Témoins de JEHOVAH VERITE actif
Témoins de JEHOVAH VERITE actif

forum des discussions sur la bible ouvert a tous.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Trump reconnaît comme capitale Jérusalem.

Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

Josué

avatar
Administrateur
[size=33]érusalem, le nouveau caprice de Donald Trump[/size]


VIDÉOS. Depuis son accession à la Maison-Blanche, il multiplie les embardées et les volte-face diplomatiques. Sans que l'on distingue la cohérence de sa politique.


DE NOTRE CORRESPONDANTE À WASHINGTON, HÉLÈNE VISSIÈRE
Modifié le 07/12/2017 à 10:38 - Publié le 07/12/2017 à 08:47 | Le Point.fr



Il aime, dit-il, se montrer imprévisible pour dérouter et désarçonner ses adversaires. Mais, après presque un an à la Maison-Blanche, le mode de fonctionnement de Donald Trump a un petit air connu. L'annonce, hier, de la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d'Israël en est un bon exemple.
Le président n'aime rien tant que de susciter le chaos, de créer l'incertitude en allant à l'encontre de l'orthodoxie. Mettre un grand coup de pied dans la fourmilière lui permet de négocier un meilleur « deal », de faire plaisir à sa base qui adore le voir renverser l'ordre établi et de se montrer comme un type hardi. Contre l'avis de ses alliés, de son secrétaire d'État et de son ministre de la Défense, il a donc décidé de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem, une rupture totale avec la politique américaine. Donald Trump remplit ainsi une promesse de campagne, ravit son électorat évangélique et ses riches donateurs pro-Israël. Tant pis si ça déclenche une vague de violences au Moyen-Orient.
Lire également sur ce sujet l'interview de l'historien Vincent Lemire : « Trump n'a pas mesuré que Jérusalem est une ville-monde » 
De la même manière, il s'est retiré de l'accord de Paris, a menacé de sortir de l'accord sur le nucléaire irakien. Un jour il vante les mérites du leader japonais, le lendemain il menace de se retirer d'un accord commercial bilatéral, souffle le froid et le chaud sur la Chine… Alors que son secrétaire d'Etat Rex Tillerson se trouve à Pékin pour discuter de la Corée du Nord, Trump déclare par tweet que c'est « un gaspillage de temps ».





Les avancées restent maigres


En bon joueur de poker, il aime également le risque. Même si ça conduit à la bombe atomique. Et il prend ses décisions plus en fonction des rapports qu'il développe avec ses homologues que des intérêts stratégiques de l'Amérique. Il est proche de Netanyahu, et Xi Jinping, qu'il promettait pourtant d'écraser, est devenu son meilleur ami, ce qui explique qu'il ménage la Chine et ne critique plus ses excédents budgétaires.
Mi-novembre, à son retour d'un voyage en Asie, Donald Trump s'est vanté en disant que sa politique avait restauré la puissance et le respect envers l'Amérique. « La confiance renouvelée et la position dans le monde de l'Amérique n'ont jamais été si fortes que maintenant », a-t-il affirmé. Il donne comme exemple sa rhétorique musclée contre l'Otan qui a poussé certains membres à augmenter leur contribution financière, le fait que le Canada et le Mexique soient en train de renégocier le Nafta… « Il y a un peu de vrai dans le fait que le président a réussi à recadrer les débats et à pousser les gens vers ses positions », estime Rosa Brooks, professeur à l'université de Georgetown.
Mais les avancées restent maigres. Ses menaces ont peu d'effets sur Kim Jong-un, qui continue de balancer des missiles de plus en plus perfectionnés. Les pays du Nafta ne se sont toujours pas mis d'accord, la Chine et la Russie prennent la place laissée par l'Amérique, le Mexique ne paie pas son mur, les pays d'Asie finalisent le TPP sans les États-Unis.. Il a réussi à se mettre à dos la plupart des alliés, à commencer par l'Allemagne. Selon Sigmar Gabriel, le ministre des Affaires étrangères allemand, l'administration Trump voit trop souvent l'Europe comme « un rival et parfois même comme un adversaire économique ».





Sa stratégie semble inconsistante, voire incohérente


D'où les critiques qui l'accusent d'affaiblir l'influence des États-Unis, de déstabiliser la planète et d'accroître les chances d'une guerre. « Il a fait un job extraordinaire pour détruire la crédibilité américaine dans le monde », estime Eliot Cohen, un ex-conseiller de la secrétaire d'État Condoleezza Rice et un critique acerbe du président. Les chefs d'État qui ne le prennent pas au sérieux « ont déjà commencé à reformer les alliances et à reconfigurer les réseaux de l'économie mondiale en passant outre les États-Unis et en réduisant son standing ».
Pour Aaron David Miller, vice-président du think tank Woodrow Wilson International Center for Scholars et grand spécialiste du Moyen-Orient, » jouer les perturbateurs peut être une politique plausible si elle est exécutée comme un effort pour concevoir et mettre en place des politiques alternatives ». Mais Donald Trump n'en a pas. Dans beaucoup de dossiers, sa stratégie semble inconsistante, voire incohérente. Il a justifié la reconnaissance de Jérusalem comme capitale en disant que c'était « une nouvelle approche et une manière neuve de penser ». Mais l'ambassade ne va pas être transférée avant plusieurs années et cela met en danger le plan de paix sur lequel travaille depuis des mois son gendre.
Derrière les gesticulations, il suit souvent la politique d'Obama. Mais ne le lui dites pas, ça l'énerve.
Il a fait ami avec la Chine, continue la politique de rapprochement avec Cuba, maintient les efforts en Irak et en Syrie pour détruire l'EI… En Afghanistan, par exemple, dans un discours en août, il a annoncé son intention de faire pression sur le Pakistan, d'augmenter les troupes… Pas très novateur. Et même sur la Corée du Nord, derrière les tweets menaçants où il promet « le feu et la fureur », il négocie en coulisse avec la Chine. Quant à l'Iran, l'administration annonce depuis le début qu'elle va renoncer à l'accord sur le nucléaire signé par Barack Obama, que Trump a qualifié d' » un des pires accords jamais négociés ». Près d'un an plus tard, les États-Unis sont toujours dans l'accord, même si Trump a refusé de « certifier » le fait que Téhéran respecte ses engagements.
« En résumé, un an de doctrine Trump n'a pas fondamentalement changé les intérêts américains ou la politique étrangère américaine, mais a modifié la réputation et l'image des États-Unis qui ont toutes les deux décliné de façon continue », écrit Sahar Khan, du Cato Institute. Si l'impact de cette politique n'est pas encore très visible, c'est parce que « les énormes échecs en politique étrangère sont comme un infarctus, conclut Eliot Cohen. Le vertige et les palpitations qu'on ressent aujourd'hui augurent bien pire demain. »

Josué

avatar
Administrateur
[size=33]Ambassade américaine à Jérusalem : Riyad met en garde contre la «colère des musulmans»[/size]

  • Par   Le figaro.fr   AFP agence 
     


Alors que Donald Trump doit s'exprimer mercredi sur le statut de Jérusalem, Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II ont indiqué ce mardi que le président américain les a informés de sa volonté de transférer l'ambassade d'Israël à Jérusalem. Une annonce qui a provoqué de vives réactions dans le monde arabe.
Les mises en garde se sont multipliées ce mardi avant la décision de Donald Trump, qui pourrait officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale de l'État d'Israël. Le président américain a multiplié les échanges avec les dirigeants du Proche-Orient, réaffirmant sa volonté de transférer l'ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem sans cependant dévoiler toutes ses cartes. Il doit s'exprimer mercredi sur la question, a indiqué mardi soir la Maison-Blanche.
» LIRE AUSSI - Palestiniens et Israéliens face au risque d'un nouvel embrasement
Selon l'autorité palestinienne, le locataire de la Maison-Blanche a informé par téléphone le président Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II de Jordanie de son «intention» de procéder à ce transfert controversé contre lequel nombre de pays de la région sont vent debout. Mais le flou demeurait mardi sur un point central: Donald Trump n'a-t-il fait que réitérer sa position de principe, maintes fois exprimée, ou a-t-il explicitement indiqué qu'il allait engager immédiatement le déménagement, une possibilité qui fait craindre une nouvelle escalade de violence dans la région?

De nombreuses mises en garde


L'Autorité palestinienne, interlocutrice de la communauté internationale et d'Israël, revendique Jérusalem-Est comme la capitale d'un futur État palestinien indépendant. Les mises en garde contre une telle décision aux conséquences imprévisibles sont tombées en cascade au cours des dernières 24 heures. «M. Trump, Jérusalem est une ligne rouge pour les musulmans», a averti mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan. Président en exercice de l'Organisation de la coopération islamique, il a précisé qu'un sommet des 57 pays membres, se tiendrait «sous 5 à 10 jours» si Washington reconnaissait Jérusalem comme capitale d'Israël. Le chef de la Ligue arabe, Ahmed Abul Gheit, a par ailleurs jugé «dangereuse» une possible décision américaine sur Jérusalem.
Mahmoud Abbas, de son côté, a mis en garde Donald Trump contre les «conséquences dangereuses d'une telle décision sur le processus de paix, la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde», selon le compte rendu de la présidence palestinienne. Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a pour sa part estimé que «toutes les lignes rouges» étaient franchies. Le roi Salmane d'Arabie saoudite a également mis en garde Washington contre la «colère des musulmans dans le monde entier». «C'est un pas dangereux», a dit le roi saoudien lors d'un entretien téléphonique avec le président américain.
» LIRE AUSSI - Ambassade américaine à Jérusalem: une vague d'avertissements à travers le monde


«Les citoyens des États-Unis doivent éviter les foules et les endroits à forte présence policière et/ou militaire»
Le Pentagone


En réaction, les États-Unis ont interdit aux employés du gouvernement américain tout déplacement personnel dans la Vieille ville de Jérusalem en raison de manifestations annoncées de Palestiniens. Cette interdiction vaut également pour la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël et contigu à Jérusalem, a précisé le département d'État. Seuls les déplacements officiels «essentiels», assortis de mesures de sécurité supplémentaires, sont autorisés, a ajouté le département d'État. «Les citoyens des États-Unis doivent éviter les foules et les endroits à forte présence policière et/ou militaire», a-t-il déclaré.

Une troisième voie?



Le statut de Jérusalem, à propos duquel le président américain doit prendre de façon imminente une décision potentiellement lourde de conséquences, constitue depuis un demi-siècle l'un des points les plus épineux du conflit israélo-palestinien. Donald Trump a promis à plusieurs reprises, durant sa campagne électorale, d'y transférer l'ambassade des États-Unis auprès de l'État hébreu (celle-ci est actuellement située à Tel Aviv). Une loi votée en 1995 par le Congrès affirme que «Jérusalem doit être reconnue comme la capitale de l'État d'Israël» et impose d'y implanter la représentation américaine. Les présidents successifs ont jusqu'à présent repoussé son application de six mois en six mois, dans l'attente que les deux parties adverses se mettent d'accord sur un partage de la ville. La dernière dérogation signée en ce sens arrive à expiration lundi, et on ignore encore quelles sont les intentions de l'actuel locataire de la Maison-Blanche qui a reporté sa décision à plus tard. «Le président a été clair sur cette affaire depuis le départ: ce n'est pas une question de si (l'ambassade sera effectivement déplacée de Tel-Aviv à Jérusalem, NDLR), c'est une question de quand», a affirmé Hogan Gidley, un porte-parole de la Maison-Blanche.


» LIRE AUSSI - Trump joue avec le feu sur l'explosif statut de Jérusalem
Une annonce est attendue mercredi mais la Maison-Blanche entretient le flou sur la façon dont le président républicain entend faire cette annonce, objet d'intenses spéculations depuis une semaine. Mais selon plusieurs observateurs, le milliardaire républicain est tenté par une troisième voie qui pourrait consister à repousser un tel déménagement tout en reconnaissant plus ou moins officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël. Même cette solution de compromis serait un casus belli, ont prévenu ces derniers jours les dirigeants palestiniens, qui estiment que Jérusalem-Est, annexée par Israël en 1967, doit être la capitale de l'État auquel ils aspirent et que le statut de la ville ne peut être réglé que dans le cadre d'un accord de paix avec les Israéliens.
Les Palestiniens étaient déjà échaudés par l'imbroglio de leur mission diplomatique à Washington, que les États-Unis ont récemment envisagé de fermer pour des raisons relativement obscures avant d'engager un revirement. Le gouvernement israélien restait mardi complètement silencieux sur ce dossier emblématique et sur un échange téléphonique entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump évoqué par la Maison-Blanche.

papy

avatar
Ce sont les conseillers évangéliques de Trump qui sont derrière car ils sont pour le retour des juifs en Palestine et que selon  eux ça accomplis les prophéties de la bible.

Josué

avatar
Administrateur
Cette décision va mettre le feu au poudre dans les pays limitrophes

Josué

avatar
Administrateur
[size=34]L'armée israélienne riposte à des tirs de projectiles depuis Gaza[/size]

 Par LEXPRESS.fr , publié le 07/12/2017 à 12:41 , mis à jour à 21:44
 


Des heurts ont éclaté près de Bethlehem.
 
REUTERS/Mussa Qawasma


La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par les États-Unis ouvre un nouveau chapitre dans le conflit israélo-palestinien et menace le processus de paix. 
Voir plus

L'armée israélienne riposte
Ce live est terminé. Merci de l'avoir suivi. 
L'armée israélienne a annoncé avoir riposté dans la soirée à des tirs de projectiles depuis la bande de Gaza, dont l'un est tombé en Israël. Les deux autres projectiles ont atterri dans l'enclave palestinienne qui jouxte le sud d'Israël, a ajouté l'armée dans un communiqué. 
Les tirs d'un char et d'un avion israéliens ont visé "deux postes militaires" dans la bande de Gaza, a dit l'armée sans préciser qui contrôle ces "postes". Mais elle a souligné qu'elle considérait le Hamas "comme responsable des activités hostiles perpétrées contre Israël à partir de Gaza". 

Mobilisation palestinienne



  • Dans la soirée, l'artillerie et l'aviation israéliennes ont riposté à des tirs de projectiles depuis la bande de Gaza, dont l'un est tombé en Israël. Les deux autres projectiles ont atterri dans l'enclave palestinienne qui jouxte le sud d'Israël, a ajouté l'armée en précisant que les tirs israéliens avaient visé "deux postes militaires" dans la bande de Gaza.





  • Le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza a appelé à une "nouvelle intifada".



LIRE AUSSI >> Statut de Jérusalem: le Hamas appelle à une "nouvelle intifada" 


  • Des Palestiniens en colère ont affronté les soldats israéliens et brûlé le portrait de Donald Trump. Plus d'une vingtaine de Palestiniens ont été blesséspar des balles en caoutchouc ou réelles dans ces heurts d'ampleur relativement limitée en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.



  • Vendredi, jour de prière hebdomadaire des musulmans, les regards se tourneront surtout vers l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est.

Patrice1633

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
La prophetie est aletante jusqu'à la fin Et nous savons que les paroles de La bible
Se réalisera mais nous ne savons pas d'avance exactement comment ça se passera, alors nous regardons et c'est interesssnt de voir tout se dérouler devant nos yeux et on se posent des questions, comment ça se déroulera encore demain ...

Matthieu 24:15
15 Quand donc vous apercevrez la chose immonde+ qui cause la désolation, dont a parlé Daniel le prophète, se tenant dans un lieu saint*+ (que le lecteur exerce son discernement*),

Oui, Jesus parlais bien de la prophetie de Daniel quand il parlais de La Grande tribulation ...
Voila, nous vivons les evenement qui se déroule devant nos yeux ...

papy

avatar
[size=45]L’absolutisme d’une confession ne peut fonctionner à Jérusalem »[/size]

Recueilli par Marie Malzac , le 06/12/2017 à 17h26



[size=20]Pour ses 40 ans, Le Monde de la Bible (1) consacre un numéro spécial à Jérusalem. Alors que Donald Trump a annoncé son intention de reconnaître la ville comme capitale de l’État d’Israël, Benoît de Sagazan, son rédacteur en chef, analyse la dimension religieuse de cette décision.[/size]


ZOOM 
Benoît de Sagazan, rédacteur en chef du Monde de la Bible. / DR


La Croix : Le numéro spécial du « Monde de la Bible », édité pour son quarantième anniversaire, retrace l’histoire de Jérusalem. En quoi la relecture de cette histoire permet-elle d’éclairer un présent conflictuel ?

Benoît de Sagazan : Avec ce numéro, nous avons voulu faire un clin d’œil au tout premier Monde de la Bible, paru il y a 40 ans, et qui portait précisément sur Jérusalem. Les différents articles traversent l’histoire de la ville, de sa fondation par le roi David à la domination ottomane. Chaque période l’a modelée pour en faire aujourd’hui un livre ouvert.

À LIRE : Jérusalem, une ville pour deux peuples

C’est sous les Omeyyades, au VIIe siècle, que la ville, d’abord juive puis byzantine, et donc chrétienne, va se convertir en une véritable métropole multireligieuse. Cette dynastie arabe va inaugurer la Jérusalem islamique. Même si la population reste majoritairement chrétienne, du moins jusqu’aux Croisades, la population musulmane s’installe et croît. Des juifs ayant pu revenir résident aussi à Jérusalem.

LIRE AUSSI : Jérusalem, au carrefour des trois religions monothéistes

Puis, à la fin du XIe siècle, lorsque les croisés entrent dans la ville pour en faire la capitale du royaume franc, ils vont aussi tenter d’en refaire une cité entièrement chrétienne. Il faudra attendre l’Empire ottoman, au XVIe siècle, pour que soit recherché un équilibre entre les uns et les autres, mettant fin à deux siècles d’affrontements acharnés entre chrétiens et musulmans sous la période mamelouke. Lors d’une période allant de 1880 à la Première guerre mondiale, le pouvoir municipal était même auto-géré par les différentes communautés.

Cet équilibre fragile entre communautés est-il aujourd’hui mis à mal par la décision de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem ?

B. de. S : Concernant Jérusalem, toute remise en question des équilibres qui régissent les relations des communautés peut s’avérer explosive. La décision américaine éloigne encore un peu plus l’idée déjà utopique d’une ville multi religieuse et reconnue comme telle au niveau international, en accordant une prédominance aux Israéliens et donc au judaïsme. Elle crée un nouveau déséquilibre notoire. Elle rompt le consensus diplomatique sur le sujet, dont la minorité arabe pouvait notamment se prévaloir.

À Jérusalem, le religieux est-il instrumentalisé par le politique ?

B. de.S. : La tentation d’utiliser le religieux à des fins politiques est présente partout, mais elle l’est encore davantage à Jérusalem, qui est une ville à part. Ce n’est d’ailleurs pas que le fait d’Israël. La question des identités est centrale en ce lieu, et la religion en fait bien évidemment partie, d’où cette histoire tumultueuse. L’absolutisme d’une confession ne peut fonctionner à Jérusalem. Au contraire, l’enjeu est de trouver des voies pour que les différentes identités puissent avoir la ville en partage.

L’archéologie peut-elle être aussi l’otage du politique ?

B. de.S. : Dans le contexte d’une lutte acharnée pour le territoire, où chaque pierre compte, il faut être particulièrement vigilant lorsqu’il s’agit d’archéologie et effectuer toutes les vérifications nécessaires. Certains peuvent encore pratiquer une forme d’archéologie biblique « ancienne école », avec la Bible dans une main et la pioche dans l’autre. Mais leurs découvertes peuvent ensuite être corrigées, nuancées par la communauté scientifique.

Il est vrai qu’à Jérusalem, on fait régulièrement dire à l’archéologie plus que ce qu’elle n’a effectivement révélé, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut rejeter toute l’archéologie israélienne, tant s’en faut. L’important n’est pas tant de prouver « qui était là en premier » grâce à l’archéologie, mais de respecter les différentes traditions religieuses, aux origines pluri séculaires, qu’elles soient juives, chrétiennes ou musulmanes.

Recueilli par Marie Malzac

(1) Le Monde de la Bible, Numéro 223 (décembre 2017, janvier, février 2018), 15 €


Yacoub

avatar
papy a écrit:Ce sont les conseillers évangéliques de Trump qui sont derrière car ils sont pour le retour des juifs en Palestine et que selon  eux ça accomplis les prophéties de la bible.

Les évangéliques aux USA sont plus sionistes que le plus sioniste des israéliens.

Ils croient que si tous les juifs se retrouvaient en Palestine, le retour de Jésus arrivera vite.

Je préfère que Jérusalem Est devienne la capitale de la Palestine arabe, Jérusalem Ouest la capitale d'Israël

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

Josué

avatar
Administrateur
Deux pays avec une même capitale ce n'est pas viable.

Josué

avatar
Administrateur
[size=45]Les Églises de Jérusalem craignent des « dommages irréparables »[/size]

Marie Malzac , le 07/12/2017 à 16h25 
Mis à jour le 07/12/2017 à 17h03


[size=20]Dans une lettre adressée mercredi 6 décembre au président américain, les patriarches et évêques des Églises de Jérusalem le mettent en garde contre les conséquences potentiellement désastreuses d’un transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à la Ville sainte.[/size]


ZOOM 
Les responsables des Églises chrétiennes de Jérusalem montent eux aussi au créneau pour dénoncer la volonté de Donald Trump d’installer l’ambassade américaine à Jérusalem plutôt qu’à Tel Aviv. / Benjamin Barda/Ciric


Les responsables des Églises chrétiennes de Jérusalem montent eux aussi au créneau pour dénoncer la volonté de Donald Trump d’installer l’ambassade américaine à Jérusalem plutôt qu’à Tel-Aviv.

Dans une lettre ouverte envoyée au président américain mercredi 6 décembre, les patriarches et évêques de la Ville sainte lancent un « conseil et un appel solennels aux États-Unis, afin qu’ils continuent de reconnaître l’actuel statut international de Jérusalem ». « Tout changement soudain causerait des dommages irréparables », mettent-ils en garde.

À LIRE : Jérusalem, les Palestiniens se mobilisent, le monde réprouve

Les responsables chrétiens se disent convaincus « qu’avec le soutien important de (leurs) amis, Israéliens et Palestiniens peuvent travailler à la négociation d’une paix juste et durable ». Une paix, ajoutent-ils, qui ne pourra advenir sans une ville de Jérusalem « pour tous ».

À LIRE : Quelles conséquences aurait le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem ?

« La Ville sainte, affirment-ils encore, peut-être partagée (…) une fois que le processus politique libérera les cœurs des peuples qui y vivent des conditions de conflit et de destruction dont ils font l’expérience ». L’initiative de Donald Trump ne fera, selon eux, « qu’accroître la haine, le conflit, la violence et la souffrance à Jérusalem et dans toute la Terre Sainte ».


Crainte de violences



À l’approche de la fête de Noël, les évêques demandent à Donald Trump de ne pas « priver » Jérusalem de la paix et d’aider au contraire à la « construire ».

À LIRE : Le pape appelle à respecter le « statu quo » de Jérusalem

En écho aux propos du pape François à l’audience générale, quelques heures avant l’annonce du président américain, Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Jérusalem, s’est aussi exprimé à ce sujet sur Radio Vatican.

Inquiet de cette décision, source de « troubles et de problèmes » il a appelé lui aussi au respect du statu quo. « Que Dieu nous protège de toutes les violences qui pourront être déclarées, en Terre Sainte, et au-delà, dans les pays arabes et musulmans », a-t-il souhaité. Pour lui, « nous allons vers un moment très difficile de violence ».

Marie Malzac

Josué

avatar
Administrateur
[size=45]Jérusalem, les autorités religieuses disent leur inquiétude[/size]

Gauthier Vaillant , le 10/12/2017 à 15h48



[size=20]Dimanche 10 décembre, le pape François a réitéré son appel à la « sagesse » et à la « prudence » face aux tensions qui secouent le monde musulman, depuis que Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.[/size]


ZOOM 
Dès mercredi 6 décembre, lors de son audience générale hebdomadaire au Vatican, le pape François avait lancé « un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo » à Jérusalem. La position de Rome à ce sujet est inchangée depuis 1947. / Andreas Solaro/Afp


La décision du président américain Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme la capitale d’Israël, mercredi 6 décembre, suscite l’inquiétude au niveau international, dont celle de plusieurs autorités chrétiennes et musulmanes, à commencer par le pape François.

À lire aussi




L’ONU s’inquiète de la décision de Donald Trump sur Jérusalem





Des morts et des blessés à Gaza et en Cisjordanie



Dimanche 10 décembre, le Saint-Siège a en effet publié un communiqué dans lequel il dit « suivre avec grande attention les développements de la situation au Moyen-Orient, spécialement Jérusalem ». Le pape exprime sa « tristesse face aux incidents de ces derniers jours qui ont fait des victimes ».

Deux Palestiniens ont trouvé la mort samedi 9 décembre dans des raids aériens menés par Israël, en réponse à des tirs de roquettes depuis Gaza, et 150 personnes ont été blessées dans des heurts en Cisjordanie. Dimanche 10 décembre, de nouvelles manifestations ont eu lieu dans le monde, dont une devant l’ambassade américaine au Liban, et une autre à Djakarta, en Indonésie, ayant rassemblé plusieurs milliers de personnes.


Le pape François appelle à la « sagesse »



Le pape « renouvelle son appel à la sagesse et à la prudence de chacun, et prie avec ferveur pour que les dirigeants des nations, en ces temps d’une gravité particulière, s’engagent pour éviter une nouvelle spirale de violence », poursuit le communiqué du Saint-Siège.

Dès mercredi 6 décembre, lors de l’audience générale hebdomadaire, le pape François avait lancé « un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo » à Jérusalem. La position de Rome à ce sujet est inchangée depuis 1947.

À lire aussi




Le pape François appelle à respecter le « statu quo » de Jérusalem




Selon le communiqué, « le Saint-Siège réitère sa conviction que seule une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens peut apporter une paix stable et durable, et garantir la coexistence pacifique de deux États dans des frontières internationalement reconnues ».


« Jérusalem est un trésor pour toute l’humanité »



Vendredi 8 décembre, c’est le Patriarcat latin de Jérusalem qui avait mis en garde contre les « conséquences imprévisibles » des déclarations de Donald Trump sur Jérusalem. « Toute solution unilatérale ne saurait être considérée comme une solution », pouvait-on lire dans un communiqué.

Le Patriarcat est actuellement sous l’autorité d’un administrateur apostolique, Mgr Pierbattista Pizzaballa. Disant sa conviction que « Jérusalem est un trésor pour toute l’humanité », le texte affirme que « toute revendication exclusive, qu’elle soit politique ou religieuse, est contraire à la logique même de la ville ».


Des personnalités religieuses refusent de rencontrer Mike Pence



Alors qu’une tournée du vice-président américain Mike Pence est prévue mi-décembre au Moyen-Orient, deux personnalités religieuses ont fait savoir qu’elles refusaient de le rencontrer en signe de protestation : le grand imam d’Al-Azhar, très influente institution sunnite siégeant au Caire (Égypte), et le patriarche copte Tawadros II. Ce dernier a estimé que Donald Trump avait, par sa décision, « fait fi des sentiments de millions d’Arabes ». Quelques jours auparavant, le roi Salmane d’Arabie saoudite avait mis le président américain en garde contre « la colère des musulmans du monde entier ».

En France, les évêques catholiques ont eux aussi fait part de leur inquiétude. Jeudi 7 décembre, le président de la conférence épiscopale, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, a publié une déclaration dans laquelle il invite les fidèles « à intensifier leur prière (…) en communion avec les communautés chrétiennes présentes en Terre Sainte ».


Josué

avatar
Administrateur
[size=45]Beyrouth et Téhéran manifestent contre la décision de Trump sur Jérusalem[/size]

La Croix (avec l’AFP) , le 11/12/2017 à 18h43

[size=20]La décision du président américain Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, continue de mobiliser, lundi 11 décembre, la rue et les chancelleries dans plusieurs pays arabes.[/size]


ZOOM 
Manifestation à l'appel du Hezbollah, dans la banlieue de Beyrouth, le 11 décembre 2017. / Bilal Hussein/AP


Depuis la décision décriée de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël mercredi 6 décembre, les condamnations internationales se sont succédé, y compris à l’ONU et dans le monde arabe et musulman pour le cinquième jour consécutif.


« Jérusalem, capitale éternelle de la Palestine »



Plusieurs milliers de partisans du Hezbollah libanais ont manifesté lundi 11 décembre dans son fief de la périphérie sud de Beyrouth, aux cris de « mort à l’Amérique », contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Les protestataires ont défilé dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du puissant parti pro iranien, sous le slogan « Jérusalem, capitale éternelle de la Palestine ».

« Jérusalem est à nous », pouvait-on lire sur de nombreuses pancartes brandies par les manifestants, qui portaient également des drapeaux palestiniens et du Hezbollah et scandaient « Mort aux États-Unis », « mort à Israël ».




La diplomatie américaine en crise





Le Hezbollah, un ennemi déclaré d’Israël



« Nous n’abandonnerons jamais Jérusalem », a prévenu le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, lors d’un discours retransmis sur grand écran à la fin de la manifestation. « Tous les peuples arabes doivent répéter avec le peuple palestinien : Nous serons des millions de martyrs à nous sacrifier pour Jérusalem ».

Ennemi résolu d’Israël, le puissant mouvement chiite se veut l’un des champions de la cause palestinienne. Après des années de combat en Syrie contre des groupes djihadistes sunnites – où le Hezbollah combat aux côtés du régime de Damas –, la priorité doit de nouveau être « la Palestine », a lancé Hassan Nasrallah : « La priorité de l’axe de la Résistance sera de nouveau la Palestine, le peuple palestinien et la résistance palestinienne ».

Qualifiant la mesure de Donald Trump d'« agression », il a exhorté à faire en sorte que cette « stupide décision américaine soit le début de la fin » d’Israël.

À lire aussi




 Benyamin Netanyahou défend Donald Trump devant la diplomatie européenne





Manifestation à Téhéran contre les États-Unis et Israël



À Téhéran, quelques centaines de conservateurs ont manifesté lundi contre la décision de Donald Trump, brûlant des portraits du président américain et du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ainsi que des drapeaux des deux pays. La manifestation s’est déroulée au son de la musique et de la danse, chose normalement interdite en Iran. Les slogans étaient : « Les États-Unis sont des meurtriers », les « Mères palestiniennes perdent leurs enfants » ou le classique « Mort à l’Amérique ».

Près de la manifestation, un écran affichait qu’il restait 8 240 jours d’existence à Israël, en référence à un discours du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, prévoyant la fin de l’État hébreu d’ici à 2030.

« Trump a permis d’accélérer les choses », a estimé Seyed Abdullah Hosseini. « On s’attendait à ce qu’Israël soit démantelé plus tard. C’est le début de la fin pour Israël. On doit remercier Trump ».


Revenir aux négociations israélo-palestiniennes



Le président russe Vladimir Poutine a critiqué le caractère « déstabilisateur » de la décision de son homologue Donald Trump, lors d’une visite au Caire, où le président palestinien Mahmoud Abbas, furieux de l’initiative américaine, était reçu en fin d’après-midi par le président Abdel Fattah Al-Sissi. Vladimir Poutine a appelé à une reprise des négociations israélo-palestiniennes notamment sur Jérusalem que Washington vient de reconnaître comme capitale d’Israël.

Il faut impérativement « une reprise immédiate des négociations directes israélo-palestiniennes sur tous les sujets disputés, y compris le statut de Jérusalem », a-t-il déclaré à la presse retransmise à la télévision publique égyptienne selon une traduction officielle simultanée en arabe de ses propos en russe.

À Jérusalem et dans les Territoires palestiniens, la décision américaine du mercredi 6 décembre a engendré des confrontations entre Palestiniens et forces israéliennes qui ont coûté depuis la vie à quatre Palestiniens et fait des centaines de blessés.

La Croix (avec l’AFP)

Yacoub

avatar
Un marocain juif sur cette affaire



http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

Josué

avatar
Administrateur

[size=30]Erdogan appelle à reconnaître Jérusalem-Est comme "capitale" de la Palestine


AFP Publié le mercredi 13 décembre 2017 à 06h31 - Mis à jour le mercredi 13 décembre 2017 à 13h31
[/size]
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté mercredi la communauté internationale à reconnaître Jérusalem-Est comme la "capitale de la Palestine", le leader palestinien Mahmoud Abbas estimant qu'il n'y aurait "ni paix, ni stabilité" sans cela.
"J'invite les pays qui défendent le droit international et la justice à reconnaître Jérusalem occupée comme capitale de la Palestine", a déclaré le chef de l'Etat turc lors de l'ouverture d'un sommet extraordinaire de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul.
Lors de cette réunion consacrée à la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël, M. Erdogan, un ardent défenseur de la cause palestinienne, a qualifié l'Etat hébreu d'"Etat d'occupation" et d'"Etat terroriste".
La mesure américaine a provoqué des manifestations dans plusieurs pays du Proche-Orient et des violences dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem. Quatre Palestiniens ont été tués et des centaines blessés depuis jeudi.
M. Trump a "offert Jérusalem comme cadeau" au "mouvement sioniste", "comme s'il lui offrait une des villes américaines", a estimé M. Abbas dans un discours d'une rare véhémence à l'ouverture du sommet.
Par conséquent, "nous n'acceptons aucun rôle des Etats-Unis" dans le processus de paix, a poursuivi le président palestinien, estimant que Washington était "partial".
 'Capitale palestinienne éternelle' 
"Jérusalem est et restera éternellement la capitale de l'Etat de Palestine (...) Et il n'y aura ni paix, ni stabilité sans cela", a ajouté M. Abbas.
Lors de ce sommet réuni à Istanbul, M. Erdogan espère rallier les pays musulmans à une ferme riposte après la reconnaissance par M. Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël.
"Israël a été récompensé pour toutes les activités terroristes qu'il mène. C'est Trump qui a délivré cette récompense", a lâché M. Erdogan, assurant qu'il ne "renoncera jamais" à exiger une "Palestine souveraine et indépendante".
"Cette décision prise par les Etats-Unis est nulle et non avenue", avait déclaré le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, lors d'une réunion ministérielle de l'OCI mercredi matin.
Cependant, l'activisme des dirigeants turcs tranche dans une région où la plupart des leaders se sont contentés d'émettre des condamnations d'usage.
Les observateurs estiment peu probable l'annonce de mesures fortes ou de sanctions à l'issue du sommet mercredi, alors que le monde musulman est profondément divisé et que plusieurs pays, comme l'Arabie saoudite, tentent de cultiver de bons rapports avec l'administration Trump sur fond d'hostilité commune envers l'Iran.
La Ligue arabe s'était déjà contentée, lors d'une réunion le week-end dernier, d'émettre une condamnation verbale, appelant les Etats-Unis à "annuler leur décision sur Jérusalem".
Faible participation saoudienne 
Appelant à ce que les pays présents "unissent (leurs) forces", le président iranien Hassan Rohani a déploré que "certains pays de notre région coopèrent avec les Etats-Unis et le régime sioniste".
L'Iran ne reconnaît pas Israël et entretient des relations tendues avec l'Arabie saoudite.
Parmi la vingtaine de chefs d'Etat ayant répondu à l'appel de M. Erdogan figurent le président iranien Hassan Rohani, le roi de Jordanie Abdallah II, l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani ou encore le Libanais Michel Aoun.
Le président du Soudan Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour, était également présent au sommet.
En froid avec la Turquie, mais ne pouvant esquiver un sommet consacré à Jérusalem, l'Egypte a envoyé à Istanbul son ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukry.
L'Arabie saoudite était elle représentée à la réunion des chefs de la diplomatie par son ministre d'Etat en charge des Affaires étrangères, Nizar Madani.
Le roi Salmane d'Arabie saoudite a lui déclaré mercredi depuis Ryad que les Palestiniens ont "le droit de proclamer un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale".
Le président du Venezuela Nicolas Maduro, critique acerbe des Etats-Unis mais dont le pays ne compte pas une importante population musulmane, était également présent à Istanbul.
Même s'il ne provoque pas de bouleversement, le sommet d'Istanbul devrait permettre à M. Erdogan de soigner son image de défenseur des musulmans dans le monde, des Palestiniens aux Rohingyas fuyant la Birmanie.​

Yacoub

avatar
Israël va t-il reconnaitre que Jérusalem Est sera la capitale de la Palestine ? Je ne le crois pas avec ce Nathanyahou. Avec un autre dirigeant, c'est possible

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

Marmhonie

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
Yacoub a écrit:Israël va t-il reconnaitre que Jérusalem Est sera la capitale de la Palestine ?
Impossible avec Nathanyahou. N'y pense même pas.

samuel

avatar
Administrateur
Bibliquement Jérusalem appartient bien aux juifs!

Josué

avatar
Administrateur
Pourquoi la question de Jérusalem est-elle cruciale pour les évangélistes américains ?

Donald Trump entouré de ses conseillers et de leaders évangélistes, priant pour les victimes de l’ouragan Harvey. Kevin Lamarque/Reuters

ÉCLAIRAGE
Les chrétiens ultraconservateurs – plus de 50 millions de personnes – représentent une base électorale solide pour les républicains de manière générale, et Donald Trump en particulier.

Samia MEDAWAR | OLJ
14/12/2017




Depuis l'annonce de Donald Trump sur Jérusalem, la droite religieuse américaine a de quoi se réjouir. Elle n'a d'ailleurs pas manqué de le faire savoir. « Le président a encore une fois démontré à ses partisans évangéliques qu'il fera ce qu'il dit qu'il va faire », s'est réjoui Johnnie Moore, porte-parole des conseillers évangéliques du président américain. Plus enthousiaste encore est Paula White, pasteure d'une « méga-église » de Floride : « Encore une fois, le président Trump a montré au monde ce que j'ai toujours su. Il est un leader qui est prêt à faire ce qui est juste, malgré les sceptiques et les critiques. Les évangéliques sont en extase, car Israël est pour nous un lieu sacré et le peuple juif est notre meilleur ami. »
Plusieurs facteurs ont contribué à la décision du président, il est vrai, mais l'un des plus déterminants reste la campagne intense menée par sa base électorale principale, à savoir les évangélistes américains. La question de Jérusalem leur tient particulièrement à cœur, et ce n'est pas un hasard si le Jerusalem Embassy Act de 1995 (loi qui prévoit le déplacement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv vers la ville trois fois sainte) a été voté à leur initiative.

Ces chrétiens ultraconservateurs – plus de 50 millions de personnes – représentent une base électorale solide pour les républicains de manière générale, et Donald Trump en particulier : plus de 80 % d'entre eux ont voté pour lui, alors que la majorité de la communauté juive américaine a voté pour son adversaire démocrate Hillary Clinton. En termes de valeurs chrétiennes, il n'est pas exactement le candidat idéal : il est plusieurs fois divorcé, a bâti sa fortune sur les casinos et a souvent tenu des propos péjoratifs sur les femmes. Mais Hillary Clinton et ses idées libérales (comme son soutien au mariage gay et à l'avortement) représentaient une menace bien plus dangereuse pour cette tranche de la société américaine.

 
(Lire aussi : Trump attaque la paix au Moyen-Orient)

Depuis l'investiture du milliardaire en janvier dernier, ses conseillers évangélistes et plusieurs groupes, tels American Christian Leaders for Israel, My Faith Votes, la National Christian Leadership Conference for Israel, ou encore le Christian Zionist Congress, ont intensifié leurs appels à reconnaître Jérusalem comme « capitale indivisible » d'Israël et à y déplacer l'ambassade américaine. Leur présence quotidienne dans les couloirs de la Maison-Blanche pour évoquer la question est de notoriété publique. Rien d'étonnant quand on sait que leurs interférences dans la vie politique américaine peuvent être retracées jusqu'au XIXe siècle. Mais c'est surtout dans les années 1970 et 1980, en pleine guerre froide, que le rôle des évangéliques devient conséquent, grâce à des hommes tels Billy Graham et Jerry Falwell, des leaders évangélistes qui ont réussi à s'attirer l'engouement des foules. La tournée « I Love America » de 1976, organisée par le révérend Jerry Falwell, avait pour but de réveiller la conscience sociale, certes, mais aussi politique et patriotique de l'Américain moyen. Ces efforts portent leurs fruits puisque Ronald Reagan, ouvertement soutenu par Falwell, est élu à la présidence en 1980, en pleine crise des otages américains en Iran.

L'attachement des évangélistes à la question de Jérusalem, évoquée dans les programmes de tous les prédécesseurs, ou presque, de Donald Trump, est avant tout dû à leur interprétation de la Bible et de ses prophéties. Pour nombre de chrétiens conservateurs, et plus particulièrement ceux de la « Bible Belt » (ou « ceinture » d'États américains où le protestantisme rigoriste est fortement pratiqué), le retour du Christ sur terre, imminent, relève de la reconnaissance d'un État juif : c'est en Israël que doit avoir lieu l'avènement du Messie, au terme d'un combat final entre les forces du Bien et celles du Mal au pied de la colline Armageddon.
 
Entouré de nombreux chrétiens évangéliques, comme son vice-président Mike Pence, son ex-conseiller Steve Bannon, chrétien sioniste autoproclamé, ou Tom Cotton, sénateur de l'Arkansas, Donald Trump se devait de récupérer cette base. Selon des sondages récents, dont celui du Pew Research Center, ils étaient 78 % à le soutenir en décembre dernier, mais ne sont que 61 % aujourd'hui. Englué dans les méandres d'une enquête nationale sur une possible collusion avec Moscou au cours de sa campagne présidentielle, le président américain en perte de popularité ne pouvait repousser l'échéance plus longtemps. En Israël même, des dizaines de milliers de citoyens manifestent chaque semaine contre leur Premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui fait lui aussi l'objet d'une enquête, pour corruption cette fois. Sans grand effet concret pour l'instant – le statut de Jérusalem n'a été reconnu qu'oralement par Washington et un déménagement de l'ambassade américaine prendra des années –, l'annonce de Donald Trump sur la ville sainte aura eu le mérite de détourner, ne fût-ce que pour un temps, l'attention de l'opinion publique, tout en satisfaisant ses alliés et mécènes.
 

Yacoub

avatar
Rome en 70, après JC,a fait disperser tous les juifs de Palestine sur l'ensemble des pays méditerranéens
C'est à partir de l'affaire Dreyfus que les juifs européens ont commencé à migrer vers ce pays
Théodore Herzl avait théorisé ça avec son livre l'état des juifs

La déclaration Balfour en 1917 favorisa le retour des juifs en Palestine malgré les inquiétudes arabes


http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

Josué

avatar
Administrateur
[size=45]En Jordanie, catholiques et orthodoxes unis pour défendre Jérusalem[/size]

Jérôme Boruszewski, à Amman , le 13/12/2017 à 17h21 

[size=20]Des milliers de manifestants ont protesté ces derniers jours à Amman, en Jordanie, contre la décision du président américain de reconnaître la Ville sainte comme capitale d’Israël.
Les chrétiens se mobilisent également. Orthodoxes et catholiques organisent mercredi 13 décembre au soir une procession dans la capitale jordanienne pour exprimer leur désaccord.
[/size]


ZOOM 
Manifestation à Amman le 8 décembre 2017, contre la décision de Donald Trump de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël. / Ahmad Abdo/AFP


L’unité est allée de soi, nourrie par la colère, l’inquiétude mais aussi un fort sentiment d’injustice. « Pour nous, Arabes chrétiens et musulmans, quand on perd Jérusalem, on perd tout, on perd le cœur de notre foi. Car tout a commencé à Jérusalem. Nous sommes tous nés à Jérusalem », résume, ému, le père Rifaat Bader, directeur du centre catholique des études et des médias à Amman. Selon lui, la décision unilatérale de Washington revient à « négliger tous les efforts de nos pères et grands-pères pour arriver à une paix juste ». Il critique surtout la partialité de la déclaration du président américain. « Tous les fils d’Abraham sont égaux et ils ont des droits à Jérusalem. Quand on donne ces droits à des fils d’Abraham mais pas à leurs frères, alors il y a une injustice », argumente-t-il.

À lire aussi




Le roi de Jordanie victime collatérale de la décision de Donald Trump sur Jérusalem





Manifestation monstre dans les rues de la capitale



Mercredi 6 décembre, Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale de l’État hébreu, provoquant la colère du monde arabe. Deux jours plus tard, une foule immense protestait dans les rues du centre-ville de la capitale de Jordanie, pays dont la population est majoritairement d’origine palestinienne. Les manifestants brandissaient des images de la Mosquée Al-Aqsa et de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, preuve que le peuple chrétien, même très minoritaire en Jordanie (moins de 5 % de la population), s’inquiétait lui aussi pour la conservation de son patrimoine religieux et le devenir de la Ville sainte.

« Le roi Abdallah est le gardien des lieux saints musulmans et chrétiens à Jérusalem, rappelle le père Rifaat Bader. Nous avons peur que cette fonction soit maintenant en danger. » Et que les forces israéliennes soient à l’avenir, de fait, les seules à gérer les mosquées et les églises de la ville. « Nous craignons qu’elles ne permettent plus aux musulmans et aux chrétiens d’accéder aux lieux saints », s’alarme également Rawan Talhami, une catholique jordanienne dont les deux parents sont d’origine palestinienne.

À lire aussi




La décision sur Jérusalem « illégale » pour les musulmans




Si la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État hébreu a suscité beaucoup d’opposition sur la scène internationale, elle a en revanche réjoui certaines Églises évangéliques aux États-Unis. « Mais en Jordanie, les églises évangéliques sont très minoritaires et elles se sont ralliées à la position des autres Églises chrétiennes. Il y a unité de tous les Arabes », assure Mgr Maroun Elias Nimeh Lahham, le vicaire patriarcal de Jordanie.


Les efforts diplomatiques du Roi Abdallah



Ces derniers jours, le roi Abdallah a déployé d’importants efforts diplomatiques pour s’opposer à la décision américaine. Il s’est entretenu en personne avec le président de l’autorité palestinienne ainsi que le président turc et le roi saoudien. Aujourd’hui en visite à Istanbul à l’occasion du sommet extraordinaire de l’Organisation de coopération islamique, il a qualifié la décision américaine de « dangereuse » et rappelé son attachement à « une solution à deux États » pour le règlement du conflit israélo-palestinien. Jérusalem « est sainte pour les fidèles des trois religions monothéistes », a-t-il expliqué, mentionnant les chrétiens dans l’introduction de son discours.

[size=14]À lire aussi





La crise des portiques à Jérusalem dénouée en Jordanie




Cette diplomatie mesurée contraste avec les propos beaucoup plus vigoureux du président turc qui a qualifié Israël d’« État terroriste » et les appels à la violence de certains manifestants dans les rues d’Amman ces derniers jours. « Le Roi est un homme très sage », analyse Mgr Maroun Elias Nimeh Lahham, pour qui les efforts diplomatiques du souverain risquent de « ne pas avoir d’effet »« Le changement ne peut venir que des Palestiniens de l’intérieur. Car ailleurs, les gens sont descendus dans les rues mais le mouvement se tarit », justifie le prélat.

Rawan Talhami, elle, estime que la meilleure des réponses à apporter au président américain est finalement d’ignorer sa décision. « Il n’est pas le dirigeant de la planète et il ne décide pas de tout au nom de tout le monde, souligne-t-elle. J’aimerais que les Nations unies et d’autres organisations internationales le lui rappellent. »

Jérôme Boruszewski, à Amman

[/size]

chico.

avatar

Jérusalem - pour les chrétiens, les juifs et les musulmans - est à la fois une ville et une idée


C'est l'objet d'une projection écrasante, un lieu de rêve et de nostalgie. Il ne peut y avoir de paix politique là-bas jusqu'à ce que Jérusalem soit comprise




 Relief des troupes romaines emportant la menora du Temple de Jérusalem, au Forum de Rome. Photographie: UniversalImagesGroup / Getty
Jeudi 14 décembre 2017 15.49 

[size=68]T[/size]rying pour organiserpèlerinages paroissiaux à la Terre Sainte, jeai souvent rencontré des gens d'église qui refusent derendre en Israël et à Jérusalem en particulier, parce qu'ils ne veulent pas la réalité du lieu d'interférer avec leur idée. " Jérusalem l'or / Avec le lait et le miel béni ... ", ils ont chanté dans l'église, "Je ne sais pas, je ne sais pas / Quelles joies nous attendent là, / Quelle gloire de la gloire, / Quel bonheur incomparable."
Aucune ville ne peut jamais être à la hauteur de ce type de facturation. La réalité sera toujours plus prosaïque. C'est pourquoi ceux qui font le pèlerinage peuvent parfois se sentir un peu démoralisés par la simple banalité du lieu - les magasins, la circulation, les gardes de la circulation, et tout l'attirail d'une industrie touristique animée.

Pour les Juifs, cette déconnexion peut être encore plus marquée, étant donné que pendant près de 2000 ans, Jérusalem était un espoir et une promesse - mais pas un endroit où vivre réellement. En effet, une grande partie de la littérature de la Bible hébraïque a pris forme à cette période. dans le temps, quand le peuple d'Israël a été exilé à Babylone. "Par les rivières de Babylone, nous nous sommes assis et avons pleuré quand nous nous sommes souvenus de Sion", a écrit le psalmiste . Et cette Jérusalem n'était pas seulement la nostalgie de la capitale d'un royaume uni. Le Temple de Jérusalem, construit sur le site du célèbre rêve de Jacob d'une échelle reliant le ciel et la terre, était compris comme un portail entre Dieu et l'humanité. Comme aucun autre endroit sur la terre, cet endroit spécifique est l'endroit où le ciel et la terre sont supposés atteindre et saluer les uns les autres.
Pourtant, après la destruction du Temple par les Romains en l'an 70 , le peuple juif a vécu près de 2000 ans d'exil de ce lieu saint. Et l'idée de Jérusalem a été maintenue vivante dans le constant racontant et racontant

Josué

avatar
Administrateur
[size=36]Jérusalem : Trump simple maillon de l’histoire d’Israël et des Anglo-Saxons depuis la déclaration Balfour[/size]
8 décembre 2017 18 h 05 min·

 
La communauté diplomatique vilipende Trump pour avoir reconnu Jérusalem capitale d’Israël. Il ne fait pourtant qu’acter une décision prise depuis vingt ans, et que postule toute l’histoire d’Israël et des Anglo-Saxons depuis la déclaration Balfour – dont il n’est qu’un maillon pas plus voyant que les autres.
 
Comme d’habitude Donald Trump est présenté comme un irresponsable boutefeu qui menace la paix du monde, inquiétant mesdames May et Merkel et messieurs Juncker et Macron. Pourtant, la reconnaissance de Jérusalem pour capitale d’Israël est une vieille histoire en Amérique : le Congrès l’a votée en 1995.
Certains la jugent scandaleuse pour des raisons religieuses, ils pensent que Jérusalem serait la troisième ville sainte de l’islam. C’est abusif. Il n’y en a que deux. Mahomet, originaire de Médine, priait tourné vers La Mecque. Les controverses autour de l’esplanade des mosquées sont l’exemple typique d’une instrumentalisation du religieux par le politique.
 
D’autres font mine de croire que cette décision ruinera le « processus de paix » au Proche Orient. C’est une blague : les négociations sont arrêtées depuis trois ans. Et, depuis l’occupation de l’est de Jérusalem en 1967, rien n’a jamais marché en la matière. D’autres, enfin, se placent sur le plan du droit international. Ils ont raison, la décision de Trump le bafoue. Le hic, c’est qu’elle n’est pas la seule.
 

Résolution 242 : les Anglo-Saxons au secours d’Israël
 
Voilà cinquante ans tout ronds, lors de la guerre des Six jours, Israël fichait une rouste aux pays arabes et s’octroyait un bon peu de leurs territoires, dont l’est de Jérusalem. La photo du général Dayan pleurant de joie sur le mur des Lamentations a fait le tour du monde. Le 22 novembre 1967, après d’âpres négociations, le conseil de sécurité de l’ONU votait sa résolution 242, qui obligeait Israël à se retirer des territoires occupés au cours du conflit, en échange d’une paix durable assorties des garanties nécessaires. La version originale française précisait bien « des (de les) territoires », elle était reprise et corroborée par les versions rédigées dans les autres langues officielles de l’ONU, espagnole, russe, arabe, russe et chinoise. Mais, profitant d’une imprécision (sans doute volontaire) de la version anglaise (« occupied territories », sans article, peut signifier les territoires ou des territoires) les pays anglo-saxons permirent à Israël de se maintenir dans la partie orientale de Jérusalem, dans le Golan, et d’autres territoires occupés. Les Anglo-Saxons avalisaient ainsi en fait le droit de conquête, interdit par la communauté internationale : ils devaient faire un prétexte de cette interdiction pour entrer en guerre contre Saddam Hussein en 1991.
 

Jérusalem capitale : moins risqué que la création d’Israël par l’ONU
 
On retrouve le même mépris du droit international dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale de l’ONU le 29 novembre 1947. Comme le monde entier suivait un mouvement général vers la décolonisation, l’émanation de la communauté internationale, l’ONU, décidait de donner un Etat aux colons juifs, Israël, alors que les Arabes sur place en combattaient l’idée depuis des décennies, les armes à la main, et que les pays avoisinant n’en voulaient pas. Or cette décision fut soutenue par quatre fées marraines, les quatre grands d’alors unanimes (Angleterre, Etats-Unis, France, Russie). On peut la juger généreuse, ou juste du point de vue moral, mais elle était infiniment plus risquée et dangereuse que la reconnaissance de Jérusalem pour capitale d’Israël par Trump. Et elle n’avait aucun fondement en droit international.
 

La déclaration Balfour, histoire très simple et très compliquée
 
Que dire enfin du premier maillon de cette histoire, la déclaration Balfour du 2 novembre 1917, par laquelle le gouvernement de sa majesté britannique promettait à Lord Lionel Rothschild et à la fédération sioniste un foyer national pour les Juifs en Palestine ? En pleine grande guerre, elle entendait capter au profit de l’Entente le soutien des communautés juives, notamment dans les empires centraux, traditionnellement favorables à ceux-ci et opposées à la Russie. Elle exprimait aussi à la sympathie sioniste que Balfour tirait de l’histoire des religions. Mais, du point de vue du droit international, elle surprend : l’une des puissances en guerre, sans attendre la mort de l’ours austro-allemand, prétendait vendre et distribuer la peau de son allié ottoman, de son propre chef et à son seul profit. Cela surprend d’autant plus que, vu d’Europe, la protectrice des lieux Saints et des chrétiens d’Orient était, depuis au moins François premier (la première tradition en remontait à Pépin le Bref), la France. Il fallut d’ailleurs un puissant lobbying et la complicité du laïciste anglophile Clemenceau pour que la Grande Bretagne obtienne le mandat sur la Palestine. C’est donc par un double déni de l’histoire et du droit que la déclaration Balfour put prendre effet et jeter les fondations de l’Israël actuel.

Face à l’islam, Trump maillon modéré de l’histoire
 
On voit que Trump n’est qu’un maillon d’une longue histoire. Nettement plus modéré que les autres. On lui reconnaîtra le sens de la chronologie et du symbole. Il a pris sa décision cent ans après la déclaration Balfour, soixante-dix ans après le vote de l’ONU créant Israël, cinquante ans après la guerre des Six jours et la résolution 242. Si son geste est un violent camouflet à l’ONU et à la « communauté internationale », raison profonde des condamnations quasi unanimes qu’il reçoit, il n’est pas du tout sûr que son acte mène à une aggravation du conflit. Au contraire, des négociations vont peut-être s’ouvrir : en échange de Jérusalem, Netanyahou peut donner des garanties à un futur Etat palestinien. Il faut toujours se méfier des faucons, ils finissent parfois en colombes extrêmes parce qu’ils peuvent se le permettre, voir De Gaulle en Algérie.
 
Notons une dernière chose : la Tchéquie elle aussi reconnaît Jérusalem pour capitale d’Israël. Son président Milos Zeman avait déclaré en janvier 2016 que la vague des migrants vers l’Europe avait été « organisée par les frères musulmans ». Une coalition Trump-Israël-Europe de l’Est est en train de se dessiner contre l’extension de l’islam.
 

Pauline Mille

Mikael

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
Un prophète a dit de la par de Jéhovah: Je ferais de Jérusalem une pierre pesante.
Et c'est bien le cas de nos jours.

Yacoub

avatar
Très bon article merci

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

samuel

avatar
Administrateur
[size=36]Jérusalem: le pape rencontre Abdallah II de Jordanie[/size]

20 décembre 2017 par Sophie Delhalle


Le pape François a reçu en audience le roi Abdallah II de Jordanie le 19 décembre 2017 au Vatican. Selon un communiqué du Saint-Siège, les discussions entre les deux hommes ont principalement porté sur Jérusalem, reconnue il y a deux semaines par les Etats-Unis comme capitale d’Israël.

Cette visite s’est déroulée dans une atmosphère cordiale, indique le communiqué du Vatican. Une information confirmée par les journalistes présents, selon lesquels le roi Abdallah aurait salué le pontife en l’appelant son “cher ami et frère.
Cette rencontre a principalement porté sur la question de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, et plus particulièrement sur le cas de Jérusalem. Le 6 décembre, les Etats-Unis ont unilatéralement reconnu cette ville comme capitale de l’Etat d’Israël. Le gouvernement de Jordanie avait alors dénoncé une “violation du droit international” et le Saint-Siège avait appelé au respect du statu quo.
Lors de cette rencontre, le Vatican et la Jordanie ont renouvelé leur engagement pour encourager des négociations “entre les parties intéressées”. Le rôle de la monarchie jordanienne comme protectrice des lieux saints musulmans de Jérusalem a notamment été abordée. Le roi Abdallah revendique aussi ce rôle de protecteur pour les lieux saints chrétiens de la ville.
Aider les chrétiens du Moyen-Orient
Le pape François et Abdallah II ont aussi discuté du dialogue interreligieux. Ils ont ainsi souligné l’importance d’aider les chrétiens à rester au Moyen-Orient. Ces derniers font partie intégrante des populations de cette région et apportent des contributions positives aux sociétés.
Lors du traditionnel échange de cadeaux, le chef d’Etat jordanien a offert une peinture représentant Jérusalem, particulièrement l’église du Saint-Sépulcre et le dôme du Rocher. Pour sa part, l’évêque de Rome a entre autres donné au roi le médaillon de la paix, comme il le fait fréquemment.
Pour cette rencontre, Abdallah II était accompagné de son cousin, le prince Ghazi Ben Mohammed, particulièrement impliqué dans le dialogue interreligieux. Fait peu habituel, le prince est resté présent tout au long des échanges entre les deux chefs d’Etats.
Après l’audience du pape François, le roi jordanien devait se rendre à Paris pour s’entretenir avec le président français Emmanuel Macron.
 
S.D. avec cath.ch

Josué

avatar
Administrateur
[size=45]Le Guatemala transfère son ambassade à Jérusalem[/size]

La Croix (avec AFP) , le 25/12/2017 à 11h21 

 



[size=20]Jimmy Morales, le président du Guatemala a annoncé dimanche 24 décembre le transfert à Jérusalem de l’ambassade de son pays en Israël, en soutien à la décision des États-Unis.[/size]


ZOOM 
Le president Morales avait rencontré le premier ministre Benjamin Netanyahu le 29/11/2016 à Jerusalem. / ABIR SULTAN/AFP


Le président du Guatemala, Jimmy Morales, a emboîté le pas à son homologue américain Donald Trump en annonçant, dimanche 24 décembre, le transfert à Jérusalem de l’ambassade de son pays en Israël, en dépit du vote de condamnation de l’Assemblée générale de l’ONU. « J’ai donné des instructions à la ministre [des affaires étrangères, Sandra Jovel, NDLR] pour entamer les démarches », afin de mettre en œuvre cette décision, a écrit le président sur son compte Twitter, un message diffusé par son service de presse.

À lire aussi




À l’ONU, l’isolement américain se confirme sur Jérusalem





Une formidable nouvelle pour Israël



Premier chef d’État à prendre une décision similaire à celle de Donald Trump, le président Jimmy Morales a rendu compte sur les réseaux sociaux d’un entretien téléphonique qu’il avait eu auparavant avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Un des thèmes les plus importants [de l’entretien] avec le premier ministre [israélien] a été le retour de l’ambassade du Guatemala à Jérusalem », a fait savoir Jimmy Morales, soulignant les « excellentes relations »entre les deux pays « depuis que le Guatemala a soutenu la création de l’État d’Israël ».

Le porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, a salué quelques heures plus tard cette « importante décision » : « Formidable nouvelle, une vraie amitié ! », a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

À lire aussi




L’inefficacité des menaces américaines à l’ONU





Le Guatemala s’aligne ouvertement derrière Washington sur Jérusalem



Vendredi 22 décembre, le président du Guatemala, un petit pays d’Amérique centrale, avait défendu le soutien de son pays à la décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, au lendemain du vote massif de l’Assemblée générale de l’ONU condamnant cette initiative du président américain. « Le Guatemala est historiquement pro Israël » et « en soixante-dix ans de relations, Israël a été notre allié », avait-il déclaré.

Le Guatemala avait voté contre la condamnation de l’ONU, avec le Honduras, le Togo, la Micronésie, Nauru, Palau et les îles Marshall, en plus des États-Unis et d’Israël. « Malgré le fait que n’ayons été que neuf dans le monde, nous avons la totale certitude et conviction que c’était la bonne voie », a-t-il encore déclaré.

Des 193 pays composant l’Assemblée générale de l’ONU, 128 ont voté la résolution condamnant la décision américaine, dont des pays alliés des États-Unis comme la France et la Grande-Bretagne. Ce vote « est une insulte que nous n’oublierons pas », avait lancé l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, à ses quatorze partenaires du Conseil de sécurité. In fine, le texte n’a pas été adopté, les États-Unis ayant utilisé leur veto de membre permanent.

La Croix (avec AFP)

Josué

avatar
Administrateur
[ltr]Yarouchalayim-Jérusalem-Al Qods: Une ville à triple identité[/ltr]


[ltr]Publication: 05/01/2018 16h03 CET Mis à jour: 05/01/2018 16h03 CET[/ltr]

[ltr][/ltr]

[ltr]Depuis les dernières déclarations du président américain Donald Trump, le rayon consacré à Jérusalem dans les librairies françaises offre une véritable inflation de titres. Textes classiques; récits de voyages modernes et anciens; histoires romancées ou factuelles; guides archéologiques et albums photographiques ; tous attestent l'importance de cette ville dans la subconscience occidentale comme orientale.
Deux monuments majeurs retiennent ici l'attention de la plus part des auteurs: il s'agit du Sépulcre et du Dôme. Cet aspect matériel est fondamental pour comprendre ce que le simple lecteur recherche, ce qu'il trouve, ce qu'il comprend et comment il l'envisage.
Le prestige unique de la ville sainte, sacralisée par les trois religions monothéistes, la présence sur son sol de nombreux lieux de mémoires, justifient peut-être ce gonflement inhabituel de titres. 
En effet, l'importance historique de Jérusalem réside dans son identité plurielle: Yerouchalayim/Al-Qods est bien une ville-monde, une ville où le monde entier se donne rendez-vous, périodiquement, pour s'échanger, se mesurer mais aussi pour s'affronter.
Berceau du monothéisme, Jérusalem est observée par le monde entier comme le laboratoire de citadinité, de vivre-ensemble...et de conflit. Comment donc faire pour écrire une histoire objective d'une ville écrasée de souvenirs, fourbue d'identités, démembrée par l'épilepsie des conflits?
Depuis quelques temps, au gré des combats et des affrontements qui traversent périodiquement la ville, Jérusalem est devenue le théâtre sur lequel se projette les dangereux fantasmes des malfaisants forgerons du choc des civilisations.
L'historien Shlomo Sand a parfaitement traduit l'impression accablante qui saisit tout historien raisonnable lorsqu'il s'approche de Jérusalem. Ville mythique, ville de mythe(s), ville mystifiée, Jérusalem est un peu plus que tout cela!
Dans c'est conditions, comment essayer de bâtir une histoire renouvelée d'une ville mille fois racontée ? Et à quoi sert de prendre un tel risque?

Disons-le d'emblée, le monde académique refuse de considérer Jérusalem comme le porte-manteau d'identités trafiquées, il s'oppose frontalement à tout type de falsification des réalités historiques. C'est pourquoi nous font le pari que l'histoire de Jérusalem peut être racontée au pluriel, loin des anachronismes politisés.
1) De Jébus à Yarouchalayim : Naissance d'une capitale
La première évocation de Jérusalem que nous connaissons se trouve dans des textes hiéroglyphes des XIXème et XVIIIème siècle avant Jésus-Christ.
Connus sous le nom des textes d'exécration, ces documents écrits à l'encre sur des tessons de sarcophage anthropoïde mentionnent deux rois de la ville, Shasân et Iqarâm, qui collaboraient avec les ambassadeurs des Pharaons d'Égypte.
À l'époque du roi David (vers 1000 av. J.-C.) la ville s'appelait Jébus et ses habitants les Jébusites ou Jébuséens. Bien que le toponyme de Jérusalem n'apparaisse pas dans la Pentateuque, l'identification est faite traditionnellement dans la Genèse entre Salem et Jérusalem. La tradition biblique identifie également le Mont Moriah au mont du Temple et à Jérusalem.
L'importance déterminante de Jébus devenue Yarouchalayim remonte aux décisions politico-religieuses du roi David (le Daoud coranique). Avant lui, Jérusalem était une bourgade relativement insignifiante, située loin des grandes voies de communications qui reliaient l'Égypte aux pôles du Croissant fertile.
Bourgade isolée et perdue, placée à une cinquantaine de kilomètres de la côte la plus proche, Jérusalem était jugée par les stratagèmes de la cour royale comme la cité de l'avenir. David conquit ainsi la ville et en fit sa capitale, après avoir régné à Hébron pendant une décennie. Son choix fut sans doute motivé par le fait que la ville se située au centre géographique de son royaume.
Quelque temps après le transfert de l'arche de l'Alliance à Jérusalem, David reçut du prophète Gad l'ordre d'ériger un autel sur le territoire attenant à la ville. Le jeune roi acheta le site à un certain Aravna, bien que ce dernier voulût lui faire en cadeau.
Jérusalem devint ainsi la capitale religieuse et politique du royaume de David. Mais ce fut Salomon qui construit le Premier Temple de la ville et qui cimenta l'association entre le souvenir de son père et le prestige de la capitale de son royaume. Une fois reconnu comme le lieu choisi par David, le Premier Temple ne fut pas seulement un lieu de prière mais aussi un lieu de rencontre et un carrefour commercial.
Célébrée par les prophètes bibliques, Jérusalem est considérée par le prophète Isaïe comme "la Ville de la Justice" et comme le "Trône de l'Éternel" par le prophète Jérémie. La tradition Talmudique fait également montre d'une grande admiration pour la beauté de la ville.
La place privilégiée que la Tradition juive réserve à Jérusalem s'explique par le fait que la ville devint, grâce aux sacrifices offerts au Temple, le point central de toutes les activités politiques et religieuses du royaume d'Israël.
2) La Jérusalem antique: Entre mémoire et histoire
L'histoire de la Jérusalem antique, longtemps tributaire des sources bibliques, a néanmoins été profondément renouvelée non seulement par les fouilles archéologiques qui s'y sont déroulée depuis le milieu du XIXème siècle mais aussi par celles effectuées sur d'autres sites du Proche-Orient.
Surgissant de la brume de la haute Antiquité, les tessons de poterie, les tombes spectrales creusées dans la roche et les inscriptions découverts dans les années 1880-1890 donnent aux spécialistes de l'époque un aperçu sur le quotidien des Hiérosolymitains.
C'est pourquoi dès le début du XXème siècle, des chercheurs allemands, anglais et français se sont consacrés, à côté des savants d'autres pays, à l'étude archéologique de la ville. À vrai dire, ils ne faisaient pas encore de fouilles proprement dites car il s'agissait plutôt d'exploration du site.
Alors qu'en Méditerranée occidentale les écoles françaises et britanniques installées à Athènes et à Rome approfondissent leur vocation, les écoles d'archéologie biblique, que les anglais et les français installèrent à Jérusalem au début des années 1920, commencent à organiser les premières prospections méthodiques sur le site de la cité.
Située entre science et foi, le problème de l'exactitude historique des données bibliques a longtemps empêchée le lancement d'une historiographie sérieuse qui essaie de se rapprocher objectivement des premiers siècles de l'histoire de la ville.
Ce problème méthodologique se pose également pour la période postbiblique. Le témoignage de Flavius Josèphe (35-100) doit ainsi être corrigé à la lumière des données épigraphiques et archéologiques sur la Judée d'époque hellénistique et romaine.
Sans nécessairement rejeter le témoignage biblique, l'historien professionnel doit s'affranchir de la lecture théologique des sources pour essayer d'aborder l'histoire de Jérusalem suivant des angles plus laïcs.
Autrement dit, sans dissocier de manière artificielle ce qui doit être pensé de manière conjointe, il importe de mettre l'accent sur les aspects proprement politiques, urbains et sociaux. Il faut en outre saisir le rôle fondamental, à la fois social, politique et économique, du Second Temple, construit vers 515 av. J-C., quelque soixante ans après la destruction de celui de Salomon.
De manière somme toute banale pour l'Antiquité, l'histoire de Jérusalem est en effet rythmée par les guerres, les destructions et les reconstructions : Siège assyrien de 701 av. J.-C., destruction babylonienne de 586 av. J.-C., expédition punitive et profanation du Second Temple par Antiochos IV en 167 av. J.-C., prise de la ville par le généralissime romain Pompée en 63 av. J.-C., celle de Hérode en 37 av. J.-C., pour finir avec la destruction du Second Temple en 70, puis de la ville suite à la révolte de Bar Kokhba en 130.
Après l'installation d'Aelia Capitolina à la place de la Jérusalem antique en 132, la ville est déchue de son rôle de capitale régionale : c'est Césarée fondée par Hérode, puis Ramallah par les Omeyyades, qui prendront le relais dans les siècles suivant.
3) Une ville sainte pour les chrétiens et les musulmans
Un amour sans fin: tel est le lien qui unit Jésus à Jérusalem, la ville qui sert de cadre grandiose et tragique à sa crucifixion. Ce rapport qui lie les chrétiens à Jérusalem prend aussi ses racines dans une mémoire profonde qui remonte à la Sainte Marie puisque c'est à Jérusalem, près de la piscine probatique, que se situe la grotte de sa naissance.

Presque toute la vie publique de Jésus se situa à Jérusalem. Là, il affronte les Pharisiens, pardonne à la femme adultère son péché et guérit les malades. Là encore il fut accueilli par des branches de palmier par les habitants de la ville.
Là encore, il contemple la ville sur les hauteurs du mont des Oliviers. Et c'est toujours à Jérusalem que Jésus comparaît devant Caïphe et devant Pilate.
Après sa crucifixion, qui eut lieu à Jérusalem sur le Golgotha, la Sainte-Croix disparaît pendant trois siècles. Des textes du IVème siècle, peut-être en réaction contre la version constantinienne, se font l'écho de légendes selon lesquelles la vraie croix aurait été enlevée au ciel d'où elle doit apparaître à la fin des temps.
Quoi qu'il en soit, la vraie croix est retrouvée vers 340 par Hélène, la mère de l'empereur romain Constantin, lors des travaux ordonnés par ce dernier pour débarrasser le Golgotha de ses édifices païens. Cet événement central de la légende constantinienne lance, dans tout l'Empire romain, le culte de la Sainte-Croix.
Hélène en envoie une partie à Constantinople; l'autre partie sera placée dans un reliquaire en argent conservé dans un Martyrium. En 614, lorsque les Perses prennent Jérusalem, ils emportent avec eux la Sainte-Croix. Elle a tout juste le temps de convertir Anastase le Perse avant d'être reprise par l'empereur byzantin Héraclius (575-641) qui la rapporte solennellement à Jérusalem, le 21 mars 631, tout en transférant au passage un autre morceau à la basilique de Sainte-Sophie de Constantinople.
Dans la tradition musulmane, Al-Qods est la ville où le prophète Muhammad, dans sa vision nocturne, est transporté sur son légendaire coursier, Al-Bouraq. Al-Qods vue par les Musulmans, c'est Beït al Maqdis, la Sainte Maison, la demeure de la Sainteté, ou plus simplement Al-Qods, la Sainte. Elle est la troisième ville sacrée de la tradition musulmane, après La Mecque et Médine. 
En 638, Omar ibn Al-Khattâb (584-644) entre à Jérusalem sans effusion de sang.
Il prit soin de ne pas profaner les Lieux Saints des Chrétiens et des Juifs et ne manifesta aucune intolérance vis-à-vis de leurs pratiques cultuelles. Ainsi après l'entrée d'Omar, beaucoup d'Arabes se sont installées à Al-Qods qui devient une cité arabe par son architecture et son plan tout en gardant son identité juive et chrétienne.
Dans les années qui suivirent, Abd al-Malik ibn Marouwan (646-705) décide de la construction du Dôme en 688 (construction terminée en 691). Le Dôme s'élève au-dessus du rocher où aurait eu lieu le sacrifice d'Abraham et c'est aussi l'endroit d'où le prophète Mohammed serait parti pour son voyage nocturne.
Ce sera un magnifique sanctuaire octogonal, dédié au pèlerinage et à la prière en plein air, improprement appelé mosquée d'Omar, remarquable par l'équilibre de ses proportions et l'harmonie de ses couleurs.
La coupole construite en bois suivant la méthode byzantine est recouverte de plomb et de cuivre à l'extérieur et de mosaïques à l'intérieur. Elle sert comme signe de marque pour le premier monument qui se voulut une création esthétique majeur de la civilisation islamique.
Dans les années qui suivent, le Dôme subit de nombreuses modifications : sous les croisades l'édifice sera transformé en église qui verra la création de l'Ordre du Temple, puis sera rendu au culte musulman suite à la victoire de Saladin en 1187.
Réputée pour la beauté de son architecture, l'ancienneté de ses monuments et le prestige de son histoire millénaires, Jérusalem ne cesse de charmer ses visiteurs, étourdir ses admirateurs...et attrister ses habitants. Ville juive, ville chrétienne, ville musulmane, Jérusalem ne peut être qu'une cité à triple identité.[/ltr]

Josué

avatar
Administrateur
Lundi 22 janvier 2018, devant le Parlement de l’État d’Israël, le vice-président américain Mike Pence a réaffirmé son soutien à Israël et sa volonté d’installer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.
[size=140]C‘est le président de la Knesset Yuli Edelstein, qui a ouvert la session par un discours d’accueil de Mike Pence à Jérusalem, « la capitale éternelle du peuple juif », déclarant qu’Israël et les États-Unis sont liés par leurs « valeurs et aspirations, sur la base des croyances fondamentales en la liberté, en la tradition biblique et la paix ».[/size]
En toile de fond des discours des deux hommes, le conflit israélo-palestinien et la volonté du président américain Donald Trump, « de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël ».
Au début de la prise de parole de Mike Pence, le Parlement a été secoué par une vague de protestation des députés arabes israéliens, brandissant des panneaux réclamant « Jérusalem, capitale de la Palestine ».
Dès le retour au calme, Mike Pence a réaffirmé son soutien à Israël « parce que votre cause est notre cause, parce que vos valeurs sont nos valeurs », ainsi que sa volonté d’établir l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.
« Nous savons que les israéliens veulent la paix et que les israéliens n’ont besoin de recevoir aucune leçon sur le prix de la guerre. Le peuple d’Israël le connaît trop bien. Votre Premier ministre connaît ce prix, lui-même a presque été tué sur le champ de bataille […] Et vous qui savez quel est le prix de la guerre savez mieux que quiconque ce que peuvent apporter les bénédictions de la paix. »
Découvrez une partie du discours de Mike Pence devant la Knesset, au cours duquel il annonce que l’ambassade des États-Unis s’installera à Jérusalem avant la fin 2019.

Josué

avatar
Administrateur
L'ambassade des Etats-Unis en Israël sera officiellement transférée de Tel Aviv à Jérusalem en mai, pour coïncider avec le 70e anniversaire de la création de l'Etat hébreu le 14, ce que les Palestiniens ont aussitôt qualifié de "provocation".

"Nous sommes très heureux de faire cette avancée historique et nous attendons avec impatience l'ouverture en mai", a annoncé vendredi la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert.

Cette décision risque d'apparaître comme une manifestation de parti pris pro-israélien de la Maison Blanche et de remettre encore plus en cause le rôle de Washington comme médiateur dans le conflit israélo-palestinien. L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a annoncé jeudi que le nouveau plan de paix américain pour mettre fin à ce conflit serait bientôt prêt.

Les Palestiniens commémorent chaque année la proclamation de l'Etat d'Israël, le 14 mai 1948, comme la "Nakba" (la "catastrophe" en arabe), synonyme d'exode pour des centaines de milliers de personnes jetées sur les routes lors de la première guerre israélo-arabe qui a suivi la création d'Israël.

"Faire coïncider la date avec la Nakba est une provocation pour les Arabes, les musulmans et les chrétiens", a dit à l'AFP le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat.

"Par une telle décision, l'administration Trump finit de s'isoler complètement et devient une partie du problème et non plus de la solution", a-t-il ajouté, réaffirmant que la présence de l'ambassade américaine à Jérusalem "contrevenait au droit international".

Mais pour M. Trump, le déménagement de l'ambassade américaine n'est pas un obstacle à un accord de paix. "Nous faisons en fait de gros progrès", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull.

"Jérusalem, c'était ce qu'il fallait faire. On a réglé la question", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est félicité du choix de cette date. "Cela fera du 70e anniversaire de l'indépendance une célébration nationale encore plus belle", a-t-il tweeté. "Merci, président Trump pour votre leadership et votre amitié".

- Plus rapide que prévu -

Les Israéliens ne marqueront pas le 14 mai l'anniversaire de leur Etat mais, en fonction du calendrier hébraïque, les 18 et 19 avril. En revanche, le 13 mai, ils fêteront la journée de Jérusalem, célébrant la "réunification" de la ville après la prise de Jérusalem-Est lors de la guerre des Six Jours.

Après cette annexion de la partie palestinienne de la cité, Israël a proclamé toute la ville comme sa capitale "éternelle et indivisible", mais la communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël et considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé.

M. Trump a annoncé le 6 décembre sa décision "d'officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël", rompant avec ses prédécesseurs et passant outre les mises en garde venues de toutes parts.

Le processus de déménagement apparaît beaucoup plus rapide qu'initialement prévu. Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson avait indiqué en décembre que le transfert ne serait probablement pas réalisé avant au moins deux ans et, en janvier, M. Netanyahu évoquait un transfert "d'ici un an".

L'ambassade sera initialement située dans le quartier d'Arnona, dans un groupe de bâtiments abritant les opérations consulaires américaines à Jérusalem, a précisé Mme Nauert dans un communiqué, soulignant que les opérations consulaires ne seraient pas perturbées par ce changement.

Dans un premier temps, seul l'ambassadeur et une petite équipe déménageront de Tel Aviv.

"D'ici la fin de l'année, nous avons l'intention d'ouvrir une nouvelle annexe dans le complexe d'Arnona, pour offrir à l'ambassadeur et à son équipe des bureaux plus spacieux", a indiqué Heather Nauert.

"Parallèlement, nous avons commencé à rechercher un site pour notre ambassade permanente, dont la planification et la construction prendront plus de temps", a-t-elle ajouté.

Yacoub

avatar
Trump veut accélérer le transfert de l'ambassade des USA à Jérusalem avant la date anniversaire de la création de l'état sioniste mai 1948.

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

Marmhonie

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
On s'en moque, de Donald Trump. Dans 4 ans, il est viré.

Yacoub

avatar
Avec ces américains, il n'est pas sûr qu'il ne soit pas réélu pour un deuxième mandat d'autant plus qu'il a le lobby sioniste avec lui.

http://apostats-de-lislam.xooit.org/index.php

Josué

avatar
Administrateur
C'est pas une idée qui va apporter la paix dans ce pays.

Rene philippe

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
Yacoub a écrit:Avec ces américains, il n'est pas sûr qu'il ne soit pas réélu pour un deuxième mandat d'autant plus qu'il a le lobby sioniste avec lui.
Je pense que tu as raison

Mikael

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
Surtout que sa chauffe dur ses jours dans la bande de Gaza.

Patrice1633

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
Je suis d’accord avec vous,
Mais n’oublier pas que le gouvernement ce n’est pas le peuple, c’est le lobby en arrière et eux si ce que Trump  a fait jusqu’à maintenant si ça leur ferais pas leur affaire il lui serais arriver là même chose que Kennedy.
C’est malheureux à dire mais le vrai gouvernement ce n’est pas le peuple mais les milliardaire qui font agir le gouvernement comme une marionnette ...

Ils on un échéancier, ils veulent installer non pas le Royaume de Dieu mais leur gouvernement Universel, NWO « New World Order » , « Le Nouvel Ordre Mondiale » , et pour cela ils vont accélérer le pas ...
Ce n’est pas à notre idée mais â leur idée qu’ils veulent bâtir ce monde ...

Ils sont une puissance Mondial et ils sont en train de la perdre alors maintenant ils sont prêt à tout.
Ils voulais installer leur « nouveau monde » leur plan est déjà ecrit depuis 200 ans, les guerres on  été planifier et décider il y a 100 ans, ils s’installe autour de la Chine et la Coree du Nord parce que c’etait décider ainsi alors que je n'était même pas au monde ...

Leur plan est décider pas les créatures spirituelle méchantes, et Jehovah Dieu en connais leur plans et il sais ce qui arrivera à la fin et leur conspiration de détruire cette planète mais Dieu interviendra juste au bon moment pour empêcher de realiser leur plans et il a annoncer qu’il y aura des survivant à ce monde dans lequel nous vivons ...

Josué

avatar
Administrateur
(Zacharie 12:3) 3 Oui, il arrivera en ce jour-là [que] je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples. À coup sûr, tous ceux qui la soulèveront s’écorcheront grièvement ; et contre elle se réuniront vraiment toutes les nations de la terre.

Patrice1633

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
Merci Josué pour ce verset véridique ...

Josué

avatar
Administrateur
Netanyahu se réjouit que Bucarest songe à transférer son ambassade à Jérusalem



 Par AFP , publié le 25/04/2018 à 18:05 , mis à jour à 18:05
 
afp.com/GALI TIBBON


Jérusalem - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est réjoui mercredi du projet du gouvernement roumain de transférer l'ambassade du pays à Jérusalem qui suscite pourtant une vive polémique, le président roumain s'y opposant.


S'exprimant par communiqué lors de la visite de deux jours en Israël de la Première ministre de Roumanie, la sociale-démocrate Viorica Dancila, M. Netanyahu a "exprimé son appréciation après l'approbation par le gouvernement roumain d'un projet de décision initiant le transfert de l'ambassade à Jérusalem". 
Il y a quelques jours, le chef du parti social-démocrate roumain, Liviu Dragnea, avait annoncé la "décision" du gouvernement de transférer la représentation diplomatique du pays à Jérusalem. 


Si elle confirmait ce projet, la Roumanie emboîterait le pas aux Etats-Unis et à la reconnaissance controversée par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël. 
Le chef de l'Etat roumain de centre droit Klaus Iohannis, qui cohabite de manière tendue avec le gouvernement social-démocrate, a toutefois exprimé son désaccord estimant qu'un tel transfert serait contraire au droit international. 

L'ONU considère que le statut de Jérusalem doit faire l'objet d'un accord entre Israéliens et Palestiniens. Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville sainte, est occupée et annexée par l'Etat hébreu. 
Prise dans le tir croisé entre M. Dragnea, qui joue dans l'ombre un rôle déterminant dans la conduite des affaires de l'exécutif, et M. Iohannis, la Première ministre a assuré que son gouvernement s'était contenté de lancer une "plate-forme de discussions" sur un transfert. 
Empêché de prétendre au poste de Premier ministre en raison d'une condamnation à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale et poursuivi pour corruption, "M. Dragnea veut se poser en interlocuteur privilégié d'Israël et des Etats-Unis en Roumanie", a estimé pour l'AFP l'analyste politique Radu Magdin. 
Seul pays de l'ancien bloc communiste à avoir maintenu des relations diplomatiques avec Israël après la guerre de six jours de 1967, la Roumanie du dictateur Nicolae Ceausescu avait également des rapports étroits avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). 
Lors de sa visite, Mme Dancila a également discuté "de projets communs dans les domaines de la sécurité, de la santé, de la technologie et de la cyberdéfense", selon un communiqué du Premier ministre israélien. 
Une rencontre entre des ministres israéliens et roumains aura lieu "dans les mois qui viennent" en Roumanie, a-t-il ajouté. 

Rene philippe

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
Josué a écrit:(Zacharie 12:3) 3 Oui, il arrivera en ce jour-là [que] je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples. À coup sûr, tous ceux qui la soulèveront s’écorcheront grièvement ; et contre elle se réuniront vraiment toutes les nations de la terre.
Houla, pas mal, je ne me souvenais pas de ce verset Very Happy
Merci

Josué

avatar
Administrateur
A Jérusalem, les 1ers panneaux indiquant l'ambassade américaine sont montés

 Par AFP , publié le 07/05/2018 à 11:13 , mis à jour à 11:13

Des ouvriers ont installé le 7 mai 2018 à Jérusalem les premiers panneaux indiquant la direction de l'ambassade des Etats-Unis qui ouvrira le 14 mai à la suite d'une décision saluée comme historique par Israël et largement condamnée par la communauté internationale.
 
afp.com/THOMAS COEX


Jérusalem - Des ouvriers ont installé lundi à Jérusalem les premiers panneaux indiquant la direction de l'ambassade des Etats-Unis qui ouvrira le 14 mai à la suite d'une décision saluée comme historique par Israël et largement condamnée par la communauté internationale.


Des ouvriers en chasuble orange ont accroché en hauteur dans les rues autour du site les panneaux indiquant "Ambassade des Etats-Unis" en hébreu, en arabe et en anglais, a constaté un photographe de l'AFP. 
Rompant avec des décennies de diplomatie américaine et de consensus international, le président américain Donald Trump a annoncé le 6 décembre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade actuellement située à Tel-Aviv. 


L'ambassade doit être inaugurée en grande pompe la semaine prochaine, pour coïncider avec le 70ème anniversaire de la création de l'Etat d'Israël. De dimensions restreintes, elle sera hébergée dans un premier temps dans le complexe de l'actuel consulat américain à Jérusalem, le temps de planifier et construire une ambassade permanente, entreprise qui s'annonce de longue haleine selon le département d'Etat. 
La décision unilatérale de M. Trump a ravi les Israéliens et ulcéré les Palestiniens, qui veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent et qui voient dans la décision de M. Trump la négation de leurs revendications. La question de Jérusalem est l'une des plus épineuses du conflit israélo-palestinien. 

papy

avatar
C'est mettre de l'huile sur le feu dans cette région instable.

Mikael

avatar
MODERATEUR
MODERATEUR
C'est aujourd'hui que la nouvelle ambassade sera inauguré à Jérusalem.

Josué

avatar
Administrateur
La communauté internationale a condamné la décision américaine.

La décision américaine de déménager l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem continue de déplaire. Lundi, alors que l'[ltr]inauguration de l'établissement[/ltr] doit avoir lieu dans quelques heures, des heurts ont éclaté tôt dans la matinée entre des soldats israéliens et des Palestiniens dans la bande de Gaza, le long de la frontière entre les deux territoires. Dix Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza. L'un des individus était Anas Qoudeih, 21 ans, et a été tué à l'est de Khan Younès, dans le sud de l'enclave palestinienne, a fait savoir le [ltr]ministère de la Santé[/ltr] local. Selon les informations des autorités gazaouies récupérées par Associated Press, au moins 500 personnes ont été blessées.

Un premier bilan faisait état de 12 personnes blessées, selon les autorités gazaouies. Les nouvelles victimes portent à 64 le nombre total de Palestiniens tués dans la bande de Gaza par des tirs israéliens depuis le début d'une protestation massive le 30 mars dernier. Des milliers de Palestiniens se sont rassemblés en différents points aux environs de la frontière, et de petits groupes ont tenté de s'approcher au péril de leur vie de la barrière de sécurité lourdement gardée par l'armée israélienne, ont constaté les journalistes de l'[ltr]AFP[/ltr]. Ils ont lancé des pierres en direction des soldats et ont essuyé des tirs en retour.

L'armée israélienne s'attend à ce que des dizaines de milliers de Palestiniens protestent dans la bande de Gaza sous blocus, mais aussi en Cisjordanie occupée, contre l'inauguration dans l'après-midi de l'ambassade américaine à Jérusalem. Elle a prévenu dimanche et lundi les Gazaouis par des tracts distribués par les airs qu'ils s'exposaient en prenant part aux manifestations et qu'elle ne permettrait pas qu'on s'en prenne à la barrière de sécurité, aux soldats ou aux civils israéliens riverains du territoire palestinien.

Josué

avatar
Administrateur
Jérusalem: les surprises de l'Histoire


Bruno Levy pour L'Express


Malgré la colère des Palestiniens et les heurts avec l'armée israélienne, un changement stratégique majeur s'accomplit


A Jérusalem, l'histoire, présente à chaque pas, a donné la parole aux pierres plus qu'aux hommes. A croire que ce sont elles qui ont présidé à la décision de déménager l'ambassade américaine de Tel Aviv, dans un élan qui confère au passé plus de force qu'à l'avenir. Même si ce transfert n'est que symbolique pour le moment, dans l'attente de la construction d'une ambassade digne de ce nom, la volonté manifestée par Donald Trump de braver toutes les oppositions frontales à ce déplacement répond à des motivations qui puisent à des sources très profondes. 

"Si je t'oublie, Jérusalem"


Au titre des arguments fondamentaux, comme l'a écrit le politologue Bruno Tertrais, spécialiste de l'analyse stratégique, on assiste à une revanche de l'histoire ; Benjamin Netanyahu reprend à son compte des justifications très anciennes. La cité de David, le lieu où fut édifié le Temple de Salomon, le coeur battant de l'histoire juive et le point de départ de sa dispersion... Tout cela se produisit de nombreux siècles avant l'apparition de l'islam et, plus loin encore de ce que l'on a pu appeler, depuis six ou sept décennies seulement, la conscience palestinienne. C'est à la fois tout l'Ancien Testament, qui parle autant aux rabbins qu'aux évangélistes "littéralistes" américains, mais aussi toute l'épopée et les misères innombrables d'un peuple qui scandait depuis deux millénaires le psaume 137 ": "Si je t'oublie Jérusalem, que ma main droite se dessèche..." Le vote de la Knesseth, en 1980, qui fait de Jérusalem la capitale d'Israël, s'inscrit dans une logique pluriséculaire.  

A SUIVRE >> Inauguration sanglante à Jérusalem 
Pour les Palestiniens, qui sont enclins au mimétisme par rapport aux argumentations israéliennes, la convocation de l'Histoire donne lieu à de tout autres résultats. Le prophète Muhammad n'a jamais pu se rendre à Jérusalem de son vivant ; c'est uniquement dans le premier verset de la XVIIe sourate du Coran, que le fondateur de l'islam effectue son "isra" (voyage nocturne ) qui le conduit - en songe - de La Mecque à Jérusalem. De là, il serait monté aux cieux. Le texte dit : "Gloire à celui qui a fait voyager de nuit son serviteur de la Mosquée sacrée à la Mosquée très éloignée dont nous avons béni l'enceinte, et ceci pour lui montrer certains de nos Signes. Dieu est celui qui entend et qui voit parfaitement". "De la Mosquée sacrée [ndlr : La Mecque] à la Mosquée très éloignée [ndlr : Jérusalem]" : c'est à la fois très allusif et très explicite - l'éloignement se définit par rapport à l'Arabie, coeur de la foi musulmane.* 

Abu Diss, morne capitale



Par comparaison, dans la Bible, Jérusalem est citée 669 fois et Sion (qui désigne la ville mais aussi le pays) 154 fois, soit 823 au total. Dans le Coran, Jérusalem n'apparaît pas une seule fois - le terme d'Israël tout aussi peu. Quant au Nouveau Testament des chrétiens, il mentionne Jérusalem 154 fois et Sion 7 fois. Cela ne constitue évidemment une preuve au regard du droit des peuples et des personnes, mais on mesure combien l'appréhension du "récit national" est totalement différente d'un côté à l'autre de Jérusalem. D'où il ressort qu'il existe entre la tradition juive et la tradition musulmane une profonde différence d'approche historique et une divergence irréductible sur le sens de l'histoire. Dans un cas, on invoque les textes (antiques), dans l'autre la tradition (récente).  
Qu'en dit justement l'autre pays détenteur/protecteur des lieux saints musulmans, à savoir l'Arabie Saoudite ? Malgré des protestations officielles et tapageuses contre la décision de Donald Trump, les Saoudiens ne cessent de se rapprocher des Israéliens. Lors du 29e Sommet arabe, à Dharan, le souverain a déclaré : "Nous réitérons notre rejet de la décision américaine concernant Jérusalem", ajoutant que "Jérusalem-Est est une partie intégrante des territoires palestiniens". Il a également annoncé un don saoudien de 150 millions de dollars au profit de l'administration des biens religieux musulmans à Jérusalem-Est. Mais son fils, "MBS", le prince héritier Mohammed ben Salmane, considère plus froidement que l'essentiel est de garder le contrôle des lieux saints - ce que l'Iran a tenté de contester au début de la République islamique. Cet objectif est sacré, toute l'obsession de la monarchie saoudienne est de le défendre. Or ce souci constant n'empêche pas d'ouvrir le jeu diplomatique avec Israël. Apparemment le père et le fils se sont bien répartis les rôles... Non seulement "MBS" reconnait à Israël le droit d'exister et de disposer d'un territoire, mais il propose aujourd'hui aux Palestiniens d'installer leur future capitale à Abu Diss, au lieu de rêver de Jérusalem. Abu Diss n'est qu'un village périphérique en zone aride, situé de l'autre côté du mur de séparation et doté d'une vue très incertaine sur le Dôme du Rocher ; ce serait une bien morne capitale.  
Pour la première fois de l'histoire, le pays qui abrite les lieux saints du judaïsme et du christianisme et celui qui garde jalousement le berceau de l'islam se sont notablement rapprochés. Cela aussi est historique. 

Une reconnaissance russe en catimini


Le 6 avril 2018, dans un communiqué assez discret, mais hautement significatif, la Russie a annoncé qu'elle reconnaissait Jérusalem Ouest comme la capitale d'Israël, ce qui en a fait l'un des premiers pays au monde à prendre cette décision. Même si ce communiqué, publié sur le site Internet du ministère russe des Affaires étrangères, indique parallèlement que Jérusalem Est devrait être la capitale d'un futur Etat palestinien, il constitue une avancée surprenante en direction d'Israël. "Nous confirmons notre attachement aux décisions de l'ONU sur les principes du règlement, y compris concernant le statut de Jérusalem-Est en tant que capitale du futur Etat palestinien. Nous soulignons dans le même temps que nous considérons, dans ce contexte, Jérusalem-Ouest comme la capitale de l'Etat israélien".  

Josué

avatar
Administrateur

[size=32]Pourquoi Jérusalem est une exception diplomatique depuis un siècle[/size]


Par Catherine Dupeyron - publié le 13/12/2017
Acte fort ce lundi 14 mai: l'ambassade américaine est inaugurée à Jérusalem, en même temps que l'État d'Israël célèbre son 70anniversaire. L'occasion de revenir sur un siècle de diplomatie en terre sainte.

©️IsraelTourism/Flickr

Six siècles après la fin des Croisades, à la faveur de l’affaiblissement de l’Empire ottoman, les nations européennes retrouvent le chemin de la Terre sainte et plus encore celui de Jérusalem. Même si, en ce milieu du XIX e siècle, elles ont abandonné le glaive, leur objectif est bien d’y restaurer un pouvoir. Tout y participe. Construction d’écoles, frénésie immobilière, organisation de pèlerinages et, sur le plan politique, ouverture de consulats à Jérusalem. Les Anglais ouvrent la danse en 1838, bientôt suivis par les Français, les Prussiens, les Sardes et les Russes. En 1872, le pouvoir ottoman réagit à cette offensive et décide que la Ville sainte, rattachée à Damas depuis des siècles, sera désormais un sandjak [une division administrative, ndlr]autonome dépendant directement d’Istanbul.
Et à partir de 1893, plusieurs des représentations diplomatiques deviennent même des consulats généraux. À la veille de la Première Guerre mondiale, Jérusalem en compte six : la France (1893), la Russie (1893), la Perse (1901), la Grèce (1902), l’Italie (1902) et l’Allemagne (1914). « Ces consuls ont, en plus des tâches juridiques et commerciales propres à la fonction, un rôle politique et diplomatique tout à fait inhabituel. (…) De plus en plus, en somme, la Ville sainte est tenue dans les capitales européennes pour un poste “politique”, qui par les responsabilités et les fonctions exercées, se rapproche d’une petite ambassade » , souligne l’historienne Catherine... 



Édition n° 89


  • Voir le sommaire
    et les articles en accè

chico.

avatar
[size=42]« L’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem n’a fait que décupler la frustration des Palestiniens »[/size]
Dans un tchat avec les internautes, le chef du service International du « Monde » a décrypté la répression par Israël des manifestants près de la frontière avec Gaza, qui a fait au moins 58 morts, lundi 14 mai.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/05/15/l-inauguration-de-l-ambassade-americaine-a-jerusalem-n-a-fait-que-decupler-la-frustration-des-palestiniens_5299297_3218.html#bkd8rVihr2lKWQ0g.99

chico.

avatar
Le Guatemala inaugure, mercredi 16 mai, son ambassade israélienne à Jérusalem, deux jours après le transfert américain.
Il ne devrait pas être le dernier pays à emboîter le pas à Donald Trump.

Contenu sponsorisé


Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum