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Que s'est-il passé en 1914?

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1 Que s'est-il passé en 1914? le Sam 29 Déc - 15:07

Karlnar

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Rappel du premier message :

Que s'est-il passé de si important en 1914? Je suis curieux de savoir car cela a été mentionné une ou deux fois je crois.


101 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mar 2 Avr - 23:31

Michael

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Karlnar a écrit:Heu je t'avoue que je n'ai pas bien compris ton message.

Et aussi, je ne sais pas si c'était aussi supposé répondre aux versets de Malachie. Sinon peut-tu y répondre stp?


Ben laissons les autres repondre et tu vera clair; tu m`as repondu dans bcp d`autre messages aussi...Ouf let`s go Wink

102 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mar 2 Avr - 23:35

Karlnar

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Oui ben justement, tu as tout le temps qu'il te faut, parce que je vais faire dodo.

Mais les autres m'ont dit que cela s'était produit du temps du Christ, et tu ne dis pas la meme chose, donc c'est pour ca que je te demande a toi.

En tout cas: buonanoté Very Happy

103 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mar 2 Avr - 23:38

Michael

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Karlnar a écrit:Oui ben justement, tu as tout le temps qu'il te faut, parce que je vais faire dodo.

Mais les autres m'ont dit que cela s'était produit du temps du Christ, et tu ne dis pas la meme chose, donc c'est pour ca que je te demande a toi.

En tout cas: Very Happy


Cette prophetie a eu l`accomplissement sur Jean le batiste, mais aussi il y a un autre celle de la presence du christ

104 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 3 Avr - 6:27

Josué

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Imaginamick a écrit:
Karlnar a écrit:ben c'est juste que plusieurs autres tels TJ (et tu liras plus haut) me disaient que cela n'avait rien a voir avec 1914 et me parlaient de Jean Baptiste, etc. Donc je ne comprenais pas pourquoi vous n'etes pas d'accord la-dessus.


Ben lol, il faut faire des recherches. Ils arriveront surment a voir le point Wink
la prophétie à plusieurs accomplissement.

105 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 3 Avr - 14:59

Karlnar

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Ok. Donc quelqu'un peut m'expliquer "concrètement" ce en quoi elle s'est réalisée?

Pouvez-vous me dire en quoi elle s'est accomplie par Jean-Baptiste, et aussi en 1914? Ce que je demande c'est des faits concrets.

106 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 3 Avr - 16:20

Josué

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avec 105 messages je pense que cela a été déjà dit

107 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 3 Avr - 17:09

Karlnar

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pas concrètement. Ce que je demande c'est des actions, des choses concrètes et non abstractes de l'accomplissement de cette prophétie.

108 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Lun 8 Avr - 14:34

Josué

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Administrateur
À propos de “l’époque victorienne, période relativement paisible et prospère pour la Grande-Bretagne”, Harold Macmillan, ancien premier ministre britannique, a dit qu’il pensait que ‘le monde dans lequel il était né’ irait “de mieux en mieux”. Mais “tout à coup, alors qu’on ne s’y attendait pas, un matin de 1914, tout un système prit fin”. Appelant ce jour la fin de “cent ans de paix et de progrès”, Macmillan a rappelé comment la Première Guerre mondiale a marqué “la fin d’une ère” et le “commencement du désordre qui persiste aujourd’hui”. Beaucoup d’autres, et en particulier ceux qui ont vécu 1914 et qui sont encore en vie, savent que ces paroles sont vraies.
Donc après 1914 c'est bien une époque particulière que nous vivons?

109 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Ven 18 Avr - 12:46

Josué

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Administrateur
L’année 1914, au jour le jour.
Site de la semaine soumis le 08/04/2014 par Véronique Dumas
Ce site évoque l’actualité, au jour le jour, des mois précédant la déclaration de guerre.

1914dernieresnouvelles.arte.tv
Depuis le 7 janvier 2014, sur tous les supports numériques, ce webdocumentaire franco-allemand de Bruno Masi, agréé par la Mission du Centenaire, présente chaque jour une photographie plongeant le visiteur dans l’ambiance de cette année-là. Chacune d’entre elles est complétée par des informations diverses qui l’enracine dans son contexte historique : synthèses d’articles de l’époque, notices rédigées par un comité d’historiens, liens et documentation sonore. Par exemple, à la date du 22 mars, vous découvrirez une photographie de l’inauguration de la nouvelle Bibliothèque royale à Berlin. Guillaume II, peut-on lire, a choisi à dessein de jour qui celui de l’anniversaire de son grand-père, Guillaume Frédéric Louis de Hohenzollern, cinquième roi de Prusse et premier empereur allemand. Une manière de rendre hommage à sa propre généalogie.
Le + : le contenu évolutif qui montre bien la montée vers la Grande Guerre ; il est possible bien sûr de consulter l’ensemble des photographies mises en ligne. Un site simple, facile à utiliser. Bravo pour ce gros travail de documentation sur l’avant-guerre et pour le traitement volontairement journalistique rendant le contenu plus proche et vivant. Des contenus spécifiques sont également en ligne sur les réseaux sociaux. Ce site fait écho au documentaire "14, des armes et des mots" qui sera diffusé sur Arte, tous les mardis du 29 avril au 13 mai 2014, à 20h50.
Le - : rien à relever.

Par Véronique Dumas

110 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Sam 19 Avr - 8:53

Zayin


Il ne doit y avoir que ceux qui prêchent celà qui ont vu sa venue, en l'occurrence les TJ.
La date de 1844 dans l'Adventisme fait aussi partie de ces événements cosmologiques complètement improbable, personne n'a vu ni constaté quelque chose à cette date là à part l'Adventisme.

111 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Sam 19 Avr - 8:57

Josué

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Administrateur
mais nous parlons sur 1914. pas besoin de détourné le sujet pour dire des choses connues.

112 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Dim 20 Avr - 8:57

Zayin


Ce sont des similitudes théologiques entre deux groupes, il suffit de chercher pour le constater.

En 1914, personne n'a vu Jésus arriver tout comme personne ne peut démontrer qu'à partir de 1844 le sanctuaire celeste a vécu quelque chose de particulier.

Logique de base.

113 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Dim 20 Avr - 9:34

Josué

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J'ai bien aimé cette article.
Nous sommes dans la quatorzième année du siècle, répondit Valois, une année que le sort a marquée pour le malheur.

Il rappelait par là une troublante constatation faite sur les événements du passé : 714, invasion des Musulmans d’Espagne. 814, mort de Charlemagne. 914, l’invasion des Hongrois et la grande famine. 1114, perte de la Bretagne. 1214, Bouvines… une victoire au bord de la catastrophe, une victoire payée cher. Seule, l’année 1014 manquait à l’appel des deuils et des drames… Ainsi s’annoncent, dans le premier volume des Rois Maudits – « Le Roi de Fer » -, les sinistres événements de l’été et de l’automne 1314 au cours desquels « la main de Dieu » jeta « une grande ombre sur le royaume », en écho à la malédiction du Grand-Maître des Templiers.

Et par la suite ? 1414, guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons. 1514, coûteuse réconciliation franco-anglaise. 1614, révolte de la Bretagne. 1714, la France saisie par le froid tout au long de l’année. 1814, l’invasion et l’abdication de Napoléon 1er. 1914, la Grande Guerre !

2014 ? Comme 1014 ? Espérons-le. Nous aurons déjà bien à faire avec la commémoration de « la Der des ders », qui a apporté deuils et désolation, des millions de morts et de disparus, des cohortes de gueules cassées et de mutilés, des ruines accumulées et des provinces dévastées ! Une « Der des ders » qui, comme chacun sait, n’en fut pas une.

Comme en 14, dans l’enthousiasme et « la fleur au fusil », les autorités, du haut en bas de l’échelle, vont-elles nous dicter « un devoir de mémoire », court (au mieux d’août à décembre) et facile (c’est-à-dire consensuel) ? Va-t-on oublier que l’ardeur de nos aïeux était bel et bien mêlée d’illusions, que Berlin ne fut jamais atteint, et qu’il y eut quatre autres années de malheurs et de tragédies ?

Il faut bien reconnaître que l’exercice imposé ressemble à la quadrature du cercle. La Mission Centenaire 14-18 avec ses 1000 projets labellisés a fait fi des dates sacrées tandis qu’un flou de plus en plus épais entoure les millésimes 2015 à 2018 ; il est vrai que la crise, si elle semble faire oublier un nécessaire recueillement, ne peut que freiner l’inspiration des chantres de « l’événementiel ».

Et sur notre beau Pays de Buch, si loin des théâtres d’opérations, que va-t-on pouvoir commémorer au titre de la fatidique.
http://www.horizon-21.fr/patrimoine/1678-comme-en-14/

114 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 18 Juin - 18:38

Josué

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115 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Ven 20 Juin - 14:03

Josué

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116 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Lun 23 Juin - 15:23

Josué

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117 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 25 Juin - 8:01

Zayin


Bonjour, je me pose des questions au sujet de cette déclaration de la societé Watchtower :

"" Le retour du Christ ne signifie pas qu'il va revenir sur terre, mais plutôt qu'il va étendre son pouvoir royal à la terre et tourner son attention vers elle. Cela n'exige pas qu'il quitte son trône céleste "

Vivre éternellement, p. p. 146-147 "

Or on trouve celà dans l'Apocalypse :


"Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. " Apoc 3:21.

OU


" Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s'y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l'agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles!

Et les quatre êtres vivants disaient: Amen! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent. " Apoc 5:13-14.

Or votre societé dans ce dernier passage affirme que c'est uniquement Jéhovah qui est adoré sur son Trône et pas Jésus, mais elle affirme que Jésus est "sur on Trône" dans la citation plus haut, donc comment comprendre que deux personnes puissent avoir le même trône si ce ne sont pas les mêmes étant donné qu'il n'y a qu'un Trône celeste dans l'Apocalypse ?

118 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 25 Juin - 8:03

Zayin


Je précise que cette citation est en lien avec 1914 et l'établissement du royaume mais la nature et les fonctions de Jésus sont développées indirectement.

119 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 25 Juin - 8:10

philippe83


MODERATEUR
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Zayin bonjour.
Tu cites Apo 3:21 et tu fais bien si tu comprend ce texte et le fait que le vainqueur(chrétien) s'assoit SUR LE TRÔNE DE Jésus AVEC LUI tu comprend le reste...A toi de nous expliquer ce verset.

120 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 25 Juin - 8:24

chico.

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La nature de Jésus sont développé surtout dans d'autres épîtres.

121 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 25 Juin - 11:07

Zayin


philippe83 a écrit:Zayin bonjour.
Tu cites Apo 3:21 et tu fais bien si tu comprend ce texte et le fait que le vainqueur(chrétien) s'assoit SUR LE TRÔNE DE Jésus AVEC LUI  tu comprend le reste...A toi de nous expliquer ce verset.

Oui je le comprends trés bien, mais les analogies ne sont pas les mêmes, c'est la position de vainqueur qui est mise en avant, et donc la symbolique d'être assis sur le trône de Jésus.

D'ailleurs un verset en renvoi à celui là nous donne des précisions :

"Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. " Jn 16:33.

Nous pouvons voir que Jésus a vaincu le monde et il fût bien le seul à pouvoir le faire, tout comme il est le seul à véritablement pouvoir s'asseoir sur le même trône que son père de par sa position, le chrétien aussi, mais symboliquement...

N'oublie pas aussi un autre verset nous démontrant cette position spéciale sans qu'il soit question du chrétien vainqueur :

"De David. Psaume. Parole de l'Éternel à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied." Ps 110:1.

C'est intéressant car je constate que le véritable problème pour votre societé semble être non pas que Jésus soit assis sur un trône mais que ce Trône soit celui de Dieu aussi.


122 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Jeu 26 Juin - 8:08

chico.

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Mais Jésus et roi et c'est en tant que tel qu'il sort pour écraser ses ennemis.

123 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Ven 27 Juin - 15:26

Josué

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Les religions ont aidé les sociétés à tenir pendant la guerre »

Le Monde.fr | 17.06.2014 à 19h58 |

Propos recueillis par Antoine Flandrin

Xavier Boniface, professeur d’histoire contemporaine à l'Université du Littoral, auteur de l'Histoire religieuse de la Grande Guerre (Fayard, 2014), revient sur le rôle géopolitique, social et politique des religions pendant la première guerre mondiale.

L'annonce de la mobilisation générale le 1er août 1914 a provoqué un vif émoi au sein de la société française. Les livres d'histoire expliquent que le 2 août les églises sont pleines et que les hommes qu'on ne voyait plus à la messe se précipitent dans les confessionnaux. Quelle a été l'ampleur de ce phénomène ?
Xavier Boniface : oui, il y a beaucoup plus de monde dans les églises, mais aussi dans les temples et les synagogues. Cela dit ce n'est pas un mouvement unanime et général. Il y a des tas d'exceptions. Parmi celles-ci, les paroisses du pays minier dans le Pas-de-Calais, où il y a trois ou quatre personnes en plus mais pas davantage.

Comment expliquez-vous cette affluence ?

Les Français se tournent vers les autels parce que, d'abord, il y a le bouleversement lié à la guerre, donc à l'incertitude : on ne sait pas de quoi sera fait le lendemain. On va donc chercher une sorte de protection spirituelle. Deuxièmement, c'est le moment de la séparation avec la famille. Les mobilisés vont quitter femmes et enfants pour une période qu'on pense relativement courte, mais en réalité, on n'en sait rien. Là aussi, il y a un besoin de réconfort moral. Troisièment, il y a la représentation qu'on se fait de la guerre, liée à la mort : on prend son assurance avec l'au-delà en allant se confesser ou en allant à la messe.

Le lien historique entre la foi et le patriotisme entre-t-il en ligne de compte ?

Je ne suis pas sûr que les Français y pensent dès le mois d'août 1914. Lors des trois premiers jours qui succèdent l'annonce de la mobilisation, la démarche me semble plus individuelle que patriotique. Ceux pour qui le lien entre la foi et la patrie joue un rôle sont des catholiques très pratiquants. Ceux qui allaient à l'église une fois par an n'en sont pas encore là. L'exaltation patriotico-religieuse aura lieu plus tard. Elle se fera au cours de différentes étapes qui seront franchies durant les premières semaines de la guerre.

Lire l'article de Xavier Boniface sur les religions dans la Grande Guerre sur le site de la Mission du centenaire

En 1914, la religion a été mise à rude épreuve par trente ans de politique anticléricale. Dans quelle mesure l'Union sacrée scelle la réconciliation des catholiques et des anticléricaux ?

Plutôt qu'une réconciliation, je dirais un apaisement des tensions. Deux exemples l'attestent. Dès le 2 août 1914, le ministre de l'intérieur, Louis Malvy, suspend l'application des lois contre les congrégations religieuses de 1901 et 1904. Ces lois étaient encore appliquées début 1914 : les autorités continuaient d'expulser des religieux et des religieuses. Cette volonté d'apaiser les relations transparaît également dans le discours appelant à l'Union sacrée prononcé le 4 août par le président Raymond Poincaré. Il demande aux Français d'oublier des tensions politiques et sociales. Cela contribue à un rapprochement pour une cause commune. La défense de la patrie fédère tout le monde. De son côté, l'Eglise joue le jeu à fond et soutient l'Union sacrée.

Environ 30 000 prêtres, religieux et séminaristes sont mobilisés dans l'armée française. Combien d'entre eux sont envoyés pour combattre au front ?

On compte 32 000 prêtres, séminaristes, religieux et novices. Ce décompte a été effectué par La Maison de la Bonne Presse dans les années 1920 dans Le Livre d'or du clergé et des congrégations. Entre 22 000 et 24 000 sont des prêtres : environ 20 000 d'entre eux appartiennent au clergé régulier, 3 000 au clergé séculier. Les prêtres ayant fait leur service militaire avant 1905 sont mobilisés dans le service de santé conformément à une disposition de la loi de 1889. Ils représentent la moitié du clergé mobilisé. Ils sont brancardiers – tâche éprouvante et dangereuse – et infirmiers dans les hôpitaux de campagne à l'arrière ou dans les postes de secours à l'avant. Les prêtres plus jeunes – ceux qui ont fait leur service militaire après 1905 – sont envoyés au front. Mais il arrive aussi qu'ils se retrouvent dans des services de santé.

La France est-elle un cas unique en Europe ?

Non, l'Italie a introduit le service militaire auprès du clergé quelques années avant la France. Les prêtres sont mobilisés avec un exemple fameux : le futur pape Jean XXIII est enrôlé comme infirmier en 1915.

Selon la propagande de l'époque, la guerre aurait opposé l'Allemagne luthérienne à la France catholique. Quel discours tient l'Eglise française ?

Dès août 1914, l'Eglise affirme que la France est agressée par une puissance étrangère et qu'il faut se défendre. Le discours anti-protestant est porté par les intellectuels catholiques, jusqu'en 1917, date de l'entrée en guerre des Etats-Unis. Mais contrairement à la guerre franco-allemande de 1870-1871, ce discours reste très minoritaire.

Le rôle géopolitique de l'Eglise italienne est plus complexe...

Son rôle est plus complexe en raison des tensions qu'elle entretient avec l'Etat italien au sujet de la question romaine, controverse politique relative au rôle de Rome, siège du pouvoir temporel du pape, mais aussi capitale du Royaume d'Italie. Depuis l'unification de l'Italie en 1870, le pape ne dispose plus des Etats pontificaux. L'Eglise italienne doit surtout convaincre qu'il faut faire la guerre à l'Autriche catholique. Or, une importante partie du clergé italien se souvient que l'Italie a été autrichienne et que cette Italie sous tutelle autrichienne a très bien vécu au milieu du XIXe siècle. Ils ne comprennent pas très bien pourquoi ils doivent faire la guerre contre ceux avec qui ils s'entendaient bien. D'autant qu'a priori rien ne rapproche les catholiques italiens des Russes orthodoxes et des Anglais protestants.

Lire le programme du colloque « Les religions dans les tranchées organisé par la Mission du centenaire »

Il n'existe pas d'Eglise nationale en Allemagne. Quelles sont les relations entre protestants et catholiques ?

En Allemagne, les discours des protestants et des catholiques vont converger pour défendre la patrie. Même si l'Allemagne a pris l'initiative de la guerre, les Allemands sont convaincus qu'ils mènent une guerre défensive en raison de l'encerclement dont ils font l'objet. Les Allemands soutiennent tous le Burgfrieden, équivalent de l'Union sacrée. Pour les catholiques, ce soutien est impératif : ils veulent éviter d'être à nouveau en proie à la politique anticléricale du gouvernement, qui est lié aux Prussiens protestants. Le souvenir du Kulturkampf, manifestation de la politique libérale du chancelier Otto von Bismarck visant à séparer l'Etat et l'Eglise, dans les années 1875-1880, est présent. Pour Bismarck, les catholiques n'étaient pas de bons Allemands parce qu'ils obéissaient à un souverain étranger : le pape. Cela a ensuite nourri l'idée qu'ils étaient des citoyens de seconde zone. En 1914, les catholiques allemands veulent montrer qu'ils sont avant tout des Allemands et que leur religion ne change rien à leur amour pour la patrie. Ils soutiennent à fond le Burgfrieden quitte à faire un peu de la surenchère.

Les juifs et les protestants de France ne sont-ils pas dans un cas similaire ?

Tout à fait. L'affaire Dreyfus, qui éclate en 1894, avant de battre son plein en 1899, n'est close qu'en 1906. Le capitaine Dreyfus est réhabilité, mais les juifs ont été traités comme des citoyens de seconde zone. Les juifs se rallient à l'Union sacrée pour montrer qu'ils sont de très bons citoyens français et de vrais patriotes. On verra la même chose en Russie : les juifs, qui furent véritablement persécutés une décennie auparavant au moment des pogroms, vont soutenir l'effort de guerre du Tsar.

Giacommo della Chiesa devient le pape Benoît XV en septembre 1914. Il proclame la neutralité et appelle à la fin de la guerre. Comment expliquez-vous qu'il soit si inaudible et si détesté ?

Détesté, c'est le moins qu'on puisse dire... Il est inaudible parce que la guerre est totale et que chaque pays veut une victoire totale. L'ennemi doit être totalement vaincu. Or ce que demande Benoît XV, c'est l'arrêt de la guerre. Il va jusqu'à demander « une paix sans vainqueur ni vaincu ». Pour les belligérants, c'est inacceptable. Ce discours de modération, de paix, d'arbitrage ne passe pas. Deuxième élément, qui compte davantage pour l'Entente, en tout cas pour les Français et les Belges : le pape ne fait pas allusion aux atrocités allemandes et au fait que la France et la Belgique ont été agressées. En fait, le pape renvoie dos à dos les crimes imputés aux uns et aux autres en affirmant que tout cela se vaut. Cet argument n'est pas compris. Les catholiques français et surtout les catholiques belges ont le sentiment d'être abandonnés par le pape.

A l'instar de celle de Tannenberg en août 1914, les batailles ont souvent été mises en scène comme des croisades par les gouvernements. Comment les opinions publiques réagissent-elles face à ces discours ?

La bataille de la Marne a également été mise en scène comme un signe divin : on a parlé du « miracle de la Marne ». Ceux qui en parlent dans ces termes sont des écrivains ou des journalistes catholiques. Le clergé ne tient pas forcément ce discours. Les opinions publiques restent souvent éloignées de ces conceptions. Mais dans la cas de la Marne, ça marche. La France était tellement mal engagée que ce retournement de situation passe pour miraculeux. Ce discours a toutefois ses limites : Verdun n'a jamais été présenté de cette manière. Côté italien, c'est l'inverse : après la défaite de Caporetto en novembre 1917, on pense que Dieu a abandonné l'Italie. Mais ce discours tenu par certains prêtres italiens reste assez marginal.

L'appel au djihad lancé par le sultan-calife à Istanbul n'a pas été suivi par les populations musulmanes des empires français et britanniques...

Cet appel n'a pas du tout pris. Mais en fait, les Anglais et les Français se sont faits une fausse peur. Ils ont imaginé que l'autorité du sultan-calife sur les musulmans était l'équivalent de celle du pape sur les catholiques. Le pape n'était pourtant pas écouté... En réalité, l'influence du calife a été surestimée. L'Empire ottoman a mis en place un travail de propagande énorme pour faire connaître ce discours, mais pendant longtemps personne ne fut au courant.

L'état-major français se préoccupe-t-il de la présence des soldats musulmans au front ?

L'état-major français est un peu sensible à la présence du soldat musulman. Il a essayé de régler le problème des rations, mais cela reste à la marge, parce que c'est compliqué à organiser. Mais surtout dès le mois de novembre 1914, il va régler la question des tombes musulmanes. Jusque-là un modèle de tombe avait été prévu : une croix. Il faudra attendre le printemps 1915 pour qu'on adopte des tombes spécifiques pour les juifs. Certains imams seront autorisés à visiter certains camps, mais on n'ira pas jusqu'à organiser des services d'aumônerie musulmane dans les tranchées. Plusieurs raisons peuvent être invoquées. Tout d'abord, l'état-major se méfie. Il a peur de créer un encadrement religieux sur lequel il n'aurait pas de contrôle. Le général Lyautey, résident du protectorat français au Maroc, estime pour sa part que ce n'est pas au gouvernement français de s'occuper des aumôniers musulmans. Sa vision est influencée par le Maroc où le sultan a autorité sur les musulmans de son pays. Dernier argument : il n'y a pas de clergé dans l'islam, on ne va pas commencer à inventer quelque chose qui n'existe pas.

Peut-on dire que la Grande Guerre a profondément modifié la mentalité des croyants ?

Je ne suis pas si certain que ce soit le cas. La guerre a fait redécouvrir la foi à un certain nombre d'entre eux. Elle l'a fait perdre à d'autres. Cette perte n'est jamais brutale. C'est une évolution. Chez certaines personnes, le doute était souvent en germe avant la guerre. D'une manière générale, l'épreuve a amené les croyants à s'accrocher à la religion : Dieu devient un paratonnerre. Mais on ne dispose pas de statistiques satisfaisantes pour affirmer qu'il y a une hausse de la pratique religieuse. Elle est réelle dans certaines régions, mais ce n'est pas un phénomène massif et durable. Au lendemain de la guerre, les déclarations de prêtres sont alarmantes : les églises sont vides sauf lors des cérémonies de deuil de guerre qui sont organisées à l'occasion de la Fête des morts du 2 novembre et de l'armistice du 11 novembre.

Face au carnage, beaucoup de croyants ont refusé le discours qui exaltait l'héroïsme. Y a-t-il eu des refus de la guerre du côté des Eglises ?

Des révoltes et des refus, quasiment jamais. Des interrogations, certainement. Quelques groupes pacifistes comme les Quakers en Grande-Bretagne sont contre la guerre mais surtout contre le service obligatoire. Mais cela reste marginal. Les groupes religieux qui ont appelé à la paix sont restés très isolés. Pendant la guerre, les Eglises ont avant tout joué un rôle de soutien. Elles ont aidé les soldats à tenir pendant quatre ans dans des conditions terribles. Elles ont aidé les sociétés à vouloir la victoire et à continuer jusqu'au bout.

Antoine Flandrin
Journaliste au Monde

http://www.lemonde.fr/centenaire-14-18/ ... 914&xtcr=6

124 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Sam 28 Juin - 11:18

samuel

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Administrateur
La Bosnie commémore l'attentat de Sarajevo
Mis à jour à 09:30
La Bosnie commémorait samedi dans la division l'attentat de Sarajevo qui a fait basculer l'Europe il y a 100 ans dans la Première guerre mondiale.


Les Serbes et musulmans sont divisés. Ils ont des perceptions différentes de l'auteur de l'assassinat de l'archiduc héritier d'Autriche François-Ferdinand, le Serbe de Bosnie Gavrilo Princip.

A Sarajevo, le centenaire sera marqué par un concert dans la soirée de l'orchestre philharmonique de Vienne, alors capitale de l'empire austro-hongrois, que le jeune nationaliste Gavrilo Princip avait frappé en assassinant l'héritier et son épouse Sophie.

Ce sera le point d'orgue d'une série de manifestations culturelles et sportives financées par l'Union européenne, mais dont les dirigeants seront les grands absents.

Les dirigeants serbes de Bosnie et de Serbie se retrouvent à Visegrad, en Bosnie orientale, où ils rendent hommage à Gavrilo Princip qu'ils considèrent comme un «héros».

Approche «révisionniste»

Dès l'annonce, il y a plus de deux ans, des commémorations européennes à Sarajevo, une ville majoritairement musulmane, les Serbes avaient refusé de s'associer à ces cérémonies, dénonçant une approche «révisionniste» de l'histoire qui qualifie Gavrilo Princip de «terroriste» et fait, selon eux, porter indûment sur les Serbes la responsabilité de la guerre.

A Sarajevo, où le souvenir de Gavrilo Princip est associé aux forces serbes ayant assiégé la capitale bosnienne pendant la guerre intercommunautaire, qui a fait près de 100'000 morts entre 1992 et 1995, les gens sont surtout indifférents à l'égard des cérémonies.

10 millions de morts

Il y a 100 ans, cinq semaines après l'attentat, entraînées par leurs rivalités, leurs peurs, leurs alliances et l'aveuglement de leurs dirigeants, les grandes puissances européennes sont entrées en guerre. Ce conflit laissera l'Europe exsangue: 10 millions de morts et 20 millions de blessés parmi les combattants, et des millions de civils tués.

(ats/afp)

125 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Lun 30 Juin - 14:49

samuel

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Conséquences de la guerre 1914-1918
Publié le 25 mars 2009
Quelques remarques sur les conséquences de la guerre

Le bilan humain est effrayant: outre les morts, il faut compter les blessés, mutilés, névrosés, les veuves, les orphelins. Contrairement à une idée reçue, toutes les classes sociales ont été touchées: les paysans, mais aussi les élites dans toute l’Europe.

Dans les zones de combat comme le Nord et l’Est de la France, c’est parfois 100% du potentiel agricole, industriel et urbain qui est détruit.
Les finances publiques et les monnaies européennes sont ruinées.

Contrairement à ce que l’on a cru, ce conflit à peu contribué à l’émancipation des femmes (en France elles ont été remplacées dans les usines par des Polonais ou des Italiens).

Dans tous les pays belligérants on construit des monuments aux morts, on institue un jour de commémoration, le 11 novembre, et on crée un nouveau culte, celui du soldat inconnu.

La première guerre mondiale consacre l’effacement de l’Europe, la primauté des Etats-Unis à la fois créanciers et bailleurs de fonds de l’Europe, l’émergence de nouvelles doctrines, le communisme et les fascismes.

Cette guerre a franchi des seuils de violence inégalés, par le nombre de victimes d’abord, par la violation des règles habituelles de la guerre: c’est ce que l’historien américain Georges Mosse appelle la “brutalisation de la guerre”. L’intransigeance des vainqueurs, le sentiment d’humiliation ressenti par les vaincus, la poursuite dans la paix des attitudes agressives de la guerre, seront lourds de conséquences pour le 20e siècle.

BILAN HUMAIN DE LA GUERRE
Les pertes humaines sont énormes, prés de 900 Français et 1 300 Allemands sont morts chaque jour. Sur 70 millions d’hommes ayant porté l’uniforme pendant 4 années, plus de 10 millions sont morts.
En France, 16,8% des mobilisés sont tués, en Allemagne 15,4%.

Les meilleures estimations disponibles suggèrent qu’environ 12% du total des hommes qui périrent étaient âgés de moins de 20 ans et que 60% de la totalité des tués avaient entre 20 et 30 ans.

Sources documentaires:

La grande guerre 1914-1918: Stéphane Audouin-Rouzeau et Annette Becker Découvertes Gallimard
1ère guerre mondiale: dates-thèmes-noms: François Cochet Jeunes Éditions
Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918 sous le direction de Stéphane Audouin-Rouzeau et de Jean-Jacques Becker Éditions Bayard
De la Grande Guerre au totalitarisme de Georges Mosse Hachette Littératures
l’article de Mr Pierre TAUZIA paru dans le revue de Pau & du Béarn en 2006 (n°33) intitulée” LES COMBATTANTS DE LACQ-AUDÉJOS MORTS POUR LA FRANCE ET LEURS COMPAGNONS)
Les Archives départementales et “‘L’histoire du 18e RI, éditions Marrimpouey Jeune, Pau 1936

126 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Sam 13 Sep - 16:21

Josué

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Le pape commémore les 100 ans de la Première Guerre mondiale

1914-1918
 — 
Le pape François a présidé samedi dans le nord-est de l'Italie une cérémonie commémorant le centième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale. A cette occasion, il a dénoncé toutes les guerres comme étant «une folie»

Mis à jour [url=x-apple-data-detectors://3]à 13h16[/url] 

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127 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Sam 13 Sep - 20:46

epourkwapa


Josué a écrit:2014 ? Comme 1014 ? Espérons-le. Nous aurons déjà bien à faire avec la commémoration de « la Der des ders », qui a apporté deuils et désolation, des millions de morts et de disparus, des cohortes de gueules cassées et de mutilés, des ruines accumulées et des provinces dévastées ! Une « Der des ders » qui, comme chacun sait, n’en fut pas une.

Selon l'article du message 113, nous pouvons tristement constater que 2014 n'est pas en reste puisqu'en ce 9e mois de l'année nous comptabilisons plus de 20 conflits d'envergure de par le monde !

128 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 1 Oct - 22:07

Josué

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30 septembre 1914 : tensions en Picardie et vers Arras
Il y a déjà des Américains qui sont volontaires pour se battre en France en remerciement du concours des Français à l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Au terme de la phase de leur formation initiale qui s’effectue à Toulouse, le drapeau des USA estt présenté pour la première fois lors d’une cérémonie militaire française. Les Etats-Unis n’entreront pleinement dans la guerre qu’au printemps 1917.

[ltr]http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.p ... ers-arras/[/ltr]

129 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mar 21 Oct - 15:47

Josué

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http://www.jw.org/fr/publications/revues/wp20141101/prophetie-royaume-de-dieu-2/

130 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Dim 26 Oct - 10:08

Josué

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[size=34]Un livre pour relire l'histoire de la Grande Guerre[/size]
Le directeur des archives départementales Gaël Chenard et son “bébé”. Photo Le DL/VIRGILE







Il va faire son entrée le 31 octobre dans les librairies du département et d’ailleurs. “Vivre la guerre dans les Hautes-Alpes – Loin du front, la guerre de tous” (éditions Privat), propose « un autre regard sur ce conflit qui a bouleversé l’ordre du monde », résume Jean-Yves Dusserre, président du conseil général.
Un bijou de 362 pages qui contiennent un écrin d’histoire, mais pas n’importe laquelle. Celle des voisins, de la famille, des parents des amis des habitants du territoire. C’est là tout l’intérêt de cet ouvrage, rédigé par un collectif de 15 bénévoles passionnés et coordonné par Gaël Chenard, le directeur des archives départementales de Gap. Car si les librairies regorgent d’ouvrages sur les soldats du front, peu abordent la vie de ceux qui sont restés chez eux et ont participé, à leur manière, à l’effort général.

Grâce à des correspondances d’époque, des registres officiels, des carnets de guerre… « On retrouve des tranches de la vie quotidienne qui ne sont pas dans les archives publiques », promet le directeur desdites archives. « C’est une monographie quasi inexistante, j’ai accepté de coordonner ce travail à condition que l’on ne s’intéresse pas qu’aux Poilus, mais à l’arrière dans les Hautes- Alpes », poursuit-il.
Sous sa houlette, chaque bénévole a écumé une montagne de documents relatifs à un chapitre particulier pour accoucher d’un ouvrage de référence qui pourra servir aussi bien aux professeurs des écoles du territoire qu’aux passionnés d’histoire. D’autant plus que « les gens ont un rapport très affectif à la Première Guerre mondiale, la France n’était pas divisée comme en 1939-1945 », analyse Gaël Chenard. Fier du travail accompli, il prédit à ce livre un très bel avenir.
Retrouvez notre dossier complet dans Le Dauphiné Libéré Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence de ce dimanche 26 octobre.

131 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 26 Nov - 18:46

Josué

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 les grands événements du XX e siécle
 Sélection du Reader Digest.

132 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mar 9 Déc - 19:53

Josué

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1914 Le Face à Face : les premiers mois de la guerre expliqués en images
L'historien Bourguignon, Gilles Vauclair, présente son dernier ouvrage: " 1914 Le Face à Face". Paru aux éditions Sutton, dans la collection "Mémoires en images", il s'agit d'une synthèse des premiers mois de guerre, sous forme d'histoire illustrée.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/12/09/1914-le-face-face-les-premiers-mois-de-la-guerre-expliques-en-images-609378.html

133 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Jeu 2 Avr - 17:09

Josué

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Citation de la TG 1960

134 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mer 22 Avr - 19:00

Josué

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FIGAROVOX/ENTRETIEN - Tensions internationales, impasses diplomatiques... les multiples crises de cet été ébranlent la paix mondiale. Un siècle après la Grande Guerre, l'Histoire est-elle sur le point de se répéter ? Décryptage de l'historien Jean-Yves le Naour.

Jean-Yves le Naour est historien, spécialiste de la Première Guerre mondiale et de l'Entre-Deux guerres. Il est l'auteurde nombreux ouvrages sur le sujet dont, chez Perrin, Les Soldats de la honte, 1914 et 1915. Il pubie bientôt 1916 le 23 octobre.
FigaroVox: Crise ukrainienne, guerres au Moyen-Orient, rivalité entre les Etats-Unis et la Chine, impasse politique européenne, menace terroriste globale et crise financière. L'instabilité politique mondiale rappelle un peu la situation qui précédait la guerre de 14. Sommes-nous à l'abri d'un nouveau conflit mondial?
Jean-Yves LE NAOUR: En histoire, comparaison n'est pas raison, et il faut toujours se méfier des raccourcis comme des fausses résonnances. Il y a quelques semaines, par exemple, au sujet de la crise de Crimée, c'est la comparaison avec les années trente et l'expansionnisme hitlérien qui tenait la corde. Poutine aurait fait avec la Crimée ce qu'Hitler avait fait avec l'Autriche en 1938, etc. Comme si Poutine voulait un espace vital pour la race russe et conquérir le Vieux continent! Méfions-nous donc. Par ailleurs, en 1914, l'Europe était le centre du monde alors que vous évoquez justement le constat d'un manque d'Europe aujourd'hui, même dans les questions qui la concernent directement ; les Etats-Unis étaient repliés sur eux-mêmes et ne s'occupaient pas des affaires du monde ; la Chine était à demi-colonisée et ne pesait donc en rien, et c'était le temps d'une stabilité financière insolente grâce à l'étalon or. Un monde fort différent donc.
Je vois surtout dans cette interrogation sur un monde au bord du gouffre le retour d'une peur très ancrée de la guerre qui s'était assoupie depuis la fin de la guerre froide et qui ressurgit aujourd'hui.
Quelles sont les similitudes et les points des divergences entre l'année 1914 et l'année 2014?
Plus que de me livrer au petit jeu des points communs et des différences, qui n'a à mon sens pas grand intérêt scientifique, je voudrais m'interroger sur ce qui nous pousse à se poser cette question. Ce rapprochement avec la veillée d'armes de la Grande Guerre serait jugé insensé aux Etats-Unis ou en Chine où l'on se contrefiche de 1914 et donc elle trahit la marque d'un traumatisme français (la Première Guerre mondiale est la plus grande épreuve que notre pays ait connu). Je vois surtout dans cette interrogation sur un monde au bord du gouffre le retour d'une peur très ancrée de la guerre qui s'était assoupie depuis la fin de la guerre froide et qui ressurgit aujourd'hui. Paradoxalement, même si la peur était vive au temps de la guerre froide, le monde était alors plus compréhensible: il y avait deux blocs et l'arme nucléaire faisait régner l'équilibre de la terreur. C'était le temps où Raymond Aron parlait de guerre improbable et de paix impossible. Or, aujourd'hui, dans le nouvel ordre multipolaire qui émerge confusément, la paix n'est plus impossible mais la guerre est moins improbable. Notre retour sur le passé vient aussi de notre incapacité à comprendre le monde contemporain, on le passe au tamis de l'histoire en y cherchant des points de repères mais cela n'a pas de sens.
Les conflits qui embrasent actuellement le Moyen-Orient prennent-ils leur source dans la nouvelle carte du monde qui a résulté de 1914?
Un siècle après la Grande Guerre, même s'il ne faut pas tout lui imputer, loin de là, l'éclatement de l'empire ottoman fait toujours sentir ses conséquences.
Pour le coup, il y a sur ce point une filiation directe avec la Grande Guerre. En effet, celle-ci a vu le démembrement de l'empire ottoman, multinational et multiconfessionnel, pour laisser place à un partage du Proche-Orient entre Britanniques (Palestine, Transjordanie, Irak) et Français (Syrie et Liban). Or, en poussant les Arabes à se soulever contre leurs maîtres ottomans, en 1916, Londres et Paris leur avaient promis un grand royaume qui n'a pas vu le jour. Et pour compliquer le tout, les Britanniques ont promis en 1917 de constituer un «foyer national juif» en Palestine. Ce qui était stable sous l'empire ottoman, qui n'était pas un Etat-nation, est devenu fatalement instable au moment des indépendances car les nouveaux pays sont faits de multiples communautés, de peuples et de religions, qui se côtoient mais ne se mélangent pas quand elles ne sont pas carrément hostiles les unes aux autres. Cette incapacité à construire un Etat-nation est naturellement source de déstabilisation et conduit soit à la dictature d'une communauté sur les autres (les Alaouites en Syrie, avec Hafez puis Bachar El-Assad, les Sunnites sous Saddam Hussein, etc), soit à l'affrontement généralisé (la guerre du Liban). Evidemment, les jihadistes de l'EIL n'auraient pas vu le jour sans la politique d'apprenti-sorcier de George W Bush, mais le rêve de ces insurgés est de fonder un califat qui regrouperait en gros les sunnites de Syrie et d'Irak, c'est-à-dire qu'ils veulent refonder la carte du Proche-Orient sur le principe des frontières religieuses. Ils sont d'autant plus forts que la nation est faible. Un siècle après la Grande Guerre, même s'il ne faut pas tout lui imputer, loin de là, l'éclatement de l'empire ottoman fait toujours sentir ses conséquences.
Dans son livre 1914-2014, l'Europe sortie de l'histoire?Jean-Pierre Chevènement rappelle l'existence d'une première mondialisation oubliée qui a précédé le conflit. La globalisation actuelle est-elle comparable à celle de 1914?
Oui, avant la Grande Guerre le monde s'ouvrait, les échanges s'intensifiaient, les capitaux, les idées et les hommes circulaient, mais il y a tout de même une distinction de taille: cette première globalisation - en réalité elle a commencé avec les grandes découvertes dès le XVIe siècle - est caractéristique de l'âge impérial du capitalisme. C'est l'époque de la constitution d'espaces réservés de sources d'approvisionnement et de débouchés via la colonisation. La rivalité des grandes puissances européennes pour la conquête des marchés est une donnée importante mais pas exclusive de la guerre: entre la Serbie, qui met le feu aux poudres en 1914, et l'Autriche-Hongrie, la question est nationale et pas économique.
L'interdépendance actuelle des marchés est beaucoup plus importante, à tel point que bon nombre d'économistes nous affirment que tout conflit est techniquement impossible. Cependant, je voudrais rappeler qu'en 1910, un auteur anglais, Norman Angell, soutenait la même position dans un livre intitulé La Grande illusion. Quatre ans plus tard, la guerre mondiale éclatait.
La montée de ce qu'on appelle les populismes ces dernières années se rapproche-t-elle de l'exacerbation des nationalismes en 1914?
Ce sont des choses très différentes. Le populisme actuel est un mélange de frustration, de peur, de repli sur soi, alors que le nationalisme triomphant de 1914 pose chaque peuple en situation de supériorité raciale, morale et intellectuelle, ce qui conduit nécessairement à l'affrontement. L'Europe, en tant que projet politique, est née de la détestation de la guerre et la critique contemporaine du fédéralisme européen ne signifie heureusement pas le retour aux armes entre voisins. Je vous le dis, comparaison n'est pas raison. Comme le disait Confucius, l'histoire est une lanterne accrochée dans le dos des hommes et qui n'éclaire que le chemin parcouru… Le chemin que nous avons devant nous est toujours dans l'ombre.
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/08/14/31002-20140814ARTFIG00306-1914-2014-sommes-nous-a-l-abri-d-une-troisieme-guerre-mondiale.php

135 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Dim 3 Mai - 15:51

Josué

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136 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Lun 4 Mai - 18:17

Josué

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137 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mar 12 Mai - 14:34

Josué

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138 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Mar 26 Mai - 11:05

Josué

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http://www.lexpress.fr/actualite/1914-2014-un-siecle-de-guerres-explique-en-un-livre_1544954.html

139 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Jeu 4 Fév - 9:29

Josué

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Stéle de la guerre de 14-18  et de 40-45 dans un village.

14-18 79 morts par contre la guerre de 40 ,22 morts.
Donc la première guerre a fait plus de morts que la deuxiême .

140 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Ven 13 Mai - 17:06

Josué

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> ledauphine.com Vendredi 13 mai 2016
BILLET
100 « Venez, on va s’amuser ! » lance à la cantonade le rappeur Black M. S’amuser, où ça ? À Verdun, le 29 mai, pour la commémoration de l’atroce bataille. Ce lieu saigne à jamais de souffrances indicibles, 650 000 vies perdues, une cohorte de mutilés, de veuves, d’orphelins… Verdun n’est plus une ville, mais le mémorial à ciel ouvert d’une génération massacrée. François Hollande et Angela Merkel donneront à l’événement la solennité nécessaire. La municipalité, qui se veut moderne, a néanmoins cru bon d’offrir un joyeux concert après la cérémonie. Et pourquoi pas des majorettes à l’Ossuaire de Douaumont ? Le « festivisme », concept jadis forgé par Jack Lang, a encore frappé. Puisqu’il s’agit « de faire plaisir aux jeunes », on invite un chanteur à la mode : Black M. Lequel, à travers ses rengaines, prône le machisme brutal, la castration des « pédés » et tient la France pour un pays de « kouffars » - mécréants en arabe. L’indignation monte, un peu partout, de voir le souvenir des Poilus confié à un tel ostrogoth. Pourtant, en pareille circonstance, c’est l’idée même d’organiser un divertissement musical qui blesse. Qu’importe qu’il s’agisse de rap, de rock, de reggae ou de bonne vieille variété française. L’aimable Marcel Amont, avec « Bleu blanc rouge et des frites », s’y trouverait tout aussi déplacé. On ne danse pas dans les cimetières. Mieux vaudrait s’en tenir ici aux vers du père Hugo : « Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie/Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie. ». Mais se recueillir dans le silence confine désormais à la pire ringardise…ans après, on s’éclate à Verdun !
http://www.ledauphine.com/societe/2016/05/12/100-ans-apres-on-s-eclate-a-verdun

141 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Ven 13 Mai - 20:52

Patrice1633

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L'univers tout entier etait en guerre ...

Michel et ses anges on combatu le grand dragon et la guerre aussi à éclater sur terre ...

En 1914

Depuis ce jour, nous vivons les derniers jours ...

Les derniers jours sont presque achevé, as tu trouver ce que tu devait trouver??

142 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Jeu 26 Mai - 8:54

Josué

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Verdun serait-il possible aujourd’hui ?
JEAN-CLAUDE GUILLEBAUD, JOURNALISTE, ÉCRIVAIN ET ESSAYISTE
CRÉÉ LE 24/05/2016 / MODIFIÉ LE 25/05/2016
Le centenaire de la bataille de Verdun qui fit 300.000 morts sera officiellement célébré dimanche (le 29 mai) par François Hollande et Angela Merkel. Cet anniversaire survient au terme d’une longue série de violences. Il sonne comme un rappel au moment où notre vieux continent paraît déchiré à nouveau par la guerre, après 70 années de paix relative. Dans ce climat de peur et de désarroi, peut-on trouver encore de vraies raisons d’espérer ?

Je crois que oui. L’espérance à laquelle je pense va bien au-delà des traditionnels vœux de « réconciliation européenne » que prononceront Merkel et Hollande, comme l’avaient fait en leur temps De Gaulle et Adenauer, puis Mitterrand et Kohl. Au-delà de cette réconciliation historique, et au moment où l’Europe doute tragiquement d’elle-même et se recroqueville face aux migrants, je voudrais suggérer une autre approche.

Je le ferai avec toute la prudence requise. La violence reste imprévisible comme toutes les passions mauvaises. Hantés par cette sauvagerie qui paraît faire retour, nous oublions un détail. Il est tellement recouvert par le déluge d’images et le vacarme médiatique que nous ne le voyons pas. Il tient en ceci : notre refus de la violence n’a cessé de se fortifier. Les termes que nous utilisons pour évoquer les boucheries de Verdun, ce suicide franco-allemand en qui le philosophe ­Gershom Scholem voyait « le tombeau de l’Europe », témoignent d’une profonde métamorphose de notre sensibilité.

À ceux qui en doutent, je propose quelques pistes de réflexion, tirées de mon expérience de correspondant de guerre. Au sujet de l’Irak, le bilan de l’intervention décidée en 2003 par George W. Bush, parti follement en « croisade » contre « l’axe du mal », fut très lourd. En onze années d’une guerre absurde, l’Amérique a perdu 4888 GI’s, auxquels s’ajoutent 3000 contractors (sous-traitants militaires américains). Les pertes civiles, quant à elles, ont dépassé 200.000 morts.

L’Amérique entière, comme l’Europe, a été bouleversée par le coût humain de cette guerre, non seulement inutile mais aux conséquences lointaines effrayantes. Or, 38 ans plus tôt, une autre guerre inutile, celle du Vietnam (1965-1975), a coûté à l’Amérique 58 000 soldats avec des pertes civiles dépassant deux millions de morts. Les pertes de l’Irak furent donc douze fois moins lourdes, mais provoquèrent la même émotion que celle du Vietnam.

Autre exemple. En novembre dernier, nous avons été révulsés – à juste titre – par les 130 victimes des tueurs djihadistes du Bataclan et des environs. Un commentateur (Gilles Kepel) a même titré un de ses livres, de façon racoleuse, Terreur dans l’Hexagone. Or, en 1941, les bombardements de la Luftwaffe sur Londres faisaient plusieurs centaines de morts par nuit, sans que jamais les Londoniens ne soient « terrifiés ».

Face à la violence, notre sensibilité n’est plus la même. Pourquoi ? Le philosophe René Girard y voyait un effet progressif de ce qu’il appelait le « ferment évangélique ». Gardons-nous du prosélytisme et parlons d’un progrès humain. J’ose y voir une magnifique raison d’espérer.
http://www.lavie.fr/debats/bloc-notes/verdun-serait-il-possible-aujourd-hui-24-05-2016-73239_442.php

143 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Ven 27 Mai - 2:20

Patrice1633

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A chaque fois que nous réalisons des prophéties ou que des changements sont arriver Jehovah nous fait comprendre des secrets, il nous dévoile ce que nous avons à savoir en son temps ...

Apres 1914 de nouvelle comprehension on suivis, par la suite nous avons adopter le mom de Jehovah, arreter de fumer, etc ...

Jehovah est le Dieu qui fait "devenir", qui réalise son projet pour son dessin progressivement ...
Ne soyons pas inquiète, meme dans 1 milliard d'année Jehovah auras encore a nous épater, son projet n'as pas de fin ... C'est un royaume d'éternité et il ne cessera pas de nous émerveiller ...

144 Re: Que s'est-il passé en 1914? le Dim 29 Mai - 12:06

Josué

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Résumé de Apocalypse Verdun
En février 1916, la Première Guerre mondiale dure depuis deux ans et a déjà fait plus de 3 millions de morts. Et pourtant, aucun des belligérants ne parvient à prendre l'ascendant sur l'autre. À Verdun, les Allemands, en concentrant plus d'artillerie et plus d'hommes que dans toutes leurs autres offensives, veulent forcer le destin. Le 21 février, un «orage d'acier» s'abat sur la boue de Lorraine. Il durera dix mois : en tout, 60 millions d'obus seront tirés et la lutte fera 300000 morts. À partir d'un fonds de plus de 500 heures d'archives restaurées et colorisées, «Apocalypse Verdun» plonge au coeur d'une des plus grandes batailles de tous les temps.
http://programme.tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/programme/apocalypse-verdun-f151801994

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