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Voile intégral

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1 Voile intégral le Ven 12 Nov - 11:20

Josué

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Administrateur
Rappel du premier message :

Le 7 octobre, le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution la loi soumise par le Parlement sur l'interdiction du port du niqab et de la burqa dans les espaces publics, tout en réaffirmant la liberté religieuse au sein des lieux de culte. Un flou qui risque de rendre l'application du texte délicate.


51 Re: Voile intégral le Mer 15 Jan - 18:26

chico.

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La dénomination « voile islamique » suggère explicitement que le port du voile est une prescription de la religion musulmane, alors que, d'une part, il ne semble pas s'imposer dans toutes les communautés musulmanes, et que, d'autre part, il a existé et il existe encore dans des communautés non musulmanes. Le voile féminin a une longue histoire qui date de plusieurs millénaires avant l’Islam.

La première preuve textuelle du port du voile vient de la Mésopotamie, où le culte de la déesse Ishtar était associé avec la prostitution sacrée. Ishtar est représentée voilée. Dans un hymne, l’Exaltation d’Inanna (nom sumérien donné à Ishtar), écrit vers 2300 avant J.C. par le grand prêtre du dieu de la Lune à Ur, cette déesse est appelée hiérodule (prostituée sacrée) d’An, An étant le plus ancien dieu des Sumériens.

Le premier document légal qui mentionne les prostituées sacrées, ou hiérodules, est le Code d’Hammourabi, qui date de 1730 av. J.-C. Le code mentionne les fonctionnaires du culte. À Sumer, la hiérodule à la tête des servantes du culte, est appelée l’épouse ou la sœur du dieu. Elle avait sa maison attitrée et elle était protégée contre les atteintes aux mœurs de la même manière que les femmes mariées, en se couvrant d'un voile. Par la prostitution sacrée, la puissance de la fertilité de la déesse est transférée au roi. Celui-ci était regardé en Mésopotamie comme garant de la fertilité du pays et de son peuple, et en général de la prospérité et du bien-être du royaume. Chaque année au nouvel an, le souverain était tenu « d’épouser » l’une des prêtresses d’Inanna, afin d’assurer la fertilité des terres et la fécondité des femelles.

(...)

Que dit le Coran sur le voile

"Que dit le Coran sur le voile ? Rien. Mais strictement rien. Nulle part, il n’est question de la tête de la femme. Le mot « cheveux » (sha’ar, شعر) n’y existe tout simplement pas. Dieu ne dit ni de les couvrir ni de les découvrir. Ce n’est pas Sa préoccupation principale, et Il ne fit pas descendre le Coran pour apprendre aux gens comment se vêtir. Le terme ash’âr, اشعار pluriel de sha’ar, n’y intervient qu’une seule fois (XVI : 80) pour désigner le poil de certains animaux domestiques. Rien, donc, dans le Coran, ne dit aux femmes explicitement de se couvrir les cheveux". Mohamed Talbi (*)

Rappelons ici que c’est le Calife Omar Ibn Al Khattab , autant misogyne qu'inculte, qui avait imposé le port du voile à toutes les femmes musulmanes de son époque et en avait interdit le port aux esclaves. Ce Calife « bien guidé » faisait fouetter toutes les esclaves qui "osaient" arborer le voile ou se "permettaient" de se couvrir la tête. En agissant ainsi, ce calife ne fait donc qu’imposer une tradition non seulement païenne mais, en plus, anté islamique : c’était celle des Assyriens, datant de 2.000 ans avant l’Islam ! Il nous rappelle le Mollah Omar, grand chef des Talibans afghans de triste réputation.

52 Re: Voile intégral le Ven 14 Mar - 9:01

Josué

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Administrateur
"Le voile, un fossile vivant des mondes anciens"
Bruno Nassim Aboudrar, professeur d'esthétique à Paris 3 - Sorbonne nouvelle, vient de sortir un ouvrage au titre interrogateur : Comment le voile est devenu musulman. L'occasion d'en découvrir le contenu avec cet universitaire spécialiste du regard, qui nous parle de l'évolution de cette pratique millénaire et de sa représentation dans les cultures chrétienne et islamique.
Si le voile n'est pas d'orgine musulmane comme le suggère votre titre, quelles sont ses origines ?

Elles sont antiques. Les Grecs et les Romains, hommes ou femmes, portent le voile comme une sorte de manteau, qui dans certaines circonstances, est ramené sur le visage. Il n'a pas de fonction religieuse. Le sacré est aussi absent des rares passages de l'Ancien Testament où le voile est mentionné. Lorsqu'il y figure, il s'agit soit d'un voile transparent, soit d'un voile qu'on enlève. Curieusement, ce n'est qu'au moment de la fondation du christianisme par saint Paul qu'il prend une dimension religieuse. Dans la première Epître aux Corinthiens, l'apôtre insiste pour que les femmes se voilent afin d'assister au culte. Comme raison à ce voilement, il fait référence à la hiérarchie voulue par Dieu : en haut, Dieu lui-même, Adam, puis Eve. L'idée, c'est que cet ordre naturel doit être marqué par le voile.

Le Coran ne dit-il rien sur le voile ?

Il n'en parle que trois fois. La première, il s'agit d'une sorte de portière ou de rideau : le voile doit séparer les visiteurs masculins des femmes du Prophète. A la limite, ce sont les hommes qui sont derrière un voile, les femmes au contraire sont libres dans leur maison. Il faut rappeler que les épouses du Prophète, « les mères des croyants », ont un statut et un rôle particulier. Dans un autre verset, il est recommandé aux femmes d'abaisser sur leur poitrine un voile en présence d'étranger. C'est une mesure de pudeur assez générale. La seule occurrence où il est demandé aux femmes de porter un voile sur la tête (et non sur le visage), c'est à la sourate 33, verset 59. Il s'agit d'une recommandation pour qu'elles soient distinguées et ainsi respectées. Ce n'est pas un conseil d'ordre religieux mais de la civilité.

Quelles conséquences ont ces origines chrétiennes sur la représentation actuelle du voile ?

Cela enlève la prétendue spécificité du voile musulman. De manière plus ou moins consciente, notre regard en Occident est habitué à des images de chrétiennes voilées : dans la peinture ou la sculpture, 90 Vierges sur 100 environ le sont et les saintes aussi - inversement, on reconnaît Marie-Madeleine, la courtisane, à ce qu'elle n'est pas voilée. Par conséquent, quand nous voyons des jeunes femmes musulmanes remettre le voile, à notre insu, nous interprétons cette image avec nos clés chrétiennes. En elles, nous voyons des bigotes, des femmes du Moyen Age, de fausses dévotes etc. Si ces musulmanes savaient qu'il y avait une sorte d'horizon chrétien dans notre regard, elles seraient les première surprises.

En quoi le voile est-il une figure de l'islam aniconique qui refuse les représentations matérielles du monde ?

Derrière la notion de voile, il y a la trace d'un ancien conflit de visibilité qui n'a pas été résolu. Deux grandes cultures du visible s'opposent. D'un côté, une culture hellénistique puis chrétienne qui considère la vue comme le plus élevé des sens. Quand Dieu choisit de se montrer dans le corps du Christ s'ouvre, pour le christianisme, la possibilité des images. Tout ce qui est de l'ordre du pouvoir de voir prend alors une énorme importance. Dans les cultures de l'islam, c'est le contraire qui se produit. Il est d'usage de se méfier du regard car il est le meilleur allié de la libido. Voir, c'est ouvrir la porte au désir. Or l'islam est une religion de tempérance. La culture arabo-musulmane repose sur des dispositifs pour éviter le regard : absence de fenêtres et de perspectives, Dieu invisible, roi caché, etc. Le voile sert à soustraire les femmes au visible, car elles sont sacrées et précieuses. Petit à petit, avec la colonisation, l'immigration et la photographie, ce régime de visibilité s'est effondré, l'islam n'ayant pas su ou voulu le défendre. Maintenant, il y a la télé, des images à foison. Dans ce nouvel ordre, le voile est brandi comme fossile vivant de ces mondes anciens. Le paradoxe, c'est qu'il est devenu entre temps un outil de visibilité : rien ne fait plus image dans nos sociétés occidentales aujourd'hui que ces femmes voilées.

L'épisode colonial est une période historique développée longuement dans votre livre. Quels rôles ont joué les colons français dans l'évolution de l'image du voile musulman ?

Quand les colons arrivent au Maghreb, le voile des femmes leur est insupportable. Ils voient en lui une résistance, quelque chose qui échappe à la domination du regard. Puis étant des hommes, ils ont envie de voir les femmes et celles-ci ne se montrent pas. A partir du XIXe, une véritable fixation sur ce voile a lieu, dont témoignent abondamment la littérature de l'époque coloniale et la peinture orientaliste. Certaines de ces toiles, où sont figurées des femmes nues et dévoilées, sont très satisfaisantes pour l'oeil mais sont racistes et méprisantes : c'est le fantasme que des femmes toujours voilées se montrent nues. Quand la photographie se répand, une autre tournure apparaît. Ce sont de vraies femmes, souvent des prostituées, qui sont obligées de se dénuder entièrement devant l'objectif. Des photographies pornographiques circulent de façon secrète. Plus grave, des cartes postales, où posent des femmes dévoilées souvent torse nu, se vendent librement dans le monde colonisé et disent définir l'Arabe normal. Une fois encore, c'est méprisant pour ces « indigènes » ou « autochtones » termes par lesquels ces populations sont désignées à l'époque.
http://www.lemondedesreligions.fr/entretiens/le-voile-un-fossile-vivant-des-mondes-anciens-07-03-2014-3774_111.php

53 Re: Voile intégral le Lun 21 Avr - 21:41

Josué

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Administrateur
Mission d’information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national

Mercredi 9 décembre 2009

Séance de 18 heures 15

Compte rendu n° 17

Présidence de M. André Gerin, Président

M. André Gerin, président. Nous accueillons aujourd’hui deux magistrats de la Cour de cassation afin qu’ils nous apportent leur expertise juridique sur les questions liées au port du voile intégral.

Je tiens à préciser, Monsieur Bertrand Louvel, Madame Cécile Petit, que nous n’avons pas pour objectif prédéterminé d’aboutir à une loi.

Nous souhaitons aborder principalement quatre sujets avec vous, qui fondent notre réflexion actuelle : la provocation au port du voile intégral, dont peuvent être auteurs, par exemple, certains prédicateurs extrémistes ; la contrainte au port du voile intégral, qui pourrait être pratiquée par les maris, la famille et même le « quartier » sur les femmes ou sur les enfants ; les possibilités d’identifier les personnes dans l’espace public, au moyen de contrôles d’identité ; les possibilités d’interdire de sortir masqué dans l’espace public.

M. Bertrand Louvel, président de chambre à la Cour de cassation. Votre mission porte d’abord, si j’ai bien compris, sur deux points : la pratique du port du voile intégral sur le territoire national – point qui s’inscrit dans un cadre juridique objectif puisqu’il concerne le droit de porter le voile intégral – et l’articulation de ce droit avec les principes de la République française et, en particulier, celui de la liberté et de la dignité des femmes : nous abordons là un domaine plus subjectif qui nous conduit notamment à envisager la question du droit de ne pas porter le voile intégral et donc la protection des femmes qui souhaiteraient ne pas le porter.

La liberté de se vêtir n’est évoquée par aucun de nos textes fondamentaux tant il apparaissait évident que cette liberté de se vêtir est un élément de la liberté tout court, laquelle consiste, selon la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, « à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Comme la Déclaration dispose également que « tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché », la cause semble entendue. On s’habille comme on veut, selon ses goûts, selon la mode que l’on choisit et selon ses convictions religieuses. La cause semble d’autant plus entendue que c’est sous l’Empire et au nom de la Déclaration de 1789, que le port du voile intégral, qui était une pratique courante en Algérie, alors portion du territoire national, a été, jusqu’en 1962, non seulement toléré mais protégé.

La Déclaration de 1789 permet une protection très forte du droit de se vêtir de la manière que l’on veut en France. L’annulation récente par le juge administratif d’un arrêté du maire d’une station balnéaire en est une nouvelle preuve : l’édile avait cru pouvoir interdire aux hommes de se promener en tenue de bain dans les rues de sa commune, estimant cette tenue contraire à la décence. La juridiction administrative a jugé qu’aucun motif suffisant ne fondait cette interdiction. Comme on le constate, le droit de se vêtir comme on veut est très fortement protégé dans notre environnement juridique.

Il est vrai que notre droit s’est internationalisé et que notre ordre juridique intérieur est désormais chapeauté par les textes européens, en particulier par la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne entrée en vigueur le 1er décembre dernier, qui apporte des précisions supplémentaires sur les droits élémentaires de la personne et les restrictions qu’ils peuvent encourir.

La liberté de se vêtir peut se rapporter à deux droits garantis par les textes internationaux : le droit au respect de la vie privée – qui n’est pas évoqué dans notre Déclaration interne –, et la liberté d’expression religieuse – qui est définie de façon très précise par les deux textes européens comme la liberté de manifester sa religion individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, les pratiques et l’accomplissement des rites.

La Convention de sauvegarde européenne comme la Charte des droits fondamentaux prévoient que des restrictions au respect de la vie privée ainsi qu’à la liberté religieuse peuvent être édictées pour répondre à des objectifs d’intérêt général, tels que la sûreté publique, la défense de l’ordre, la prévention des infractions pénales, la protection de la santé, ou encore pour répondre à la protection des droits et libertés d’autrui. Les restrictions apportées pour répondre à un tel objectif – très précisément défini – doivent être strictement proportionnées à ce que sa réalisation exige de mettre en œuvre.

Autrement dit, sous l’empire des textes européens, des arrêtés vestimentaires du type de ceux qui ont pu être pris en France au début du siècle dernier, à l’époque des querelles religieuses, contre le port de la soutane sont aujourd’hui impossibles. L’exemple le plus célèbre est l’arrêté du maire du Kremlin-Bicêtre qui, fustigeant le ridicule de la soutane, avait interdit le port du costume ecclésiastique dans sa commune.

La liberté de se vêtir est donc extrêmement forte : on ne peut y déroger que dans des conditions très restrictives.

Cela étant posé, la personne qui revêt un vêtement, quel qu’il soit, peut se trouver dans deux types de situation : dans sa vie privée ou hors de sa vie privée.

La vie privée est l’espace dans lequel une personne n’entre pas en relation juridique avec des tiers. Cela ne veut pas dire simplement chez elle. Une personne est dans sa vie privée aussi quand elle se promène dans la rue et ne demande rien à personne, quand elle s’arrête sur un banc public, quand elle achète son pain ou quand elle entre dans un bar. En l’absence de lien avec des tiers, les restrictions qui pourraient être apportées à la liberté de se vêtir pourraient difficilement répondre à l’un des objectifs d’intérêt général évoqués par les conventions applicables.

Quand une personne sort de sa vie privée, elle entre dans des situations de relations juridiques avec les tiers, soit avec l’autorité publique, soit avec des personnes privées dans le cadre, notamment, des relations contractuelles. C’est dans ce domaine que peuvent intervenir les impératifs de sûreté publique, de protection des droits des tiers ou d’hygiène.

Les exemples de restrictions vestimentaires justifiées par ce type d’impératifs ne manquent pas.

Considérons, tout d’abord, le domaine contractuel puisque l’une des restrictions repose sur la protection des droits des tiers.

Le droit du travail comporte une disposition qui est directement inspirée des règles de nécessité et de proportionnalité du droit européen : l’article 1121-1 du code du travail édicte que « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».

C’est sur le fondement de ce texte que la Chambre sociale de la Cour de cassation contrôle les restrictions apportées à la liberté vestimentaire qu’un employeur peut être amené à imposer à ses salariés : les restrictions doivent être justifiées par la nature des tâches à accomplir et proportionnées à l’objectif visé, notamment sur le plan de la sécurité.

La Chambre sociale a eu l’occasion de se prononcer sur la légitimité de l’interdiction du port d’un bermuda pour un homme – pour l’image de l’entreprise, cette tenue n’était pas souhaitable – et sur l’illégitimité de l’obligation du port d’une blouse blanche qui était sans intérêt pour l’emploi occupé. En revanche, elle n’a jamais eu, à ce jour, à se prononcer sur la question du port d’un voile religieux au cours de l’exécution de la prestation de travail, ce qui prouve la faible importance du contentieux sur ce point.

Dès lors que la restriction vestimentaire dans la relation de travail doit être liée à l’exécution de la tâche à accomplir, cela exclut toute considération eu égard à la nature ou à la symbolique du vêtement.

Toujours dans le domaine contractuel, des impératifs d’hygiène peuvent entraîner des restrictions vestimentaires. L’accès aux piscines est conditionné, par voie de règlement, au port de certaines tenues de bain. Les hôpitaux sont habilités à imposer aux personnes hospitalisées des tenues conformes aux nécessités sanitaires. Les personnes intervenant dans le traitement d’aliments doivent aussi se soumettre à certaines prescriptions vestimentaires. Tout cela est légitime.

La sûreté publique est une autre cause de dérogation à la liberté de se vêtir comme on l’entend. Des restrictions peuvent être envisagées, notamment à l’occasion des contrôles d’identité par la police judiciaire dans un cadre de recherche ou de prévention d’infractions : toute personne est tenue de permettre la vérification de son identité, ce qui suppose qu’elle se présente la tête découverte. Si elle ne le permet pas, des photographies doivent pouvoir être prises. Si elle s’y oppose, elle commet un délit, puni d’emprisonnement. Elle s’expose alors à être placée en garde à vue et donc à être contrainte de se dévoiler.

D’autres dérogations existent au droit de se vêtir comme on l’entend et ce, pour des motifs de sécurité. Depuis juin dernier, il est interdit de porter une cagoule à proximité des manifestations. Dans les aéroports, toute personne doit se soumettre aux vérifications de sécurité nécessaires, donc doit permettre le contrôle de son identité, donc doit se découvrir. Tout cela ne supporte pas de discussion.

La Cour de Strasbourg a été conduite à valider des contrôles d’identité aux abords des locaux diplomatiques à l’encontre de personnes qui avaient refusé de se dévoiler. Elle a aussi admis l’obligation faite aux détenus du port d’un costume pénitentiaire comme correspondant à un objectif de sûreté publique.

Parallèlement, la personne qui se présente devant une autorité publique pour y accomplir un acte impliquant la vérification de son identité, doit le faire tête découverte : par exemple, cérémonie du mariage, exercice du droit de vote ou encore prestation d’un serment. La Cour d’appel de Nancy a ainsi refusé à une jeune femme qui se présentait voilée devant elle de prêter le serment d’avocat. Le costume réglementaire d’avocat ne prévoit pas le port du voile.

La Cour de Strasbourg a légitimé l’interdiction du port de signes religieux dans les établissements scolaires, au nom du principe d’ordre public de la laïcité. La première Chambre civile de la Cour de cassation a également validé les interdictions du port du voile dans les établissements privés dans la mesure où elles sont contraires au projet éducatif de l’établissement. C’est aussi le respect du droit des tiers qui le justifie.

Voilà un ensemble de restrictions qui entre dans le cadre de ce qui est permis par les conventions internationales et qui ne paraît pas souffrir de discussions lorsqu’il s’agit de restreindre la liberté de porter le voile, en tout cas de se couvrir le visage.

Faut-il aller plus loin, notamment au nom du principe de dignité de la femme, souvent évoqué, qui conduirait à penser que le port du voile, et en particulier du voile intégral, exprimerait une situation intolérable de subordination de la femme à l’homme ? La difficulté de cette question est qu’elle repose sur un jugement culturel, qui dépasse d’ailleurs le jugement porté sur la dignité de la femme. L’homme qui approuve le port du voile par la femme voit également sa dignité mise en cause à travers ce raisonnement car celui qui l’exprime n’est pas loin de soutenir que le port du voile est lui-même indigne. Nous entrons là dans une démarche beaucoup plus délicate, en tout cas beaucoup moins juridique car nous nous adressons à des hommes et à des femmes qui soutiennent, exactement à l’inverse de cette thèse, que le port du voile par la femme est précisément destiné, selon leur culture, à protéger la dignité de celle-ci. Il y a là un débat culturel qui nous fait sortir du droit, mais à l’égard duquel le juriste ne peut qu’émettre des réserves très sérieuses.

En revanche, là où le juriste n’a plus de réserve sérieuse, c’est lorsqu’il s’agit d’utiliser les lois existantes pour protéger les femmes qui ne souhaitent pas ou qui ne souhaitent plus se livrer à cette pratique parce qu’elles ne veulent plus se soumettre à ce type de culture. Dans ce cas, on peut demander à l’État d’engager toutes les ressources de son système juridique pour assurer la protection de ce qu’il faut bien appeler, quand on considère le problème sous cet angle, des victimes.

Nos lois permettent-elles d’assurer efficacement la protection des femmes qui veulent échapper à ce statut ? Globalement oui.

La contrainte de porter un vêtement est déjà en soi une violence psychique pénalement sanctionnée, indépendamment même des violences physiques ou des menaces qui peuvent l’accompagner. Toutes ces voies de fait sont susceptibles de poursuites pénales et la loi prévoit, en outre, une circonstance aggravante lorsqu’elles sont le fait du mari.

L’examen de la jurisprudence montre que les juges appuient fortement ce type de poursuites. À Lyon, un jeune Français de vingt ans, qui avait frappé sa sœur de quatorze ans au motif qu’elle refusait de porter le voile islamique, avait été condamné à quatre mois d’emprisonnement avec sursis en première instance. La Cour d’appel a élevé sa peine à neuf mois d’emprisonnement ferme. La jurisprudence n’est pas laxiste à l’égard de ce type de comportement.

S’agissant non plus des violences individuelles mais des appels communautaristes qui pourraient être lancés pour contraindre les femmes au port du voile intégral, nous avons, là aussi, un dispositif textuel : l’article 24 de la loi de 1881, qui sanctionne les appels à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison du sexe, permet de les réprimer.

De la même manière, sur le plan civil, l’examen de la jurisprudence – la Cour de cassation centralise maintenant l’ensemble des arrêts rendus par les cours d’appel de France et a la possibilité, grâce à un moteur de recherche efficace, de balayer tous les jugements intervenus dans tel ou tel domaine – permet de vérifier que les juges protègent, d’ores et déjà, les femmes et les jeunes filles qui refusent le port du voile contre des maris ou des pères qui veulent les y contraindre. Ceci est considéré comme un motif de divorce ou de retrait du droit de garde ou du droit de visite.

Le dispositif législatif est en place, prêt à être appliqué pour peu que l’État veuille bien armer l’action publique de toute l’énergie nécessaire.

Si, malgré tout, vous souhaitez, pour des raisons de principe, prononcer une sanction contre le port du voile intégral sur l’espace public, en dépit de l’encadrement juridique existant, il faudrait veiller à ce que la peine encourue soit proportionnée, comme le prévoit la Déclaration des droits de l’homme. Pour sanctionner la personne cagoulée à proximité d’une manifestation, ce qui constitue une contravention de la cinquième classe, l’autorité réglementaire a prévu une simple peine d’amende de 1 500 euros. Or, un tel comportement comporte plus de risque pour l’ordre public que celui d’une femme voilée qui marche paisiblement dans la rue. Donc, si une sanction devait être envisagée, elle ne pourrait être que d’un niveau inférieur, ce qui exclut toute intervention législative.

54 Re: Voile intégral le Mar 13 Mai - 8:44

Josué

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Administrateur
Quand les Iraniennes tombent le voile
Le Point.fr - Publié le 12/05/2014 à 11:02
Des dizaines de jeunes femmes ont bravé l'interdit en postant sur Facebook des selfies sans le voile islamique obligatoire. Un geste sans précédent.
C'est un véritable tabou que viennent de briser des Iraniennes sur Facebook. Au sein de la page Moments furtifs de liberté des femmes iraniennes, des dizaines d'entre elles ont posté des photos dévêtues du foulard islamique obligatoire. Un geste sans précédent depuis trente ans, toute femme en Iran étant obligée de porter le voile depuis la révolution islamique de 1979. Ainsi, toute personne bravant l'interdit se fera arrêter manu militari et écopera de peines allant d'amendes à l'incarcération en passant par les coups de fouet.

"Ma mère ne portait pas le voile jusqu'au début des années 1980, lorsqu'elle a été menacée par un membre des bassidjis (miliciens islamiques pro-gouvernementaux, NDLR). Il l'a menacée avec une arme", raconte une jeune Iranienne sur la page Facebook révélée par le blog Persian Letters de la journaliste iranienne Golnaz Esfandiari. Pour montrer leur désaccord avec cet abus de pouvoir, sans pour autant risquer leur vie, nombre d'Iraniennes étant nées après la révolution ne portent le voile qu'à moitié.

"Madame, n'avez-vous pas honte ?"

© Facebook/Anargol
Foulard tombant, laissant sans peine dépasser leurs mèches rebelles, maquillage à outrance et manteau serré à souhait, les jeunes femmes défient à leur manière les autorités islamiques. "Ma soeur, remets ton foulard" ou "Madame, n'avez-vous pas honte ?", ressasse chaque début d'été la police des moeurs à ses courageuses compatriotes. Une remontrance, arrestation temporaire et amende plus tard, le jeu du chat et de la souris peut recommencer.
Mais voilà qu'au temps des réseaux sociaux la contestation change de forme...et de dimension. À l'heure des "selfies", la journaliste iranienne Masih Alinejad, exilée au Royaume-Uni, a demandé début mai aux Iraniennes de lui envoyer leurs "moments privés de liberté". "Quand j'étais en Iran, j'avais pour habitude de retirer mon foulard lorsque j'étais isolée dans un champ ou dans un endroit privé, et je me demandais combien d'Iraniennes en faisaient autant. Apparemment beaucoup", explique-t-elle sur Facebook.

"Le droit de choisir"

© https://www.facebook.com/StealthyFreedom
Lancée le 3 mai dernier, la page a, depuis, recueilli des dizaines de photos et plus de 126 000 "likes", en dépit de la censure gouvernementale entravant l'accès à Facebook. Très vite, le hashtag #mystealthyfreedom (ma liberté furtive) s'est répandu sur la Toile. En voiture en plein Téhéran, au sommet du mont Tochal qui surplombe la capitale, sur le lac Orumieh (nord-ouest) ou au bord de la mer Caspienne, les témoignages illustrés affluent. "Je veux simplement avoir le droit de CHOISIR !" explique l'une d'entre elles posant fièrement sur le sable. "Peut-être même aurais-je choisi de porter un foulard si j'avais la possibilité de choisir. Mais cela me fait tellement mal lorsque les autres choisissent pour moi", souligne-t-elle, exhortant les internautes à ne pas la citer.
"Le tiers monde, c'est quand le rêve le plus cher d'une femme est de sentir le souffle du vent dans ses cheveux", écrivent trois autres femmes, tout sourire, en faisant la ola avec leur hijab, dans la ville côtière de Babolsar. "Aujourd'hui, ce n'est pas la tempête qui a troublé la mer, c'est ma liberté", se réjouit une autre. Si certaines femmes s'affichent à l'abri des regards indiscrets, d'autres n'hésitent pas à braver l'interdit en pleine ville, au coeur de la place Nakhsheh-Jahan d'Ispahan ou devant les pancartes appelant les "soeurs" à respecter scrupuleusement le port du voile. Un geste des plus osé, la redoutable cyberpolice iranienne étant tout à fait capable de retrouver leur trace.

Succès de l'opération

"Les autorités se sont-elles jamais demandé pourquoi les femmes enlevaient leurs foulards devant ces signes ?" demande, non sans malice, une jeune femme pointant du doigt l'interdit devant le complexe sportif de Yas, dans la capitale iranienne. La rébellion a même gagné l'université, pourtant strictement contrôlée par les autorités. "Cette photo est en fait trop furtive", glisse une étudiante qui a osé tomber le foulard en plein campus. "Ils pourraient m'expulser de l'université pour cela."

© https://www.facebook.com/StealthyFreedom
Signe du succès de l'opération, la journaliste Masih Alinejad est depuis mercredi la cible de campagnes de dénigrement orchestrées par les autorités iraniennes. Ainsi, le site ultraconservateur Farsnews n'a pas hésité à qualifier la frondeuse d'"anti-révolutionnaire". Pourtant, la fondatrice évoque uniquement une opération "apolitique" ayant pour but de refléter les "restrictions sociales" dont sont victimes les Iraniennes. Trop, sans doute, aux yeux des autorités islamiques. En réponse, celles-ci ont dépêché mercredi des "milliers" de miliciens bassidjis pour dénoncer le non-respect du code vestimentaire imposé aux femmes, dont ils tiennent le nouvel exécutif du "président modéré" Hassan Rohani pour responsable.
Société divisée

Pourtant, à en croire le blog Nouvelles d'Iran du Monde.fr, il s'agissait plutôt d'un "groupe" de bassidjis scandant : "Homme ! où est passée ta dignité ? Où est passé le hijab de ta femme ?" ou encore "Mort à celles qui n'ont pas de hijab !" Des slogans d'un autre temps qui pourraient prêter à sourire s'ils ne gardaient pas un certain impact dans certaines couches traditionnelles de la société iranienne.

© Zuma Press / Maxppp
Les trois quarts des Iraniens ayant vécu sous la République islamique (70 % des Iraniens ont moins de 40 ans, NDLR), et donc avec le port du voile, beaucoup de femmes en Iran revêtent systématiquement le foulard islamique, y compris à domicile, face à un homme n'appartenant pas à leur famille proche. "Bien plus que la religion, j'ai été élevée comme ça... et ne serais pas à l'aise autrement", explique, gênée, Manijeh, quadragénaire vivant à Karaj, en banlieue de Téhéran. D'autre part, le nombre de femmes portant le tchador, le voile noir intégral laissant uniquement transparaître le visage, reste élevé dans le pays, en tant que symbole de la religiosité imprimée par la République islamique, mais aussi de protection contre les avances de certains compatriotes insistants.
Regard pesant des hommes

Quant aux femmes plus "modernes", faute de pouvoir s'affranchir du hijab, elles l'ont intégré à leur panoplie de mode. Certains créateurs l'ont compris et n'hésitent plus à lancer des collections "fashion" où le voile tient une place prépondérante. "Le foulard n'est plus un souci pour nous, souligne Rozita, Téhéranaise de 27 ans. "Bien sûr, on préférerait ne pas avoir à le porter. Mais on a toujours vécu avec depuis l'adolescence. Petites, on demandait à nos mères de nous laisser le revêtir pour leur ressembler", ajoute l'Iranienne, qui porte un voile blanc cassé rayé de marron se mariant à ravir avec son poncho indien.

© https://www.facebook.com/StealthyFreedom
De la même manière, une rebelle de la campagne Furtifs moments de liberté relativise l'importance de la question du voile en Iran. "Je veux dire que la liberté de la femme n'est plus si furtive", explique-t-elle, accroupie dans un champ, en faisant admirer sa queue de cheval. "Assises dans la voiture, nous ne portons plus de foulard (...), et lorsque nous nous trouvons dans des lieux publics, nous portons simplement sur nos têtes un morceau de tissu, qui ne couvre pas réellement nos cheveux. Et tous ces gens (les autorités) ne peuvent simplement venir et nous dire Ok, on va rendre le foulard optionnel, car l'obligation du port du voile est la seule chose qui n'a pas changé depuis leur révolution islamique."
"Assez parlé de foulard ! Nous avons quand même d'autres problèmes ! Notre condition sociale et économique. Le gouvernement et les Iraniens eux-mêmes", s'insurge Hoda, jeune et jolie ingénieur iranienne qui a préféré quitter le pays. Car, comme le rappelle une compatriote posant sans voile dans les montagnes désertiques d'Ispahan, "le regard" de certains hommes envers les femmes est souvent bien pire que celui de la police des moeurs.

55 Re: Voile intégral le Mar 1 Juil - 11:29

Josué

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La Cour européenne des droits de l'homme valide mardi 1er juillet l'interdiction du voile islamique intégral en France, que contestait une jeune Française portant la burqa et le niqab.

Une femme portant le niqab à Roubaix (Nord), le 9 jenvier 2014. 
Une femme portant le niqab à Roubaix (Nord), le 9 jenvier 2014. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
Par Francetv info avec Reuters
Mis à jour le 01/07/2014 | 11:23 , publié le 01/07/2014 | 11:10

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) valide mardi 1er juillet l'interdiction du voile islamique intégral en France, que contestait une jeune Française portant la burqa et le niqab.

La jeune femme, avait saisi la Cour à propos de la loi votée fin 2010 qui stipule que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage", sous peine de 150 euros d'amende et/ou d'un stage de citoyenneté.

L'arrêt de la CEDH intervient quelques jours après la confirmation par la Cour de cassation française du licenciement pour faute grave d'une salariée voilée de la crèche Baby-Loup, qui envisage elle aussi de se pourvoir à Strasbourg.
http://www.francetvinfo.fr/societe/la-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-valide-l-interdiction-du-voile-islamique-integral-en-france_636425.html#xtor=EPR-51-[la-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-valide-l-interdiction-du-voile-islamique-integral-en-france_636425]-20140701-[titre]

56 Re: Voile intégral le Mar 1 Juil - 15:27

samuel

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Violences Trappes : le mari de la femme au niqab condamné en appel à trois mois de prison avec sursis

Le jeune homme s'était opposé au contrôle d'identité de sa compagne. Une altercation avec la police qui avait entraîné plusieurs nuits de violences.


Michaël Khiri lors de sa comparution au tribunal de Versailles en première instance, le 20 septembre 2013. (MARTIN BUREAU / AFP)
Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 01/07/2014 | 15:06 , publié le 01/07/2014 | 14:41


Le mari de la femme au niqab a été condamné en appel à trois mois de prison avec sursis par la cour d'appel de Versailles (Yvelines). Le jeune homme était poursuivi pour s'être violemment opposé, le 18 juillet 2013 à Trappes (Yvelines), au contrôle d'identité de sa femme, qui contrevenait à la loi interdisant le port du voile intégral. Cet incident avait provoqué plusieurs nuits de violences dans la ville.

Cette condamnation, assortie d'une amende de 1 000 euros, est conforme aux réquisitions du parquet. Elle intervient quelques heures après un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg jugeant "légitime" l'interdiction du voile intégral en France.

En première instance, le jeune homme, converti à l'islam à 16 ans, avait comparu devant le tribunal correctionnel de Versailles pour "rébellion" et "outrage" envers trois policiers, tous parties civiles, et "violences sans ITT" sur l'un d'eux. Il avait été condamné à trois mois de prison avec sursis. Michaël Khiri avait fait appel.

57 Re: Voile intégral le Mer 2 Juil - 14:17

Josué

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58 Re: Voile intégral le Mer 9 Juil - 16:26

samuel

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Dans la petite commune de 5 000 habitants, la polémique enfle. Deux femmes n'ont pas eu le droit d'accéder à Wissous Plage, ce week-end, car elles portaient un voile islamique, rapporte Le Parisien, mardi 8 juillet. Le règlement intérieur de cette plage éphémère, installée pour l'été dans cette commune de l'Essonne, interdit en effet l'accès à ses installations aux personnes portant des signes religieux, comme le signale sur Twitter une journaliste, photo à l'appui.


Patrick Kitsais, le directeur du cabinet du maire, a détaillé à Europe 1 la raison pour laquelle ces deux femmes ont été refoulées : "Elles portaient un hijab, un voile qui couvrait leurs cheveux et leurs oreilles, sans recouvrir leurs visages." "Le maire était sur place, et il a donc refusé l'accès à ces personnes", a-t-il ajouté.

59 Re: Voile intégral le Dim 10 Aoû - 13:56

samuel

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Le voile islamique et le « vivre-ensemble »

Publié le 3 juillet 2014 dans CaricaturesDroit et justice

La Cour européenne des droits de l’homme s’est refusée mardi 1er juillet à condamner la France à la demande d’une femme qui porte le voile islamique.

Par Roseline Letteron

L’arrêt de Grande Chambre S.A.S. c. France, rendu le 1er juillet 2014par la Cour européenne des droits de l’homme était très attendu. Il porte sur la conformité à la Convention européenne des droits de l’homme de la loi du 11 octobre 2010, dont l’article premier est bien connu : « Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ». Rappelons que cette requête était l’ultime recours des opposants à ce texte, le Conseil constitutionnel l’ayant déjà déclaré conforme à la Constitution dans une décision du 7 octobre 2010.
La requête est un échec : la Cour européenne déclare la loi française conforme à la Convention, et son analyse se caractérise par une très grande fermeté.
Observons d’emblée que la requête présente un certain nombre de caractéristiques très particulières.
La « victime potentielle »
La première de ces caractéristiques est que la requête vise à ce que la Cour statue in abstracto sur la loi, c’est-à-dire en dehors de tout litige. La requérante, qui se déclare musulmane pratiquante, déclare porter la burqa et le niqab afin d’être en accord avec ses convictions personnelles. Elle ajoute qu’elle ne porte pas ces tenues de manière systématique, mais qu’elle désire les porter quand elle le souhaite, y compris dans l’espace public. Elle introduit donc un recours directement contre la loi, alors même qu’elle n’a subi aucune condamnation  et n’a même pas été verbalisée sur le fondement de ce texte.
Elle se réfère ainsi à la jurisprudence de la Cour qui admet la recevabilité de recours des « victimes potentielles » contre des textes qui les concernent directement. Dans les affaires Dudgeon c. Royaume Uni du 22 octobre 2001 et Modinos c. Chypre du 22 avril 1993, la Cour avait ainsi admis la requête d’homosexuels contre des lois prévoyant des sanctions pénales pour des actes sexuels entre personnes de même sexe, alors même que ces textes n’étaient pratiquement pas appliqués. La loi plaçait en effet ces personnes dans une situation très difficile : soit elles changeaient de comportement, soit elles risquaient de subir directement les effets de la législation. La requérante, elle aussi, a le choix entre retirer son voile dans l’espace public ou encourir une condamnation pénale. Sur ce point, et c’est peut être le seul, la Cour donne raison à SAS et admet en conséquence la recevabilité de son recours.
Anonymat de la requérante
Observons, et c’est la seconde particularité de la décision, que la requérante a choisi de conserver l’anonymat devant la Cour où elle n’est mentionnée que par des initiales, procédure autorisée par l’article 47 § 3 du règlement de la Cour. L’impression est évidemment fâcheuse, donnant l’impression que cette femme dépourvue de visage dans l’espace public est aussi dépourvue d’identité. Ce choix présente ainsi la requérante comme un être désincarné, la simple expression d’une revendication.
Un lobbying anglo-saxon
Ceci nous conduit à la troisième particularité de cette requête, qui s’inscrit dans une offensive plus générale dirigée contre la loi de 2010. Edwige Belliard, qui défendait la France devant la Cour, mentionne ainsi qu’avant ce recours, trois autres, rédigés par le même avocat britannique et reprenant exactement les mêmes arguments juridiques dans une formulation identique, ont été considérés comme irrecevables. Alors que notre pays compte plusieurs millions de musulmans, on observe donc que la contestation de la loi a fait l’objet de seulement quatre requêtes, entièrement rédigées au Royaume Uni.
Dans la décision du 1er juillet 2014, on constate d’ailleurs que différentes ONG sont intervenues devant la Cour pour défendre le port du voile intégral. À l’appui de leur démonstration, des études « scientifiques », dont [url=http://par des chercheurs anglo-saxons/]« Unveiling the Truth« [/url], rédigée par des chercheurs anglo-saxons de  la Fondation Open Society, présidée par George Soros. Après avoir interviewé trente-deux femmes portant le voile intégral, ils déduisent qu’elles ne le portent pas sous la contrainte et condamnent évidemment la loi française. On note cependant que la Belgique est aussi intervenue à l’instance, cette fois pour soutenir une loi dont sa législation s’inspire.
Ces éléments contextuels ne sont pas inutiles pour comprendre la décision, ou plus exactement pour comprendre la fermeté de la Cour, confrontée à une opération de lobbying dont elle a sans doute perçu le danger. C’est la raison pour laquelle elle a soigneusement motivé sa décision, montrant que la loi française ne porte pas atteinte aux articles 8 (droit au respect de la vie privée), 9 (liberté de conscience) combinés avec l’article 14 de la Convention qui interdit toute forme de discrimination.
Primauté de l’article 9
La Cour reconnait que « l’apparence que l’on souhaite avoir dans l’espace public comme en privé relève de l’expression de la personnalité de chacun et donc de la vie privée ». Dans un arrêt [url=http://hudoc.echr.coe.int/sites/eng/Pages/search.aspx#%7B"sort":["kpdate Descending"],"docname":["Popa"],"documentcollectionid2":["CASELAW"],"itemid":["001-122439"]%7D]Popa c. Roumanie[/url] du 18 juin 2013, la Cour considère ainsi que le choix de la coiffure relève de la vie privée, comme celui des vêtements (CEDH, 22 octobre 1998, Kara c. Royaume Uni). Il n’est donc pas douteux que la loi française emporte une ingérence dans la vie privée des personnes, dès lors qu’elles ne sont pas entièrement libres du choix de leur tenue dans l’espace public.
Ceci étant, la Cour considère que l’ingérence dans la vie privée n’est, en l’espèce, que la conséquence d’une autre ingérence, celle dans la liberté de manifester sa religion. Pour la requérante, sa religion lui dicte de revêtir la burqa ou le niqab. Peu importe que cette pratique soit minoritaire chez les musulmans français, l’important est le sentiment de la requérante d’agir conformément aux préceptes de l’Islam.
La Cour examine donc la requête essentiellement au regard de la liberté religieuse, dont elle considère qu’elle s’étend au culte, à l’enseignement, aux pratiques et à l’accomplissement des rites (par exemple : CEDH, 23 février 2010, Ahmet Arslan et a. c. Turquie). La liberté religieuse n’est cependant pas absolue et la Cour reconnaît que les États peuvent définir certaines restrictions, dans le but notamment d’assurer un équilibre au sein de leur société entre les différentes religions. Encore faut-il que l’ingérence soit « prévue par la loi », qu’elle ait un « but légitime » et qu’elle soit « nécessaire dans une société démocratique » à la « sûreté publique ou la sécurité publique ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».
La condition fondée sur l’existence d’une loi est évidemment remplie. Personne ne conteste que la loi de 2010 a été votée dans des conditions régulières, et d’ailleurs avec une très large majorité, par le Parlement français.
But légitime et « Vivre-ensemble »
Le contrôle du « but légitime » permet à la Cour d’affirmer que la liberté religieuse n’a rien d’absolu. Elle peut céder devant les nécessités de la sécurité publique, en l’occurrence la nécessité d’identifier les individus afin de prévenir d’éventuelles atteintes aux personnes ou aux biens. Elle peut aussi céder devant le « respect du socle minimal des valeurs d’une société démocratique et ouverte », formule employée par le gouvernement français dans son mémoire en défense. Parmi ces valeurs, il mentionne l’égalité entre les hommes et les femmes, la dignité des personnes et le respect des exigences minimales de la vie en société.
C’est sur ce dernier élément que s’appuie la Cour pour apprécier la finalité poursuivie par le législateur. Et elle précise clairement que l’interdiction de se couvrir le visage « peut être considérée comme justifiée dans son principe, dans la seule mesure où elle vise à garantir les conditions du « vivre-ensemble ».
La « nécessité dans une société démocratique »
Il appartient donc à l’État d’être un « organisateur neutre et impartial de l’exercice des diverses religions ». Cette formulation peut sembler un peu surprenante, dans la mesure où la laïcité française repose plutôt sur l’idée que l’État est un régulateur, et non pas un organisateur, formule qui pourrait par exemple laisser entendre que les pouvoir publics doivent financer les cultes. Or le principe de laïcité « à la française » repose sur l’idée que les religions doivent être protégées dans l’espace privé et ne pas déborder dans l’espace public. Quoi qu’il en soit, ce choix terminologique n’a pas beaucoup de conséquences en l’espèce, dès lors que la Cour européenne reconnaît finalement le principe de laïcité.
Cette impartialité à l’égard des religions a pour objet d’assurer l’ordre public, la paix religieuse et la tolérance, toutes finalités également« nécessaires dans une société démocratique », et qui peuvent justifier que l’État soit contraint de limiter l’exercice de certaines libertés. Cette recherche d’un équilibre entre les droits fondamentaux est précisément l’un des éléments de la « société démocratique » qu’évoque la Convention européenne des droits de l’homme.
La Cour fait observer que cette recherche de l’équilibre appartient à l’État qui conserve une grande latitude dans ce domaine. Les juges européens considèrent qu’un État peut interdire le port de signes religieux aux enseignants. Dans l’affaire Kurtulmus c. Turquie du 24 juin 2006, la Cour déclare ainsi irrecevable, car manifestement infondée, une requête dirigée contre une loi interdisant le port du voile islamique dans les universités, au motif que le droit turc est libre d’imposer une obligation de neutralité aux fonctionnaires. Une solution identique est adoptée concernant cette fois les étudiantes, censées savoir, au moment où elles entrent à l’Université, que le droit turc y interdit le port du voile (CEDH, 10 novembre 2005, Leila Sahin c. Turquie).
D’une manière générale, la Cour rappelle qu’elle « se doit de faire preuve de réserve dans l’exercice de son contrôle (…) dès lors qu’il la conduit à évaluer un arbitrage effectué selon des modalités démocratiques au sein de la société en cause ». Agissant dans un but légitime que la Cour contrôle, chaque État est libre d’organiser librement les règles du « vivre-ensemble ». Le choix d’une société laïque implique certes quelques contraintes mais il constitue l’un des moyens d’assurer cet équilibre.
Cette décision va être largement commentée. Derrière l’analyse juridique, on peut se demander s’il ne s’agit pas aussi d’une mise en cause de la vision communautariste de la société civile, vision très répandue notamment au Royaume Uni. Pour les avocats britanniques de la requérante, la religion est un instrument de clivage qui doit affirmer un droit à la différence, y compris dans la vie publique. Pour la Cour européenne, il est tout aussi légitime de considérer que la religion doit demeurer un élément de la vie privée, afin d’assurer l’harmonie de la vie en société. Chaque État est libre de choisir son « vivre-ensemble », et c’est exactement ce qu’affirme la Cour européenne des droits de l’homme.

60 Re: Voile intégral le Mar 19 Aoû - 13:21

Josué

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Hier, Nadine Morano a créé la polémique en s'indignant sur Facebook d'avoir croisé une femme voilée à la plage. Aujourd'hui, l'eurodéputée "persiste et signe" et propose de créer un "observatoire du mépris de la culture française".


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Hier, une prise de position de Nadine Morano sur une femme voilée à la plage n’a pas manqué de créer la polémique. Sur Facebook, l’eurodéputée s’était indignée d’avoir à partager sa plage avec une femme portant le foulard.
Constatant le décalage entre cette tenue et le bikini de Brigitte Bardot qu'elle érige en symbole, Nadine Morano a estimé que l’accoutrement de cette dame était contraire à la culture française. Ce diagnostic personnel, hors de toutes considérations purement légales à l'égard de la laïcité, a provoqué l’ire de l’Observatoire national contre l’islamophobie qui a jugé ses déclarations "stigmatisantes".
Interrogée dans la matinée par Sud Radio et RMC sur ce tollé médiatique, non sans rappeler ses précédents en la matière, l’eurodéputée a déclaré : "Moi je dis qu’on devrait aussi créer un observatoire du mépris de la culture française. Parce que ça ferait pas de ma aussi de la mettre en comparaison". "C'est une régression que de voir une telle soumission des femmes" a-t-elle poursuivi pour justifier sa position.
De surcroît, Nadine Morano, selon ses termes, "persiste et signe" dans son analyse et invite les internautes sur Twitter à poursuivre le débat sur sa page Facebook.

61 Re: Voile intégral le Mer 12 Nov - 17:32

samuel

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La justice autorise une écolière à porter le voile
Mis à jour il y a 39 minutes
Une élève de St. Margrethen (SG) s'est vue autoriser le port du voile en classe mercredi par le tribunal administratif du canton de Saint-Gall.




La justice saint-galloise a autorisé une écolière à porter le voile. (Photo: Keystone Archives/photo d'illustration)
Les juges saint-gallois ont motivé leur décision en estimant que seule la paix religieuse pourrait justifier une interdiction du port du voile à l'école.
Tant qu'il s'agit de cas isolés d'élèves portant le voile à l'école, le tribunal ne voit pas de risque de mise en danger de la paix religieuse, a précisé le tribunal. Son jugement n'est pas encore entré en force. Un recours au Tribunal fédéral est possible.
Le tribunal administratif a donc accepté le recours de la famille de l'écolière qui s'opposait à la décision du département d'interdire à la jeune fille de porter le voile islamique en classe. Une interdiction du port du voile serait «actuellement excessive».
Règlement scolaire
L'élève âgée de 13 ans s'est présentée en 2013 à l'école primaire de St. Margrethen (SG) avec un voile islamique (hijab). Sur recommandation du ministre de l'instruction publique Stefan Kölliker (UDC), un nouveau règlement scolaire a été édicté: il interdit aux élèves de venir en classe la tête couverte.
Les parents de l'élève ont fait recours. Le département de Stefan Kölliker l'a rejeté. Les parents ont aussi déposé un recours auprès du tribunal administratif, avec le soutien du Conseil central islamique suisse (CCIS).
Suite à l'interdiction formulée par l'école de St. Margrethen, les parents ont refusé d'envoyer leur fille en classe à la rentrée scolaire. Accusés de violation des devoirs éducatifs et d'assistance, les parents ont été acquittés.
Liberté religieuse
Le tribunal de district a en effet estimé que la liberté religieuse justifiait l'attitude des parents. Avant de rendre son jugement, la Cour avait déjà autorisé l'écolière à porter le voile en classe jusqu'à ce qu'une décision finale tombe dans cette affaire.
Compte tenu de l'intérêt du public, le tribunal administratif a siégé exceptionnellement mardi et mercredi dans la grande salle du Tribunal cantonal. Les audiences du tribunal administratif ne sont généralement pas publiques.
Lundi, en réponse à une motion du groupe PDC-PEV, le gouvernement st-gallois s'est dit prêt à clarifier la loi en ce qui concerne le port du voile islamique à l'école. Mais il veut d'abord attendre une décision de portée générale du Tribunal fédéral.
Le jugement du TF concernant deux élèves albanaises à Bürglen (TG) n'avait pas de portée générale. Le TF avait toutefois conclu qu'une base légale est nécessaire pour une interdiction du port du voile à l'école. Un simple règlement scolaire ne suffit pas.
Motions
Les Jeunes UDC st-gallois ont déposé une motion au Parlement pour demander d'inscrire dans la constitution cantonale l'interdiction du port du voile à l'école. Dans le canton du Valais, l'UDC a annoncé en mars son intention de lancer une initiative visant à interdire tout couvre-chef à l'école, voile islamique compris.
Le Parlement argovien a rejeté en mars une motion du PDC visant une interdiction similaire. L'an dernier, le Grand Conseil fribourgeois n'a pas donné suite à un amendement de l'UDC lors de la révision de la loi sur la scolarité obligatoire. En 2010, les députés vaudois et le Parlement tessinois ont fait de même avec des motions de l'UDC.
En 1998 déjà, une affaire de voile à l'école avait occupé les autorités neuchâteloises. La commission scolaire de La Chaux-de-Fonds avait décidé de ne pas accepter le port du foulard islamique imposé par son père à une jeune fille fréquentant l'école primaire. Le gouvernement neuchâtelois avait alors désapprouvé la décision de la commission scolaire.



62 Re: Voile intégral le Jeu 13 Nov - 18:08

samuel

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Strasbourg valide la loi française anti-burqa, Genève craint une telle loi
Par Jean-François Mabut | Mis à jour à 16:21
Une telle interdiction en Suisse ne pourrait pas s’appliquer aux personnes, nombreuses à Genève, au bénéfice du statut diplomatique.
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) vient de valider la loi interdisant en France la burqa. Cette décision relance un projet similaire en Suisse. Une initiative est en préparation. Cette information tombe alors que la Commission genevoise sur la laïcité vient juste de remettre son rapport à Pierre Maudet. En janvier 2014, le ministre de la Sécurité avait demandé à un groupe de spécialistes du fait religieux d'interpréter l'article 3 de la Constitution genevoise adoptée en 2012.
Présidée par le journaliste Jean-Noël Cuénod, ancien correspondant de la Tribune de Genève à Paris, la Commission sur la laïcité adresse au Conseil d'Etat plusieurs recommandations (www.tdg.ch et Tribune de Genève du 12 novembre). Elle passe également en revue l'histoire, parfois mouvementée, mais aujourd'hui très largement pacifiée, des relations entre l'Etat et les églises, ou plutôt les communautés religieuses comme les qualifie la nouvelle Constitution. On y trouve les racines de la laïcité à la française qui ne sont pas les mêmes que la laïcité à la genevoise, même si les dates de séparation des églises et de l'Etat sont presque concomitantes: 1905 en France, 1907 à Genève.
Si la réponse du président de la Commission sur la laïcité est empreinte de prudence et de retenue à propos de l'interdiction du voile intégral, il salue au contraire sans restriction la décision du tribunal de Saint-Gall, qui autorise une élève à porter le voile en classe.
Sur le niqab, prudence et vigilance
«Présenter un visage masqué sur la voie publique heurte nos coutumes, répond d'emblée Jean-Noël Cuénod, citant le rapport de sa commission, une telle attitude porte atteinte aux liens sociaux les plus essentiels ainsi qu’au respect dû à son interlocuteur ; cela peut aussi entraîner un risque quant à la sécurité publique.»
«Ce dernier point n’est pas négligeable, le 6 février 2010, le bureau postal d’Athis-Mons près de Paris avait été attaqué par des malfaiteurs qui dissimulaient leurs armes et leur visage sous une burqa», souligne le journaliste qui partage son temps entre Genève et Paris.
Genève, ville internationale
Toutefois, poursuit-il, avant de partir bille en tête en faveur d’une interdiction, il est préférable de réfléchir à son application. Si l’interdiction par la France du port de la burqa ou du niqab (voile intégral) a été avalisée par la Cour européenne des droits de l’homme, il n’en demeure pas moins qu’elle pose de graves difficultés quant à son application. Ainsi, rappelle Jean-Noël Cuénod, en juillet 2013, le contrôle d’une jeune femme en niqab a provoqué trois jours d’émeutes à Trappes. Il ne faut pas oublier non plus, ajoute-t-il, que cette interdiction ne pourrait en aucun cas s’appliquer aux personnes, nombreuses à Genève, bénéficiant du statut diplomatique puisqu’elles ne relèvent pas du droit suisse.
Le président de la Commission genevoise sur la laïcité estime que «pour l’instant, interdire le voile intégral n’est pas d’actualité, les cas relevant de cette situation étant trop rares. Autant s’attaquer aux vrais problèmes qui nous assaillent actuellement, au lieu de perdre son énergie à légiférer sur des fantasmes. Toutefois, la situation peu changer et si le voile intégral devait se répandre en Suisse, alors il serait temps de réfléchir à une interdiction, à la condition de l’appliquer vraiment, sans se contenter de voter une loi qui ne serait qu’un effet d’annonce.»
Saint-Gall: sage décision de justice
Critique sur la loi anti-burqa, Jean-Noël Cuénod soutient en revanche la décision du tribunal saint-gallois qui autorise une élève à porter le voile en classe. Elle me paraît empreinte de sagesse. Le président de la Commission sur la laïcité indique que l’important se situe aussi dans cette autre partie de l’arrêt saint-gallois, à savoir qu’une interdiction du port du voile serait «actuellement excessive». Tout est dans cet adverbe « actuellement ».
«Les juges précisent bien, lit le journaliste, que tant qu'il s'agit de cas isolés d'élèves portant le voile à l'école, il n’y a pas de risque de mise en danger de la paix religieuse. Dès lors, on peut en déduire que si le port du voile devait se répandre et si cette extension mettait en péril la paix religieuse, alors les autorités de l’Etat seraient en devoir de légiférer.» Cependant, considère en conclusion Jean-Noël Cuénod, «il ne faudrait pas, à mon sens, interdire uniquement le voile islamique mais appliquer cette interdiction à tous les signes religieux ostensibles ou ostentatoires, afin de ne pas créer de discriminations».
(Tribune de Genéve.




63 Re: Voile intégral le Dim 21 Déc - 9:15

samuel

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Les Suisses ne veulent pas de la burqa
Mis à jour il y a 56 minutes
Une majorité des Suisses souhaite une interdiction du port de la burqa, selon un sondage.




Une majorité des Suisses se prononcent contre l'interdiction de la burqa (Photo: Keystone)
Sur 1019 personnes interrogées en Suisse, 62% voudraient bannir le port du voile intégral sur l'ensemble du territoire. En revanche, 32% s'y opposent et 6% ont répondu «ne sait pas».
Le résultat de cette enquête menée par l'Institut Léger a été publié par le SonntagsBlick. Le journal dominical alémanique ne livre aucun détail sur les questions spécifiquement posées ou la période durant laquelle les personnes ont été interrogées.
En revanche, l'hebdomadaire signale que l'interdiction est majoritaire dans tous les groupes d'âge et dans toutes les régions. Il souligne que dans une région plutôt ouverte au monde comme la Suisse romande, 60% des sondés se sont prononcés pour une interdiction.
Celle-ci est toutefois davantage souhaitée par les personnes plus âgées (67%) que par les plus jeunes (54%). Une interdiction de la burqa est particulièrement souhaitée parmi les sympathisants de l'UDC.
Déjà au Tessin
L'interdiction de la burqa a été introduite dans l'espace public au Tessin en septembre 2013. L'initiative qui la réclamait a été approuvée par 65,4% des votants. Les musulmanes peuvent toutefois continuer à porter burqa et niqab dans les lieux religieux.
L'Assemblée fédérale doit encore donner la garantie fédérale à la modification de la Constitution tessinoise. Le Conseil fédéral leur demande de l'accepter car, argumente-t-il, l'interdiction tessinoise de se dissimuler le visage dans l'espace public ne viole pas le droit fédéral.
(ats)

Articles en relation

64 Re: Voile intégral le Mar 23 Déc - 17:10

chico.

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En Arabie une femme occidentale a l'obligation de se voiler.
Les musulmans demande la tolérance mais c'est toujours à sens unique.

65 Re: Voile intégral le Mar 24 Fév - 16:44

Josué

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Le voile, un fossile vivant des mondes anciens"
propos recueillis par Alice Papin - publié le 07/03/2014

Bruno Nassim Aboudrar, professeur d'esthétique à Paris 3 - Sorbonne nouvelle, vient de sortir un ouvrage au titre interrogateur : Comment le voile est devenu musulman. L'occasion d'en découvrir le contenu avec cet universitaire spécialiste du regard, qui nous parle de l'évolution de cette pratique millénaire et de sa représentation dans les cultures chrSi le voile n'est pas d'orgine musulmane comme le suggère votre titre, quelles sont ses origines ?

Elles sont antiques. Les Grecs et les Romains, hommes ou femmes, portent le voile comme une sorte de manteau, qui dans certaines circonstances, est ramené sur le visage. Il n'a pas de fonction religieuse. Le sacré est aussi absent des rares passages de l'Ancien Testament où le voile est mentionné. Lorsqu'il y figure, il s'agit soit d'un voile transparent, soit d'un voile qu'on enlève. Curieusement, ce n'est qu'au moment de la fondation du christianisme par saint Paul qu'il prend une dimension religieuse. Dans la première Epître aux Corinthiens, l'apôtre insiste pour que les femmes se voilent afin d'assister au culte. Comme raison à ce voilement, il fait référence à la hiérarchie voulue par Dieu : en haut, Dieu lui-même, Adam, puis Eve. L'idée, c'est que cet ordre naturel doit être marqué par le voile.

Le Coran ne dit-il rien sur le voile ?

Il n'en parle que trois fois. La première, il s'agit d'une sorte de portière ou de rideau : le voile doit séparer les visiteurs masculins des femmes du Prophète. A la limite, ce sont les hommes qui sont derrière un voile, les femmes au contraire sont libres dans leur maison. Il faut rappeler que les épouses du Prophète, « les mères des croyants », ont un statut et un rôle particulier. Dans un autre verset, il est recommandé aux femmes d'abaisser sur leur poitrine un voile en présence d'étranger. C'est une mesure de pudeur assez générale. La seule occurrence où il est demandé aux femmes de porter un voile sur la tête (et non sur le visage), c'est à la sourate 33, verset 59. Il s'agit d'une recommandation pour qu'elles soient distinguées et ainsi respectées. Ce n'est pas un conseil d'ordre religieux mais de la civilité.

Quelles conséquences ont ces origines chrétiennes sur la représentation actuelle du voile ?

Cela enlève la prétendue spécificité du voile musulman. De manière plus ou moins consciente, notre regard en Occident est habitué à des images de chrétiennes voilées : dans la peinture ou la sculpture, 90 Vierges sur 100 environ le sont et les saintes aussi - inversement, on reconnaît Marie-Madeleine, la courtisane, à ce qu'elle n'est pas voilée. Par conséquent, quand nous voyons des jeunes femmes musulmanes remettre le voile, à notre insu, nous interprétons cette image avec nos clés chrétiennes. En elles, nous voyons des bigotes, des femmes du Moyen Age, de fausses dévotes etc. Si ces musulmanes savaient qu'il y avait une sorte d'horizon chrétien dans notre regard, elles seraient les première surprises.

En quoi le voile est-il une figure de l'islam aniconique qui refuse les représentations matérielles du monde ?

Derrière la notion de voile, il y a la trace d'un ancien conflit de visibilité qui n'a pas été résolu. Deux grandes cultures du visible s'opposent. D'un côté, une culture hellénistique puis chrétienne qui considère la vue comme le plus élevé des sens. Quand Dieu choisit de se montrer dans le corps du Christ s'ouvre, pour le christianisme, la possibilité des images. Tout ce qui est de l'ordre du pouvoir de voir prend alors une énorme importance. Dans les cultures de l'islam, c'est le contraire qui se produit. Il est d'usage de se méfier du regard car il est le meilleur allié de la libido. Voir, c'est ouvrir la porte au désir. Or l'islam est une religion de tempérance. La culture arabo-musulmane repose sur des dispositifs pour éviter le regard : absence de fenêtres et de perspectives, Dieu invisible, roi caché, etc. Le voile sert à soustraire les femmes au visible, car elles sont sacrées et précieuses. Petit à petit, avec la colonisation, l'immigration et la photographie, ce régime de visibilité s'est effondré, l'islam n'ayant pas su ou voulu le défendre. Maintenant, il y a la télé, des images à foison. Dans ce nouvel ordre, le voile est brandi comme fossile vivant de ces mondes anciens. Le paradoxe, c'est qu'il est devenu entre temps un outil de visibilité : rien ne fait plus image dans nos sociétés occidentales aujourd'hui que ces femmes voilées.

L'épisode colonial est une période historique développée longuement dans votre livre. Quels rôles ont joué les colons français dans l'évolution de l'image du voile musulman ?

Quand les colons arrivent au Maghreb, le voile des femmes leur est insupportable. Ils voient en lui une résistance, quelque chose qui échappe à la domination du regard. Puis étant des hommes, ils ont envie de voir les femmes et celles-ci ne se montrent pas. A partir du XIXe, une véritable fixation sur ce voile a lieu, dont témoignent abondamment la littérature de l'époque coloniale et la peinture orientaliste. Certaines de ces toiles, où sont figurées des femmes nues et dévoilées, sont très satisfaisantes pour l'oeil mais sont racistes et méprisantes : c'est le fantasme que des femmes toujours voilées se montrent nues. Quand la photographie se répand, une autre tournure apparaît. Ce sont de vraies femmes, souvent des prostituées, qui sont obligées de se dénuder entièrement devant l'objectif. Des photographies pornographiques circulent de façon secrète. Plus grave, des cartes postales, où posent des femmes dévoilées souvent torse nu, se vendent librement dans le monde colonisé et disent définir l'Arabe normal. Une fois encore, c'est méprisant pour ces « indigènes » ou « autochtones » termes par lesquels ces populations sont désignées à l'époque.
étienne et islamique.
http://www.lemondedesreligions.fr/entretiens/le-voile-un-fossile-vivant-des-mondes-anciens-07-03-2014-3774_111.php

66 Re: Voile intégral le Mar 22 Sep - 15:25

Josué

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Ces extraits d'un article qui se veut modéré nous explique la réalité du vêtement en terre d'islam et signifie bien que l'islam souhaite marquer ses frontières avec d'autres religions.

Ce qui explique également que le vêtement fait partie de la panoplie des armes passives de conquête de l'Europe. Alors oui, si vous lisez l'article, vous vous apercevrez également qu'il condamne le port ostentatoire de vêtements trop provoquant pour des habitants de pays étrangers à l'islam. De fait, il condamne le port du niqab et de la burqa même s'il ne le dit pas clairement mais affirme que si le milieux où un musulman vit est favorable au port d'un vêtement "licite", il peut le faire. Nous sommes bien dans la théorie de l"a trêve" en pays non musulman en attendant qu'il le devienne par le jeu du nombre. Ce qui explique pourquoi dans certaines banlieues de grandes villes française, le vêtement s'est islamisé.

Il est clair qu'une République laïque doit faire attention et ne pas négliger les tenues vestimentaires da,ns la sphère publique. L'islam joue sur tous les tableaux et avance tranquillement et ayant comme but ultime, l'application de la sharia, la loi islamique. Ne jamais perdre de vue que l'islam est avant tout un totalitarisme juridique et policier in fine ou les libertés individuelles sont abolies. Tout en islam est régenté y compris votre façon de manger et d'aller aux toilettes.

Gérard Brazon
http://www.gerard-brazon.com/pages/Le_vetement_islamique_comme_arme_passive_islamique-8357074.html

67 Re: Voile intégral le Mar 22 Sep - 17:47

samuel

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Un vrais phénomène de société car des femmes qui ne portaient pas le voile le porte maintenant.
Je me pose la question si elles ne subissent pas des pressions ?

68 Re: Voile intégral le Jeu 1 Oct - 14:14

Josué

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sept fois dans le Coran. Dans aucun cas il ne fait référence au vêtement féminin, pour lequel deux formules sont utilisées (khoumour et jalâbîb).

Le mot voile veut dire « rideau », il est devenu le symbole d'une séparation entre la femme et l'homme. En revanche, le mot hijab peut avoir le sens de «rideau » pour désigner l'isolement des épouses de Mahomet : « Et si vous leur demandez (aux femmes du prophète) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs »2. Mais il s'agirait plutot de distances et d'obstacles qui interdiraient les contactes directs des invités du propfète avec ses femmes. Cette séparation, d'abord réservée aux femmes de Mahomet, se serait ensuite postérieurement étendue aux femmes musulmanes en général.

Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête est abordé (indirectement) une seule fois dans le Coran :
Dans la sourate XXXIII, verset 59 :


« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de resserrer sur elles leurs voiles : c'est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées. - Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux ; traduction Denise Masson. »

Le mot traduit par « voile » ici et dans beaucoup de traductions est le mot arabe jalabibihenna (جَلَابِيبِهِنَّ), de jalâbib qui est le féminin pluriel de jilbab. Ce verset coranique constituerait donc davantage un appel à la bienséance et à la préservation sociale qu'une injonction vestimentaire spécifique.

Le mot jilbab signifirait ici plutot un drap qu'un quelconque habit, et permettrait de cacher l'identité donc couvrir ou découvrir le visage.Cacher l'identité des réfugiées de la Médine au début de leur refuge (la Hejra vers la Médine) diminuerait les offenses des originaux de la cité; mais aprés quand grandissait la force et le pouvoir des Musulmans à Médine il sagirait plutot de découvrir le visage voir l'identité pour diminuer les offenses. ( Charfi Zouheir, Dialogue avec l'Intégrisme religieux.page 26, 27)
Quant à la sourate XXIV, versets 30, 31, le mot "voile" n'y apparait pas :


« Dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe; de ne pas faire montre de leurs agréments, sauf ce qui en émerge, de rabattre leur fichu sur les échancrures de leur vètement..." (versets 31) ; traduction Jacques Berque. »

Le mot traduit par « fichu » ici est le mot arabe « khimar » qui peut signifier tout drap ou vétement que portait la femme, ou plus précisément un drap bien connu jusqu'a nos jours et qu'on appelle, en language tunisien par exemple, "fouta". Il s'agit d'un drap qui couvre la moitié inférieure du corps féminin. Quant au terme rendu ici par « échancrures », il s'agit du terme arabe « jouyoub », que d'autres traducteurs ont rendu par poitrines, gorges, seins, ou encore décolletés3. Le terme jouyoub est utilisé par le Coran au singulier jayb à propos de Moïse (27:12 ; 28:32) dans le sens de l'ouverture de la chemise. Donc on peut en déduire que le mot "échancrures" signifie les ouvertures de la chemise ou vètements féminins qui ouvriraient sur le sexe de la femme, bien que les mot vètements et chemise n'existent pas dans le verset susmentionné. Il serait plus correcte de parler des échancrures de la femme (comme c'est dit dans le Coran plus exactement) pour signifier les deux ouvertures du bassin, et il s'agirait alors de rabattre les habits, draps ou "fouta" sur les deux ouvertures du bassin féminin par le geste encore connu de nos jours (rabattre fort et reserrer des deux mains l'habit sur le sexe).

69 Re: Voile intégral le Ven 11 Déc - 9:27

Josué

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Pourquoi le voile les rend fous
ANNE GUION
CRÉÉ LE 10/12/2015 / MODIFIÉ LE 10/12/2015 À 16H14

Latifa Ibn Ziaten, chahutée lors d'une rencontre à l'Assemblée nationale le 8 décembre à cause de son
Cette semaine, deux petits événements ont montré encore une fois combien la question du voile islamique, censée être réglée depuis le vote de la loi de 2004 sur les signes religieux ostensibles et celle de 2010 sur le voile intégral, rend nerveux les Français.

Lundi 7 décembre, c’est la chronique « La femme voilée du métro » de Luc le Vaillant parue dans Libération qui a provoqué un déluge de commentaires sur les réseaux sociaux. Le texte, croquis des peurs liées à l’islam du journaliste, a provoqué un débat houleux au sein de la rédaction du quotidien sur ses présupposés islamophobes mais aussi sexistes, au point qu’un communiqué de la Société des Journalistes été publié dès le lendemain.

Mardi, c'est un incident lors des 6e rencontres de la laïcité organisées par le groupe socialiste de l’Assemblée qui a enflammé Twitter et Facebook. La mère d’Imad...

70 Re: Voile intégral le Mar 5 Avr - 17:17

Josué

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"Le voile, un fossile vivant des mondes anciens"
propos recueillis par Alice Papin - publié le 07/03/2014
[Archives] À l'heure où le voile islamique fait de nouveau débat, nous vous proposons de relire cette interview de Bruno Nassim Aboudrar, professeur d'esthétique à Paris 3 - Sorbonne nouvelle et auteur du livre Comment le voile est devenu musulman. Dans ce livre, cet universitaire spécialiste du regard évoque l'évolution de cette pratique millénaire et de sa représentation dans les cultures chrétienne et islamique.
"Le voile, un fossile vivant des mondes anciens"
Si le voile n'est pas d'orgine musulmane comme le suggère votre titre, quelles sont ses origines ?
Elles sont antiques. Les Grecs et les Romains, hommes ou femmes, portent le voile comme une sorte de manteau, qui dans certaines circonstances, est ramené sur le visage. Il n'a pas de fonction religieuse. Le sacré est aussi absent des rares passages de l'Ancien Testament où le voile est mentionné. Lorsqu'il y figure, il s'agit soit d'un voile transparent, soit d'un voile qu'on enlève. Curieusement, ce n'est qu'au moment de la fondation du christianisme par saint Paul qu'il prend une dimension religieuse. Dans la première Epître aux Corinthiens, l'apôtre insiste pour que les femmes se voilent afin d'assister au culte. Comme raison à ce voilement, il fait référence à la hiérarchie voulue par Dieu : en haut, Dieu lui-même, Adam, puis Eve. L'idée, c'est que cet ordre naturel doit être marqué par le voile.
Le Coran ne dit-il rien sur le voile ?
Il n'en parle que trois fois. La première, il s'agit d'une sorte de portière ou de rideau : le voile doit séparer les visiteurs masculins des femmes du Prophète. A la limite, ce sont les hommes qui sont derrière un voile, les femmes au contraire sont libres dans leur maison. Il faut rappeler que les épouses du Prophète, « les mères des croyants », ont un statut et un rôle particulier. Dans un autre verset, il est recommandé aux femmes d'abaisser sur leur poitrine un voile en présence d'étranger. C'est une mesure de pudeur assez générale. La seule occurrence où il est demandé aux femmes de porter un voile sur la tête (et non sur le visage), c'est à la sourate 33, verset 59. Il s'agit d'une recommandation pour qu'elles soient distinguées et ainsi respectées. Ce n'est pas un conseil d'ordre religieux mais de la civilité.
Quelles conséquences ont ces origines chrétiennes sur la représentation actuelle du voile ?
Cela enlève la prétendue spécificité du voile musulman. De manière plus ou moins consciente, notre regard en Occident est habitué à des images de chrétiennes voilées : dans la peinture ou la sculpture, 90 Vierges sur 100 environ le sont et les saintes aussi - inversement, on reconnaît Marie-Madeleine, la courtisane, à ce qu'elle n'est pas voilée. Par conséquent, quand nous voyons des jeunes femmes musulmanes remettre le voile, à notre insu, nous interprétons cette image avec nos clés chrétiennes. En elles, nous voyons des bigotes, des femmes du Moyen Age, de fausses dévotes etc. Si ces musulmanes savaient qu'il y avait une sorte d'horizon chrétien dans notre regard, elles seraient les première surprises.
En quoi le voile est-il une figure de l'islam aniconique qui refuse les représentations matérielles du monde ?
Derrière la notion de voile, il y a la trace d'un ancien conflit de visibilité qui n'a pas été résolu. Deux grandes cultures du visible s'opposent. D'un côté, une culture hellénistique puis chrétienne qui considère la vue comme le plus élevé des sens. Quand Dieu choisit de se montrer dans le corps du Christ s'ouvre, pour le christianisme, la possibilité des images. Tout ce qui est de l'ordre du pouvoir de voir prend alors une énorme importance. Dans les cultures de l'islam, c'est le contraire qui se produit. Il est d'usage de se méfier du regard car il est le meilleur allié de la libido. Voir, c'est ouvrir la porte au désir. Or l'islam est une religion de tempérance. La culture arabo-musulmane repose sur des dispositifs pour éviter le regard : absence de fenêtres et de perspectives, Dieu invisible, roi caché, etc. Le voile sert à soustraire les femmes au visible, car elles sont sacrées et précieuses. Petit à petit, avec la colonisation, l'immigration et la photographie, ce régime de visibilité s'est effondré, l'islam n'ayant pas su ou voulu le défendre. Maintenant, il y a la télé, des images à foison. Dans ce nouvel ordre, le voile est brandi comme fossile vivant de ces mondes anciens. Le paradoxe, c'est qu'il est devenu entre temps un outil de visibilité : rien ne fait plus image dans nos sociétés occidentales aujourd'hui que ces femmes voilées.
L'épisode colonial est une période historique développée longuement dans votre livre. Quels rôles ont joué les colons français dans l'évolution de l'image du voile musulman ?
Quand les colons arrivent au Maghreb, le voile des femmes leur est insupportable. Ils voient en lui une résistance, quelque chose qui échappe à la domination du regard. Puis étant des hommes, ils ont envie de voir les femmes et celles-ci ne se montrent pas. A partir du XIXe, une véritable fixation sur ce voile a lieu, dont témoignent abondamment la littérature de l'époque coloniale et la peinture orientaliste. Certaines de ces toiles, où sont figurées des femmes nues et dévoilées, sont très satisfaisantes pour l'oeil mais sont racistes et méprisantes : c'est le fantasme que des femmes toujours voilées se montrent nues. Quand la photographie se répand, une autre tournure apparaît. Ce sont de vraies femmes, souvent des prostituées, qui sont obligées de se dénuder entièrement devant l'objectif. Des photographies pornographiques circulent de façon secrète. Plus grave, des cartes postales, où posent des femmes dévoilées souvent torse nu, se vendent librement dans le monde colonisé et disent définir l'Arabe normal. Une fois encore, c'est méprisant pour ces « indigènes » ou « autochtones » termes par lesquels ces populations sont désignées à l'époque.
http://www.lemondedesreligions.fr/entretiens/le-voile-un-fossile-vivant-des-mondes-anciens-07-03-2014-3774_111.php

71 Re: Voile intégral le Mar 5 Avr - 18:37

chico.

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Par contre les hôtesses d'Air France doivent porter le voile sur la ligne avec l'Iran.

72 Re: Voile intégral le Lun 16 Mai - 19:51

Josué

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[size=150]Au Bourget, les représentants musulmans débattent du voile et de participation politique[/size]
LE MONDE | 15.05.2016de l’anti-système. »


Au 33e rassemblement annuel de l’UOIF. MARTIN BUREAU / AFP


En dépit d’un dispositif de sécurité renforcé autour de l’islamologue, des Femen ont perturbé, samedi 14 mai, la table ronde intitulée « L’islam politique existe-t-il ? » à laquelle participait Tariq Ramadan au Bourget, près de Paris. Otant soudain leurs abayas, les quatre femmes torse nu ont crié « Allah n’est pas un homme politique » lors du rassemblement annuel de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF).

Ce qui était évident, cette année, c’est que la politique était au cœur des préoccupations de beaucoup des orateurs invités par le mouvement organisateur de ce rassemblement musulman le plus fréquenté d’Europe, proche de la mouvance des Frères musulmans.

Les propos récents de Manuel Valls sur le voile comme instrument d’« asservissement de la femme » et ceux de Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, le comparant à l’esclavage font redouter à beaucoup que le voile et, à travers lui, les musulmans soient entraînés malgré eux au cœur de la prochaine campagne présidentielle. « Si certains voient dans le foulard un asservissement, nous, nous y voyons un choix strictement personnel et privé », a affirmé le président de l’UOIF, Amar Lasfar, pour qui cet attribut vestimentaire « n’est pas la frontière entre la bonne et la mauvaise musulmane ». Il a appelé à la défense de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, « libérale et généreuse », contre les « abus du politique » tels que l’interdiction du foulard à l’école.

        Lire aussi :   Islam et laïcité : le schisme de la gauche

Plaidoyers pour que les musulmans s’investissent en politique

Lors d’un débat intitulé « L’identité, nouvelle sauce politique », deux élus locaux ont incité les musulmans à s’investir davantage en politique, dans les débats et les mobilisations à portée générale. « Les musulmans prennent des coups, mais ils ne réagissent pas. Ils ne s’investissent pas en politique », a déploré Selimane Abderrahmane, adjoint au maire (divers droite) de Bobigny. « Pourquoi n’y a-t-il personne de chez nous dans les manifestations contre la loi travail ? Ne sommes-nous pas Français ? », a enchéri Abdelkarim Ramdane, écologiste, conseiller municipal de Strasbourg. La militante anti-contrôle au faciès et anti-islamophobie Sihame Assbague a déploré que « le renoncement à politiser les problèmes » soit un « fléau de la communauté musulmane » qui l’empêche de se mobiliser.

« Pas encore français », mais en passe de le devenir, Tariq Ramadan a regretté lui aussi que les Français musulmans ne se mobilisent « que quand ça concerne l’islam ». « C’est communautariste, ça ! », a-t-il critiqué en qualifiant « d’erreur » le fait « de se mettre en avant dans le champ politique uniquement en tant que musulman ». A ce propos, il a ironisé sur l’insistance mise, notamment en France, sur la religion du nouveau maire de Londres, Sadiq Khan : « Quand on se présente comme citoyen, on vous assigne comme musulman. »

Lire aussi :   Tariq Ramadan, le sphinx

La politique, via la montée des courants salafistes en France, qui prônent une lecture littéraliste des textes de l’islam et le refus, justement, de la participation politique, bouscule les théologiens. Deux d’entre eux, Tareq Oubrou, membre de l’UOIF et recteur de la mosquée de Bordeaux, et Mohamed Bajrafil, imam de la mosquée d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), ont débattu de ce que peut être un « islam français » à travers la notion, centrale, de charia et son adaptation au contexte européen. « L’islam a toujours su se marier avec les différentes ères et époques », a plaidé Mohamed Bajrafil, en regrettant qu’en islam, « le problème aujourd’hui est que l’intellectuel, celui qui réfléchit, est combattu par le glaive ».

Interrogé sur le fait de savoir pourquoi, bien souvent, des musulmans préfère demander des avis juridiques à l’étranger plutôt qu’à des autorités religieuses françaises, Tareq Oubrou a répondu : « C’est une pulsion exotique : on veut sortir d’un monde considéré comme une souillure. L’islam est devenu la religion de l’anti-système. »
de l’anti-système. »


73 Re: Voile intégral le Dim 21 Aoû - 8:59

chico.

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Allemagne. Vers une interdiction partielle de la burqa ?

Le ministre de l'Intérieur allemand Thomas de Maizière souhaite notamment interdire la burqa "au volant". Le ministre de l'Intérieur allemand Thomas de Maizière souhaite notamment interdire la burqa
L'Allemagne a fait un pas vendredi vers une interdiction partielle de la burqa en plein débat sur l'intégration des musulmans dans le pays depuis des attaques djihadistes en juillet et avant d'importantes échéances électorales.

Le débat sur le voile intégral en Allemagne intervient aussi en pleine controverse en France sur l'interdiction dans certaines communes du burkini, maillot de bain couvrant corps et cheveux des femmes à la manière d'une combinaison de plongée.

Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière a insisté lors d'une conférence de presse sur le fait que limiter le port de la burqa et du niqab n'était « pas une question de sécurité mais une question d'intégration » alors que son pays a accueilli en 2015 plus d'un million de migrants, majoritairement des musulmans venus de Syrie, d'Irak ou d'Afghanistan.

Le ministre, jugeant que « la burqa n'est pas compatible avec notre pays ouvert sur le monde », a prôné son interdiction « au volant, lors de procédures administratives, au service de l'état civil, dans les écoles et les universités, dans le service public, devant les tribunaux ».

Mais il n'a donné aucun calendrier de mise en œuvre car si l'idée est soutenue dans les rangs conservateurs, elle n'a pas l'adhésion des sociaux-démocrates du SPD, alliés au sein du gouvernement à la CDU d'Angela Merkel et M. de Maizière.

D'ailleurs, M. de Maizière a présenté l'initiative dans le cadre d'une « déclaration de Berlin » de ministres de l'Intérieur conservateurs des Länder allemands traitant de la sécurité et l'intégration des migrants après les deux attaques en juillet revendiquées par le groupe État islamique et commises par des demandeurs d'asile.

Le mauvais exemple français

Il a par ailleurs admis que le port du vol intégral « n'était pas un gros problème en Allemagne » mais que son interdiction partielle était « une mesure préventive ».

Cette « Déclaration de Berlin » recoupe des mesures déjà présentées le 11 août par le ministre, comme la déchéance de nationalité pour les combattants djihadistes à l'étranger, l'expulsion accélérée de migrants coupables de crimes et la promesse de moyens humains et techniques supplémentaires pour la police et le renseignement.

Si le voile intégral a été interdit dans plusieurs pays européens et fait l'objet de réflexion dans de nombreux autres, du côté des opposants allemands à l'interdiction, on relève volontiers l'échec de la mesure en France.

« En France, la burqa est interdite depuis des années sans le moindre résultat. Le pays n'est pas plus sûr et les musulmans ne sont pas plus intégrés », relève sur son site l'hebdomadaire der Spiegel.

« Là pour encore interdire quelque chose de musulman, le maire de Cannes a interdit le burkini sur la plage. Celui qui se souvient de Louis de Funès et des "Gendarmes à Saint-Tropez" sait qu'avant on ne pouvait pas se déshabiller sur les plages françaises, aujourd'hui c'est obligatoire », raille-t-il.

74 Re: Voile intégral le Dim 21 Aoû - 9:08

Vanessa.

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J'aime beaucoup la dernière citation. Very Happy

75 Re: Voile intégral le Dim 21 Aoû - 17:50

chico.

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Le maire des Saintess-Marie - de la Mer à à son tour pris un arrêté anti- burkini sur les plages jusqu'au 16 Octobre.
Le temps que les esprits se calme sur cette question.

76 Re: Voile intégral le Dim 2 Oct - 22:15

samuel

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02.10.2016


DÉBAT ORIENT XXI/LE MONDE DES RELIGIONS
Le voile, une obsession française ?
© DR
Pour l'historienne américaine Joan Wallach Scott, le voile musulman résonne en France comme nulle part ailleurs. Ce sera le sujet du débat en sa présence organisé le 11 octobre à Paris par Orient XXI et Le Monde des Religions.

77 Re: Voile intégral le Mar 18 Oct - 11:16

Josué

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78 Re: Voile intégral le Mer 19 Oct - 13:09

chico.

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Les musulmans orthodoxe prennent le pas dans l'Algerie.

79 Re: Voile intégral le Lun 6 Mar - 11:17

Mikael

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MODERATEUR
MODERATEUR
06.03.2017
En Syrie , des femmes se battent pour retirer le voile , alors qu'en France , pays en paix , certaines veulent le garder jusqu'à la plage.
Paris Match Décembre 2016 .

80 Re: Voile intégral le Lun 6 Mar - 15:20

papy

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Mikael a écrit:06.03.2017
En Syrie , des femmes se battent pour retirer le voile , alors qu'en France  , pays en paix , certaines veulent le garder jusqu'à la plage.
Paris Match Décembre 2016 .
C'est tout simplement le monde a l'envers, mais les plus fanatiques dans cette question du voile c'est souvent des jeunes françaises convertie à l'Islam.

81 Re: Voile intégral le Ven 10 Mar - 10:31

Josué

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Administrateur
Lasses des "préjugés", des Françaises musulmanes, voilées ou non, prennent la parole pour revendiquer leur féminisme et leur citoyenneté, dans un pays régulièrement secoué par des polémiques sur leur tenue, en ville comme à la plage.

"Ne me libérez pas, je m'en charge", résume sur twitter la sociologue Hanane Karimi, figure du féminisme musulman en France.

Faute de se sentir défendues par les féministes classiques ou les partis politiques, celles qui se présentent comme des "cumulardes de l'exclusion" (genre, origine, religion) fondent des médias en ligne, animent des associations, publient livres et lettres ouvertes...

"En finir avec la confiscation de la parole": c'est l'attaque d'un récent ouvrage collectif, "Voiles et préjugés", dirigé par Nadia Henni-Moulaï, journaliste et fondatrice de MeltingBook (média et éditions).

Journalistes, sociologues, militantes s'y insurgent contre le fait que les femmes voilées, sont devenues en France les "cibles privilégiées des discours islamophobes".

La communauté musulmane réunit quatre à cinq millions de personnes en France, selon les estimations.

Les militantes dénoncent une conception "excluante et identitaire" de la laïcité, un principe français supposé garantir la liberté. Et renvoient dos à dos les responsables politiques de tous bords, dont les déclarations anti-voile crispent selon elles la société, voire nourrissent l'islamisme.

Pas un homme politique pour racheter l'autre? "Non!", répond Sarah Zouak, dynamique entrepreneuse sociale. Cette réalisatrice de documentaires a fondé Lallab, média doublé d'une association, pour "faire entendre les voix des musulmanes victimes d'oppressions racistes et sexistes".

"Les propos sexistes et racistes touchent l'ensemble du spectre politique français. La droite a des positions racistes, mais il ne faut pas oublier que le gouvernement socialiste de ces cinq dernières années a été l'un des pires pour nous", soupire la jeune femme, elle-même non voilée.

Elle cite notamment le soutien de l'ex-Premier ministre Manuel Valls aux maires de droite qui ont tenté de faire interdire le burkini (maillot de bain intégral) sur les plages l'été dernier au nom du respect de la laïcité, ou ses propos sur le voile synonyme d'"asservissement de la femme".

- 'Monopole du féminisme' -

Et elle rappelle que la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol a comparé l'an dernier les femmes voilées "à des nègres américains" favorables à l'esclavage, avant de reconnaître une "faute de langage" face au tollé.

Cinq "citoyennes engagées", dont Hanane Karimi, ont alors dénoncé dans une tribune un "féminisme opérant un tri sélectif racialiste et culturaliste" venant d'une ministre censée "défendre la cause de toutes les femmes".

Pour Sarah Zouak, "Laurence Rossignol incarne ces représentantes du +féminisme blanc+ incapables d'inclure dans leurs discours toutes les femmes dans leurs multiples identités et qui, sous couvert de féminisme, ont des propos éminemment racistes et paternalistes". "Madame Rossignol ne détient pas le monopole du féminisme!", lance-t-elle.

"En tant que féministe, je défends le droit des femmes de décider pour elles mêmes et de disposer librement de leur corps sans aucune injonction!", souligne-t-elle.

Aucune injonction, pour ces féministes, cela signifie de refuser les consignes, les "voilez-vous", comme les "dévoilez-vous"...

"Mon voile n'est pas la soumission à un homme mais à Dieu. C'est l'aboutissement d'un chemin intime dans la foi", explique à l'AFP Hanane Charrihi, qui vient de publier un livre-hommage à la mémoire de sa mère, tuée dans l'attentat de Nice (sud-est) en juillet 2016 (86 morts).

"On se bat pour les libertés, pour que la femme puisse porter le voile si elle le souhaite, comme la mini-jupe si c'est son choix", dit-elle.

"Ce qui est frappant c'est que ces femmes +racisées+ ont pris la parole", commente le sociologue Eric Fassin.

"Les femmes voilées étaient devenues les objets de discours obsédants, sans qu'on leur donne la parole. On nous expliquait qu'elles étaient réduites au silence mais on contribuait à ce silence. Or, désormais, elles parlent beaucoup: elles revendiquent d'être des sujets!", souligne-t-il.
http://information.tv5monde.com/terriennes/femmes-et-musulmanes-des-cumulardes-de-l-exclusion-prennent-la-parole-157943

82 Re: Voile intégral le Sam 11 Mar - 1:14

Marmhonie

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Est ce qu'un Musulman peut expliquer POURQUOI DES FEMMES PARASOLS ?


Le témoignage des musulmans pour le mépris de la femme est finalement logique :

Il faudrait commencer par aimer les femmes !

Le seul témoignage d'une femme sur la burka :
On ne vous entend pas, ne soyez pas timide, enfin !
Mais parlez, bon sang !

Il est vrai que sans burka, on court plus vite !


Et sans burka, la féminité revivrait !

Et pire que tout, par Allah, la femme serait libre !


Cependant, l'Islam progresserait en Occident ?
Pas sûr, c'est clair. L'islamophobie devient un acte civique naturel dans les pays occidentaux démocratiques.
Euh, aucun pays musulman n'est du reste démocratique


[b]Moralité :

83 Re: Voile intégral le Mar 4 Avr - 18:11

samuel

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Dans les pays musulmans comme l'Iran ou l'Arabie les femmes veulent se libérer du carcan du voile , mais c'est l'inverse qui se passe en Europe ou les nouvelles converties se l'impose .
Un comble.

84 Re: Voile intégral le Mer 5 Avr - 19:52

Josué

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PEKIN (Reuters) - Les autorités chinoises vont intensifier au Xinjiang leur campagne contre l'extrémisme religieux, en appliquant dès samedi une série de mesures, parmi lesquelles l'interdiction des barbes jugées "anormales" et du port du voile dans les lieux publics, ou encore du refus de regarder la télévision d'Etat.

Les nouvelles réglementations, adoptées mercredi par les députés de l'assemblée régionale, dans l'extrême ouest de la Chine, ont été publiées sur le site internet officiel de la région autonome du Xinjiang et vont au-delà des règles déjà existantes. Il est précisé qu'elles entreront en vigueur le 1er avril.

Plusieurs centaines de personnes sont mortes ces dernières années au Xinjiang, où vit la communauté musulmane et turcophone des Ouïghours, au cours de troubles imputés par Pékin aux séparatistes et islamistes; les organisations de défense des droits affirment en revanche que les violences sont davantage une réaction à la politique de répression des autorités chinoises.

Le pouvoir chinois dément catégoriquement commettre des abus au Xinjiang et assure que les droits culturels et religieux des Ouïghours, une communauté turcophone, sont pleinement respectés.

Si la Chine garantit officiellement la liberté de culte, les autorités ont pris ces dernières années une série de mesures pour s'attaquer à ce qu'elles considèrent comme une montée du fondamentalisme religieux.

En vertu des nouvelles réglementations, les employés, dans les lieux publics comme les gares et les aéroports, auront pour tâche de "dissuader" d'entrer les personnes qui couvrent entièrement leur corps, et de les signaler à la police.

Il sera interdit de "rejeter ou de refuser la radio, la télévision et autres services publics", mais aussi "d'utiliser le mot de Halal pour s'ingérer dans la vie laïque des autres" ou encore de se marier uniquement religieusement au mépris des règles juridiques.

Si les Ouïghours ont traditionnellement pratiqué une forme modérée d'islam, la popularité du voile chez les femmes a grandi ces dernières années, les experts voyant là une forme d'opposition aux contrôles exercés par la Chine.

Après une période de calme relatif, une recrudescence de violences a été constatée ces derniers mois dans le sud de la région, soit dans le coeur ouïghour du Xinjiang, et les mesures de sécurité en ont été d'autant accrues.

Ce mois-ci, lors de la session annuelle du parlement chinois, le président Xi Jinping a appelé de ses voeux une "grande muraille de fer" pour protéger le Xinjiang.

(Christian Shepherd et Ben Blanchard; Eric Faye pour le service français)

https://fr.news.yahoo.com/la-chine-sattaque-aux-barbes-et-aux-voiles-062239453.html

85 Re: Voile intégral le Jeu 6 Avr - 10:51

Marmhonie

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samuel a écrit:Dans les pays musulmans comme l'Iran ou l'Arabie les femmes veulent se libérer du carcan du voile , mais c'est l'inverse qui se passe en Europe ou les nouvelles converties se l'impose .
Un comble.
Un comble d'hypocrisie de nos hommes politiques, de nos élus, qui vont le payer très cher aux élections prochaines.

86 Le voile en Islam le Sam 8 Avr - 4:36

Talab-al-ilm

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Bonjour Marmhonie


Ce qu'il faut comprendre, c'est que le voile intégral, le niqab, le hijab, le tchador, le foulard, le voile islamique et le châle multicolore ne sont que des prétextes, ce qui est visé c'est l'islam.



.

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87 Re: Voile intégral le Sam 8 Avr - 11:54

Marmhonie

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Talab-al-ilm a écrit:Ce qu'il faut comprendre, c'est que le voile intégral, le niqab, le hijab, le tchador, le foulard, le voile islamique et le châle multicolore ne sont que des prétextes.
Cher Talab-al-ilm,
Plurilinguiste, spécialiste notamment de l'arabe coranique, je vous assure que personne ne pensera à ma place, c'est clair !

Je comprends le malaise des musulmans quand ils sont bloqués devant les faits alors que des islamistes ou des athées, des politiques, de mauvais auteurs prosélytes, des journalistes racontent n'importe quoi sur le voile dans le Coran moderne.

Ici, nous sommes sérieux, et nous traitons des voiles obligés pour les femmes, dans les pays musulmans. La base, c'est le Coran.
L'intolérance, c'est ce Coran tardif, constitué au 10e siècle, ce qui est un autre sujet.

http://www.youtube.com/watch?v=tdwLVxzbkSY&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=bc83hRqIfqk&feature=related

Malheureusement pour le politiquement correct, parce que justement la censure française est tombée sur Pierre Perret, le monde de l'internet a réagi et jamais le message interdit n'est aussi bien passé...

http://www.youtube.com/watch?v=kHN5tlI5Xlc&feature=related

88 Le hijab en Islam le Sam 8 Avr - 13:16

Talab-al-ilm

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Bonjour Marmhonie


Tariq Ramadan : le port de la Burqa, le Voile et le Hijab



.

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89 Re: Voile intégral le Dim 9 Avr - 23:57

Marmhonie

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Précisons le voile dans le Coran



Je cite la sourate 33, verset 59: "يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لِأزْوَاجِكَ وَبَنَاتِكَ وَنِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ يُدْنِينَ عَلَيْهِنَّ مِنْ جَلاَبِيبِهِنَّ  ۚ  ذَلِكَ أَدْنَى أَنْ يُعْرَفْنَ فَلاَ يُؤْذَيْنَ  ۗ  وَكَانَ اللَّهُ غَفُورا ً رَحِيما", traduction "Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est pardonneur et miséricordieux."

Je cite la sourate 24, verset 31: "وَقُلْ لِلْمُؤْمِنَاتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَارِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ وَلاَ يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلاَّ مَا ظَهَرَ مِنْهَا  ۖ  وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ  ۖ  وَلاَ يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلاَّ لِبُعُولَتِهِنَّ أَوْ آبَائِهِنَّ أَوْ آبَاءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ أَبْنَائِهِنَّ أَوْ أَبْنَاءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي أَخَوَاتِهِنَّ أَوْ نِسَائِهِنَّ أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُهُنَّ أَوِ التَّابِعِينَ غَيْرِ أُوْلِي الإِرْبَةِ مِنَ الرِّجَالِ أَوِ الطِّفْلِ الَّذِينَ لَمْ يَظْهَرُوا عَلَى عَوْرَاتِ النِسَاء  ۖ  وَلاَ يَضْرِبْنَ بِأَرْجُلِهِنَّ لِيُعْلَمَ مَا يُخْفِينَ مِنْ زِينَتِهِنَّ  ۚ  وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعاً أَيُّهَا الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ", traduction"Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ٍcroyants, afin que vous récoltiez le succès."

Je cite la sourate 33, verset 53: "يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَدْخُلُوا بُيُوتَ النَّبِيِّ إِلاَّ أَنْ يُؤْذَنَ لَكُمْ إِلَى طَعَامٍ غَيْرَ نَاظِرِينَ إِنَاه ُُ وَلَكِنْ إِذَا دُعِيتُمْ فَادْخُلُوا فَإِذَا طَعِمْتُمْ فَانْتَشِرُوا وَلاَ مُسْتَأْنِسِينَ لِحَدِيث ٍ  ۚ  إِنَّ ذَلِكُمْ كَانَ يُؤْذِي النَّبِيَّ فَيَسْتَحْيِ مِنْكُمْ  ۖ  وَاللَّهُ لاَ يَسْتَحْيِ مِنَ الْحَقِّ  ۚ  وَإِذَا سَأَلْتُمُوهُنَّ مَتَاعا ً فَاسْأَلُوهُنَّ مِنْ وَرَاءِ حِجَاب ٍ  ۚ  ذَلِكُمْ أَطْهَرُ لِقُلُوبِكُمْ وَقُلُوبِهِنَّ  ۚ  وَمَا كَانَ لَكُمْ أَنْ تُؤْذُوا رَسُولَ اللَّهِ وَلاَ أَنْ تَنْكِحُوا أَزْوَاجَه ُُ مِنْ بَعْدِهِ~ِ أَبَدا ً  ۚ  إِنَّ ذَلِكُمْ كَانَ عِنْدَ اللَّهِ عَظِيما", traduction "Ô vous qui croyez! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu'on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous, alors qu'Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un voile (ou rideau): c'est plus pur pour vos sœurs et leurs cœurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d'Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d'Allah, un énorme pêché." Phonétique du passage sur le voile: "Wa Idha Sa'altumūhunna Mata aan Fas'aluhunna Min Warai Hijabin". Cette sourate est humaine, car il y a 1380 ans que Mahomet est mort et ce verset ne s'applique qu'à ses femmes, quoiqu'on puisse prendre exemple sur lui, et revenir 1380 ans en arrière...

Même une journaliste française faisant son métier dans une dictature islamique tel que l'Iran, risque la flagellation, la prison ou la mort,
Et comme on peut en demandez plus sur la condition de la femme, en attendant qu'une femme libre réponde, je vous cite le début de la sourate 33, verset 33: "وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلاَ تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الأُولَى  ۖ ", traduction "Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam."

Il y a encore ce hadith fiable de Mahomet par exemple: "Il y aura dans ma communauté des femmes habillées, mais nues sur leur tête, ce sont comme des bosses de chameaux: maudissez-les car elles sont maudites."

Au contraire, Jésus-Christ, dans l'évangile selon Jean, chapitre VIII, versets 5 à 11, est tout Amour et tout Pardon devant la haine des hommes méchants: [i]"Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit :
- Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre.
Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui. Il se redressa et lui demanda :
- Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ?
Elle répondit :
- Personne, Seigneur.
Et Jésus lui dit :
- Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus.



Bonjour les momies vivantes

&

&

&


Le voile pour mentir, l'imposture faussement religieuse !


90 La Révélation sur le Hijab le Lun 10 Avr - 5:14

Talab-al-ilm

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Bonjour Marmhonie


La Révélation sur le Hijab

https://wikiislam.net/wiki/La_Revelation_sur_le_Hijab

à bientôt....
.

http://www.aimer-jesus.com

91 Re: Voile intégral le Lun 10 Avr - 9:09

Marmhonie

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MODERATEUR
Talab-al-ilm a écrit:Bonjour Marmhonie


La Révélation sur le Hijab

La Revelation sur le Hijab

à bientôt....
.
Wikipédia est une fausse encyclopédie.


J'ai pris la peine de vous répondre personnellement, en traduisant même de l'arabe coranique, pour vous.

Je n'accepte ni des copier/coller, ni de ne pas me répondre à la question déjà deux fois posée.

Soit donc, vous vous exprimez en prenant le temps, et nous poursuivons, soit vous continuer d'éviter de répondre précisément et personnellement, et vous faites votre prosélytisme bidon sans plus que je vous lise, ni ne vous réponde.

C'est vous qui voyez.

Pour rappel, les prosélytes islamiques utilisent en quantité YouTube et Wikipédia, deux non-références où circulent les hoax, les canulars, les plus lamentables et faux sur l'internet.

&

92 Re: Voile intégral le Lun 17 Avr - 8:56

samuel

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Le coran parle y-il du voile intégrale ?

93 Re: Voile intégral le Lun 17 Avr - 22:01

Josué

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Administrateur
femme musulmane poignardé et battu après l'attaquant tente d'arracher son hijab
« Il m'a jeté sur le sol, puis il m'a battu comme un animal ... Je me suis dit: « Je vais mourir aujourd'hui pour sûr » »
Une femme musulmane a été attaqué par un inconnu qui a tenté d'arracher son hijab, l'a poignardée et battue quand elle a résisté.

La victime anonyme a été traitée à l'hôpital après l'agression, qui a eu lieu alors qu'elle rentrait chez lui de la prière du matin à Milwaukee, Wisconsin.

Bien que les policiers enquêtent, aucune arrestation n'a été faite, selon Nouvelles FOX6 locale.
http://www.independent.co.uk/news/world/americas/muslim-woman-hijab-attack-stabbed-beaten-milwaukee-wisconsin-police-islamic-centre-a7681851.html

94 Re: Voile intégral le Mar 18 Avr - 4:07

Talab-al-ilm

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Bonjour Marmhonie

Je n'accepte ni des copier/coller, ni de ne pas me répondre à la question déjà deux fois posée.

Tout les membres ici nous ont inondé ce forum avec du copier/coller.

La première personne qui en abuse le plus est monsieur Marmhonie lui même.

Est ce que c'est interdit par la charte ? ou est ce que c'est interdit seulement aux musulmans ?

Si c'est interdit aux musulmans il faut que ça soit interdit aussi aux chrétiens.

Je peux facilement vous flochez si le copier/coller était interdit car sans le copier/coller vous ne savez rien comme si vous perdez tout votre arsenal de guerre.

.

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95 Re: Voile intégral le Mar 25 Avr - 14:29

Josué

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Quand le hijab devient un symbole féministe sous la présidence Trump

L’investiture de Donald Trump réveille dès le 21 janvier les passions féministes. Photo AFP
SOCIÉTÉ
Des jeunes musulmanes se mobilisent pour lutter contre le sexisme et contre l'islamophobie.
Valentine LEROY | OLJ25/04/2017
Faire du voile un symbole contre l'islamophobie, mais également contre le sexisme, c'est le pari que s'est lancé un mouvement féministe d'un genre nouveau, soulevé par le discours du président Donald Trump.

La date de l'entrée en fonctions du chef de la Maison-Blanche, le 20 janvier dernier, constitue une gifle pour nombre d'Américaines, qui se prenaient à rêver d'une femme à la Maison-Blanche, Hillary Clinton, pour laquelle elles ont opté dans une proportion de 54 %. Les propos misogynes de Donald Trump, martelés tout au long de sa campagne et poursuivis par la suite, ont réveillé le mouvement féministe sur le sol américain. En réponse au sexisme du président nouvellement élu, les femmes ont lancé une première manifestation anti-Trump au lendemain de sa prise de fonctions. Lors de cette Women's March, le combat féministe rencontre celui en faveur du port du hijab.

Ce jour-là, Munira Ahmed voit son visage devenir le symbole de la résistance féminine anti-Trump. Shepard Fairey, street artist mondialement reconnue, s'empare d'une photo réalisée 11 ans plus tôt par Ridwan Adhami, photographe américain, né de parents syriens, et l'inclut dans son projet artistique « We The People ». L'œuvre met le doigt sur un tabou alimenté par le discours de Donald Trump durant sa campagne, stigmatisant à la fois la communauté musulmane sur le sol américain et les femmes. Hijab aux couleurs du drapeau américain sur le crâne, la jeune femme pose initialement près de Ground Zero à l'occasion du cinquième anniversaire de la commémoration des attentats du 11 septembre 2001. À l'origine lancée comme un questionnement sur ce qu'implique le fait d'être à la fois musulman et américain, l'œuvre de Shepard Fairey pousse aujourd'hui de nombreuses femmes musulmanes sur le sol américain à faire entendre leurs voix à travers un discours féministe qui se pose en lutte à la fois contre le sexisme et l'islamophobie.
Rébellion
« Choisir de porter le hijab est, à mon sens, un acte féministe très fort », explique Hiba, étudiante en sociologie à l'Université d'État de Caroline du Nord, à L'OLJ. « À partir du moment où il y a un jugement moraliste sur ce que je porte, ou ce que je devrais porter, le fait de contrer les diktats fait de mon choix un acte féministe », ajoute-t-elle.

Pour l'étudiante, le féminisme sous Donald Trump doit passer par le refus tant d'un code vestimentaire que de la stigmatisation d'une religion. Porter le hijab, teinté de religion, répond à cette double volonté de rébellion selon Hiba, contrant à la fois sexisme et islamophobie. Un discours qui réveille les passions sur les réseaux sociaux, où des féministes crient au génie et leurs détracteurs hurlent au scandale.

Face aux critiques, la jeune fille n'en démord pas, et est soutenue par de nombreuses jeunes femmes ainsi que par quelques hommes sur les réseaux sociaux. Pour se défendre, Hiba use de deux arguments. « Choisir » de porter le hijab, et par là même contrer les pressions sociales, renverserait la symbolique populaire de ce voile pour en faire un emblème féministe aux États-Unis. Qui plus est, choisir de ne pas porter le hijab n'apporterait pas plus de liberté aux femmes musulmanes, selon la jeune fille. « Quoi que l'on porte, on nous juge en tant que femme. Si je porte une jupe courte, on me traite de prostituée ou je me fais siffler, et si je porte le hijab, on me traite de terroriste. Regards haineux ou regards lubriques, quitte à être jugée, autant vivre selon mes convictions religieuses », explique-t-elle.

Selon Hiba, renoncer au hijab pour préserver la liberté des femmes serait alors un non-sens. Le féminisme prend ici le pas sur la question religieuse, et de nombreuses jeunes femmes viennent au secours de Hiba sur les réseaux sociaux. C'est le cas de Jasmine Davis, chrétienne et également étudiante. « Pour être honnête, c'est bel et bien un acte féministe. Ici (sur le sol américain), légalement, personne ne force qui que ce soit à faire quoi que ce soit. Par exemple, j'ai choisi d'attendre le mariage et de me vêtir modestement, et beaucoup de personnes m'ont dit que c'était antiféministe. C'est ce que j'ai choisi de faire, personne ne m'a forcée », insiste-t-elle.
Prix à payer
À ce discours, les détracteurs du mouvement répondent que le hijab ne peut être un symbole féministe quand, « dans de nombreux pays arabes, les femmes sont forcées de porter le hijab », comme le soutient Chris Vincent, étudiant en ingénierie, interrogé par L'OLJ. Or un sondage réalisé par Gallup en 2005 sur plus de 8 000 femmes musulmanes, notamment dans huit pays à majorité musulmane, vient réfuter cette vision. Dalia Mogahed, en charge de la conduite de ce sondage, explique, en reprenant un passage de celui-ci, qu'une « large majorité des femmes interrogées qui portent ce voile considèrent l'avoir choisi d'elles-mêmes ».

Dalia Mogahed recentre toutefois le débat, considérant le mouvement féministe prohijab comme propre aux États-Unis, « où la pression antihijab est aussi forte ». Parce qu'on les pousse fortement à l'ôter, comme une obligation vestimentaire, le fait de porter le hijab constitue pour les Américaines de confession musulmane un acte avant tout féministe. « Alors que de nombreux hommes portent de longues tuniques et couvrent leur crâne, pourquoi ne dénonce-t-on pas une oppression également à leur encontre? Dire que le hijab oppresse la femme, c'est insinuer que la source du pouvoir féminin résulte de son corps et non de son intellect », affirme Dalia Mogahed.

Une vision qui a poussé Laly, 25 ans, à porter le hijab. « Je suis féministe, j'ai des origines saoudiennes. Je me sentais obligée de refuser le hijab, parce que c'est un choix que les femmes n'ont pas en Arabie saoudite », explique-t-elle, interrogée via Skype. Donald Trump tout juste élu, la jeune femme prend part à la Women's March. C'est en discutant avec des Américaines qui portent le hijab qu'elle s'ouvre à une nouvelle vision. « Chaque chose a un contexte. Ici, j'ai le choix de porter ou non le hijab, et si je fais le choix de ne pas le porter parce que la société ne veut pas me voir avec, ou parce que je m'y sens obligée par solidarité envers ces femmes qui ne peuvent pas choisir, ce n'est plus vraiment un choix, c'est une forme d'obligation, d'oppression », soutient Laly.

Depuis qu'elle porte ce voile, Laly doit faire face à des remarques et regards quotidiens dans un pays qui prône pourtant une totale liberté de culte. « C'est le prix à payer pour faire changer les mentalités. On se bat pour récupérer un choix total concernant la liberté de se vêtir comme bon nous semble. C'est ce qui fait du hijab un nouveau symbole féministe, aux États-Unis », conclut Laly, sourire en coin.

https://www.lorientlejour.com/article/1048325/quand-le-hijab-devient-un-symbole-feministe-sous-la-presidence-trump.html

96 Re: Voile intégral le Ven 28 Avr - 13:58

papy

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28.04.2017
Voile intégral: qui l'autorise, qui l'interdit en Europe?
Photo d'illustration AFP
Le voile intégral islamique, dont les députés allemands ont décidé jeudi soir l’interdiction partielle, est déjà interdit totalement ou partiellement par plusieurs pays européens.

En Allemagne, la loi adoptée au Bundestag interdit aux fonctionnaires de se recouvrir le visage et oblige les personnes dont le visage est dissimulé à se découvrir en cas de vérification d’identité.

Le texte doit encore être approuvé par le Bundesrat, la chambre haute du parlement allemand.

Voici l’état des lieux des législations sur ce sujet en Europe.

ILS L'INTERDISENT

- La France : premier pays européen à interdire le voile intégral dans l’espace public, avec une loi «interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public» promulguée en octobre 2010 et appliquée depuis avril 2011. Validée par la Cour européenne des droits de l’Homme en 2014, elle prévoit pour les infractions jusqu’à 150 euros d’amende. En cinq ans, plus de 1 600 verbalisations ont eu lieu.

- La Bulgarie : le Parlement a adopté en septembre 2016 une loi interdisant le port du voile intégral en public, sauf pour raisons de santé ou professionnelles.

- La Belgique : le voile intégral est banni en public par une loi de 2011. L’infraction est punie d’amendes et/ou d’un emprisonnement jusqu’à sept jours.

ILS VEULENT L'INTERDIRE

- L'Autriche : le gouvernement de coalition entre sociaux-démocrates et conservateurs a annoncé le 30 janvier sa volonté d’interdire le voile islamique intégral dans l’espace public.

- Les Pays-Bas : les députés ont voté en novembre 2016 un projet de loi interdisant le voile intégral dans certains lieux publics (écoles, hôpitaux, transports en commun) sous peine d’amende allant jusqu’à 405 euros. Le projet de loi est en cours d’examen au Sénat.

- La Suisse : le Conseil national, chambre basse du Parlement, avait approuvé en septembre 2016 l’interdiction du voile intégral, une mesure qui a été rejetée par le Conseil des Etats (chambre haute). L’interdiction fait l’objet d’une initiative populaire fédérale pour un référendum. Actuellement, le voile intégral n’est interdit que dans le canton du Tessin (sud) depuis juillet 2016.

- La Norvège : le gouvernement a annoncé en octobre 2016 son intention d’interdire le voile intégral à l’école et l’université.

ILS L'AUTORISENT

- Finlande, Grèce, Portugal, Espagne : pas d’interdiction pour ces quatre pays. En Espagne, la Cour suprême a annulé en 2013 l’interdiction du voile intégral dans les bâtiments publics décidée trois ans auparavant par des villes de Catalogne (nord-est).

ILS L'AUTORISENT MAIS...

- Le Royaume-Uni : pas d’interdiction. Le ministère de l’Education a toutefois publié en 2007 des directives permettant aux directeurs d’établissements scolaires d’interdire le niqab. Dans le service de santé public, c’est à la discrétion des hôpitaux.

- Le Danemark : le gouvernement a limité en janvier 2010 le voile intégral dans l’espace public, sans l’interdire, laissant aux écoles, à l’administration et aux entreprises le soin de fixer des règles.

- Suède : les établissements scolaires peuvent depuis 2006 interdire le voile s’il nuit à la communication entre élève et enseignant, s’il est dangereux (dans un laboratoire, un cours de sport) ou s’il contrevient aux règles d’hygiène. Partout ailleurs, il est autorisé.

Le cas spécifique de l'Italie

De l'autre côté des Alpes, une loi de 1975 interdit de sortir le visage couvert.

Mais les tribunaux ont systématiquement retoqué les arrêtés municipaux se prévalant de cette loi pour interdire le voile intégral, au motif que le voile résultait plus d’une tradition que d’une volonté de dissimuler son identité.

Deux régions tenues par la Ligue du nord (parti anti-immigrés), la Lombardie et la Vénétie, ont interdit voile intégral et burqa dans les hôpitaux et les bâtiments publics.

Par AFP | Publié le 28/04/2017

97 Re: Voile intégral le Lun 1 Mai - 16:06

Josué

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Administrateur
L’Allemagne interdit partiellement le voile intégral
Marianne Meunier, le 28/04/2017 à 14h41
Mis à jour le 28/04/2017 à 18h05 Envoyer par email

Au nom de la neutralité de l’État, le Bundestag a voté une loi interdisant aux fonctionnaires le port d’un voile dissimulant le visage. Une évolution inédite dans un pays très attaché à la liberté religieuse.

La société allemande s’engage dans un tournant avec le vote par les députés, dans la nuit de jeudi 27 à vendredi 28 avril, d’un projet de loi interdisant partiellement le port du voile intégral. Les fonctionnaires et les agents de la fonction publique (juges, militaires…) devront afficher un visage totalement découvert dans l’exercice de leurs fonctions, indique le texte. Pour les personnes non-fonctionnaires, « lorsqu’une identification est nécessaire et requise », les autorités pourront également exiger qu’elles retirent le voile ou le tissu dissimulant leur visage, ajoute le projet de loi.

Un projet de loi à portée limitée

Ce texte ne mentionne pas explicitement le voile intégral islamique et limite son application aux serviteurs de l’État ainsi qu’aux contrôles de sécurité. Mais son esprit n’en demeure pas moins inédit outre-Rhin. Déjà sollicitée sur le voile intégral islamique dans le passé, la Cour constitutionnelle avait rappelé que la garantie de la diversité et de la liberté religieuses, constitutives de la société allemande, rendait toute interdiction impossible. « Dans une société ouverte sur les différentes croyances religieuses, les individus ne disposent pas d’un droit à être protégés des professions de foi des autres », expliquait le Bundestag en 2014 en se référant à la Cour constitutionnelle.

Au nom de la neutralité de l’État

Le projet de loi, qui doit encore être approuvé par la chambre haute du parlement (le Bundesrat), risque d’être contesté devant la Cour constitutionnelle, mais sa portée limitée ainsi que sa précision devraient le protéger d’une invalidation. D’autant que c’est au nom de l’impartialité de l’État et non d’une stigmatisation de l’islam que l’interdiction est décidée. « L’État a le devoir de se présenter lui-même de façon idéologiquement et religieusement neutre », insiste le texte. Il ajoute qu’« une dissimulation religieuse ou idéologique du visage dans l’exercice de la fonction publique (…) va à l’encontre de ce devoir de neutralité ».

Le contexte a évolué depuis 2014. À partir de l’été 2015, l’Allemagne a accueilli plus d’un million de demandeurs d’asile, pour la plupart venus du Moyen-Orient et musulmans. L’AfD, parti nationaliste et hostile à l’immigration, a quant à lui progressé dans l’électorat, promettant de s’inviter comme un concurrent de poids aux élections législatives de septembre prochain.

Parmi les parlementaires, les Verts et Die Linke, parti de la gauche radicale, ont voté contre le texte.

Marianne Meunier
La société allemande s’engage dans un tournant avec le vote par les députés, dans la nuit de jeudi 27 à vendredi 28 avril, d’un projet de loi interdisant partiellement le port du voile intégral. Les fonctionnaires et les agents de la fonction publique (juges, militaires…) devront afficher un visage totalement découvert dans l’exercice de leurs fonctions, indique le texte. Pour les personnes non-fonctionnaires, « lorsqu’une identification est nécessaire et requise », les autorités pourront également exiger qu’elles retirent le voile ou le tissu dissimulant leur visage, ajoute le projet de loi.

Un projet de loi à portée limitée

Ce texte ne mentionne pas explicitement le voile intégral islamique et limite son application aux serviteurs de l’État ainsi qu’aux contrôles de sécurité. Mais son esprit n’en demeure pas moins inédit outre-Rhin. Déjà sollicitée sur le voile intégral islamique dans le passé, la Cour constitutionnelle avait rappelé que la garantie de la diversité et de la liberté religieuses, constitutives de la société allemande, rendait toute interdiction impossible. « Dans une société ouverte sur les différentes croyances religieuses, les individus ne disposent pas d’un droit à être protégés des professions de foi des autres », expliquait le Bundestag en 2014 en se référant à la Cour constitutionnelle.

Au nom de la neutralité de l’État

Le projet de loi, qui doit encore être approuvé par la chambre haute du parlement (le Bundesrat), risque d’être contesté devant la Cour constitutionnelle, mais sa portée limitée ainsi que sa précision devraient le protéger d’une invalidation. D’autant que c’est au nom de l’impartialité de l’État et non d’une stigmatisation de l’islam que l’interdiction est décidée. « L’État a le devoir de se présenter lui-même de façon idéologiquement et religieusement neutre », insiste le texte. Il ajoute qu’« une dissimulation religieuse ou idéologique du visage dans l’exercice de la fonction publique (…) va à l’encontre de ce devoir de neutralité ».

Le contexte a évolué depuis 2014. À partir de l’été 2015, l’Allemagne a accueilli plus d’un million de demandeurs d’asile, pour la plupart venus du Moyen-Orient et musulmans. L’AfD, parti nationaliste et hostile à l’immigration, a quant à lui progressé dans l’électorat, promettant de s’inviter comme un concurrent de poids aux élections législatives de septembre prochain.

Parmi les parlementaires, les Verts et Die Linke, parti de la gauche radicale, ont voté contre le texte.

Marianne Meunier
http://www.la-croix.com/Religion/Islam/LAllemagne-interdit-partiellement-le-voile-integral-2017-04-28-1200843201

98 Re: Voile intégral le Lun 15 Mai - 14:36

Josué

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Administrateur
Des Barbies voilées pour accepter la diversité religieuse dès l’enfance
par Anais Moine
le 12 mai 2017
La célèbre poupée lancée en 1959 par Mattel va peut-être aider la future génération à être plus tolérante. Deux Américaines ont en effet décidé de créer des voiles islamiques miniatures pour ces jouets afin d’ouvrir l’esprit des enfants sur les questions religieuses.

Deux Américaines, Kristen Michaels et Gisele Fetterman, ont décidé de créer l’association For Good (Pour le bien) dans le but de participer à l'élaboration d’une meilleure société, plus ouverte d’esprit. Bien qu’aucune des deux amies ne soit musulmane, elles lancent alors "Hello Hijab" (Bonjour Hijab), un projet qui consiste à créer de mini voiles islamiques pour poupées Barbie, vendus via leur association.

Des Barbie voilées pour accepter la diversité religieuse dès l’enfance © For Good PGH
Gisele Fetterman a eu cette idée en observant sa fille Grace jouer avec ses poupées. Cette dernière avait beau en avoir de toutes les origines, aucune ne ressemblait aux mères de ses amies musulmanes. Elle a alors pensé qu’il serait tout simplement plus aisé et naturel pour sa fille d’accepter les différences culturelles et religieuses si cela n’était pas un tabou mais faisait partie intégrante de sa vie, et ce, dès l’enfance.

Kristen Michaels, co-fondatrice de "Hello Hijab" explique, "Le fait de ne pas être musulmanes ne nous permettait pas de savoir ce qu’attend cette communauté religieuse, quelles sont ses aspirations. On a voulu que la communauté que nous voulions représenter soit impliquée dans ce processus. Notre amie Safaa a été victime de discrimination, et elle nous a tout de suite dit : "J’espère que ce jouet va faire la différence pour élever les futures générations"."

Si les trois amies ont obtenu de nombreuses réactions hostiles face à leur projet, beaucoup d’autres trouvent cela merveilleux car grâce à elles, "des enfants musulmans pourront dorénavant jouer avec des poupées qui ressemblent à leur mère, ou à leur grand-mère."


L’ONG a reçu des subventions mais les amies ont également été aidées par des femmes musulmanes qui ont fait don de leurs vieux voiles. Les hijabs miniatures sont vendus 6 dollars (5,50 euros) et l’intégralité des bénéfices sont reversés à des associations telles que le Centre islamique de Pittsburgh ou encore le Service aux familles et enfants juifs de la même ville.

http://www.aufeminin.com/news-societe/barbie-voile-islam-tolerance-poupee-religion-mattel-hello-hijab-forgood-diversite-ong-musulmane-s2244773.html

99 Re: Voile intégral le Mar 16 Mai - 2:27

Talab-al-ilm

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Bonjour

Au cas où vous ne le serez pas, pourtant la bible dit que la femme doit porter le voile :

« Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c'est comme si elle était rasée. Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme;  et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme, et tout vient de Dieu. Jugez-en vous-mêmes: est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? » 1 Corinthiens 11:5-13

.

http://www.aimer-jesus.com

100 Re: Voile intégral le Mar 16 Mai - 9:29

philippe83


MODERATEUR
MODERATEUR
Il t'échappe cher "ami" que Paul que tu n'aimes pas beaucoup...et que tu cites en cette circonstance selon ce qui t'arrange (bonjour le partis-pris),parle dans un contexte particulier à cette situation! A savoir dans LA CONGREGATION selon les (versets 17,18) et donc si il n'y a pas d'homme en son sein et non en dehors de la congrégation. Encore une fois tu montres tes faiblesses bibliques. Tu prend un verset sortie du contexte et tu en fait une certitude musulmane. Quel amateurisme de ta part. De plus tu prends des versets qui parlent qu'une femme doit se couvrir, pourquoi alors ne parles-tu pas de l'homme dans le même chapitre qui ne doit pas se couvrir la tête? Or je connais de nombreux musulmans qui portent sur la tête soit le turban soit la 'chéchilla' à la mosquée ou en dehors. Donc si tu prends les versets de Paul au sens littéral alors il te faudra faire la chasse aux hommes musulmans pour qu'ils ne se couvrent pas la tête! Le feras-tu ou vas-tu comprendre que ton approche est donc volontairement dirigée? D'ailleurs en parlant de voile il te faudra nous expliquer d'un pays musulman à un autre comment se fait-il que le port du voile n'est jamais identique d'une femme à une autre... L'interprétation parmi les "religieux" musulmans laisse à désirer n'est-ce pas? Que dit d'ailleurs le Coran sur le voile, sa longueur, sa portée? Bonjour l'interprétation des haddits...

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