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Le 25 Décembre devient un jour férié en Ukraine.

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Josué

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[size=33]Le 25 décembre devient un jour férié en Ukraine[/size]

  • Par  Pierre Avril 



Pour le Parlement, décréter le Noël catholique comme jour férié lui permet de prendre ses distances avec Moscou. Le Noël orthodoxe, le 7 janvier, était jusqu'à présent férié et le restera.
De notre correspondant à Moscou
Pour la première fois dans l'histoire de l'Ukraine contemporaine, le 25 décembre sera jour férié dans le pays. Jeudi matin, la Rada (le Parlement) a voté un texte reconnaissant officiellement cette date comme la fête de Noël, à côté de celle, plus traditionnelle, du 7 janvier, qui marque le Noël orthodoxe. Une initiative destinée à minimiser l'empreinte de l'héritage soviétique dans cette république en conflit ouvert avec son voisin russe et à renforcer les liens avec l'Occident romain.
Aujourd'hui, près de 11.000 communautés catholiques et protestantes ukrainiennes célèbrent Noël en vertu de notre propre calendrier grégorien (25 décembre), contre les 23.000 communautés orthodoxes obéissant au calendrier julien imposé par Moscou. Les communautés catholiques représentent 30 % de l'ensemble des chrétiens du pays. «Il s'agit d'une part significative des croyants ukrainiens», relèvent les députés en leur accordant le privilège d'un jour non travaillé. La loi pourrait être effective dès la fin de l'année.
» LIRE AUSSI - En Russie, la timide renaissance du Noël orthodoxe


«Cette décision historique nous permettra de nous détacher du calendrier de Moscou et des standards impériaux russes»
Olexandre Tourtchinnov, secrétaire du Conseil de sécurité et de défense


«Nous ne disons pas aux églises quand et comment fêter leurs fêtes religieuses, mais le fait de passer au calendrier grégorien est un signe d'européanisation», s'est félicitée Irina Podoliak, député du parti nationaliste Autodéfense. «Cette décision historique nous permettra de nous détacher du calendrier de Moscou et des standards impériaux russes», s'est réjoui, pour sa part, le secrétaire du Conseil de sécurité et de défense, Olexandre Tourtchinnov. Au risque de creuser le conflit confessionnel historiquement vivace au sein de la société ukrainienne.

Un conflit qui remonte à l'URSS


Historiquement divisée entre sa partie occidentale, plus proche du monde latin, et sa partie orientale, influencée par les valeurs orthodoxes russes, l'Ukraine est aujourd'hui en guerre larvée avec son grand voisin de l'Est. Les églises ukrainiennes ont toujours été traversées par ce conflit. Lors de la révolution de Maïdan, en 2014, il s'est exacerbé. D'un côté, l'Église orthodoxe, rattachée au patriarcat de Kiev, ainsi que l'Église gréco-catholique s'étaient rapprochées des manifestants pro-européens, tandis que l'Église orthodoxe, liée au patriarcat de Moscou, soutenait naturellement les idées de ses parrains russes. Aujourd'hui, seule la date du 7 janvier réunit ces multiples courants confessionnels, à l'exception de l'Église romaine ukrainienne.
L'origine du conflit calendaire remonte, quant à elle, à la période communiste. En 1923, alors qu'elle était durement réprimée et placée sous l'éteignoir du pouvoir bolchevique, l'Église russe avait refusé de suivre la recommandation du Concile orthodoxe mondial fixant au 25 décembre, plutôt qu'au 7 janvier (calendrier julien), la fête de la naissance du Christ. «Seuls les pays qui étaient sous influence de l'URSS ont suivi le pas et aujourd'hui c'est justement la Fédération russe, héritière de l'Union soviétique, qui a annexé notre Crimée et occupe une grande part du Donbass ukrainien. Celle-ci n'a jamais reconnu les aspirations européennes de l'Ukraine indépendante et l'une de ces aspirations est justement de revenir aux valeurs chrétiennes sur laquelle est basée la civilisation européenne», a déclaré à la tribune de la Rada, le député Evguenni Rybtchinsky.

Un patriarcat de Kiev silencieux


L'historien russe des religions, Roman Lounkine, critique une vision trop politisée de l'histoire. «En 1923, l'Église orthodoxe n'était pas encore totalement soumise au parti communiste et a pris sa décision d'une manière autonome. En son sein même, il y avait des religieux qui ne voulaient pas épouser le calendrier grégorien, et l'Église a donc préféré s'en tenir au statut quo pour ne pas fragiliser davantage l'institution à une période critique de son histoire», explique cet expert.


«Jésus-Christ est né une seule fois et si l'on célèbre l'événement en de multiples occasions, ce dernier va se transformer en farce qui perdra tout sens religieux
L'archevêque Kliment, porte-parole de l'Église orthodoxe attachée au patriarcat de Moscou


Engagés dans une entreprise de révisionnisme historique, les députés ukrainiens songent également à commémorer le 8 mai la capitulation du pouvoir nazi - et non plus le 9 mai comme à Moscou. L'initiative religieuse a suscité la colère des églises orthodoxes. «Les sondages montrent que la majorité des Ukrainiens continuent à fêter Noël le 7 janvier contre seulement 2% des organisations religieuses attachées au 25 décembre. Jésus-Christ est né une seule fois et si l'on célèbre l'événement en de multiples occasions, ce dernier va se transformer en farce qui perdra tout sens religieux. Les députés, dont la cote politique est très basse, cherchent simplement à ruiner l'influence de l'Église dans la société», dénonce l'archevêque Kliment, porte-parole de l'Église orthodoxe attachée au patriarcat de Moscou.
L'Église orthodoxe rattachée au patriarcat de Kiev s'est refusée à tout commentaire: «En tant qu'Ukrainien, je ne vois pas de problèmes au fait d'avoir un jour férié supplémentaire. Mais pour la majorité des Ukrainiens qui sont orthodoxes, le Noël reste le 7 janvier», explique une source, sous couvert d'anonymat.
Seule l'Église romaine ukrainienne, qui revendique un peu moins d'un million de fidèles, se réjouit ouvertement. «Même si les motivations des députés sont autres, je peux vous assurer que tous nos paroissiens sans exception sont contents. Ils ne seront plus obligés de demander un congé spécial à leur employeur pour fêter Noël», a déclaré le porte-parole du diocèse de Lviv (ouest), Alexandre Khoutsy.

Mikael

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C'est un pied de nez à l'église orthodoxe et la sainte Russie.

Josué

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C’est du jamais vu depuis que cette ex-République soviétique est devenue indépendante, au lendemain de l’éclatement de l’URSS en 1991 ! Désormais, le 25 décembre, jour où les catholiques fêtent Noël, sera désormais férié en Ukraine. Cette décision a été prise dans le cadre d’un amendement au Code du travail qui, voté, jeudi 16 novembre à Kiev, par le Parlement (1), rompt avec la tradition soviétique de célébrer pendant deux jours la fête du travail (et non seulement le 1er mai, comme dans nombre de pays européens comme la France). Si comme on s’y attend, le texte est promulgué par le président Petro Porochenko, le 2 mai ne sera plus férié en Ukraine. C’est le 25 décembre qui le sera, en remplacement.
Dans ce pays à forte majorité orthodoxe, le Noël orthodoxe, le 7 janvier, était jusqu’à présent férié. Il le continuera de l’être. Mais ceux qui veulent fêter Noël le 25 décembre, comme le font les catholiques, pourront donc le faire aussi, dans les mêmes conditions. « C’est une décision (…) historique » qui « nous permettra de nous détacher du calendrier de Moscou et de standards impériaux russes », s’est aussitôt félicité, dans un communiqué, le secrétaire du Conseil de la sécurité et la défense Oleksandre Tourtchynov. « Libérons-nous de l’occupation mentale de Moscou et retournons dans la famille de peuples libres », a renchéri dans un blog le président du Parlement Andriï Paroubi.

« Il est nécessaire de protéger les droits d’une partie considérable de la population »

Plus de 23 000 communautés chrétiennes, notamment orthodoxes et gréco-catholiques en Ukraine célèbrent Noël en janvier, selon l’ancien calendrier julien, et environ 11 000 communautés catholiques et protestantes le font en décembre, selon le calendrier grégorien, précise une note d’analyse accompagnant le projet de loi. Dans ce contexte, « il est nécessaire de protéger les droits d’une partie considérable de la population de célébrer le Noël à la date qui correspond à leurs convictions religieuses », explique cette note.
À LIRE : En Ukraine, le conflit avec la Russie redessine les contours de l’orthodoxie
Clairement, cette décision traduit la volonté des autorités pro-occidentales de l’Ukraine issues du soulèvement proeuropéen du Maïdan de se détacher de la Russie sur fond d’une crise sans précédent avec Moscou, qui a annexé en 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée. Moscou est accusé de soutenir les séparatistes prorusses dans le conflit armé dans l’est de l’Ukraine qui a fait plus de 10 000 morts en trois ans et demi.
« C’est un signe positif. Ce changement montre que les Ukrainiens veulent se rapprocher de l’Europe et de la modernité en entrant en communion avec leurs frères européens », insiste Antoine Arjakovsky, codirecteur du département Politique et religions au Collège des Bernardins, à Paris. Selon lui, « les Ukrainiens vivaient de plus en plus mal de ne pas célébrer Noël en même temps que tout le monde ». À leurs yeux, ne pas changer la date de Noël revenait, « à continuer à s’inscrire dans un passé médiéval, à rester fidèle à une conception impériale du calendrier ». En effet, au XVIsiècle, le tsar russe a refusé de changer la date de Noël, fixée depuis le IVe siècle, au 7 janvier.

« Le 7 janvier c’est la date de Noël dans le calendrier Julien »

« Le 7 janvier, rappelle-t-il, c’est la date de Noël dans le calendrier Julien. Cette date a 13 jours de décalage avec celle, fixée au 25 décembre, au XVIe siècle par la réforme du pape Grégoire. Une date d’autant plus légitime que c’est un moment cosmique : c’est ce jour-là justement que le jour reprend de la force sur la nuit, que les jours commencent à allonger ». Selon Antoine Arjakovsky, « il est donc plus normal que Noël soit fêté le 25 décembre compte tenu des connaissances astronomiques dont on dispose aujourd’hui ».
À LIRE : L’Église orthodoxe russe accroît son influence au Proche-Orient
Cette réforme a, alors, été acceptée dans toute l’Europe mais seulement jusqu’à... la Pologne. En effet, à cette époque, l’Église orthodoxe qui était majoritaire sur le territoire de l’actuelle Ukraine – alors sous domination polonaise-s’y est opposée. L’Église grecque-catholique unie à Rome est restée fidèle, elle aussi, au calendrier Julien, en raison de sa proximité avec le monde orthodoxe.
Aujourd’hui, poursuit-il, en Ukraine même, il n’y a pas que les grecs-catholiques qui veulent fêter Noël le 25 décembre. « Depuis deux ans, assure-t-il, une paroisse orthodoxe de Kiev fait la même chose, avec la bénédiction informelle de son évêque, Mgr Alexandre Drabinko ». Et, rappelle-t-il, 80 % des orthodoxes vivant en France le font ce jour-là également.

Mikael

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La politique maintenant se mêle de la date de Noël , un comble.

Josué

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[size=36]Eglise orthodoxe: vers une réconciliation entre Kiev et Moscou[/size]

4 décembre 2017 par Sophie Delhalle



L’archevêque Philarète de Kiev

L’archevêque majeur de Kiev Philarète a rendu public un appel à la réconciliation de l’Eglise orthodoxe russe, rapporte Radio Vatican le 2 décembre 2017. Une main qui se tend après des années de tensions exacerbées par la crise ukrainienne depuis 2014.

Alors que s’est ouvert jeudi 29 novembre 2017 l’Assemblée des évêques russes orthodoxes, Philarète de Kiev a ainsi estimé qu’il était temps de « mettre fin aux divisions entre chrétiens orthodoxes« . Dans sa lettre au patriarche de Moscou Cyrille, l’archevêque majeur de Kiev lui a demandé de prendre « les décisions qui permettront de mettre fin à la confrontation actuelle« , expliquant « souhaiter mettre fin aux divisions et dissensions entre chrétiens orthodoxes« .
« Ces dernières années, de nombreuses vexations et discordes ont assombri les relations entre les orthodoxes de nos pays« , a-t-il écrit. « Je demande pardon pour avoir pêché en paroles, en action et par mes sentiments. Et de la même façon, de tout mon cœur j’accorde mon pardon sincère à tous« .
Cette lettre est parue le 1er décembre, le jour même où Vladimir Poutine a participé à l’Assemblée des évêques du Patriarcat de Moscou, réunissant, jusqu’au 4 décembre, quatre cents évêques dont les évêques de Russie et ceux des églises affiliées au Patriarcat de Moscou à l’étranger.

Le patriarche Cyrille de Moscou
La fin d’une « triste division »?
Après l’indépendance de l’Ukraine en 1991, lors de la chute de l’URSS, Philarète, ancien hiérarque du Patriarcat de Moscou, avait créé une Eglise orthodoxe ukrainienne dont il s’était autoproclamé patriarche, lui valant une excommunication de Moscou.
Revendiquant 11 000 paroisses, l’Eglise orthodoxe ukrainienne dépendante du Patriarcat de Moscou reste la plus importante communauté religieuse du pays, devant l’Église de l’archevêque Philarète, dont l’existence n’est reconnue par aucune Eglise orthodoxe dans le monde.
La crise russo-ukrainienne marquée par l’annexion de la Crimée en mars 2014, et le conflit dans l’Est séparatiste pro-russe de l’Ukraine qui a fait plus de 10 000 morts, ont tendu les relations entre les deux Eglises.
Dans un communiqué, le patriarcat de Moscou a estimé que cette lettre témoignait de la part de Kiev « d’une volonté de commencer des négociations pour surmonter notre triste division qui dure depuis un quart de siècle« , ajoutant avoir créé une « commission » dans ce sens.
S.D. avec cath.ch

Mikael

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C'est une maison divisée .


Bible avec notes et référencesMt 12:25



  • Connaissant leurs pensées, il leur dit : “ Tout royaume divisé contre lui-même est réduit en désolation, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne subsistera pas.

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