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le label "hallal" disparaît

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1 le label "hallal" disparaît le Jeu 28 Mar - 8:46

Josué

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Administrateur
Sri Lanka: le label "hallal" disparaît
NATALIA TROUILLER
CRÉÉ LE 28/03/2013 / MODIFIÉ LE 28/03/2013 À 07H02






C'est sous la pression du mouvement bouddhiste extrémiste Bodu Bala Sena (Force bouddhiste) que les responsables musulmans du Sri Lanka ont décidé de cesser l'étiquettage spécifique des viandes abattues selon le rite musulman. Comme le rapporte Global Voices Online, "les industriels alimentaires du Sri Lanka, en particulier ceux qui exportent vers le Moyen-Orient, ont longtemps utilisé des méthodes halal pour éviter les coûts engendrés par deux lignes de production séparées. Ces produits portaient un certificat halal émis par l’organisation islamique All Ceylon Jamiyyathul Ulama (ACJU). Mais les protestataires ont avancé qu’il était injuste que les musulmans, qui représentent moins de 10 % de la population sri-lankaise, contraignent une majorité bouddhiste à consommer de la viande préparée selon les lois islamiques. Afin d’étouffer les tensions religieuses grandissantes, l'organisation All Ceylon Jamiyyathul Ulama a annoncé le 11 mars 2013 que dans 'l’intérêt de la paix' elle arrêterait d’émettre ses certificats dans la région".
http://www.lavie.fr/religion/lamatinale/sri-lanka-le-label-hallal-disparait-28-03-2013-38461_400.php

2 Re: le label "hallal" disparaît le Jeu 28 Mar - 13:38

larose


Donc maintenant, les bouddhistes du Sri Lanka vont consommer de la viande hallal sans le savoir. Ils sont forts ces bouddhistes Very Happy

ça devient un peu ridicule tout ça quand même si la qualité de la viande est garantie.

3 Re: le label "hallal" disparaît le Jeu 28 Mar - 14:11

Josué

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Administrateur
larose a écrit:Donc maintenant, les bouddhistes du Sri Lanka vont consommer de la viande hallal sans le savoir. Ils sont forts ces bouddhistes Very Happy

ça devient un peu ridicule tout ça quand même si la qualité de la viande est garantie.
en fait les bouddhistes ne veulent plus que les animaux soient tuer selon le rite hallal.

4 Re: le label "hallal" disparaît le Jeu 28 Mar - 21:55

larose


Les industriels ont-ils dit qu'ils cessaient leurs exportations vers les pays de l'Orient ?



Dernière édition par larose le Jeu 28 Mar - 21:57, édité 1 fois

5 Re: le label "hallal" disparaît le Jeu 28 Mar - 21:55

larose


Les industriels ont-ils dit qu'ils cessaient leurs exportations vers les pays de l'Orient ?

6 Re: le label "hallal" disparaît le Dim 31 Mar - 14:52

Mikael

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MODERATEUR
MODERATEUR
Les relations deviennent tendues entres musulmans et bouddhistes dans se pays.

7 Re: le label "hallal" disparaît le Jeu 21 Sep - 9:09

samuel

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Administrateur
norme sur les aliments halal transformés publiée vendredi par l'Association française de normalisation (Afnor) a été sévèrement critiquée lundi par les autorités musulmanes, qui entendent garder la main sur un dossier aussi sensible que juteux.

L'Afnor, organisme associatif rattaché au ministère de l'Industrie, a rendu publique le 15 septembre la première norme française sur le marché halal, en l'occurrence un «guide de bonnes pratiques de fabrication de denrées alimentaires transformées», au terme de longues tractations. Cette norme très peu répandue en Europe, dont l'Afnor souligne prudemment le caractère «expérimental» -pendant trois ans- et «volontaire» -non obligatoire-, a été élaborée à la demande d'industriels français de l'agroalimentaire en vue de faciliter l'exportation de certains produits.
La norme définit une méthode de production unifiée «halal» (licite, en arabe). Elle ne couvre pas le sujet particulièrement délicat de l'abattage des animaux. Elle ne concerne que la partie aval de la filière: de la matière brute au produit transformé, incluant conserves, plats préparés, charcuterie, confiserie, boulangerie. Ainsi, un industriel qui fabriquerait des saucisses de volaille halal un jour par semaine doit pouvoir garantir qu'il a nettoyé ses outils pour éviter les contaminations croisées s'il produit des saucisses de porc sur les mêmes chaînes de fabrication les autres jours.
Un enjeu de taille

Selon l'Afnor, le nouvelle norme a été préparée en lien avec le Conseil français du culte musulman (CFCM, représentatif), et avec les organismes de certification liés aux mosquées de Paris, Lyon et Evry, qui ont le monopole de l'habilitation des sacrificateurs halal. Faux, affirme le CFCM, qui «tient à rappeler qu'il a annoncé publiquement en avril 2015 son retrait des travaux». «Le CFCM et les mosquées n'ont jamais signifié formellement leur souhait de quitter la commission de normalisation», contrairement au certificateur musulman AVS, rétorque l'Afnor.
Le CFCM dénonce aujourd'hui une «manoeuvre d'ingérence par l'Afnor dans la définition du halal, qui est du ressort exclusif des instances religieuses musulmanes». Le recteur de la Grande mosquée de Paris (GMP), Dalil Boubakeur, critique, lui, la «prétention» de l'Afnor, «organisme laïc et civil», à «se parer des attributs de délivrance de licéité cultuelle». «Nous ne sommes pas sur une définition du halal, sur une exégèse des textes religieux», répond auprès de l'AFP Nadine Normand, responsable du département agroalimentaire, santé, action sociale de l'Afnor. «Grâce à cette norme, le fabricant aura des éléments qui l'aideront à organiser sa production pour prendre en compte les exigences de ses clients», poursuit-elle.
L'enjeu est de taille alors que le marché du halal bat des records dans le monde, où il est estimé à 600 milliards de dollars. Pour la France, il atteignait 5,5 milliards d'euros en 2010, dont 4,5 milliards pour les produits alimentaires, selon une étude du cabinet Solis, spécialisé dans le marketing identitaire.
Une méthode «cavalière»

Le CFCM, qui rassemble les principales fédérations musulmanes dont la Grande mosquée de Paris, ne veut pas être en reste dans ce domaine. Il s'est doté en mars 2016 d'une «charte halal» constituant un «référentiel religieux» unique pour définir le caractère licite, au regard de l'islam, des produits carnés et de leurs dérivés. Mais cette charte très stricte dans son refus de tout étourdissement de la bête avant abattage est restée dans les tiroirs. «C'est un sujet complexe», dit Aslam Timol, président de la commission halal du CFCM, qui veut «essayer de bâtir quelque chose de sérieux avec les opérateurs économiques et les pouvoirs publics», sans procéder de manière «cavalière» comme, selon lui, l'Afnor l'a fait.
Pour l'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, spécialiste du marché halal et membre de la commission de normalisation de l'Afnor à titre d'observatrice, les responsables du CFCM «font semblant de dénoncer un dispositif auquel ils ont participé et qu'ils n'ont pas dénoncé plus tôt, pour tenter de le contrôler». La scientifique se montre circonspecte devant cette «extension de la normalisation» au domaine religieux. «La France aura sa norme halal, ce qui est quand même préoccupant», dit-elle.
Source Le Figaro.

8 Re: le label "hallal" disparaît le Mar 13 Fév - 14:09

Josué

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Administrateur
[size=40]Le halal et les pèlerinages, des business lucratifs autour de l'islam
 15h00 , le 12 février 2018[/size]
Des milliards générés par le business du halal aux millions dépensés pour se rendre à La Mecque, les musulmans alimentent un filon en expansion, mais mal régulé.

En France, 70% des musulmans disent n'acheter "que" de la viande halal


Purs produits d'une jeunesse issue de l'immigration, Amel et Safia plébiscitent l'islamic way of life. Un choix assumé qui alimente le business du halal et des pèlerinages à La Mecque. Deux marchés en pleine expansion que certains en France rêvent de taxer pour ­financer de nouvelles mosquées, des écoles musulmanes et la formation des imams. En 2010, selon l'institut Solis, le marché de la viande halal pesait à lui seul 5,5 milliards d'euros. "C'était une estimation basée sur un déclaratif consommateurs. Mais c'est une réalité difficile à chiffrer, dominée par une myriade de boucheries, d'épiceries et d'abattoirs", prévient Abbas Bendali, son fondateur. ­Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil qui accompagne marques et restaurateurs dans leur marketing, assure qu'en 2017 ce business a dépassé les 7 milliards, dont 5 milliards pour la restauration. "Les ventes croissent de 10 à 15% par an et les fast-foods en tout genre, chaînes et indépendants, se taillent aujourd'hui la part du lion", dit-il.
Lire aussi : Pour 56% des Français, l'Islam est compatible avec les valeurs de la société française
Parmi les 5 à 6 millions de musulmans vivant en France, 70% disent n'acheter "que" de la viande halal, selon un sondage réalisé par l'Ifop et l'Institut Montaigne l'an dernier. Le label halal s'étend aussi désormais aux bonbons, biscuits et cosmétiques, à la mode, à la finance, au tourisme et aux médias. Mieux, il est devenu un marqueur social. De plus en plus de musulmans s'habillent "modeste" chez Uniqlo et Modanisa, voyagent muslim ­friendly via HalalBooking et financent l'achat de leur appartement auprès de la société 570 easi. Fini l'époque où ils se contentaient de ne pas consommer de porc et d'alcool, principaux interdits tirés du Coran. Tout a basculé dans les années 1980.
 

[size=30]Le concept du halal est né d'un pacte entre les industriels occidentaux et les franges rigoristes de l'islam[/size]

L'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler en retrace la genèse dans Le Marché halal ou l'Invention d'une tradition (Seuil). "Le concept de halal, ou licite – autrement dit de ce qui peut être mangé –, est né d'un pacte forgé entre les industriels occidentaux qui souhaitaient continuer à exporter de la viande dans les pays musulmans et les franges rigoristes de l'islam en Iran et en Arabie saoudite. Ensemble, ils élaborent un protocole industriel qui repose sur la certification et l'abattage rituel. Dix ans plus tard, avec les crises sanitaires, cette offre sera prête à répondre à la demande des musulmans de France", résume-t-elle.
Habitués à exporter des carcasses vers les pays musulmans, Bigard, les volaillers Doux et LDC et leur réseau d'éleveurs et abattoirs ont été les premiers à profiter de ce créneau lucratif. Dans les années 1990, des marques dédiées (Isla Délice de Zaphir, Isla Mondial et Délice Mondial dans le giron du conglomérat algérien Cévital…) jettent leur dévolu sur la charcuterie. Fleury ­Michon et les enseignes de distribution (Carrefour, Casino, Système U…) les rejoignent une dizaine d'années plus tard. "On s'est fait attaquer en choisissant de vendre sous notre propre marque une dizaine de références de jambon de volaille. Mais on a tenu bon, réagit David Garbous, directeur du marketing stratégique de Fleury Michon. Le marché est porteur. Aujourd'hui, on travaille à l'élaboration de plats cuisiné".

[size=30]On est entrés dans l'ère du muslim way of life[/size]

Tout est loin d'être parfait. Dans la viande et les produits carnés, un grand flou continue de régner sur les pratiques (abattage rituel, contrôles et traçabilité…), et les arrangements entre acteurs (organismes de certification, sacrificateurs, abattoirs, transformateurs) sont régulièrement dénoncés sur les sites communautaires de consommateurs. "Chacun défend son pré carré dans la plus grande opacité sur les prix payés entre prestataires ; 36 labels différents revendiquent l'étiquette halal", explique la sénatrice Nathalie Goulet, coauteure d'un rapport d'information sur le financement de l'islam en France. "Et tant pis si on trompe le consommateur sur la marchandise!", s'emporte Fateh Kimouche, fondateur d'Al-Kanz, à l'origine du scandale sur la présence de porc dans les saucisses halal de Herta (groupe Nestlé). Mais le mouvement est lancé. "On est entrés dans l'ère du muslim way of life, où les consommateurs s'offrent des biens et services charia-compatibles, voir supraterrestres, pour leur salut dans l'au-delà, selon un discours religieux fondamentaliste qui norme de plus en plus leurs comportements", juge Florence Bergeaud-Blackler.
Autres piliers de l'islam et du bon croyant, les pèlerinages (hajj et omra) à La Mecque attirent de plus en plus de musulmans. Quelque 30.000 personnes partiront de France cet été pour effectuer du 19 au 24 août le grand pèlerinage, le hajj. Et ils seraient plus de 60.000 autres à accomplir chaque année le petit pèlerinage (omra) en dehors de ces dates. "Les musulmans de troisième génération multiplient les omras. Cela coûte de 1.000 à 2.500 euros, les lieux saints sont moins bondés et cela leur permet de se retrouver, c'est devenu identitaire", analyse Fateh Kimouche d'Al-Kanz.

Le marché des pèlerins : 250 millions d'euros


Estimé à plus de 250 millions d'euros, le business des pèlerinages est trusté par une quarantaine d'agences agréées par le ministère du Hajj d'Arabie saoudite pour recevoir les visas contingentés. Hajj et omra profitent aussi à une kyrielle d'intermédiaires. Plus connus sous le nom de ­rabatteurs, ils écument mosquées et marchés pour recruter des voyageurs. "En France, un hajj coûte entre 5.000 et 6.000 euros en moyenne, soit 1.000 à 2.000 euros de plus que chez nos voisins européens, pour des prestations comparables. Les prix ont explosé. En 2009, on s'en sortait avec 2.500 euros", rappelle Sofiane Moulay. Etudiant en école d'ingénieurs, il vient de lancer avec son camarade Ilyass Haddout le comparateur de prix Hajj-Mecque qui répertorie quelque 500 offres de séjour et se présente comme un mix de Liligo et de TripAdvisor.
Pour de nombreux pèlerins, la route vers La Mecque reste le voyage spirituel d'une vie et un parcours semé d'embûches. Converti à l'islam, Gregory, 29 ans, a fait son grand pèlerinage dans la douleur. Il a payé 15.000 euros avec sa femme pour un séjour confort de vingt-huit jours en 2016. "On nous avait promis le Hilton et un quartier près de la Kaaba. L'hôtel était pourri, la nourriture immangeable. A ceux qui se plaignaient, l'organisateur disait qu'on avait déjà de la chance d'être là et qu'on était tous frères", narre-t-il. Fondée en 2014, l'Acef (Association culturelle d'entraide et de fraternité) a déjà recueilli des centaines de plaintes et près de 10.000 personnes ont signé sa pétition "Stop aux prix exorbitants du hajj". "Les arnaques vérolent le système, déplore son fondateur, Omar Dakir. L'an dernier, une agence a laissé 400 personnes sur le carreau. La plupart des gens partent encore sans contrat en bonne et due forme. Certains organisateurs leur facturent les visas alors qu'ils sont gratuits. Beaucoup d'intermédiaires travaillent au noir en lien ou sans aucun agrément. On appelle ça du “paracommercialisme”."

9 Re: le label "hallal" disparaît le Jeu 7 Juin - 19:35

papy

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Isla Délice, les secrets du roi du Halal

 Par Julie de la Brosse, publié le 07/06/2018 à 17:30 , 


La marque Isla Délice est le première en France à avoir créé une gamme de charcuterie sans porc, entièrement élaborée dans le respect du rite sacrificiel prescrit par la loi islamique.
 
AFP PHOTO BORIS HORVAT


Derrière la marque numéro 1 des rayons boucherie et charcuterie en France se cache une PME aussi florissante que discrète.


C'est un entrepôt discret, coincé entre un hangar postal et une étroite maison sans charme de la banlieue d'Argenteuil, au nord de Paris. Au fond de la cour, une camionnette drapée du sémillant logo multicolore Isla Délice stationne devant un autre bâtiment de seconde zone. Ici, rien n'indique qu'on se trouve devant le siège du numéro 1 français de l'alimentation halal. Isla Délice, pionnière sur le marché de la viande rituelle, n'est pourtant pas une petite PME de province. En 2017, cet empire méconnu de l'alimentation rituelle, qui emploie 200 personnes sur trois sites, a réalisé pas moins de 70 millions d'euros de chiffre d'affaires (en hausse de près de 50 % sur trois ans). Soit une part de marché qui atteindrait entre 40 et 50 % de la charcuterie et viande halal vendue en grande distribution, loin devant ses concurrents, Fleury Michon, Isla Mondial ou encore Reghalal. Alors comment Zaphir, la société mère d'Isla Délice, a-t-elle réussi ce tour de force de s'imposer sur le marché si convoité du halal ? 

Construire une offre de charcuterie halal... Culotté


C'est en 1990 que Jean-Daniel Hertzog, jeune commercial ayant fait ses armes dans l'exportation de viande vers le Moyen-Orient, décide de se lancer dans l'aventure halal. Le marché est alors balbutiant. Les rayons de supermarchés destinés à la communauté musulmane n'ont en effet rien à voir avec ce qu'ils sont aujourd'hui, imposants et variés, jusqu'aux plats cuisinés et petits pots pour bébé. L'idée de Hertzog est plutôt culottée. En dehors des saucissons traditionnels à pâte fine, les musulmans n'ont pas l'habitude de consommer de la charcuterie.  

Jambons, saucissons secs, lardons... Isla Délice va être le premier en France à créer une gamme de charcuterie sans porc, entièrement élaborée dans le respect du rite sacrificiel prescrit par la loi islamique (l'animal doit être tourné vers La Mecque, égorgé et saigné vivant par un musulman). "Notre grande force a été d'attaquer le halal comme n'importe quel marché alimentaire, en collant aux aspirations des consommateurs traditionnels et en innovant avec 10 à 12 nouveaux produits par an", explique aujourd'hui la directrice générale du groupe Frédérique Dokes, ancienne de chez Danone. 

Pour asseoir sa crédibilité chez les consommateurs musulmans, Isla Délice prend soin de faire certifier ses produits par les organismes les plus exigeants.

afp.com/FREDERICK FLORIN


Une marque "fièrement" halal


Au départ, seuls les circuits de distribution spécialisés, et notamment les boucheries de quartiers, sont démarchés. Puis en 1997, l'entreprise, qui vient aussi de se lancer dans les surgelés, s'attaque à la grande distribution. "Ce fut un véritable travail de fourmi. Nous avons dû convaincre les magasins un par un du potentiel de ce créneau", poursuit Frédérique Dokes. À la fin des années 2000, les choses se compliquent avec l'arrivée des grandes marques alimentaires, comme Fleury Michon, LDC, Herta (qui a abandonné après la découverte de traces d'ADN de porcs dans des saucisses halal) ou encore Carrefour et Casino qui, alléchés par la croissance à deux chiffres du secteur, lancent leur propre marque halal. 

Dans ce marché compliqué, sur lequel on avance à pas feutrés de peur d'être stigmatisant ou au contraire de favoriser la montée en puissance du communautarisme, Isla Délice possède un atout de taille. Contrairement aux géants de l'alimentation conventionnelle, l'entreprise n'a pas peur de s'adresser aux consommateurs musulmans. En août 2010, à la veille du ramadan, elle frappe un grand coup. Avec l'agence Herezie (ça ne s'invente pas !) elle sort la campagne "Fièrement halal", déployée en 4 x 3 dans 150 villes de France. Deux ans plus tard, elle réitère avec un slogan tapageur - "Qualité, Fierté, Halalité", référence au triptyque républicain. "Nous avons essayé de nous positionner au juste équilibre entre la tradition et la modernité, c'est pourquoi nous ne voulions pas reprendre les vieux clichés passéistes et arabisants", souligne Frédérique Dokes. 

En août 2010, à la veille du ramadan, Isla Délice frappe un grand coup avec la campagne "Fièrement halal".

@Isladelice

Pour asseoir sa crédibilité chez les consommateurs musulmans, Isla Délice prend soin de faire certifier ses produits par les organismes les plus exigeants. Dès le départ, elle s'associe avec le plus sévère mais aussi le plus clivant d'entre-eux, le certificateur privé AVS (A votre service). Mais après vingt ans de coopération, l'affaire tourne au vinaigre : pour abattre la volaille, AVS refuse l'utilisation de l'électronarcose, une technique d'étourdissement dont l'objectif est de réduire la souffrance animale et qui est désormais imposée par la loi (sauf autorisation préfectorale préalable). En 2012, c'est la rupture, Isla Délice se lie avec l'ARGPM, l'organisme certificateur de la grande mosquée de Lyon.  
Le pari est risqué car, en se coupant d'AVS, Isla Délice perd une partie de son réseau de distribution chez les bouchers labellisés AVS, ainsi que sa clientèle la plus rigoriste. "Pour les industriels, cette histoire de certification est devenue doublement gênante : outre la question du bien-être animal, un abattage trop exigeant prend du temps et ralentit les cadences de production", décrypte Frédéric Freund, de l'OABA (Oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs). 

Des produits régulièrement attaqués


Une période délicate donc pour Isla Délice. "D'autant que, depuis longtemps, certains membres de la fachosphère n'ont qu'une envie : lui faire la peau", explique Fateh Kimouche, fondateur du site Al-Kanz, le site d'information musulman le plus populaire de France. Et pour cause, Jean-Daniel Hertzog n'est pas seulement leader dans son secteur. De confession juive, l'homme est régulièrement accusé par la propagande antisémite de financer Israël et de faire son beurre sur le dos des musulmans. Illustration avec l'une des dernières vidéo du polémiste ultrarécidiviste, Alain Soral, dont l'intitulé parle de lui-même : "Isla Délice Isla Malice Isla Sévices". 
Parmi les autres attaques (moins infamantes) dont Isla Délice est la cible, on reproche à la marque la qualité de ses produits. Récemment, elle a reçu les foudres de l'association de consommateurs Foodwatch qui a lancé une pétition pour dénoncer des arnaques à l'étiquette. "L'entreprise vend notamment des saucissons au goût boeuf ou veau dont la recette est quasiment identique à celle des produits goût volaille. Et dans la liste des ingrédients, on retrouve plus de 50 % de viande séparée mécaniquement [récupérée sur les os des carcasses, NDLR], sans que le consommateur soit au courant", déplore Ingrid Kragl, directrice de l'information chez Foodwatch, qui regrette que la marque n'ait jamais répondu à ses sollicitations. "Ils sont certes innovants et sérieux, mais leurs produits sont gustativement très mauvais", attaque de son côté Fateh Kimouche, qui raconte avoir refusé les avances de la marque pour faire de la publicité sur son blog... 

10 Re: le label "hallal" disparaît le Ven 22 Juin - 11:51

Josué

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Administrateur
Des vétérinaires britanniques contre les exportations de viande halal du Royaume-Uni vers l’Arabie saoudite
15 juin 2018 14 h 30 min·

 
La British Veterinary Association (BVA) dénonce l’» assourdissante » absence de statistiques publiques sur les exportations de viande abattue selon le rite halal ou casher – sans étourdissement – dans un communiqué où elle rappelle son opposition de principe à ce type d’abattage. L’association nationale, la plus importante au service des vétérinaires britanniques, vient de publier son communiqué en réponse à une récente annonce par le gouvernement d’un accord prévoyant une forte augmentation des exportations de viande d’agneau et autre types de viande vers l’Arabie saoudite, « dont une partie peut être issue de l’abattage sans étourdissement »… « Une partie », seulement ?
 
L’association, qui n’est pas un ordre professionnel mais une instance d’information à destination des vétérinaires et du public, constate que les derniers chiffres de la Food Standards Agency (FSA, Agence des normes alimentaires) annonce une proportion de 22 % des ovins et des caprins actuellement abattus sans étourdissement au Royaume-Uni, une hausse importante par rapport à 2013 où la proportion était estimée à 15 %, soit 2 millions de ce type de bêtes abattues cette année-là selon des rites religieux.
 
Dénonçant la cruauté de l’abattage halal, l’association des vétérinaires britanniques se mobilise
 
« Si l’abattage sans étourdissement est autorisé, BVA pense que la viande ainsi abattue doit seulement être proposée pour répondre à la demande domestique, et non être exportée pour la consommation », rappelle l’association, soulignant au passage que les exportations de viande d’agneau britannique sont toujours à la hausse, notamment vers les pays étrangers à l’Union européenne : 14 % pour la seule année 2017 au total, dont 5.400 tonnes vers des pays hors-UE, ce qui représente pour ces pays « tiers » une augmentation des deux tiers par rapport à l’année précédente.
 
Tout cela dans un contexte où le ministère de l’environnement britannique a été contraint d’avouer en avril, à la suite d’une question parlementaire, qu’aucune statistique n’existe à propos des exportations de viande « sans étourdissement » (traduisez de manière générale : halal).
 
Le Royaume-Uni exporte de plus en plus de viande vers l’Arabie saoudite – halal, forcément
 
BVA demande que ces exportations soient désormais comptabilisées, et milite pour que des mesures soient prises afin que l’abattage religieux sans étourdissement soit strictement limité pour correspondre à la consommation domestique, comme c’est le cas en Allemagne aujourd’hui. L’association dit craindre la multiplication de contrats d’exportation avec des pays tiers à la faveur du Brexit – sans aller cependant jusqu’à désigner l’islam ou les pays islamiques.
 
Breitbart rappelle que la viande halal est souvent vendue au Royaume-Uni à des clients britanniques qui ne se doutent pas de son mode d’abattage, et qu’elle est servie de nombreuses cantines d’école et dans certains hôpitaux qui n’en proposent pas d’autre. Le média souligne que les personnes qui refusent de manger ce type de viande par conviction « éthique » – refusant la « cruauté à l’égard des animaux » n’ont pas d’autre choix dans ces hôpitaux que de choisir le menu végétarien.
 
Anne Dolhein


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11 Re: le label "hallal" disparaît le Sam 30 Juin - 13:33

Talab-al-ilm

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Bonjour à tous

Le Halal est un énorme marché qui est loin de disparaître.

.

http://www.aimer-jesus.com

12 Re: le label "hallal" disparaît le Sam 30 Juin - 14:25

Josué

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Administrateur
Et certains s'en mettent plein les poches en faisant croire que tout est halhah.

13 Re: le label "hallal" disparaît le Sam 30 Juin - 18:00

Talab-al-ilm

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Bonjour Josué

En l’absence d’une filière unique, il est très difficile d’évaluer le chiffre d’affaires du halal en France. Ainsi, les abattoirs ne connaissent pas la proportion de viande abattue selon le rituel qui sera réellement commercialisée comme halal. Par ailleurs, l’essentiel des ventes se fait via les boucheries musulmanes et les épiceries de quartier, petites structures indépendantes dont la comptabilité n’est pas centralisée.

L’étude la plus reprise dans les médias a été réalisée par le cabinet Solis, spécialisé dans le marketing « identitaire » à partir de questionnaires déclaratifs. Basée sur l’hypothèse de 5 millions de musulmans en France, elle conclut que le marché s’établissait à 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 4,5 milliards en produits alimentaires et 1 milliard en restauration hors domicile (kebab, fast-food, pizzeria).

Source : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/08/que-represente-le-marche-du-halal-en-france_4943058_4355770.html

.

http://www.aimer-jesus.com

14 Re: le label "hallal" disparaît le Sam 30 Juin - 23:03

BenFis

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Talab-al-ilm a écrit:Bonjour Josué

En l’absence d’une filière unique, il est très difficile d’évaluer le chiffre d’affaires du halal en France. Ainsi, les abattoirs ne connaissent pas la proportion de viande abattue selon le rituel qui sera réellement commercialisée comme halal. Par ailleurs, l’essentiel des ventes se fait via les boucheries musulmanes et les épiceries de quartier, petites structures indépendantes dont la comptabilité n’est pas centralisée.

L’étude la plus reprise dans les médias a été réalisée par le cabinet Solis, spécialisé dans le marketing « identitaire » à partir de questionnaires déclaratifs. Basée sur l’hypothèse de 5 millions de musulmans en France, elle conclut que le marché s’établissait à 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 4,5 milliards en produits alimentaires et 1 milliard en restauration hors domicile (kebab, fast-food, pizzeria).

Source : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/08/que-represente-le-marche-du-halal-en-france_4943058_4355770.html

.

C'est sans doute à cause de ces gains énormes que la filière de la viande halal prospère un peu partout dans le monde, y compris en des pays où les Musulmans sont minoritaires, comme en France par ex.

15 Re: le label "hallal" disparaît le Sam 30 Juin - 23:05

Rene philippe

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J'aimerais connaître les chiffres pour ce qui n'est pas hallal. Ça ne doit pas être anodin !

16 Re: le label "hallal" disparaît le Sam 7 Juil - 12:35

chico.

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C'est un marché de dupe car les abattoirs ne sont pas tous dans les normes imposées par l'Islam.

17 Re: le label "hallal" disparaît le Sam 7 Juil - 23:56

Talab-al-ilm

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Bonjour chico.

C'est quoi tes preuves ? tu as déjà été dans un abattoir et filmer sur le terrain pour le savoir ?

.

http://www.aimer-jesus.com

18 Re: le label "hallal" disparaît le Dim 8 Juil - 19:31

BenFis

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Savoir si la bête a été tournée correctement vers La Mecque avant que l’imam lui porte l’estocade, je pense qu’on peut affirmer sans se tromper que le consommateur s’en fiche royalement.

Par contre, ce que le citoyen français a besoin de savoir, c’est si la viande qu’il consomme est issue d’un abattage réalisé selon la loi en vigueur ou dérogatoire à celle-ci pour satisfaire à un rituel.

Or cette information ne lui est pas pleinement communiquée pour l’instant.
Il y a donc bien matière à faire connaître son mécontentement et à désigner les religions et le gouvernement comme principaux instigateurs de cette situation.

19 Re: le label "hallal" disparaît le Dim 8 Juil - 20:15

Rene philippe

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Ton argumentaire est juste Benfis. Mais ça, comme dit Talab-al-ilm, comment en avoir les preuves ?

20 Re: le label "hallal" disparaît le Dim 8 Juil - 22:03

BenFis

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Ce genre de preuve là ? : https://www.l214.com/enquetes/2016/abattoir-made-in-france/moutons-aid-el-kebir/

21 Re: le label "hallal" disparaît le Dim 8 Juil - 22:22

Rene philippe

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BenFis a écrit:
Ce genre de preuve là ? : https://www.l214.com/enquetes/2016/abattoir-made-in-france/moutons-aid-el-kebir/
Merci No

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