Témoins de JEHOVAH VERITE actif
Témoins de JEHOVAH VERITE actif

forum des discussions sur la bible ouvert a tous.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Objection de conscience - Service militaire -

Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

Josué

avatar
Administrateur
CEDH, 22 novembre 2011
Objection de conscience - Service militaire - Convictions religieuses - Impartialité du tribunal


« Ils briseront leurs épées pour en faire des socs et leurs lances pour en faire des serpes. On ne lèvera plus l’épée nation contre nation, on n’apprendra plus à faire la guerre. » (Isaïe 2:4, La Bible de Jérusalem.)

S’appuyant sur cette prophétie biblique, les Témoins de Jéhovah refusent toute implication dans l’effort de guerre et tout apprentissage du combat notamment dans le cadre du service militaire. Leur refus de tuer leur prochain les amène encore à notre époque à subir des peines d’emprisonnement dans certains pays.

À l’unanimité des 17 juges qui l’ont composée, la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a établi en juillet dernier une nouvelle interprétation de la convention européenne, en concluant que « l’opposition au service militaire, lorsqu’elle était motivée par un conflit grave et insurmontable entre l’obligation de servir dans l’armée et la conscience d’une personne ou ses convictions sincères et profondes, de nature religieuse ou autre, constituait une conviction atteignant un degré suffisant de force, de sérieux, de cohérence et d’importance pour entraîner l’application des garanties de l’article 9 ».

Aussi ce revirement de jurisprudence vient-il d’être appliqué à un objecteur de conscience en Turquie, qui refusait d’accomplir son enrôlement dans l’armée malgré l’obligation légale qui s’imposait à lui. Alors qu’il proposait volontairement d’effectuer un service civil de remplacement, il a été condamné à plusieurs reprises à des poursuites pénales devant les tribunaux.

Dans son arrêt de chambre du 22 novembre 2011, la cour constate d’abord que « le requérant fait partie des témoins de Jéhovah, groupe religieux dont les croyances comportent la conviction qu’il y a lieu de s’opposer au service militaire, indépendamment de la nécessité de porter les armes », et qu’aucune raison ne permet « de douter que l’objection de l’intéressé à l’accomplissement du service militaire ait été motivée par des convictions religieuses sincères qui entraient en conflit, de manière sérieuse et insurmontable, avec son obligation à cet égard ». Il s’agit effectivement d’une ingérence dans l’exercice de sa liberté de manifester sa religion.

Éludant la question de prévisibilité par la loi et de légitimité du but, la CEDH se concentre sur la nécessité dans une société démocratique de telles mesures répressives. Faute de disposer d’un service alternatif, « les objecteurs de conscience n’avaient pas d’autre possibilité que de refuser d’être enrôlés dans l’armée s’ils voulaient rester fidèles à leurs convictions », ce qui les conduit inévitablement « à une sorte de « mort civile » du fait des multiples poursuites pénales que les autorités ne manquaient pas de diriger contre eux et des effets cumulatifs des condamnations pénales qui en résultaient, de l’alternance continue des poursuites et des peines d’emprisonnement et de la possibilité d’être poursuivis tout au long de leur vie ». Estimant que le système de service militaire obligatoire « ne ménage pas un juste équilibre entre l’intérêt de la société dans son ensemble et celui des objecteurs de conscience », la cour conclut que cette ingérence ne peut apparaître comme « nécessaire dans une société démocratique ».

La Turquie est donc condamnée pour violation de l’article 9 de la convention européenne des droits de l’homme.

Par ailleurs, les juges européens relève également la violation de l’article 6 de la convention, qui dispose que « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement (...) par un tribunal indépendant et impartial ». Elle rappelle qu’elle a déjà jugé « qu’il était compréhensible qu’un civil qui répondait devant un tribunal composé exclusivement de militaires d’infractions relatives à la propagande contre le service militaire ait redouté de comparaître devant des juges appartenant à l’armée, laquelle pouvait être assimilée à une partie à la procédure, que, de ce fait, l’intéressé pouvait légitimement craindre que le Tribunal de l’état-major se laissât indûment guider par des considérations partiales, et que l’on pouvait donc considérer qu’étaient objectivement justifiés les doutes nourris par lui quant à l’indépendance et à l’impartialité de cette juridiction ».

Pro-TJ

avatar
BJR

tu cîtes encore de çi et de là mais que proposes tu ?

Chris Smile

Pro-TJ

avatar
encore un message trop long à lire

.....

Josué

avatar
Administrateur
il n'est pas long .j'ai vue pire ici.

Nathan349


Masoeur66 a écrit:encore un message trop long à lire

.....

ça fait A peine 5% d'un Tour de Garde ou Réveillez-Vous de la société

Josué

avatar
Administrateur
Nathan349 a écrit:
Masoeur66 a écrit:encore un message trop long à lire

.....

ça fait A peine 5% d'un Tour de Garde ou Réveillez-Vous de la société
tu as fait le calcul ?

Nathan349


Vague estimation, que tu peux vériifié. Very Happy Very Happy Very Happy

Josué

avatar
Administrateur
Nathan349 a écrit:Vague estimation, que tu peux vériifié. Very Happy Very Happy Very Happy
non je te laisse a ton estimation. Very Happy

Josué

avatar
Administrateur
STRASBOURG, France-Le 10 Janvier 2012, la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a publié deux nouveaux arrêts protégeant le droit des objecteurs de conscience dans le cas de l'Arménie et Bukharatyan c. TSATURYAN c. Arménie, les deux impliquant des Témoins de Jéhovah. Ces jugements sur les talons du jugement Bayatyan c. Arménie a annoncé par la Grande Chambre le 7 Juillet 2011, qui a conclu, pour la première fois dans l'histoire de la CEDH, que le droit à l'objection de conscience au service militaire est entièrement protégé vertu de l'article 9 de la Convention européenne des Droits de l'Homme.
Les deux candidats, Hayk Bukharatyan et Ashot TSATURYAN, ont été condamnés en 2003 à deux ans d'emprisonnement par les autorités arméniennes pour refus de participer au service militaire, une décision personnelle motivée par leur Bible formés conscience. Des actions punitives de l'Arménie envers M. Bukharatyan et M. TSATURYAN a eu lieu en dépit de son engagement précédent au Conseil de l'Europe, en Janvier 2001, d'instituer un véritable service alternatif civil pour les objecteurs de conscience et, en attendant, de pardonner à tous ceux déjà condamnés. M. Bukharatyan et M. TSATURYAN appel de leur cas à la CEDH dans le même temps que M. Vahan Bayatyan, affirmant que leurs droits ont été violés par l'article 9 de la Convention européenne. S'appuyant sur l'arrêt Bayatyan, la CEDH a conclu que l'Arménie violait l'article 9 de la Convention européenne quand il condamné et emprisonné M. Bukharatyan et M. TSATURYAN pour leur objection de conscience au service militaire.
À ce jour, les autorités arméniennes continuent d'ignorer les directives de la CEDH et ont récemment emprisonné cinq autres objecteurs de conscience. Shane Brady, l'avocat qui représente ces jeunes hommes, a déclaré: «Ces deux jugements viennent au bon moment. Nous espérons que les autorités arméniennes vont maintenant revoir leur position et la libération des 58 jeunes hommes qui sont actuellement incarcérés comme objecteurs de conscience. "

Josué

avatar
Administrateur
Droits de l’Homme

CEDH, 22 novembre 2011
Objection de conscience - Service militaire - Convictions religieuses - Impartialité du tribunal


« Ils briseront leurs épées pour en faire des socs et leurs lances pour en faire des serpes. On ne lèvera plus l’épée nation contre nation, on n’apprendra plus à faire la guerre. » (Isaïe 2:4, La Bible de Jérusalem.)

S’appuyant sur cette prophétie biblique, les Témoins de Jéhovah refusent toute implication dans l’effort de guerre et tout apprentissage du combat notamment dans le cadre du service militaire. Leur refus de tuer leur prochain les amène encore à notre époque à subir des peines d’emprisonnement dans certains pays.

À l’unanimité des 17 juges qui l’ont composée, la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a établi en juillet dernier une nouvelle interprétation de la convention européenne, en concluant que « l’opposition au service militaire, lorsqu’elle était motivée par un conflit grave et insurmontable entre l’obligation de servir dans l’armée et la conscience d’une personne ou ses convictions sincères et profondes, de nature religieuse ou autre, constituait une conviction atteignant un degré suffisant de force, de sérieux, de cohérence et d’importance pour entraîner l’application des garanties de l’article 9 ».

Aussi ce revirement de jurisprudence vient-il d’être appliqué à un objecteur de conscience en Turquie, qui refusait d’accomplir son enrôlement dans l’armée malgré l’obligation légale qui s’imposait à lui. Alors qu’il proposait volontairement d’effectuer un service civil de remplacement, il a été condamné à plusieurs reprises à des poursuites pénales devant les tribunaux.

Dans son arrêt de chambre du 22 novembre 2011, la cour constate d’abord que « le requérant fait partie des témoins de Jéhovah, groupe religieux dont les croyances comportent la conviction qu’il y a lieu de s’opposer au service militaire, indépendamment de la nécessité de porter les armes », et qu’aucune raison ne permet « de douter que l’objection de l’intéressé à l’accomplissement du service militaire ait été motivée par des convictions religieuses sincères qui entraient en conflit, de manière sérieuse et insurmontable, avec son obligation à cet égard ». Il s’agit effectivement d’une ingérence dans l’exercice de sa liberté de manifester sa religion.

Éludant la question de prévisibilité par la loi et de légitimité du but, la CEDH se concentre sur la nécessité dans une société démocratique de telles mesures répressives. Faute de disposer d’un service alternatif, « les objecteurs de conscience n’avaient pas d’autre possibilité que de refuser d’être enrôlés dans l’armée s’ils voulaient rester fidèles à leurs convictions », ce qui les conduit inévitablement « à une sorte de « mort civile » du fait des multiples poursuites pénales que les autorités ne manquaient pas de diriger contre eux et des effets cumulatifs des condamnations pénales qui en résultaient, de l’alternance continue des poursuites et des peines d’emprisonnement et de la possibilité d’être poursuivis tout au long de leur vie ». Estimant que le système de service militaire obligatoire « ne ménage pas un juste équilibre entre l’intérêt de la société dans son ensemble et celui des objecteurs de conscience », la cour conclut que cette ingérence ne peut apparaître comme « nécessaire dans une société démocratique ».

La Turquie est donc condamnée pour violation de l’article 9 de la convention européenne des droits de l’homme.

Par ailleurs, les juges européens relève également la violation de l’article 6 de la convention, qui dispose que « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement (...) par un tribunal indépendant et impartial ». Elle rappelle qu’elle a déjà jugé « qu’il était compréhensible qu’un civil qui répondait devant un tribunal composé exclusivement de militaires d’infractions relatives à la propagande contre le service militaire ait redouté de comparaître devant des juges appartenant à l’armée, laquelle pouvait être assimilée à une partie à la procédure, que, de ce fait, l’intéressé pouvait légitimement craindre que le Tribunal de l’état-major se laissât indûment guider par des considérations partiales, et que l’on pouvait donc considérer qu’étaient objectivement justifiés les doutes nourris par lui quant à l’indépendance et à l’impartialité de cette juridiction ».

Josué

avatar
Administrateur
ARMENIE
Verdict en faveur des Témoins de Jéhovah
Hayots Achkhar rend compte de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme contre la République d’Arménie, défendant ainsi les droits de deux Témoins de Jéhovah, condamnés à deux ans d’emprisonnement pour avoir échappé au service militaire. La Cour a considéré que leurs droits étaient garantis par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’Homme.
Ambassade de France en Arménie
Service de presse

Josué

avatar
Administrateur
En Corée du sud il y plus de800 témoins d Jéhovah qui sont emprisonnés pour objection de conscience religieuse au service militaire.Depuis 1950 ils sont plus de 16000 avoir été condamnés.
annuaire des témoins 2012 page 36.

Yirmeyah Jérémie

avatar
La corée du sud est un pays de plus en plus capitaliste, cela donnera lieux à une ouverture très bientôt, c'est certain. Laissons le temps.

http://communautetjfrancoph.forum-canada.com/

samuel

avatar
Administrateur
tant qu'il aura des tensions avec l'autre Corée il y aura se problème pour les TJ.

Josué

avatar
Administrateur
La Biélorussie et les objecteurs de conscience


La Biélorussie continue de sanctionner les objecteurs de conscience au service militaire obligatoire. Le jeune témoin de Jéhovah , Artem Streltchenko, a demandé à effectuer un service alternatif en dehors du cadre des forces armées en raison de sa foi religieuse. Cependant, dans une lettre du 4 mai vu sur le Forum18, Aleksandr Dachkevitch, chef du bureau de l’enrôlement militaire du district de Kalinkovitchi , a rejeté sa demande. Il a averti Streltchenko que s'il ne se présente pas pour la commande subséquente, "un ensemble de mesures juridiques " seront entreprises.

Le 17 Avril, Les poursuites judiciaires l’encontre du témoins de Jéhovah Aleksandr Belous pour avoir refusé le service militaire pour des raisons de conscience religieuse avaient été abandonné, mais il est appelé encore une fois pour le service militaire obligatoire. "Je vais devoir recommencer à zéro, mais je ne vais pas à l'armée," at-il déclaré à Forum18. Le 2 mai, un pacifiste de Lida à Grodno, Andrei Chernousov, a été interné dans un hôpital psychiatrique afin de déterminer si ses convictions qui l'a amené à refuser exigeaient la mise en place de " normes de soins psychiatriques". Il a été a été libéré après cinq jours.

Chernousov a été libéré de l'hôpital psychiatrique de Grodno, après cinq jours. Il a dit à Forum18, le 15 mai , quand il a quitté l'hôpital, qu'il "a été diagnostiqué en bonne santé". «Je vais m'en tenir à mes propres convictions», at-il insisté. "Je vais déposer une plainte en justice contre les mesures prises par le Bureau de l’enrôlement militaire."

Désolé pour la traduction approximative...
Source: http://www.eurasiareview.com/15052012-belarus-no-religious-burials-for-executed-prisoners/

Josué

avatar
Administrateur
CEDH, 27 novembre 2012
Objection de conscience - Service militaire - Convictions religieuses


Bénéficiant de la loi de 2004 sur le service civil, 19 ressortissants Témoins de Jéhovah ont accepté d’accomplir un service alternatif dans les établissements où ils ont été affectés (hôpitaux, maisons de santé ou dispensaires). Apprenant plus tard que ce travail s’effectuait sous le contrôle de l’armée, ils ont informé leur établissement d’affectation que leur conscience ne leur permettait pas de continuer dans de telles conditions. Ayant quitté leur poste, 17 d’entre eux ont été mis en détention pendant plusieurs mois, dans le cadre de poursuites auxquelles il a été finalement mis un terme, tandis que deux autres sont restés libres durant la procédure.

Par son arrêt du 27 novembre 2012, la Cour européenne des droits de l’homme a retenu la violation de l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté) de la Convention européenne pour avoir détenu les 17 objecteurs de conscience en raison d’un acte qui ne constituait pas une infraction à l’époque. L’Arménie a également été condamnée pour violation de l’article 5 § 5 (droit à réparation pour détention illégale) de la Convention, faute d’avoir accepté l’indemnisation réclamée par ces mêmes personnes pour détention irrégulière.

Les juges de Strasbourg ont attribué en tant que satisfaction équitable 6 000 euros à chacun des 17 requérants pour préjudice moral, ainsi que 10 000 euros conjointement pour frais et dépens. La plainte des deux autres requérants n’a pas été jugée admissible, en l’absence de détention de leur personne.

bouboule


samuel a écrit:tant qu'il aura des tensions avec l'autre Corée il y aura se problème pour les TJ.



Le pire dans tous ça ce sont la meme race, le meme pays en réalité .

Josué

avatar
Administrateur

11 MARS 2013 | TURQUIE

L’ONU demande à la Turquie de respecter la conscience de ses citoyens

Des millions de chrétiens refusent de porter les armes par motif de conscience. Beaucoup de pays respectent cette décision. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a jugé que les citoyens turcs devaient bénéficier de la même liberté.


Le 29 mars 2012, le Comité a statué en faveur de Cenk Atasoy et d’Arda Sarkut, deux citoyens turcs. Tous deux sont Témoins de Jéhovah et ont refusé d’effectuer leur service militaire en raison de leurs convictions religieuses.

M. Atasoy et M. Sarkut ont déposé de nombreuses requêtes auprès des autorités pour expliquer leur décision prise par motif de conscience, et ont proposé d’effectuer un service civil de remplacement. Malgré cela, on s’est acharné à faire pression sur eux pour qu’ils rejoignent l’armée. Par exemple, les autorités militaires ont menacé d’engager des poursuites contre l’université qui employait M. Sarkut comme maître assistant. Du coup, il a perdu son poste.


Le Comité a jugé que le droit à l’objection de conscience est « inhérent au droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion », comme le suggère l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le Comité a ajouté que ce droit « permet à toute personne d’être exemptée du service militaire obligatoire si un tel service ne peut être concilié avec sa religion ou ses convictions ».

Cette décision intervient juste après deux autres arrêts similaires de la Cour européenne des droits de l’homme. Dans l’une de ces affaires, la Cour a estimé que « l’absence en Turquie d’un service de remplacement au service militaire porte atteinte au respect de l’objection de conscience » garantie par la Convention européenne des droits de l’homme.

L’objection de conscience au service militaire est aussi vieille que le christianisme lui-même. Dans L’essor du christianisme (angl.), Ernest Barnes écrit : « Une étude soigneuse de tous les renseignements disponibles révèle que jusqu’à l’époque de Marc Aurèle [empereur romain de 161 à 180 de notre ère] aucun chrétien ne devint soldat ; et aucun soldat, après être devenu chrétien, ne restait dans le service militaire. »
http://www.jw.org/fr/actualites/par-region/europe/turquie/respect-objection-de-conscience/

Josué

avatar
Administrateur
Séoul, le 15 Juillet (Yonhap) - Plus de neuf personnes sur 10 sont emprisonnés dans le monde entier pour avoir refusé de servir dans l'armée pour des raisons de liberté de pensée, de conscience ou de religion sont des Sud-Coréens , un rapport a montré lundi.
Selon le rapport publié par le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) au début du mois dernier, les 723 objecteurs de conscience à travers le monde, 92,5 pour cent ou 669 sont du Sud ressortissants coréens.
En Corée du Sud, tous valides les hommes sont tenus de servir environ deux ans dans militaire obligatoire, et les objecteurs de conscience qui refusent de servir sans justification risquent jusqu'à trois ans de prison s'il est reconnu coupable.
Visiblement, 17208 South membres masculins coréens des Témoins de Jéhovah ont été pénalement sanctionnés depuis 1950 pour avoir refusé à effectuer dans le service militaire pour leurs croyances religieuses, indique le rapport.
Le rapport indique que de nombreux pays ont soit aboli ou reporté conscription militaire obligatoire, en citant des exemples tels que l'Allemagne et la Croatie.
Par ailleurs, le HCR a recommandé qu'un service civil de remplacement devrait être accordée pour ceux qui refusent de servir en raison de leur conscience et que les objecteurs optent pour effectuer une période de travail social à la place.
En 2007, le gouvernement sud-coréen a annoncé un programme visant à donner aux objecteurs de conscience la possibilité de participer au service civil de remplacement. Le programme prévoyait un service civil n'est pas connecté avec le militaire en aucune façon.
Ce programme a toutefois été reportée sine die après l'ancien Lee Myung-bak administration a pris ses fonctions en 2008.
Cette question a été longuement débattue dans le pays, comme certains le prétendent que l' peine viole le droit international des droits de l'homme qui garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion.
Toutefois, d'autres disent que l'introduction d'un service de remplacement compromettrait la sécurité nationale, et de saper l'égalité sociale et la cohésion.
Récemment, le pays a attiré les critiques des organisations internationales qui militent que la Corée du Sud viole un article international des droits de l'homme qui garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion, disent-ils.
Le Comité des droits de l'homme des Nations unies a décidé en Octobre que le gouvernement sud-coréen avait violé le Pacte international relatif aux droits civils et politiques en emprisonnant et en punissant personnes pour avoir refusé de servir dans l'armée.
le Comité a souligné que «le droit à l'objection de conscience au service militaire est inhérente au droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion."
Suite à la décision, un total de 333 membres locaux des Témoins de Jéhovah a déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle de Corée du Sud, affirmant que le gouvernement n'a pris aucune mesure législative, en dépit d'un avis de l'Organisation des Nations Unies l'année dernière.
Malgré ces appels, plus haut tribunal du pays la semaine dernière a finalisé une peine d'emprisonnement pour un 21-year homme âgé, identifié seulement par son nom de famille Choi, à 18 mois derrière les barreaux, pour ne pas avoir à participer à la conscription militaire obligatoire.
Oh Doo-jin, un avocat représentant le demandeur, a souligné que la Corée du Sud judiciaire ne tient pas compte d'un avis de l'international organisations.
"Nous devons mettre en place la législation afin de garantir les droits fondamentaux des personnes», a déclaré Oh.
La Cour constitutionnelle a statué à deux reprises en 2004 et 2011 que la loi punissant les objecteurs de conscience est constitutionnelle.
le tribunal a déclaré dans son jugement que la sanction n'a pas gravement atteinte à la liberté constitutionnelle de conscience et de religion étant donné que la Corée du Sud est techniquement en état ​​de guerre avec la Corée du Nord à la suite d'un cessez-le-feu qui a mis fin à la Corée de 1950 à 1953










Josué

avatar
Administrateur
[size=33]La Cour suprême du Tadjikistan rejette le recours en appel d’un objecteur de conscience[/size]

Le 11 janvier 2018, la Chambre militaire de la Cour suprême du Tadjikistan a rejeté unilatéralement le recours en appel que Daniil Islamov a déposé pour être acquitté et libéré de prison. Sans raison apparente, les juges ont examiné l’affaire à huis clos, sans qu’aucune audience ne soit tenue, et ils ont confirmé la condamnation de M. Islamov, l’accusant à tort de se soustraire à ses obligations militaires. Il est emprisonné dans un centre de détention à Qurghonteppa et y restera jusqu’à la fin de sa peine, en avril 2018.

[size=34]Condamné parce que le gouvernement n’a pas mis en place un service civil de remplacement[/size]


En avril 2017, M. Islamov, appelé sous les drapeaux, s’est présenté au bureau local de recrutement. Il a expliqué aux officiers de garde qu’il était Témoin de Jéhovah et que sa conscience ne lui permettait pas de rejoindre les rangs de l’armée, mais qu’il était disposé à effectuer un service civil de remplacement. Les officiers ont rejeté sa demande et l’ont gardé dans la caserne contre sa volonté. Pendant sa détention, les officiers ont voulu à plusieurs reprises forcer M. Islamov à prêter le serment militaire et à revêtir l’uniforme, ce qu’il a refusé. Le 31 juillet 2017, il a été accusé de se soustraire à ses obligations militaires. Sa détention à la caserne s’est prolongée jusqu’à son procès, qui a eu lieu le 13 octobre 2017.
Pendant son emprisonnement, M. Islamov a porté plainte pour détention arbitraire auprès des autorités du Tadjikistan. Le commissariat militaire a déclaré que M. Islamov ne pouvait pas choisir le service civil de remplacement parce qu’aucune loi n’a été adoptée dans ce sens, et qu’il n’existe aucune disposition légale pour les objecteurs de conscience. Même si en théorie les citoyens tadjiks peuvent effectuer un service civil de remplacement, le gouvernement n’a pas mis de dispositif en place. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU (CCPR) a demandé à deux reprises au Tadjikistan de reconnaître le droit à l’objection de conscience et d’établir un service civil de remplacement, mais le gouvernement est resté sourd à ces recommandations *.

[size=34]Le Tadjikistan reconnu coupable de détention arbitraire[/size]


Puisque l’emprisonnement de M. Islamov enfreint le droit international, son avocat a saisi le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire (WGAD). Le 5 octobre 2017, le Groupe de travail a publié son avis. On y lit que le droit à l’objection de conscience est clairement établi par le droit international et que le gouvernement le sait parfaitement du fait des recommandations du CCPR. Le Groupe de travail conclut que le Tadjikistan est coupable de détention arbitraire à l’encontre de M. Islamov, car il le prive de ses droits et ne peut justifier légalement son emprisonnement. L’avis précise aussi que M. Islamov est « victime de discrimination en raison de ses croyances religieuses ». Le WGAD a prié le gouvernement de « prendre sans délai les mesures nécessaires pour remédier à la situation de M. Islamov » et de « libérer M. Islamov immédiatement ».

[size=34]Un objecteur de conscience, pas un soldat[/size]


En dépit des directives précises du WGAD et de la législation tadjike, le 13 octobre 2017, le tribunal militaire a déclaré M. Islamov coupable « en tant que recrue de se soustraire à son obligation d’accomplir le service militaire » et l’a condamné à six mois de prison. Dans son jugement, non seulement, le tribunal n’a pas pris en compte l’avis du WGAD ni envisagé la possibilité d’établir un service civil de remplacement, mais il a aussi qualifié à tort M. Islamov de « recrue » et de « soldat ». Aucun de ces termes ne lui correspond puisqu’il ne s’est pas engagé dans l’armée, n’a pas prêté le serment militaire ni revêtu l’uniforme.
Les avocats de M. Islamov ont fait appel auprès de la Chambre militaire de la Cour suprême du Tadjikistan d’abord pour obtenir la libération anticipée de leur client, mais aussi pour qu’il soit lavé de la fausse accusation de se soustraire à ses obligations militaires. Cet appel attirait tout particulièrement l’attention sur le rapport du WGAD et demandait au gouvernement d’agir immédiatement pour se conformer à ses directives.
Toutefois, comme la Cour suprême a confirmé la condamnation de M. Islamov le 11 janvier, ses avocats déposent devant la Cour un pourvoi en contrôle judiciaire pour obtenir la révision du procès. Si la Cour rejette cet ultime recours, M. Islamov aura épuisé toutes les voies de recours disponibles au Tadjikistan et déposera sans doute une plainte auprès du Comité des droits de l’homme de l’ONU.

« Le droit à l’objection de conscience est clairement établi par le droit international. Il ne fait aucun doute que le sort réservé à M. Islamov est directement lié à ses convictions de Témoin de Jéhovah » (Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Avis adopté par le Groupe de travail sur la détention arbitraire lors de sa 79session N° 43/2017, Tadjikistan, document de l’ONU A/HRC/WGAD/2017/43 daté du 21 août 2017, paragraphe 34).


[size=34]La détermination sans faille des Témoins de Jéhovah[/size]


Déçu par la façon dont le Tadjikistan traite M. Islamov, Gregory Allen, avocat-conseil des Témoins de Jéhovah, s’est exprimé ainsi : « Daniil est un homme croyant qui aime la paix et sa conscience ne l’autorise pas à rejoindre les rangs de l’armée. Depuis la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de milliers de Témoins ont été emprisonnés en raison de leur neutralité. Comme tous ses coreligionnaires, Daniil ne transigera pas avec sa conscience devant Dieu par convenance personnelle. Les jeunes comme Daniil ne devraient pas être condamnés. »
Les Témoins de Jéhovah espèrent que les autorités du Tadjikistan se conformeront à l’avis du WGAD et qu’elles respecteront les droits des jeunes Témoins qui, comme Daniil Islamov, refusent d’effectuer le service militaire en raison de leurs solides convictions religieuses.

Invité


Invité
En nous ralliant tous nous y arriverons à cette Moindre Paix. Le chemin est long et ardu cependant. Bon courage à votre organisation quant à la protection des vôtres.

Le mot d'ordre pour tout(e) citoyen(ne) sur la scène mondiale ? TU NE TUERAS POINT. Point barre ! C'est simple à comprendre et facile à appliquer.

Mikael

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
Facile c'est plus facile à dire cas faire.

Invité


Invité
Beaucoup plus facile à faire que de s'armer jusqu'aux dents pourtant.

Patrice1633

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
Il faut penser à  la pression autour, les gens qui vons vous insulter et battre parce que vous ne vous enrôler pas dans l'armée ... c'est  cela qu'il veux dire

samuel

avatar
Administrateur
Oiseau du paradis a écrit:Beaucoup plus facile à faire que de s'armer jusqu'aux dents pourtant.
Les membres de votre mouvement sont-ils aussi objecteurs de conscience ?

Invité


Invité
samuel a écrit:
Oiseau du paradis a écrit:Beaucoup plus facile à faire que de s'armer jusqu'aux dents pourtant.
Les membres de votre mouvement sont-ils aussi objecteurs de conscience ?

Je ne saurais me prononcer pour les autres membres mais ceux que j'ai rencontrés sont tous en faveur du désarmement et donc de la paix mondiale. Nos Écrits stipulent également que Baha'u'llah a aboli le concept de guerre sainte.

Mais je ne sais trop ce que vous entendez par objecteurs de conscience. Pouvez-vous reformuler votre question si je manque de spécificité dans ma réponse ?

Josué

avatar
Administrateur
Il faut savoir si oui ou non si ta religion parle ouvertement sur cette question de l'objection de conscience !

Invité


Invité
Josué a écrit:Il faut savoir si oui ou non si ta religion parle ouvertement sur cette question de l'objection de conscience !

Voici ce que j'ai trouvé dans ma bibliothèque. Mais les lettres du Gardien (1921-1957) remontent déjà à un passé lointain et je ne sais guère si nous avons de nouvelles instructions de la part de notre MUJ. J'y vais donc avec cet extrait quitte à te revenir si je suis dirigée vers des directives plus récentes à cet effet.

ATTITUDE À L'ÉGARD DU SERVICE MILITAIRE

L'attitude des baha'is à l'égard du service militaire est complètement expliquée dans les instructions suivantes reçues du Gardien de la Foi, Shoghi Effendi, qui vécut à HaÎfa, en Palestine. Conformément au Testament d' 'Abdu'l-Baha, il fut le chef spirituel de la Foi et l'interprète autorisé de ses écritures:

Il a encore la ferme conviction que les croyants, alors qu'ils se disent prêts à obéir sans réserve à toutes les directives que les autorités peuvent décréter en temps de guerre, doivent aussi, tant que les hostilités ne sont pas encore déclarées, demander au gouvernement de les exempter du service militaire actif en qualité de combattant.

Ils s'appuieront sur le fait qu'en faisant cette demande, ils ne sont poussés par aucune considération personnelle, mais par le seul et suprême motif de maintenir les enseignements de leur Foi, qui leur fait une obligation morale de renoncer à tout acte qui les mêlerait à une guerre directe avec leurs semblables de toutes autres races ou nations.

Il y a plusieurs autres moyens dont les croyants peuvent servir en temps de guerre. En s'engageant dans des services d'une nature non combattante qui ne les mêlent pas directement au bain de sang, par exemple le travail d'ambulancier, le service de défense passive contre les attaques aériennes, les fonctions administratives; ils devraient être volontaires pour de tels services nationaux.

Peu importe si de telles activités les exposeraient encore aux dangers, à l'intérieur ou au front, car leur désir n'est pas de protéger leur vie, mais de s'abstenir de tout acte de meurtre délibéré.

Et, dans une lettre ultérieure, nous retrouvons ceci :

Suite à votre demande pour l'exemption du service militaire actif, le Gardien espère que les autorités examineront attentivement cette affaire, et qu'ils trouveront possible de délivrer les amis de la nécessité de servir dans l'armée en qualité de combattants. S'ils refusaient, cependant, d'accorder une telle exemption, les croyants devraient sans hésitation les assurer de leur obéissance sans réserve et de leur volonté de se joindre et servir dans l'armée de quelque manière que le gouvernement juge opportun.

L'on s'apercevra ainsi que les baha'is, tout en se servant de la possibilité offerte par le gouvernement de solliciter pour le service national la qualité de non-combattant, n'exaltent pas leur propre conscience au-dessus des décisions des autorités et considèrent comme un devoir religieux d'être loyal et obéissant envers l'État.

Bonne fin de journée.

samuel

avatar
Administrateur
Bonjour .
c'est quoi le MUJ ?

Invité


Invité
Désolée... Maison Universelle de Justice.

Josué

avatar
Administrateur
Oiseau du paradis a écrit:Désolée... Maison Universelle de Justice.
Et c'est quoi exactement Maison Universelle de Justice  ?

Invité


Invité
La Maison universelle de justice est un corps constitué de neuf personnes élues tous les cinq ans par tous les membres des assemblées nationales bahá’íes. Bahá’u’lláh lui a conféré une autorité divine pour exercer une influence positive sur le bien-être de l’humanité, pour promouvoir l’éducation, la paix et la prospérité mondiale, pour sauvegarder l’honneur de l’être humain et la place de la religion. Elle doit appliquer les enseignements bahá’ís aux exigences d’une société en constante évolution; elle a ainsi le pouvoir de légiférer sur les questions non explicitement formulées dans les textes sacrés de la Foi. http://www.bahai.org/fr/the-universal-house-of-justice/


http://news.bahai.org/story/951/

papy

avatar
Et que dit la Maison universelle sur l'objection de conscience  ?

Invité


Invité
Le temps doit venir où sera universellement ressentie l'impérieuse nécessité d'une vaste assemblée d'hommes représentant le monde tout entier. Les rois et dirigeants de la terre devront la constituer, prendre part à ses délibérations, et viser aux voies et moyens propres à établir entre les hommes la grande paix du monde.

Une telle paix exige une réconciliation complète entre les grandes puissances, en vue de la tranquillité des peuples. Si un roi s'avisait de prendre les armes contre un autre, tous devraient unanimement se lever pour l'en empêcher.

À cette condition, les nations du monde n'auraient besoin d'armements que pour préserver la sécurité de leurs royaumes et assurer l'ordre à l'intérieur de leur propre territoire. Ainsi seraient garanties la paix et la tranquillité de tous les peuples, nations et gouvernements.

Et beaucoup plus encore ici :  http://www.bahai-biblio.org/centre-doc/muj/moindre-paix.htm#2

Josué

avatar
Administrateur
Témoins de Jéhovah emprisonnés en raison de leur foi (par pays)
Nombre de Témoins de Jéhovah détenus en raison de leur foi (chiffres de janvier 2018) :
https://www.jw.org/fr/actualites/juridique/par-region/international/temoins-de-jehovah-en-prison-2/

Contenu sponsorisé


Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum