re: le dieu PAN. le Lun 15 Avr - 15:41

chico.

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1. Une divinité agreste et effrayante.

Pan est, originellement, un dieu de la tradition hellénique particulièrement vénéré en Arcadie. Son nom signifie "Tout". Pan, que l'on dit issu de l'union d'Hermès et d'une nymphe, est le dieu des champs et des bois, le protecteur des chasseurs, des troupeaux, des chevriers et des bergers. Mais sous l'influence néo-platonicienne, on verra bientôt en lui un dieu de la Fécondité et de la puissance sexuelle, un dieu brutal et terrifiant dans ses apparitions, à tel point que son nom est à l'origine du mot "panique", une "peur panique". En effet, plein de malice et d'espièglerie, Pan s'amuse à effrayer les voyageurs par de soudaines apparitions ! C'est aussi en semant la panique dans les rangs des ennemis des Athéniens qu'il aida ces derniers à gagner la bataille de Marathon. Par reconnaissance, les Athéniens lui consacrèrent un sanctuaire dans un rocher de l'Acropole.

2. Du dieu hellénique au diable chrétien.

Muni d'un torse humain poilu, d'une barbiche, de cornes, d'un nez recourbé, de pieds de bouc et d'une petite queue, sa morphologie générale est à rapprocher de celle que l'on donne au Diable dans le monde chrétien. Il semble toutefois que dans l'iconographie ancienne, Pan revêtait un aspect plus humain. Ainsi, sur une fresque de Pompéi, exposée au Musée National de Naples, on peut voir Pan sous l'aspect d'un beau jeune homme nu, aux petites oreilles, portant une couronne d'olivier sur la tête, tenant la syrinx dans la main droite et un bâton dans la main gauche ; assis sur un rocher, il se prépare à faire écouter sa musique à trois nymphes attentives. Notons toutefois qu'un bouc à longues cornes se trouve à ses côtés. Mais c'est sous sa forme mi-humaine, mi-animale qu'il apparaît le plus couramment.

4 Re: le dieu PAN. le Mer 17 Avr - 21:29

Josué

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Administrateur
Une autre sculpture montre aussi Pan en train de faire des avances à Aphrodite, déesse de l’amour. Eros voltige au-dessus d’eux en battant des ailes – exactement comme les cupidons représentés aujourd’hui sur les cartes de la Saint-Valentin.

Les coutumes attachées à la fête qui porte le nom de ce martyr chrétien proviennent d’une ancienne fête orgiaque romaine. Celle-ci était liée au culte de Faunus, dieu représenté sous les traits d’un personnage mi-homme mi-bouc. Elle était célébrée chaque année le 15 février et honorait Junon, déesse romaine des femmes et Pan, le dieu de la nature.

Afin de donner un sens ‘chrétien’ à cette fête païenne, le pape Gélase changea en 496 la fête des lupercales du 15 février en Saint-Valentin, le 14. Mais la signification sentimentale de la fête antique est restée.

5 Re: le dieu PAN. le Ven 19 Avr - 16:39

chico.

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Dieu des Bergers, des pâturages et des bois, né en Arcadie. Il existe plusieurs versions confuses sur sa naissance.


Pan et Psyché d'après Edward Burne-JonesSes parents seraient Zeus et Callisto ou Oeneis ou Thymbris ou Hybris (Personnification de l'Insolence); Hérodote le tient pour le fils d'Hermès, déguisé en bouc, et de Pénélope; on le dit aussi fils d'Ulysse et de Pénélope, ou fils d'Hermès et d'une fille de Dryope (hymne homérique 19) ou d'Ouranos et de Gaia et bien d'autres.
Avec le grand nombre de nymphes qu'il a courtisé, sa descendance est aussi complexe; Nonnos dans les Dionysiaques ( XIV, 67 sqq) en cite un nombre impressionnant.

Il était si laid en naissant avec ses cornes et ses pieds de bouc, que sa mère l'abandonna. Hermès le transporta sur l'Olympe où il fit rire tous les dieux et en particulier Dionysos. Il mit en fuite les Titans en guerre contre les dieux grâce à sa voix redoutable amplifiée par les conques qu'il avait découvert sur le rivage.

Par la suite il mis au point d'autres instruments de musique comme le chalumeau ou la flute de Pan, puis fier de son succès musical auprès des nymphes, il osa défier Apollon; le concours se déroula devant Tmole pris pour arbitre qui jugea que le son de la lyre l'emportait sur la flûte de Pan, tout le monde souscrivit à ce jugement. Seul Midas fut d'un avis contraire et Apollon pour punir lui donna des oreilles d'âne.


Pan poursuivant Syrinx d'après François Marot
Il ne fut guère plus chanceux quand il s'opposa à Eros qui lui inspira un amour non payé de retour pour la nymphe Syrinx; elle préféra être changée en roseaux que de lui céder. Pan pour se consoler pris une brassée de roseaux et fabriqua une flûte champêtre appelée syrinx ou flûte de Pan.

Génie de la nature sauvage, son culte fut associé à celui de la Grande-Mère; plus tard, Pan entra dans le cortège de Dionysos. Pour les stoïciens et les orphiques, il devint le dieu de la Vie universelle et le Grand-Tout. Comme tous les dieux sylvains il s'amusait à faire peur aux voyageurs qui s'égaraient dans les bois. Il les épouvantait souvent par ses brusques apparitions d'où l'expression de terreur panique. On raconte que juste avant la bataille de Marathon il aurait promis aux grecs d'effayer les Mèdes à condition de recevoir un culte en Attique. On disait aussi que lorsque les gaulois conduits par Brennos traversèrent la Phocide pour venir piller Delphes ils furent saisis d'une peur panique, provoquée par ses cris, qui les arrêta.
Les grecs lui donnaient le surnom de philocrotos (ami du bruit) mais une fois il dut s'enfuit devant Typhon qui se montra beaucoup plus bruyant que lui.
Sous Tibère, un pilote raconta, dit Plutarque, qu'il avait entendu retentir dans la nuit ces mots: " Le grand Pan est mort ! " Le mot est resté proverbial, pour caractériser la chute de puissantes institutions.

6 Re: le dieu PAN. le Jeu 25 Avr - 16:30

Mikael

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MODERATEUR
MODERATEUR
Qu’étaient les “démons en forme de boucs” dont parle la Traduction du monde nouveau ?
Le mot hébreu sâhîr, qui signifie littéralement “chevelu ou velu”, désigne généralement un bouc ou un chevreau (Gen. 37:31 ; Lév. 4:24). Cependant, dans quatre passages bibliques, les traducteurs en général considèrent que ce terme hébreu a une signification qui implique plus que son usage ordinaire. — Lév. 17:7 ; II Chron. 11:15 ; És. 13:21 ; 34:14.
Dans Lévitique 17:7 et II Chroniques 11:15, ce mot (seïrim au pluriel) désigne des choses qui reçoivent un culte et des sacrifices en rapport avec le faux culte. Dans la Septante grecque, il est rendu par “choses insensées”, et la Vulgate latine le traduit par “démons”. Les traducteurs et lexicographes modernes adoptent souvent ce point de vue et traduisent ce mot par “démons”, “satyres” (Da ; AC) ou “démons en forme de boucs”. — NW ; Lexicon in Veteris Testamenti Libros, lexique de l’Ancien Testament en hébreu, allemand et anglais.
Il est évident que les Israélites ont été dans une certaine mesure influencés par le faux culte apporté d’Égypte (Josué 24:14 ; Ézéch. 23:8, 21). C’est pourquoi certains exégètes considèrent que les passages de Lévitique 17:7 et II Chroniques 11:15 laissent entendre que les Israélites pratiquaient une forme du culte du bouc, lequel était très répandu en Égypte. Hérodote prétend que c’est de ce culte égyptien que dérive la croyance des Grecs au dieu Pan et aux satyres, dieux sensuels des bois qui étaient représentés avec des cornes, une queue et des pattes de bouc.
La Bible ne nous dit pas exactement ce qu’étaient réellement ces créatures “chevelues ou velues”. Ce mot ne désigne pas nécessairement des idoles en forme de boucs, car l’emploi du mot “boucs” peut être simplement une expression de mépris, tout comme le mot traduit par “idole” vient d’un terme qui signifiait à l’origine “excréments”. Les expressions “velus” ou “boucs” laissent peut-être tout simplement entendre que dans l’esprit de ceux qui adoraient ces dieux, ceux-ci prenaient la forme d’un bouc ou paraissaient être velus.
La signification du mot seïrim que l’on rencontre dans Ésaïe 13:21 et 34:14 n’est pas aussi claire, car le faux culte n’y est pas directement condamné. Décrivant l’état de ruines et de désolation que connaîtrait Babylone, Ésaïe écrivit : “Et là se coucheront assurément les hôtes des régions arides, et, sans faute, leur maisons seront remplies de hiboux grands ducs. Et là résideront sans faute les autruches, et là sauteront les démons en forme de boucs.” (Is. 13:21, NW). Il est intéressant de noter que la Septante emploie ici le mot “démons” et que, parlant de Babylone la Grande, le texte de Révélation 18:2 dit qu’elle est une demeure d’oiseaux impurs et de “démons”.
Par conséquent, si, dans Ésaïe 13:14 et 34:14, le terme seïrim prend une signification qui va au-delà de celle du mot “boucs”, l’emploi de l’expression “démons en forme de boucs” est tout à fait approprié, étant fidèle à la traduction de Lévitique 17:7 et de II Chroniques 11:15.
Dans son énumération d’animaux et d’oiseaux, Ésaïe a pu faire allusion aux démons, non pas pour laisser entendre que ceux-ci se matérialisaient sous la forme de boucs, mais plutôt parce que les païens de Babylone et d’Édom imaginaient que les lieux désertiques étaient habités par des démons. L’histoire indique que les peuples de Syrie et d’Arabie ont longtemps associé des créatures monstrueuses à des ruines de ce genre. Et si des animaux velus et chevelus vivaient dans les ruines d’Édom et de Babylone, ceux qui les ont observés ont pu penser à des démons.

7 Re: le dieu PAN. le Mar 10 Oct - 16:43

Josué

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Administrateur
Les paroles de Josué en Josué 24:14 montrent que, durant leur séjour en Égypte, les Israélites avaient été influencés dans une certaine mesure par le faux culte qui s’y pratiquait, et Ézékiel révèle que ces pratiques païennes sévissaient encore bien longtemps après (Éz 23:8, 21). C’est pour cette raison que, de l’avis de certains biblistes, si Dieu promulgua dans le désert un décret interdisant aux Israélites de faire des “ sacrifices aux démons en forme de boucs ” (Lv 17:1-7) et si Yarobam établit des prêtres “ pour les hauts lieux, pour les démons en forme de boucs et pour les veaux qu’il avait faits ” (2Ch 11:15), c’est signe que parmi les Israélites se pratiquait une forme du culte du bouc semblable à celui qui était répandu en Égypte, notamment en Basse-Égypte. Hérodote (II, 46) affirme que ce culte égyptien inspira aux Grecs leur croyance dans le dieu Pan et aussi dans les satyres, dieux lubriques des forêts qu’on finit par décrire avec des cornes, une queue et des pattes de bouc. Selon certains, la forme mi-animale de ces dieux païens est ce qui a donné l’usage de représenter Satan avec une queue, des cornes et des pieds fendus, coutume répandue chez les prétendus chrétiens du Moyen Âge.

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