Témoins de JEHOVAH VERITE actif
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premier aumônier Témoin de Jéhovah

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Invité


Invité
Le journal gratuit Direct Matin parle du premier aumônier Témoin de Jéhovah en Une de son édition de Toulouse :

http://kiosque.directmatin.fr/

Josué

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Administrateur
merci pour l'infos. cheers
je n'arrive pas à ouvrir le lien. Sad

Invité


Invité
il faut juste cliquer sur le lien.

tu tombes sur un choix de ville.

tu prends Toulouse en cliquant sur l'une des deux icônes, PDF pour le télécharger, feuilleter si tu veux juste le consulter...

Invité


Invité
important !

parfois des sites marchent mal avec certains navigateurs.

j'ai eu ça avec le site des auto-entrepreneurs.

il ne voulait pas de Chrome mais uniquement d'Explorer...

VENT

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Oui j'ai pu lire l'article

merci

Josué

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Administrateur
VENT a écrit:Oui j'ai pu lire l'article

merci
moi aussi et il se trouve ici.
http://meilleurforum-net.meilleurforum.net/t327p50-visiteurs-de-prisons#47181

samuel

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Administrateur
un grand merci Fabien.

chico.

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le lien fonctionne j'ai vérifié.

Yirmeyah Jérémie

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Pour ceux qui ont problème, voici donc l'image que j'ai retiré du document.



Cliquez sur l'image pour agrandir. (s'agrandit 2 fois)

En passant, au Canada, cela existe depuis longtemps, on visite les prisonnier librement, sauf en sécurité maximale. Peut-être c'est là la différence.

http://communautetjfrancoph.forum-canada.com/

Josué

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Administrateur
Yirmeyah a écrit:Pour ceux qui ont problème, voici donc l'image que j'ai retiré du document.



Cliquez sur l'image pour agrandir. (s'agrandit 2 fois)

En passant, au Canada, cela existe depuis longtemps, on visite les prisonnier librement, sauf en sécurité maximale. Peut-être c'est là la différence.
non il nous n'avions pas le droit tout simplement.c'est une première.

Invité


Invité
J'ai connu des anciens qui faisaient des études avec des prisonniers.

Je ne sais pas dans quel cadre exactement mais je pense que c'était très limité et au parloir.

Et les anciens visitaient en tant que particulier pas en tant que ministre du culte.

Maintenant un prisonnier pourra déposer une demande en vue de recevoir un ministre TdeJ.

Invité


Invité
Et il y a la question de la rémunération puisque maintenant l'état versera une somme couvrant les frais des frères.

Invité


Invité
Quelques repères :

En France

Si la république française est laïque, et qu'elle ne finance plus les cultes depuis 1905, elle conserve une tradition d'avoir des ministres des cultes ( aumôniers ) dans les prisons, les hôpitaux et l'armée. Toutes les principales religions en France sont représentées dans ces institutions, catholique, protestant, juive, musulmane et bouddhiste. Ces ministres ont généralement un statut de contractuels de la fonction publique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aum%C3%B4nier

http://prisons.free.fr/aumonerie.htm#code procédure pénale

Josué

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Administrateur
Fabien Girard a écrit:Et il y a la question de la rémunération puisque maintenant l'état versera une somme couvrant les frais des frères.

Je ne pense pas que la société ira jusqu'a la!

VENT

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Josué a écrit:
Fabien Girard a écrit:Et il y a la question de la rémunération puisque maintenant l'état versera une somme couvrant les frais des frères.

Je ne pense pas que la société ira jusqu'a la!
Et pourquoi pas ?

Si les témoins de Jéhovah sont reconnu comme aumônier au même titre que les autres religions, ils font aussi le même travail qui consiste à maintenir le lien humain avec le détenu. Les aumôniers TJ peuvent donc demander la même rémunération que perçoivent les autres.

Lisez donc les liens que Fabien Girard a donné.

Un aumônier n'est pas seulement un visiteur qui vient faire la causette avec le détenu, mais fait aussi un travail de reconstruction spirituel que la société est incapable de mettre en place.

Josué

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Administrateur
dans certains land en Allemagne sont reconnue au même titre que les ministres religieux des autres confessions qui eux sont payer par l'état. la société à refusé cela.

VENT

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Josué a écrit:dans certains land en Allemagne sont reconnue au même titre que les ministres religieux des autres confessions qui eux sont payer par l'état. la société à refusé cela.
Alors qu'ils en réfèrent à César, parce que c'est avec l'impôt que sont payés les aumôniers, car si cela est refusé à l'un, il doit être refusé aussi à l'autre

Josué

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Administrateur
VENT a écrit:
Josué a écrit:dans certains land en Allemagne sont reconnue au même titre que les ministres religieux des autres confessions qui eux sont payer par l'état. la société à refusé cela.
Alors qu'ils en réfèrent à César, parce que c'est avec l'impôt que sont payés les aumôniers, car si cela est refusé à l'un, il doit être refusé aussi à l'autre
les tj ne vont pas rentrer dans cette controverse .

Yirmeyah Jérémie

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Jamais l'organisation acceptera d'être financé par des organismes extérieurs pour un travail qui est notre devoir de chrétien. Cela doit venir du coeur et d'un financement interne. C'est une question d'autorité, Jéhovah est bien plus grand qu'une nation.

http://communautetjfrancoph.forum-canada.com/

Josué

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Administrateur
étrange quand même le silence radio des médias sur ce sujet.

Invité


Invité
sauf si l'état impose la rémunération !

Josué

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Administrateur
Fabien Girard a écrit:sauf si l'état impose la rémunération !
regarde s t p ta messagerie tu as un message.

VENT

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Fabien Girard a écrit:sauf si l'état impose la rémunération !
J'aime bien ta détermination de Fabien Girard Very Happy

Yirmeyah Jérémie

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SI l'état impose un salaire payé, et qu'elle le paie, alors cela ira au fonds commun comme d'habitude. L'État est toujours libre de donner ce qu'il veut à l'organisation, mais l'idée de payer pour un travail qui est de toute façon dû, j'en doute.

http://communautetjfrancoph.forum-canada.com/

Mikael

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MODERATEUR
MODERATEUR
je pense pas que la société veux que les frères (aumôniers)reçoivent un salaire.car c'est pour nous du bénévolat.

Josué

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Administrateur
Dans un pénitencier de Louisiane, les vertus de l'étude biblique
A Angola, en Louisiane, presqu'un tiers de détenus suivent un cursus d'études bibliques, dispensé par l'église baptiste de la Nouvelle-Orléans. Depuis 18 ans qu'il existe, les violences intra muros n'ont cessé de diminuer…

samuel

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Administrateur
Le conseil d'état est d'accord pour les aumôniers témoins de Jéhovah.

Josué

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Administrateur
REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Vu, 1° sous le n° 351115, le pourvoi, enregistré le 21 juillet 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ; le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt n° 10PA03618 du 30 mai 2011 de la cour administrative d’appel de Paris en tant qu’elle a rejeté son recours tendant à l’annulation du jugement n° 0806083/7-2 du 21 juin 2010 par lequel le tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet, intervenue le 3 mars 2008, née du silence gardé par le directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris sur la demande d’agrément en qualité d’aumônier des établissements pénitentiaires de M. F…N… ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

Vu, 2° sous le n° 351116, le pourvoi, enregistré le 21 juillet 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ; le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt n° 10PA03589 du 30 mai 2011 de la cour administrative d’appel de Paris en tant qu’elle a rejeté son recours tendant à l’annulation du jugement n° 0814387 du 21 juin 2010 par lequel le tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet, intervenue le 23 juin 2008, née du silence gardé par le directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris sur la demande d’agrément en qualité d’aumônier des établissements pénitentiaires de M. C…V… ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

Vu, 3° sous le n° 351152, le pourvoi, enregistré le 22 juillet 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ; le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt n° 10PA03619 du 30 mai 2011 de la cour administrative d’appel de Paris en tant qu’elle a rejeté son recours tendant à l’annulation du jugement n° 0913626 du 21 juin 2010 par lequel le tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet, intervenue le 22 juin 2009, née du silence gardé sur la demande indemnitaire de M. W…B…en date du 15 avril 2009, relative au dommage moral résultant de la privation de ses droits à une pratique religieuse normale, et a condamné l’Etat à verser à ce dernier une somme de 3 000 euros en réparation du préjudice subi ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

Vu, 4° sous le n° 351153, le pourvoi, enregistré le 22 juillet 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ; le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt n° 10PA03567 du 30 mai 2011 de la cour administrative d’appel de Paris en tant qu’elle a rejeté son recours tendant à l’annulation du jugement n° 0806080 du 21 juin 2010 par lequel le tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet, intervenue le 3 mars 2008, née du silence gardé par le directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris sur la demande d’agrément en qualité d’aumônier des établissements pénitentiaires de M. H…E… ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

Vu, 5° sous le n° 351220, le pourvoi, enregistré le 25 juillet 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ; le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt n° 10PA03749 du 27 juin 2011 de la cour administrative d’appel de Paris en tant qu’elle a rejeté son recours tendant à l’annulation du jugement n° 0806549/7-2 du 21 juin 2010 par lequel le tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet, intervenue le 21 février 2008, née de son silence gardé sur la demande présentée en dernier lieu le 19 décembre 2007 et reçue le 21 décembre 2007 par laquelle l’association cultuelle « les Témoins de Jéhovah de France » réitérait sa précédente demande en date du 13 mars 2006, visant à pouvoir bénéficier d’un aumônier bénévole par région pénitentiaire, et, à tout le moins dans un premier temps, d’un aumônier bénévole national ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

Vu, 6° sous le n° 354484, le pourvoi, enregistré le 1er décembre 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ; le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt n° 11DA00554 du 25 octobre 2011 de la cour administrative d’appel de Douai en tant qu’elle a rejeté son recours tendant à l’annulation du jugement n° 0803807 du 4 février 2011 par lequel le tribunal administratif de Lille a annulé la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Lille rejetant la demande d’agrément en qualité d’aumônier des établissements pénitentiaires de M. D…Y… ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

Vu, 7° sous le n° 354485, le pourvoi, enregistré le 1er décembre 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ; le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt n° 11DA00556 du 25 octobre 2011 de la cour administrative d’appel de Douai en tant qu’elle a rejeté son recours tendant à l’annulation du jugement n° 0803809 du 4 février 2011 par lequel le tribunal administratif de Lille a annulé la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Lille rejetant la demande d’agrément en qualité d’aumônier des établissements pénitentiaires de M. J…L… ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

Vu, 8° sous le n° 354507, le pourvoi, enregistré le 1er décembre 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ; le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt n° 11DA00555 du 25 octobre 2011 de la cour administrative d’appel de Douai en tant qu’elle a rejeté son recours tendant à l’annulation du jugement n° 0803808 du 4 février 2011 par lequel le tribunal administratif de Lille a annulé la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Lille rejetant la demande d’agrément en qualité d’aumônier des établissements pénitentiaires de M. R…U… ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

Vu, 9° sous le n° 354508, le pourvoi, enregistré le 1er décembre 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ; le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler l’arrêt n° 11NC00211 du 13 octobre 2011 de la cour administrative d’appel de Nancy en tant qu’elle a rejeté son recours tendant à l’annulation du jugement n° 0903057 du 8 décembre 2010 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le directeur interrégional des services pénitentiaires de Strasbourg sur la demande d’agrément en qualité d’aumônier des établissements pénitentiaires de M. M…T… ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à son appel ;

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu la Constitution, notamment son Préambule et son article 1er ;

Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, notamment son article 9 ;

Vu le code de procédure pénale ;

Vu la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat ;

Vu la loi n°2009-1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire ;

Vu la loi n°2011-333 du 29 mars 2011 ;

Vu l’avis du 24 mars 2011 du contrôleur général des lieux de privation de liberté relatif à l’exercice du culte dans les lieux de privation de liberté ;

Vu le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Nicolas Labrune, Auditeur,

samuel

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« Nouvelles de notre ministère
Nous sommes très heureux de vous informer que des réunions bibliques se sont tenues les 24 mai et 21 juin derniers au centre pénitentiaire de Fresnes en région parisienne. Au total, 14 détenus ont assisté aux discours et participé à l’étude de La Tour de Garde. Nous nous réjouissons grandement de la possibilité qui est maintenant donnée aux personnes détenues de notre pays de pouvoir accéder à la connaissance biblique en milieu carcéral. Actuellement, ce sont près de 70 frères qui servent en tant qu’aumôniers de prison et qui apportent leur aide à ceux qui souhaitent réformer leur vie dans ce contexte particulier. »

Extrait de: WATCHTOWER. « Le ministère du Royaume octobre 2014. » Watchtower Bible and Tract Society of New York, Inc. iBooks. 
Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.

samuel

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5 FÉVRIER 2015 | FRANCE

[size=32]La plus haute juridiction administrative de France met fin à une discrimination[/size]

Après nos entretiens, je suis joyeux et je chantonne. Vos visites me réconfortent et l’étude de la Bible me donne un but dans la vie.
Je voulais vous remercier pour les démarches légales, administratives et spirituelles que vous avez faites pour venir en tant qu’aumônier.
Cette disposition est une réponse à mes prières.
C’est ainsi que des détenus français expriment leur reconnaissance pour l’aide spirituelle que leur apportent des ministres du culte Témoins de Jéhovah.
Le 16 octobre 2013, la plus haute juridiction administrative française a rendu une décision qui a mis fin à une période de discrimination contre les Témoins de Jéhovah en France. Cette juridiction autorise les ministres Témoins de Jéhovah à intervenir en prison comme aumôniers agréés pour offrir une aide spirituelle aux prisonniers qui en font la demande *.

Le refus d’accorder l’agrément d’aumônier aux ministres Témoins

Pendant de nombreuses années, les autorités pénitentiaires ont permis à des ministres Témoins d’apporter une aide spirituelle en prison, même s’ils n’avaient pas officiellement le statut d’aumônier. Mais cela a changé en 1995, après qu’une commission parlementaire a rendu un rapport controversé fournissant une liste de sectes qualifiées de dangereuses, sur laquelle figuraient les Témoins de Jéhovah. Cette liste noire a fait plus que nuire à la réputation des Témoins. Elle a déclenché une vague de discrimination dont le système pénitentiaire s’est fait l’écho.
Bien que les rapports parlementaires n’aient pas force de loi, certaines régions pénitentiaires ont utilisé celui de 1995 pour limiter l’accès des ministres Témoins auprès de détenus qui demandaient une aide spirituelle. Un Témoin pouvait rendre visite à une personne détenue au même titre que n’importe quel citoyen en application du droit commun, mais pas en tant que ministre du culte. Il n’était plus autorisé à apporter une Bible ni aucune autre publication religieuse. Les visites se faisaient au parloir, ce qui n’était pas adapté à une discussion biblique. Un ministre Témoin a rapporté que cet endroit « était comparable à un hall de gare, avec beaucoup de bruit ». Certains établissements pénitentiaires exigeaient que les détenus soient soumis à une fouille intégrale après chacun de ces entretiens puisque leur visiteur n’était pas un aumônier agréé.
Pour bénéficier des mêmes droits que les autres ministres religieux, les Témoins de Jéhovah ont commencé à prétendre au statut d’aumônier auprès de l’administration pénitentiaire en 2003. Toutes les demandes d’agrément ont été catégoriquement rejetées. Les Témoins ont contesté ces refus arbitraires et discriminatoires auprès de l’autorité administrative supérieure, sans succès. La raison officielle invoquée par le ministère de la Justice français pour ne pas accorder le statut d’aumônier aux ministres Témoins était que les Témoins de Jéhovah ne figuraient pas sur la liste des religions autorisées à intervenir en détention. L’administration avait également exprimé son inquiétude sur le fait que délivrer l’agrément d’aumônier à un Témoin de Jéhovah pourrait inciter d’autres minorités religieuses à formuler de mêmes demandes. Après de vaines tentatives pour résoudre le problème directement avec le ministère de la Justice, les Témoins n’ont eu d’autre choix que de porter l’affaire devant les tribunaux.

L’administration refuse de mettre un terme à la discrimination

En 2006, les Témoins de Jéhovah ont entamé des poursuites judiciaires pour faire annuler les refus essuyés et obliger l’administration pénitentiaire à accorder le statut d’aumôniers des prisons aux ministres Témoins de Jéhovah. Tous les tribunaux administratifs et les cours administratives d’appel du pays ayant examiné ce type d’affaire ont déclaré que les refus de l’administration étaient illégaux. De plus, en 2010, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité a dénoncé la position de l’administration et a recommandé au ministère de la Justice de mettre un terme à la discrimination.
Le ministère de la Justice n’a pas seulement ignoré cette mise en garde et les décisions des tribunaux. Il a également saisi en cassation le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative de France.

Une décision historique en faveur des Témoins de Jéhovah

En 2013, le Conseil d’État a finalement examiné le cas des Témoins, en regroupant neuf affaires similaires. Dans sa décision du 16 octobre 2013, le Conseil d’État a rejeté le recours fait par le ministère de la Justice. Il a déclaré que pour respecter les droits d’un prisonnier, l’administration pénitentiaire « doit, dès que la demande en est formulée, agréer comme aumônier un nombre suffisant de ministres de ce culte, sous la seule réserve des exigences de sécurité et de bon ordre de l’établissement ». Par ailleurs, en faisant référence à la constitution française et à la Convention européenne des droits de l’homme, le Conseil d’État a rappelé que « la liberté d’opinion, de conscience et de religion des personnes détenues est garantie et que ces dernières peuvent exercer le culte de leur choix ». À la suite de cette décision, 105 aumôniers agréés ont été désignés en France, y compris dans les départements et territoires d’outre-mer. Les personnes détenues pouvaient désormais être visitées par des Témoins de Jéhovah afin de recevoir une aide spirituelle.
En janvier 2014, l’administration française a agréé un Témoin de Jéhovah, Jean-Marc Fourcault, aumônier national. Ce statut lui donne accès à toutes les prisons de France. M. Fourcault est également habilité à agir en qualité de représentant des Témoins de Jéhovah auprès de l’administration pénitentiaire. Il commente : « À partir d’aujourd’hui, et comme le faisaient déjà les représentants des autres religions autorisées, les aumôniers Témoins de Jéhovah pourront se réunir avec des détenus en privé, et dans des conditions dignes et appropriées, parfois même dans leur cellule. »
Cette décision constitue une importante victoire pour la liberté de culte en France. Elle confirme que les personnes détenues ont le droit de pratiquer la religion qu’elles souhaitent et d’être visitées par un ministre du culte de leur choix. Les Témoins de Jéhovah remercient la justice française d’avoir mis un terme à cette discrimination. Un pas de plus vient d’être franchi vers la reconnaissance des Témoins de Jéhovah en tant que religion en France.

Josué

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De la part de pslamiste.

Josué

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La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a convoqué ce jeudi 25 juin les aumôniers de prison des sept cultes présents dans les établissements français (catholique, protestant, musulman, juif, témoins de Jéhovah, orthodoxe et bouddhiste). Au centre des débats : l'amélioration du statut et la formation des aumôniers. Sujets d'autant plus d'actualité, en raison du rôle que les aumôniers musulmans jouent dans la lutte contre la radicalisation en prison.
http://www.rfi.fr/france/20150626-france-aumoniers-prison-reclament-plus-moyens/

Josué

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Nous sommes arrivés à concevoir nos nouveaux gilets pour notre ministère de la prison! Nous avons maintenant une petite salle de classe dans l'une des principales prisons ici à Lima au Pérou, que nous arrivons à utiliser deux fois par semaine comme un mini-Uni Hall. Pour certains d'entre nous, il est voyage de plus de 4 et ½ heures ronde sur un bus ces jours et la chaleur est le tueur! Mais les sourires sur nos visages, la joie dans nos cœurs, dépasse de loin tous les sacrifices que nous faisons! Quelle bénédiction de faire partie si ce travail, une partie de la fraternité internationale de Jéhovah! Jéhovah est bon.

Josué

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Une touche d'humour.

Josué

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jc21


Dans le tableau ci-dessus, j'ai vu qu'il y a 11 frères qui sont indemnisés. Ca veut dire qu'ils touchent un salaire ? Ou c'est juste un remboursement des frais de route par exemple ?

Josué

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jc21 a écrit:Dans le tableau ci-dessus, j'ai vu qu'il y a 11 frères qui sont indemnisés. Ca veut dire qu'ils touchent un salaire ? Ou c'est juste un remboursement des frais de route par exemple ?
Je ne sais pas. Crying or Very sad

Josué

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22 DÉCEMBRE 2016
ITALIE

Italie : Les responsables d’une prison aménagent une « Salle du Royaume » dans leur centre de détention

ROME. Par reconnaissance envers les Témoins de Jéhovah pour leurs activités d’utilité publique, les responsables d’une prison de Bollate, située à 15 km au nord de Milan, ont réservé à l’usage exclusif des Témoins une grande salle faisant office de « Salle du Royaume », ou lieu de culte.

Le directeur de la prison, M. Massimo Parisi, explique que la prison de Bollate a été construite dans le but de réinsérer les prisonniers dans la vie active : « Nous voulons vraiment que les prisonniers reprennent espoir. Et pour ce faire, nous utilisons des méthodes différentes. Nous considérons que la spiritualité est tout aussi importante. » Depuis 13 ans, les Témoins de Jéhovah ont l’autorisation de proposer aux prisonniers des cours bibliques gratuits. M. Parisi décrit les résultats observés : « Les Témoins coopèrent avec nous depuis des années et leur activité d’enseignement biblique a produit des changements positifs chez certains de nos prisonniers. [...] C’est pourquoi nous avons pensé qu’il serait bien de réserver un espace aux Témoins pour qu’ils puissent aider ces prisonniers à développer leur potentiel. » Ces derniers mois, à deux reprises, plus de 100 prisonniers ont assisté aux offices des Témoins.


Vue extérieure de la prison de Bollate.
Christian Di Blasio, porte-parole des Témoins de Jéhovah d’Italie, déclare : « Nous sommes heureux que les responsables de la prison de Bollate aient pris l’initiative de faciliter notre œuvre d’enseignement biblique en aménageant ce lieu de culte au sein même de la prison. Nous espérons continuer de collaborer avec eux pour aider les prisonniers à profiter de ce programme d’enseignement adapté à leurs besoins spirituels. »

https://www.jw.org/fr/actualites/actualites/par-region/italie/responsables-prison-bollate-amenagent-salle-du-royaume/

Mikael

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MODERATEUR
MODERATEUR
Les Italiens semblent avoir moins de préjugés sur cette question des aumôniers que les Français.

Josué

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Les nouveaux aumôniers doivent se former à la laïcité
Un nouveau décret exige désormais des aumôniers l’obtention d’un diplôme après une formation civique et civile. Les cultes saluent la décision mais regrettent un manque de discussion avec le ministère.
Qu’ils exercent dans les prisons, les hôpitaux ou les bataillons, tous les aumôniers devront désormais être formés à la laïcité. Un décret paru le 5 mai, rend obligatoire la possession d’un diplôme « sanctionnant une formation civique et civile agréée » pour les futurs aumôniers pénitentiaires, hospitaliers et militaires. Le texte concerne uniquement les « aumôniers rémunérés et nouvellement recrutés », qui devront donc être déjà diplômés lors de leur recrutement, ou s’engager à l’être dans les deux ans.

A LIRE : Vives inquiétudes des aumôniers chrétiens après un projet de décret de Matignon

Fruit d’une longue élaboration au ministère de l’Intérieur, ce décret « assure à des acteurs qui ont un rôle particulier le partage d’un socle commun de connaissances sur les valeurs et les principes de la République », explique-t-on au ministère. « On ne peut pas nier la nécessité d’un tel diplôme, surtout après les attentats de 2015 », ajoute un responsable qui a participé à sa rédaction aux côtés de Bernard Cazeneuve et de Manuel Valls, véritables instigateurs du projet. Une façon à peine dissimulée de désigner le véritable destinataire du texte : les aumôniers de prison de culte musulman, en première ligne pour lutter contre la radicalisation, selon le ministère. « Tous les acteurs de la prévention de la radicalisation doivent être associés, et l’aumônier pénitentiaire n’est pas un acteur anodin ».

les représentants musulmans ne s’opposent pas à ce décret

Une position critiquée par le pasteur Brice Deymié, aumônier national des prisons à la Fédération protestante de France : « il ne faut pas instrumentaliser l’aumônier, et la lutte contre la radicalisation n’est pas notre boulot ». Cependant, les représentants musulmans ne s’opposent pas à ce décret : « cela apportera un plus à nos aumôniers et sera bénéfique pour tout le monde », estime Hassan el-Alaoui Talibi, aumônier général musulman des prisons. « Les formations doivent se généraliser ».

Mais tous critiquent le manque de consultation des aumôniers par le ministère concernant ce projet : « il faut nous écouter, et d’abord parler de notre statut ! », s’exclame le pasteur Deymié. « On dirait que le ministère ne connaît pas la vie sur le terrain : nos besoins n’ont pas été entendus ». Un reproche partagé par le Père Jean-Marie Onfray, responsable du pôle Santé à la Conférence des Évêques de France : « on ne nous demande jamais notre avis », regrette-t-il.

Pourtant, en 2015, les discussions « avaient bien démarré », selon le pasteur Deymié, avec notamment un dialogue entre les différents cultes, mais le départ de Christiane Taubira, la ministre de la justice – dont dépendent les aumôniers pénitentiaires – et les changements de direction au bureau central des cultes ont rendu difficile cette collaboration. Une difficulté que le ministère de l’intérieur reconnaît à demi-mot.

Ces formations doivent comprendre 120 à 160 heures de cours

C’est donc une « occasion manquée », selon le pasteur, regrettant un moment qui aurait pu donner lieu à une « construction collective » avec les autres cultes. D’autant qu’il juge « très positif » le fait d’avoir une formation, et ne s’oppose donc pas à ce que l’État propose un tel décret : « cela fait d’ailleurs plusieurs années que nous avons un DU [Diplôme Universitaire] pour nos aumôniers, centré sur la pratique, mais il n’a pas été homologué », regrette-t-il.

En effet, pour être reconnus comme des « DU de laïcité », ces formations doivent comprendre 120 à 160 heures de cours sur le fait religieux, le fonctionnement des institutions françaises ou le dialogue interreligieux. Un nombre d’heures « trop élevé », selon le pasteur Deymié, qui demande « une cinquantaine d’heures » au maximum, ou un système d’équivalences qui permettrait de faire reconnaître des diplômes préexistants.

La question des équivalences est également au cœur des préoccupations des catholiques. « Tant qu’il n’y a pas les mesures d’application [qui devraient paraître la semaine prochaine dans un arrêté, NDLR], je dis à mes collègues de ne pas s’exciter, mais la question de la validation de nos formations nous inquiète quand même », reconnaît le Père Onfray. « Cela va compliquer la vie et le recrutement des aumôniers pénitentiaires », ajoute le Père Jean-François Penhouet, aumônier général catholique des prisons, secondé par Hassan el-Alaoui, son homologue musulman.

Inquiétude infondée, selon le ministère de l’intérieur. « L’usager ne doit pas être pénalisé », assure-t-on place Beauvau, et « nous allons trouver une solution avec des équivalences et des passerelles ». Seize « diplômes universitaires de laïcité » existent déjà en France, notamment à Strasbourg, Aix, Lyon et Montpellier. D’autres universités pourront faire homologuer leur diplôme si celui-ci respecte « des critères d’horaires et de contenus » ainsi que la charte d’homologation déjà existante.

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Les aumôniers en chiffres

Dans les prisons. Au 1er janvier 2015, selon le ministère de l’intérieur, les prisons françaises comptaient 1 628 intervenants d’aumônerie, dont 972 bénévoles. Le culte catholique est le plus représenté, avec 760 aumôniers. Viennent ensuite le culte protestant (377 intervenants) et le culte musulman (193 intervenants).

Dans les armées. 200 aumôniers catholiques servent sous les drapeaux, ainsi que 76 protestants, 35 musulmans et 30 israélites, dont la majorité exerce à temps partiel. 16 aumôniers sont déployés en permanence en opération extérieure.

Dans les hôpitaux. Aucun recensement n’est disponible mais tous les hôpitaux doivent disposer d’une équipe d’aumôniers pluri-confessionnelle. Le culte catholique dispose d’environ 1 200 aumôniers hospitaliers, selon la Conférence des évêques de France.

Héloïse Fayet
http://www.la-croix.com/Religion/Laicite/nouveaux-aumoniers-doivent-former-laicite-2017-05-09-1200845766

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