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Le talmud de Jérusalem.

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1 Le talmud de Jérusalem. le Ven 2 Déc - 10:15

Josué

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Administrateur

2 Re: Le talmud de Jérusalem. le Ven 2 Déc - 12:57

Patrice1633

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Quelquun peut m'expliquer un peu c'est quoi la Talmud svp

3 Re: Le talmud de Jérusalem. le Ven 2 Déc - 13:29

Josué

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Administrateur
Patrice1633 a écrit:Quelquun peut m'expliquer un peu c'est quoi la Talmud svp
*** wi p. 10 La Bible: inspirée par Dieu? ***
. À la fin du IIe et au début du IIIe siècle de notre ère, Jehuda Hanasi (135-219 de n. è.) consigna systématiquement toute cette tradition orale rabbinique en un ouvrage appelé la Mishna. Des ajouts ultérieurs furent appelés Tosefta. À leur tour, les rabbins estimèrent nécessaire de commenter la Mishna, et ces interprétations de la tradition orale posèrent le fondement d’une imposante collection de livres appelée la Guemara (compilée du IIIe au Ve siècle de n. è.). L’ensemble de ces ouvrages en vint à être connu sous le nom de Talmud.

4 Re: Le talmud de Jérusalem. le Ven 2 Déc - 13:30

Patrice1633

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C'était genre leur tradition qu'ils parlent?

5 Re: Le talmud de Jérusalem. le Ven 2 Déc - 13:39

Josué

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Administrateur
*** w98 15/5 p. 28-30 Qu’est-ce que le Talmud ? ***
“ Le Talmud est indéniablement l’une des productions littéraires les plus remarquables de tous les temps. ” — The Universal Jewish Encyclopedia.
“ [Le Talmud est] l’une des grandes réalisations intellectuelles de l’humanité, un document si dense, si riche, si subtil qu’il a occupé des esprits brillants pendant plus d’un millénaire et demi. ” — Jacob Neusner, érudit juif.
“ Le Talmud est le pilier central qui soutient tout l’édifice spirituel et intellectuel de la vie juive. ” — Adin Steinsaltz, rabbin et talmudiste.
AU COURS des siècles, le Talmud a exercé sur les Juifs une profonde influence. Mais s’il a fait l’objet de commentaires élogieux tels que ceux reproduits ci-dessus, il a également été dénigré ; quelqu’un l’a qualifié de “ mer d’obscurité et de boue ” et on l’a souvent considéré comme une œuvre blasphématoire inspirée par le Diable. À diverses reprises, des papes l’ont fait censurer, confisquer ou brûler sur les places publiques d’Europe.
Qu’est au juste ce document qui a déchaîné tant de controverses ? En quoi occupe-t-il une place à part dans la littérature juive ? Pourquoi a-t-il été écrit ? Comment expliquer son influence considérable sur le judaïsme ? Peut-il intéresser des non-Juifs ?
Au cours des 150 ans qui suivirent la destruction du temple de Jérusalem, survenue en 70 de notre ère, des académies rabbiniques disséminées en Israël se lancèrent fiévreusement à la recherche d’un nouveau cadre pour la pratique religieuse juive. Les sages débattirent des diverses traditions de la loi orale et les codifièrent, puis, bâtissant sur ce fondement, introduisirent dans le judaïsme des interdictions et des obligations supplémentaires destinées à fournir, le temple ayant disparu, une direction pour une vie de sainteté. Ce nouvel édifice spirituel trouva son expression dans la Mishna, compilée par Yehoudah ha-Nassi au début du IIIe siècle.
La Mishna constituait une œuvre indépendante ; les opinions qu’elle renfermait n’étaient justifiées par aucune référence scripturaire. La disposition de son contenu et même l’hébreu dans lequel elle était rédigée la distinguaient du texte biblique. Les décisions des rabbins cités dans la Mishna étaient destinées à régler en tout lieu la vie quotidienne des Juifs. “ La Mishna était la constitution d’Israël, écrit Jacob Neusner. Elle réclamait assentiment et respect de ses règles. ”
Mais qu’arrivait-il si quelqu’un refusait de reconnaître aux sages cités dans la Mishna une autorité équivalente à celle de l’Écriture révélée ? Les rabbins devaient alors démontrer que les opinions des tannaïm (enseignants de la loi orale) étaient en parfaite harmonie avec les Écritures hébraïques. D’autres commentaires se révélaient nécessaires. Il fallait expliquer et justifier la Mishna, prouver qu’elle tirait son origine de la Loi donnée à Moïse au Sinaï. Les rabbins s’appliquèrent à montrer que la loi orale et la loi écrite relevaient du même esprit et du même dessein. Loin de mettre un terme à l’élaboration du judaïsme, la Mishna devenait à son tour un support pour les discussions et les débats religieux.
Le Talmud en formation
Les rabbins qui relevèrent ce nouveau défi reçurent le titre d’Amoraïm (“ interprètes [de la Mishna] ”). Chaque académie était groupée autour d’un maître éminent. Tout au long de l’année, un petit cercle de docteurs et d’étudiants se réunissait pour débattre. Mais les sessions les plus importantes avaient lieu deux fois par an, aux mois d’Adar et d’Éloul, lorsque l’activité agricole était ralentie et que des centaines, voire des milliers de Juifs pouvaient assister aux débats.
Adin Steinsaltz explique : “ Le chef de l’académie présidait, assis sur une chaise ou sur une natte. Devant lui, au premier rang, prenaient place les docteurs en vue, y compris ses collègues et ses meilleurs élèves, et derrière lui tous les autres docteurs. [...] Les places étaient attribuées en fonction d’une hiérarchie strictement définie. ” Pour commencer, on récitait un passage de la Mishna, puis on le comparait avec des matières parallèles ou complémentaires rassemblées par les Tannaïm mais absentes de la Mishna. Alors commençait l’analyse proprement dite. On posait des questions et l’on examinait les contradictions afin de découvrir une harmonie interne entre les différents enseignements. On recherchait également dans les Écritures hébraïques des textes susceptibles de soutenir les enseignements rabbiniques.
Bien que très structurées, les discussions étaient animées, parfois même houleuses. Un sage cité dans le Talmud parle d’“ étincelles de feu ” bondissant d’une bouche à l’autre (Houllin 137b, Talmud de Babylone). Au sujet du déroulement des sessions, Adin Steinsaltz écrit : “ Le chef d’académie ou le sage chargé du cours donnait sa propre interprétation des problèmes. Souvent, les docteurs présents dans l’assistance le bombardaient ensuite de questions en s’appuyant sur des sources différentes, sur l’opinion d’autres commentateurs ou sur leurs propres conclusions logiques. Parfois, le débat était très bref et se limitait à une réponse claire et sans appel à une question donnée. Dans d’autres cas, les docteurs proposaient des solutions divergentes et un grand débat s’ensuivait. ” Tous les assistants étaient libres de participer. La session terminée, le problème et la solution adoptée étaient transmis à d’autres académies qui les réexaminaient.
Toutefois, les sessions ne consistaient pas uniquement en débats juridiques interminables. On appelle Halakha l’ensemble des règles de conduite pratiques qui constituent le système légal de la vie religieuse juive. Ce terme est formé sur une racine hébraïque qui signifie “ aller ” ; il désigne par conséquent la “ voie dans laquelle on doit marcher ”. Toutes les autres questions (anecdotes concernant les rabbins et les personnages bibliques, aphorismes, concepts théologiques et philosophiques) sont regroupées sous le nom de Aggada (littéralement : “ récit ”). Dans les débats rabbiniques, la Halakha voisine constamment avec la Aggada.
On lit dans Le monde du Talmud (angl.), de Morris Adler : “ Un sage enseignant interrompait parfois une discussion juridique longue et difficile par une digression de nature moins aride et plus édifiante. [...] Nous trouvons ainsi des légendes et de l’histoire, de la science contemporaine et du folklore, de l’exégèse et de la biographie bibliques, de l’homélie et de la théologie, le tout formant ce qui pourrait sembler, aux yeux d’une personne peu accoutumée aux méthodes des académies, un curieux mélange d’éléments désordonnés. ” Mais, pour les docteurs des académies, toutes ces digressions avaient un but et se rapportaient au point discuté. La Halakha et la Aggada étaient les matériaux du nouvel édifice en cours de construction dans les écoles rabbiniques.

6 Re: Le talmud de Jérusalem. le Dim 5 Mar - 13:00

papy

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Actualité  Débats  Les invités du Point  Le judaïsme expliqué par Jean-Christophe Attias
Le judaïsme

Publié le 03/03/2017 à 17:36 | Le Point.fr



Qu'est-ce que le Talmud ? Le texte le plus fondamental du judaïsme avec la Torah, celui qui lui permet d'évoluer en même temps que le monde. Comme l'explique Jean-Christophe Attias, professeur à l'École pratique des hautes études et auteur, entre autres, de Penser le judaïsme (CNRS, 2013), les textes sacrés du judaïsme ne se limitent pas en effet aux livres bibliques. Très tôt, en Palestine comme en Babylonie où une partie du peuple juif a été exilée à partir du VIe siècle avant notre ère, les juifs ont été amenés à réfléchir sur le sens de leurs textes fondateurs à l'aune de l'histoire et de la vie quotidienne.
De ce travail de réflexion mené pendant des générations est née la Mishna ou loi orale. Si l'on croît le grand philosophe Maïmonide (1138-1204), la loi orale n'aurait d'ailleurs jamais dû être écrite. « Tous les commandements qui ont été donnés au Sinaï l'ont été avec leur explicitation ainsi qu'il est écrit (Exode, 24, 12) : Monte vers moi sur la montagne et je te donnerai les tables de pierre, la Torah et la Mitsvah […] », écrit-il dans son introduction du Michneh Torah, son grand code du droit rabbinique.
Un ouvrage unique destiné à être entre les mains de tous

« La Torah désigne ici la Torah écrite, et la Mitsvah est son explicitation, ses modalités d'application, ce qu'on appelle la Torah orale. […] Depuis Moïse jusqu'à Rabbi Juda le Saint [rédacteur de la Michnah], il n'a jamais été écrit d'ouvrage en vue d'enseigner en public la Torah orale […] Celui-ci a rassemblé toutes les traditions, toutes les lois et tout ce qu'avaient enseigné les tribunaux de génération en génération, et en a composé le livre de la Michnah. Pourquoi a-t-il agi ainsi ? Parce qu'il a observé que le nombre des élèves allait en diminuant, que les malheurs se multipliaient, que le royaume criminel s'étendait et se renforçait et qu'Israël se dispersait de plus en plus. Il a alors rédigé un ouvrage unique destiné à être entre les mains de tous, que l'on puisse étudier rapidement et ne pas l'oublier. »
Ainsi, nécessité a fait loi. Débattu, augmenté, cet ensemble d'enseignements a donné naissance vers la fin du Ve siècle de l'ère courante à un corpus écrit, le Talmud, immense commentaire qui a lui-même deux sources, l'une en Terre sainte, l'autre en Babylonie, le corpus de Babylone faisant finalement autorité dans l'ensemble du monde juif.
Le corpus fondamental du judaïsme vivant

La grande défaite des Juifs face aux Romains en 70, l'écrasement de la seconde révolte juive en Judée en 135, l'exode et la dispersion qui s'ensuivirent, la montée en puissance du judaïsme rabbinique, le fait aussi que les chrétiens considéraient eux aussi la Bible comme un texte fondateur, rebaptisé par eux l'Ancien Testament, tous ces éléments ont pesé pour que le Talmud devienne, plus encore que la Torah, le corpus fondamental du judaïsme vivant. Non sans débat d'ailleurs : apparus dans la Babylonie du VIIIe siècle, les karaïtes, dont il reste aujourd'hui environ 20 000 représentants, pour moitié vivant en Israël, s'en tiennent ainsi au strict texte biblique.
Mais pour l'immense majorité des juifs, le Talmud, présenté avec les commentaires du grand rabbin médiéval Rachi (1040-1105), est l'ouvrage que méditent et sur lequel se forment les croyants. « Lire le Talmud, c'est l'épreuve à laquelle se confronte tout intellectuel juif, pour le comprendre, mais aussi en adapter les enseignements au monde contemporain », explique ainsi Jean-Christophe Attias. La matrice qui nourrit le judaïsme.
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