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Albert Jacquard : "J'ai rêvé d'un autre monde"

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Josué

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Albert Jacquard : "J'ai rêvé d'un autre monde"
A l'occasion de la sortie du nouveau hors-série de La Vie et Le Monde, "l'Atlas des utopies", nous avons demandé au généticien Albert Jacquard ses rêves pour demain. Crise ou pas, un monde meilleur est possible, estime l'auteur de Mon utopie (Stock), et il dépend de chacun d'entre nous.
"J’atteins l’âge où proposer une utopie est un devoir" est la première phrase de votre livre Mon utopie. Il existe donc un âge où l’utopie devient une nécessité ?
Albert Jacquard : Nécessairement. Le fait de vieillir, d’avoir de l’expérience, a des conséquences sur les espoirs ou les inquiétudes sur l’avenir. Il est donc naturel, à mon âge, de ne pas se contenter du présent, mais de penser cet avenir. En effet, je constate que ce dernier est mal servi par les gens qui s’expriment actuellement. Les choses essentielles ne sont pas dites. Penser, par exemple, qu’au cours de la dernière campagne présidentielle 2012 on ait pu parler de choses insignifiantes sans pratiquement jamais aborder la question du conflit nucléaire qui se prépare prouve que nous passons à côté de la réalité. Jeune, il m’était difficile de dire cela. Je dois le faire aujour-d’hui, à plus de 80 ans.
Votre constat sur le monde actuel est sombre. Pourtant, vous proposez des pistes pour un monde meilleur. D’où vous vient cet espoir ?
De la logique. Si je n’ai pas d’espoir, si je suis désespéré, alors ça ne vaut vraiment pas la peine de vivre. Est-il possible que demain soit meil-leur qu’aujourd’hui ? Ma réponse est en pure logique : oui, évidemment. Et de qui cela dépend-il ? De moi, de chacun de nous, c’est-à-dire de quelques autres qui sont 7 milliards. Je n’ai pas le droit d’être pessimiste car cela signifierait que j’abandonne l’humanité à son cours absurde. Être un utopiste, c’est essayer d’avoir un avenir lointain raisonnable.
Personne n’a le droit d’être pessimiste ? Même ceux qui ont des conditions de vie difficiles ?
Heureusement, ce ne sont pas les plus désespérés. Finalement, l’espoir vient de personnes qui réagissent malgré des conditions épouvantables. Ce sont des figures emblématiques comme Mère Teresa qui m’obligent à être non pas d’un optimisme béat qui dit « ça va s’arranger, il suffit d’attendre », mais d’un optimisme qui affirme : « C’est possible, j’en suis sûr, ça dépend des hommes. » Je ne crois pas en l’homme, mais en sa capacité à obtenir des réussites qui rendent l’humanité meilleure.
Quel est selon vous le plus grand défi pour l’homme d’aujourd’hui ?
Je suis obligé de vous répondre : la menace d’une guerre nucléaire. Car si nous n’admettons pas cette urgence, nous allons tout droit à la catastrophe. C’est un thème dont je parle en permanence et sur lequel je viens d’écrire un ouvrage avec Stéphane Hessel, Exigez ! Un désarmement nucléaire total. En effet, il faut le dire et le redire, non pas pour faire peur, mais pour tirer les conséquences logiques de l’absurdité des actes des hommes.
D’autres défis existent aussi, comme celui de prendre notre temps pour créer des êtres à part entière et réaliser une société de rencontres permanentes. Au fond, apprendre à être ouvert à autrui, voilà ce dont il s’agit : faire du temps la matière première et non l’ennemi. Le matérialisme a créé une société où l’on perd son temps alors qu’il ne peut se perdre. Le temps doit être un allié utile à un choix que je fais.
À vouloir penser au meilleur des mondes possibles, n’y a-t-il pas le risque de passer du rêve au cauchemar ?
Le mal existe, mais il est une invention des hommes. Il faut lutter contre. Quand on pense qu’il existe encore des humains capables de torturer d’autres humains, c’est le cauchemar le plus affreux. Or, quoiqu’il arrive, l’idée même d’approuver le mal en ne participant pas est une trahison de la condition humaine. C’est pourquoi je répète souvent la phrase de Théodore Monod, avec qui je manifestais un jour. « Est-ce que vous croyez que notre manifestation à tous les deux sert à quelque chose ? » lui ai-je demandé. Et il m’a répondu : « Je n’en sais rien, mais je sais que je n’ai pas le droit de ne pas y être. »
Diriez-vous que les nouvelles générations qui ont mené les révolutions arabes et conduit le mouvement des Indignés sont utopistes ?
Ce sont des générations qui commencent à exiger. Tant mieux. On a besoin d’elles. L’important est de leur dire : « Continuez à exiger, vous n’avez pas fini. » Être utopiste, oui, mais avec la persévérance qui naît de l’espoir en tout ce qui est réalisable.

samuel

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Administrateur
Ce monsieur est un doux rêveur car sont ne viendra pas des hommes mais de Dieu.

samuel

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Administrateur
CE QU'IL FAUT SAVOIR
C'était le premier grand rendez-vous de l'après COP21. Réunis au siège de l'ONU, à New York, 175 chefs d'Etat ou représentants ont ratifié, vendredi 22 avril, l'accord international destiné à ralentir le réchauffement de la planète et adopté lors de la conférence sur le climat de décembre. Les pays signataires représentent plus de 93% des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement, estime l'ONG World Resources Institute.


Un nombre record de pays. "Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n'avait signé un accord international en une seule journée", s'est réjoui le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en saluant un "moment d'histoire". Parmi les 175 signataires : les Etats-Unis et la Chine, soit les plus grands pollueurs du monde.

François Hollande dans les starting-blocks. Le président français a été le premier à signer l'accord. Un symbole pour l'hôte de la conférence climat qui s'est déroulée, en décembre, au Bourget. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, et le Premier ministre italien, Matteo Renzi, étaient également présents.

Encore du travail. La signature de l'accord n'est qu'une première étape. Le texte n'entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d'au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre l'auront ratifié.

chico.

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Comme le dit la chanson bien connue de Dalida ( parole,parole..)

samuel

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Administrateur
C’est une bonne nouvelle pour le climat. Les deux plus grands pollueurs de la planète, la Chine et les Etats-Unis, ont ratifié ce samedi l’accord mondial sur le climat conclu en décembre à Paris à l’issue de la COP21. Des annonces faites en marge du G20 qui se tient dimanche 4 et lundi 5 septembre à Hangzhou (est de la Chine), où le président Barack Obama est arrivé samedi.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a félicité les deux dirigeants  :« Vous avez donné une forte impulsion pour faire entrer en vigueur l’accord. Je suis optimiste sur le fait que nous pouvons y arriver avant la fin de cette année ».

Ces initiatives surviennent alors que Laurent Fabius avait exprimé mardi 30 août son « inquiétude » face à la lenteur des actions menées pour ratifier et mettre en œuvre cet accord.
Source La Croix.

> À (re) lire : COP21, l’accord de Paris est-il en panne ?

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