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Maïs OGM : la bataille de l'expertise

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Josué

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Maïs OGM : la bataille de l'expertise
Olivier Nouaillas - publié le 23/10/2012
Deux instances françaises ont passé au crible l'étude très médiatisée du professeur Gilles-Eric Séralini sur les rats nourris aux OGM, parue en septembre dernier. Si les avis rendus révèlent les faiblesses de l'expertise, ils soulignent également la nécessité d'une expertise à long terme vraiment indépendante.
Leurs avis sur l’étude menée sur les rats nourris aux OGM par le professeur Gilles-Éric Séralini devaient être le juge de paix. Leurs publications simultanées, le 21 octobre, ne constitueront vraisemblablement qu’un épisode de plus dans le long chemin qui pourrait mener un jour vers une expertise scientifique qui s’imposerait à tous.

En saisissant, le 19 septembre dernier, à la fois l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et le Haut-Conseil des biotechnologies (HCB), les pouvoirs publics français croyaient, en effet, pouvoir se sortir par le haut du choc créé par la publication des photos de rats déformés par des tumeurs. Dues, selon l’étude du Pr Séralini, à leur nourriture par un maïs OGM, le NK 603, associés avec un herbicide, le Round up, tous deux commercialisés par la firme Monsanto.

Leurs avis n’ont fait que raviver l’antagonisme de deux camps qui s’affrontent devant une opinion publique qui ne sait plus qui croire. En effet, dans les deux avis rendus, chacun peut y trouver son miel. D’un côté, les pro OGM ne manqueront pas de s’appuyer sur les termes sévères qui soulignent les nombreuses « faiblesses » de l’étude menée par le Pr Séralini.

Ainsi, l’Anses reproche « que les conclusions avancées par les auteurs sont insuffisamment soutenues par des données (qui) ne permettent pas d’établir scientifiquement un lien de cause à effet entre la consommation du maïs OGM et/ou de pesticides et les pathologies constatées ». Le comité scientifique du HCB est encore plus rude. Pour lui « le dispositif expérimental, les outils statistiques utilisés et les interprétations données par les auteurs de l’étude, souffrent de lacunes et faiblesses méthodologiques rédhibitoires, qui ne permettent pas de soutenir les conclusions avancées ».

En cause, notamment, le faible nombre de rats utilisés par le Pr Séralini, dix groupes de vingt rats, alors qu’il en faudrait deux fois plus pour arriver à des résultats concluants. Ce qui coûterait aussi beaucoup plus d’argent et pose le problème du financement d’une expertise publique vraiment indépendante.

De l’autre, les anti OGM ne manqueront pas de souligner que l’Anses, tout comme le HCB, reconnaissent « l’originalité » de l’étude du Pr Séralini « qui aborde un sujet jusqu’ici peu étudié : celui des effets à long terme des OGM associés aux préparations phytopharmaceutiques ».

Ainsi, le comité économique, éthique et social du HCB de recommander « qu’une étude de long terme, indépendante, contradictoire et transparente, soit entreprise sous l’égide des pouvoirs publics quant à la sécurité sanitaire du maïs NK 603 ». En effet, jusqu’à présent la grande majorité des études pour convaincre de innocuité des OGM étaient menées par les firmes elles-mêmes, dont Monsanto, et ne dépassait pas 90 jours, alors que l’étude du Pr Séralini a été conduite sur deux ans. D’ailleurs, quelque peu blessé par les critiques, le Pr Séralini, s’est exclamé : « Qu’on décortique les études de Monsanto, comme les miennes. Sinon, ce sera deux poids, deux mesures ».

Et les pouvoirs publics dans tout cela ? Doivent-ils attendre une nouvelle expertise, plus fiable et peut-être aussi moins médiatisée, qui prendrait au minimum deux ans ? Faut-il déjà interdire, au nom du principe de précaution, les rares OGM autorisés en Europe mais déjà cependant très présents dans l’alimentation du bétail.

Ménageant, eux aussi, la chèvre et le chou, ils s’en tiennent à une position médiane qui risque de mécontenter les deux camps. Ainsi, Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, tout en affirmant « qu’il n’y avait pas lieu de revenir sur les autorisations accordées au maïs NK 603 et à l’herbicide Round up », a informé que « la France allait porter au niveau européen une demande de remise à plat du dispositif communautaire d’évaluation, d’autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides ».
A lire aussi :

> OGM : l'urgence d'une expertise indépendante

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