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Messagers de l’apocalypse écologique?

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Josué

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Auteur: Lionel Obadia
Mercredi 22 Mars 2017
Messagers de l’apocalypse écologique? Les religions et le débat environnemental
La publication de l’encyclique Laudato Si du pape François a été un peu partout saluée comme un fait révélateur : celui d’une volonté des organisations religieuses de s’impliquer plus avant et surtout de manière plus explicite et significative dans les débats autour de l’écologie et, par extension, des questions relatives aux effets de la globalisation. Mais le catholicisme romain est loin d’être le premier ou le seul à s’être manifesté. Un peu partout sur la planète, les organisations religieuses ou « spirituelles » paraissent empressées de montrer qu’elles peuvent elles aussi (au même titre que des acteurs économiques, comme les grosses entreprises industrielles, ou politiques, comme les États) contribuer à limiter le préjudice environnemental de l’activité humaine.

Si toutes les traditions religieuses semblent s’exprimer d’une même voix pour dénoncer la destruction de l’environnement par l’Homme, toutes n’ont néanmoins pas le même « potentiel » de réponses à la crise environnementale, ni le même positionnement idéologique et politique par rapport à elle. Et dans la course à la religion la plus « écologique », le christianisme accuse, avec les autres monothéismes, un certain retard. D’autres traditions occupent en effet une place bien plus en vue et enviable dans les débats autour des enjeux environnementaux du monde actuel. C’est précisément l’objet de cet article que d’essayer de comprendre ces écarts.

Toutes les traditions religieuses engagées dans le grand débat écologique n’ont pas, loin s’en faut, de mêmes représentations de ce qu’on appelle la Nature, dont il faut rappeler que la notion – telle qu’on la pense actuellement comme cadre biotique et abiotique d’existence des populations humaines – a connu de significatifs changements de signification depuis la Phusis grecque jusqu’aux théories écologiques modernes. La « Nature » au sens écologique du terme, c’est bien connu, est un concept d’apparition tardive et qui est aussi le fruit d’une sécularisation de la pensée. Pourtant, les voix religieuses (des grandes ou petites organisations) affirment que les ressources de sens et d’action que leurs philosophies offrent pourraient et même devraient participer à réduire l’impact humain sur l’environnement, en suscitant des comportements vertueux de préservation ou de conservation des espaces naturels, de réduction des volumes de production alimentaire et de biens de consommation, de diminution des polluants atmosphériques ou terrestres…

Bref, être des modèles d’écologie. Comme si les religions, qui produisent essentiellement des choses symboliques, des croyances et des rites, et de manière dérivée seulement, des choses matérielles (art, architecture monumentaire, objets liturgiques, produits économiques…), pouvaient infléchir les problèmes environnementaux qui sont principalement liés à l’activité économique des grosses industries ou à la consommation des ménages des sociétés les plus développées, qui sont aussi les plus sécularisées. Les débats sur l’écologie, en France, mais aussi ailleurs, ont donné lieu à un étonnant mouvement d’œcuménisme puisque les voix religieuses se sont exprimées en même temps et d’ailleurs sur invitation des politiques à la COP 21, en 2015. Étonnamment, les religions sont depuis invitées à s’exprimer sur des questions séculières alors qu’en retour, les instances séculières (États, organisations internationales, observatoires, groupes de recherche…) résonnent toujours plus d’accents eschatologiques, donc religieux, lorsqu’ils évoquent par exemple une « apocalypse » écologique…

Curieux croisement des répertoires, donc, qui explique sans doute en partie la collusion de ces registres séculier et religieux, à une époque où le concept d’Anthropocène offre de nouveaux horizons, voire de nouvelles cosmologies, et que les milieux académiques (Bruno Latour et Philippe Descola en tête) entreprennent de réviser les multiples rapports entre les « natures » et les systèmes de croyances associés dans les sociétés traditionnelles hors de l’Occident moderne — alors que, précisément, se constitue progressivement dans l’imaginaire collectif l’image de sociétés spirituelles « primordiales » écologiquement plus responsables que les sociétés séculières modernes. En Europe, les grandes politiques climatiques intéressent désormais les religions, et le sociologue et politologue Raphaël Liogier (2013) évoque même le softpower des traditions religieuses qui montrent actuellement un activisme militant dans les lieux de décision politique, alors que parallèlement « l’hypothèse Gaïa » (la terre comme être vivant) de Lovelock (1970) se dissémine toujours plus dans les pensées culturelles qui furent, un temps, alternatives, et qui sont désormais largement acceptées.

Les religions qui sont ainsi partie toujours plus prenante des débats publics et politiques à échelle globale, ne parlent néanmoins pas toujours d’écologie avec une même voix, n’expriment pas les mêmes vues et n’entendent pas promouvoir les mêmes choses, et la notion de « nature » est déclinée sous des formes et à des échelles différentes, de l’univers jusqu’à l’environnement. En examinant de manière précise les contenus philosophiques, les représentations cosmologiques et les prescriptions et proscriptions, il apparait que les monothéismes défendent, au-delà de leurs différences de théologies ou de liturgies, l’idée que l’ordre du monde est un donné, inaliénable, ontologique, car issu d’une volonté divine : le sacré est transcendant, dominé par une figure anthropomorphe et omnipotente, qui impose une relation verticale (des cieux à la Terre et réciproquement) fondée sur l’obéissance : c’est Dieu qui dicte aux Hommes (et aux Femmes) les modalités d’utilisation de leur environnement, et c’est donc lui, et pas les Hommes, qui a le pouvoir de détruire ou de maintenir le monde en l’état.

Les traditions asiatiques, du monde indien (hindouisme, bouddhisme) comme du monde sinisé (confucianisme, taoïsme), et d’Extrême-Orient (shintoïsme) dans une moindre mesure, sont au contraire des traditions cosmiques pour lesquelles l’Univers est aussi un donné, mais non déterminé. L’Homme y est dans un rapport d’horizontalité avec le sacré dont le monde est pétri, il s’y inscrit travers une « participation » méditative ou rituelle à l’unité fondamentale du monde. Dans ce contexte spirituel, il convient donc d’avoir à l’endroit de la nature (environnante) des attitudes respectueuses parce que cette écologie immédiate est la transposition, sur un plan microcosmique, d’un ordre plus large qui est celui du macrocosme, dont il est parfois la transposition terrestre.

L’observance des principes éthiques et spirituels inhérents à ces traditions induit donc un respect des espaces naturels, de la faune et de la flore, une relation esthétique à la géographie, une certaine modération et même une frugalité dans les consommations alimentaires ou énergétiques — qui sont des idéaux ascétiques poursuivis au sein de petites communautés mais bien difficiles à mettre en œuvre à l’échelle de sociétés entières… Ce n’est toutefois pas seulement en vertu de ces principes que les religions de l’Asie apparaissent plus eco-friendly que d’autres. Elles profitent aussi grandement des idéologies et imaginaires à travers lesquelles elles ont été pensées en Occident et dont elles ont pris les couleurs : humanisme, sécularisme, scientisme et désormais écologisme. Traditions asiatiques qui doivent enfin, et surtout, d’être mobilisées dans les débats actuels en vertu d’un fantasme orientaliste qui les a constituées comme des alternatives spirituelles en phase avec les valeurs de la modernité et les grands défis sociétaux, là où les anciennes traditions ont été affrontées de manière bien plus conflictuelle et abrasive à cette même modernité.

Il y a donc au regard de ces éléments, de sensibles écarts de positionnement et d’attitude des religions envers les enjeux écologiques et climatiques. Si les monothéismes ont tardivement décidé de s’engager dans la vague environnementaliste, ce n’est pas exactement pour les mêmes raisons que les polythéismes, qui n’ont pas la même trajectoire dans les imaginaires de la modernité. Dans le grand jeu actuel à somme nulle de l’écologisation des religions et de la religionisation de l’écologie, ce sont les polythéismes asiatiques qui semblent le mieux tirer leur épingle du jeu : non seulement les principes qui régissent leurs cosmologies participent d’une conception englobante et interdépendante du monde en phase avec la conscience globale de l’environnementalisme, mais la vague de sympathie qui les porte, et l’imagination orientaliste qui les transfigure depuis un siècle et demi en font des candidats plus à même de proposer des solutions spirituelles à une crise écologique qui ne l’était pas…

Lionel Obadia (Université de Lyon – Agence nationale de la Recherche, Paris)
http://www.o-re-la.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=1851:messagers-de-l%E2%80%99apocalypse-%C3%A9cologique-?-les-religions-et-le-d%C3%A9bat-environnemental&Itemid=85&lang=fr

papy

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Il question des hindous dans cet article , mais il faut savoir que l'Inde est un grand pays pollueur.

Mikael

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papy a écrit:Il question des hindous dans cet article , mais il faut savoir que l'Inde est un grand pays pollueur.
C'est le propre des pays émergeant , comme le Pakistan et le plus grand pays pollueur la Chine.

Marmhonie

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Le titre est vraiment trompeur. Il est question d'écologie, d'attitudes positives responsables et non de l'Apocalypse.

papy

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Mikael a écrit:
papy a écrit:Il question des hindous dans cet article , mais il faut savoir que l'Inde est un grand pays pollueur.
C'est le propre des pays émergeant , comme le Pakistan  et le plus grand pays pollueur la Chine.
La preuve.
En Inde, les vieux ordinateurs polluent massivement l’air et les sols
Livré au secteur informel, le recyclage des appareils électroniques effectué avec des moyens rudimentaires est une catastrophe sanitaire.

LE MONDE | 10.04.2017 à 10h52 • Mis à jour le 10.04.2017 à 12h20 |
Par Intérim (Bombay, correspondance)
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A Bombay, en 2015.
Ils sont chaque jour des centaines à venir déposer leur vieil ordinateur ou leur téléphone portable usagé dans l’une des petites boutiques qui s’égrènent le long de Lamington Road. Le marché de l’électronique de Bombay, situé à deux pas de la gare de Grant Road, est l’un des plus grands réceptacles d’équipements destinés à la casse, de toute l’Inde. « Quand les gens arrivent avec leur PC qui ne fonctionne plus, je le leur achète pour 500 roupies [7 euros]. Si je détecte quelques composants récupérables, je peux parfois proposer jusqu’à 2 000 roupies [28 euros] », explique Dinesh, l’un des innombrables négociants du quartier. Et ensuite, que devient ce matériel ? « Il y a des types qui font le ramassage tous les soirs. Ils revendent à des transporteurs qui emportent tout ça à Nehru Place, le grand marché de l’électronique de Delhi », explique Dinesh.

Dans le magasin attenant, Vikram exerce le même métier. Officiellement vendeur de matériel informatique neuf, il consacre une bonne partie de ses journées à collecter des ordinateurs hors service. Il parle lui aussi de Nehru Place mais, au bout de dix minutes de conversation, il avoue qu’il écoule en réalité la quasi-totalité de ses rebuts ici même, à Lamington Road. « Dans les ruelles derrière, il y a des tas de petits ateliers qui démontent et essaient d’écouler tout ce qu’ils peuvent. Va voir sous le pont qui enjambe les voies ferrées, tout se passe là-bas », nous dit-il.

Le long de Frere Bridge, nous découvrons, quelques instants plus tard, un chapelet de minuscules pas de porte, à l’intérieur desquels s’entassent des centaines d’ordinateurs, de téléviseurs et de chaînes hi-fiplus poussiéreux les uns que les autres. A même le trottoir, des planches posées sur deux tréteaux, rapides à replier lorsque la police débarque, étalent au grand jour des cartes mères, des chargeurs et des écrans cherchant repreneur. Personne ne veut savoir où partent les invendus.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/10/en-inde-les-vieux-ordinateurs-polluent-massivement-l-air-et-les-sols_5108811_3244.html

Josué

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Administrateur
Chine : notre honorable partenaire pour la lutte contre le « changement climatique » construit des centaines de centrales charbon
La défection des Etats-Unis de Trump de l’Accord de Paris a laissé la place libre à la Chine pour prendre la tête de la lutte contre le « changement climatique ». La Chine est pourtant le premier émetteur mondial de dioxyde de carbone, loin devant l’Amérique et l’Union européenne. Drapée de vertu, la Chine communiste se fait aujourd’hui donneuse de leçons – et reçoit à ce titre les hommages de l’ensemble du petit monde des meneurs du globalisme. Mais non seulement elle construit ou fait construire, en Chine ou dans les pays où elle avance ses pions, des centaines de centrales charbon, mais elle continue de polluer gravement cette planète comme nul autre, non pas avec du CO2 (qui n’est pas un poison !) mais avec de nombreuses toxines provenant de son industrie.

Les centrales charbon tant décriées par les environnementalistes sont en tête des projets industriels chinois. Or la lutte contre le réchauffement climatique exige la fin des énergies fossiles. Pourquoi ne le lui reproche-t-on pas ? On peut évidemment discuter la validité des arguments autour des « gaz à effet de serre », et même souligner que l’on peut construire aujourd’hui des centrales charbon « propres », mais tel n’est pas le point de vue des réchauffistes. Force est donc de constater l’incohérence de ces globalistes qui exaltent la Chine en omettant de critiquer ce fait : « Au total, 1.600 centrales charbon ont été planifiées ou sont déjà en construction dans 62 pays », révèle ainsi le Times de Londres. Dont 45 % réalisés par des sociétés chinoises – SPIC, China Datang, Shenhua, China Huadian, China Huaneng, China Guodian… – qui construisent actuellement 700 nouvelles usines en Chine et ailleurs (20 % des constructions sont réalisées à l’étranger).

La Chine, ses centrales charbon et ses industries polluantes


Certaines usines sont construites « dans des pays qui aujourd’hui ne brûlent guère de charbon, voire pas du tout, comme le soulignent les comptes réalisés par Urgewald, un groupe environnemental basé à Berlin ».

Et le Times lâche même : « La flottille de nouvelles centrales charbon rend quasiment impossible de remplir les objectifs fixé par les Accords de Paris sur le climat ».

Comment se fait-il dès lors que la Chine communiste, Etat voyou à l’aune des exigences des réchauffistes, puisse apparaître comme leur icône incontestée ? The New American y voit surtout un moyen de promouvoir l’hostilité à l’égard de Donald Trump et de faire pression sur les Américains afin qu’ils contestent sa décision de sortir des accords de la COP 21.

Cela montre surtout, comme le souligne The New American, que la fiction de l’Accord de Paris – dont les retombées seront quasi nulles même à l’aune des réchauffistes – vise bien d’autres objectifs.

Non contraignant, l’Accord de Paris permet à ses signataires de faire de simples déclarations d’intention ; d’après la sienne, la seule Chine, plus gros émetteur de CO2 au monde, entend en vérité doubler ses émissions annuelles tout en touchant, comme l’Inde, des subsides versés par les pays développés afin de rendre son économie plus verte. Le Fonds vert pour le climat représente 100 milliards de dollars par an… Les « contributions prévues déterminées au niveau national » fixées par l’Accord de Paris permettent déjà l’évaluation de la hausse des émissions de CO2 : + 46 % au cours des 13 années à venir.


La Chine à la tête de la lutte contre le changement climatique, quelle blague !


Autrement dit, la lutte contre le réchauffement climatique est une mascarade – qui servira entre autres à porter la Chine communiste au pinacle et qui au meilleur des cas, en supposant que chaque nation tienne toutes ses promesses d’ici à 2030, aboutira à une réduction totale de la température de la planète de 0,048° C (oui, moins de 5 % d’un degré) d’ici à 2100, selon le Dr Bjørn Lomborg, climatologue danois qui n’est en aucun cas climatosceptique.

En réalité, l’Accord de Paris sert avant tout un transfert de capitaux et de pouvoir depuis les nations développées vers les pays émergents, dans une sorte de socialisme global dont la Chine apparaît comme le champion. The New American rappelle ce qu’en disait Christiana Figueres, ancien secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Elle déclarait lors de la conférence de l’ONU à Doha en 2012 : « Il faut comprendre que ce qui se passe ici, pas seulement à Doha mais dans l’ensemble du processus du changement climatique, c’est une transformation complète de la structure économique du monde ».


Anne Dolhein
http://reinformation.tv/chine-changement-climatique-centrales-charbon-dolhein-72974-2/

Josué

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Administrateur
Depuis aujourd’hui, l’humanité vit à crédit
Mercredi, nous avons consommé toutes les ressources naturelles que la planète peut produire en une année. Ce « jour du dépassement de la Terre » intervient toujours plus tôt.
La date est fatidique, et toujours plus précoce. Depuis mercredi 2 août, l’humanité vit à crédit : elle a consommé, en seulement sept mois, toutes les ressources que la Terre peut produire en une année. Jusqu’à la fin 2017, pour continuer à boire, à manger, à nous chauffer ou à nous déplacer, nous allons donc surexploiter les écosystèmes et compromettre leur capacité de régénération.

Ce « jour du dépassement de la Terre » (« Earth overshoot day » en anglais) est calculé chaque année par le Global Footprint Network, un institut de recherches international basé à Oakland (Californie). Grâce à plus de 15 000 données des Nations unies, il compare l’empreinte écologique de l’homme, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à reconstituer ses réserves et à absorber les gaz à effet de serre. Selon ses calculs, la consommation de l’humanité dépasse de 70 % les ressources disponibles. Autrement dit, l’équivalent de 1,7 planète est nécessaire pour assouvir les besoins des humains.

Nous contractons cette dette car nous coupons des arbres à un rythme supérieur à celui de leur croissance, nous prélevons plus de poissons dans les mers qu’il en naît chaque année, et nous rejetons davantage de carbone dans l’atmosphère que les forêts et les océans peuvent en absorber. Les conséquences de cette surconsommation se font déjà sentir : déforestation, déclin de la biodiversité, pénuries en eau, acidification des océans, érosion des sols, accumulation des déchets ou encore élévation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère affectent l’ensemble du globe.

Lire aussi : La sixième extinction de masse des animaux s’accélère

Une date toujours plus précoce

Le "jour du dépassement" de la Terre n'a cessé d’avancer depuis 1969.
Encore excédentaire en 1961, avec un quart de ses réserves non consommées, la Terre est devenue déficitaire au début des années 1970. Et le jour du dépassement intervient toujours plus tôt. Cette date tombait le 5 novembre en 1985, le 1er octobre en 1998, le 20 août en 2009. Depuis le début de la décennie, toutefois, l’accélération du calendrier est moins rapide. Reste qu’à ce rythme, nous aurons besoin de deux planètes en 2030. En cause, la croissance démographique mondiale, mais surtout des modes de vie toujours plus gourmands en ressources et dépendants des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz).

L'empreinte écologique par pays.
Tous les humains ne sont toutefois pas responsables dans les mêmes proportions. Avec le train de vie australien ou américain, il faudrait plus de cinq planètes pour vivre. Les Français, eux, en ont besoin de trois, les Chinois de 2,1, bien au-dessus de la frugalité indienne (0,6 planète). Rapporté aux ressources nationales, le Japon aurait besoin de sept fois son pays pour satisfaire sa consommation actuelle, l’Italie et le Royaume-Uni de quatre fois. Au total, l’empreinte écologique des pays développés est cinq fois supérieure à celle des pays pauvres.

Les besoins en ressources naturelles des pays du monde.
« Notre planète est limitée, mais les possibilités humaines ne le sont pas. Vivre selon les moyens que nous accorde notre planète est technologiquement possible, financièrement bénéfique et notre seule chance pour un avenir prospère », avertit Mathis Wackernagel, le président de Global Footprint Network. Si nous parvenons à faire reculer la date du jour du dépassement mondial de 4,5 jours chaque année, calcule l’ONG, nous retrouverons l’équilibre en consommant les ressources d’une seule Terre d’ici à 2030.

Indicateur imparfait mais pertinent

S’il a le mérite de sensibiliser le grand public, l’indicateur de l’empreinte écologique est critiqué. Plusieurs études scientifiques ont montré qu’il simplifie la réalité et utilise des méthodes de calcul et des données parfois incomplètes. Il ne tient par exemple pas compte de la destruction de la biodiversité ou de l’épuisement des sous-sols et ne comptabilise pas directement la consommation d’eau.

« Comme tous les indicateurs agrégés, il pâtit de limites : c’est aussi le cas du produit intérieur brut, remarque Dominique Bourg, philosophe et enseignant à l’université de Lausanne. Cela ne délégitime pas pour autant l’empreinte écologique : c’est un instrument pédagogique qui montre des tendances, à savoir que nous vivons au-dessus de nos moyens, et qui peut guider les gens vers le changement. »

« L’outil est imparfait mais reste pertinent. Il tend même à minimiser la réalité », confirme Aurélien Boutaud, consultant et coauteur de L’Empreinte écologique (La Découverte, 2009). Selon lui, il a permis de « prendre conscience des limites planétaires » et de généraliser une forme de comptabilité par empreinte – carbone, eau, azote ou biodiversité – qui « impute la responsabilité de l’impact environnemental au consommateur final ». « Si on regarde les seules émissions de gaz à effet de serre, par exemple, on peut avoir l’impression que les pays riches les ont réduites. En réalité, ils en ont délocalisé une partie vers les pays pauvres, détaille-t-il. L’empreinte carbone de la France est ainsi d’environ 40 % supérieure à ses rejets carbonés. »

Réduire les empreintes carbone et alimentaire

Comment inverser la tendance ? D’abord, en limitant les émissions de gaz à effet de serre qui représentent à elles seules 60 % de l’empreinte écologique mondiale. Pour réussir à maintenir la hausse des températures bien au-dessous de 2 °C – objectif inscrit dans l’accord de Paris sur le climat de décembre 2015 –, « l’humanité devra s’affranchir des énergies fossiles avant 2050 », rappelle Mathis Wackernagel.

« L’enjeu est d’atteindre un pic des émissions d’ici à 2020, complète Pierre Cannet, le responsable du programme climat et énergie au Fonds mondial pour la nature (WWF) France, l’un des partenaires de l’opération. Ce point d’inflexion doit être trouvé pour la production d’électricité mais également dans la consommation des transports et l’ensemble des activités industrielles. » Les mesures sont connues, qu’il s’agisse de plafonner puis de réduire la production des centrales à charbon, de déployer plus rapidement les énergies renouvelables ou d’améliorer l’efficacité énergétique. Réduire les rejets carbonés de 50 % permettrait de reporter le jour du dépassement de près de trois mois.

Autre levier d’action : limiter l’empreinte alimentaire. « Pour cela, il est indispensable de stopper la déforestation, de diminuer notre consommation de produits dérivés des animaux, de lutter contre le gaspillage alimentaire et d’opter pour des modes de production plus durables, comme le bio, l’agroécologie ou la permaculture », avance Arnaud Gauffier, responsable de l’agriculture et de l’alimentation au WWF.

Signes encourageants

Le Global Footprint Network comme le WWF notent des signes encourageants. Ainsi, l’empreinte écologique par habitant des Etats-Unis a diminué de près de 20 % entre 2005 (son point le plus haut) et 2013 (les dernières données disponibles) grâce à la baisse des émissions de carbone, et ce malgré la reprise économique. De même, la Chine, qui affiche la plus grosse empreinte écologique nationale, développe massivement les énergies renouvelables, tandis que sa consommation intérieure de charbon est en baisse – malgré la construction de nouvelles centrales.

Dans l’Hexagone, l’expansion des surfaces en agriculture biologique (+ 17 % en 2016) et la hausse de la consommation de produits bio (+ 22 % pour les ménages, à domicile, en un an) « constituent des signaux positifs » pour Arnaud Gauffier, même si « ces efforts sont encore trop faibles ».

« On n’a pas de pays qui se présenterait comme un champion de la révolution des modes de production, juge Pierre Cannet. Le risque est que les pays en développement voient leur empreinte écologique augmenter rapidement et que cette hausse ne soit pas compensée par une baisse suffisante de la pression des pays développés. Il faut parvenir à un équilibre. » Pour espérer vivre de nouveau, un jour, dans les limites de notre planète.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/08/01/a-compter-du-2-aout-l-humanite-vit-a-credit_5167232_3244.html

chico.

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Riz, blé… Le réchauffement climatique menace la valeur nutritive des récoltes
LES ECHOS Le 02/08 à 11:19 2 2 2 Partager par mail

Au niveau mondial, 76 % population satisfont besoins quotidiens protéines provenant plantes.
Au niveau mondial, 76 % de la population satisfont leurs besoins quotidiens en protéines provenant de plantes. - Shutterstock
Une étude avertit sur les risques de carences chez les populations qui en dépendent.

C'est l'une des nombreuses conséquences du réchauffement climatique : l'augmentation des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère pourrait d'ici 2050 réduire la valeur nutritive des récoltes clefs comme le riz et le blé.

Un vrai problème pour les populations des pays émergents, qui basent majoritairement leur alimentation sur ces céréales peu chères et largement disponibles.

Carences en protéines

La plupart des plantes réagissent aux variations du CO2, qui affecte non seulement leur croissance mais aussi leur transpiration, rappellent les scientifiques dont les travaux sont publiés dans la revue « Environmental Health Perspectives » et en partie financés par la fondation Bill & Melinda Gates .

L'étude suggère que les populations de 18 pays pourraient ainsi perdre plus de 5 % de leur apport en protéines d'ici le milieu du siècle en raison de la réduction de la valeur nutritive du riz, du blé et d'autres récoltes importantes, ont déterminé ces chercheurs de la faculté de santé publique de l'Université de Harvard.

Ils ont aussi estimé qu'environ 150 millions de personnes de plus pourraient courir le risque de carence en protéines en raison des concentrations élevées de CO2.

« Cette recherche met en lumière le besoin pour les pays les plus vulnérables de s'assurer que leur population puisse satisfaire ses besoins nutritifs et, ce qui est encore plus important, qu'ils agissent pour réduire leurs émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre résultant des activités humaines », souligne Samuel Myers, un scientifique du département de santé environnementale de la faculté de santé publique de Harvard, principal auteur de la publication.

Aggravation de la situation en Afrique sub-saharienne

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/010162937391-riz-ble-le-rechauffement-climatique-menace-la-valeur-nutritive-des-recoltes-2105792.php#Q5loUYhCJ7jRv8ll.99

papy

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Nous avons dilapider notre patrimoine et maintenant la question se pose : combien de temps allons nous pouvoir survivre ?

Josué

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Administrateur
Les 5 mauvaises nouvelles de l'été 2017 pour la planète
OLIVIER NOUAILLAS publié le 02/08/2017

1. « La 6e extinction de masse des espèces s'accélère nettement ».

Tel était le titre à la Une du Monde daté du 12 juillet. Dans une une étude publiée par la revue américaine Proceedings of National Academy of Sciences, trois chercheurs s'alarment d'un « anéantissement » biologique « aux conséquences catastrophiques ».
Les chiffres révélés sont éloquents : en 2016, par exemple, les guépards africains n'étaient plus que 7000 et les lions 35.000, soit une diminution de 43% par rapport à 1993. À Bornéo, la population d'orangs-outans a chuté de 25% en 10 ans : il n'en reste plus que 80.000. Celle des girafes est, elle, passée de 115.000 en 1985 à 97.000 aujourd'hui. Mais cette disparition ne touche pas que les animaux « emblématiques » ou « exotiques ». En Europe, 30% des espèces dites « communes » sont en voie de disparition, notamment les oiseaux. Ainsi, en France, le chardonneret a vu ses effectifs baisser de 40% en dix ans.
D'une façon générale, cette nouvelle étude confirme et amplifie d'autres chiffres déjà publiés par le WWF dans son dernier rapport « Planète Vivante » (en 2016) et dans ceux de la célèbre « liste rouge » de l'Union internationale de conservation de la nature (UICN). Ainsi, 58% des vertébrés ont disparus en 40 ans ! Et les causes, multiples, sont pointés du doigt par les auteurs de cette étude : urbanisation, déforestation, agriculture intensive, extraction minière, braconnage, changement climatique, surpopulation, surconsommation… Rappelons juste que la cinquième extinction massive eut lieu il y a 65 millions d'années, avec la disparition de 65% des espèces, dont les célèbres dinosaures, et fut probablement liée à la collision d'une météorite avec la Terre. Cette fois, il semblerait que ce soient bien les êtres humains, et surtout leur mode de vie, qui soient responsables de cette menace de sixième extinction.
2. La dérive du plus grand iceberg du monde

Les photos publiés par les journaux le 13 juillet sont spectaculaires. On y voit une immense étendue blanche, celle de l'Antarctique, zébrée d'une immense fracture sur des dizaines de kilomètres. Les chercheurs de l'université de Swansea, au Royaume-Uni, nous apprennent qu'il s'agit d'un iceberg de mille milliard de tonnes (!), soit 5800 kilomètres carrés – ce qui représente 55 fois la surface de Paris, ou la taille d'un département français comme la Corrèze.
http://www.lavie.fr/actualite/ecologie/les-5-mauvaises-nouvelles-de-l-ete-2017-pour-la-planete-02-08-2017-84046_8.php

Josué

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Administrateur
VIDEO. Cette infographie montre l'inquiétante accélération du réchauffement climatique depuis 1900
La conclusion du climatologue finlandais à l'origine de cette vidéo est simple : il fait de plus en plus chaud partout dans le monde.
http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/video-cette-video-montre-l-inquietante-acceleration-du-rechauffement-climatique-depuis-1900_2314948.html

Josué

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Administrateur
Sale temps pour la planète !
Indonésie, paradis en danger
Informations
Genre : Série documentaire - Nature Année : 2017
Résumé de Sale temps pour la planète ! : Indonésie, paradis en danger
Baigné par l'océan Indien à l'ouest, le Pacifique à l'est, et s'étendant de part et d'autre de l'équateur en Asie du Sud-Est, l'Indonésie est, avec ses quelque 14 000 îles, le plus grand archipel du monde. Situé à la convergence des plaques pacifique, eurasienne et australienne, ce pays aux 257 millions d'habitants doit régulièrement faire face à des phénomènes naturels extrêmes. En 2004, le tsunami qui dévaste la région n'épargne pas la province d'Aceh, au nord de l'île de Sumatra, et fait près de 170 000 morts. Une tragédie encore très présente dans la mémoire de la population, qui redoute la survenue d'autres catastrophes naturelles
http://programme.tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/programme/sale-temps-pour-la-planete-f154086269?utm_source=AM2&utm_medium=email&utm_campaign=TVMag

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