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Les enseignements des Pères de l'Eglise sont-ils en accord avec la bible ?

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Psalmiste

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Les enseignements des Pères de l'Eglise sont-ils en accord avec la bible ?

Josué

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Administrateur
plus ils avançaient dans le temps plus leurs enseignements se corrompaient.

Psalmiste

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J'aimerais justement connaitre les hérésies des Pères de l'Eglise, afin de pouvoir les citer à des catholiques qui mettent leurs fois dans ce qu'à écrie Irénée de Lyon, Origène, etc...

Donc si vous en connaissez (des hérésies des Pères de l'Eglise), pouvez-vous svp me les citer ?

Josué

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Administrateur
*** w90 15/7 p. 21-23 ‘Contre ce qu’on appelle faussement la connaissance’ ***
On ne sait pas grand-chose sur l’enfance et la vie d’Irénée. On pense généralement qu’il naquit en Asie Mineure, entre 120 et 140 de notre ère, à Smyrne ou dans ses environs. Irénée atteste lui-même que dans sa prime jeunesse il côtoyait Polycarpe, surveillant dans la congrégation de Smyrne.
Alors qu’il étudiait sous la tutelle de Polycarpe, Irénée eut pour ami, semble-t-il, un certain Florinus. Polycarpe avait connu les apôtres. Il donnait beaucoup d’explications sur les Écritures et encourageait vivement la fidélité aux enseignements de Jésus Christ et de Ses apôtres. Mais malgré cette excellente formation biblique, Florinus accepta par la suite les enseignements de Valentin, le plus éminent promoteur du mouvement gnostique!
Irénée désirait que son ami et ancien compagnon Florinus revienne au sain enseignement biblique et s’affranchisse du valentinianisme. Il lui écrivit par conséquent une lettre, dont voici un extrait: “Ces opinions, Florinus, (...) ne sont pas d’une doctrine saine; ces opinions ne sont pas d’accord avec [celles de] l’Église et jettent ceux qui en sont persuadés dans la plus grande impiété; (...) ces opinions, les presbytres qui ont été avant nous et qui ont vécu avec les apôtres, ne te les ont pas transmises.”
S’efforçant de rappeler à Florinus l’excellente formation qu’il avait reçue aux pieds du personnage de distinction qu’était Polycarpe, Irénée poursuivit en ces termes: “Je me souviens mieux des choses de ce temps-là (...), de telle sorte que je puis dire l’endroit où s’asseyait le bienheureux Polycarpe pour parler, (...) comment il rapportait ses relations avec Jean et avec les autres qui avaient vu le Seigneur, comment il rappelait leurs paroles.”
Irénée remémora à Florinus que ce que Polycarpe enseignait, il l’avait reçu “des témoins oculaires de la vie du Verbe, [et] le rapportait conformément aux Écritures”. Il lui dit encore: “Ces choses, alors aussi, par la miséricorde de Dieu qui est venue sur moi, je les ai écoutées avec soin et je les ai notées non pas sur du papier, mais dans mon cœur; et toujours, par la grâce de Dieu, je les ai ruminées avec fidélité, et [concernant le valentinianisme] je puis témoigner en face de Dieu que si ce presbytre bienheureux et apostolique [Polycarpe] avait entendu quelque chose de semblable [à ce que tu dis, Florinus], il aurait poussé des cris et se serait bouché les oreilles (...). Et il se serait enfui du lieu dans lequel, assis ou debout, il aurait entendu de telles paroles.”
Aucun texte ne permet de savoir si Florinus tint compte de la lettre touchante et vigoureuse d’Irénée. Mais les paroles de ce dernier révèlent quel intérêt sincère il portait à un ami cher qui avait quitté la voie de la vérité et succombé à l’apostasie. — Voir 2 Thessaloniciens 2:3, 7-12.
On ignore quand Irénée s’installa en Gaule (France). En 177, il était surveillant dans la congrégation de Lyon. Si l’on en croit les textes, son ministère y fut très fructueux. En fait, l’historien Grégoire de Tours rapporte qu’en peu de temps Irénée réussit à convertir toute la ville de Lyon au christianisme. C’est sûrement là une exagération.
Contre les hérésies
L’œuvre majeure d’Irénée, “Mise en lumière et réfutation de la prétendue Gnose”, est communément désignée par le titre “Contre les hérésies”. Elle se divise en cinq livres. Les deux premiers présentent et critiquent les croyances de diverses sectes hérétiques, particulièrement l’hérésie valentinienne. Dans les trois autres livres, Irénée essaie de présenter des “arguments tirés des Écritures”.
Dans l’introduction de son troisième livre “Contre les hérésies”, Irénée écrit: “Rappelle-toi donc ce que nous avons dit dans les deux premiers livres; en y joignant le présent ouvrage, tu disposeras d’une argumentation très complète contre tous les hérétiques, et tu lutteras contre eux avec assurance et détermination pour la seule foi vraie et vivifiante, que l’Église a reçue des apôtres et qu’elle transmet à ses enfants. Le Seigneur de toutes choses a en effet donné à ses apôtres le pouvoir d’annoncer l’Évangile, et c’est par eux que nous avons connu la vérité, c’est-à-dire l’enseignement du Fils de Dieu. C’est aussi à eux que le Seigneur a dit: ‘Qui vous écoute m’écoute, et qui vous méprise me méprise et méprise Celui qui m’a envoyé.’”
Bien qu’Irénée reconnût ne pas être un bon écrivain, il était résolu à dévoiler complètement les “enseignements mauvais” du gnosticisme. Il cite et commente de nombreux versets bibliques, et pourfend magistralement les “faux enseignants” des “sectes destructrices”. (2 Pierre 2:1-3.) Il semble qu’Irénée eût du mal à compiler son ouvrage sous une forme satisfaisante. Pour quelle raison? Parce qu’il avait réuni une quantité énorme de matériaux.
L’exposé d’Irénée est manifestement le fruit de recherches longues et ardues. Ses argumentations fouillées constituent une mine de renseignements sur les origines du gnosticisme et le phénomène qu’il constituait. Les écrits d’Irénée sont aussi un recueil inestimable de certaines conceptions bibliques de ceux qui se disaient fidèles à la Parole de Dieu à la fin du IIe siècle.
Irénée réaffirme à plusieurs reprises la croyance “en un seul Dieu, Père tout-puissant, ‘qui a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu’ils contiennent’, et en un seul Christ Jésus, le Fils de Dieu, qui s’est incarné pour notre salut”. Les gnostiques niaient ces faits!
S’exprimant contre le docétisme gnostique (l’enseignement selon lequel Christ ne s’est jamais manifesté sous la forme humaine), Irénée écrit: “Il fallait que Christ soit un homme, comme nous, pour nous racheter de la corruption et nous rendre parfaits. Puisque le péché et la mort apparurent dans le monde par un homme, ils ne pouvaient être effacés légitimement et à notre avantage que par un homme; non pas, bien sûr, par un individu qui n’aurait été qu’un simple descendant d’Adam et aurait donc lui-même eu besoin de la rédemption, mais par un second Adam, engendré de façon surnaturelle, un nouveau père de notre race.” (1 Corinthiens 15:45). Par ailleurs, les gnostiques étaient dualistes: ils croyaient que les choses spirituelles étaient bonnes, mais que tout ce qui est matière et chair était mauvais. Par conséquent, ils rejetaient l’homme Jésus Christ.
Partant du principe que toute chair est mauvaise, les gnostiques rejetaient aussi le mariage et la procréation, disant que c’était Satan qui en était l’auteur. Ils allaient jusqu’à attribuer la sagesse divine au serpent en Éden! Cette conception était à la base de deux attitudes extrêmes: l’ascétisme ou la satisfaction de la chair. Prétendant que le salut s’obtenait uniquement grâce au gnosticisme mystique, ou connaissance de soi, ils occultèrent la vérité de la Parole de Dieu.
Irénée, par contre, défendit entre autres la croyance au Millénium et montra qu’il avait une certaine intelligence de la perspective d’une vie future sur la terre. Il s’efforça d’unir les factions montantes de son époque en maniant la puissante Parole de Dieu. On voit d’ailleurs généralement en lui un esprit lucide, perspicace et plein de bon sens.
Bien que certains considèrent Irénée (qui mourut vers l’an 200) comme un défenseur des vraies doctrines de la foi chrétienne, il faut se rappeler qu’il vécut à une époque mouvementée et marquée par l’apostasie annoncée. Ses argumentations sont parfois assez vagues, voire contradictoires. Néanmoins, nous accordons un grand prix au témoignage des hommes qui ont hardiment défendu la Parole écrite et inspirée de Dieu plutôt que les traditions humaines.

Josué

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Administrateur
voilà un article sur Tertullien.
http://www.tertullian.org/french/french.htm
il était trinitaire.
Tertullien écrit

.
.Parmi les patriarches, Abraham et Jacob; parmi les prophètes, Ezéchiel et Isaïe virent Dieu, ….il est écrit: «Le Seigneur parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami;» et que Jacob dit également: «J’ai vu le Seigneur face à face.» …. Et quel autre Dieu a pu converser ici-bas avec les hommes que le Verbe

(traité de la Trinité 14)

Josué

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Administrateur
"Je ne croirais pas à l’Évangile, si l’autorité de l’Église catholique ne m’y poussait" (Saint Augustin).
si je comprend bien ses propos d'Augustin il croie à l'évangile uniquement poussé par son église.
le plus fort dans tout ça c'est qu'il est considéré comme un père de l'église.

Asterix

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Josué a écrit:"Je ne croirais pas à l’Évangile, si l’autorité de l’Église catholique ne m’y poussait" (Saint Augustin).
si je comprend bien ses propos d'Augustin il croie à l'évangile uniquement poussé par son église.
le plus fort dans tout ça c'est qu'il est considéré comme un père de l'église.

Si je ne m'abuse, il faut replacer sa phrase dans le contexte. Augustin parlait à ce moment de la décision de l'Eglise catholique de ce qui relevait du canon biblique et de ce qui n'en relevait pas.

D'ailleurs, au passage, la TMN respecte scrupuleusement le canon décidé par l'Eglise catholique au concile de Carthage! Pourquoi se baser sur l'autorité de l'Eglise catholique dévoyée et corrompue pour déterminer ce qui est parole de dieu ou ne l'est pas?

http://savetpol.frenchboard.com/

Josué

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Administrateur
le canon juive existait aussi avant celui du canon de l'église catholique.

Asterix

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Josué a écrit:le canon juive existait aussi avant celui du canon de l'église catholique.

Oui! Mais forcément, pas sur le NT!

http://savetpol.frenchboard.com/

Josué

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Administrateur
Asterix a écrit:
Josué a écrit:le canon juive existait aussi avant celui du canon de l'église catholique.

Oui! Mais forcément, pas sur le NT!
le canon dit de Muratori trouvé en Italie en 1740 daté de 170 de notre inclut toutes les évangiles et les épîtres sauf les épître des hébreux et de Jacques.
en 170 l'église catholique existait elle?

Asterix

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Josué a écrit:
Asterix a écrit:
Josué a écrit:le canon juive existait aussi avant celui du canon de l'église catholique.

Oui! Mais forcément, pas sur le NT!
le canon dit de Muratori trouvé en Italie en 1740 daté de 170 de notre inclut toutes les évangiles et les épîtres sauf les épître des hébreux et de Jacques.
en 170 l'église catholique existait elle?

Tu as même le canon de Marcion, il me semble, vers 150 aussi!

Mais pour être totalement complet :

Pour le Nouveau Testament, le processus de reconnaissance et de collection débuta durant les premiers siècles de l’Eglise chrétienne. Très tôt, certains des livres du Nouveau Testament furent reconnus.

Paul considérait que les écrits de Luc faisaient autant autorité que l’Ancien Testament (1 Timothée 5:18; voir aussi Deutéronome 25:4 and Luc 10:7). Pierre reconnaissait les écrits de Paul comme faisant partie des Ecritures (2 Pierre 3:15-16). Certains des livres du Nouveau Testament circulaient entre les Eglises (Colossiens 4:16; 1 Thessaloniciens 5:27). Clément de Rome mentionnait au moins huit livres du Nouveau Testament (en 95 ap. JC). Ignace d’Antioche reconnaissait environ sept livres (115). Polycarpe, un disciple de l’Apôtre Jean reconnaissait 15 livres (108). Plus tard, Irénée mentionnait 21 livres (185). Hippolyte reconnaissait 22 livres (170-235). Les livres du Nouveau Testament qui suscitaient le plus de controverses étaient: Hébreux, Jacques 2 Pierre, 2 Jean et 3 Jean. Le premier canon fut le Canon de Muratori qui fut compilé en 170 ap. JC. Le Canon de Muratori inclut tous les livres du Nouveau Testament sauf Hébreux, Jacques et 3 Jean. En 363 ap. JC, le concile de Laodicée déclara que seul l’Ancien Testament (y compris les apocryphes) et les 27 livres du Nouveau Testament devaient être lus dans les Eglises. Le concile d’Hippo (393) et le concile de Carthage (397) affirmèrent aussi que les 27 livres comme faisant autorité.




http://savetpol.frenchboard.com/

Josué

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Administrateur
donc il n'est pas question de l'église catholique.
et n'oublie pas le canon d'Irénée qui date de 180.

jc21


w09 1/7 p. 27-29

Les pères apostoliques : vraiment apostoliques ?

AVANT même que ne commence le IIe siècle de notre ère, de faux enseignements troublaient déjà les eaux claires de la vérité chrétienne. Une fois les apôtres disparus, et conformément à la parole prophétique, certains avaient abandonné la vérité pour se tourner vers des “ mythes ”. (2 Timothée 4:3, 4, note.) Vers 98, Jean, le dernier apôtre vivant, avait formulé une mise en garde contre ces enseignements déviants et contre ceux ‘ qui essayaient d’égarer ’ les chrétiens fidèles. — 1 Jean 2:26 ; 4:1, 6.

Des hommes — appelés depuis Pères apostoliques — ne tardèrent pas à faire leur apparition. Quelle position adoptèrent-ils face à l’erreur religieuse ? Tinrent-ils compte de l’avertissement de l’apôtre Jean émis sous l’inspiration de Dieu ?

Qui étaient-ils ?

Par “ Pères apostoliques ”, on désigne les auteurs ecclésiastiques qui pourraient avoir été instruits par l’un des apôtres de Jésus ou par des disciples ayant fréquenté les apôtres. Ces hommes ont vécu entre la fin du Ier siècle et la moitié du IIe siècle de notre ère*. Ce sont notamment Clément de Rome, Ignace d’Antioche, Papias de Hiérapolis et Polycarpe de Smyrne, mais aussi les auteurs anonymes des œuvres intitulées La Didachè, Épître de Barnabé, Martyre de Polycarpe et Seconde épître de Clément aux Corinthiens.

Dans quelle mesure les Pères apostoliques sont-ils restés fidèles aux enseignements de Jésus ? Difficile de le savoir. À n’en pas douter, ils avaient à cœur de défendre, sinon de promouvoir, une certaine forme de christianisme. Ils condamnaient l’idolâtrie et les mœurs relâchées. Ils adhéraient pleinement à l’idée que Jésus était le Fils de Dieu et qu’il avait été ressuscité. En revanche, ils n’ont pas été en mesure d’endiguer la marée montante de l’apostasie. Pour tout dire, certains d’entre eux ont contribué à accentuer le phénomène.

Des changements insignifiants ?

Une certaine “ pensée chrétienne ” primitive s’est bel et bien écartée des enseignements de Christ et de ses apôtres. Par exemple, contrairement aux instructions données par Jésus lors du Repas du Seigneur ou Cène, l’auteur de La Didachè préconise de faire passer le vin avant le pain (Matthieu 26:26, 27). Il affirme en outre que, faute d’un point d’eau permettant l’immersion, il suffit de verser de l’eau sur la tête du candidat au baptême (Marc 1:9, 10 ; Actes 8:36, 38). Le même texte recommande des rituels tels que le jeûne deux fois par semaine ou la récitation du Notre Père trois fois par jour. — Matthieu 6:5-13 ; Luc 18:12.

Pour sa part, Ignace a repensé l’organisation de la congrégation chrétienne, stipulant qu’un évêque “ tient la place de Dieu* ” et préside seul sur les autres prêtres. Ces changements étaient annonciateurs de nouvelles vagues d’enseignements contraires aux Écritures. — Matthieu 23:8, 9.

Exagération, martyre et idolâtrie

Enclins à l’exagération, certains Pères apostoliques sont alors allés à la dérive. Citons Papias. Comme le montrent ses multiples références aux Écritures, il était à l’évidence épris de vérité. Ce qui ne l’empêchait pas de croire que, durant le règne millénaire de Christ, les vignes posséderaient 10 000 branches, chaque branche 10 000 rameaux, chaque rameau 10 000 ramilles, chaque ramille 10 000 grappes, chaque grappe 10 000 grains, chaque grain étant capable de produire 1 000 litres de vin !

Passons à Polycarpe, qui a préféré mourir en martyr plutôt que d’abjurer sa foi chrétienne. On rapporte qu’il a été enseigné par les apôtres et par des disciples qui avaient connu Jésus. Il citait les Écritures et s’efforçait, semble-t-il, de vivre en accord avec les principes bibliques.

Cependant, l’attachement que suscitait Polycarpe s’est mué en idolâtrie. À sa mort, rapporte le Martyre de Polycarpe, ses “ fidèles ” se sont empressés de réclamer ses restes. Ils disaient que ses os étaient “ plus précieux que des joyaux, plus nobles que l’or ”. À l’évidence, les eaux de l’erreur continuaient de monter.

Des textes apocryphes

Des Pères apostoliques ont accepté comme inspirés des textes non canoniques. Ainsi, Clément de Rome cite les livres de la Sagesse et de Judith, pourtant apocryphes. L’auteur de l’Épître de Polycarpe se réfère à Tobie pour accréditer l’idée selon laquelle celui qui fait l’aumône sauve son âme.

Au IIe siècle, de pseudo-évangiles ont propagé des renseignements erronés sur la vie de Jésus. Or, certains Pères apostoliques s’y sont référés comme à des sources fiables. Ignace cite l’Évangile selon les Hébreux, et un ouvrage dit à propos de Clément de Rome qu’il “ semble connaître le Christ, non par les Évangiles, mais par des écrits non canoniques ”.

Un déferlement d’erreurs

En se référant à des mythes, à des croyances mystiques et à la philosophie pour expliquer la foi chrétienne, ces hommes ouvraient la voie à un déferlement d’erreurs. Pour prouver la résurrection, Clément s’est par exemple appuyé sur le mythe du phénix, cet oiseau légendaire capable de renaître de ses cendres et qui était associé au culte du soleil chez les Égyptiens.

Dénaturant de même la vérité biblique, l’auteur de l’Épître de Barnabé ne voyait dans la Loi mosaïque qu’une simple allégorie. Selon lui, les animaux purs — les ruminants au sabot fendu — représentaient les gens qui méditaient ou ruminaient la Parole de Dieu. Le sabot fendu symbolisait l’homme juste qui “ chemine en ce monde ” tout en aspirant à la vie au ciel. Autant d’interprétations dénuées de fondement biblique. — Lévitique 11:1-3.

Le témoignage de l’apôtre Jean

À la fin du Ier siècle, l’apôtre Jean faisait cette mise en garde : “ Bien-aimés, ne croyez pas toute parole inspirée, mais éprouvez les paroles inspirées pour voir si elles viennent de Dieu, parce que beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde. ” (1 Jean 4:1). Comme ces paroles étaient de circonstance !

À la même époque, de nombreux prétendus chrétiens abandonnaient les enseignements de Jésus et de ses apôtres. Loin d’endiguer l’apostasie montante, les Pères apostoliques se sont laissé porter par elle et ont contaminé les eaux de la vérité. À propos des hommes de ce genre, l’apôtre Jean déclarait : “ Tout homme qui va de l’avant et ne demeure pas dans l’enseignement du Christ n’a pas Dieu. ” (2 Jean 9). Un avertissement divin on ne peut plus clair pour ceux qui sont sincèrement épris de la vérité biblique !

[Notes]

Les écrivains, les théologiens et les philosophes que l’on regroupe sous l’appellation de “ Pères de l’Église ” ont, pour leur part, vécu entre le IIe et le Ve siècle de notre ère.

Pour extraits et références, voir France Quéré, Les Pères apostoliques – Écrits de la primitive Église, éd. du Seuil, Paris, 1980, p. 123, 246, 73 et 203.

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