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Médicaments à base de cannabis.

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1 Médicaments à base de cannabis. le Ven 25 Mai - 11:50

papy

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[size=33]Médicaments à base de cannabis : Agnès Buzyn veut relancer la recherche[/size]

  • Par  Anne-Laure Lebrun 
     

  • Mis à jour le 24/05/2018 à 19:40 
     

  • Publié le 24/05/2018 à 19:24


Pointant du doigt un « retard »­ français sur le sujet, la ministre de la Santé a affirmé qu’elle consultait actuellement les institutions sanitaires afin de faire un état des lieux des connaissances scientifiques.
«Il n’y a aucune raison d’exclure une molécule qui pourrait être intéressante pour traiter des douleurs invalidantes sous prétexte qu’il s’agit du cannabis», a affirmé Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, sur les ondes de France Inter hier, alors qu’elle était interpellée par un auditeur.
Pointant du doigt un «retard»français au sujet de la recherche et du développement du cannabis thérapeutique, elle souhaite «ouvrir le débat». Sans donner de calendrier, elle a d’ailleurs précisé qu’elle était en train de consulter les institutions sanitaires sur le sujet afin de faire un état des lieux des connaissances scientifiques.
» LIRE AUSSI - Agnès Buzyn: le cannabis à usage thérapeutique «pourrait» arriver en France
Mais il ne s’agit pas d’autoriser l’achat de feuilles de cannabis séchées chez le pharmacien comme c’est actuellement le cas chez certains de nos voisins européens ou dans plusieurs États américains. «La ministre n’évoquait pas l’usage de l’herbe et sa légalisation dont il n’est pas question pour le moment. En revanche, elle ne souhaite pas fermer la porte à l’utilisation des médicaments dérivés du cannabis», insiste son entourage.


«La ministre ne souhaite pas fermer la porte à l’utilisation des ­médicaments dérivés du cannabis»
Entourage d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé


De fait, si on s’appuie sur la littérature scientifique, la légalisation du «joint» ou de l’huile de cannabis aurait peu de sens. Bien que des patients atteints de maladies graves comme la sclérose en plaques, des cancers ou Parkinson témoignent d’une amélioration de leur qualité de vie lorsqu’ils fument ou utilisent de l’huile de cannabis, les résultats scientifiques ne sont pas solides. «Fumer du cannabis présente par ailleurs des effets secondaires pulmonaires», fait remarquer le Pr Reynaud.
Un rapport exhaustif publié l’an dernier par les Académies américaines des sciences, d’ingénierie et de médecine a également rappelé que l’usage du cannabis est associé à un risque accru de développer une psychose.
En revanche, les médicaments à base de cannabinoïdes, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol, ont démontré leur efficacité lors d’essais cliniques rigoureux. «Les études montrent une réduction des douleurs chez les patients atteints de la sclérose en plaques, des nausées et vomissements liés aux traitements du cancer. Le cannabidiol, qui n’est pas un psychotrope, est également efficace contre les formes graves d’épilepsie», décrit l’addictologue.

Un spray buccal


Il existe aujourd’hui trois médicaments dérivés du cannabis. Il s’agit du Marinol, du Sativex et de l’Epidiolex. Le premier est accessible depuis 2000 aux patients souffrant de douleurs neuropathiques. Mais, pour le prescrire, les médecins doivent demander une autorisation nominative à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). «Le processus est d’une telle complexité que peu de patients en bénéficient», relève le Pr Reynaud.
Le deuxième médicament est déjà commercialisé dans 17 pays européens. En France, le Sativex a obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) en janvier 2014 pour les patients souffrant de sclérose en plaques. La même année, la Haute Autorité de santé (HAS) a fixé son taux de remboursement à 15 %. Mais depuis, ce spray buccal n’a pas été délivré car l’État et le laboratoire pharmaceutique n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur le prix. L’Epidiolex doit, quant à lui, être le premier médicament, au sens strict du terme, autorisé aux États-Unis très prochainement. Il permet de réduire les crises chez les enfants atteints de formes très graves d’épilepsie.

chico.

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Kouchner dit oui à la légalisation du cannab
 Par Claire Chartier, publié le 04/06/2018 à 16:30 , mis à jour à 19:44
L'ancien ministre de la Santé et des Affaires étrangères, partisan d'une approche pragmatique dans la lutte contre la toxicomanie

Dans un livre, l'ancien ministre et quatre autres spécialistes prennent position au nom de la réduction des risques.


Il s'y sont mis à cinq. Cinq experts du sujet, avec Bernard Kouchner comme tête d'affiche, réunis sur le papier afin d'apporter leur tribut aux débats toujours aussi vif autour de lalégalisation du cannabis. Ces cinq-là sont clairement pour : aux côtés de l'ex-ministre et cofondateur de Médecins sans frontière et de Médecins du Monde, les addictologues William Lowenstein, Jean-Pierre Daulouède, Bertrand Leibovici, ainsi que le cardiologue et ancien président de Médecins du Monde, Patrick Aeberhard. La petite bande - ils se connaissent tous très bien - raconte dans Toxic (Odile Jacob) son long combat pour une meilleure prise en charge des toxicomanes. Des toxicomanes qui, dans l'esprit de la loi de 1970 - inchangée à ce jour - ont longtemps été considérés comme des délinquants et soumis à l'injonction de se sevrer.  
Il aura fallu des décennies, et l'investissement passionné de ces cinq médecins aux côtés d'autres professionnels "engagés", pour que la France adopte une conception moins moralisatrice et plus pragmatique du problème : puisque la drogue est un fléau dont on ne parvient à se défaire ni à coups de grands principes ni au moyen de législations prohibitionnistes, autant prévenir et limiter ses effets létaux en traitant les consommateurs comme des malades dignes de soin. "Nous pensions qu'il fallait avant tout [les] aider à rester en vie, écrit Bernard Kouchner et ses confrères. A échapper au sida, aux hépatites, aux overdoses."  

Des plants de Cannabis dans une maison près de Tours, le 4 janvier 2013

afp.com/ALAIN JOCARD


Si cette stratégie de réduction des risques a fini par s'imposer après bien des résistances, c'est en effet en raison de l'épidémie du VIH, notamment, qui a conduit la ministre de la Santé Michèle Barzach, membre d'un gouvernement de droite (Jacques Chirac) à autoriser la vente libre de seringues dans les pharmacies, en 1987. Il s'agissait de limiter au plus vite les contaminations du virus entre toxicomanes. La méthadone, traitement de substitution aux opiacés - l'héroïne et ses dérivés - a été autorisée en 1995. "Pour les autres drogues, il n'y a pas d'autre solution que le sevrage et les traitements psychothérapeutiques", rappellent les auteurs.  

Une régulation protectrice


Près de 80% des usagers d'opiacés reçoivent aujourd'hui un traitement. Avec 343 overdoses en 2015, pour 2500 au Royaume-Uni et plus de 1000 en Allemagne, d'après l'Agence nationale de sécurité du médicament, la France "fait donc mieux que ses voisins", se félicitent les cinq compères. Lesquels alertent, néanmoins, sur le fléau des overdoses aux opioïdes - des molécules contenues dans l'opium, présentes entres autres dans la morphine et la codéine, elles-mêmes à la base de médicaments anti-douleurs auxquels les patients deviennent accros.  

C'est toujours en vertu de leur logique de "réduction des risques" que Bernard Kouchner, William Lowenstein et leurs trois autres co-auteurs en appellent à une légalisation du cannabis, tout en prenant soin de préciser qu'ils ne font la promotion d'aucune drogue. Leur argument est connu : le cannabis étant de plus en plus répandu chez les jeunes, et consommé par 3,5 millions de Français à l'échelle du pays, la politique actuelle de prohibition aboutit à une impasse. Il serait plus utile, estiment-ils, de mettre en place un système de régulation permettant de protéger les plus faibles, dont les ados. Le gouvernement n'est pas sourd à toute évolution : il a annoncé l'instauration d'une contravention - le consommateur pris en flagrant délit écoperait d'une amende de 300 euros -, mais pour les auteurs de Toxic, cette mesure n'est qu'un pis-aller, inefficace, de surcroît.  
Selon eux, seule la légalisation permettrait d'encadrer la production, la vente et la consommation, comme pour le tabac et l'alcool. Le trafic - estimé à un million d'euros annuel par l'Insee - s'en trouverait lourdement entravé, et la qualité des substances consommées, enfin contrôlée. Dans un monde parfait, la drogue n'existe pas. Dans le nôtre, elle résiste à la prohibition et fait des ravages. On peut vouloir masquer cette réalité parce qu'elle effraie. Mais elle n'en demeure pas moins la réalité. Que l'on opte ou non pour la légalisation, il est grand temps de mettre tous les arguments sur la table. Le livre de Bernard Kouchner et ses confrères incite à le faire. 
Toxic, le combat des 5 médecins de la drogue, Odile Jacob, 271 p. 19,90 euros 

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